Addenda Capital | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/le-savoir-dentreprise_/addenda-capital/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 10 Nov 2022 13:50:58 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Addenda Capital | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/le-savoir-dentreprise_/addenda-capital/ 32 32 Quelle sera la nouvelle normalité des espaces de bureaux? https://www.finance-investissement.com/le-savoir-dentreprise_/addenda-capital/quelle-sera-la-nouvelle-normalite-des-espaces-de-bureaux/ Mon, 21 Mar 2022 11:00:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=85868 Alors que les mesures sanitaires s’assouplissent et que le retour au bureau commence à prendre forme, les propriétaires immobiliers sont à pied d’œuvre pour écouter les besoins de leurs locataires et adapter les espaces.

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Alors que les mesures sanitaires s’assouplissent et que le retour au bureau commence à prendre forme, les propriétaires immobiliers sont à pied d’œuvre pour écouter les besoins de leurs locataires et adapter les espaces de bureaux à l’après-COVID. Que réserve l’année 2022 pour ces bureaux qui verront bon nombre de locataires passer du télétravail à l’essai d’un nouveau mode hybride? Si les questions demeurent nombreuses, une chose est déjà claire : dans bien des cas, la flexibilité s’annonce primordiale.

« Nous sommes prudemment optimistes pour 2022 », dit Adam Kot, vice-président, Hypothèques commerciales et chef des émissions d’Addenda Capital, une société de gestion de placements multi-actifs spécialisée en investissement durable. Pour favoriser la stabilité des rendements à long terme pour ses clients — incluant des régimes de retraite, des particuliers fortunés, des sociétés d’assurance, des entreprises et des fondations —, la firme gère un portefeuille d’hypothèques commerciales de haute qualité grâce à ses propres experts. D’où son regard unique sur l’immobilier.

« Nous croyons que les propriétaires immobiliers trouveront des solutions novatrices afin de générer de la demande pour les espaces s’il y avait une hausse des taux d’inoccupation», ajoute Adam Kot en évoquant « la créativité et la solidité » générales des propriétaires du marché immobilier canadien. Propriétaires et employeurs chercheront des façons de convaincre les travailleurs à retourner au bureau, dit-il. « Les employeurs et les employés comprennent la valeur de l’efficacité et de la consolidation d’équipe que procure un environnement physique. Il s’agit d’un élément essentiel au développement de la culture d’entreprise.»

Alors que plusieurs se croisent les doigts en espérant la fin de la pandémie et un retour à une certaine normalité, le marché des espaces à bureau montre des signes de rétablissement, selon de récentes données.

Les trois derniers mois de 2021 ont donné lieu à la première période de reprise depuis le début de la pandémie, a écrit la firme CBRE (source 1) en janvier 2022. « Contrairement au quatrième trimestre de 2020, l’absorption nette a atteint 1,7 million de pieds carrés au quatrième trimestre de 2021. Cela dépasse même la performance trimestrielle moyenne de 2019, lorsque des sociétés technologiques d’envergure mondiale se sont tournées vers les grandes villes canadiennes. » (L’absorption nette désigne l’espace devenu occupé moins l’espace devenu vacant.)

De plus, le taux d’inoccupation du secteur des espaces de bureaux n’a augmenté que de 10 points centésimaux au cours du quatrième trimestre pour terminer 2021 à 15,8 %, a ajouté CBRE. « Il s’agit de la plus faible hausse depuis le début de la pandémie. Ceci représente vraisemblablement un tournant alors que trois marchés ont montré une baisse de leur taux d’inoccupation à la fin de l’année : Toronto, Vancouver et Ottawa. » En ce qui concerne Montréal, a-t-elle ajouté, la rareté de la main-d’œuvre fait en sorte que les employeurs recherchent des espaces à bureaux de qualité supérieure pour attirer et séduire les talents, ce qui entraîne une pression baissière sur le taux d’inoccupation des immeubles de catégorie A.

« Nous allons garder l’œil sur l’évolution des taux d’occupation lorsque les mesures sanitaires disparaîtront », dit Adam Kot, d’Addenda Capital. Il insiste cependant sur l’importance de « garder une perspective à long terme et d’éviter des réactions à chaud » lorsque se produit une hausse des taux d’inoccupation à court terme. En d’autres mots, c’est davantage sur trois à cinq ans, au fur et à mesure que les baux viendront à échéance, que l’on pourra mieux évaluer l’évolution des tendances.

Face à aux besoins immédiats des locataires, que feront les propriétaires pour s’ajuster? Un retour à temps partiel pourrait fort bien se traduire par une diminution des besoins en espaces pour certains locataires, tandis que d’autres pourraient demander davantage de superficie pour se doter d’aires ouvertes permettant la distanciation ou autres reconfigurations. Par exemple, les locataires chercheront des espaces conçus pour favoriser la socialisation et la collaboration, y compris des salles de réunion et des salles de loisir. Tout aussi importantes sont les caractéristiques de santé et bien-être, parmi lesquelles figurent la ventilation pour une meilleure qualité de l’air, l’éclairage amélioré, la végétation supplémentaire ou des pièces silencieuses.

Il est « clair que l’évolution du milieu de travail aura un impact significatif sur les bureaux et la façon dont ils sont utilisés », a écrit la firme conseil PwC dans un rapport sur les nouvelles tendances immobilières en 2022 (source 2). Et pour les propriétaires immobiliers qui composent avec les tendances nouvelles, « les changements qui touchent le monde du travail accéléreront le virage de l’industrie immobilière vers un modèle davantage axé sur les services et une attention particulière à l’utilisateur». En ce sens, les propriétaires immobiliers auront pour défi de « mieux comprendre ce que sont les besoins particuliers de leurs locataires ». Ceci comprendra fort probablement des solutions technologiques améliorant l’expérience du locataire, notamment le débit d’air contrôlé par capteurs, l’éclairage, le chauffage, la sécurité et l’accessibilité.

Usage mixte et durabilité

Au gré des efforts que feront les propriétaires immobiliers pour répondre aux demandes des locataires d’espaces à bureaux, « nous pourrions voir des occasions portant sur la reconfiguration d’espaces de bureaux existants dans des projets à usage mixte », dit Adam Kot, selon lequel cela pourrait comprendre une réaffectation partielle pour intégrer des composantes résidentielle ou de commerce de détail. La conversion d’espaces de bureaux en espaces résidentiels pourrait aussi aider à combattre les enjeux de rareté dans plusieurs grands centres. Cela rendrait les espaces situés au centre-ville plus attrayants aux yeux des gens souhaitant réduire leur temps de déplacement. Certains propriétaires vont aussi réinvestir dans leurs immeubles en misant sur la durabilité, ce qui répondrait aux demandes changeantes des locataires et stimulerait l’investissement de ce type dans le marché. « Il s’agirait évidemment d’un résultat très positif », dit-il.

Pour l’heure, le mode hybride semble susciter de l’intérêt chez les travailleurs. « Une fois la pandémie de COVID-19 terminée, le nombre d’heures que les employés canadiens préféreraient travailler à domicile pourrait représenter, dans l’ensemble, 24 % du nombre total de leurs heures de travail », ont conclu des chercheurs de Statistique Canada en octobre 2021 (source 3). « Cette estimation, qui tient compte uniquement des préférences des travailleurs et non de celles des employeurs, équivaut à près de cinq fois la proportion globale du nombre total des heures travaillées à domicile observé en 2016 ou en 2018. » Parmi les « nouveaux télétravailleurs », 80 % « préféreraient travailler au moins la moitié de leurs heures à domicile une fois la pandémie de COVID-19 terminée». Devant ces questions, les prochains mois pourraient fort bien permettre d’évaluer l’engouement pour le retour au bureau, mais ce sont les quelques prochaines années qui détermineront l’évolution de cette catégorie d’actifs.

Adam Kot

Adam Kot
Vice-président, Hypothèques commerciales et chef des émissions d’Addenda Capital


Source 1 : https://www.cbre.ca/en/research-and-reports/Canada-Office-Figures-Q4-2021
Source 2 : https://www.pwc.com/ca/fr/industries/real-estate/emerging-trends-in-real-estate/report.html
Source 3 : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/36-28-0001/2021010/article/00001-fra.htm

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Divulgation ESG : un enjeu qui prend de l’ampleur https://www.finance-investissement.com/le-savoir-dentreprise_/addenda-capital/divulgation-esg-un-enjeu-qui-prend-de-lampleur/ Mon, 12 Apr 2021 11:00:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=79041 De plus en plus d’entreprises prennent le soin d’expliquer aux investisseurs la façon dont leurs activités sont affectées par des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Combien de temps avant des divulgations obligatoires?

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Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à dévoiler des informations sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) qu’elles considèrent pertinentes aux yeux des investisseurs. Et pour une bonne raison : ceux-ci en demandent plus que jamais. Or même s’il existe des lignes directrices pour accroître la transparence en matière de risques liés aux changements climatiques, le Canada traîne de l’arrière, et plusieurs espèrent qu’une divulgation obligatoire arrivera plus tôt que tard.

Malgré les progrès des dernières années, il arrive encore que les investisseurs se retrouvent devant un portrait incomplet des renseignements ESG, dit Brian Minns, Vice-président, Investissement responsable chez Addenda Capital. « Il pourrait s’agir d’enjeux liés aux changements climatiques, à la gestion de l’eau, aux relations avec les employés, etc. Toutes des données pertinentes qui peuvent aider les investisseurs à prendre de meilleures décisions. Ces facteurs de risque peuvent avoir un impact concret sur la performance financière et les rendements. »

À la base, les entreprises doivent divulguer tout facteur pouvant être d’une « importance relative ». Il existe déjà des obligations de divulgation spécifiques en matière de gouvernance, ajoute Brian Minns, ce qui n’est pas le cas des enjeux environnementaux et sociaux. « À deux reprises, une fois sur l’environnement et une autre sur les changements climatiques, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières ont essentiellement dit qu’il s’agit d’enjeux d’importance relative et qu’elles devraient donc divulguer. »

Pratiques actuelles

Selon une étude de 40 sociétés inscrites à la Bourse de Toronto réalisée pour CPA Canada en 2019, les documents réglementaires de 80 % d’entre elles faisaient référence à des stratégies liées aux changements climatiques. De façon plus spécifique, 70 % divulguaient des risques liés aux politiques (ex. : marché du carbone, etc.) alors que seulement 58 % divulguaient des risques de nature physique (ex. : événements climatiques, enjeux d’approvisionnement, etc.).

L’information est en demande, ont insisté les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) en 2018. Au terme d’une consultation sur les risques des changements climatiques auprès d’investisseurs, de groupes de défense, d’analystes, d’agences de notation et d’universitaires, les ACVM avaient signalé que « presque tous se disent insatisfaits de la situation actuelle en matière d’information sur le changement climatique et appellent à des améliorations ». Si certains ont estimé que les obligations actuelles pouvaient suffire, à condition d’être accompagnées « d’indications complémentaires et de projets de sensibilisation, d’autres plaident au contraire pour l’adoption de nouvelles obligations d’information ».

Ces obligations approchent à grands pas. Un des cadres qui ne cesse de gagner des appuis est celui du Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques (Taskforce on Climate-related Financial Disclosures, ou TCFD), né d’une initiative du Conseil de stabilité financière. À l’automne 2020, la Nouvelle-Zélande est devenue le premier pays à l’adopter formellement en vue d’une mise en œuvre en 2023. Si jamais les entreprises inscrites en Bourse, les gestionnaires d’actifs, les banques et les assureurs couverts par le régime étaient incapables de divulguer leurs risques et politiques, prévoit le cadre néo-zélandais, ils devront fournir des explications. Le Royaume-Uni a aussi l’intention d’aller de l’avant.

Approche canadienne

Combien de temps faudra-t-il pour que le TCFD voit le jour au Canada? « La mise en œuvre du cadre du TCFD prendra du temps, et il y a des défis notables à relever », a écrit l’an dernier le Groupe d’experts sur la finance durable. Cependant, la pression en faveur de son adoption monte, s’est-il empressé d’ajouter. « Les difficultés liées à la production de rapports sont surmontables, et elles sont contrebalancées par la possibilité pour les entreprises et les investisseurs ayant de saines pratiques sur le plan de la durabilité de faire part de leurs résultats entourant la création de valeur à un auditoire mondial. »

Le Groupe a proposé une approche progressive en préconisant la même formule observée ailleurs : une entreprise incapable de se conformer devra fournir des raisons expliquant sa situation. La divulgation obligatoire des enjeux climatiques sera en place au Canada d’ici cinq ans, croit Brian Minns. Mais sur les autres enjeux ESG? La route est moins claire.

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