Tiff Macklem – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 02 Apr 2026 12:00:50 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Tiff Macklem – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Deux sous-gouverneurs quittent la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/deux-sous-gouverneurs-quittent-la-banque-du-canada/ Thu, 02 Apr 2026 12:00:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113154 La Banque du Canada (BdC) a annoncé deux changements à son Conseil de direction. Rhys Mendes a ainsi annoncé son départ le 10 avril prochain, alors que la sous-gouverneure Sharon Kozicki prendra sa retraite le 15 juillet.

Anciennement sous-ministre adjoint, Politiques économiques, au ministère des Finances, Rhys Mendes est devenu sous-gouverneur de la BdC en 2023. À ce titre, il supervisait les analyses de l’évolution de l’économie internationale. Il a également représenté la BdC au G7 et au G20.

« La Banque a grandement bénéficié du leadership et de l’expertise de Rhys sur la scène mondiale. Il a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du programme d’action de la présidence canadienne au G7 l’an dernier, et dans le renforcement de la coopération entre les banques centrales pour favoriser la prospérité économique et la stabilité financière au pays et à l’étranger. Ce travail a permis d’amorcer des changements qui continueront d’influencer les politiques dans les années à venir », a commenté Tiff Macklem, le gouverneur de la BdC.

Sharon Kozicki a décidé de prendre sa retraite après deux décennies auprès de la BdC. Bien que nommée sous-gouverneure en 2021, elle travaillait pour la BdC depuis 2006. À titre de sous-gouverneure, elle était chargée de superviser l’analyse de l’évolution de l’économie canadienne.

« Je remercie Sharon de son service exceptionnel et de son engagement inébranlable envers l’élaboration rigoureuse de politiques qui allient recherche, analyse et politiques. Sa perspicacité et ses vastes connaissances ont été d’une valeur inestimable pour surmonter les défis de politique monétaire dans le contexte des répercussions de la pandémie, de la montée des tensions géopolitiques et de l’évolution de la dynamique du commerce mondial », a remercié Tiff Macklem.

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Marchés de la dette : Tiff Macklem met en garde contre les risques émergents https://www.finance-investissement.com/nouvelles/marches-de-la-dette-tiff-macklem-met-en-garde-contre-les-risques-emergents/ Wed, 04 Mar 2026 16:49:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112846 Le gouverneur de la Banque du Canada met en garde contre le fait que les nouveaux acteurs sur les marchés mondiaux de la dette ne font pas l’objet d’une surveillance aussi étroite que les banques traditionnelles, ce qui pourrait entraîner de nouveaux risques dans une période marquée par l’incertitude.

Le gouverneur Tiff Macklem s’exprime mercredi à Toronto devant le Global Risk Institute, où il souligne que l’incertitude économique actuelle ne doit pas se traduire par une instabilité des marchés financiers.

Dans son discours préparé, Tiff Macklem affirme que les attaques des États-Unis et d’Israël contre l’Iran ont accru la volatilité des marchés financiers et énergétiques, en particulier en raison du manque de clarté quant à la durée du conflit.

Le gouverneur de la banque centrale indique que la montée en puissance des acteurs non bancaires sur les marchés obligataires, à savoir les fonds spéculatifs qui achètent des titres de créance souverains et les crédits privés qui jouent un rôle plus important dans l’octroi de prêts, constitue un risque qui mérite une attention particulière.

Tiff Macklem ajoute que ces nouveaux modèles présentent de nombreux avantages pour répartir les risques et maintenir le bon fonctionnement des marchés financiers mondiaux en temps normal, mais qu’ils n’ont pas encore été soumis à des tests de résistance en période de turbulences économiques généralisées.

Il met en garde contre le fait que ces acteurs privés ne sont pas soumis aux mêmes obligations de déclaration que les banques traditionnelles et que les régulateurs pourraient ne pas agir assez rapidement pour suivre et atténuer les risques émergents.

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La Banque du Canada défend l’indépendance de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-defend-lindependance-de-la-fed/ Wed, 28 Jan 2026 19:04:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112176 Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que la perte d’indépendance de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) aurait des répercussions sur les marchés financiers canadiens en raison de l’intégration des deux économies.

Lors d’une conférence de presse tenue après la dernière décision sur le taux directeur, le gouverneur Tiff Macklem dit qu’il est difficile de prédire quelles seraient les répercussions, mais que le maintien de l’indépendance de la Fed est bénéfique pour les Américains et les Canadiens.

Les commentaires de Tiff Macklem interviennent alors que le président américain Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises le président de la Fed, Jerome Powell, et la banque centrale pour ne pas avoir agi plus rapidement pour réduire les taux.

Donald Trump a considérablement intensifié sa confrontation avec la Fed au début du mois, le département de la Justice ayant ouvert une enquête et menacé de poursuites criminelles, ce que Jerome Powell a qualifié de «prétextes» dans la campagne du président visant à prendre le contrôle de la politique américaine en matière de taux d’intérêt.

Tiff Macklem fait partie des banquiers centraux du monde entier qui ont affirmé leur «solidarité totale» avec M. Powell et ont souligné que l’indépendance des banques centrales est la pierre angulaire de la stabilité des prix, des finances et de l’économie.

Les économistes avertissent qu’une Fed politisée qui cède aux exigences du président nuira à sa crédibilité en tant que combattante de l’inflation et conduira probablement les investisseurs à exiger des taux plus élevés avant d’investir dans les bons du Trésor américain.

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BdC : vers un maintien des taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bdc-vers-un-maintien-des-taux/ Mon, 26 Jan 2026 12:45:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112069 De nombreux économistes s’attendent à ce que le taux directeur de la Banque du Canada reste inchangé cette semaine, et peut-être même jusqu’à la fin de l’année.

La banque centrale rendra mercredi sa première décision sur les taux d’intérêt pour 2026.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers tablaient vendredi à près de 89 % sur un maintien des taux cette semaine.

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en décembre, après deux baisses consécutives d’un quart de point au second semestre 2025.

Lors de cette décision, le gouverneur a indiqué que la banque centrale estimait que la politique monétaire était à un niveau approprié pour équilibrer une économie turbulente et des pressions inflationnistes persistantes.

L’économiste de la Banque TD, Rishi Sondhi, a écrit vendredi dans une note que les prévisionnistes devraient prendre au mot la Banque du Canada en ce qui concerne les prévisions de taux.

« La Banque a répété à plusieurs reprises qu’elle était satisfaite de l’orientation actuelle de sa politique, à condition que l’économie évolue globalement conformément aux prévisions », a-t-il rappelé.

« Il faudrait une croissance économique nettement inférieure aux prévisions ou un ralentissement significatif du marché du travail pour forcer les décideurs politiques à sortir de leur réserve. »

Tiff Macklem a dit que les responsables de la Banque du Canada estiment que l’inflation devrait se maintenir autour de son objectif de 2 % pour l’année à venir, mais que si les perspectives changent, la banque centrale est « prête à réagir ».

Données économiques

Selon Avery Shenfeld, économiste en chef à la CIBC, aucune des données économiques publiées depuis la décision prise en décembre par la Banque du Canada n’était suffisamment surprenante pour la faire renoncer à sa position attentiste.

L’inflation annuelle a été plus élevée que prévu, à 2,4 % en décembre, mais le taux de chômage a bondi à 6,8 % au cours du mois. Les premières données suggèrent également un ralentissement de la croissance au quatrième trimestre de l’année.

« Il semble que l’économie ait de nouveau ralenti au quatrième trimestre, que l’inflation ne s’écarte pas de manière significative des objectifs de la Banque du Canada et que le taux de chômage reste trop élevé pour être rassurant », a expliqué Avery Shenfeld.

La banque centrale publiera également des projections actualisées pour l’économie et l’inflation parallèlement à sa décision de mercredi sur les taux d’intérêt.

La CIBC fait partie des prévisionnistes qui s’attendent à ce que la Banque du Canada ne relève ni n’abaisse les taux d’intérêt en 2026.

Les dernières années, depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la reprise qui a suivi, ont été marquées par des cycles d’assouplissement et de resserrement relativement rapides.

Avery Shenfeld a souligné que, lorsqu’une banque centrale arrive au terme de son cycle de taux d’intérêt, il est plus courant que le taux directeur reste inchangé pendant un an ou plus, le temps que l’économie s’adapte au nouveau taux d’emprunt.

Des anticipations

Bien que Avery Shenfeld ne s’attende à aucun changement dans la position de la banque centrale mercredi, il a estimé que Tiff Macklem pourrait modérer son discours à l’égard d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire, ne serait-ce que pour contrer les attentes du marché concernant une hausse des taux cette année.

« Lorsque les marchés apprennent d’une banque centrale qu’elle a terminé son assouplissement, ils commencent à dire : “Bon, la prochaine étape doit être une hausse, et commençons à en évaluer la probabilité” », a-t-il détaillé.

Les anticipations d’un changement des taux d’intérêt peuvent avoir autant d’impact que la baisse ou la hausse elle-même. Par exemple, les anticipations à long terme concernant les taux directeurs sont intégrées dans les prix du marché obligataire, que les prêteurs utilisent pour fixer les taux d’intérêt des prêts hypothécaires et autres prêts.

Avery Shenfeld a avancé que, même si les taux hypothécaires ne sont pas particulièrement bas, les indications de la Banque du Canada selon lesquelles les baisses de taux sont terminées pourraient inciter certains acheteurs immobiliers à se lancer ce printemps, plutôt que de suivre la tendance récente qui consiste à attendre plus longtemps dans l’espoir d’obtenir un taux plus bas.

Les entreprises surveillent également les signaux de la Banque du Canada lorsqu’elles prennent des décisions d’investissement et d’autres décisions de planification, mais Avery Shenfeld a fait remarquer que le taux d’intérêt de la banque centrale n’a pas été la principale source d’incertitude pour les entreprises au cours de l’année écoulée.

Les perspectives des principales industries canadiennes confrontées aux droits de douane imposés par les États-Unis restent incertaines, compte tenu de la révision prévue de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui aura lieu plus tard cette année.

Selon Avery Shenfeld, la Banque du Canada pourrait voir son taux perturbé si un autre choc grave, tel qu’un ralentissement soudain du marché boursier, frappait l’économie cette année, mais que le sort des droits de douane américains semble jusqu’à présent être le risque le plus évident en 2026.

« Le commerce international reste de loin la plus grande menace à l’horizon, et celle qui pourrait finir par contraindre la Banque du Canada à abandonner sa position attentiste et à assouplir davantage sa politique si les barrières commerciales s’aggravent », a-t-il conclu.

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Tiff Macklem appuie Jerome Powell https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tiff-macklem-appuie-jerome-powell/ Tue, 13 Jan 2026 11:58:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111879 Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, prend la défense de son homologue américain Jerome Powell, alors que le président de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) fait l’objet d’une enquête pénale menée par le département de la Justice du président Donald Trump.

Jerome Powell a dévoilé dimanche que le département américain de la Justice avait assigné la Fed à comparaître à la fin de la semaine dernière en lien avec le témoignage qu’il avait donné au Sénat en juin au sujet d’un projet de rénovation des bâtiments de la Réserve fédérale à Washington, D.C.

Selon Jerome Powell, la menace d’une mise en accusation pénale était une réponse au refus des responsables monétaires indépendants du sud de la frontière d’abaisser les taux d’intérêt, conformément aux souhaits de Donald Trump.

Tiff Macklem avait déjà apporté son soutien à Jerome Powell face aux pressions de l’administration Trump et il affirme lundi dans une déclaration que le président de la Fed « incarne le meilleur du service public » et qu’il bénéficie de son « soutien total ».

Il ajoute que Jerome Powell fait « un très bon travail dans des circonstances difficiles » et prend les décisions de la Fed « sur la base de données factuelles, et non de considérations politiques ».

La Banque du Canada et la Fed américaine fonctionnent toutes deux indépendamment du gouvernement et fixent les taux d’intérêt dans le but de maintenir l’inflation à 2 % par an. La Fed a un double mandat supplémentaire qui consiste à promouvoir le plein emploi dans l’économie américaine.

Donald Trump a critiqué Jerome Powell pour ne pas avoir réduit les taux d’intérêt assez rapidement afin de stimuler la croissance économique.

Des mesures de « pays pauvres »

Selon Tiff Macklem, l’indépendance des banques centrales est essentielle pour assurer la stabilité des prix et donne aux responsables de la politique monétaire la latitude nécessaire pour prendre des décisions difficiles qui profitent à l’économie, « sans ingérence politique à court terme ».

Lundi, un groupe bipartite composé d’anciens présidents de la Fed et d’économistes de renom a comparé les mesures prises par l’administration Trump à celles adoptées dans des pays plus pauvres.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers ne s’attendent pas, lundi, à ce que la Banque du Canada ou la Fed américaine réduisent leurs taux d’intérêt lors de leurs prochaines décisions à la fin du mois de janvier.

Certains analystes ont observé que la réaction modérée du marché reflète la conviction largement répandue que Jerome Powell pourrait réussir à se défendre contre les allégations selon lesquelles sa description aux législateurs du projet de 2,5 milliards de dollars américains de la Fed était criminelle.

Le président Trump a utilisé à plusieurs reprises des enquêtes — qui pourraient ou non aboutir à une mise en accusation — pour attaquer ses rivaux politiques, notamment la gouverneure de la Fed Lisa Cook, la procureure générale de New York Letitia James et James Comey, l’ancien directeur du FBI.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré aux journalistes que Donald Trump n’avait pas demandé au département de la Justice d’enquêter sur Jerome Powell.

« Une chose est sûre, le président l’a clairement indiqué, c’est que Jerome Powell est mauvais dans son travail, a expliqué Mme Leavitt. Quant à savoir si Jerome Powell est un criminel, c’est une question à laquelle le département de la Justice devra répondre. »

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La Banque du Canada serait capable de faire sa propre cryptomonnaie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-serait-capable-de-faire-sa-propre-cryptomonnaie/ Tue, 16 Dec 2025 20:24:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111675 La Banque du Canada est prête à développer sa propre cryptomonnaie stable, si jamais le gouvernement lui confiait cette mission.

La décision de produire ou non une cryptomonnaie nationale revient au gouvernement fédéral, a précisé le gouverneur de la banque centrale, Tiff Macklem, à Montréal, mardi, lors d’un échange avec la présidente de la Chambre du Montréal métropolitain, Isabelle Dessureault.

« Jusqu’à ce point-ci, les élus ont décidé que le Canada n’était pas prêt, a-t-il répondu. Si ça change, nous sommes prêts.

« Nous avons fait beaucoup de travail, chez nous, pour regarder cette possibilité et de se préparer de manière politique, de manière technique », a-t-il dit.

Si émettre sa propre cryptomonnaie à court terme n’est pas dans les cartons pour l’instant, la banque centrale se prépare à réglementer la cryptomonnaie stable en collaboration avec le ministère des Finances, a dit Tiff Macklem plus tôt dans son discours.

« Le but, c’est que la population canadienne puisse profiter de l’innovation des jetons stables en toute sécurité », a expliqué le gouverneur.

Une cryptomonnaie stable joue un rôle différent des cryptomonnaies, comme le bitcoin, dont la valeur fluctue selon l’offre et la demande. « (Le bitcoin) s’utilise mal au quotidien, a nuancé Tiff Macklem. C’est en réalité plutôt un placement, mais spéculatif. »

Le but d’une cryptomonnaie stable est de pouvoir être convertie avec une devise. « Ce genre de cryptomonnaie est plus prometteur comme forme de paiement, mais on ne peut pas vraiment prédire son rôle dans l’avenir de l’argent », a-t-il dit.

Il a aussi mentionné que la Banque du Canada se prépare à réviser son mandat en 2026. Chose certaine, l’objectif de maintenir l’inflation aux alentours de 2 % ne sera pas remis en cause, selon lui. « On est convaincu que c’est la meilleure cible. »

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La BdC abaisse son taux directeur à 2,25 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-abaisse-son-taux-directeur-a-225/ Wed, 29 Oct 2025 14:10:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110591 Le ralentissement économique et les prévisions d’une inflation revenant près de la cible de 2 % ont incité le Conseil de direction à abaisser le taux directeur de 25 points de base. Conformément aux anticipations des experts, la Banque du Canada (BdC) a ainsi réduit son taux directeur à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte est désormais fixé à 2,5 %, tandis que le taux de rémunération des dépôts s’établit à 2,20 %.

« Pour soutenir l’économie durant cette période d’ajustement, nous avons réduit le taux directeur de 50 points de base avec nos deux dernières décisions. Au total, c’est 100 points de base depuis le début de l’année », explique Tiff Macklem dans sa déclaration préliminaire.

Une situation économique tendue

Malgré la résilience de l’économie mondiale face à la hausse historique des droits de douane américains, la Banque du Canada explique sa décision notamment par les tensions commerciales persistantes. Selon les projections du Rapport sur la politique monétaire, la croissance de l’économie mondiale sera d’environ 3,25 % en 2025 et tournera autour de 3 % en 2026 et en 2027.

Si l’activité économique américaine est restée vigoureuse, notamment grâce aux investissements en intelligence artificielle, la Banque du Canada relève le ralentissement de la croissance de l’emploi et la hausse des prix à la consommation. Dans la zone euro, la croissance est en décélération alors qu’en Chine, les investissements des entreprises se sont affaiblis.

Du côté de l’économie canadienne, la chute des exportations et la faiblesse des investissements des entreprises ont mené à une contraction de 1,6 % au deuxième trimestre. De leur côté, les dépenses des ménages ont augmenté, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait donc être faible dans la deuxième moitié de 2025. Mais cette croissance devrait ensuite se raffermir avec la reprise des exportations et des investissements des entreprises.

Conflit commercial : un frein structurel à l’économie canadienne

« Même si l’économie mondiale s’est montrée résiliente face à la hausse des droits de douane américains et à l’incertitude accrue, les conséquences deviennent plus évidentes. Les relations commerciales sont en train de se redessiner, et l’incertitude modère les investissements dans de nombreux pays », souligne Tiff Macklem.

Le marché du travail canadien reste relativement calme. Les secteurs exposés au commerce continuent de supprimer des emplois, tandis que l’embauche reste timide dans l’ensemble de l’économie. Le taux de chômage reste à 7,1 % en septembre alors que la croissance des emplois ralentit. Toutefois le ralentissement démographique réduit le nombre d’emplois nécessaires.

La BdC prévoit que le PIB progressera de 1,2 % en 2025, de 1,1 % en 2026 et de 1,6 % en 2027.

« Même si la croissance se redresse, la trajectoire globale du PIB est plus faible qu’elle ne l’était avant le revirement de la politique commerciale américaine », observe Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) en septembre a légèrement dépassé les anticipations de la BdC, atteignant 2,4 %, ou 2,9 % hors taxe. Les mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque se sont pour leur part maintenues autour de 3 %. La BdC s’attend toutefois à ce que les pressions inflationnistes faiblissent au cours des prochains mois et pense que l’inflation globale se stabilisera autour de 2 % pendant la période de projection.

« La faiblesse que nous observons dans l’économie canadienne est plus qu’un ralentissement cyclique. C’est aussi une transition structurelle. Le conflit commercial avec les États-Unis a affaibli les perspectives économiques du Canada. Les dommages structurels causés par les droits de douane réduisent notre capacité de production et amènent des coûts supplémentaires. Ça limite la capacité de la politique monétaire à stimuler la demande tout en maintenant l’inflation à un niveau bas », prévient Tiff Macklem.

Un manque de conviction

La BdC vient de porter son taux directeur à 2,25 %, soit son niveau le plus bas depuis la mi-2022. Toutefois les experts relèvent le manque de « conviction ferme » de l’institution alors que celle-ci affirme que les taux sont maintenant « à peu près au bon endroit ». « En réalité, ça ressemble plus à de la gestion d’attentes », souligne Pierre-Benoît Gauthier, Vice-Président, Stratégie De Placement
IG Gestion de Patrimoine.

« Le marché des devises ne s’est d’ailleurs pas laissé impressionner : le huard n’a presque pas bougé, observe-t-il. Mais les taux obligataires, eux, ont réagi : les probabilités d’une autre baisse en décembre sont tombées d’environ 40 % plus tôt cette semaine à à peine 10 %. »

Si la BdC parle maintenant de faire une pause, Pierre-Benoît Gauthier estime que celle-ci ne sera que temporaire et qu’elle devra retoucher à son taux aussi tôt qu’en 2026.

« La Banque tente de faire croire qu’elle a atteint le bon niveau de taux, mais on sent surtout une institution qui veut gagner du temps. Entre la prudence affichée et le ralentissement évident des indicateurs, ce ton “à peu près au bon endroit” ressemble davantage à une parenthèse qu’à une fin de cycle. Les investissements sont faibles, les exportations souffrent du ralentissement de la demande américaine en lien avec les douanes et la consommation s’adoucit. Si les données d’inflation confirment le ralentissement, une autre coupe de taux ne serait pas surprenante », continue Pierre-Benoît Gauthier.

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Le ministre des Finances du Canada était à Washington https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-ministre-des-finances-du-canada-etait-a-washington/ Mon, 20 Oct 2025 11:38:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110457 Le ministre des Finances et du Revenu national du Canada, François-Philippe Champagne, a coprésidé une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7 avec le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem.

Le ministre a aussi pris part aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, et à une table ronde ministérielle pour discuter du soutien à l’Ukraine et de la coopération en vue de sa reconstruction économique.

Ces réunions connexes du G20, du FMI et du Groupe de la Banque mondiale se tenaient à Washington D.C., du 14 au 16 octobre.

Le ministre Champagne a par ailleurs dirigé une activité avec les ministres des Finances du G7, les gouverneurs des banques centrales et des représentants de pays en développement et d’économies émergentes d’Afrique, du Pacifique et des Caraïbes, qui a porté sur les moyens d’assurer la viabilité de la dette et de renforcer la résilience en situation de crise. Des représentants de l’Afrique du Sud, de la Jamaïque, de l’Angola, de Palau et du Cap-Vert y ont pris part.

Dans ce cadre, le ministre a annoncé que le Canada verserait 12 millions de dollars (M$) au Groupe de la Banque mondiale pour mettre sur pied un nouveau forum sur la résilience face aux crises, ainsi que 2 M$ au Mécanisme de gestion de la dette de la Banque mondiale afin d’améliorer la transparence en matière de dette.

Le ministre Champagne a aussi tenu une série de discussions bilatérales avec différents homologues, dont le secrétaire au Trésor des États-Unis, Scott Bessent, la chancelière du Royaume-Uni, Rachel Reeves, la ministre de Singapour, Indranee Rajah, et le vice-premier ministre et le ministre de l’Économie et des Finances de la Corée du Sud, Koo Yun-cheol.

Le ministre a finalement présidé une activité à l’intention des ministres des Finances du G7 et des gouverneurs des banques centrales portant sur la fraude, la criminalité financière et l’intelligence artificielle. Des représentants de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la République de Corée, de Singapour et du Groupe d’action financière ont aussi participé aux échanges portant sur les pratiques exemplaires.

« Partout dans le monde et ici chez nous, les gens ressentent les effets de l’incertitude économique. C’est pourquoi le Canada travaille en étroite collaboration avec ses partenaires pour renforcer l’économie mondiale. Les réunions de cette semaine réaffirment le rôle du Canada en tant que partenaire actif et fiable. En apportant un soutien indéfectible à l’Ukraine et en investissant dans la résilience économique mondiale, nous posons concrètement les fondements d’une économie plus sûre et plus prospère pour tous », a déclaré le ministre François-Philippe Champagne.

Les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale ont généralement lieu en octobre à Washington pendant deux années consécutives, et dans un autre pays membre la troisième année.

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Le gouvernement dispose d’ancrages budgétaires https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-gouvernement-dispose-dancrages-budgetaires/ Thu, 18 Sep 2025 12:41:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109903 Le premier ministre Mark Carney insiste sur le fait que son gouvernement dispose bel et bien d’ancrages budgétaires, après que le directeur parlementaire du budget (DPB) par intérim a exprimé des inquiétudes concernant les dépenses publiques.

Mardi, Jason Jacques a déclaré devant un comité de la Chambre des communes qu’il doutait que le gouvernement fédéral maintienne ses cibles budgétaires, ce qui, selon lui, suscite « une vive inquiétude » chez ses collaborateurs.

Mercredi, lors d’un échange houleux avec le chef conservateur Pierre Poilievre à la période des questions, Mark Carney a affirmé que le gouvernement dispose bel et bien de cibles budgétaires qui guident le processus budgétaire.

« Nous allons dépenser moins pour que le pays puisse investir davantage. Nous allons équilibrer le budget de fonctionnement en trois ans. Notre niveau d’endettement diminuera », a-t-il assuré.

Sous l’ancien premier ministre Justin Trudeau, le gouvernement libéral avait fixé des cibles budgétaires — plafonnant le déficit annuel à 1 % du PIB et maintenant un ratio dette/PIB en baisse — pour montrer qu’Ottawa gérait la dette publique de manière responsable.

Mark Carney soutient que le pays connaîtra une baisse de la dette et que son gouvernement bâtira l’économie la plus forte du G7.

Pierre Poilievre a accusé le chef libéral d’avoir nommé Jason Jacques pour un mandat de six mois afin que Mark Carney puisse « le menacer s’il dit la vérité sur le désastre financier causé par le premier ministre ».

Jason Jacques a été nommé remplaçant intérimaire du directeur du budget sortant, Yves Giroux, au début du mois, soit avant la rentrée parlementaire. Une nouvelle nomination permanente au poste de DPB requiert l’approbation du Parlement.

Mark Carney a déclaré qu’il saluait l’occasion de parvenir à un consensus sur un nouveau DPB « dans le nouvel esprit de collaboration » à la Chambre des communes.

Cependant, il a esquivé les questions de Pierre Poilievre à propos de l’ampleur du déficit qui figurera dans le budget qui sera déposé le 4 novembre. Au lieu de cela, le premier ministre a réaffirmé son engagement à équilibrer le volet opérationnel du budget d’ici trois ans.

Mark Carney a défendu la situation budgétaire du Canada en disant que le fait que le taux d’intérêt de la banque centrale est inférieur à celui des États-Unis témoigne de la prudence du gouvernement. La Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ont toutes deux abaissé leur taux d’intérêt directeur d’un quart de point mercredi, après une longue période de pause.

Le taux directeur de la Banque du Canada s’établit désormais à 2,5 % après sa première baisse depuis mars, tandis que celui de la Fed se situe dans une fourchette de 4 à 4,25 % après sa première baisse en neuf mois.

« Ce que je sais, c’est que le taux d’intérêt canadien est bien inférieur au taux américain. Il est plus bas parce que la situation budgétaire du pays est solide et que le gouvernement a un plan pour stimuler l’économie », a déclaré Mark Carney.

Pierre Poilievre a rétorqué que « l’effondrement de l’économie fait baisser les taux d’intérêt » et a continué d’affirmer que le déficit public faisait grimper l’inflation.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a déclaré mercredi que la banque centrale avait abaissé son taux directeur parce que les risques liés au conflit tarifaire américain s’étaient déplacés de la hausse de l’inflation vers un affaiblissement de l’économie.

La prochaine décision de la Banque du Canada sur les taux sera prise le 29 octobre, moins d’une semaine avant le très attendu budget d’automne du gouvernement fédéral.

Mark Carney a annoncé une série de dépenses depuis les élections du printemps, notamment des plans visant à accroître rapidement les investissements en défense et en infrastructures, tout en réduisant les coûts opérationnels.

Tiff Macklem a indiqué que la Banque du Canada attend un budget complet montrant la cohérence de ces plans de dépenses avant d’ajuster ses modèles.

« Une fois le budget disponible, nous évaluerons les répercussions des plans du gouvernement sur les perspectives économiques, notamment sur la croissance, l’inflation et, en fin de compte, les taux d’intérêt », a-t-il déclaré.

Tiff Macklem estime que la politique budgétaire est mieux adaptée pour gérer les impacts sectoriels des droits de douane américains, tandis que le taux d’intérêt de la Banque du Canada peut atténuer l’impact plus large des fluctuations économiques qui en résulteraient.

« La politique monétaire ne peut pas annuler les effets des droits de douane. Elle peut tout au plus tenter d’aider l’économie à s’ajuster au niveau macroéconomique, tout en maîtrisant l’inflation », a-t-il affirmé.

La première sous-gouverneure de la Banque du Canada, Carolyn Rogers, a laissé entendre que la banque centrale évaluerait le budget de novembre lorsqu’elle prendra sa dernière décision de l’année sur les taux d’intérêt en décembre.

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Baisse du taux directeur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/baisse-du-taux-directeur/ Wed, 17 Sep 2025 13:48:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109878 Suivant la prédiction des experts, la Banque du Canada (BdC) a abaissé son taux cible du financement à un jour de 25 points de base, le ramenant à 2,5 %. Le taux officiel d’escompte s’établit désormais à 2,75 %, tandis que le taux de rémunération des dépôts est fixé à 2,45 %.

Après être restée ferme lors des trois dernières annonces, malgré les tensions liées la guerre commerciale, la banque centrale du Canada a choisi d’abaisser son taux directeur. Cette annonce était plus qu’attendu par la plupart des experts.

« Pendant la récente période de bouleversements commerciaux, le Conseil de direction a procédé avec prudence, en portant une attention particulière aux risques et aux incertitudes pour l’économie canadienne », explique le gouverneur Tiff Macklem dans sa déclaration préliminaire à la conférence de presse suivant la décision de politique monétaire.

« C’est pas mal un consensus, au vu des dernières informations, que la Banque du Canada devrait décréter cette baisse-là », déclarait ainsi Jimmy Jean, économiste en chef à Desjardins quelques jours avant l’annonce officielle. Selon lui, l’économie a besoin de stimulation.

Dans son annonce, la BdC souligne que la croissance économique mondiale montre des signes de ralentissement.

Aux États-Unis, les consommateurs font preuve de prudence face à la hausse de l’inflation et le ralentissement de la croissance de l’emploi. En Europe, les droits de douane mettent également un frein à la croissance.

« Après être demeurée résiliente face à la hausse marquée des droits de douane américains, la croissance économique mondiale montre maintenant des signes de ralentissement », observe Tiff Macklem.

« C’est parti. Un nouveau cycle de baisse des taux a officiellement commencé. La faiblesse du marché du travail au pays et le répit accordé par la Réserve fédérale américaine ont ouvert la voie à un nouvel assouplissement des conditions par la Banque du Canada. L’économie canadienne a connu des difficultés ces derniers mois, et les données sont désormais trop faibles pour être ignorées », commente par courriel Pierre-Benoît Gauthier, Vice-Président, Stratégie de Placement chez IG Gestion de Patrimoine.

Moins d’optimisme dans les chiffres

Les droits de douane et l’incertitude commerciale pèsent lourd sur l’économie canadienne. Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut canadien a reculé d’environ 1,5 %. Dans le même temps, les exportations ont chuté de 27 %. Les investissements des entreprises ont baissé.

« L’économie canadienne est touchée tant par les droits de douane que par l’imprévisibilité de la politique commerciale des États-Unis », analyse Tiff Macklem.

Du côté des ménages, la consommation a connu une solide progression ces derniers mois. Toutefois, la Banque du Canada s’attend à un ralentissement à court terme.

Les chiffres liés à l’emploi sont en baisse ces deux derniers mois. La croissance de l’emploi a ralenti, reflétant de faibles intentions d’embauche. Le taux de chômage, en hausse depuis mars, a atteint 7,1 % en août, et la croissance des salaires continue de se modérer.

En août, l’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation s’est chiffrée à 1,9 % et à 2,4 % abstraction faite des taxes.

« L’inflation ne constitue plus une raison convaincante d’attendre. […] Après trois réunions consécutives sans changement, le risque de croissance a définitivement dépassé le risque d’inflation », souligne Pierre-Benoît Gauthier.

« Les effets perturbateurs des changements commerciaux feront monter les coûts et pèseront sur l’activité économique. Il est difficile de prédire l’ampleur des hausses de coûts, quels produits seront touchés et la façon dont elles pourraient être répercutées sur les prix à la consommation », résume le gouverneur Tiff Macklem.

« Vu la stabilité relative des droits de douane américains depuis quelques semaines, l’incertitude à court terme pourrait avoir légèrement diminué. Mais l’attention se tourne maintenant vers l’examen prochain de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Les nouvelles menaces de l’administration américaine voulant qu’elle utilise les droits de douane pour exercer des pressions géopolitiques contribuent également à l’incertitude mondiale », continue-t-il.

Face à l’affaiblissement de l’économie et aux risques persistants liés à l’inflation, le Conseil de direction a conclu qu’une baisse du taux directeur s’imposait afin de mieux équilibrer les risques.

« Un degré considérable d’incertitude demeure. Mais étant donné que l’économie s’est affaiblie et que les risques à la hausse entourant l’inflation ont diminué, le Conseil de direction a jugé qu’une réduction du taux directeur était appropriée pour mieux équilibrer les risques dans l’avenir », commente Tiff Macklem.

Malgré cette baisse et les menaces entourant l’ACEUM, Tony Stillo, directeur de l’économie canadienne chez Oxford Economics, et Michael Davenport, économiste principal ne croient pas qu’il s’agisse du début d’un véritable cycle de baisse des taux menant à une politique monétaire fortement expansionniste.

Ces derniers tablent sur une autre réduction de taux de 25 points de base lors de la prochaine réunion avant que la BdC ne fasse une pause. Ils soulignent d’ailleurs qu’un important plan de relance budgétaire est attendu dans le budget fédéral cet automne, ce qui devrait assurer un soutien temporaire à l’économie.

« Au sud de la frontière, l’orientation politique devrait être similaire, et nous prévoyons que lors du prochain cycle, les deux économies chercheront à maintenir les taux réels à peine au-dessus de zéro. Cela permettra également à l’inflation de contribuer à réduire le poids de la dette. Il n’est pas clair s’il s’agit là de l’objectif secret de la stratégie ou d’un effet secondaire heureux, mais ça ne pourra certainement pas nuire aux budgets des deux pays. Ce n’est peut-être pas une bonne nouvelle pour les détenteurs d’obligations, mais pour les actions, c’est un contexte favorable », ajoute Pierre-Benoît Gauthier.

Une bonne nouvelle pour les futurs propriétaires

Cette baisse représente une excellente nouvelle pour les Canadiens en quête d’une propriété, de même que pour les détenteurs de prêts hypothécaires à taux variable et ceux qui s’apprêtent à renouveler leur emprunt. Bien que les mensualités demeurent plus élevées qu’à l’époque des taux historiquement bas de 2020-2021, les conditions actuelles sont déjà nettement plus avantageuses qu’il y a un an, souligne Alexandre Bélanger, directeur de district chez TD, dans un courriel envoyé à la rédaction.

Il estime que le taux directeur a chuté de plus de 40 % depuis septembre 2024. Ce repli pourrait inciter de nombreux acheteurs potentiels à revenir sur le marché, malgré le prix élevé des maisons.

Ces bouleversements des dernières années ont d’ailleurs modifié les comportements des emprunteurs, observe l’expert. « Les consommateurs magasinent de plus de plus et essaient de prévoir leur achat ou leur renouvellement hypothécaire », note-t-il.

Quant au choix entre un taux fixe ou variable dans le contexte actuel, il rappelle qu’il n’existe pas « de solution universelle lorsqu’il est question de prêts hypothécaires ». Tout dépend des besoins et de la situation de chaque emprunteur. D’où l’importance, selon lui, de consulter un professionnel.

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