Tiff Macklem | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/tiff-macklem/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 29 Jun 2026 12:33:12 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Tiff Macklem | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/tiff-macklem/ 32 32 La Banque du Canada défend sa cible de 2 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-defend-sa-cible-de-2/ Mon, 29 Jun 2026 12:33:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114655 Une vaste consultation révèle un large appui au cadre actuel de politique monétaire.

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La Banque du Canada a indiqué dans un nouveau rapport que son régime flexible de ciblage de l’inflation et sa cible de 2 % bénéficient d’un large soutien.

La banque centrale a consulté les parties prenantes et la population dans le cadre du processus de renouvellement de son entente sur le cadre de politique monétaire avec le gouvernement fédéral, qui a lieu tous les cinq ans.

« C’était important pour nous d’entendre les Canadiennes et Canadiens, parce que l’inflation et les décisions relatives aux taux d’intérêt ont un impact direct sur leur quotidien », a mentionné jeudi le gouverneur Tiff Macklem dans un communiqué.

Cette révision intervient après la flambée de l’inflation en 2022, qui a vu le taux annuel atteindre 8,1 %, son plus haut niveau depuis 39 ans. Bien que le rythme de hausse des prix se soit normalisé depuis lors, la hausse des prix a eu des répercussions négatives.

La banque centrale a mentionné que de nombreux Canadiens ont exprimé leurs inquiétudes concernant le coût élevé de la vie et l’accessibilité au logement, tout en soulignant qu’une communication claire sur les informations utilisées pour prendre les décisions relatives aux taux d’intérêt était essentielle pour renforcer la confiance.

Dans le cadre de cet examen, la banque centrale a organisé des réunions avec des personnes de partout au pays ainsi qu’avec des économistes du secteur privé, des groupes de réflexion et des défenseurs des consommateurs.

« Les personnes ayant participé aux conversations avec le public ne souhaitaient pas que les prix augmentent davantage et considéraient que des taux d’intérêt plus élevés aggravaient leurs difficultés liées au coût de la vie », indique le rapport.

« Elles ont également exprimé une nette préférence pour la prévisibilité des changements de taux d’intérêt. Elles préféreraient des changements progressifs, plutôt que radicaux, des taux, car elles recherchent surtout la stabilité et la prévisibilité pour gérer leurs finances », est-il précisé.

Le rapport souligne que de nombreux Canadiens n’avaient pas l’impression que l’indice des prix à la consommation correspondait à leur propre expérience lorsqu’ils faisaient leurs courses.

« Le décalage entre les données officielles et la réalité quotidienne des gens a entraîné une baisse de confiance à l’égard de l’IPC — et, par extension, de la Banque — puisque ces données orientent les décisions relatives au taux directeur », affirme le rapport.

« Les groupes de consommateurs et d’entreprises ont encouragé la Banque à adapter ses communications pour mieux refléter les expériences vécues par les ménages et les petites et moyennes entreprises », est-il ajouté.

L’accord actuel entre la Banque du Canada et le gouvernement fédéral fixe un objectif d’inflation de 2 %, dans une fourchette comprise entre 1 % et 3 %.

Dans un discours prononcé à la fin de l’année dernière, le gouverneur Tiff Macklem s’est montré inébranlable dans son engagement envers l’objectif d’inflation flexible de la banque centrale, le qualifiant de plus efficace et de plus durable que tout ce qui avait été mis en place auparavant.

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Tiff Macklem met en garde contre les déséquilibres mondiaux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tiff-macklem-met-en-garde-contre-les-desequilibres-mondiaux/ Tue, 23 Jun 2026 17:16:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114619 Le gouverneur de la Banque du Canada estime qu’ils pourraient fragiliser l’économie et les relations entre les pays.

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Le gouverneur de la Banque du Canada (BdC), Tiff Macklem, a profité d’un discours prononcé le 23 juin à Paris pour faire une mise en garde au sujet des déséquilibres qui persistent entre les grandes puissances économiques.

Devant la Chambre de commerce France-Canada et Paris Europlace, Tiff Macklem a notamment abordé la surproduction de pays comme la Chine et les flux d’investissement démesurés vers les États-Unis.

Il a affirmé que les déséquilibres commerciaux ou budgétaires ne sont pas problématiques en soi et qu’ils peuvent s’inscrire dans le fonctionnement normal des systèmes financiers mondiaux.

Or, il a prévenu que, lorsque ces déséquilibres deviennent trop unilatéraux pendant trop longtemps, ils peuvent avoir des répercussions sur l’inflation, les cours boursiers et les relations entre les pays.

Tiff Macklem a fait valoir que certaines innovations, telles que l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies, exacerbent certains de ces déséquilibres et les rendent plus difficiles à suivre et à réguler.

Le protectionnisme pourrait offrir un certain soulagement à court terme aux pays aux prises avec ces déséquilibres, mais Tiff Macklem a exhorté les responsables financiers à miser davantage sur le libre-échange et sur une coopération transfrontalière renforcée afin de bâtir un système mondial plus résilient.

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La BdC continue sur sa lancée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-continue-sur-sa-lancee/ Wed, 10 Jun 2026 14:11:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114433 Le taux directeur est au même niveau depuis octobre.

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La Banque du Canada (BdC) maintient encore son taux directeur à 2,25 %, soit au même niveau que depuis octobre. Le taux officiel d’escompte demeure, quant à lui, à 2,50 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Cinquième pause d’affilée, taux directeur maintenu à 2,25 %. Sans surprise », assure Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La situation n’a que peu évolué depuis la dernière décision de la banque centrale, rendue à la fin avril. Sur le plan économique, l’incertitude reste le mot d’ordre. La politique commerciale américaine, tributaire des décisions du président Donald Trump, est toujours aussi volatile, évoluant au gré des annonces.

Quant au conflit au Moyen-Orient, celui-ci est entré dans son quatrième mois. « La hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales qui en découlent pèsent sur la croissance de l’économie mondiale et font monter l’inflation », note le Conseil de direction.

« Depuis notre décision d’avril, l’impact économique du conflit au Moyen-Orient s’est amplifié. La hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales pèsent sur la croissance mondiale et font monter l’inflation. En même temps, l’administration américaine continue de proposer de nouveaux droits de douane, et l’incertitude entourant les politiques commerciales demeure élevée », résume Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

À l’échelle mondiale, les États-Unis peuvent encore compter sur une solide croissance économique, grâce à la consommation et aux investissements liés à l’intelligence artificielle. En Chine, l’activité est également robuste grâce à la vigueur des exportations. La situation est plus fragile dans la zone euro, où la croissance souffre des prix élevés de l’énergie.

Au Canada, les conditions financières se sont assouplies. Les marchés boursiers ont connu une belle croissance, même si les rendements obligataires demeurent volatils. Le dollar canadien s’est affaibli face au dollar américain et à d’autres monnaies.

Au premier trimestre, les dépenses publiques et le produit intérieur brut (PIB) ont enregistré une baisse, toutefois les dépenses de consommation ont progressé de 1,4 %.

L’activité sur le marché du logement a ralenti, tandis que les investissements des entreprises sont demeurés faibles. Les exportations ont chuté, mais l’emploi a progressé en mai. Le taux de chômage reste dans une fourchette de 6,5 % à 7 %.

« Le marché de l’emploi s’est renforcé en mai et le taux de chômage est descendu à 6,6 %, mais les chiffres mensuels sur l’emploi ont été très volatils », souligne Tiff Macklem.

« Bien que le Canada fasse face à certains défis économiques à court terme, je demeure optimiste quant à ses perspectives à long terme. La croissance du pays s’éloigne progressivement du logement et de l’immigration pour s’appuyer davantage sur des moteurs plus productifs, comme l’investissement des entreprises et les ressources naturelles », ajoute Naoum Tabet, directeur des placements en revenu fixe, Capital Group.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté en avril, atteignant 2,8 %, notamment en raison des prix de l’énergie. Toutefois, les mesures de l’inflation fondamentale sont descendues autour de 2 %, et la part des composantes de l’IPC dont la croissance est supérieure à 3 % est proche de sa moyenne historique.

La faible activité économique au Canada et l’incertitude entourant la politique commerciale sont deux facteurs qui ont poussé le Conseil de direction à maintenir son taux directeur à 2,25 %.

« La Banque estime désormais qu’un taux directeur stable permet de « trouver un équilibre » entre le risque d’assouplir dans un contexte d’inflation en hausse et celui de resserrer prématurément, au risque de provoquer une récession », observe Dominique Lapointe, Stratège principal, Macroéconomie mondiale, Gestion de placements Manuvie.

À ses yeux, la décision annoncée le 10 juin vient consolider le statu quo pour le reste de l’année.

Pour Pierre-Benoît Gauthier, le message de la Banque du Canada demeure volontairement nuancé. « Quiconque cherchait un signal, dans un sens comme dans l’autre, il aura fallu lire profondément entre les lignes. La Banque a reconnu la faiblesse de l’économie, celle du marché du travail, et l’incertitude persistante du côté des tarifs américains et de la guerre en Iran. Rien là-dedans qui annonce une baisse. Mais rien non plus qui justifie une hausse. »

Le gouverneur Tiff Macklem rappelle pour sa part que « la politique monétaire demeure centrée sur le même objectif : empêcher que la hausse des prix de l’énergie se transforme en inflation persistante, tout en aidant l’économie à s’ajuster aux vents contraires ».

Le Conseil de direction affirme néanmoins demeurer prêt à intervenir si la conjoncture l’exige. « Selon l’évolution des perspectives, nous restons prêts à réagir au besoin », assure-t-il.

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Deux sous-gouverneurs quittent la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/deux-sous-gouverneurs-quittent-la-banque-du-canada/ Thu, 02 Apr 2026 12:00:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113154 NOUVELLES DU MONDE – Rhys Mendes et Sharon Kozicki quittent le conseil de direction.

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La Banque du Canada (BdC) a annoncé deux changements à son Conseil de direction. Rhys Mendes a ainsi annoncé son départ le 10 avril prochain, alors que la sous-gouverneure Sharon Kozicki prendra sa retraite le 15 juillet.

Anciennement sous-ministre adjoint, Politiques économiques, au ministère des Finances, Rhys Mendes est devenu sous-gouverneur de la BdC en 2023. À ce titre, il supervisait les analyses de l’évolution de l’économie internationale. Il a également représenté la BdC au G7 et au G20.

« La Banque a grandement bénéficié du leadership et de l’expertise de Rhys sur la scène mondiale. Il a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du programme d’action de la présidence canadienne au G7 l’an dernier, et dans le renforcement de la coopération entre les banques centrales pour favoriser la prospérité économique et la stabilité financière au pays et à l’étranger. Ce travail a permis d’amorcer des changements qui continueront d’influencer les politiques dans les années à venir », a commenté Tiff Macklem, le gouverneur de la BdC.

Sharon Kozicki a décidé de prendre sa retraite après deux décennies auprès de la BdC. Bien que nommée sous-gouverneure en 2021, elle travaillait pour la BdC depuis 2006. À titre de sous-gouverneure, elle était chargée de superviser l’analyse de l’évolution de l’économie canadienne.

« Je remercie Sharon de son service exceptionnel et de son engagement inébranlable envers l’élaboration rigoureuse de politiques qui allient recherche, analyse et politiques. Sa perspicacité et ses vastes connaissances ont été d’une valeur inestimable pour surmonter les défis de politique monétaire dans le contexte des répercussions de la pandémie, de la montée des tensions géopolitiques et de l’évolution de la dynamique du commerce mondial », a remercié Tiff Macklem.

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Marchés de la dette : Tiff Macklem met en garde contre les risques émergents https://www.finance-investissement.com/nouvelles/marches-de-la-dette-tiff-macklem-met-en-garde-contre-les-risques-emergents/ Wed, 04 Mar 2026 16:49:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112846 Le gouverneur de la Banque du Canada souligne la montée des acteurs non bancaires et les lacunes de surveillance.

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Le gouverneur de la Banque du Canada met en garde contre le fait que les nouveaux acteurs sur les marchés mondiaux de la dette ne font pas l’objet d’une surveillance aussi étroite que les banques traditionnelles, ce qui pourrait entraîner de nouveaux risques dans une période marquée par l’incertitude.

Le gouverneur Tiff Macklem s’exprime mercredi à Toronto devant le Global Risk Institute, où il souligne que l’incertitude économique actuelle ne doit pas se traduire par une instabilité des marchés financiers.

Dans son discours préparé, Tiff Macklem affirme que les attaques des États-Unis et d’Israël contre l’Iran ont accru la volatilité des marchés financiers et énergétiques, en particulier en raison du manque de clarté quant à la durée du conflit.

Le gouverneur de la banque centrale indique que la montée en puissance des acteurs non bancaires sur les marchés obligataires, à savoir les fonds spéculatifs qui achètent des titres de créance souverains et les crédits privés qui jouent un rôle plus important dans l’octroi de prêts, constitue un risque qui mérite une attention particulière.

Tiff Macklem ajoute que ces nouveaux modèles présentent de nombreux avantages pour répartir les risques et maintenir le bon fonctionnement des marchés financiers mondiaux en temps normal, mais qu’ils n’ont pas encore été soumis à des tests de résistance en période de turbulences économiques généralisées.

Il met en garde contre le fait que ces acteurs privés ne sont pas soumis aux mêmes obligations de déclaration que les banques traditionnelles et que les régulateurs pourraient ne pas agir assez rapidement pour suivre et atténuer les risques émergents.

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La Banque du Canada défend l’indépendance de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-defend-lindependance-de-la-fed/ Wed, 28 Jan 2026 19:04:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112176 Des conséquences possibles pour les marchés canadiens, selon Tiff Macklem

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Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que la perte d’indépendance de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) aurait des répercussions sur les marchés financiers canadiens en raison de l’intégration des deux économies.

Lors d’une conférence de presse tenue après la dernière décision sur le taux directeur, le gouverneur Tiff Macklem dit qu’il est difficile de prédire quelles seraient les répercussions, mais que le maintien de l’indépendance de la Fed est bénéfique pour les Américains et les Canadiens.

Les commentaires de Tiff Macklem interviennent alors que le président américain Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises le président de la Fed, Jerome Powell, et la banque centrale pour ne pas avoir agi plus rapidement pour réduire les taux.

Donald Trump a considérablement intensifié sa confrontation avec la Fed au début du mois, le département de la Justice ayant ouvert une enquête et menacé de poursuites criminelles, ce que Jerome Powell a qualifié de «prétextes» dans la campagne du président visant à prendre le contrôle de la politique américaine en matière de taux d’intérêt.

Tiff Macklem fait partie des banquiers centraux du monde entier qui ont affirmé leur «solidarité totale» avec M. Powell et ont souligné que l’indépendance des banques centrales est la pierre angulaire de la stabilité des prix, des finances et de l’économie.

Les économistes avertissent qu’une Fed politisée qui cède aux exigences du président nuira à sa crédibilité en tant que combattante de l’inflation et conduira probablement les investisseurs à exiger des taux plus élevés avant d’investir dans les bons du Trésor américain.

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BdC : vers un maintien des taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bdc-vers-un-maintien-des-taux/ Mon, 26 Jan 2026 12:45:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112069 C’est ce que prédisent les experts.

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De nombreux économistes s’attendent à ce que le taux directeur de la Banque du Canada reste inchangé cette semaine, et peut-être même jusqu’à la fin de l’année.

La banque centrale rendra mercredi sa première décision sur les taux d’intérêt pour 2026.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers tablaient vendredi à près de 89 % sur un maintien des taux cette semaine.

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en décembre, après deux baisses consécutives d’un quart de point au second semestre 2025.

Lors de cette décision, le gouverneur a indiqué que la banque centrale estimait que la politique monétaire était à un niveau approprié pour équilibrer une économie turbulente et des pressions inflationnistes persistantes.

L’économiste de la Banque TD, Rishi Sondhi, a écrit vendredi dans une note que les prévisionnistes devraient prendre au mot la Banque du Canada en ce qui concerne les prévisions de taux.

« La Banque a répété à plusieurs reprises qu’elle était satisfaite de l’orientation actuelle de sa politique, à condition que l’économie évolue globalement conformément aux prévisions », a-t-il rappelé.

« Il faudrait une croissance économique nettement inférieure aux prévisions ou un ralentissement significatif du marché du travail pour forcer les décideurs politiques à sortir de leur réserve. »

Tiff Macklem a dit que les responsables de la Banque du Canada estiment que l’inflation devrait se maintenir autour de son objectif de 2 % pour l’année à venir, mais que si les perspectives changent, la banque centrale est « prête à réagir ».

Données économiques

Selon Avery Shenfeld, économiste en chef à la CIBC, aucune des données économiques publiées depuis la décision prise en décembre par la Banque du Canada n’était suffisamment surprenante pour la faire renoncer à sa position attentiste.

L’inflation annuelle a été plus élevée que prévu, à 2,4 % en décembre, mais le taux de chômage a bondi à 6,8 % au cours du mois. Les premières données suggèrent également un ralentissement de la croissance au quatrième trimestre de l’année.

« Il semble que l’économie ait de nouveau ralenti au quatrième trimestre, que l’inflation ne s’écarte pas de manière significative des objectifs de la Banque du Canada et que le taux de chômage reste trop élevé pour être rassurant », a expliqué Avery Shenfeld.

La banque centrale publiera également des projections actualisées pour l’économie et l’inflation parallèlement à sa décision de mercredi sur les taux d’intérêt.

La CIBC fait partie des prévisionnistes qui s’attendent à ce que la Banque du Canada ne relève ni n’abaisse les taux d’intérêt en 2026.

Les dernières années, depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la reprise qui a suivi, ont été marquées par des cycles d’assouplissement et de resserrement relativement rapides.

Avery Shenfeld a souligné que, lorsqu’une banque centrale arrive au terme de son cycle de taux d’intérêt, il est plus courant que le taux directeur reste inchangé pendant un an ou plus, le temps que l’économie s’adapte au nouveau taux d’emprunt.

Des anticipations

Bien que Avery Shenfeld ne s’attende à aucun changement dans la position de la banque centrale mercredi, il a estimé que Tiff Macklem pourrait modérer son discours à l’égard d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire, ne serait-ce que pour contrer les attentes du marché concernant une hausse des taux cette année.

« Lorsque les marchés apprennent d’une banque centrale qu’elle a terminé son assouplissement, ils commencent à dire : “Bon, la prochaine étape doit être une hausse, et commençons à en évaluer la probabilité” », a-t-il détaillé.

Les anticipations d’un changement des taux d’intérêt peuvent avoir autant d’impact que la baisse ou la hausse elle-même. Par exemple, les anticipations à long terme concernant les taux directeurs sont intégrées dans les prix du marché obligataire, que les prêteurs utilisent pour fixer les taux d’intérêt des prêts hypothécaires et autres prêts.

Avery Shenfeld a avancé que, même si les taux hypothécaires ne sont pas particulièrement bas, les indications de la Banque du Canada selon lesquelles les baisses de taux sont terminées pourraient inciter certains acheteurs immobiliers à se lancer ce printemps, plutôt que de suivre la tendance récente qui consiste à attendre plus longtemps dans l’espoir d’obtenir un taux plus bas.

Les entreprises surveillent également les signaux de la Banque du Canada lorsqu’elles prennent des décisions d’investissement et d’autres décisions de planification, mais Avery Shenfeld a fait remarquer que le taux d’intérêt de la banque centrale n’a pas été la principale source d’incertitude pour les entreprises au cours de l’année écoulée.

Les perspectives des principales industries canadiennes confrontées aux droits de douane imposés par les États-Unis restent incertaines, compte tenu de la révision prévue de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui aura lieu plus tard cette année.

Selon Avery Shenfeld, la Banque du Canada pourrait voir son taux perturbé si un autre choc grave, tel qu’un ralentissement soudain du marché boursier, frappait l’économie cette année, mais que le sort des droits de douane américains semble jusqu’à présent être le risque le plus évident en 2026.

« Le commerce international reste de loin la plus grande menace à l’horizon, et celle qui pourrait finir par contraindre la Banque du Canada à abandonner sa position attentiste et à assouplir davantage sa politique si les barrières commerciales s’aggravent », a-t-il conclu.

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Tiff Macklem appuie Jerome Powell https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tiff-macklem-appuie-jerome-powell/ Tue, 13 Jan 2026 11:58:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111879 Et défend l’indépendance des banques centrales.

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Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, prend la défense de son homologue américain Jerome Powell, alors que le président de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) fait l’objet d’une enquête pénale menée par le département de la Justice du président Donald Trump.

Jerome Powell a dévoilé dimanche que le département américain de la Justice avait assigné la Fed à comparaître à la fin de la semaine dernière en lien avec le témoignage qu’il avait donné au Sénat en juin au sujet d’un projet de rénovation des bâtiments de la Réserve fédérale à Washington, D.C.

Selon Jerome Powell, la menace d’une mise en accusation pénale était une réponse au refus des responsables monétaires indépendants du sud de la frontière d’abaisser les taux d’intérêt, conformément aux souhaits de Donald Trump.

Tiff Macklem avait déjà apporté son soutien à Jerome Powell face aux pressions de l’administration Trump et il affirme lundi dans une déclaration que le président de la Fed « incarne le meilleur du service public » et qu’il bénéficie de son « soutien total ».

Il ajoute que Jerome Powell fait « un très bon travail dans des circonstances difficiles » et prend les décisions de la Fed « sur la base de données factuelles, et non de considérations politiques ».

La Banque du Canada et la Fed américaine fonctionnent toutes deux indépendamment du gouvernement et fixent les taux d’intérêt dans le but de maintenir l’inflation à 2 % par an. La Fed a un double mandat supplémentaire qui consiste à promouvoir le plein emploi dans l’économie américaine.

Donald Trump a critiqué Jerome Powell pour ne pas avoir réduit les taux d’intérêt assez rapidement afin de stimuler la croissance économique.

Des mesures de « pays pauvres »

Selon Tiff Macklem, l’indépendance des banques centrales est essentielle pour assurer la stabilité des prix et donne aux responsables de la politique monétaire la latitude nécessaire pour prendre des décisions difficiles qui profitent à l’économie, « sans ingérence politique à court terme ».

Lundi, un groupe bipartite composé d’anciens présidents de la Fed et d’économistes de renom a comparé les mesures prises par l’administration Trump à celles adoptées dans des pays plus pauvres.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers ne s’attendent pas, lundi, à ce que la Banque du Canada ou la Fed américaine réduisent leurs taux d’intérêt lors de leurs prochaines décisions à la fin du mois de janvier.

Certains analystes ont observé que la réaction modérée du marché reflète la conviction largement répandue que Jerome Powell pourrait réussir à se défendre contre les allégations selon lesquelles sa description aux législateurs du projet de 2,5 milliards de dollars américains de la Fed était criminelle.

Le président Trump a utilisé à plusieurs reprises des enquêtes — qui pourraient ou non aboutir à une mise en accusation — pour attaquer ses rivaux politiques, notamment la gouverneure de la Fed Lisa Cook, la procureure générale de New York Letitia James et James Comey, l’ancien directeur du FBI.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré aux journalistes que Donald Trump n’avait pas demandé au département de la Justice d’enquêter sur Jerome Powell.

« Une chose est sûre, le président l’a clairement indiqué, c’est que Jerome Powell est mauvais dans son travail, a expliqué Mme Leavitt. Quant à savoir si Jerome Powell est un criminel, c’est une question à laquelle le département de la Justice devra répondre. »

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La Banque du Canada serait capable de faire sa propre cryptomonnaie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-serait-capable-de-faire-sa-propre-cryptomonnaie/ Tue, 16 Dec 2025 20:24:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111675 Selon Tiff Macklem.

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La Banque du Canada est prête à développer sa propre cryptomonnaie stable, si jamais le gouvernement lui confiait cette mission.

La décision de produire ou non une cryptomonnaie nationale revient au gouvernement fédéral, a précisé le gouverneur de la banque centrale, Tiff Macklem, à Montréal, mardi, lors d’un échange avec la présidente de la Chambre du Montréal métropolitain, Isabelle Dessureault.

« Jusqu’à ce point-ci, les élus ont décidé que le Canada n’était pas prêt, a-t-il répondu. Si ça change, nous sommes prêts.

« Nous avons fait beaucoup de travail, chez nous, pour regarder cette possibilité et de se préparer de manière politique, de manière technique », a-t-il dit.

Si émettre sa propre cryptomonnaie à court terme n’est pas dans les cartons pour l’instant, la banque centrale se prépare à réglementer la cryptomonnaie stable en collaboration avec le ministère des Finances, a dit Tiff Macklem plus tôt dans son discours.

« Le but, c’est que la population canadienne puisse profiter de l’innovation des jetons stables en toute sécurité », a expliqué le gouverneur.

Une cryptomonnaie stable joue un rôle différent des cryptomonnaies, comme le bitcoin, dont la valeur fluctue selon l’offre et la demande. « (Le bitcoin) s’utilise mal au quotidien, a nuancé Tiff Macklem. C’est en réalité plutôt un placement, mais spéculatif. »

Le but d’une cryptomonnaie stable est de pouvoir être convertie avec une devise. « Ce genre de cryptomonnaie est plus prometteur comme forme de paiement, mais on ne peut pas vraiment prédire son rôle dans l’avenir de l’argent », a-t-il dit.

Il a aussi mentionné que la Banque du Canada se prépare à réviser son mandat en 2026. Chose certaine, l’objectif de maintenir l’inflation aux alentours de 2 % ne sera pas remis en cause, selon lui. « On est convaincu que c’est la meilleure cible. »

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La BdC abaisse son taux directeur à 2,25 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-abaisse-son-taux-directeur-a-225/ Wed, 29 Oct 2025 14:10:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110591 En raison du ralentissement de l’économie et des tensions commerciales persistantes.

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Le ralentissement économique et les prévisions d’une inflation revenant près de la cible de 2 % ont incité le Conseil de direction à abaisser le taux directeur de 25 points de base. Conformément aux anticipations des experts, la Banque du Canada (BdC) a ainsi réduit son taux directeur à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte est désormais fixé à 2,5 %, tandis que le taux de rémunération des dépôts s’établit à 2,20 %.

« Pour soutenir l’économie durant cette période d’ajustement, nous avons réduit le taux directeur de 50 points de base avec nos deux dernières décisions. Au total, c’est 100 points de base depuis le début de l’année », explique Tiff Macklem dans sa déclaration préliminaire.

Une situation économique tendue

Malgré la résilience de l’économie mondiale face à la hausse historique des droits de douane américains, la Banque du Canada explique sa décision notamment par les tensions commerciales persistantes. Selon les projections du Rapport sur la politique monétaire, la croissance de l’économie mondiale sera d’environ 3,25 % en 2025 et tournera autour de 3 % en 2026 et en 2027.

Si l’activité économique américaine est restée vigoureuse, notamment grâce aux investissements en intelligence artificielle, la Banque du Canada relève le ralentissement de la croissance de l’emploi et la hausse des prix à la consommation. Dans la zone euro, la croissance est en décélération alors qu’en Chine, les investissements des entreprises se sont affaiblis.

Du côté de l’économie canadienne, la chute des exportations et la faiblesse des investissements des entreprises ont mené à une contraction de 1,6 % au deuxième trimestre. De leur côté, les dépenses des ménages ont augmenté, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait donc être faible dans la deuxième moitié de 2025. Mais cette croissance devrait ensuite se raffermir avec la reprise des exportations et des investissements des entreprises.

Conflit commercial : un frein structurel à l’économie canadienne

« Même si l’économie mondiale s’est montrée résiliente face à la hausse des droits de douane américains et à l’incertitude accrue, les conséquences deviennent plus évidentes. Les relations commerciales sont en train de se redessiner, et l’incertitude modère les investissements dans de nombreux pays », souligne Tiff Macklem.

Le marché du travail canadien reste relativement calme. Les secteurs exposés au commerce continuent de supprimer des emplois, tandis que l’embauche reste timide dans l’ensemble de l’économie. Le taux de chômage reste à 7,1 % en septembre alors que la croissance des emplois ralentit. Toutefois le ralentissement démographique réduit le nombre d’emplois nécessaires.

La BdC prévoit que le PIB progressera de 1,2 % en 2025, de 1,1 % en 2026 et de 1,6 % en 2027.

« Même si la croissance se redresse, la trajectoire globale du PIB est plus faible qu’elle ne l’était avant le revirement de la politique commerciale américaine », observe Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) en septembre a légèrement dépassé les anticipations de la BdC, atteignant 2,4 %, ou 2,9 % hors taxe. Les mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque se sont pour leur part maintenues autour de 3 %. La BdC s’attend toutefois à ce que les pressions inflationnistes faiblissent au cours des prochains mois et pense que l’inflation globale se stabilisera autour de 2 % pendant la période de projection.

« La faiblesse que nous observons dans l’économie canadienne est plus qu’un ralentissement cyclique. C’est aussi une transition structurelle. Le conflit commercial avec les États-Unis a affaibli les perspectives économiques du Canada. Les dommages structurels causés par les droits de douane réduisent notre capacité de production et amènent des coûts supplémentaires. Ça limite la capacité de la politique monétaire à stimuler la demande tout en maintenant l’inflation à un niveau bas », prévient Tiff Macklem.

Un manque de conviction

La BdC vient de porter son taux directeur à 2,25 %, soit son niveau le plus bas depuis la mi-2022. Toutefois les experts relèvent le manque de « conviction ferme » de l’institution alors que celle-ci affirme que les taux sont maintenant « à peu près au bon endroit ». « En réalité, ça ressemble plus à de la gestion d’attentes », souligne Pierre-Benoît Gauthier, Vice-Président, Stratégie De Placement
IG Gestion de Patrimoine.

« Le marché des devises ne s’est d’ailleurs pas laissé impressionner : le huard n’a presque pas bougé, observe-t-il. Mais les taux obligataires, eux, ont réagi : les probabilités d’une autre baisse en décembre sont tombées d’environ 40 % plus tôt cette semaine à à peine 10 %. »

Si la BdC parle maintenant de faire une pause, Pierre-Benoît Gauthier estime que celle-ci ne sera que temporaire et qu’elle devra retoucher à son taux aussi tôt qu’en 2026.

« La Banque tente de faire croire qu’elle a atteint le bon niveau de taux, mais on sent surtout une institution qui veut gagner du temps. Entre la prudence affichée et le ralentissement évident des indicateurs, ce ton “à peu près au bon endroit” ressemble davantage à une parenthèse qu’à une fin de cycle. Les investissements sont faibles, les exportations souffrent du ralentissement de la demande américaine en lien avec les douanes et la consommation s’adoucit. Si les données d’inflation confirment le ralentissement, une autre coupe de taux ne serait pas surprenante », continue Pierre-Benoît Gauthier.

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