risque | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/risque/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 23 Jun 2026 11:08:55 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png risque | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/risque/ 32 32 IA : la confiance devient l’enjeu central https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ia-la-confiance-devient-lenjeu-central/ Tue, 23 Jun 2026 11:08:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114515 L’industrie doit miser sur la gouvernance pour sécuriser la prochaine vague d’adoption, selon Mila.

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Les enjeux de gouvernance, de conformité et de gestion des risques deviennent aussi importants que les gains d’efficacité dans la prochaine phase d’adoption de l’intelligence artificielle (IA) par les institutions financières, selon les participants à une réflexion menée par l’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila).

Les échanges entre des représentants d’institutions financières, des régulateurs, des assureurs et des chercheurs en IA ont mis en lumière plusieurs défis susceptibles de miner la confiance des clients, s’ils ne sont pas pris en charge de façon adéquate.

Parmi les principaux enjeux soulevés figurent :

  • la gouvernance des systèmes d’IA,
  • leur transparence,
  • la gestion des risques liés aux fournisseurs externes,
  • la conformité réglementaire,
  • la détection de la fraude,
  • la gestion des risques opérationnels
  • et l’amélioration du service à la clientèle.

L’essor de l’IA agentique

L’IA agentique gagne du terrain dans l’industrie financière pour organiser des tâches, accéder à des outils et automatiser des opérations complexes, observe Mila.

La TD a ainsi récemment déployé un modèle de ce type pour automatiser certaines étapes de l’analyse des demandes de prêts et de marges hypothécaires. Selon la banque, cette technologie permet de réduire le temps de préparation des dossiers de plusieurs heures à quelques minutes.

Les risques de l’IA fantôme

Or, cette forme d’IA comporte des risques qui ne proviennent pas uniquement des projets approuvés par les institutions financières, précise Mila. Ils peuvent surgir de pratiques informelles au sein même des équipes.

Plusieurs experts ont souligné la montée du phénomène de l’IA fantôme, qui consiste à utiliser sans y être autorisé des outils d’IA générative non approuvés par l’organisation. Dans certaines institutions, l’usage d’outils externes est limité et encadré. Toutefois, des employés peuvent recourir à ces applications à titre personnel pour gagner en efficacité. Cette pratique peut entraîner des risques en matière de cybersécurité, de confidentialité des données et de conformité.

Dépendance croissante aux fournisseurs

Autre défi : l’écosystème des fournisseurs d’IA se diversifie. Les modèles, outils ou services d’IA destinés au secteur financier se multiplient. Le nombre de fournisseurs secondaires sur ce marché (autres que les géants OpenAI, Anthropique, Google et Microsoft) a doublé en un an. Les deux tiers des nouveaux déploiements enregistrés au premier trimestre de 2026 faisaient appel à ces acteurs, mentionne Mila.

Cette multiplication des fournisseurs complique la gestion des risques. Les institutions financières doivent désormais autant s’assurer de la qualité des données utilisées, que de la fiabilité des modèles déployés et de la répartition des responsabilités en cas d’erreur du système.

La gouvernance intégrée aux systèmes

Pour relever ces défis, la gouvernance de l’IA doit être intégrée à l’architecture des systèmes dès le départ, soulignent les participants. Elle ne peut plus être considérée comme un exercice de conformité réalisé après-coup.

Dans ce contexte, les garde-fous deviennent une composante essentielle des solutions d’IA. Un nombre croissant d’organisations mettent en place des mécanismes capables de détecter en temps réel les violations de politiques, de bloquer certains comportements jugés à risque et d’acheminer les situations à risque vers un humain.

La supervision humaine : essentielle

Par ailleurs, la pression exercée sur les institutions pour démontrer des gains d’efficacité grâce à l’IA et livrer un retour sur investissement rapide transforme le rôle des gestionnaires, mentionnent des participants. Dans plusieurs organisations, les cadres intermédiaires se retrouvent à faire le lien entre les stratégies ambitieuses liées à l’IA et leur mise en œuvre. Ils doivent jongler avec les objectifs d’efficacité, les exigences réglementaires et la gestion des équipes.

Cette évolution soulève une question importante : les employés responsables de superviser les systèmes d’IA possèdent-ils la formation nécessaire ? Plusieurs organisations signalent que les gestionnaires intermédiaires appelés à encadrer ces technologies n’ont pas toujours reçu de formation formelle en gouvernance de l’IA ou en gestion des risques liés aux algorithmes.

Des risques systémiques

Les experts mettent également en garde contre les risques systémiques qui pourraient découler de l’adoption croissante de modèles d’IA similaires à travers le secteur financier. À mesure que les institutions financières s’appuient sur un nombre limité de modèles et de fournisseurs technologiques, une défaillance, une vulnérabilité ou un biais important pourrait se propager à l’ensemble du secteur, indiquent-ils

Pour atténuer ce risque, le secteur pourrait bénéficier d’approches plus collaboratives, notamment par le partage de méthodes d’évaluation, des tests de résistance communs et des normes de gouvernance harmonisées.

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Risques financiers : le BSIF met en garde contre de nouvelles fragilités https://www.finance-investissement.com/nouvelles/risques-financiers-le-bsif-met-en-garde-contre-de-nouvelles-fragilites/ Tue, 28 Apr 2026 12:03:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113559 Le régulateur identifie trois sources d’inquiétude.

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Le régulateur fédéral des institutions financières tire la sonnette d’alarme sur la fragilité du marché hypothécaire, l’opacité croissante des acteurs financiers non bancaires et les tensions potentielles sur la liquidité. Dans son Regard annuel sur le risque (RAR) pour l’exercice 2026-2027, le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) brosse un tableau préoccupant d’un système financier soumis à de multiples pressions simultanées.

« La population canadienne peut être convaincue que le BSIF intervient tôt, […] et qu’il prend des mesures décisives pour renforcer la résilience du système financier dans un contexte économique et géopolitique incertain », promet Peter Routledge, surintendant des institutions financières.

Le RAR, qui paraît chaque printemps, recense les risques prépondérants pesant sur les banques, les assureurs et les régimes de retraite sous réglementation fédérale. Cette année, il en retient quatre par ordre d’importance :

  • les risques liés aux prêts hypothécaires et aux prêts garantis par un bien immobilier (prêts RESL),
  • les risques liés aux intermédiaires financiers non bancaires (IFNB),
  • les risques de financement et de liquidité,
  • un ensemble de risques connexes incluant la cybersécurité, l’intelligence artificielle et l’intégrité des institutions.

Immobilier : une pression accrue

Le marché résidentiel canadien continue de s’essouffler sous le poids des incertitudes commerciales, de la volatilité des matières premières, des pressions sur l’emploi et d’une confiance chancelante des consommateurs. Le recul est particulièrement marqué dans les grands marchés urbains, notamment Toronto et Vancouver, où le segment des copropriétés affiche des ventes à des niveaux inégalés depuis les années 1990. De nombreux acheteurs sur plans se retrouvent aujourd’hui propriétaires de logements dont la valeur est inférieure au prix payé avant la construction, ce qui fragilise leur situation financière au moment de la clôture de la transaction.

Le mur des renouvellements hypothécaires est une autre source d’inquiétude. En janvier 2026, 3,1 millions de prêts hypothécaires, soit 52 % du total, devaient être renouvelés avant la fin de 2027. Parmi ceux-ci, 1,3 million ont été contractés en 2021 et 2022, période de taux historiquement bas. Les emprunteurs concernés devront absorber des hausses de mensualités potentiellement importantes, et certains pourraient se trouver dans l’incapacité de refinancer leur prêt ou d’honorer leurs nouveaux versements.

Le BSIF note également la montée en puissance des prêts hypothécaires à taux variable et à versements fixes (PHTVVF), dont la part dans les nouveaux montages atteignait 36 % en décembre 2025, une proportion qui se rapproche rapidement du sommet de 41 % enregistré en mars 2022.

Malgré ces tensions, le régulateur estime que les institutions financières disposent encore de marges de manœuvre grâce à leurs niveaux de capital et à leurs provisions pour pertes. Des examens de surveillance ciblés auprès des prêteurs exposés aux prêts RESL sont néanmoins prévus dans la prochaine année.

Finance non bancaire : un risque en expansion

Autre évolution marquante cette année : le retour au premier plan des risques liés aux institutions financières non bancaires (IFNB), un secteur en forte croissance qui regroupe notamment les fonds de couverture et les sociétés de capital-investissement.

Ces acteurs jouent un rôle de plus en plus important dans le financement de l’économie, mais leur expansion soulève des enjeux de stabilité. Leur recours fréquent à l’effet de levier et à des instruments financiers complexes peut amplifier les chocs en période de stress.

En cas de tensions sur les marchés, des ventes rapides d’actifs pourraient accentuer la volatilité et se répercuter sur l’ensemble du système financier. Les institutions traditionnelles ne sont pas à l’abri : elles financent souvent ces acteurs ou sont exposées à leurs activités, ce qui augmente les risques de contagion.

Le développement du crédit privé constitue un autre point de vigilance. La croissance rapide de ce marché, combinée à un manque de transparence, pourrait masquer des fragilités structurelles, selon le BSIF.

Liquidité : un équilibre fragile

La troisième zone de risque concerne la liquidité et le financement. Pour l’instant, les conditions demeurent relativement favorables : les banques canadiennes continuent d’avoir accès à des sources de financement stables et à faible coût.

Mais cet équilibre pourrait être remis en cause rapidement. Le BSIF souligne que la confiance des marchés et des déposants peut se détériorer brusquement en cas de choc économique ou géopolitique.

La dépendance au financement international, notamment en devises étrangères, constitue une source de vulnérabilité supplémentaire. Une perturbation des marchés mondiaux pourrait se traduire par une hausse des coûts de financement ou une réduction de l’accès aux liquidités.

Dans ce contexte, la capacité des institutions à gérer activement leur bilan et à se préparer à des scénarios de crise devient déterminante.

En 2026, le régulateur concentrera ses examens de surveillance sur les plans de financement d’urgence et la capacité des institutions à rendre compte de leurs positions de liquidité dans des délais très courts, y compris leurs expositions transfrontalières.

Des révisions aux normes de liquidité entreront en vigueur le 1er mai 2026 pour certaines catégories de dépôts de détail. D’autres modifications, qui tiendront compte des commentaires de l’industrie, seront soumises à consultation le 21 mai 2026.

IA, cybersécurité et intégrité

Le BSIF maintient également une surveillance active sur plusieurs fronts. L’essor rapide de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur financier est salué pour ses gains d’efficacité potentiels, mais il multiplie également les points de vulnérabilité. Les cybermenaces gagnent en complexité, les acteurs malveillants utilisant eux-mêmes des outils propulsés par l’IA.

La concentration dans les tiers fournisseurs de services technologiques continue d’inquiéter. Des activités comme le blanchiment d’argent, l’extorsion et l’ingérence étrangère, qui compromettent l’intégrité des institutions financières, font l’objet d’une surveillance accrue en partenariat avec le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE).

Sur le plan réglementaire, le BSIF travaille à l’élaboration d’une ligne directrice exhaustive sur la gestion du risque de crédit, dont un document consultatif a été publié en janvier 2026. Les commentaires du secteur sont attendus jusqu’au 29 juillet 2026.

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DSP modifie le niveau de risque de deux fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/dsp-modifie-le-niveau-de-risque-de-deux-fonds/ Thu, 09 Apr 2026 11:19:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113228 PRODUITS – Et ajuste les stratégies de placement d’un autre.

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Lors d’une révision de sa gamme de produits, Desjardins Société de placement (DSP) a procédé à des modifications du niveau de risque pour deux de ses produits et a modifié les stratégies de placement d’un troisième.

Ainsi, le niveau de risque du Fonds Desjardins SociéTerre Obligations mondiales sera augmenté passant de « faible » à « faible à moyen ». En revanche, celui du Fonds Desjardins Mondial de dividendes sera abaissé changeant de « moyen » à « faible à moyen ».

Ces changements sont effectifs depuis le 27 mars.

DSP en a également profité pour apporter un ajustement aux stratégies de placement du Fonds Desjardins Actions canadiennes de revenu. Le seuil applicable aux investissements dans des titres étrangers a ainsi été augmenté de 15 % à 30 %.

Cet ajustement, qui est également entré en vigueur le 27 mars, permet d’aligner les limites d’investissement en titres étrangers du Fonds sur les règles établies pour sa catégorie par le Canadian Investment Funds Standards Committee (CIFSC).

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Comment aider les clients à atténuer le risque de longévité ? https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/comment-les-conseillers-peuvent-ils-aider-leurs-clients-a-attenuer-le-risque-de-longevite/ Thu, 05 Mar 2026 11:16:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112504 DÉVELOPPEMENT — Éduquer les clients et planifier plusieurs scénarios permet d’apaiser leurs craintes.

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Manquer d’argent à la retraite : voilà une crainte partagée par de nombreux Canadiens, et un enjeu qui maintient les conseillers en services financiers en alerte. Chez certains, l’anxiété liée à l’épuisement de l’épargne les pousse même à vivre plus frugalement que nécessaire.

Un sondage en ligne mené auprès de 5 183 adultes canadiens (hors Québec) révèle que 59 % des Canadiens craignent de survivre à leurs économies à la retraite.

Dans le même temps, l’étude, réalisée par Innovative Research Group pour le compte de Investissements RPC, indique que 52 % des non-retraités affirment qu’avoir un plan financier leur donne confiance de ne pas manquer d’argent à la retraite.

Il est impossible de savoir avec précision combien de temps vivra un client. Toutefois, les conseillers peuvent les préparer, tant sur le plan émotionnel que financier, à divers scénarios afin que leur plan résiste à l’épreuve du temps, qu’ils vivent jusqu’à 75 ans ou jusqu’à 105 ans.

« Tout le monde ne gère pas la peur de la même façon », observe John Soutsos, gestionnaire de portefeuille chez Med-Wealth Financial Services, qui exerce sous l’égide d’IPC Securities, à Mississauga, en Ontario. Il dirige sa pratique avec son fils Alexander Soutsos, conseiller en placements.

« Il incombe au professionnel d’apporter une perspective et une feuille de route pour atténuer ces craintes, ainsi qu’une stratégie pour leur démontrer qu’ils ne manqueront pas d’argent. »

Un couple accompagné par John Soutsos et Alexander Soutsos croyait que la règle de retrait de 4 % suffirait à maintenir son niveau de vie à la retraite. « Mais en l’espace d’un an, ils retiraient 8 %, et ils ont maintenu ce rythme », raconte John Soutsos.

« L’anxiété augmente dès que les clients encaissent leur dernier chèque de paie », prévient-il.

Selon Alexander Soutsos, beaucoup pensent que leurs dépenses diminueront à la retraite. « Notre expérience montre que ce n’est pas le cas. »

Les frais de santé peuvent notamment peser lourd. « On peut épuiser ses liquidités très rapidement. C’est pourquoi il est important que les conseillers aient ces conversations et gèrent les attentes », soutient-il.

John Soutsos mentionne avoir récemment discuté avec un client dont l’ex-conjointe dépense 20 000 $ par mois en services d’aide personnelle. « Réfléchissez un instant : cela représente près d’un quart de million de dollars par an. »

Projeter différents scénarios

Présenter plusieurs projections financières permet de réduire l’incertitude quant aux besoins futurs.

Cindy Boury, gestionnaire principale de portefeuille et directrice de succursale chez Cindy Boury Private Wealth Management (Raymond James), à Abbotsford, en Colombie-Britannique, montre à ses clients des projections tenant compte à la fois d’un décès prématuré et d’une longévité supérieure aux attentes. Ces scénarios intègrent les besoins de trésorerie, la planification successorale, les frais de santé et les fonds d’urgence.

Son équipe recueille également des informations sur la santé du client et les antécédents familiaux.

« Nous ne savons pas quel sera votre dernier jour. Nous aidons les gens à traverser leurs préoccupations », explique Cindy Boury.

Elle utilise également des hypothèses prudentes de rendement : « Nous citons un taux de rendement relativement faible pour éviter que les gens ne dépensent trop. »

Par exemple, un rendement de 5 % avec une inflation de 2,5 % signifie un rendement réel de 2,5 %. Si les rendements réels sont supérieurs, cela peut générer un excédent.

Bobby McBride, planificateur financier et gestionnaire de portefeuille adjoint chez Designed Securities, à Whitby (Ontario), s’appuie sur des logiciels de planification et des tables de mortalité recommandées par le Conseil des normes de FP Canada, notamment celles publiées par l’Institut canadien des actuaires.

Selon ces tables, un Canadien de 70 ans a 25 % de chances d’atteindre au moins 94 ans (homme) ou 96 ans (femme). Les probabilités de vivre jusqu’à 97 ans (homme) ou 100 ans (femme) sont de 10 %.

« Presque 100 % du temps, les gens disent : “Il n’y a aucune chance que je vive aussi longtemps.” »

Tant que les hypothèses demeurent raisonnables, Bobby McBride adapte les projections. Une planification prudente permet souvent d’aborder ensuite la discussion successorale.

John Soutsos et Alexander Soutsos adoptent une approche moins conventionnelle : ils gèrent les portefeuilles comme si le capital devait durer indéfiniment plutôt que jusqu’à un âge déterminé.

« Ce qui m’a distingué, c’est que je gère l’argent en supposant qu’il doit durer à perpétuité », explique John Soutsos.

Cela implique généralement des portefeuilles plus axés sur les actions afin de compenser l’inflation et l’impôt sur un horizon de 25 à 40 ans.

Une planification holistique

Joe Nunes, cofondateur et président exécutif d’Actuarial Solutions, à Windsor (Ontario), recommande aux conseillers d’être bien informés sur l’ensemble des outils disponibles.

Certains conseillers non titulaires d’un permis d’assurance privilégient les marchés financiers, tandis que certains représentants en assurance recommandent uniquement des produits garantis. L’idéal, selon Joe Nunes, est une approche équilibrée.

« Le meilleur conseiller est celui qui comprend tous les outils possibles et peut expliquer les avantages et inconvénients de chacun. »

Même si les marchés boursiers peuvent offrir de meilleurs rendements à long terme, cela ne convient pas toujours à tous les profils de risque.

Joe Nunes souligne également l’importance de revoir le plan peu après la retraite, car « environ deux ans après leur départ à la retraite, les gens ont une meilleure idée de leurs besoins réels ».

Il s’agit de trouver l’équilibre entre une approche trop agressive, où le client survit à son capital, et une approche trop conservatrice, où le capital survit au client.

Des révisions régulières permettent d’ajuster le plan en fonction des changements de vie : santé, dépenses imprévues ou évolution financière.

« Quand on éduque les gens, leurs peurs disparaissent. Ils peuvent respirer », affirme Cindy Boury.

Parfois, le rôle du conseiller dépasse le rendement du portefeuille.

« Le risque de longévité est le plus grand risque que nous affrontons tous », rappelle Bobby McBride. Mais un plan clair et évolutif inspire confiance.

« Il faut s’arrêter, s’asseoir, être raisonnable et mature face à la situation. Comprendre où l’on en est, puis décider comment façonner les années à venir — qu’il s’agisse de travailler encore ou de profiter de ce que l’on a épargné », conclut Cindy Boury.

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Hausse du niveau de risque d’un FNB JPMAM https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/hausse-du-niveau-de-risque-dun-fnb-jpmam/ Tue, 03 Mar 2026 12:04:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112651 PRODUITS – Avec effet immédiat.

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J. P. Morgan Asset Management Canada (JPMAM) hausse le niveau de risque du FNB actif d’actions Nasdaq de revenu à prime JPMorgan (JEPQ).

Depuis le 18 février, ce dernier est passé de « faible à moyen » à « moyen ». Cette modification découle d’une revue annuelle des niveaux de risque effectuée par JPMAM. Elle respecte la méthode de classification des risques mandatée par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

Les objectifs, les stratégies ou la gestion du JPEQ ne sont pas impactés par ce changement.

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Raymond James lance un pupitre de négociation dédié aux stratégies d’actions non traditionnelles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/raymond-james-lance-un-pupitre-de-negociation-dedie-aux-strategies-dactions-non-traditionnelles/ Fri, 21 Nov 2025 13:13:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111078 Le nouveau pupitre vise à aider les gestionnaires à optimiser leurs rendements ajustés au risque.

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Raymond James lance un nouveau pupitre de négociation, pour les placements non traditionnels canadiens. Cette nouvelle initiative vise à proposer de nouvelles stratégies d’actions aux investisseurs institutionnels, tout en élargissant l’éventail des produits disponibles.

Le pupitre de négociation de placements non traditionnels a été créé afin de répondre à la demande grandissante des gestionnaires d’actifs non traditionnels et liquides qui souhaitent bénéficier d’une couverture différenciée des actions au Canada.

Les stratégies d’actions non traditionnelles désignent des approches de placement qui ne se limitent pas aux positions traditionnelles longues sur les actions cotées en Bourse. Avec cette initiative, Raymond James entend offrir davantage de diversification, une meilleure gestion des risques et la possibilité d’optimiser les rendements pour les gestionnaires de fonds, précise le communiqué.

Un nouveau dirigeant d’expérience

Chris Porraccio, directeur général et chef des stratégies d’actions non traditionnelles chez Raymond James, dirigera l’équipe. Celui-ci possède une vaste expérience dans le conseil auprès des gestionnaires non traditionnels dans des actions canadiennes.

Auparavant, il a occupé des postes dans la vente d’actions institutionnelles et la facilitation des transactions à Bay Street, où il a été responsable de la couverture des clients dans le secteur des placements non traditionnels canadiens ainsi que de la gestion des risques liés aux stratégies d’actions non traditionnelles.

« Le leadership de Chris dans le domaine des stratégies d’actions non traditionnelles s’inscrit dans notre volonté continue d’élargir notre gamme de produits afin de proposer des services performants à nos clients », explique Sean Boyle, directeur général principal et chef des ventes d’actions institutionnelles chez Raymond James.

Une collaboration active

Raymond James collabore activement avec les investisseurs institutionnels ainsi qu’avec les gestionnaires d’actifs non traditionnels par l’entremise de son pupitre de négociation d’actions canadiennes.

La société leur fournit une expertise et des analyses personnalisées afin de répondre efficacement à leurs besoins évolutifs.

« Avec la hausse des valorisations boursières et la corrélation croissante entre les actions et les obligations, les placements non traditionnels sont de plus en plus reconnus au Canada pour leur capacité à offrir des rendements supérieurs ajustés au risque », commente Chris Porraccio par voie de communiqué.

« Notre approche est unique dans ce secteur et notre couverture des stratégies non traditionnelles est parfaitement adaptée à nos clients qui évoluent dans ce segment de marché », ajoute-t-il.

Raymond James, filiale canadienne de Raymond James Financial, gère 98 milliards de dollars d’actifs, regroupe plus de 520 conseillers indépendants ainsi que plus de 2 000 employés répartis dans 170 succursales et bureaux.

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Mes 20 années d’utilisation de FNB d’or physique https://www.finance-investissement.com/edition-papier/guide-des-fnb/mes-20-annees-dutilisation-de-fnb-dor-physique/ Mon, 10 Nov 2025 05:12:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110725 L’exécution de la stratégie reste un défi.

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Afin de bâtir les portefeuilles de mes clients, j’utilise des fonds négociés en Bourse (FNB) d’or en détention physique depuis 2006. Cette exposition à l’or a apporté différents bénéfices à mes clients, dont celui de la diversification. Par contre, elle comporte certains défis, dont celui de gérer leurs émotions par rapport à ces fonds. Voici des leçons tirées de mon expérience.

Actif unique. Les principaux utilisateurs d’or se répartissent en quatre groupes. L’industrie de la bijouterie représente près de la moitié de la demande mondiale. Les institutions financières utilisent l’or à des fins d’investissement. Le secteur technologique y a recours pour la fabrication de composants électroniques, tels que les connecteurs, et le secteur médical, pour la conception d’équipements.

Pour les clients, l’or peut offrir une sorte de couverture contre la perte de pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires : ce métal précieux tend à conserver sa valeur avec le temps. Il est aussi une valeur refuge, les investisseurs se tournant souvent vers l’or lors des bouleversements du marché, faisant monter son prix et offrant une stabilité aux portefeuilles. L’or est un actif liquide, facilement convertible en espèces sur les marchés mondiaux. Cette liquidité garantit que les investisseurs peuvent rapidement accéder aux fonds en cas de besoin, faisant de l’or un élément flexible d’une stratégie d’investissement.

Gérer le risque. J’utilise l’or dans mes portefeuilles surtout pour sa capacité de diversification. Les mouvements de prix de l’or sont généralement non corrélés ou négativement corrélés avec d’autres catégories d’actifs, telles que les actions et les obligations. Ceci aide à réduire le risque global du portefeuille et sa volatilité, améliorant les rendements à long terme.

Par exemple, en 2022, alors que les actions et les obligations connaissaient des baisses de rendement, l’or s’est révélé stable, ce qui a permis à mes clients de réduire la volatilité à la baisse de leur portefeuille. Par contre, il faut être prêt à conserver l’or à long terme, et ceci, même lors de périodes prolongées de rendements moins intéressants.

Sur 25 ans, l’or a été la catégorie d’actifs qui a affiché la plus forte performance. Un investissement de 100 $ effectué le ler janvier 2000 vaut 1068 $ au 30 juillet 2025 pour un rendement annuel de 10 %, selon Thomson. La même somme investie dans le S&P 500 ne vaudrait que 710 $ pour un rendement de 6 % malgré ses impressionnants résultats depuis plus de dix ans. Et si on avait investi 100 $ dans l’or à son sommet du 11 août 2011 et dans le S&P 500 après sa décennie de sous-performance ? L’investissement dans l’or vaudrait 246 $ comparativement à 910 $ dans le S&P 500, soit un rendement de 6 % contre 17 % pour l’indice, d’après Thomson. L’or, comme tout autre actif, connaît de bonnes périodes et des mauvaises.

Choisir le bon FNB. Je préfère les FNB qui offrent le métal en détention physique plutôt que les titres de sociétés aurifères ou des contrats à terme sur l’or. Les aurifères comportent trop de risques opérationnels et un levier financier défavorable aux investisseurs. Et ils ont par le passé sous-performé par rapport aux FNB d’or en détention physique.

Quant aux FNB qui utilisent des contrats à terme, ils sont sujets au rendement inférieur lié au roulement de leurs contrats (vendre ceux à courte échéance et acheter ceux à plus longue échéance).

Cette situation s’explique parce que le marché est souvent en situation de report (contango), soit lorsque le prix à terme du contrat est supérieur au prix au comptant. Les FNB tels que le MNT se distinguent du fait qu’ils offrent la possession directe des lingots d’or, tandis que les fonds comme GLD donnent des certificats de livraison. Certains clients peuvent croire à tort que ces certificats les désavantagent par rapport aux grands acteurs du secteur financier. C’est un aspect sur lequel on doit les rassurer. On doit aussi les informer que, par rapport à un FNB classique, MNT est un fonds à capital fermé (closed end fund), ce qui vient avec un coût indirect, car il est sujet à des écarts importants entre la valeur marchande du fonds et sa valeur liquidative.

Pour m’exposer à l’or, je privilégie les FNB classiques, étant donné qu’ils sont généralement faciles à négocier en grands blocs, liquides et offerts à coût raisonnable.

Gare aux coûts. Certes, il faut tenir compte des frais de gestion et des frais de transaction des FNB sur l’or, qui varient entre 0,17 % et 0,74 %, d’après une compilation de Banque Nationale Marchés financiers. Or, il. Y a d’autres facteurs à considérer. Par exemple, un coût de l’écart cours acheteur-cours vendeur supérieur pour un FNB peut nuire à l’expérience du client si l’on doit négocier souvent ce FNB. La taille de l’actif géré par un FNB importe également dans ses coûts de transaction. Rien ne sert d’économiser quelques dollars en frais de gestion et ensuite de subir des coûts moins visibles encore plus importants.

Garder le cap. L’or a joué un rôle positif dans les comptes de nos clients au fil des années, même en faisant abstraction de la forte performance des 18 derniers mois. Or, il arrive que certains clients s’impatientent contre les catégories d’actifs qui semblent moins bien s’illustrer sur une période relativement prolongée. Peut-être que c’est même encore plus le cas avec un actif comme l’or qui ne paie aucun dividende ni revenu d’intérêts. C’est lors de ces moments de doute que le conseiller peut apporter beaucoup de valeur en expliquant que la diversification améliore la fiabilité des rendements. Le prix à payer pour cette fiabilité est qu’il faut accepter que certaines composantes puissent avoir une contreperformance durant une certaine période. On doit les conserver et même en acheter davantage pour maintenir la pondération cible, même si nos émotions nous disent de vendre.

Financière Banque Nationale Gestion de patrimoine (FBNGP) est une division de la Financière Banque Nationale inc. (FBN) et une marque de commerce appartenant à la Banque Nationale du Canada (BNC) utilisée sous licence par la FBN. FBN est membre de l‘Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) et du Fonds canadien de protection des investisseurs (FCPI) et est une filiale en propriété exclusive de la BNC, qui est une société ouverte inscrite à la cote de la Bourse de Toronto (NA : TSX). Les titres ou les secteurs mentionnés dans cette chronique ne s’adressent pas à tous les types d’investisseurs et ne devraient en aucun cas être considérés comme une recommandation. Veuillez consulter votre conseiller en gestion de patrimoine afin de vérifier si ce titre ou secteur vous convient et pour avoir des informations complètes, incluant les principaux facteurs de risque. Certains titres ou secteurs mentionnés dans cette chronique peuvent ne pas être suivis par les analystes de la FBN.

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Risques accrus et durcissement du crédit en zone euro https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/risques-accrus-et-durcissement-du-credit-en-zone-euro/ Thu, 06 Nov 2025 10:53:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110615 Les tensions commerciales et les inquiétudes géopolitiques pèsent sur la demande de prêts et la sous-cription.

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Les banques européennes ont resserré leurs critères d’octroi de crédit pour les prêts aux entreprises au troisième trimestre, selon la plus récente enquête de la Banque centrale européenne (BCE) réalisée entre le 19 septembre et le 7 octobre auprès de 154 institutions financières.

Autrement dit, les établissements ont appliqué des critères d’approbation plus stricts ou resserré leurs lignes directrices internes. Les conditions de crédit se sont également resserrées pour les prêts à la consommation et autres financements aux ménages, tandis que les normes applicables aux prêts hypothécaires sont demeurées stables.

« Les risques perçus pour les perspectives économiques ont contribué à ce resserrement des critères de crédit », souligne la BCE. Les banques ont aussi invoqué le niveau élevé d’incertitude géopolitique et les tensions commerciales pour justifier une approche plus sélective selon les secteurs ou les entreprises, plusieurs d’entre elles indiquant avoir renforcé leurs pratiques de suivi et d’analyse.

La montée des perceptions de risque a également été identifiée comme le principal facteur du resserrement des conditions pour le crédit à la consommation.

Pour le quatrième trimestre, les banques s’attendent à ce que les critères de crédit demeurent globalement inchangés pour les entreprises, qu’ils se resserrent légèrement pour les prêts hypothécaires et davantage pour le crédit à la consommation.

Ce durcissement s’est traduit par une hausse du taux de rejet des demandes de prêt dans toutes les catégories, la plus forte augmentation étant observée du côté du crédit à la consommation.

Les établissements ont aussi signalé une légère hausse nette de la demande de prêts ou de lignes de crédit de la part des entreprises, bien que celle-ci demeure faible dans l’ensemble. Cette demande aurait été soutenue par la baisse des taux d’intérêt et par des besoins accrus en refinancement ou en restructuration de dettes. Cependant, plusieurs banques ont noté que les incertitudes mondiales et les tensions commerciales pèsent toujours sur la demande.

Du côté des ménages, la demande de crédit à la consommation est restée stable, les effets positifs de la baisse des taux d’intérêt étant contrebalancés par un recul de la confiance des consommateurs. Pour le quatrième trimestre, les banques prévoient une demande stable de la part des entreprises, mais une légère hausse pour les prêts à la consommation et les prêts hypothécaires résidentiels.

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Un encadrement inégal du secteur crypto fait planer un risque systémique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-encadrement-inegal-du-secteur-crypto-fait-planer-un-risque-systemique/ Tue, 28 Oct 2025 10:02:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110447 Le CSF et l’OICV constatent une application incohérente des politiques.

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Les efforts déployés pour réglementer le jeune secteur des cryptomonnaies demeurent fragmentés et incohérents, exposant ainsi le système financier mondial à des risques systémiques, concluent deux examens publiés par le Conseil de stabilité financière (CSF) et l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV).

Le CSF a publié un rapport d’étape sur la mise en œuvre de son cadre de 2023 pour la réglementation des entreprises de cryptomonnaies et des stablecoins, constatant que l’adoption de ses recommandations progresse lentement.

Peu de juridictions ont élaboré un cadre réglementaire complet pour le secteur crypto et, « même lorsque ces cadres sont finalisés, leur alignement complet sur les recommandations du CSF demeure limité, en particulier pour les dispositifs de stablecoins et les prestataires de services d’actifs numériques », note le rapport.

Dans l’ensemble, le CSF conclut que, malgré certains progrès, il subsiste « des lacunes et incohérences importantes susceptibles de menacer la stabilité financière et le développement d’un écosystème d’actifs numériques résilient ».

« Les progrès demeurent incomplets, inégaux et incohérents. Cela crée des occasions d’arbitrage réglementaire et complique la supervision d’un marché des cryptoactifs par nature mondial et en constante évolution », commente Arthur Yuen, chef de la direction adjointe de la Hong Kong Monetary Authority et président du groupe du CSF ayant rédigé le rapport.

De son côté, l’OICV a publié un rapport sur la mise en œuvre de ses propres recommandations pour le secteur crypto, couvrant la protection des investisseurs, la prévention des conflits d’intérêts, de la fraude et des abus de marché, ainsi que les exigences de divulgation et de gouvernance.

L’organisation avertit que « l’écosystème des cryptoactifs, en évolution rapide, présente encore des risques liés à la protection des investisseurs et à l’intégrité des marchés » et exhorte les régulateurs du monde entier à agir rapidement pour appliquer ses recommandations politiques.

Le rapport souligne également que les mécanismes actuels d’échange d’informations transfrontaliers dans le domaine des cryptomonnaies demeurent « relativement limités » et appelle à renforcer la coopération internationale.

« Une collaboration internationale renforcée est essentielle pour contrer l’arbitrage réglementaire et assurer une supervision cohérente et harmonisée », selon Matthew Long, coprésident du groupe de travail de l’OICV et directeur, paiements et actifs numériques, à la Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni.

« Notre rapport met en lumière la nécessité d’un partage proactif d’informations tout au long du cycle de réglementation — de l’autorisation à la surveillance, jusqu’à l’application des règles », précise-t-il.

Le rapport du CSF va dans le même sens, exhortant les décideurs et les régulateurs à poursuivre la mise en œuvre intégrale et uniforme de ses recommandations, et à renforcer la cohérence, la coopération transfrontalière et la coordination dans la supervision du secteur.

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Le Canada serait trop réticent au risque https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-canada-serait-trop-reticent-au-risque/ Wed, 22 Oct 2025 12:09:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110303 Selon le patron de la Banque Royale.

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Le président et chef de la direction de la plus grande banque du pays affirme que le Canada doit devenir moins réticent au risque pour prospérer face aux bouleversements du commerce mondial.

Le président et chef de la direction de la Banque Royale du Canada, Dave McKay, constate que les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux « ont peur de commettre des erreurs », ce qui allonge les délais d’approbation des projets et décourage les entreprises d’investir.

« Le temps coûte de l’argent. L’incertitude coûte de l’argent. Il est donc très difficile pour notre pays d’avancer avec confiance et rapidité, et le reste du monde le ressent », a-t-il déclaré mercredi devant la Chambre de commerce de Calgary.

Dave McKay a ajouté qu’il y avait eu plusieurs faux départs dans le cadre de nouveaux projets d’infrastructure majeurs, ce qui a dissuadé les entreprises d’investir des capitaux.

« De nombreuses équipes de direction se disent : “Je ne peux pas investir beaucoup plus d’énergie, d’argent et de temps dans ce projet s’il doit échouer”. Nous devons donc aller de l’avant, faire approuver ces projets, puis commencer à obtenir le financement nécessaire, car il est disponible. Il ne reste plus qu’à nous mettre d’accord. »

Dave McKay a fait ces remarques une semaine après que l’Alberta a annoncé qu’elle financerait les premiers travaux d’un nouveau projet de pipeline vers la côte nord de la Colombie-Britannique, dans l’espoir que le secteur privé prenne le relais.

Un tel projet permettrait à davantage de pétrole brut des sables bitumineux de l’Alberta d’accéder aux marchés lucratifs du Pacifique.

La première ministre de la province, Danielle Smith, et des dirigeants de l’industrie ont déclaré que les politiques fédérales, comme l’interdiction des pétroliers au large de la côte nord de la Colombie-Britannique et le plafonnement des émissions de gaz à effet de serre, ont rendu impossible pour les entreprises privées de justifier un tel projet.

L’Alberta compte déposer sa proposition ce printemps auprès du nouveau Bureau des grands projets, créé en vertu d’une loi fédérale visant à accélérer le développement des infrastructures jugées d’intérêt national.

Par ailleurs, le premier ministre Mark Carney a conclu mercredi une visite à Washington sans parvenir à un accord levant les droits de douane américains sur les produits canadiens.

Même sans la multitude de droits de douane imposés par le président Donald Trump, M. McKay a indiqué qu’il serait impératif pour le Canada de diversifier sa clientèle d’exportation afin de stimuler la productivité économique.

Il doute que le Canada sorte gagnant d’un accord commercial avec les États-Unis et espère que, si un accord est conclu, le pays ne retombera pas dans la complaisance.

« Je ne pense pas que nous en sortirons gagnants. Je ne sais pas à quel point ce sera pire », a-t-il dit.

Selon Dave McKay, il faudra donc tenter de conclure de « grands accords » avec des pays de l’Europe et de l’Asie en utilisant les ressources agricoles et énergétiques, qui sont en forte demande, comme leviers.

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