Unit Investment Trust (UIT) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/unit-investment-trust-uit/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 03 Jun 2026 19:59:17 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Unit Investment Trust (UIT) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/unit-investment-trust-uit/ 32 32 FNB : même indice de référence, rendement différent https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/acfnb/fnb-meme-indice-de-reference-rendement-different/ Wed, 10 Jun 2026 09:58:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114334 ZONE EXPERTS — Deux FNB peuvent suivre le même indice tout en générant des rendements différents. Comprendre pourquoi peut aider les conseillers à prendre de meilleures décisions de portefeuille.

L’article FNB : même indice de référence, rendement différent est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
À première vue, deux fonds négociés en Bourse (FNB) qui suivent le même indice devraient produire des rendements presque identiques. Après tout, si deux fonds répliquent le S&P 500 ou le S&P/TSX 60, de nombreux investisseurs — et même certains conseillers — supposent que leur rendement devrait être pratiquement interchangeable, hormis de légères différences de frais.

En réalité, ce n’est souvent pas le cas.

De petites différences structurelles et opérationnelles entre les FNB peuvent s’accumuler de façon significative au fil du temps, créant des écarts de rendement notables, même lorsque les fonds suivent exactement le même indice de référence. Comprendre ces mécanismes est devenu de plus en plus important pour les conseillers, alors que les FNB occupent une place grandissante dans la construction des portefeuilles.

L’un des concepts les plus mal compris est la différence entre l’erreur de suivi (tracking error) et l’écart de rendement (tracking difference).

L’erreur de suivi mesure la constance avec laquelle les rendements d’un FNB évoluent par rapport à son indice de référence. L’écart de rendement, quant à lui, reflète la différence réelle de performance entre le FNB et l’indice au fil du temps. Un FNB peut présenter une faible erreur de suivi — c’est-à-dire suivre fidèlement l’indice au quotidien — tout en sous-performant systématiquement son indice en raison des frais, de la fiscalité ou de diverses frictions opérationnelles.

Les ratios des frais de gestion (RFG) constituent le facteur le plus évident qui contribue à l’écart de rendement, mais ils sont loin d’être les seuls.

Un exemple utile provenant du marché américain est la comparaison à long terme entre SPY et VOO, deux FNB qui suivent le S&P 500. Bien qu’ils offrent une exposition pratiquement identique au marché, VOO a historiquement surpassé SPY au fil du temps malgré le suivi du même indice. Les raisons sont de nature structurelle.

SPY est structuré sous la forme d’une Unit Investment Trust (UIT), une ancienne structure de FNB qui ne permet pas le réinvestissement des dividendes avant leur distribution. Pendant que les dividendes s’accumulent, l’encaisse demeure inutilisée jusqu’aux distributions trimestrielles, créant ce qu’on appelle communément un effet de frein lié aux liquidités (cash drag). À l’inverse, VOO est constitué sous le régime plus flexible de la loi américaine de 1940 (’40 Act ETF), ce qui lui permet de réinvestir immédiatement les dividendes et de réduire les liquidités improductives. Combinée à un RFG plus faible, cette structure procure à VOO un avantage de rendement modeste, mais persistant qui se compose avec le temps.

Le Canada offre également un exemple convaincant de la façon dont la structure d’un FNB peut avoir une incidence importante sur les résultats des investisseurs.

Prenons deux FNB canadiens offrant une exposition au S&P 500 : VFV de Vanguard et ZSP de BMO. Bien que les deux visent à reproduire le rendement du S&P 500, ils utilisent des structures très différentes.

VFV et ZSP détiennent tous deux des actions américaines et sont donc assujettis à une retenue d’impôt étranger de 15 % sur les dividendes au niveau du fonds. La différence la plus pertinente est toutefois structurelle.

ZSP détient directement les actions composant le S&P 500. BMO est donc responsable du maintien de l’alignement du portefeuille avec l’indice lorsque des titres sont ajoutés ou retirés.

VFV, pour sa part, obtient son exposition en détenant VOO, un FNB coté aux États-Unis de Vanguard. Cette structure de type fonds de fonds signifie que les investisseurs canadiens comptent indirectement sur VOO pour gérer correctement le portefeuille sous-jacent du S&P 500, tandis que le rôle principal de Vanguard Canada consiste à offrir cette exposition dans une enveloppe cotée au Canada.

Cela ne signifie pas que VFV est moins performant dans la pratique, mais cette structure ajoute une couche opérationnelle supplémentaire entre l’investisseur canadien et l’indice. La réplication directe peut sembler plus simple puisqu’elle permet au FNB canadien de détenir lui-même les titres de l’indice, alors que le modèle de fonds de fonds dépend de la gestion du portefeuille, des transactions, des rééquilibrages et du suivi effectués par le FNB sous-jacent. Cela dit, Vanguard s’est historiquement distinguée à cet égard.

Même si la réplication directe peut paraître plus élégante sur le plan conceptuel, les investisseurs devraient ultimement évaluer les résultats réels de suivi obtenus au fil du temps plutôt que de se fier uniquement aux différences de structure.

La gestion du risque de change peut également créer des écarts de rendement significatifs. Un bon exemple canadien est VSP, la version couverte contre le risque de change du FNB S&P 500 de Vanguard. Bien que VSP suive le même indice sous-jacent que les FNB S&P 500 non couverts, ses rendements peuvent diverger considérablement au fil du temps en raison des coûts, de la mise en œuvre et de l’efficacité de la couverture du dollar canadien.

Par conséquent, les sources d’écarts de rendement au Canada vont souvent bien au-delà des seuls RFG et peuvent inclure les retenues d’impôt étrangères, l’effet de frein lié aux liquidités et les coûts de couverture de change.

La mise en œuvre de la stratégie de prêt de titres constitue un autre facteur important, mais souvent négligé.

De nombreux émetteurs de FNB prêtent des titres de leur portefeuille à des vendeurs à découvert ou à des contreparties institutionnelles en échange d’une rémunération, générant ainsi des revenus supplémentaires qui peuvent compenser les frais du fonds et améliorer sa performance. Dans certains cas, les revenus tirés du prêt de titres peuvent compenser partiellement ou totalement le RFG d’un FNB. Toutefois, les programmes de prêt de titres diffèrent considérablement d’un émetteur à l’autre quant à leur ampleur, aux politiques de garanties, au partage des revenus et aux mécanismes de contrôle des risques.

Bien que le prêt de titres puisse améliorer les rendements, les investisseurs doivent également comprendre les risques opérationnels et de contrepartie qui y sont associés, lesquels sont gérés différemment selon les fournisseurs de FNB.

La méthodologie de construction du portefeuille joue aussi un rôle important.

Certains FNB répliquent intégralement un indice en détenant tous les titres sous-jacents dans les mêmes pondérations, tandis que d’autres utilisent des techniques d’échantillonnage en ne détenant qu’un sous-ensemble représentatif de titres. L’échantillonnage peut réduire les coûts de transaction et améliorer l’efficacité opérationnelle, particulièrement dans les marchés obligataires ou internationaux, mais il peut également accroître les écarts de rendement si l’échantillon ne reproduit pas parfaitement la performance de l’indice de référence.

Les conseillers devraient également tenir compte du fait que les coûts de négociation, tels que les écarts acheteur-vendeur (bid-ask spreads), peuvent avoir une incidence sur les résultats des investisseurs, particulièrement dans le cas des FNB moins liquides, même lorsque leurs caractéristiques de suivi à long terme sont similaires.

Dans un marché des FNB de plus en plus concurrentiel, les détails de mise en œuvre comptent. Deux FNB peuvent suivre le même indice sur papier, mais des différences liées à la structure, à la fiscalité, au prêt de titres, à la gestion du risque de change et à la construction du portefeuille peuvent mener à des résultats sensiblement différents pour les investisseurs au fil du temps. Pour les conseillers comme pour les investisseurs, il est essentiel de comprendre ce qui se cache derrière un symbole boursier, car lorsqu’il est question de FNB, la façon dont l’exposition est obtenue peut être tout aussi importante que l’exposition elle-même.

L’article FNB : même indice de référence, rendement différent est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>