Banque de Montréal – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 17 Apr 2025 18:33:00 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.3 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Banque de Montréal – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Retrait des banques de l’Alliance Net Zéro : une stratégie de recul ou de repositionnement ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/retrait-des-banques-de-lalliance-net-zero-une-strategie-de-recul-ou-de-repositionnement/ Tue, 22 Apr 2025 10:14:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106835 Le contexte politique y est pour beaucoup.

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Au début de 2025, six grandes banques canadiennes — Banque de Montréal, Banque Nationale, CIBC, TD, Scotia et RBC — ont toutes quitté l’Alliance bancaire Net Zéro (NZBA), un regroupement soutenu par l’Organisation des Nations unies (ONU) visant à aligner les portefeuilles financiers sur les objectifs de carboneutralité d’ici 2050. Cette décision, qui fait suite à une vague similaire de retraits parmi les institutions américaines, soulève des interrogations quant à l’avenir de la finance durable au Canada.

On se rappelle que l’Alliance a été créée en avril 2021 sous l’impulsion de l’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement. Elle fait partie de la Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ), une coalition plus large regroupant différentes alliances financières engagées vers la neutralité carbone. Cette organisation était présidée jusqu’à récemment par Mark Carney, qui a démissionné pour endosser le rôle de premier ministre du Canada à la suite du départ de Justin Trudeau.

La NZBA a été créée pour aligner le secteur financier sur les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, en accélérant la décarbonation de l’économie mondiale. Elle fournit aux banques un cadre international commun et des directives claires pour élaborer des stratégies crédibles de réduction des émissions, incluant des cibles intermédiaires à 2030. L’initiative vise aussi à responsabiliser les institutions financières en les incitant à aligner leurs portefeuilles sur des trajectoires net zéro et à publier leurs progrès de manière transparente, tout en favorisant la coopération et l’échange de bonnes pratiques à l’échelle mondiale.

Lancée avec 43 membres, l’Alliance avait rapidement gagné en influence, regroupant jusqu’à 140 banques en 2024, représentant 74 000 milliards de dollars (G$) d’actifs. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 128 (pour 47 000 G$ d’actifs).

Comment expliquer ce mouvement de repli ? Ces décisions s’inscrivent dans un contexte politique tendu, particulièrement aux États-Unis, où l’ESG (environnement, social et gouvernance) est devenu un sujet fortement polarisé. Pour l’administration de Donald Trump, ces alliances restreignent indûment le financement des énergies fossiles.

Des pressions juridiques pèsent également sur les membres de la NZBA, explique Jacques Deforges, directeur général de Finance Montréal. En effet, des États républicains, dont le Texas, ont menacé des institutions membres de la NZBA de poursuites pour pratiques anticoncurrentielles, accusant ces coalitions de constituer des cartels, ce qui serait illégal. Il a aussi été question de les exclure des marchés publics.

Selon Jacques Deforges, ce mouvement de retrait ne remet pas en cause les fondements mêmes de la finance durable. « La finance durable n’est pas une mode passagère, mais une transformation logique du système financier basée sur l’intégration des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance », affirme-t-il.

Il rappelle que ces pratiques répondent à une logique financière fondamentale : l’évaluation et la gestion des risques. « Tout conseil d’administration responsable devrait aujourd’hui se poser des questions sur trois types de risques majeurs : les risques géopolitiques, les risques liés à la cybersécurité et les risques environnementaux », précise-t-il.

Ces derniers prennent des formes très concrètes dans le monde des affaires : l’accès à l’eau pour les embouteilleurs, la navigabilité des cours d’eau pour le transport, la vulnérabilité des infrastructures face aux événements climatiques extrêmes… Autant de facteurs qui impactent directement la rentabilité et la pérennité des entreprises.

Ce recul n’est pas non plus un abandon des engagements climatiques des banques. « Les fondamentaux n’ont pas changé, soutient Jacques Deforges. Les grandes institutions continueront à publier leurs rapports de développement durable, à dialoguer avec leurs actionnaires et à intégrer les risques climatiques dans leurs modèles d’affaires. »

Bien qu’en retrait de la NZBA, les banques affirment maintenir leurs trajectoires vers la décarbonation. Aucune n’a voulu toutefois répondre à nos questions. Dans un communiqué, la Banque de Montréal a invoqué sa capacité à « faire cavalier seul », forte de ses « solides capacités internes à mettre en œuvre les normes internationales pertinentes ». Par écrit, un porte-parole de la Banque Scotia a réitéré la position déjà annoncée à savoir que la banque restait déterminée à mettre en œuvre son propre plan de transition climatique et à répondre aux exigences des organismes de réglementation du monde entier.

Du côté de la Banque Nationale, le président et chef de la direction, Laurent Ferreira a expliqué à la Presse canadienne que la décision de se retirer de la NZBA découlait avant tout du fardeau réglementaire croissant en matière de divulgation environnementale au Canada et en Europe, et non d’un désengagement climatique. Il a mentionné que l’institution concentrera désormais ses efforts sur le respect des exigences légales en matière de transparence et sur le soutien aux secteurs en transition. Selon lui, ce recentrage permettra à la Banque d’être plus rigoureuse dans ses actions environnementales.

Des investisseurs craignent toutefois que les institutions financières se désengagent de la lutte au réchauffement climatique. Derrière ce réalignement, un enjeu de fond persiste : concilier les objectifs climatiques avec les réalités commerciales, notamment le rôle central des banques dans le financement des énergies fossiles. Malgré leurs actions, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Selon un rapport d’Investors for Paris Compliance, quatre institutions canadiennes — Banque Toronto-Dominion, RBC, BMO et CIBC — figuraient encore en 2024 parmi les dix plus grands bailleurs de fonds mondiaux du secteur pétrolier, gazier et charbonnier.

Jacques Deforges suggère qu’à l’avenir, certaines institutions pourraient privilégier une approche « faire sans le dire » plutôt que l’inverse. « Les banques continueront à produire des rapports de développement durable et devront répondre aux questions des actionnaires lors des assemblées, mais pourraient être plus discrètes sur la place publique », explique-t-il.

Ce repositionnement stratégique intervient également dans un contexte où les priorités évoluent. Certaines enquêtes démontrent que les dirigeants financiers réorganisent leurs priorités en réponse à de nouveaux risques économiques, comme les tarifs douaniers ou les tensions géopolitiques.

À l’inverse des institutions nord-américaines, les principales banques françaises, dont BNP Paribas, Crédit Agricole SA, et Société Générale, maintiennent pour l’instant leur engagement au sein de la NZBA, marquant une différence d’approche significative entre les deux côtés de l’Atlantique.

Le retrait des alliances marque plutôt une adaptation à un contexte politique et économique plus complexe qu’un désengagement, selon Jacques Deforges. « Le vrai défi, c’est de continuer à avancer sans se laisser distraire par le bruit ambiant. La finance, c’est mettre un prix sur le risque — et les risques climatiques font désormais partie intégrante de cette équation », conclut-il.

L’Alliance bancaire Net Zéro assouplit ses règles

Dans ce contexte de défection en cascade, l’Alliance Net Zéro annonce une révision majeure de ses lignes directrices. Selon un article publié le 16 avril par esgtoday.com, la coalition abandonne son exigence centrale qui obligeait ses membres à aligner leurs activités de financement sur l’objectif climatique de 1,5 °C.

Le nouveau cadre de référence adopté par les 128 membres restants remplace les obligations par des recommandations : là où les directives de 2024 stipulaient que les banques « doivent » établir une cible climatique compatible avec 1,5 °C, le texte de 2025 se limite à suggérer qu’elles « devraient » le faire.

Pour justifier ce changement de cap, la NZBA évoque un « nouveau contexte » dans lequel les banques doivent composer avec des réalités externes mouvantes. L’alliance affirme vouloir désormais concentrer ses efforts sur le soutien pratique aux banques, afin de les aider à surmonter les freins au financement de la transition verte, en collaboration avec leurs clients et les pouvoirs publics.

« En tant que plus grande initiative mondiale spécifiquement axée sur le soutien aux mesures d’atténuation du changement climatique prises par les banques, la NZBA est particulièrement bien placée pour apporter un soutien pratique aux banques qui s’engagent dans la voie de la transition vers un bilan net zéro », a déclaré Shargiil Bashir, président de l’Alliance et chef de la durabilité de First Abu Dhabi Bank.

Cette évolution témoigne des défis croissants auxquels sont confrontées les initiatives climatiques dans le secteur financier, prises entre les ambitions environnementales et les réalités économiques et politiques.

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Les banques ajustent leurs taux préférentiels https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-banques-ajustent-leurs-taux-preferentiels-2/ Thu, 25 Jul 2024 12:07:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102020 Après l’annonce de la Banque du Canada.

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Les institutions financières canadiennes abaissent leurs taux préférentiels à la suite de la baisse par la Banque du Canada de son taux directeur.

La banque centrale a abaissé mercredi son taux d’intérêt directeur d’un quart de point de pourcentage, à 4,5 %.

Les six grandes banques, soit RBC, TD, BMO, la Banque Scotia, la CIBC et la Banque Nationale, ont diminué leur taux préférentiel de 6,95 à 6,70 %, tout comme la Banque Laurentienne et Desjardins.

Il s’agit de la deuxième baisse cette année, après que la Banque du Canada et les banques privées ont abaissé leurs taux d’intérêt en juin.

Les taux préférentiels aident à déterminer les taux des prêts bancaires sur tout, des prêts hypothécaires à taux variable aux marges de crédit.

La prochaine décision de la Banque du Canada sur les taux d’intérêt est prévue le 4 septembre.

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D’autres réductions de taux à venir https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/dautres-reductions-de-taux-a-venir/ Thu, 27 Jun 2024 10:55:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101525 Selon les experts.

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Des économistes prévoient un nouveau ralentissement de l’inflation en mai, ce qui serait un pas dans la bonne direction pour la Banque du Canada, qui a réduit son taux directeur pour la première fois en quatre ans au mois de juin.

Le rapport de Statistique Canada, qui sera publié mardi, relatera les premières données sur l’inflation depuis que la banque centrale a annoncé une réduction de son taux directeur d’un quart de point de pourcentage le 5 juin, le ramenant à 4,75 %.

Les économistes affirment que les nouvelles données pourraient ouvrir la voie à une nouvelle réduction du taux en juillet.

La Banque de Montréal (BMO) et la Banque TD prévoient respectivement que le taux d’inflation annuel au Canada ralentira à 2,6 % et 2,5 %, ce qui serait une légère baisse par rapport aux 2,7 % du mois d’avril.

« Il semble que ce soit un mois calme pour l’inflation. Je dirais qu’à ce stade, moins de nouvelles est une bonne nouvelle », a dit Douglas Porter, économiste en chef de BMO.

La décision de la Banque du Canada de réduire le taux directeur a marqué un tournant majeur dans sa lutte contre l’inflation, qui a atteint un sommet de 8,1 % à la mi-2022.

La Banque du Canada a été la première banque centrale du G7 à abaisser son taux, bien qu’elle ait été rapidement suivie par la Banque centrale européenne, qui a également réduit son taux directeur d’un quart de point de pourcentage en juin.

Après l’annonce, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a déclaré que l’institution avait confiance que l’inflation se rapprochait de l’objectif de 2 %, citant divers indicateurs suggérant un soulagement des pressions sur les prix.

Les économistes affirment que les nouvelles données sur l’inflation influenceront fortement le rythme des futures baisses du taux directeur.

Dans la perspective de la prochaine annonce du 24 juillet, le directeur économique de la Banque TD, James Orlando, a déclaré que les deux prochains rapports sur l’inflation pourraient ouvrir la voie à une autre réduction des taux.

« Cela ouvrira la porte à une éventuelle décision de la Banque du Canada de procéder à des réductions de taux consécutives », a-t-il indiqué.

Douglas Porter est du même avis. Il souligne qu’il faudrait probablement une « mauvaise découverte, ce mois-ci ou le mois prochain, pour empêcher la Banque du Canada de réduire [son taux] ».

La Banque du Canada a publié la semaine dernière un résumé de ses délibérations au préalable de sa décision du 5 juin, qui révélait des discussions sur la possibilité d’attendre plus longtemps avant de baisser le taux directeur, pour finalement décider de le réduire.

« Bien qu’ils ont reconnu le risque que les progrès puissent s’arrêter — comme cela a été le cas aux États-Unis — il y avait un consensus sur le fait qu’avec quatre mois consécutifs de ralentissement de l’inflation sous-jacente et des indicateurs suggérant une poursuite de la tendance à la baisse, les progrès avaient été suffisants pour justifier une première réduction du taux directeur », indique le résumé.

Le document réitère l’approche prudente de la banque centrale et son intention de prendre les décisions une à la fois concernant le taux directeur.

La Banque du Canada a été particulièrement encouragée par le récent ralentissement de l’inflation.

Pour les consommateurs, la baisse de l’inflation se traduit par de moindres hausses de prix lorsqu’ils font leurs courses, y compris à l’épicerie.

En avril, les prix des produits alimentaires ont augmenté à un rythme modeste de 1,4 % par rapport à l’année précédente, soit une baisse significative par rapport à 2022.

« Les prix des produits alimentaires restent très élevés. Cela ne fait aucun doute. Mais ils ont globalement cessé d’augmenter et l’épicerie est passée d’un gros problème pour l’inflation à aider [à la faire baisser] », a expliqué M. Porter.

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Le couperet tombe au Mouvement Desjardins https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-couperet-tombe-au-mouvement-desjardins/ Thu, 06 Jul 2023 10:31:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=94914 Et ce n’est pas le seul endroit dans l’industrie où cela est arrivé.

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Le Mouvement Desjardins licencie 176 personnes tandis que d’autres acteurs de l’industrie financière ont aussi rationalisé leurs effectifs récemment.

La coopérative a licencié 176 personnes à Montréal en juin, selon des avis transmis au ministère du Travail. Du nombre, 143 personnes sont associées aux services aux particuliers et 33 autres sont associées au Groupe Technologies Desjardins.

Avec cette décision « difficile », Desjardins vise à gérer ses coûts et à faire des gains de productivité. « Les membres et clients de Desjardins modifient la façon dont ils utilisent nos services et nous devons nous assurer de répondre de manière efficiente à leurs demandes », explique le porte-parole, Jean-Benoît Turcotti.

De 3000 à 4000 employés quittent le Mouvement Desjardins chaque année. La coopérative, qui compte 58 000 employés, profitera de « l’attrition naturelle » pour évaluer la pertinence de pourvoir les postes laissés vacants. « L’objectif de Desjardins n’est pas de couper des postes, mais de demeurer pertinent et performant », assure Jean-Benoît Turcotti.

L’annonce survient dans un contexte de prudence pour les institutions financières au moment où la hausse des taux d’intérêt pèse sur les finances des entreprises et des particuliers.

L’excédent avant ristourne de Desjardins a reculé de 24,2 % à 342 millions de dollars (M$) au premier trimestre. La coopérative a également inscrit une dotation de 105 M$ à titre de provision pour pertes de crédit. Il s’agit d’une hausse de 99 M$ par rapport à la même période l’an dernier.

Plus tôt en juin, la Banque Laurentienne a annoncé sa décision d’abolir « moins de 20 postes » dans sa division Marchés des capitaux.

Toujours en juin, la division de marchés des capitaux de la Banque de Montréal a également annoncé l’abolition d’une centaine de postes, dont la moitié sont situés au Canada.

En mai, le président et chef de la direction de la Banque Royale, Dave McKay, avait reconnu que la première banque du pays avait surestimé ses besoins « par des milliers de personnes » au plus fort des problèmes de manque de personnel durant la pandémie.

La cheffe des finances de Banque Nationale, Marie-France Gingras, mentionnait pour sa part que l’institution avait été « vraiment prudente » dans ses décisions d’embauches et de remplacement des postes vacants depuis « quelques trimestres ».

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TD et First Horizon renoncent à leur projet de fusion https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/td-et-first-horizon-renoncent-a-leur-projet-de-fusion/ Mon, 08 May 2023 10:58:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=93850 Faute d’avoir obtenu les approbations réglementaires aux États-Unis.

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Après plusieurs reports, le Groupe Banque TD et la banque américaine First Horizon ont finalement renoncé à l’entente de fusion annoncée le 28 février 2022. La TD mentionne qu’elle n’a pas pu faire confirmer un échéancier pour les étapes d’approbation de l’acquisition d’un montant de 13,4 milliards de dollars (G$) par les organismes réglementaires américains. En raison de l’incertitude engendrée par cette situation, les parties ont décidé de jeter la serviette.

La TD versera à First Horizon 200 M$ en espèces et lui remboursera des frais de 25 M$ conformément aux modalités de l’entente de résiliation conclue entre les deux firmes. Les actions privilégiées de série G de First Horizon acquises par la TD continueront de refléter un prix de conversion de 25 $ par action.

Bharat Masrani, président du Groupe et chef de la direction de la TD, a expliqué dans un communiqué que cette décision permet à l’institution « d’apporter de la clarté » à ses collègues et à ses actionnaires. « Malgré notre déception, nous allons de l’avant avec une marque solide et en pleine croissance qui sert plus de 10 millions de clients aux États-Unis », a-t-il commenté.

La TD et First Horizon, une banque établie à Memphis, au Tennessee, avaient dû reporter à plusieurs reprises la date de clôture de l’acquisition dans l’attente du feu vert des autorités réglementaires américaines.

Début mars, la TD avait fait savoir qu’elle envisageait de reporter une nouvelle fois la date de clôture de l’accord, dont la ratification était prévue au premier trimestre 2023. Cette annonce intervenait quelques semaines seulement après que les deux banques avaient convenu d’une prolongation de trois mois, ce qui avait jeté des doutes sur la capacité de la TD à conclure la transaction.

L’acquisition proposée par le Groupe Banque TD avait également fait l’objet en août dernier d’un examen public demandé par le Conseil de la Réserve fédérale des États-Unis et le Bureau américain du contrôleur de la monnaie.

La banque de Toronto avait fait face à des critiques les mois précédents en raison de tactiques de vente prétendument agressives aux États-Unis. Ces critiques émanaient notamment de la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren, qui avait demandé que la fusion soit bloquée jusqu’à ce que la banque soit « tenue responsable de ses pratiques abusives ».

Avec cette acquisition, la banque canadienne aurait occupé la place de sixième groupe bancaire aux États-Unis, avec 614 G$ US en actifs, 1560 succursales et 10,7 millions de clients dans 22 états américains.

La Banque de Montréal a également dû faire face à des retards dans son acquisition de Bank of the West pour 16,3 G$, mais la transaction s’est finalement conclue le 1er février, environ trois mois plus tard que prévu initialement.

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Nombre record de plaintes contre les banques en 2022 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/nombre-record-de-plaintes-contre-les-banques-en-2022/ Tue, 21 Mar 2023 00:32:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=92627 Selon les deux agences concernées.

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Les deux agences canadiennes de traitement des plaintes bancaires affirment avoir ouvert un nombre record d’enquêtes et de dossiers l’année dernière.

L’Ombudsman des services bancaires et d’investissements (OSBI) a indiqué que les demandes de renseignements relatifs aux opérations bancaires avaient augmenté de 56 % et que le nombre de dossiers relatifs aux problèmes bancaires ouverts avait grimpé de 33 %. De son côté, ADR Chambers Bureau de l’ombudsman des services bancaires a rapporté que son nombre de plaintes reçues avait augmenté de 45 %, alors que le nombre de dossiers ouverts a progressé de 21 % sur un an.

Le nombre total de demandes de renseignements couvrant à la fois les questions bancaires et d’investissement à l’OSBI s’est élevé à 10 650, ce qui s’est traduit par 1151 cas, dont 686 cas bancaires, tandis que chez ADR, il y a eu un total de 4722 demandes, dont 886 ont été officiellement ouvertes en tant que plaintes.

L’ombudsman et cheffe de la direction de l’OSBI, Sarah Bradley, a souligné dans un communiqué de presse que l’augmentation s’inscrivait dans le cadre d’une tendance à la hausse des plaintes observée tout au long de la pandémie de COVID-19, alors que les clients étaient confrontés à un stress financier accru et à des taux croissants de fraude financière.

Elle a ajouté que les changements réglementaires apportés l’année dernière au cadre de protection des consommateurs dans la Loi sur les banques avaient également conduit au dépôt et au traitement de davantage de plaintes par l’entremise du système.

Le gouvernement fédéral s’est engagé, dans le budget de l’an dernier, à créer un ombudsman bancaire unique après la pression de nombreux groupes, mais pour l’instant, l’OSBI traite les plaintes contre la Banque CIBC et la Banque de Montréal, ainsi que de nombreuses entreprises d’investissement, tandis que l’ADR couvre la Banque Royale du Canada, la Banque TD, la Banque Scotia et la Banque Nationale.

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Gestion de patrimoine TD augmente la rémunération des nouveaux planificateurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/gestion-de-patrimoine-td-augmente-la-remuneration-des-nouveaux-planificateurs/ Mon, 29 Aug 2022 12:11:46 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=88703 Alors que la demande de conseillers talentueux augmente.

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La division Planification financière de patrimoine TD de la Banque Toronto-Dominion (TD) a augmenté la rémunération des nouveaux planificateurs dans le but d’attirer et de retenir davantage de talents dans les succursales.

À compter du 1er août, la TD « a apporté un changement positif à son salaire de base pour les nouveaux planificateurs financiers afin de soutenir leur intégration et les quatre premières années [de] l’établissement de leur pratique », expliquait David Terry, chef de Planification financière de patrimoine TD, dans un courriel à Advisor’s Edge.

La Banque TD a refusé de communiquer l’ampleur de l’augmentation, mais un porte-parole a déclaré que la banque avait augmenté le salaire de base des planificateurs au cours de leurs première et deuxième années « à mesure qu’ils établissent leur pratique, et nous avons un cadre salrial de base plus élevé s’ils ont leur certification (Certified Financial Planner -CFP) ».

La banque a confirmé que l’augmentation du 1er août est distincte de l’augmentation de salaire de 3 % qu’elle a annoncée plus tôt cette année. Les professionnels mandatés, comme les planificateurs financiers de la TD, n’étaient pas admissibles à cette augmentation, a précisé un porte-parole.

Alors que la TD et plusieurs autres banques ont augmenté les salaires des employés débutants cette année en raison de l’augmentation du coût de la vie, des pressions liées à la pandémie et de la volonté des gens de rechercher des milieux de travail plus concurrentiels, les six autres grandes banques n’ont pas indiqué qu’elles augmenteraient le salaire de base des nouveaux conseillers et planificateurs en particulier.

Michael Walker, vice-président et chef, Distribution de fonds communs de placement et Planification financière RBC, a déclaré dans un courriel qu’aucun changement important n’avait été apporté à la rémunération des planificateurs financiers en succursale pour 2022.  L’augmentation de 3 % du salaire de base de certains employés de la Banque Royale du Canada en milieu d’année ne s’est pas appliquée à tous les planificateurs et n’était pas considérée comme importante, a-t-il souligné.

Michael Walker a déclaré que les planificateurs de RBC continuent d’être rémunérés en fonction de leurs compétences et de leur expérience, qualifiant leurs composantes de base et variables de « compétitives » et « conformes au marché ».

Un porte-parole de la Banque Nationale du Canada a affirmé que la banque a procédé à des augmentations basées sur l’inflation et à des ajustements mineurs à « la conception de la rémunération incitative », mais que ces changements « n’ont pas modifié la rémunération ciblée ou la gamme des possibilités de paiement », selon les dires de la banque dans un courriel.

La division Service Impérial de la CIBC a ajusté pour la dernière fois la rémunération des conseillers de succursale en 2021, et un porte-parole a déclaré que la « philosophie de rémunération » de la banque n’a pas changé en 2022. « Nous continuons à attirer et à retenir de solides talents en 2022 », a rapporté Peter Lee, vice-président exécutif des centres bancaires, dans un courriel.

Un porte-parole de la Banque de Montréal a assuré que la structure de rémunération des conseillers de succursale n’avait pas changé récemment, mais que la banque « continue à se concentrer sur la rémunération de la performance en mettant l’accent à la fois sur la croissance et la rétention du portefeuille d’investissement à long terme ».

La Banque de Nouvelle-Écosse n’a pas dit si sa structure salariale avait récemment changé pour les conseillers en succursale, citant seulement sa décision du 20 juin d’augmenter le salaire de base de 50 % de ses employés en plus des évaluations annuelles régulières.

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La Banque de Montréal vend des activités de gestion d’actifs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-banque-de-montreal-vend-des-activites-de-gestion-dactifs/ Mon, 12 Apr 2021 19:44:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=79174 Elle a signé une entente avec Ameriprise.

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La Banque de Montréal a signé une entente pour vendre ses activités de gestion d’actifs en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique à Ameriprise Financial pour 1,09 milliard de dollars (G$).

Les sociétés ont également annoncé une nouvelle relation stratégique entre la Banque de Montréal et Columbia Threadneedle Investments, la division de gestion mondiale d’actifs d’Ameriprise.

Dans le cadre d’une opération distincte aux États-Unis, certains clients de BMO Gestion d’actifs auront la possibilité de passer à Columbia Threadneedle Investments, s’ils acceptent. Les détails financiers de l’accord américain n’ont pas été divulgués.

Les clients des services de gestion de patrimoine de la Banque de Montréal en Amérique du Nord auront également la possibilité d’accéder à une gamme de solutions de gestion de placements Columbia Threadneedle.

La Banque de Montréal devrait enregistrer une dépréciation nette de l’écart d’acquisition liée à ces secteurs d’activités d’environ 745 M$ après impôts au deuxième trimestre.

La transaction devrait être conclue d’ici la fin de l’année.

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BMO veut aider les sociétés de capital de risque dirigées par des femmes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/bmo-veut-aider-les-societes-de-capital-de-risque-dirigees-par-des-femmes/ Tue, 09 Mar 2021 13:08:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=78443 L’institution s’engage à hauteur de 1,2 M$ avec SheEO pour y parvenir.

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La Banque de Montréal (BMO) annonce un financement de 1,2 million de dollars (M$) versé à SheEO, une entreprise à but non lucratif qui offre un soutien financier aux entreprises dirigées par des femmes et des personnes non binaires. Avec cet argent, SheEO pourra soutenir deux fois plus d’entreprises en 2021.

« Nous sommes ravis d’avoir la possibilité de doubler le nombre d’entreprises pour la première fois depuis notre lancement en 2015 – ensemble, nous avons une occasion encore plus favorable de nous attaquer à certains des principaux problèmes sociaux de notre époque », a commenté Vicki Saunders, fondatrice de SheEO.

Cette collaboration avec SheEO va dans le sens des objectifs sur cinq ans que s’est donnés la Banque en matière de diversité et de représentant. SheEO cherche à réduire les obstacles auxquels sont confrontées les entreprises appartenant à des femmes lorsque vient le temps d’obtenir du financement. L’organisme à but non lucratif finance également les sociétés de capital de risque qui s’attaquent aux enjeux de durabilité rencontrés dans le monde.

« La pandémie a créé un défi et un obstacle supplémentaires pour les femmes propriétaires d’entreprise, mais nous voulons renverser la vapeur et nous assurer que ces entrepreneures peuvent tenir bon et sortir de la pandémie en meilleure position », a déclaré Mike Bonner, chef, Services bancaires aux entreprises, BMO Banque de Montréal.

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Reprise probable en 2021 disent les grands banquiers canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/reprise-probable-en-2021-disent-les-grands-banquiers-canadiens/ Thu, 07 Jan 2021 18:30:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=77257 Les économistes en chef des grandes banques canadiennes s'attendent à ce que l'économie rebondisse cette année.

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Ils sont toutefois d’avis que le fait de ne pas contrôler la COVID-19 ou de ne pas connaître une bonne campagne de vaccination pourrait perturber cette reprise.

S’exprimant lors d’un déjeuner annuel organisé virtuellement par l’Economic Club of Canada, les économistes ont exprimé un optimisme prudent quant aux mois à venir.

L’économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, a noté que sa banque estimait que chaque économie connaîtrait une amélioration substantielle au cours de la prochaine année, pour autant que la propagation du virus ne continue pas à accélérer.

La Banque de Montréal s’attend à ce que l’économie mondiale affiche un rebond de 5,5 % cette année, suivi d’un taux de croissance de 4 % l’an prochain.

Avery Shenfeld, économiste en chef à la Banque CIBC, a indiqué que les vaccins contre la COVID-19 seraient la clé du rétablissement, puisque lorsqu’un plus grand nombre de personnes seront vaccinées, elles seront prêtes à dépenser de l’argent pour des choses qu’elles ont été empêchées de faire au cours de la dernière année.

Avery Shenfeld croit que les vaccins aideront à libérer de l’argent que les Canadiens ont évité de dépenser en raison de la pandémie, qui a forcé la fermeture de la plupart des lieux de divertissement et d’accueil et a empêché les gens de voyager.

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