Cette recommandation fait suite à un rapport des ACVM concernant les frais des organismes de placement collectif (OPC), dont il prône l’élimination afin d’éviter les conflits d’intérêts et protéger les investisseurs.
Selon l’IFIC, les études commandées par les ACVM n’ont pourtant pas pu prouver que le potentiel de conflit lié au modèle de conseils à honoraires était moindre que celui lié au modèle à commissions intégrées.
« Les préoccupations invoquées par les organismes de réglementation pour justifier la nécessité d’entreprendre d’autres réformes, c’est-à-dire le potentiel de conflits d’intérêts et le besoin de conscientiser les investisseurs à l’égard des frais et des rendements, sont déjà prises en compte par des initiatives de classe mondiale, ici même au Canada », a déclaré par voie de communiqué Joanne De Laurentiis, présidente et chef de la direction de l’IFIC.
L’IFIC pense également que l’abolition des commissions nuit aux investisseurs en restreignant l’accès aux conseils et en entraînant une hausse des frais.
« L’arrivée de technologies permettant l’automatisation de certains éléments contribuera à réduire les frais de distribution, tandis que la croissance explosive des fonds de série F permet aux investisseurs d’avoir accès à des options de tarification plus nombreuses en matière de conseils à honoraires », a ajouté Joanne De Laurentiis, qui invite les organismes de réglementation à réévaluer leur proposition.
Les ACVM prévoient mener une consultation sur l’incidence de l’abandon des commissions intégrées avant de publier leur rapport, prévu à l’automne 2016.
« En outre, les ACVM mènent déjà des consultations sur d’importantes réformes ciblées qui contribueront à améliorer le cadre réglementaire », explique Joanne De Laurentiis.
L’IFIC suggère également aux organismes de réglementation d’adopter une approche plus stratégique en se basant sur les faits des réformes existantes avant d’en initier de nouvelles.