technologie | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/technologie/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 23 Jan 2026 12:12:03 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png technologie | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/technologie/ 32 32 Sanctions : quand la technologie devient indispensable à la gestion du risque https://www.finance-investissement.com/nouvelles/sanctions-quand-la-technologie-devient-indispensable-a-la-gestion-du-risque/ Fri, 23 Jan 2026 12:12:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111977 Une enquête de McKinsey révèle des retards en matière de conformité.

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La multiplication des sanctions internationales force les sociétés de services financiers à revoir en profondeur leur approche de la conformité. Longtemps perçue comme un enjeu relevant surtout des banques et des courtiers, la gestion du risque lié aux sanctions s’impose désormais à l’ensemble de la chaîne financière, y compris aux acteurs du post-marché comme les dépositaires et les chambres de compensation.

C’est ce que met en lumière une analyse de McKinsey, fondée sur l’édition 2025 de l’enquête Sanctions Benchmark Survey menée avec l’International Securities Services Association (ISSA). L’étude révèle un écart marqué entre la prise de conscience des risques et la maturité réelle des dispositifs mis en place pour les gérer.

Explosion du nombre de sanctions

Le contexte est sans équivoque. En mars 2025, environ 82 000 personnes et entités étaient visées par des sanctions à l’échelle mondiale, soit près de cinq fois plus qu’en 2017. En Europe et au Royaume-Uni, leur nombre a doublé entre 2020 et 2023, illustrant l’intensification rapide des régimes de sanctions.

Cette évolution s’accompagne d’un durcissement de leur application. Depuis 2017, les autorités européennes ont infligé 480 millions d’euros d’amendes pour non-conformité aux sanctions, dont près de 90 millions pour la seule année 2024. À titre comparatif, les sanctions financières imposées aux États-Unis sur la même période atteignent environ 57 millions d’euros. Ces montants témoignent du risque financier croissant auquel s’exposent les institutions mal préparées.

Une responsabilité élargie

Le rapport remet en question une croyance encore répandue : celle selon laquelle le risque de sanctions serait essentiellement traité en amont des transactions. En pratique, les prestataires de services de titres peuvent être exposés de manière directe ou indirecte, notamment par des structures de propriété complexes, des bénéficiaires effectifs opaques ou des relations entre entités liées.

Les sanctions — qu’il s’agisse de gels d’avoirs, d’interdictions sectorielles ou de restrictions commerciales — peuvent également viser des titres financiers eux-mêmes. Cette réalité élargit considérablement le périmètre de risque et oblige les organisations à adopter une vision plus globale de leurs activités.

Des défis multiples et interconnectés

L’enquête, menée auprès de 18 institutions représentant l’ensemble de l’écosystème des services de titres (grands dépositaires internationaux, banques dépositaires mondiales, sociétés de gestion d’actifs, bourses et courtiers), brosse un portrait nuancé. Toutes les organisations interrogées affirment revoir régulièrement leurs ressources et leurs budgets consacrés à la conformité aux sanctions. Toutefois, les pratiques opérationnelles restent très hétérogènes.

Parmi les principaux obstacles cités par les répondants figure la complexité des régimes de sanctions contradictoires (41 % des répondants), suivie par les problèmes de qualité et de disponibilité des données (35 %). L’automatisation limitée (29 %) et les solutions technologiques insuffisantes (24 %) complètent le tableau.

Le filtrage : une solution qui a ses limites

La plupart des entreprises procèdent à un filtrage quotidien de leurs contreparties et clients contre les listes de sanctions. Les institutions de premier plan privilégient le « filtrage basé sur le delta », qui consiste à surveiller uniquement les nouvelles données ou les changements récents. Cette méthode vise à améliorer l’efficacité opérationnelle, mais elle comporte aussi des angles morts.

Si le filtrage des données statiques — comme les noms des clients directs, des contreparties contractuelles ou des codes ISIN — est largement répandu, seules quelques institutions étendent systématiquement ces contrôles à des éléments situés plus en aval de la chaîne des titres, comme certains prospectus ou entités indirectement liées. Ces choix sont souvent dictés par la disponibilité des données et par des interprétations réglementaires variables.

Un défi majeur réside dans la granularité insuffisante des indicateurs de performance. Peu d’entreprises suivent des métriques détaillées, comme les délais de traitement des enquêtes par produit ou les alertes par emplacement géographique, ce qui complique la prise de décision stratégique.

L’IA, une solution en émergence

Face à ces défis, l’utilisation de l’analyse avancée et de l’intelligence artificielle progresse, mais lentement. Selon l’enquête, la majorité des institutions utilisent la technologie pour des contrôles de base, notamment pour détecter des tentatives simples de contournement des sanctions. En revanche, seules quelques organisations ont recours à des outils plus sophistiqués, comme l’analyse de réseaux visant à repérer des schémas complexes de dissimulation.

L’intérêt pour l’IA générative — y compris l’IA dite agentique — est en croissance. Toutefois, la plupart des répondants indiquent en être encore au stade des projets pilotes ou des expérimentations, et non d’un déploiement à grande échelle. L’automatisation des tâches manuelles et la réduction des faux positifs figurent parmi les bénéfices les plus souvent évoqués.

Six leviers pour combler l’écart

Pour renforcer durablement la gestion du risque lié aux sanctions, les auteurs de l’étude identifient six priorités :

  1. Mettre en place des mesures de contrôle avancées pour détecter avec précision les tentatives de contournement des sanctions.
  2. Utiliser l’IA pour renforcer l’efficacité et l’efficience du triage
  3. Exploiter l’IA générative et agentique pour automatiser les tâches manuelles, tout en assurant une protection adéquate.
  4. Renforcer la collecte et l’accessibilité des informations tout en se conformant aux règles de protection des données personnelles.
  5. Optimiser les processus en minimisant les fausses alertes et en perfectionnant le suivi des indicateurs de performance essentiels.
  6. Garantir des ressources adéquates et optimiser le modèle opérationnel afin d’assurer la conformité aux sanctions.

Selon les auteurs, Alexander Verhagen, associé chez McKinsey à Bruxelles, et Vasiliki Stergiou, associée au bureau de Londres, ces transformations sont devenues incontournables dans un contexte de surveillance réglementaire accrue. Sans un virage technologique et organisationnel, les institutions risquent de voir l’écart se creuser entre leurs obligations et leurs capacités réelles à y répondre.

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2026 : voir au-delà des géants américains https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/2026-voir-au-dela-des-geants-americains/ Wed, 14 Jan 2026 11:00:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111869 FOCUS FNB — Les stratèges restent optimistes, mais appellent à une diversification plus réfléchie.

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Après une autre année solide pour les marchés boursiers, tant en Amérique du Nord qu’à l’international, les stratèges en placement demeurent globalement optimistes pour 2026. En parallèle, un consensus se dessine toutefois autour de la nécessité d’une diversification plus prudente, au-delà des grandes actions de croissance américaines à très forte capitalisation, dominées par les célèbres « sept magnifiques » (Magnificent Seven).

Le thème de l’intelligence artificielle (IA) demeure un moteur central de la croissance économique. Toutefois, plusieurs stratèges recommandent pour 2026 d’élargir la perspective quant aux entreprises susceptibles d’en bénéficier.

Les gains de productivité découlant des applications de l’IA « devraient permettre à des pays comme les États-Unis, qui affichent des multiples plus élevés, de soutenir ces valorisations, affirme Michael Greenberg, premier vice-président, gestionnaire de portefeuille et chef de la gestion de portefeuilles pour les Amériques chez Franklin Templeton Investment Solutions à Toronto. Et cela pourrait aussi débloquer de la valeur dans des marchés moins bien évalués comme l’Europe et même les marchés émergents. »

S’adressant à un auditoire de conseillers à Toronto, Michael Greenberg a précisé qu’il ne s’agissait nullement d’abandonner les actions américaines. « Elles jouent évidemment un rôle très important dans les portefeuilles. » Or, à plus long terme, il recommande aux portefeuilles surpondérés en titres américains de se diversifier vers l’Europe, les marchés émergents et le Canada.

Selon les perspectives 2026 de Vanguard, publiées par Placements Vanguard Canada, troisième fournisseur de fonds négociés en Bourse (FNB) au pays, les actions technologiques américaines pourraient bien maintenir leur élan, compte tenu du rythme des investissements et de la croissance anticipée des bénéfices.

Toutefois, ajoute Vanguard, « des occasions de placement plus attrayantes émergent ailleurs, même pour les investisseurs les plus optimistes quant au potentiel de l’IA. Notre conviction à cet égard s’accroît et reflète les rendements observés lors de cycles technologiques précédents. »

Selon les projections des marchés des capitaux de Vanguard pour les cinq à dix prochaines années, les meilleurs profils risque-rendement parmi les placements cotés en bourse se trouvent dans les titres à revenu fixe américains de grande qualité, suivis des actions américaines axées sur la valeur et des actions des marchés développés hors États-Unis.

Marc Seidner, chef des placements pour les stratégies non traditionnelles chez le géant mondial de l’investissement PIMCO, dont les filiales comprennent PIMCO Canada, établie à Toronto, a décrit les actions américaines comme étant chères en apparence, mais recelant encore de la valeur sous-jacente.

Le secteur technologique, soutient Marc Seidner, est entré dans une phase plus intensive en capital, les dépenses liées à l’IA étant de plus en plus financées par l’endettement plutôt que par les flux de trésorerie disponibles. « Lorsque les valorisations élevées sont concentrées dans un petit nombre de sociétés, il n’est pas difficile de trouver des actions attrayantes sur le plan de la valeur, présentant des caractéristiques souhaitables comme des bilans solides et une croissance saine, souligne-t-il. Il faut envisager de s’orienter vers des secteurs sous-évalués plutôt que de courir après les segments les plus chers du marché. »

Dans ses perspectives 2026, la société américaine Invesco, dont la filiale canadienne est Invesco Canada, a également mis en lumière des « occasions intéressantes » au-delà du secteur technologique propulsé par l’IA. « Nous croyons que les actions sont plus attrayantes sur le plan des valorisations dans les marchés hors États-Unis, les sociétés à plus faible capitalisation et les secteurs cycliques aux États-Unis », indique le rapport, cosigné par Brian Levitt, stratège en chef mondial des marchés chez Invesco, et Benjamin Jones, chef mondial de la recherche.

De son côté, le BlackRock Investment Institute, affilié de recherche du chef de file canadien des FNB BlackRock Asset Management Canada, recommande de maintenir une surpondération des actions américaines.

« Nous estimons que le thème de l’IA est soutenu par des bénéfices solides, des marges bénéficiaires résilientes et des bilans robustes chez les grandes sociétés technologiques cotées », indique le rapport de perspectives de BlackRock.

Sadiq Adatia, chef des placements chez BMO Gestion mondiale d’actifs (BMO GMA), s’attend à ce que la poursuite de l’assouplissement des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada « soutienne les valorisations et prolonge le rallye actuel » des marchés boursiers nord-américains.

Tout en demeurant prudemment optimiste, Sadiq Adatia souligne que BMO GMA reconnaît que « l’orientation des politiques publiques, la stabilité de l’emploi et les effets des tarifs définiront la prochaine phase du cycle ».

Il estime que la loi américaine One Big Beautiful Bill Act « devrait stimuler l’économie en 2026 en augmentant le revenu disponible des ménages grâce à des baisses d’impôt permanentes et de nouvelles déductions, tout en favorisant l’investissement des entreprises, ce qui mènerait à une croissance plus forte, à la création d’emplois et à des hausses salariales ».

Au pays, CI Gestion mondiale d’actifs (CI GMA) s’attend à ce que le marché boursier canadien affiche une performance « raisonnablement bonne », avec des rendements se situant entre 5 % et 10 %, conformément aux moyennes historiques.

« Les entreprises canadiennes devraient voir la croissance de leurs bénéfices soutenue par des niveaux plus élevés de dépenses des consommateurs et des gouvernements, la transmission continue de la baisse des taux d’intérêt et l’augmentation de l’investissement des entreprises », indique CI GMA dans ses perspectives de marché 2026.

Le gestionnaire de fonds suppose une issue « raisonnable » aux négociations commerciales avec les États-Unis, tout en avertissant que les valorisations du marché canadien ont augmenté au cours de neuf des dix derniers trimestres. Par rapport aux niveaux historiques et aux rendements obligataires, les actions canadiennes ne sont ni chères ni bon marché, et CI GMA ne s’attend pas à des gains importants découlant de l’expansion des multiples.

Gestion de Placements TD (GPTD) souligne que, même à ses récents sommets historiques, l’indice composé S&P/TSX se négocie toujours à escompte par rapport au S&P 500. Dans ses perspectives optimistes pour le Canada, GPTD cite la hausse des projets d’investissement liés aux infrastructures, aux minéraux critiques et à la transition énergétique, ainsi qu’une forte demande mondiale pour les produits de base, notamment l’or, l’uranium et les métaux de base.

« Les investisseurs pourraient de plus en plus considérer la composition sectorielle du Canada — énergie, matériaux et services financiers — comme le complément idéal à un marché américain dominé par la technologie », conclut GPTD.

Du côté des marchés obligataires, les stratèges de BlackRock privilégient les obligations gouvernementales canadiennes aux bons du Trésor américain, en particulier pour les échéances plus longues. Aux États-Unis, BlackRock s’attend à ce que les coûts élevés du service de la dette et la sensibilité des acheteurs nationaux aux prix incitent les investisseurs à exiger une prime plus élevée pour détenir des obligations à long terme.

À l’inverse, la position budgétaire plus solide du Canada et des perspectives de croissance plus modestes devraient maintenir les rendements à long terme relativement stables, selon BlackRock. Le gestionnaire met toutefois en garde contre les risques liés au budget fédéral axé sur l’investissement du premier ministre Mark Carney, en raison de la nécessité d’attirer suffisamment de capitaux privés.

Enfin, évoquant la baisse des rendements des fonds du marché monétaire, PIMCO recommande de passer de l’encaisse vers des obligations de grande qualité « afin de verrouiller les rendements et de se positionner pour une appréciation du capital à mesure que les taux d’intérêt diminuent ». PIMCO privilégie les obligations de deux à cinq ans.

Les écarts de crédit demeurent serrés, avertit Marc Seidner, appelant à la prudence à l’égard des titres de crédit de moindre qualité : « Nous suggérons aux investisseurs d’examiner attentivement leurs positions et de se demander s’ils sont réellement compensés pour les risques de crédit potentiels, l’illiquidité, la baisse des rendements et le manque de transparence. »

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2026, l’année de la maturité numérique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/2026-lannee-de-la-maturite-numerique/ Tue, 06 Jan 2026 13:10:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111727 IA dominante, cryptos plus institutionnelles.

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Entre montagnes russes sur les marchés numériques et concentration historique du pouvoir boursier entre les mains des géants technologiques, 2025 n’aura laissé aucun investisseur indifférent. Derrière la volatilité, un mouvement de fond s’impose : l’intégration croissante des actifs numériques dans les portefeuilles institutionnels.

C’est ce que mettent en lumière les analyses croisées de Nick Mersch, gestionnaire de portefeuille, et de Paul Pincente, vice-président des actifs numériques, dans un article publié par Purpose Investment le 17 décembre 2025.

Essor de l’IA

L’intelligence artificielle (IA) est passée du statut de nouveauté à celui de moteur de revenus et d’innovation. Les « hyperscalers », ces fournisseurs de service infonuagiques, ont investi massivement, et les usages de l’IA touchent maintenant de nombreux domaines : soutien client, codage, publicité, analyse de données et productivité. Les dépenses en capital se transforment en revenus récurrents pour les entreprises du secteur.

Les investissements en IA sont colossaux, et cette vague pourrait constituer une infrastructure fondamentale pour l’économie sur la prochaine décennie.

Cela étant dit, un risque de bulle existe sur certaines valeurs individuelles, mais le cycle global de l’IA reste solide. Les investisseurs devront privilégier les entreprises capables de monétiser l’IA et de convertir les dépenses en revenus récurrents et en flux de trésorerie.

Cryptomonnaies : entre turbulences et maturité

La fin de 2025 a été marquée par une forte volatilité sur le marché des cryptomonnaies, accompagnée d’un « nettoyage » du secteur, notamment par l’élimination de l’endettement excessif et la mise à l’épreuve des récits les plus audacieux.

2026 s’annonce comme une année de maturité turbulente : le marché pourrait devenir plus fiable, mais restera agité. Si les conditions macroéconomiques s’améliorent, une reprise spectaculaire est possible.

Les fonds négociés en Bourse (FNB) et la réglementation traduisent les cryptomonnaies dans un langage institutionnel, avec des normes de garde et d’exploitation. Les cryptos stables facilitent des paiements réels, et la tokenisation devient une infrastructure concrète.

Le marché des cryptos devient plus fiable, capable de survivre à sa propre excitation.

Valorisation technologique et cycle d’investissement

Le secteur technologique a brillé en 2025, mais la distinction entre valorisation fondée sur les fondamentaux et glamour basé sur l’espoir sera cruciale en 2026.

Les infrastructures de base et certaines plateformes méritent des valorisations élevées, tandis que les entreprises sans feuille de route économique sont les plus exposées à une correction.

Le cycle de dépenses en capital dans la technologie est le plus important jamais observé, avec des fournisseurs d’hyperscale prévoyant investir des dizaines de milliards de dollars investis annuellement en IA.

IA et crypto en résumé pour 2026

Les modèles d’IA devraient s’intégrer profondément dans les flux de travail : IA argentique capable de gérer des tâches complexes, systèmes multimodaux, produits adaptés verticalement à chaque secteur.

Les organisations performantes seront celles qui transformeront leurs processus autour de l’IA et mettront en place une infrastructure nécessaire à la gouvernance, à la sécurité et à la qualité des données.

La valeur se concentrera sur les plateformes orchestrant modèles et agents, les fournisseurs de logiciels apportant des résultats commerciaux précis, ainsi que l’infrastructure et les outils pour un déploiement sécurisé et conforme.

Pour les cryptos, le marché sera plus fiable, mais restera turbulent, avec une sélection accrue des entreprises solides.

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Innovation financière : un nouveau terrain d’essai sous supervision https://www.finance-investissement.com/nouvelles/innovation-financiere-un-nouveau-terrain-dessai-sous-supervision/ Mon, 22 Dec 2025 12:11:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111536 L’OCRI ouvre un bac à sable règlementaire.

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Pour encadrer l’adoption des nouvelles technologies dans l’industrie, l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) met en place un bac à sable réglementaire. Cette « Boîte à innovations » offrira aux sociétés réglementées un environnement sécurisé où tester et déployer des technologies innovantes et de nouveaux produits.

« L’initiative veillera à ce que nous favorisions l’innovation tout en gardant à l’avant-plan notre mandat de protection des investisseurs et de maintien de marchés équitables et efficients », a affirmé Alexandra Williams, première vice-présidente à la stratégie, à l’innovation et à la protection des parties prenantes à l’OCRI.

Concrètement, les entreprises participantes pourront obtenir des autorisations temporaires et des dispenses ciblées pour accélérer leurs projets d’innovation technologique sous supervision. Objectif : faciliter l’innovation tout en maintenant les normes de protection des investisseurs.

Les entreprises dont les projets seront approuvés devront répondre à des exigences strictes en matière de divulgation tout au long de la période d’essai. Elles devront notamment déclarer tout écart par rapport au plan initial et signaler rapidement les résultats inattendus, précise l’OCRI, qui vise ainsi à créer un équilibre entre la promotion de l’innovation et la gestion des risques.

Le bac à sable servira également de laboratoire d’apprentissage pour l’OCRI. L’organisme pourra recueillir des données sur le terrain qui serviront à élaborer ses positions réglementaires sur des enjeux peu explorés afin d’améliorer la lecture des risques associés aux nouvelles technologies et de leurs impacts sur l’écosystème financier.

Ce dispositif s’inscrit dans un contexte de transformation rapide du secteur financier, marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, des chaînes de blocs et l’automatisation, avec l’irruption de technologies qui bouleversent les modèles d’affaires traditionnels et créent de nouveaux défis réglementaires.

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BlackRock privilégie les actions américaines et les obligations canadiennes en 2026 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/blackrock-privilegie-les-actions-americaines-et-les-obligations-canadiennes-en-2026/ Wed, 17 Dec 2025 12:59:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111451 La technologie devrait soutenir les actions américaines, tandis que la solidité des finances publiques canadiennes avantage sa dette.

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Les actions canadiennes ont surperformé cette année, en grande partie grâce à la vigueur de l’or, mais pour l’année à venir, le BlackRock Investment Institute recommande une surpondération des actions américaines, tout en maintenant une pondération neutre pour le Canada.

Dans un nouveau rapport, la firme a présenté ses perspectives de placement pour 2026, affirmant demeurer « pro-risque » et enthousiaste envers le secteur technologique, ce qui sous-tend sa recommandation de maintenir une surpondération en actions américaines.

« Nous voyons le thème de l’IA soutenu par de solides bénéfices, des marges résilientes et des bilans en bonne santé chez les grandes sociétés technologiques cotées », indique le rapport, ajoutant que l’assouplissement continu de la politique monétaire américaine et la réduction globale de l’incertitude des politiques publiques appuient également cette position.

Pour le Canada, bien que les rendements boursiers aient surpassé ceux des États-Unis et des marchés développés cette année, ces gains sont concentrés dans le secteur des matériaux, « où les sociétés aurifères représentent environ les trois quarts de l’industrie ».

À l’avenir, toutefois, cette surperformance portée par l’or ne devrait pas se maintenir durablement.

« L’or nous plaît comme diversificateur tactique, avec des moteurs de rendement uniques, mais nous ne considérons pas le métal précieux comme une couverture de portefeuille à long terme », dit BlackRock.

En conséquence, l’institut demeure neutre sur les actions canadiennes, « étant donné la plus faible présence du secteur technologique et les liens commerciaux étroits du Canada avec les États-Unis ».

Bien que l’incertitude liée au commerce « ait diminué par rapport à son sommet », BlackRock voit ce défi continuer de peser sur l’économie et les marchés canadiens, « alors que le pays s’adapte à un environnement commercial mondial en mutation ».

Parmi les facteurs macroéconomiques, la faiblesse du marché du travail, une inflation « persistante » et des tarifs douaniers plus élevés « assombrissent les perspectives », ajoute le rapport.

Les tarifs américains pourraient encore « constituer un frein important » à l’économie canadienne. « Beaucoup dépendra de l’évolution des négociations commerciales Canada–États-Unis, déjà nombreuses cette année, en 2026, particulièrement en vue de la révision de l’ACEUM (Accord Canada–États-Unis–Mexique) prévue d’ici juillet. »

Par ailleurs, même si la Banque du Canada a fourni un certain stimulus monétaire cette année, BlackRock s’attend à ce qu’elle maintienne ses taux inchangés en 2026, « alors qu’elle évalue l’effet des tarifs douaniers ».

Du côté budgétaire, le plus récent budget fédéral, « axé sur le commerce, les infrastructures, la défense et la productivité », pourrait stimuler la croissance et réduire les déficits, mais « dépendra de son exécution et de la capacité d’attirer suffisamment de capitaux privés pour investir 1 000 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années ».

Obligations : avantage au Canada

Malgré les incertitudes, en revenu fixe, BlackRock favorise les obligations du gouvernement du Canada plutôt que les obligations du Trésor américain, « surtout pour les échéances plus longues », notamment en raison de la préoccupation croissante concernant la soutenabilité des finances publiques américaines.

« Nous passons à une sous-pondération tactique des obligations du Trésor américain à long terme, car nous voyons les coûts élevés du service de la dette et les acheteurs domestiques sensibles aux prix inciter les investisseurs à exiger une compensation plus élevée pour le risque associé à la détention de titres à long terme », indique le rapport.

Au Canada, ces pressions structurelles « sont plus faibles », ajoute BlackRock soulignant que la « meilleure position budgétaire » du pays et des perspectives de croissance plus modestes devraient maintenir les rendements à long terme « relativement ancrés ».

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Enjeux et solutions pour réduire les délais de transferts de comptes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/enjeux-et-solutions-pour-reduire-les-delais-de-transferts-de-comptes/ Wed, 10 Dec 2025 13:00:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111532 Le statu quo est inacceptable, mais le diable semble se trouver dans les détails.

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L’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRI) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) veulent s’attaquer aux nombreux problèmes liés aux transferts de comptes de clients dans une tentative d’en uniformiser les processus de transfert. Le 8 octobre était la date limite pour la soumission de mémoire de la part des parties prenantes de l’industrie.

Dans sa consultation, l’OCRI, ciblait notamment quatre solutions : l’automatisation et l’élimination des processus manuels ; l’uniformisation et la normalisation par l’adoption de normes opérationnelles claires ; rendre les institutions responsables des retards ; la collaboration de toutes les parties pour assurer l’interopérabilité des systèmes.

L’OCRI privilégie le développement d’une solution technologique uniforme et homogène pour tout le secteur.

Lire : Inefficients transferts de comptes

Ces mémoires, soumis par une trentaine de sociétés et d’organismes de défense des intérêts des consommateurs, conviennent tous que les processus de transferts ont grandement besoin d’être améliorés. Fait rare : une poignée de commentaires proviennent même de clients qui racontent comment pénible a été leur transfert d’une firme à une autre. Ceux-ci s’ajoutent aux cas de transferts longs et laborieux qu’évoquent les acteurs du secteur financier. Voici un résumé de quelques mémoires.

Le mémoire de MICA Capital énumère la multitude de facteurs irritants que les problèmes de transferts font subir aux acteurs de l’industrie. Ainsi, quand il est cessionnaire, MICA doit faire face, par exemple, à la difficulté de savoir à quelles coordonnées transmettre les demandes de transfert, à des tentatives de rétention de la part de l’institution cédante « allant parfois jusqu’à l’acharnement et même des menaces », l’impossibilité de transférer la totalité d’un compte, certains titres ne pouvant pas être transférés, car MICA ne possède pas la compétence pour les détenir (titres d’actions individuelles, obligations d’entreprises)

Par ailleurs, quand il agit à titre d’institution cédante, MICA affronte des difficultés de communiquer avec l’institution cessionnaire, des manques d’informations sur les formulaires reçus, des obligations de faire des retenues obligatoires ou des versements prescrits pour certains types de comptes.

Résultat : « Les délais de transferts peuvent varier de moins de 10 jours ouvrables à 60 jours ou plus, selon les institutions », résume Mouvement Desjardins.

Il ne faut pas oublier que l’investisseur est le vrai perdant, rappelle Kenmar Associates, un organisme de défense des intérêts des clients : il perd l’accès à ses avoirs pendant la période de transfert, manque des occasions de transaction et doit acquitter des frais de transfert atteignant souvent 150 $ ou plus par compte.

« Les délais représentent un facteur qui affecte fortement les consommateurs, par exemple, un retraité ayant voulu transférer son REER a vécu d’importants retards, ce qui lui a causé du stress financier et de l’anxiété. La situation a duré plusieurs mois », écrit l’Union des consommateurs.

Certaines institutions sont-elles plus coupables que d’autres dans l’accumulation d’obstacles, demande l’AMF ? « Notre expérience démontre que les délais les plus longs et les stratégies de rétention les plus agressives proviennent le plus fréquemment du secteur bancaire », affirme Cloutier Groupe financier. L’Union des consommateurs en constate autant.

Bien sûr, les blocages ne sont pas réservés aux banques. Les types de produits eux-mêmes suscitent des obstacles. Par exemple, les comptes non-enregistrés présentent plus d’obstacles que les comptes enregistrés, constatent autant MICA que l’Union des consommateurs. À cela s’ajoutent les catégories d’inscription, comme le relève Desjardins : « Nous constatons un manque d’uniformité généralisé au sein de l’industrie, particulièrement pour les catégories d’inscription en valeurs mobilières qui ne sont pas tenues d’être membres de l’OCRI. »

C’est dire que la normalisation que visent l’OCRI et l’AMF doit s’étendre au-delà de la seule autorité de l’OCRI, comme le souhaitent MICA, Groupe financier PEAK, l’Union des consommateurs et IDC Worldsource Insurance Network. Il faudra assurer une cohérence « avec les exigences d’autres entités telles que OCRI, ACCAP, CCRRA, et ce afin d’éviter les disparités », souligne MICA.

Établir un délai maximal

La question clé concerne les délais de transfert : « Croyez-vous qu’un délai de transfert maximal uniforme pour l’ensemble des secteurs doive être imposé ? », questionnent les régulateurs. Dix jours constituent la référence et sont souvent acceptés d’acteurs de l’industrie financière, mais il y a beaucoup de « mais ».

« Un des principaux problèmes liés aux délais est que nombre d’institutions impliquées dans la réinscription, le rachat ou la confirmation des avoirs ne sont pas membres de l’OCRI, constate le mémoire de Questrade. Ce sont précisément ces processus qui entraînent généralement les retards les plus importants dans les transferts. »

Cela dit, Questrade se rallie quand même à une règle de 10 jours ouvrables. Kenmar Associates juge un délai de 10 jours « complètement déraisonnable », et insiste pour qu’on prône de 3 à 5 jours.

Attention que l’exception ne devienne la norme, avertit MICA, car les cas d’exception sont nombreux : « Pour les comptes pour lesquels il existe des entraves connues à l’avance (ex : FERR, FRV, REEE, REEI, etc.), nous nous interrogeons sur la pertinence d’imposer aux courtiers cédant et cessionnaire un délai défini. Souvent, ces derniers ne contrôlent pas ces délais. Nous croyons que si un délai fixe devait être déterminé, il devrait être un peu plus long et qu’il devrait demeurer une possibilité d’y déroger pour des circonstances hors du contrôle du cédant. »

Sujet controversé que celui des démarches de rétention des clients. Personne ne demande de les abolir, car elles sont légitimes. Mais il faut les limiter, conviennent les commentateurs, MICA proposant qu’elles se fassent dans les 5 jours ouvrables de la notification d’une demande de transfert. »

Un thème majeur de la consultation est celui des incitatifs versés par une firme qui accueille un nouveau conseiller qui amène sa clientèle avec lui. Faut-il les dévoiler ? MICA juge que c’est une question privée. PEAK prend le contrepied, évoquant la possibilité de conflits d’intérêts : « Les transferts en bloc sont très souvent liés aux primes de signature et aux structures de rémunération basées sur l’actif sous gestion. Ces incitatifs financiers, bien que permis, motivent des mouvements collectifs qui ne découlent pas toujours des besoins réels des clients. Ces pratiques devraient être encadrées par une exigence de divulgation obligatoire. »

Cloutier Groupe financier propose aussi d’encadrer ou limiter ces incitatifs financiers et d’en exiger la divulgation.

Technologie, formulaires et données

L’OCRI et l’AMF insistent beaucoup sur la mise en place d’une plateforme technologique unique susceptible d’uniformiser et d’accélérer les transferts. L’OCRI en fait un des deux éléments nécessaires à toute solution. C’est un impératif auquel se rallie une majorité de commentaires, tout le monde mettant de l’avant le besoin impérieux de mettre au point des formulaires standardisés. « L’absence de standardisation des formulaires et des processus technologiques pour procéder aux transferts représente un enjeu important de protection des consommateurs », soutient l’Union des consommateurs.

Fundserv, un des premiers intéressés par un tel projet, lance une mise en garde contre le fait de penser en termes de formulaires fixes plutôt que d’échanges de données fluides. « Toute nécessité de fournir ou de recevoir un “formulaire” spécifique, plutôt qu’une transmission de données, (…) crée un risque de retard important dans le processus de transfert. »

MICA souligne aux régulateurs l’importance de rester sensible aux coûts supplémentaires qu’une telle solution pourrait engendrer pour sa mise en place et son maintien. « Les sociétés (courtiers ou institutions financières) payent déjà actuellement des frais importants pour utiliser les services des plateformes existantes (ex : Fundserv, CANNEX ou NELTC ou autres). Il serait important de le considérer et de s’assurer d’éviter que des coûts additionnels ne soient engendrés », lit-on dans leur mémoire.

Un commentateur anonyme soulève une question qui touche probablement au fondement des problèmes de transfert. « La firme cédante détient le contrôle de tout le processus, et il n’y aucun incitatif pour elle de traiter une requête rapidement. » La raison est simple : « Maintenir les actifs dans les comptes est une activité qui génère du revenu, et le transfert est une activité qui fait perdre du revenu. »

L’auteur anonyme reconnaît que s’attaquer à ce « nerf de la guerre » n’est pas chose facile, mais il avance quelques solutions. Notamment, il propose : « La réception d’une requête de transfert (…) devrait entraîner l’arrêt immédiat de tout programme à base de frais… »

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Novembre : Regain d’intérêt pour les FNB d’actions https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/novembre-regain-dinteret-pour-les-fnb-dactions/ Wed, 10 Dec 2025 11:05:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111510 FOCUS FNB – Les créations nettes franchissent un record mensuel avec 13,8 milliards de dollars en novembre.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) ont connu un mois record de créations nettes en novembre avec 13,8 milliards de dollars (G$), comparativement à 9,4 G$ en octobre, portant l’actif sous gestion en FNB canadiens à 700 G$. Ce résultat bat le précédent record mensuel établi en mars 2025, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes. Les FNB d’actions représentent plus de la moitié des entrées nettes mensuelles (7,4 G$). Les FNB de titres è revenu fixe ont attiré 4,1 G$, soit le double d’octobre. Les FNB de matières premières ont réalisé leur meilleure performance depuis août 2024 avec 492 millions de dollars (M$) de créations nettes. Les FNB multiactifs ont attiré 1,1 G$. Les FNB inversés/à effet de levier ont capté 615 M$, soutenus par la demande des particuliers et l’activité institutionnelle. Les FNB de cryptoactifs ont enregistré des entrées nettes de 63 M$ après un mois d’octobre négatif.

Les FNB d’actions ont enregistré 7,4 G$ en novembre, comparativement à 5,3 G$ en octobre. Les actions canadiennes tirent leur épingle du jeu, avec des créations nettes de 3,6 G$, suivies par les FNB d’actions internationales (2,4 G$), menées par les actions mondiales (1,2 G$). Un regain d’intérêt est enregistré depuis l’escalade de la guerre commerciale menée par les États-Unis au début de l’année, observe BNMF. Les FNB d’actions américaines ferment le trio de tête avec 1,3 G$, principalement grâce aux FNB pondérés par capitalisation (ZSP, QUU, VFV).

Les FNB indiciels canadiens à large couverture (XIU, QCN, XIC) affichent 4,5 G$ en créations nettes mensuelles en progression par rapport aux mois précédents. Les FNB dividendes / revenu ont connu près de 1 G$ d’entrées nettes.

Les FNB d’actions du secteur des services financiers (ZEB) et l’énergie renouent avec les créations nettes après plusieurs mois de rachats avec 444 M$ pour le secteur financier, leur plus forte entrée depuis juillet 2025 et des créations nettes de 53 M$ pour le secteur de l’énergie. Les services publics, les technologies, l’énergie et les soins de santé enregistrent également des créations nettes. Le secteur canadien des télécommunications (via le FNB Global X RING), enregistre à lui seul 148 M$ en entrées nettes, note le rapport. Le secteur de l’immobilier enregistre les seules sorties nettes du mois.

Les FNB d’actions gérés activement ont aussi enregistré des entrées importantes, dépassant les 100 M$, signale BNMF.

Revenu fixe : en reprise

Les FNB de titres à revenu fixe affiche affichent des créations nettes de 4,1 G$, plus du double d’octobre. BNMF observe qu’un réalignement possiblement institutionnel a amené des retraits du FNB obligataire gouvernemental à long terme ZFL vers le FNB obligataire corporatif large ZCB. Le même phénomène touche certains FNB de revenu fixe de BMO.

Les FNB du marché monétaire (ZMMK, MNY, CMR) ont attiré 675 M$, leur plus haut niveau depuis avril 2025. Parmi les catégories de FNB d’obligations affichant les plus fortes hausses en pourcentage : les obligations nord-américaines (DXBB), les obligations étrangères (VGAB), les obligations à haut rendement (ZHY) et les obligations à rendement réel (QTIP).

Crypto et matières premières

En novembre, les FNB de cryptoactifs ont retrouvé des entrées nettes avec 63 M$, après un mois d’octobre de rachats nets, principalement grâce au bitcoin.

Les FNB de matières premières ont attiré 492 M$, dominés par le FNB ZCOM de BMO et par le CCOM de CI, ainsi que par les produits adossés à l’or et, dans une moindre mesure, à l’argent. Les matières premières affichent le plus fort pourcentage d’augmentation parmi toutes les classes d’actifs en novembre, souligne le rapport.

Les FNB multiactifs ont cumulé 1,1 G$ en créations nettes en novembre, grâce aux FNB d’allocation d’actifs. Les FNB à effet de levier ou inversés ont attiré 615 M$.

Du côté des fournisseurs

RBC iShares domine les créations nettes de novembre avec 3,2 G$ devant BMO (2,7 G$), Vanguard (1,5 G$), Fidelity (1,2 G$) et Mackenzie (1,1 G$). BNI enregistre des rachats nets (265 M$) ainsi que CI GAM. Au niveau des produits, RBC iShares obtient la plus forte entrée nette pour un FNB (XIU : 810 M$) et BMO le plus important rachat net du mois (ZFL : 738 M$).

Le marché canadien compte désormais 48 émetteurs, avec l’arrivée de True Exposure et un fonds alternatif liquide (TERP), et Rocklinc, avec un FNB d’actions mondiales orienté « valeur » (RKLC).

Au total, 12 nouveaux FNB ont été lancés en novembre, contre une quarantaine en octobre, traduisant un recentrage sur la qualité ou la consolidation du marché, selon BNMF. Invesco a étoffé sa gamme « Income Advantage » avec de nouvelles options de devises. Manuvie a lancé plusieurs FNB de revenu fixe et un FNB mondial d’actions actives. Purpose et LongPoint ont élargi leur gamme de FNB à action unique.

Les FNB ESG canadiens ont connu des sorties nettes de 161 M$ en novembre, ce qui porte les créations nettes cumulées depuis le début de l’année à 1,5 G$. La majorité des sorties nettes de novembre provient d’un retrait institutionnel du FNB NSGE (BNI Sustainable Global Equity). Aucun FNB ESG n’a enregistré plus de 50 M$ d’entrées en novembre, précise BNMF.

Par ailleurs, notons que, depuis le début de l’année, les créations nettes de FNB ont atteint 108 G$, soit un record annuel, alors que l’année n’est pas terminée. Les FNB d’actions ont capté la part du lion (56,5 G$), par rapport aux FNB de titres à revenu fixe (32,9 G$) et aux FNB multiactifs (11,1 G$).

RBC iShares a capté 23,3 G$ en créations nettes pour les 11 premiers mois de 2025, suivie de Vanguard (20,1 G$), Fidelity (19,5 G$), BMO (17,8 G$), TD (6,8 G$) et Mackenzie (6,3 G$).

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Back office : des progrès réels, une exécution inégale https://www.finance-investissement.com/edition-papier/barometre-de-lassurance/back-office-des-progres-reels-une-execution-inegale/ Mon, 08 Dec 2025 11:02:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111351 BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE - Les outils évoluent, mais pas toujours au rythme des conseillers.

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Les outils d’arrière-guichet (back office) offerts par les agences en assurance (AA) progressent dans un paysage contrasté. Des outils de plus en plus perfectionnés n’empêchent pas des frustrations de conseillers en sécurité financière. Les innovations technologiques sont saluées pour leur capacité à améliorer la productivité. Pourtant, des enjeux de délais, de communication et d’accès à l’information minent parfois l’efficacité. Certains conseillers décrivent des processus « très rapides et concis », tandis que d’autres parlent d’« une grosse machine de production en vase clos » à propos de leur AA.

Selon le Baromètre de l’assurance 2025, les répondants attribuent à leur AA une note moyenne de 8,5 sur 10 pour les outils et le soutien aux fonctions administratives liés au traitement des nouvelles polices, en hausse par rapport à l’an dernier (8,2). L’importance accordée à ces outils reste très élevée, avec une note moyenne de 9,1. Tandis que 61 % des répondants leur attribuent une note de 9 ou 10, 11 % se disent insatisfaits ou moyennement satisfaits. Les irritants touchent tant la qualité des outils que les lourdeurs de certains processus et, dans plusieurs cas, la capacité des équipes internes à absorber les volumes de travail liés au back office.

La situation est similaire pour les outils et le soutien de back office pour les polices en vigueur : les répondants accordent une note moyenne de 8,4 à leur agence en assurance, tout en soulignant des difficultés d’accès aux archives, aux polices anciennes ou aux historiques de transactions. Certains reconnaissent cependant des améliorations, évoquant un soutien plus « rapide et précis ». D’autres mentionnent que la performance dépend fortement des procédures des assureurs, jugées « de plus en plus lourdes ».

Plusieurs conseillers déplorent un manque de communication, des retards importants ou encore l’impossibilité de déterminer si les ralentissements proviennent du back office ou de l’assureur. D’autres soulignent un manque de collaboration : « La compagnie fait ce qu’elle a à faire, mais aucun travail collaboratif avec le conseiller », résume un représentant.

Souvent conscientes de ces enjeux, les AA déploient dans leur réseau différents outils pour améliorer la productivité.

Voici quelques outils nommés par les répondants au Baromètre de l’assurance :

  • iPipeline : faciliter le contact avec les agents généraux

Chez PPI, les notes progressent, notamment grâce à une amélioration du traitement des polices en vigueur. Christian McGuire, vice-président régional, ventes, pour le Québec de PPI, y voit l’effet d’une collaboration renforcée avec la plateforme iPipeline, qui vise à faciliter le contact entre conseillers et agents généraux. Un nombre croissant d’assureurs y transmettent désormais leurs flux de données, ce qui « offre une meilleure visibilité aux conseillers et accélère l’accès à l’information », observe le dirigeant. Cette automatisation centralise l’ensemble des opérations et réduit les frictions.

  • BlueSun : collaboration attendue

Des conseillers relèvent des irritants chez BlueSun, une suite d’outils conçus pour automatiser les processus utilisés par un grand nombre d’assureurs vie et d’agents généraux canadiens. Ces irritants se situent surtout sur le plan de la fiabilité, de la mise à jour des données et de la gestion des polices en vigueur.

Christian McGuire indique que la fiabilité des données dépend en grande partie des assureurs. « Tous les assureurs n’envoient pas encore leurs données automatiquement. Cela oblige parfois les équipes à effectuer un travail manuel », déclare-t-il. Il souligne toutefois que la situation s’améliore au fur et à mesure de l’intégration progressive de nouveaux partenaires. La messagerie sécurisée, ajoutée récemment, contribue également à uniformiser et sécuriser les échanges entre les conseillers et les assureurs, ce qu’apprécient certains répondants de PPI.

  • EVO Assurance : souscription en moins de 10 minutes

Chez l’agence carrière d’iA Groupe financier, la progression des résultats s’explique en grande partie par l’utilisation d’EVO Assurance, une plateforme appréciée des conseillers pour sa simplicité d’utilisation et sa rapidité d’exécution. Elle permet de créer facilement des fiches clients, de rédiger des analyses de besoins financiers, d’ouvrir des contrats, de procéder aux modifications et de recueillir les signatures électroniques. La majorité des demandes standards sont acceptées quasi instantanément, sans tests médicaux ni analyses sanguines, selon la firme. Développée à l’interne en collaboration avec les équipes TI et les conseillers, la plateforme est désormais utilisée par 98 % du réseau. Une version web plus intuitive a été lancée l’automne dernier, accessible sur ordinateur, tablette ou téléphone. L’outil est également offert aux conseillers indépendants.

  • Assure&go : harmonisation en cours

Les conseillers d’iA ont aussi accès à Assure&go, hérité de L’Excellence, acquise par iA en 2007. Bien que toujours fonctionnelle, cette plateforme coexiste avec des outils plus récents, ce qui peut créer des incohérences dans le suivi des ventes et la tarification. iA évalue différentes avenues pour harmoniser l’ensemble : intégration, bonification ou redéfinition complète. Samuel Lajoie, vice-président, Ventes, Agences de carrière chez iA Groupe financier, précise que, même si des défis demeurent pour les conseillers historiquement très actifs du côté de L’Excellence, ceux-ci représentent aujourd’hui moins de 20 % du réseau.

Pour soutenir les conseillers dans l’adoption de ces outils, iA déploie une structure d’accompagnement multicanal allant des directions des ventes jusqu’au centre de soutien de carrière, en passant par les équipes locales. L’entreprise mise également sur de nouveaux outils d’analyse, comme Rayon X, qui segmente la clientèle et repère les actions prioritaires, ou Parcours financier, un instrument de diagnostic financier qui renforce la qualité du conseil.

  • APEXA : formation nécessaire

SFGT utilise la plateforme numérique APEXA. Développée par BlueSun et souvent imposée par les assureurs, elle peut représenter un défi pour les nouveaux conseillers. Son utilisation n’est pas toujours intuitive, selon des représentants. L’organisation a donc mis en place un accompagnement serré, notamment pour aider les conseillers dans la création et la gestion de leur profil ainsi que dans le processus de signature. Comme APEXA constitue souvent le premier contact entre le conseiller et l’agent général, SFGT s’assure d’offrir un soutien attentif dès cette étape, assure Caroline Thibeault, directrice générale de SFGT. Ateliers en petit groupe, accompagnement individuel, webinaires interactifs. Cette approche a permis à plusieurs conseillers de devenir de véritables experts de l’outil, signale Caroline Thibeault.

  • Live Design Analysis : analyse simplifiée

IG Gestion de patrimoine mise notamment sur Live Design Analysis, un outil lancé récemment permettant de comparer différentes polices en fonction des besoins et des coûts. Une version enrichie, prévue pour 2026, intégrera l’analyse simplifiée de l’assurance invalidité. L’entreprise développe également un environnement intégré basé sur Salesforce et Conquest Planning afin de réduire la duplication des données et d’offrir une vue unifiée du dossier client. Un réseau de spécialistes technologiques régionaux accompagne les conseillers dans cette transition. Carl Thibeault, vice-président principal, ventes et distribution d’IG, reconnaît que le réseau a subi une véritable « vague de changements technologiques » à absorber et que le soutien humain est essentiel pour en maximiser les bénéfices.

Certains représentants soulignent une déconnexion entre la promesse technologique et l’expérience vécue. Des conseillers mentionnent un manque de soutien du back office ou de la difficulté à obtenir des informations de base sur les polices. Un autre déplore la nécessité de « contacter mille et un numéros » pour obtenir une réponse. Carl Thibeault est surpris de ces commentaires. Il indique que chaque assureur partenaire offre un accès direct à des contacts spécialisés et évoque plutôt des enjeux de communication ou de perception.

Délais chez les assureurs

Les délais chez les assureurs continuent de créer des frustrations. Des conseillers constatent des lenteurs importantes dans l’émission des nouvelles polices. Patrick Cloutier, président de Cloutier Groupe financier, explique que ces retards proviennent souvent de facteurs hors du contrôle des agents généraux.

Selon lui, deux éléments principaux allongent les délais d’émission des polices : la tarification, d’une part, qui dépend du rythme d’exécution propre aux assureurs. D’autre part, les services paramédicaux, souvent requis pour certaines polices, qui font face à des pénuries de personnel. Pour réduire les délais, Cloutier Groupe financier a resserré ses suivis internes afin d’éviter que les dossiers « tombent entre deux chaises ».

L’entreprise s’appuie aussi sur deux équipes spécialisées, l’une pour les nouvelles affaires et l’autre pour les polices en vigueur. Elles connaissent bien les systèmes des assureurs et entretiennent des relations personnalisées avec les conseillers, ce qui facilite la fluidité et la cohérence des échanges, indique Patrick Cloutier. La firme, dont les notes progressent sur le plan du back office en 2025, suit également de près la performance des assureurs grâce à des rapports hebdomadaires internes sur leurs délais de réponse selon le type de police, ce qui permet d’ajuster rapidement les interventions.

Avec la collaboration d’Alizée Calza et Guillaume Poulin-Goyer.

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Proposition électronique : gain de temps… pas sans irritants https://www.finance-investissement.com/edition-papier/barometre-de-lassurance/proposition-electronique-gain-de-temps-pas-sans-irritants/ Mon, 08 Dec 2025 11:01:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111405 BAROMÈTRE DE L'ASSURANCE - Son adoption progresse, mais l’expérience conseiller reste fragmentée d’un assureur à l’autre.

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Une majorité de conseillers en sécurité financière considèrent la proposition électronique comme l’outil le plus utile offert par les assureurs, selon le Baromètre de l’assurance 2025. Elle permet de travailler plus vite, de réduire les tâches répétitives, d’accélérer l’analyse des dossiers et, surtout, de servir les clients à distance.

« Cela facilite les relations commerciales avec eux [les assureurs] », résume un répondant au sondage. Un autre ajoute : « Moins il y a de technologie, moins ça va vite. »

Les avantages les plus appréciés sont la rapidité et la fluidité accrues ainsi que la diminution du temps consacré aux tâches administratives. En général, les plateformes permettent aussi d’ouvrir un compte enregistré en ligne en quelques minutes, un point apprécié des conseillers travaillant avec de jeunes familles.

Pour ceux qui jonglent entre rendez-vous, obligations personnelles et déplacements, la proposition numérique change la donne : « Cela permet de joindre davantage ma vie personnelle à ma vie professionnelle », note un répondant. La vente à distance élimine les trajets inutiles, optimise le temps et facilite la gestion des agendas.

Ces propositions sont également perçues comme sûres et fiables. Elles évitent les formulaires incomplets, réduisent les erreurs de transcription et assurent une meilleure protection des données.

D’autres outils connexes mis à disposition des conseillers bonifient l’expérience : Morningstar pour l’analyse financière, Laylah ou les solutions infonuagiques de Microsoft pour les échanges sécurisés, ou encore les systèmes de gestion de la relation client (GRC) intégrant des rappels automatiques de renouvellement.

Alors que les clients s’attendent à plus d’instantanéité, les propositions électroniques permettent d’envoyer des documents ou de proposer des comparaisons de produits en temps réel. « J’aime utiliser les plateformes d’illustrations en ligne. Elles sont claires et me permettent rapidement de faire des illustrations pour ma clientèle », explique un conseiller.

Cette rapidité améliore directement l’expérience client. Les assureurs offrant des systèmes fluides sont favorisés par les conseillers : « Je vais vendre avec des compagnies où c’est plus facile en matière de technologie », indique un sondé. La communication devient plus rapide et les suivis plus efficaces. « Ça permet de se concentrer sur les nouvelles affaires et la planification », dit un autre conseiller.

Trop de portails, trop de procédures

Malgré les progrès, des irritants ralentissent les conseillers. La multiplication des portails et des processus propres à chaque assureur complique le travail. « Les politiques et procédures varient d’un assureur à l’autre et il faut du temps pour trouver le processus approprié pour chacun », observe un conseiller. La recherche du bon formulaire, les nombreuses règles et étapes différentes freinent la productivité.

Certaines propositions électroniques sont difficiles à présenter en mode virtuel. Par exemple, des plateformes ne s’adaptent pas bien à l’écran partagé lors des rendez-vous à distance. Par ailleurs, des conseillers constatent que les exigences de conformité se sont alourdies. « Ça prend plus de temps pour la conformité, mais c’est mieux pour les ventes », estime l’un d’eux.

Le traitement des demandes pourrait être simplifié, admet Carl Thibeault, vice-président principal, ventes et distribution d’IG Gestion de patrimoine. « Aucun logiciel ne permet de tout traiter au même endroit et ça crée une charge énorme de travail », dit-il. Plusieurs agents généraux travaillent donc à intégrer les différentes plateformes des assureurs à leurs propres systèmes.

Plus de 98 % des opérations des conseillers d’IG peuvent désormais se faire à distance grâce à DocuSign et à d’autres solutions de signature électronique, ce qui permet de produire des cotations, d’établir des tarifications et de conclure des contrats en ligne tout en respectant la conformité, signale Carl Thibeault.

La firme rencontre les assureurs deux fois par an pour suivre leurs progrès technologiques et leur rappeler les attentes du terrain. « Ils sont très réceptifs », note le dirigeant, qui observe une convergence progressive des propositions électroniques, malgré les particularités de chaque assureur.

Chez PPI, la multiplicité des portails des assureurs est un problème considéré comme sérieux, selon Christian McGuire, vice-président régional pour le Québec. « C’est une frustration courante pour les conseillers. »

Pour y répondre, l’entreprise a développé une application centralisée (1APP) qui permet de soumettre des propositions à plusieurs assureurs à partir d’un seul formulaire. L’outil, d’abord lancé en anglais, sera par la suite déployé en français au Québec.

Accompagner sans imposer

Pour SFGT, les propositions électroniques sont un levier d’efficacité. Cela se ressent dans les communications de la firme avec ses conseillers. « Ils insistent et nous aident beaucoup pour que l’on produise avec les propositions électroniques », mentionne un répondant.

Chaque année, l’entreprise repère les conseillers qui ne les utilisent pas encore et se fixe l’objectif de les accompagner dans la transition. « On ne le fait pas pour notre propre gain. Quand un conseiller utilise une proposition électronique une seule fois, il voit immédiatement la rapidité de traitement et la réduction des suivis », dit Caroline Thibeault, directrice générale de SFGT.

Elle note que certains dossiers ne se prêtent pas au numérique et que plusieurs conseillers préfèrent encore le papier. L’approche de SFGT vise donc à encourager la transition, sans l’imposer.

Certains conseillers affichent une préférence pour les assureurs qui proposent les plateformes les plus efficaces. Ce n’est pas un problème, sauf si cette préférence se traduit par un produit qui n’est pas optimal pour le client. « On va pointer vers les assureurs dont les garanties sont les plus compétitives. Et s’il y a hésitation, on accompagne le conseiller », précise la directrice générale.

Moins d’erreurs, moins de retours

Un avantage majeur des propositions électroniques réside dans la réduction des erreurs. Elles éliminent les formulaires incomplets et limitent les allers-retours administratifs, souligne Patrick Cloutier, président de Cloutier Groupe Financier. Le système oblige à remplir toutes les sections nécessaires avant l’envoi. Résultat : moins de suivis et moins d’oublis.

« Pour nous, ça a un avantage. On en fait la promotion depuis longtemps et on offre du [soutien pour] la formation sur chacune des plateformes de propositions électroniques qui sont offertes par nos partenaires assureurs. »

Les conseillers adoptent généralement deux ou trois plateformes avec lesquelles ils sont à l’aise. L’agent général offre du soutien quand ils doivent en apprendre une nouvelle, par exemple pour servir un client qui a besoin d’un produit qui n’est pas offert par une des plateformes fréquemment utilisées.

Le groupe a également réduit les délais pour les rappels aux nouvelles affaires. « Rien de pire qu’un conseiller qui se demande ce qui se passe avec un dossier qu’il a soumis il y a un mois. C’est important qu’il sache où en est rendue sa demande d’assurance », dit le dirigeant.

En général, la plateforme de proposition électronique EVO d’iA Groupe financier est bien perçue des répondants, celle-ci étant assortie de nombreux outils pertinents. Certains conseillers trouvent que les propositions électroniques alourdissent le processus de conformité. Samuel Lajoie, vice-président, ventes, agences de carrière chez iA Groupe financier, rappelle que chaque étape du processus a sa raison d’être — qualité de la tarification, identification et protection du client — et que les processus sont progressivement ciblés pour être améliorés, simplifiés et accélérés.

« Il y a eu un raffinement du processus, puis on est toujours à l’affût. Si on peut enlever du superflu, on va le faire, pour notre force de vente et pour notre clientèle. On veut que le processus soit efficace pour nos clients aussi », déclare-t-il.

Avec la collaboration d’Alizée Calza et Guillaume Poulin-Goyer.

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Front office : l’efficacité passe par la maîtrise des outils https://www.finance-investissement.com/edition-papier/barometre-de-lassurance/front-office-lefficacite-passe-par-la-maitrise-des-outils/ Mon, 08 Dec 2025 10:56:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111326 BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE – Les agences offrent des outils conviviaux, mais pas toujours intégrés.

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Les outils technologiques de front office évoluent à la vitesse grand V. À peine les conseillers se familiarisent-ils avec un logiciel qu’un nouveau système fait son entrée. Cette course à l’innovation crée une double pression : les conseillers doivent sans cesse s’adapter et les agences en assurance (AA) les accompagner dans cette transition. Au bout du compte, l’enjeu est l’efficacité. Ces outils sont censés simplifier les tâches, accélérer les transactions et uniformiser le service. Mais sur le terrain, la réalité est plus nuancée.

Le sondage en ligne mené dans le cadre du Baromètre de l’assurance 2025 montre que les conseillers en sécurité financière accordent une note moyenne de 8,4 sur 10 pour les outils technologiques et le soutien de front office offerts par leur agence en assurance principale, en légère hausse par rapport à 2024 (8,2). L’importance accordée à ce critère grimpe à 9 sur 10 au Baromètre 2025, comparativement à 8,9 en 2024, ce qui indique un écart de satisfaction entre la note et l’importance notable. Les efforts portent leurs fruits, mais les attentes augmentent aussi.

En tout, 56 % des répondants se disent satisfaits de leur agence (notes de 9 ou 10), tandis que 12 % en sont insatisfaits ou tout juste satisfaits (notes de 0 à 6 sur 10), une légère amélioration par rapport à 2024 (15 %).

La responsabilité de l’adoption des outils se partage entre les agences de carrière, qui fournissent souvent un encadrement structuré, et les conseillers indépendants, plus libres, mais souvent livrés à eux-mêmes. Résultat : les expériences des sondés varient beaucoup.

« Les outils sont conviviaux, mais pas toujours intégrés », constate un conseiller. « Beaucoup d’outils fonctionnent séparément. On ne peut pas les relier à nos systèmes internes », ajoute un autre. Le manque d’uniformité des outils de gestion de relation client (GRC), aussi désignés CRM, complique aussi la collaboration : « On ne travaille pas tous avec le même système, alors c’est difficile de s’entraider », résume un représentant.

Malgré ces défis, les agences en assurance, soucieuses de l’efficience des conseillers, leur fournissent une panoplie d’outils. En voici quelques-uns.

Salesforce : puissant et exigeant

Parmi les outils les plus cités figure Salesforce. Certains conseillers saluent sa flexibilité, tandis que d’autres le trouvent lourd et lent. « C’est un bon outil, mais la firme l’utilise davantage comme un système d’archivage que de suivi des nouvelles affaires », souligne un répondant. Un sondé estime que les outils technologiques du GRC liés à la pratique sont « super », mais que ceux liés à l’assurance sont « pénibles ». « L’intégration des produits de nos clients à Salesforce n’est pas optimale », observe-t-il.

« L’outil est complexe, mais nous avons investi massivement dans la formation », explique Samuel Lajoie, vice-président, ventes, agences de carrière chez iA Groupe financier. La firme a implanté Salesforce en 2024 pour remplacer Equisoft Connect. Formations en agence, capsules vidéo, séances à distance et accompagnement individuel : l’AA ne ménage pas les efforts pour accompagner les conseillers. « Il y a beaucoup de fonctionnalités. Nous nous assurons que celles qui sont importantes pour réaliser les besoins de base des clients sont assurées », dit Samuel Lajoie. Selon lui, la clé du succès repose sur la simplicité d’accès à la formation. « Salesforce a un grand potentiel pour maximiser le suivi de la clientèle ainsi que les opportunités à travers la donnée qu’on y intègre », dit-il.

Les outils technologiques permettent aux conseillers de gagner du temps, notamment dans les transactions. Les bénéfices concrets se font déjà sentir : « Remplir un formulaire en ligne avec le client, c’est plus rapide et plus précis que sur papier. Le risque d’erreur est moindre, le traitement, accéléré. »

Le prochain objectif d’iA est d’automatiser certaines opérations afin de libérer du temps pour le conseil. Le système Modernia, en cours d’implantation, permettra aux clients d’effectuer eux-mêmes certains changements, laissant aux conseillers plus de temps pour la gestion de la relation. « On veut que la force de vente soit plus axée sur la clientèle et moins sur les opérations », précise Samuel Lajoie.

Comparer pour mieux conseiller

Chez IG Gestion de patrimoine, l’insuretech Life Design Analysis (LDA) a fait son entrée au printemps 2024. L’outil permet de comparer différentes polices d’assurance vie selon le profil du client. « C’est un outil d’analyse très concret, qui aide à identifier le meilleur produit selon le rapport qualité-prix », résume Carl Thibeault, vice-président principal Ventes et distribution d’IG. Une version simplifiée pour l’assurance invalidité est prévue à la mi-2026.

Malgré quelques irritants, il assure que l’intégration progresse rapidement. « On continue à connecter nos systèmes pour que l’information circule de façon fluide », souligne-t-il.

Miser sur le soutien humain

Le Groupe SFGT récolte de bons commentaires pour la qualité de ses outils et de son soutien. « La plateforme Equisoft/centralize est très bien », écrit un répondant. Un autre prédit : « Le transfert vers Laylah va simplifier notre travail. »

« On ne laisse pas le conseiller seul devant la technologie, affirme Caroline Thibeault, présidente de SFGT. On offre énormément de formations, un accompagnement constant et même une ligne de soutien technique. »

L’entreprise privilégie les solutions du marché plutôt que de développer ses propres outils. Elle accompagne notamment les conseillers dans l’utilisation d’APEXA, un outil de « middle-office » jugé peu intuitif. Comme APEXA constitue souvent le premier contact entre le conseiller et l’agence, SFGT mise sur un soutien personnalisé pour la création de profil et la gestion de la signature électronique.

Intégration et performance

Chez PPI, la satisfaction liée aux outils de front office progresse. Les conseillers citent deux outils phares : CapIntel et AmpLiFi.

CapIntel, un logiciel lié au CRM, permet de comparer et présenter visuellement des propositions de placements en fonds distincts. « Il offre l’ajout de courriel sécurisé et une vision sur l’ensemble des portefeuilles d’investissement, notamment pour les fonds distincts, dont le rendement, auprès de différents assureurs. Il facilite la prise de décision », explique Christian McGuire, vice-président régional, ventes de PPI pour le Québec.

AmpLiFi, offert depuis 2022, intègre conformité, marketing et reddition de comptes dans une seule plateforme d’aide à la vente (préparer les soumissions, générer des pistes, gérer les affaires en vigueur, etc.). Connecté à l’outil de marketing Web L’Interconnexion, il permet de passer de l’analyse à l’engagement sans changer de système, explique Christian McGuire. Il permet de réaliser « un gain de temps et de cohérence énorme ».

PPI vise à devenir l’intégrateur technologique numéro un du secteur. Pour y arriver, la firme consulte régulièrement ses conseillers et adapte les outils en conséquence. Au printemps, elle a lancé une nouvelle version de son portail conseiller à authentification unique (single sign-on), plus intuitive et sécurisée, accompagnée d’un programme de formation individuelle. « On veut que les conseillers travaillent de façon plus efficace, plus confiante et plus sécurisée », résume Christian McGuire.

Sécurité et automatisation

Chez Cloutier Groupe financier, la satisfaction demeure stable, mais les progrès sont tangibles. « Le lien entre Equisoft et nos autres outils s’est beaucoup amélioré », dit un conseiller.

Patrick Cloutier, président de l’entreprise, confirme que la priorité est la sécurité et l’efficacité des échanges entre l’agence et les représentants. Un portail sécurisé permet désormais aux conseillers de transmettre leur documentation directement dans un environnement protégé. « C’est plus rapide, plus sûr, et ça réduit les manipulations pour le back-office », dit-il. Ce procédé est d’abord appliqué aux produits d’assurance-investissement, mais sera graduellement étendu à d’autres gammes de produits.

L’intégration du portail avec Equisoft Connect automatise le classement des documents dans le GRC du conseiller. « Plus besoin d’importer manuellement les fichiers : ils se synchronisent automatiquement. C’est un gain de temps et de fiabilité énorme », ajoute-t-il.

La transformation numérique du front office semble bien engagée chez les agences en assurance. Cependant, elle reste un chantier en mouvement. Certains conseillers saluent la qualité des outils et la disponibilité des équipes de soutien, tandis que d’autres s’inquiètent de la vitesse des changements, qui risque de leur faire « perdre des données critiques ».

Pour les AA, le défi consiste à trouver l’équilibre entre innovation et stabilité. Trop d’outils, trop vite peuvent miner la confiance des utilisateurs. Cependant, bien accompagnée, la technologie devient un accélérateur de performance.

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Avec la collaboration d’Alizée Calza et Guillaume Poulin-Goyer

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