tarifs douaniers | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/tarifs-douaniers/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 17 Mar 2026 12:42:50 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png tarifs douaniers | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/tarifs-douaniers/ 32 32 Les économies provinciales divergent de plus en plus https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-economies-provinciales-divergent-de-plus-en-plus/ Tue, 17 Mar 2026 12:42:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112895 Les effets inégaux des tarifs douaniers pèsent différemment sur les provinces.

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Au cours de la dernière année, l’économie canadienne a été confrontée à plusieurs vents contraires, notamment l’incertitude entourant la politique commerciale, le ralentissement du marché immobilier et la diminution de l’immigration. Et, à mesure que les effets inégaux de la hausse des tarifs douaniers se font davantage sentir, les trajectoires économiques des provinces commencent également à diverger, selon BMO Marchés des capitaux.

Dans un nouveau rapport, les économistes de l’institution indiquent que, même si la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait ralentir cette année — BMO prévoit une croissance de 1,3 % en 2026, contre 1,7 % l’an dernier — les performances économiques des provinces devraient varier sensiblement.

« Après une période durant laquelle la plupart des provinces évoluaient dans des conditions économiques semblables, on observe maintenant des signes d’un retour des différences régionales, ce qui est davantage la norme au Canada », indique le rapport.

Selon BMO, la plupart des provinces devraient connaître une croissance plus lente en 2026. Les régions les plus exposées aux tarifs américains « sont désormais clairement celles qui éprouvent le plus de difficultés », précise le rapport, ce qui « devrait continuer d’élargir les écarts régionaux ».

L’Alberta devrait mener la croissance avec une expansion économique prévue de 2,3 % cette année, soutenue par la vigueur de son secteur énergétique, relativement peu touché par les tarifs, et par une démographie favorable. À l’inverse, le Québec, fortement touché, ne devrait enregistrer qu’une croissance de 0,9 %, tandis que l’Ontario devrait faire à peine mieux avec une progression de 1,2 %.

« Ces provinces sont fortement exposées aux exportations vers les États-Unis dans plusieurs secteurs manufacturiers diversifiés, notamment l’automobile ainsi que l’acier et l’aluminium. Le sud de l’Ontario continue également de subir les effets d’une correction du marché immobilier, que la baisse des taux hypothécaires n’a pas encore permis d’atténuer », souligne le rapport.

L’économie de la Colombie-Britannique est « relativement protégée », puisqu’elle affiche la plus faible exposition aux exportations vers les États-Unis au Canada. Toutefois, les tarifs sectoriels visant le bois d’œuvre, les difficultés du marché immobilier et le net ralentissement de la croissance démographique pèsent sur la province, précise le rapport.

Dans les provinces de l’Atlantique, les perspectives demeurent mitigées, selon BMO, la croissance devant se situer entre 1 % et 1,5 % en 2026 dans l’ensemble de la région.

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La Banque du Canada face à un nouveau dilemme inflation-croissance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-face-a-un-nouveau-dilemme-inflation-croissance/ Mon, 16 Mar 2026 10:54:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112893 Elle se donne un nouveau cadre pour mieux faire face aux chocs et à l’incertitude.

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Dans un monde secoué par les tensions commerciales, le virage de l’intelligence artificielle et les bouleversements climatiques, la Banque du Canada reconnaît qu’elle devra de plus en plus naviguer en eaux troubles : gérer simultanément une économie affaiblie et une inflation trop élevée. Un défi qui remet en question certains réflexes bien établis de la politique monétaire.

C’est le message qu’a livré Sharon Kozicki, sous-gouverneure de la Banque du Canada, dans un discours prononcé récemment à Oslo, lors de la Conférence de la Banque de Norvège sur les mandats de politique monétaire. Une intervention qui tombe à point : le cadre de politique monétaire canadien, une entente conjointe entre la Banque et le gouvernement fédéral renouvelée tous les cinq ans, sera justement réexaminé cette année.

Un bilan solide

Avant de s’attaquer aux défis qui se profilent, Sharon Kozicki a rappelé les succès du régime actuel. Depuis l’adoption de la cible d’inflation de 2 % au début des années 1990, l’inflation canadienne s’est maintenue en moyenne très près de ce seuil pendant un quart de siècle, et à l’intérieur de la fourchette de 1 à 3 % plus de 80 % du temps. Même après le choc pandémique, qui a propulsé l’inflation au-delà de 8 % à l’été 2022 — son niveau le plus élevé en quatre décennies —, la Banque est parvenue à ramener les prix vers la cible.

Ce cap de 2 % ne sera donc pas remis en question lors du prochain renouvellement. Mais l’environnement économique dans lequel la Banque évolue, lui, a profondément changé.

Des chocs plus fréquents et déterminants

Pandémie, perturbations des chaînes d’approvisionnement, pénuries de semi-conducteurs, phénomènes météorologiques extrêmes, virage protectionniste américain, montée des tensions géopolitiques : les exemples abondent. Ces bouleversements affectent directement les coûts de production, l’efficacité du capital et du travail, ainsi que la disponibilité des biens et services.

Or, les chocs d’offre ont une particularité : ils peuvent faire grimper les prix tout en affaiblissant l’activité économique. La Banque se retrouve alors face à un arbitrage délicat. Relever les taux pour freiner l’inflation risque d’accentuer la faiblesse économique. Les abaisser pour soutenir l’activité peut, au contraire, éloigner davantage l’inflation de la cible.

Avant 2020, le Canada se trouvait généralement dans des configurations plus classiques : demande excédentaire avec inflation élevée, ou offre excédentaire avec inflation trop faible. Depuis la pandémie, la situation s’est compliquée. L’économie a plus souvent été marquée par une offre excédentaire — donc une activité faible — combinée à une inflation supérieure à la cible.

Des choix délicats

Dans ce nouvel environnement, la flexibilité du cadre de la Banque du Canada devient un levier essentiel. Comme l’a expliqué Sharon Kozicki, lorsque les effets d’un choc d’offre sont « minimes ou passagers », les banques centrales peuvent choisir d’en faire abstraction et attendre que l’inflation retourne d’elle-même vers la cible. Mais « quand ces effets sont plus importants et plus persistants », une réaction s’impose, même si l’économie est affaiblie.

C’est là que les arbitrages se compliquent. La sous-gouverneure reconnaît qu’en pratique, il est « extrêmement difficile » d’évaluer en temps réel l’ampleur d’un choc, sa durée ou sa nature. Les autorités monétaires doivent notamment déterminer si elles font face à un phénomène transitoire ou à un changement structurel. Elle cite en exemple les droits de douane américains, qui ont réduit les exportations canadiennes d’environ 5 % depuis 2024, affaiblissant l’activité. La Banque doit alors trancher : s’agit-il d’un ajustement temporaire ou d’une perte durable d’efficacité pour l’économie ?

La réponse de politique monétaire dépendra aussi de la portée du choc. Lorsqu’il se diffuse largement et alimente des pressions inflationnistes généralisées, un resserrement sera plus probable. À l’inverse, si le choc pèse surtout sur l’activité et moins sur l’inflation, l’institution pourrait privilégier le soutien à l’économie. « Le bon choix ne sera pas toujours évident », prévient Sharon Kozicki, insistant sur la nécessité de se doter de « garde-fous adéquats » et d’améliorer constamment les outils d’analyse.

Trois axes d’intervention

Pour mieux composer avec ces arbitrages, la Banque du Canada s’emploie à renforcer ses capacités d’analyse. Sharon Kozicki évoque d’abord un important travail de modélisation. L’institution a mis au point des modèles multisectoriels afin de mieux comprendre comment les chocs se transmettent dans les chaînes d’approvisionnement et comment ils influent sur les prix. Ces outils permettent notamment d’analyser la façon dont les entreprises ajustent leurs prix lorsque les pressions inflationnistes s’intensifient.

L’analyse de scénarios occupe également une place grandissante. « Nous employons l’analyse de scénarios pour nous aider à réfléchir à la façon dont nous pourrions, et devrions, réagir à différents chocs », explique la sous-gouverneure. En 2025, la Banque a ainsi évalué plusieurs scénarios liés aux tensions commerciales et en a présenté les résultats dans son « Rapport sur la politique monétaire », afin que le public puisse comprendre son raisonnement.

Deuxième axe : la collecte de renseignements. Sharon Kozicki insiste sur le fait qu’il ne suffit pas de s’appuyer sur des données agrégées et des modèles macroéconomiques. La Banque a intensifié ses activités de liaison à travers le pays, rencontrant des chefs d’entreprise, des groupes communautaires et des étudiantes et étudiants pour saisir comment les ménages et les entreprises vivent concrètement les chocs économiques. L’utilisation accrue de données dites non traditionnelles — comme les transactions par carte ou les flux de marchandises à la frontière — permet aussi de détecter plus rapidement les tendances émergentes.

Enfin, la communication est présentée comme un pilier central. La transparence et la clarté sont, selon Sharon Kozicki, essentielles pour « cultiver la confiance du public », surtout dans un contexte où la Banque peut être amenée à resserrer la politique monétaire alors même que l’économie est fragile. Expliquer ce que l’on sait, ce que l’on ignore et comment on interprète les évolutions économiques devient alors un élément clé pour maintenir les attentes d’inflation bien ancrées.

L’enjeu n’est donc pas de redéfinir l’objectif, mais d’affiner les outils et les garde-fous pour composer avec un monde plus volatil, marqué par des chocs d’offre fréquents et parfois durables. La flexibilité du cadre restera un atout, mais elle devra être utilisée avec discernement.

Car au bout du compte, rappelle la sous-gouverneure, la population canadienne attend de la Banque qu’elle maintienne l’inflation à un niveau bas et stable — quelles que soient les turbulences qui secouent l’économie mondiale.

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Tarifs douaniers : Washington étend ses enquêtes commerciales à 60 pays https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tarifs-douaniers-washington-etend-ses-enquetes-commerciales-a-60-pays/ Fri, 13 Mar 2026 17:54:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112989 Le Canada figure parmi les pays visés alors que l’administration Trump cherche à renforcer sa politique tarifaire.

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L’administration Trump a étendu ses enquêtes commerciales à 60 pays, dont le Canada, afin de consolider la politique tarifaire du président.

« Nous essayons d’agir très rapidement, a déclaré vendredi à CNBC le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer. Nous essayons d’agir en l’espace de quelques mois. »

Le cabinet de Jamieson Greer a annoncé mercredi l’ouverture d’enquêtes, en vertu de l’article 301 de la Loi de 1974 sur le commerce, contre l’Union européenne et quelques autres pays.

Un communiqué de presse publié mercredi soir par le département a élargi la liste des pays visés par ces enquêtes.

Le communiqué précise que le département examinera si ces pays appliquent des politiques ou des pratiques « déraisonnables ou discriminatoires qui entravent ou restreignent le commerce américain ».

Ces enquêtes interviennent après que la Cour suprême des États-Unis a invalidé le mois dernier l’outil tarifaire de prédilection du président Donald Trump, utilisé pour ses droits de douane du « Jour de la Libération » et les droits liés au fentanyl imposés au Canada, au Mexique et à la Chine.

En réponse à la décision de la Cour suprême, Donald Trump a invoqué l’article 122 de la Loi de 1974 sur le commerce pour instaurer une taxe mondiale de 10 %, laquelle ne peut toutefois rester en vigueur que pendant 150 jours sans l’approbation du Congrès.

Une telle prolongation a peu de chances d’être approuvée par le Congrès et les droits de douane prévus à l’article 122 ne peuvent dépasser 15 %.

Le Canada est également durement touché par les droits de douane distincts imposés par Trump en vertu de l’article 232 sur des secteurs spécifiques, notamment l’acier, l’aluminium, l’automobile et l’ébénisterie.

Le président Trump espère mettre en place des droits de douane à plus long terme par des enquêtes au titre de l’article 301, mais ce processus nécessite des consultations publiques et des rapports.

Jamieson Greer a expliqué que s’il constatait « que des pays se sont livrés à des pratiques commerciales déloyales » — telles que des subventions, des surcapacités ou le travail forcé — il pourrait « quantifier le préjudice causé au commerce américain, puis tenter de résoudre ce problème avec le pays concerné ».

Si le pays ne résout pas le problème, a prévenu Jamieson Greer, l’administration Trump imposera des droits de douane.

On ne sait pas encore exactement ce que pourrait couvrir l’enquête au titre de l’article 301 concernant le Canada. Il existe des sources de tension de longue date dans les relations commerciales entre les deux pays, et Donald Trump s’est plaint à plusieurs reprises du système canadien de gestion de l’offre laitière.

Les enquêtes au titre de l’article 301 sont lancées alors que le Canada, le Mexique et les États-Unis se préparent à un examen obligatoire de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique, mieux connu sous le nom d’ACEUM.

Donald Trump a remis en question son engagement envers cet accord commercial, qui a été négocié au cours de son premier mandat, déclarant qu’il avait peut-être rempli son rôle.

Les États-Unis ont officiellement entamé des négociations sur la révision de l’ACEUM avec le Mexique, qui fait également l’objet d’une enquête au titre de l’article 301. Ottawa et Washington n’ont pas annoncé de mesure similaire.

Bien que Jamieson Greer ait souvent affirmé que le Canada imposait des barrières rendant les négociations difficiles — il a notamment cité les interdictions provinciales sur la vente d’alcool américain —, il a rencontré la nouvelle équipe commerciale du Canada à Washington la semaine dernière.

La négociatrice en chef du Canada, Janice Charette, et l’ambassadeur nouvellement nommé aux États-Unis, Mark Wiseman, ont été rejoints par le ministre du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, lors de cette réunion.

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Donald Trump relance la menace de tarifs mondiaux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/donald-trump-relance-la-menace-de-tarifs-mondiaux/ Mon, 23 Feb 2026 13:12:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112665 Au lendemain du revers de la Cour suprême, le président promet des droits de douane pouvant atteindre 15 %.

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Le président américain Donald Trump a relancé samedi ses menaces tarifaires en promettant d’augmenter les droits douaniers à 15 % à l’ensemble des pays au lendemain de la décision de la Cour suprême d’invalider son outil juridique préféré en la matière.

« Au cours des prochains mois, l’administration Trump déterminera et décrétera les nouveaux droits de douane légalement autorisés, qui permettront de poursuivre notre processus extrêmement fructueux visant à rendre à l’Amérique sa grandeur », a déclaré Donald Trump dans un message publié sur les réseaux sociaux.

Vendredi, Donald Trump avait signé un décret visant à instaurer un droit de douane mondial de 10 % à compter de mardi, en vertu de l’article 122 de la loi sur le commerce de 1974. Ce droit ne peut être augmenté qu’à 15 % et expirera après 150 jours, à moins que le Congrès ne vote sa prolongation.

Les menaces de modification des droits de douane devraient avoir peu d’impact sur l’économie canadienne, mais elles ajouteront à l’incertitude actuelle avant la révision obligatoire de l’Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, connu sous le nom d’ACEUM, qui aura lieu cette année.

Une fiche d’information de la Maison-Blanche a précisé que les nouveaux droits de douane n’affecteraient pas les produits conformes à l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, connu sous le nom d’ACEUM. Les droits de douane ne s’ajouteront pas non plus à certains secteurs, comme l’acier, l’aluminium et l’automobile, déjà soumis à des taux spécifiques.

Vendredi, la plus haute juridiction américaine a conclu qu’il n’était pas légal pour Donald Trump d’utiliser la loi sur les pouvoirs économiques de cas d’urgence internationale, mieux connue sous le nom d’IEEPA, pour ses droits de douane.

De nombreux républicains ont accueilli la décision judiciaire de vendredi par des déclarations mesurées, certains l’ont même saluée. Les dirigeants du Parti républicain ont mentionné qu’ils travailleraient avec Donald Trump sur les droits de douane à l’avenir.

Les droits de douane ont été l’un des seuls domaines dans lesquels le Congrès, contrôlé par les républicains, s’est opposé au président américain.

À plusieurs reprises, la Chambre des représentants et le Sénat ont adopté des résolutions visant à condamner les droits de douane imposés à des partenaires commerciaux comme le Canada.

Il s’agit également de l’un des rares sujets sur lesquels les législateurs républicains, qui ont grandi dans un parti largement favorable au libre-échange, ont critiqué les politiques économiques de Donald Trump.

« Les mérites vains des guerres commerciales généralisées avec les amis des États-Unis étaient évidents bien avant la décision d’aujourd’hui », a souligné le sénateur Mitch McConnell, ancien leader républicain de longue date au Sénat, dans un communiqué.

Au moins un membre républicain du Congrès qui a voté la semaine dernière contre les droits de douane imposés par Donald Trump au Canada doit désormais faire face à des conséquences politiques.

Donald Trump a écrit samedi sur sa plateforme Truth Social qu’il retirait son soutien au représentant du Colorado Jeff Hurd pour sa réélection en raison de son manque de soutien aux droits de douane et qu’il soutenait à la place sa principale rivale républicaine, Hope Scheppelman.

De leur côté, les démocrates ont demandé vendredi que les consommateurs américains soient remboursés pour les droits de douane annulés par la Cour suprême.

Samedi, Donald Trump a reproché au jugement de la Cour suprême d’être « mal rédigé et extrêmement anti-américain ».

La décision de la Cour suprême a empêché l’administration Trump d’imposer des droits de douane extrêmement élevés à n’importe quel pays à tout moment, mais elle ne devrait pas mettre un terme à ses projets de rééquilibrage du commerce mondial par ce moyen.

Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a déclaré vendredi à Fox News que l’administration Trump ouvrirait des enquêtes sur certains pays en vertu de l’article 301 de la loi sur le commerce de 1974.

Cela permet au président de prendre des mesures commerciales si l’enquête conclut que les politiques d’un partenaire commercial sont déraisonnables et discriminatoires, mais cela prendrait des mois et inclurait une période de consultation publique.

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La Cour suprême invalide les droits de douane de Trump https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-cour-supreme-invalide-les-droits-de-douane-de-trump/ Fri, 20 Feb 2026 15:39:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112641 Un revers majeur pour l’ancien président sur un pilier de son programme économique.

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Le plus haut tribunal limite l’usage des pouvoirs d’urgence en matière commerciale. /Un revers majeur pour l’ancien président sur un pilier de son programme économique.

La Cour suprême des États-Unis a invalidé, le 20 février, les droits de douane internationaux de grande envergure imposés par le président américain Donald Trump, lui infligeant un revers important sur un point crucial de son programme économique.

La décision concerne les droits de douane imposés en vertu d’une loi sur les pouvoirs d’urgence, l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). Elle vise notamment les tarifs de rétorsion décrétés à l’encontre de la quasi-totalité des partenaires commerciaux des États-Unis.

« La décision prise à 6 voix contre 3 a clairement invalidé la déclaration d’urgence qui sous-tendait une grande partie des droits de douane réciproques par pays mis en place l’année dernière. La Cour suprême ne s’est pas prononcée sur la question de savoir si l’administration doit rembourser les plus de 130 milliards de dollars de droits de douane déjà payés en vertu de ces déclarations, ce qui risque de déclencher une longue bataille juridique », signale Michael Pearce, économiste en chef pour les États-Unis chez Oxford Economics.

Le président américain justifiait ces mesures en affirmant vouloir protéger le pays contre l’entrée de drogues illicites en provenance du Canada.

C’est cette utilisation de l’IEEPA que la Cour a jugée illégale.

« Cette décision frappe au cœur de la doctrine économique de l’administration. La confrontation commerciale était présentée comme le moteur du renouveau de la puissance domestique. Elle se heurte désormais à des limites constitutionnelles, à l’examen des marchés et à des rendements économiques décroissants », souligne Nigel Green, fondateur et chef de la direction du deVere Group.

Ces droits de douane avaient eu un impact non négligeable, notamment sur le PIB canadien. Avec une réduction des droits de douane, certaines pressions inflationnistes pourraient s’atténuer, selon Nigel Green.

« Un revers judiciaire ne renverse pas automatiquement la trajectoire économique. Les délais d’application, les réponses législatives potentielles et les réactions géopolitiques comptent. Les marchés intégreront des probabilités », tempère toutefois l’expert.

« L’administration a souvent mis en avant d’autres pouvoirs qu’elle pourrait utiliser pour rétablir une grande partie du régime tarifaire invalidé par cette décision. La Maison-Blanche pourrait se tourner vers l’article 122 pour appliquer immédiatement des droits de douane pouvant atteindre 15 % sur toutes les importations américaines pendant une période pouvant aller jusqu’à 150 jours avant de demander l’approbation du Congrès pour une prolongation. Cela pourrait servir de transition pendant que l’administration fait appel à d’autres autorités commerciales, qui exigent des enquêtes, mais sont plus durables sur le plan juridique », évoque pour sa part Michael Pearce.

Tout n’est pas réglé

« Bien que cette décision soit une excellente nouvelle pour le libre-échange, ses répercussions sur le Canada demeurent limitées et nous ne sommes pas encore sortis du bois », ajoute Gabriel Giguère, analyste senior en politiques publiques à l’IEDM.

Les produits tels que l’acier, l’aluminium et le bois d’œuvre sont effectivement visés par des tarifs imposés dans le cadre d’un autre mécanisme. En juin, Donald Trump a fait passer les tarifs sur les importations d’acier, d’aluminium et de produits dérivés de 25 pour cent à 50 pour cent en mentionnant à l’article 232 du Trade Expansion Act de 1962. Les tarifs sur le bois d’œuvre canadien et les produits dérivés ont ensuite été portés à 45 pour cent en vertu du même mécanisme.  

À cela s’ajoute la renégociation, prévue début juillet 2026, de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), dans un contexte où l’administration américaine adoptera certainement une posture nettement plus protectionniste. Actuellement, la grande majorité des exportations canadiennes (98 %) sont couvertes par l’ACEUM.

Si nos relations commerciales avec les États-Unis sont jugées comme déterminantes pour la prospérité du Canada, notamment par le gouvernement Carney, nous pouvons réduire d’autres barrières tarifaires et non tarifaires à l’égard du reste du monde pour « améliorer la prospérité de nos travailleurs et de nos entreprises », souligne Gabriel Giguère.

(Avec des éléments de La Presse Canadienne)

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Taux d’intérêt, hypothèques et économie canadienne : un équilibre fragile https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/taux-dinteret-hypotheques-et-economie-canadienne-un-equilibre-fragile/ Mon, 02 Feb 2026 13:22:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112263 ZONE EXPERTS – Une lecture divergente du consensus actuel.

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Les hypothèques contractées avant la forte hausse des taux amorcée en 2022 arrivent progressivement à échéance. Bien que les ménages s’attendent naturellement à une augmentation de leurs paiements au renouvellement, la situation demeure, pour l’instant, gérable. Avec des taux hypothécaires avoisinant les 4 %, le choc reste limité pour la majorité des emprunteurs.

Du côté de la Banque du Canada (BdC), le message est clair : la politique monétaire est en pause. Les anticipations actuelles suggèrent que ce statu quo pourrait se maintenir tout au long de l’année.

Les grandes banques canadiennes affichent toutefois des visions divergentes pour la suite. La Banque Royale du Canada est la seule à prévoir, à ce stade, une hausse du taux directeur de 1 % en 2027. La Banque de Nouvelle-Écosse anticipe plutôt une augmentation de 0,5 % dans la deuxième moitié de 2026, suivie de 0,25 % en 2027. La Banque Nationale envisage une hausse de 0,5 % dès cette année. À l’inverse, TD, CIBC et BMO misent sur un maintien des taux en 2026 et 2027.

Ces anticipations reposent sur un scénario clé : celui d’une économie canadienne évitant la récession et affichant une croissance modeste en 2026. Jusqu’à présent, le Canada semble effectivement avoir évité le pire. Selon les projections de la BdC publiées en octobre dernier, les nouveaux tarifs imposés par l’administration américaine ne représenteraient qu’un impact de 5,9 %, notamment parce que la majorité des échanges commerciaux demeure protégée par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Toutefois, le risque demeure bien réel. Les marchés craignent que le gouvernement américain invoque une clause de renégociation de l’ACEUM dès cette année. Un tel scénario serait lourd de conséquences : près de 90 % des exportations canadiennes vers les États-Unis bénéficient actuellement d’une exemption tarifaire grâce à cet accord.

Toute détérioration de l’ACEUM affecterait directement un marché du travail déjà fragilisé, avec des répercussions immédiates sur la consommation intérieure. À cela s’ajoute un autre facteur structurel : les premiers effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi, particulièrement chez les travailleurs débutants, dont certains postes disparaissent déjà.

Dans ce contexte, nous estimons que l’économie canadienne est probablement déjà en récession, malgré les indicateurs officiels, et que l’inflation ne constitue plus un enjeu majeur. La Banque du Canada elle-même prévoit une croissance limitée à environ 1,25 %, avec une inflation alignée sur la cible de 2 %.

Par ailleurs, le changement récent à la tête de la Réserve fédérale américaine, avec la nomination de Kevin Warsh annoncée vendredi dernier, ouvre la porte à un assouplissement monétaire dès la deuxième moitié de l’année. Nous anticipons ainsi une baisse significative des taux d’intérêt aux États-Unis.

Dans un tel scénario, il devient difficile d’imaginer que la Banque du Canada ne suive pas le mouvement. Une économie canadienne à la croissance anémique, combinée à un dollar canadien qui s’apprécierait si les taux baissaient aux États-Unis, mais pas au Canada, exercerait une pression considérable sur la politique monétaire canadienne.

Nous nous positionnons donc à contre-courant des anticipations formulées par la majorité des grandes banques et estimons que la Banque du Canada amorcera une nouvelle phase de baisse du taux directeur au cours de la deuxième moitié de l’année. Dans ce contexte, le taux variable demeure, selon nous, l’option la plus avantageuse sur le plan stratégique. Cette approche ne convient toutefois pas à tous les emprunteurs : une analyse rigoureuse du profil de risque et de la tolérance à la volatilité demeure essentielle avant toute décision. Pour ceux qui recherchent avant tout une plus grande stabilité, le taux fixe sur trois ans offre un compromis raisonnable pour traverser cette phase d’incertitude économique.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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La BdC maintient ses taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-maintient-ses-taux/ Wed, 28 Jan 2026 15:08:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112142 Le taux directeur reste à 2,25 %.

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La Banque du Canada (BdC) a décidé de laisser ses taux inchangés, comme le prédisaient les experts. Ainsi, le taux du financement à un jour reste à 2,25 %, le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« En tant que stratège, il n’y a rien qui change quoique ce soit ce matin avec cette décision. Ce qui se passe avec le dollar américain et la Fed est largement plus important pour les marchés. Les taux sont assez restrictifs pour garder l’inflation sous contrôle, et la barre est haute avant de reparler de hausses incontrôlées », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine.

Pour expliquer sa décision, la BdC souligne que les perspectives concernant les économies mondiale et canadienne n’ont que peu évolué par rapport à la projection présentée dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’octobre.

La banque centrale s’inquiète toutefois encore de l’imprévisibilité des politiques commerciales américaines et des risques géopolitiques actuels, mais elle estime que la croissance mondiale devrait s’établir à environ 3 %.

Pour le moment, l’expansion économique américaine dépasse les attentes, notamment grâce aux investissements liés à l’intelligence artificielle et les dépenses de consommation. Les droits de douane auront un impact à la hausse sur l’inflation, mais pas avant quelques mois.

Dans la zone euro, la croissance a été portée par le dynamisme du secteur des services et devrait également bénéficier du soutien de la politique budgétaire.

Au Canada, les restrictions commerciales imposées par les États-Unis et l’incertitude pèsent sur la croissance. Le PIB a stagné au quatrième trimestre de 2025 et les exportations sont encore ébranlées par les droits de douane.

Toutefois, la récente faiblesse du dollar américain a propulsé le dollar canadien au-dessus de 72 cents, tandis que l’emploi a progressé au cours des derniers mois, même si le taux de chômage demeure élevé, à 6,8 %. La BdC anticipe une croissance économique de 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027, tout en demeurant vigilante à l’approche de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique.

« Le décor économique est celui qu’on décrit depuis un bout. Croissance modeste, pas très linéaire. Après un troisième trimestre solide en 2025, le PIB semble avoir plafonné au quatrième. Les restrictions commerciales américaines continuent de peser sur les exportations, toujours sous pression à cause des tarifs, ou du moins la perception des tarifs. En revanche, la demande intérieure se tient mieux, ce qui empêche l’économie de caler complètement. La Banque parle d’une croissance autour de 1,1 % cette année et 1,5 % en 2027. On est loin d’un scénario de récession, mais on n’est clairement pas dans une économie qui surchauffe non plus. Ça avance, tranquillement », commente Pierre-Benoît Gauthier.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation a grimpé en décembre atteignant ainsi 2,4 %, mais cela peut être attribué aux effets de glissement annuel liés au congé de TPS/TVH accordé l’hiver dernier. Sans l’effet des changements relatifs aux taxes, l’inflation ralentit depuis septembre.

La politique monétaire cherche à « maintenir l’inflation près de la cible de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel », rappelle la BdC.

« Le Conseil de direction estime que le taux directeur actuel demeure approprié, à condition que l’économie évolue de manière généralement conforme aux perspectives publiées aujourd’hui », continue-t-elle en assurant rester à l’écoute des risques et être prête à réagir.

« La Banque du Canada a fait exactement ce que tout le monde avait prévu. Taux directeur inchangé à 2,25 %. La décision n’a jamais été le point central. C’est le ton qui compte. Et le ton, c’est une Banque qui dit clairement que l’incertitude reste élevée et qu’il est presque impossible de prévoir le moment ou même la direction du prochain mouvement. Traduction simple: ils gardent toutes les portes ouvertes », conclut Pierre-Benoît Gauthier.

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Stabilisation de l’économie canadienne malgré l’incertitude https://www.finance-investissement.com/nouvelles/stabilisation-de-leconomie-canadienne-malgre-lincertitude/ Wed, 28 Jan 2026 12:22:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112074 Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

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« L’année 2025 aurait pu prendre une tangente carrément désastreuse après l’annonce de l’imposition de tarifs par l’administration Trump, un événement sans précédent, mais le Canada s’est somme toute bien tiré d’affaire », réagissait Frances Donald, économiste en chef de RBC et conférencière lors de l’événement annuel Perspectives 2026, organisé par CFA Montréal le 22 janvier. Elle anticipe cette année une croissance modeste du PIB canadien de 1,3 %, alors que l’économie canadienne amorcerait une phase de stabilisation.

L’économie canadienne a évité la récession redoutée en 2025 malgré une année marquée par des tensions commerciales, lesquelles continueront de planer sur l’économie. Mais ce choc tarifaire s’est avéré beaucoup plus faible que ce que les gens croient en général, selon l’économiste en chef de RBC. « 90 % du commerce vers les États-Unis demeure exempt de tarifs. » Pourtant, selon l’experte, qui cite un récent sondage, « 50 % des Canadiens croient que nous sommes actuellement en récession. »  Ce qui lui fait dire que les choses ne vont pas si mal, au contraire, elle mentionne entre autres la hausse du marché boursier canadien de 40 % depuis le fameux Jour de la Libération de l’administration Trump et trois trimestres consécutifs d’investissements directs étrangers. « On est en droit de se faire un petit pep talk. »

L’économiste en chef de RBC entrevoit néanmoins trois enjeux pour l’économie canadienne en 2026. Le premier a trait au coût de la vie, une préoccupation qui toucherait plus des deux tiers des Canadiens. « Même si l’inflation globale depuis 2020 a augmenté de 21 %, l’inflation des aliments et des loyers a augmenté de plus de 30 %, ce qui a impacté les ménages à revenu faible et moyen qui consacrent une plus grande part de leurs revenus à ces dépenses. »

L’experte a mentionné par ailleurs que l’épargne est presque exclusivement le domaine du quintile supérieur (les 20 % des ménages les plus riches). « Tandis que les quintiles inférieurs dépensent plus que ce qu’ils ne gagnent, non pas par excès, mais parce que le coût des denrées essentielles dépasse leurs revenus. »

Le deuxième enjeu, selon elle, est celui d’économies régionales fort différentes. « Si on anticipe une croissance modeste du PIB canadien de 1,3%, dans les faits, seule la province du Manitoba pourrait atteindre cette croissance. L’Alberta pourrait dépasser ce pourcentage, alors que d’autres provinces comme l’Ontario et le Québec pourraient avoir des croissances inférieures. Un peu comme avoir la tête dans le four et les pieds dans le congélateur, en moyenne tout va bien, mais en réalité les écarts sont importants. » Elle souligne que la guerre commerciale avec les États-Unis a surtout frappé l’Ontario. « En somme, cela complique la tâche pour adopter une seule et unique politique monétaire qui convienne à tout un chacun. »

Le troisième enjeu selon l’économiste est celui de la croissance nulle de la population, soit « l’effondrement de la croissance démographique ». « Le Canada est en train de corriger la politique d’immigration de 2022-2024. Durant cette période, il devait créer 60 000 emplois par mois pour satisfaire à la demande de main-d’œuvre. Si vous invitez 10 personnes chez vous, vous avez besoin de 10 chaises. » L’an prochain, l’experte croit que le Canada pourrait perdre en moyenne 12 000 emplois par mois tout en gardant le taux de chômage stable. « On n’aura pas à rajouter des chaises, on pourra même en retirer. »

Accélération de l’économie mondiale

Dans son tour d’horizon, Sébastien McMahon, économiste senior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs, a expliqué que leurs indicateurs avancés pointaient vers une accélération de l’économie mondiale en 2026. Si le consensus pour le Canada est une croissance modeste de son économie d’environ 1,3 % (1,1 % pour la Banque du Canada), l’expert dit afficher une vision légèrement plus optimiste. « Quand on regarde du côté des consommateurs, des dépenses en défense, il y a un bon potentiel pour un revirement et une croissance économique plus forte, surtout si on obtient un peu plus de clarté du côté des échanges commerciaux. »

Concernant la croissance du PIB américain sur 10 ans, le stratège en chef évoque un consensus des attentes autour de 1,1%. Il ne faut pas oublier qu’on était à 2, 9 % en 2023 et à 2,8 % en 2024, on anticipe une croissance du PIB de 2,0 % en 2026. « Les gains de productivité liés à l’IA ne sont pas encore visibles. Historiquement, chaque million de dollars ajouté au PIB américain génère plusieurs emplois, alors que les investissements dans les centres de données, eux, n’en créent qu’une fraction. Oui, l’IA entraîne des investissements massifs, mais la question demeure : soutient-elle la croissance de façon durable, même si tous s’entendent pour dire qu’elle est appelée à jouer un rôle très important ? »

Sur le plan des actions, même si les attentes de croissance attendue sur 12 mois semblent très élevées pour les entreprises (surtout pour le Canada à 25 % et l’Europe à 19,4 %, les États-Unis sont plutôt stables à 17,9 %), l’économiste est d’avis que les perspectives économiques soutiennent une surperformance de celles-ci. Il anticipe un rendement de 10-15 % pour le marché canadien et de 5-10 % pour le marché américain. « Avoir une quatrième année consécutive de rendement de 10 % et plus sur l’indice du S&P 500, cela ne s’est produit que 4 fois au cours des 100 dernières années. » Il juge dans l’ensemble les valorisations des actions élevées sauf hors des États-Unis, il signale notamment les valorisations attrayantes en Europe. Il partage par ailleurs l’avis qu’il n’y a actuellement pas de bulle dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA).

À l’égard des taux d’intérêt, l’expert a souligné que les marchés « escomptent la fin du cycle global d’assouplissement monétaire. » Les marchés anticipent deux baisses des taux d’intérêt à venir du côté de la Réserve fédérale américaine (juillet et décembre), mais selon lui « les conditions financières ne supportent pas des coupures agressives ». Au Canada, il s’attend à une hausse des taux d’intérêt, soit en décembre 2026 ou l’année prochaine, mais aucun changement du côté de la Banque centrale européenne.

Interrogés en période de questions à commenter l’impact des tarifs sur l’inflation et l’économie en général, les experts ont évoqué quelques-unes des raisons qui expliquent l’effet à retardement de l’impact des tarifs. L’économiste en chef de RBC, Frances Donald, a évoqué l’accord de libre-échange actuel entre le Canada et les États-Unis, en vertu duquel 90 % des exportations et importations sont exemptes de droits de douane. Sans l’ACEUM des tarifs s’appliqueraient et les entreprises auraient répercuté ces coûts sur les consommateurs. « En raison de la paralysie du gouvernement, il nous manque aussi trois mois de données crédibles sur l’inflation, mais je crois que la donnée la plus importante à suivre à ce sujet est celle sur le coût des aliments et elle est en hausse. »

Sébastien McMahon a rappelé que le plein effet inflationniste des tarifs ne s’est pas encore fait ressentir, car plusieurs entreprises ont absorbé les coûts. « On ne le voit peut-être pas dans les données d’inflation, mais on le voit dans les marges bénéficiaires d’entreprises. » Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

Au sujet de la nomination du nouveau Président de la Réserve fédérale américaine et du caractère indépendant de l’organisme qui dicte la politique monétaire du pays, les panélistes se sont montrés optimistes malgré la pression politique constante exercée ces derniers mois. « Nous étions très inquiets en 2025, particulièrement par rapport au processus de nomination des présidents régionaux, mais ces craintes ont été dissipées, fort heureusement pour l’indépendance de la Fed qui est cruciale pour les marchés mondiaux » a mentionné Sébastien McMahon. « Je trouve fascinant cet intérêt pour le nouveau président de la Fed (est-il Hawkish ou Dovish ?), mais ce n’est pas nouveau en soi, ce qui est nouveau c’est d’avoir un président qui interfère dans le processus en intimidant », a laissé entendre Frances Donald.

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Eric Girard dévoilera l’état des finances du Québec une semaine avant l’hiver budgétaire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/eric-girard-devoilera-letat-des-finances-du-quebec-une-semaine-avant-lhiver-budgetaire/ Tue, 18 Nov 2025 19:15:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111149 La mise à jour économique du 25 novembre évaluera l’effet des tarifs américains et du budget Carney.

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Le gouvernement du Québec fournira sa mise à jour économique de l’automne dans une semaine, le 25 novembre.

Le ministre des Finances, Eric Girard, fera alors le point sur la situation économique et financière du Québec, exactement huit mois après la présentation du budget 2025-2026.

Le gouvernement caquiste prévoyait un déficit de 13,6 milliards de dollars, soit 2,2 % du PIB, pour l’exercice 2025-2026, tout en maintenant l’objectif d’atteindre l’équilibre budgétaire dans un horizon de cinq ans.

Le budget du mois de mars a été présenté alors que la saga des droits de douane imposés par les États-Unis s’amorçait. La mise à jour économique automnale devrait permettre d’évaluer les impacts qu’ont eus les droits de douane du président Donald Trump sur les finances du Québec.

L’énoncé économique devra aussi prendre en compte le nouveau budget fédéral du gouvernement de Mark Carney.

Lorsque Mark Carney avait présenté son budget, Eric Girard n’avait pas caché sa déception. Il avait notamment jugé que les nouveaux investissements en matière d’infrastructures étaient insuffisants.

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La Banque du Canada indique une pause : quelle stratégie adopter pour souscrire une hypothèque ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/la-banque-du-canada-indique-une-pause-quelle-strategie-adopter-pour-souscrire-une-hypotheque/ Mon, 03 Nov 2025 14:00:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110649 ZONE EXPERTS – Voici comment nous envisageons l’avenir.

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La baisse de 0,25 % du taux directeur annoncée par la Banque du Canada (BdC) le 19 octobre dernier n’a pas constitué une véritable surprise pour les marchés. La véritable surprise est venue des commentaires du gouverneur Tiff Macklem. Celui-ci a laissé entendre que le cycle de réduction des taux d’intérêt touche probablement à sa fin. Il a justifié cette affirmation en expliquant que l’économie canadienne traverse une période de transition structurelle, notamment en raison des effets des tarifs américains et du ralentissement de l’investissement des entreprises.

Le gouverneur Macklem a ajouté que, le taux directeur se situe désormais à un niveau approprié pour ramener l’inflation vers la cible de 2 % — du moins tant qu’il demeure proche de son niveau actuel — tout en soutenant l’économie dans cette phase d’ajustement. Il a également reconnu que les dommages structurels causés par le conflit commercial réduisent la capacité de l’économie et augmentent les coûts. Cela limite le rôle que la politique monétaire peut jouer pour stimuler la demande tout en maintenant une faible inflation.

Une baisse rapide des taux d’intérêt

Il faut rappeler que le taux directeur a tout de même reculé de 2,75 % en seulement 15 mois.

Dans ce contexte pour le moins inhabituel, marqué par un choc commercial majeur et une incertitude économique persistante, la décision de la BdC de faire une pause et d’observer les effets de cette série de baisses est une marque de prudence.

Retour sur nos prévisions

Dans notre billet 2024 : année d’assouplissement de la politique monétaire publié en février 2024, nous anticipions une baisse significative des taux provoquée par un ralentissement marqué de l’économie canadienne. L’économie a effectivement frôlé la récession et les taux ont reculé davantage que prévu à l’époque. Nous avions alors recommandé le recourt au taux variable plutôt qu’au taux fixe pour les hypothèques, un conseil qui s’est généralement révélé judicieux.

De même, dans notre billet Analyse des taux hypothécaires : ce que nous anticipons pour 2025 publié en janvier 2025), nous avions évoqué une baisse additionnelle d’au moins 1 % du taux directeur. À nouveau, nos prédictions se sont avérées juste.

Après la forte remontée des taux en 2022, plusieurs consommateurs hésitaient à choisir le taux variable. Or, notre recommandation constante en faveur du taux variable au cours des deux dernières années a permis à de nombreux emprunteurs d’économiser considérablement et leur a évité les pénalités importantes liées aux hypothèques fixes offertes à un taux de plus de 5 %.

Et maintenant ?

En regardant vers l’avenir, nous croyons que l’incertitude qui marque l’économie canadienne, combinée à la poursuite des pertes d’emplois, continuera de freiner la croissance. De plus, il semble maintenant évident que le président américain cherche à conclure sa guerre commerciale en mettant en place de nouvelles ententes commerciales. Lorsque le tour du Canada sera venu, une désescalade tarifaire pourrait ramener un climat plus favorable au commerce et à la stabilité des prix.

Pour ces raisons, nous estimons que l’inflation reviendra graduellement vers la cible de la BdC et que de nouvelles baisses de taux sont probables en 2026.

Nous continuons donc de privilégier le taux variable, qui demeure selon nous la stratégie la plus avantageuse dans le contexte économique actuel. Cela dit, ce choix ne convient pas à tous les emprunteurs : il est essentiel d’évaluer soigneusement son profil de risque et sa tolérance à la volatilité avant de prendre un engagement. Pour ceux qui recherchent davantage de prévisibilité et de stabilité dans leurs paiements, le taux fixe sur trois ans représente une alternative intéressante, permettant de traverser cette période d’ajustement avec une certaine tranquillité d’esprit.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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