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Wealthsimple indique avoir obtenu l’approbation des autorités de réglementation pour offrir des contrats à terme et des contrats prévisionnels, devenant ainsi la deuxième entreprise au Canada autorisée à lancer des produits liés aux marchés de prédiction.

Un porte-parole de la société de technologie financière a confirmé le 25 mars que l’entreprise avait reçu le feu vert réglementaire de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) pour proposer des contrats à terme et des contrats prévisionnels liés à des indicateurs économiques, aux marchés financiers et aux tendances climatiques. La nouvelle a été rapportée en premier par The Globe and Mail.

Le porte-parole a toutefois précisé que Wealthsimple n’avait pas encore annoncé de projets de produits dans ce domaine, qui fait l’objet d’un examen croissant de la part des législateurs américains.

Interactive Brokers Canada avait annoncé en avril dernier le lancement des premiers contrats prévisionnels au pays.

Essentiellement, ces contrats sont des instruments financiers permettant aux investisseurs de parier sur l’issue d’événements précis, par exemple une hausse de l’inflation au-delà d’un certain seuil.

Aux États-Unis, les investisseurs peuvent aller jusqu’à parier sur les résultats d’événements sportifs ou d’élections, ce qui suscite des préoccupations quant à d’éventuels délits d’initiés et à des violations des lois étatiques sur les jeux d’argent.

Par exemple, des allégations de délit d’initié ont visé la plateforme en ligne Polymarket, en lien avec des décisions politiques majeures liées à la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, ainsi qu’à une opération militaire américaine au Venezuela en janvier, qui a mené à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.

Les législateurs américains, de part et d’autre de l’échiquier politique, cherchent désormais à répondre à ces préoccupations.

Le 23 mars, un projet de loi bipartite du Sénat, intitulé The Prediction Markets Are Gambling Act, a été déposé. Il vise à empêcher des entreprises comme Kalshi et Polymarket d’offrir des contrats de marchés de prédiction liés à des événements sportifs.

Le 25 mars, Politico a également rapporté que des élus du Congrès préparent un autre projet de loi bipartite, baptisé Preventing Real-time Exploitation and Deceptive Insider Congressional Trading Act (PREDICT Act), qui interdirait aux membres du Congrès, au président des États-Unis et à d’autres responsables de négocier certains produits de marchés de prédiction.

Au Canada, le développement des marchés de prédiction est jusqu’ici resté limité en raison du cadre réglementaire. En 2017, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières ont adopté une règle interdisant la publicité et la négociation de contrats à court terme de type « oui » ou « non », aussi appelés options binaires, auprès des investisseurs particuliers.

En 2025, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a par ailleurs conclu un règlement avec des exploitants actuels et anciens de Polymarket — Blockratize et Adventure One QSS — pour non-respect de cette interdiction.