revenu fixe | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/revenu-fixe/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 07 May 2026 19:01:05 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png revenu fixe | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/revenu-fixe/ 32 32 L’IA redessine déjà le marché du revenu fixe https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/hadiza-djataou/lia-redessine-deja-le-marche-du-revenu-fixe/ Fri, 08 May 2026 10:02:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113527 ZONE EXPERTS — En transformant la compétitivité des entreprises, elle influence directement leur profil de crédit et l’évaluation du risque obligataire.

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Quand on parle d’intelligence artificielle (IA), les investisseurs pensent d’abord aux grandes sociétés technologiques et au marché boursier. Pourtant, l’un des effets les plus importants de l’IA pourrait se jouer ailleurs : dans le marché du revenu fixe, et plus particulièrement dans le crédit.

Pourquoi ? Parce que l’IA ne change pas seulement la productivité. Elle change la vitesse à laquelle les écarts se creusent entre les entreprises gagnantes et les entreprises perdantes.

Concrètement, les sociétés qui adoptent bien l’IA peuvent réduire leurs coûts, accélérer certaines tâches, améliorer leur service et prendre de l’avance sur leurs concurrents. À l’inverse, celles qui tardent à s’adapter risquent de perdre rapidement des parts de marché, de voir leurs marges se détériorer et, dans certains cas, de fragiliser leur profil de crédit.

C’est là que le sujet devient particulièrement important pour les investisseurs obligataires.

Pourquoi l’IA compte-t-elle davantage pour le crédit

En actions, une plus grande dispersion entre gagnants et perdants peut être positive. Les grands gagnants peuvent compenser largement les perdants.

En crédit, la logique est différente. Le potentiel de hausse d’une obligation demeure limité : l’investisseur reçoit son coupon et, idéalement, le remboursement du capital à l’échéance. En revanche, le potentiel de baisse peut être important lorsqu’un émetteur se détériore ou fait défaut.

Autrement dit, dans un monde où l’IA crée plus de gagnants… mais aussi plus de perdants, le bilan est souvent moins favorable pour le crédit que pour les actions.

C’est une idée simple, mais centrale : plus la dispersion des résultats d’entreprise augmente, plus le risque de sélection devient critique dans les portefeuilles obligataires.

Une transformation qui peut aller très vite

Ce qui rend l’IA différente des précédentes vagues technologiques, c’est la vitesse d’adoption potentielle. Le coût d’entrée est relativement faible, les outils sont accessibles, et les gains de productivité peuvent être visibles très rapidement.

Dans plusieurs secteurs de services ou de travail intellectuel, des tâches qui demandaient auparavant des jours, voire des semaines, peuvent maintenant être réalisées en quelques heures. Cela veut dire que l’écart entre les entreprises bien préparées et les autres peut se creuser beaucoup plus vite que dans les cycles technologiques passés. Pour les investisseurs en crédit, ce point est crucial. Les marchés obligataires réagissent souvent lorsque la détérioration financière devient visible dans les chiffres : baisse des revenus, compression des marges, hausse du levier, pression sur la liquidité.

Mais si l’IA accélère la perte de compétitivité d’une entreprise, la détérioration économique réelle peut commencer bien avant d’apparaître clairement dans les états financiers. En d’autres mots, les indicateurs traditionnels du crédit risquent parfois d’arriver trop tard.

Tous les segments ne sont pas exposés de la même façon

Certains segments du revenu fixe sont plus vulnérables que d’autres. Le haut rendement est probablement l’un des plus exposés. Ces entreprises ont souvent moins de marge d’erreur, moins de ressources pour investir rapidement et une plus grande sensibilité à la pression sur les flux de trésorerie. Les prêts à effet de levier méritent aussi une attention particulière, surtout lorsque la structure de protection des prêteurs est plus faible.

Dans un environnement où les modèles d’affaires peuvent être remis en question plus vite, les investisseurs ont intérêt à être très sélectifs. Le crédit privé n’est pas à l’abri non plus. Son illiquidité, souvent présentée comme un avantage de rendement, peut devenir un désavantage si la thèse d’investissement change rapidement et qu’il n’existe pas de marché secondaire efficace pour sortir d’une position.

À l’autre extrémité, les obligations de catégorie investissement paraissent mieux placées en moyenne. Les grandes entreprises disposent généralement de plus de capital, de meilleures équipes de gestion et d’une plus grande capacité à intégrer l’IA dans leurs opérations.

Les obligations gouvernementales, elles, ne sont pas directement exposées à ce risque de la même manière. Elles pourraient même retrouver un rôle plus défensif si l’IA accentuait la fragilité de certains segments corporatifs et poussait les banques centrales à soutenir davantage l’économie.

Ce que les conseillers et investisseurs devraient surveiller

L’enjeu n’est pas de devenir des spécialistes de l’IA. L’enjeu est plutôt d’intégrer une nouvelle grille de lecture du risque de crédit. Il ne suffit plus d’analyser seulement le levier financier, la couverture des intérêts ou les échéances de dette. Il faut aussi se demander si le modèle d’affaires de l’émetteur est vulnérable à une vague d’automatisation ou à une baisse rapide des barrières à l’entrée.

Quelques questions simples peuvent aider :

  • L’entreprise repose-t-elle fortement sur des processus manuels ?
  • Son avantage concurrentiel dépend-il surtout de l’information, de l’intermédiation ou d’une main-d’œuvre intellectuelle coûteuse ?
  • A-t-elle la taille, les données et la culture pour intégrer l’IA efficacement ?
  • Son secteur risque-t-il de voir les prix baisser rapidement à mesure que l’IA réduit les coûts ?

Cette réflexion ne mène pas nécessairement à sortir du crédit. Elle mène plutôt à être plus sélectif, à privilégier la qualité, la liquidité et les émetteurs les mieux positionnés pour s’adapter.

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Le portefeuille équilibré a-t-il vraiment dit son dernier mot ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-portefeuille-equilibre-a-t-il-vraiment-dit-son-dernier-mot/ Thu, 07 May 2026 11:12:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113727 DÉVELOPPEMENT - Le Fonds Capital Group équilibré mondial illustre la pertinence d’une approche équilibrée et disciplinée.

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Tout au long des années 2010, on claironnait « la mort du portefeuille 60/40 ». Cette mort n’a jamais troublé la forte vitalité du Fonds Capital Group équilibré mondial que gère Hilda Applbaum, gestionnaire que le magazine Barron’s, dans son palmarès 2026, a classée parmi les 100 femmes les plus influentes de la finance américaine.

Une mort annoncée prématurément

Depuis la crise financière de 2008, plusieurs analystes proclamaient que toute allocation en titres de revenu fixe avait peu de sens dans un monde de faibles rendements et d’actions en ébullition. Ce mantra a perduré pendant plusieurs années, puis il s’est avéré juste en 2022. Cette année-là, le portefeuille 60/40 a fléchi de -16 %, les marchés affichant du jamais vu : autant les titres obligataires que les actions ont chuté en tandem, rapportait dans Investment Executive Daniel Strauss, Directeur, recherche sur les FNB et les produits financiers, Banque Nationale du Canada Marchés financiers.

Les données de l’Association des marchés de valeurs et d’investissement (AMVI précédemment IFIC), confirment le peu de cas qu’on faisait des fonds équilibrés. De 2018 à 2020, les ventes de ces fonds ont été pratiquement nulles. Elles ont connu une flambée en 2021, sans doute un réflexe sécuritaire après la grande frayeur découlant de la pandémie de Covid-19, mais ont été en recul prononcé en 2022, puis représentant environ 66 % des rédemptions de fonds en 2023. Les rédemptions se sont répétées en 2024, puis les ventes sont redevenues tout juste positives en 2025.

Tenir le cap à travers la tempête

Le fonds de Capital Group, dont l’actif s’élève à 2,08 milliards de dollars (G$), a navigué pratiquement indemne à travers ces tribulations du monde des portefeuilles 60/40. Depuis sa création en août 2015, la série F a connu un rendement annualisé de 7,46 %. Certes, en 2022 il a connu un recul, mais seulement de -7,88 %, comparé à -16 % pour la catégorie.

Le fonds affiche une signature 60/40 classique et vise à toujours y revenir. Présentement, son allocation est de 61 % en actions, de 32,2 % en obligations et de 6,8 % en encaisse. Et son empreinte se veut mondiale, seulement 30,6 % des actions résidant aux États-Unis et 16,2 % des obligations. L’Europe occupe un poids de 20,7 %, les marchés émergents, de 11,4 %, le Canada, de 5,2 %.

Le portefeuille vise trois objectifs : croissance du capital à long terme et sa préservation, et revenu régulier, celui-ci s’établissant à 2,46 % pour les titres à dividendes et à 3,94 % pour les obligations.

Hilda Applbaum accorde une grande importance au revenu, mettant l’accent sur les dividendes non seulement comme source de revenus, mais aussi comme indicateurs de la santé financière de l’entreprise, d’une gestion rigoureuse du capital et du sens des responsabilités des dirigeants. Elle privilégie les sociétés qui ont des modèles d’affaires durables, des flux de trésorerie résilients et une allocation judicieuse du capital, plutôt que sur celles dont les rendements élevés font les manchettes.

La gestionnaire est particulièrement à l’affût d’entreprises jeunes, et pas nécessairement en technologie. Une portion de seulement 10 % en titres de technologie dans le portefeuille en témoigne. Elle explique qu’elle cherche à investir dans une entreprise à ses débuts, soulignant que les placements fructueux prennent souvent naissance au cours des premiers chapitres de l’histoire d’une société plutôt qu’en période de maturité. « En général, nous investissons tôt et laissons à l’entreprise cinq à dix ans pour se déployer tout en touchant des dividendes intéressants en cours de route », a-t-elle dit dans une entrevue avec Barron’s.

L’œil rivé sur les directions d’entreprise

Hilda Applbaum est particulièrement sensible aux attitudes des directions d’entreprise. « Trop d’équipes de direction rachètent leurs actions quand le titre atteint un sommet et restent paralysées lorsqu’il se situe dans un creux, dit-elle. Lorsque les dirigeants agissent comme un thermomètre reflétant l’humeur du marché plutôt que comme un baromètre mesurant l’évolution de l’entreprise, j’ai tendance à être préoccupée. Je préfère qu’ils procèdent à des rachats réguliers et à des ajustements lorsque le titre baisse s’ils croient que leur meilleur investissement demeure leur propre action. Quand une société annonce des rachats au moment où son action fracasse un sommet historique, c’est inquiétant. »

Le style de gestion de Hilda Applbaum se distingue par sa collégialité. Le portefeuille est géré selon un système de « compartiments ». Cinq gestionnaires de portefeuille se partagent de manière indépendante l’investissement, chacun étant responsable d’une part de 20 % du fonds. « Chaque gestionnaire de portefeuille dispose d’une grande liberté pour investir selon son propre style et ses préférences, même s’ils ont tous en commun de privilégier la croissance et le revenu », explique Julie Dickson, directrice, investissement, chez Capital Group. Leurs sélections de titres et leurs allocations individuelles sont regroupées pour former l’ensemble du portefeuille. Aucune personne ne centralise toutes les décisions ; il y a plutôt un directeur des investissements dont le rôle est de faciliter la coordination et la communication entre les gestionnaires.

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Découvrez la recette universelle de l’allocation d’actifs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/decouvrez-la-recette-universelle-de-lallocation-dactifs/ Fri, 12 Sep 2025 10:18:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109355 Une étude affirme l’avoir trouvée.

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Une nouvelle étude soutient qu’une répartition des investissements qui privilégie les actions internationales est toujours optimale, quel que soit l’âge de l’investisseur et quelle que soit son allocation en titres à revenu fixe.

Pour les investisseurs dont l’objectif est d’épargner pour leur retraite, cette étude remet en question des règles aussi populaires que la diversification entre les actions et les obligations, ainsi que la diminution de l’allocation en actions au fur et à mesure que l’investisseur avance en âge.

Une pondération proche d’un tiers d’actions nationales et de deux tiers d’actions internationales demeure toujours optimale, selon l’étude intitulée « Beyond the Status Quo: A Critical Assessment of Lifecycle Investment Advice », menée par Aizhan Anarkulova, Scott Cederburg et Michael S. O’Doherty, chercheurs en finances respectivement à l’Université d’Emory, à l’Université d’Arizona et à l’Université du Missouri.

Selon cette étude, cette approche optimale est plus efficace pour accumuler de la richesse, et préserver le capital.

Les chercheurs assurent qu’aucune allocation significative en titres à revenu fixe n’est nécessaire pour obtenir ce niveau de rendement optimal. Ils considèrent également que cette pondération en actions n’a pas à varier en fonction de l’âge de l’investisseur.

Cette stratégie optimale procure des résultats si élevés que les investisseurs en fonds à date cible devraient épargner 63 % de plus avant leur retraite pour obtenir les mêmes performances.

L’étude prévient cependant qu’une telle stratégie vient avec un niveau de variabilité élevée, incluant des pertes potentielles à court terme. Un écart significatif entre le pic et le creux des investissements est attendu, jusqu’à 55 % en période d’activité professionnelle et 47 % au cours de la retraite.

Par ailleurs, cette stratégie n’élimine pas totalement le risque de manquer d’argent, même si elle se montre plus performante pour les investisseurs qui vivent longtemps. Un autre élément à considérer est que cette stratégie crée une dépendance importante aux actions internationales.

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Conversation avec un pionnier du secteur des FNB, Rajiv Silgardo https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/conversation-avec-un-pionnier-du-secteur-des-fnb-rajiv-silgardo/ Wed, 13 Aug 2025 09:43:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108825 FOCUS FNB – Rajiv Silgardo se confie sur les défis entourant la venue des premiers fonds négociés en Bourse (FNB) dans le marché canadien.  

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En mai, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec un de mes anciens patrons : Rajiv Silgardo. Depuis janvier 2020, Rajiv siège au comité d’audit – actuariat et au comité des placements du conseil d’OMERS. Rajiv a été co-PDG de BMO Gestion mondiale d’actifs (BMO GMA), qu’il a contribué à établir et à faire croître d’environ 50 milliards de dollars d’actifs sous gestion en 2009 à plus de 300 milliards de dollars à la mi-2016, avec des opérations dans 14 pays. Auparavant, Rajiv Silgardo a passé 14 ans chez Barclays Global Investors (BGI).

Dans ma carrière, j’ai eu l’occasion de travailler avec une foule de gens talentueux et brillants. Rajiv est une des icônes canadiennes dans le domaine du placement et des FNB. Je n’avais pas vu et discuté avec Rajiv depuis 2016. Étant donnée la croissance à grande vitesse du marché des FNB, connaître le point de vue de Rajiv sur son évolution m’apparaissait opportun pour les professionnels de l’investissement, les gestionnaires de portefeuilles et les conseillers (ères) en placement qui s’intéressent aux FNB. Voici la première partie de notre discussion qui couvrira notamment le besoin d’éducation ainsi que l’historique du secteur des FNB au Canada.

Alain Desbiens (AD): En 2009, le mantra dans le secteur des FNB et chez BMO GMA était « éducation, éducation et éducation ». Aujourd’hui, comment le message des fournisseurs de FNB auprès des conseillers et des gestionnaires de portefeuille doit-il évoluer, notamment face à l’augmentation de nouveaux produits et fournisseurs ?

Rajiv Silgardo (RS) : La formation continue est toujours là. Il existe différents segmen1ts de marché et chacun d’eux peut avoir besoin de différents types de formation.

Par exemple, les investisseurs institutionnels, la communauté des conseillers, les gestionnaires de portefeuille, etc., ont une bonne compréhension de ce que sont les FNB et des différences entre les différents types de FNB : indiciels, des stratégies plus quantitatives, factorielles, fondamentales, actions et revenus fixes.

Lorsqu’on s’intéresse davantage au marché individuel (courtage à escompte), il y a encore un besoin de formation de base sur les FNB, mais aussi de plus amples explications sur le fait qu’acheter un FNB ne signifie pas que votre travail est terminé. Lorsque vous envisagez d’acheter un FNB, vous devez vraiment essayer de comprendre ce que vous achetez. Pour ce segment de marché, il reste encore du travail à faire : une formation de base, mais aussi peut-être une évolution pour expliquer les nuances entre les différents types de FNB et les différentes stratégies qui arrivent sur le marché, et leur impact sur le portefeuille.

(AD) : Rajiv, vous avez participé à la création des premiers FNB au monde, les Toronto 35 Index Participation Units (TIPs) en 1990. Vous étiez chez Barclays Canada lors de la fusion des TIPs avec le FNB XIU, et vous étiez présent lors de la création du premier FNB à revenu fixe au monde en 1996. Les innovations canadiennes en matière de FNB ont permis l’émergence de l’un des secteurs les plus disruptifs et innovants au monde, facilitant et démocratisant l’investissement. Rajiv Silgardo, êtes-vous fier de votre contribution ?

RS : Je suis ravi de la croissance et de l’engouement pour cette catégorie de produits. Il y a quelques années, je faisais la queue chez Starbucks et deux jeunes gens, d’une trentaine d’années, parlaient de deux FNB différents.

Je me disais : « Wow, saviez-vous qu’il y a 10 ou 15 ans, ça n’existait pas ? Personne ne savait ce qu’était XIU, ZSP ou quoi que ce soit d’autre en matière de FNB ? »

Bien sûr, je ne leur ai pas dit ça. Quand j’y repense, je suis stupéfait, très heureux qu’un produit excellent, qui a si bien servi tant de personnes et d’investisseurs pendant tant d’années, ait connu une telle croissance. Parfois, j’y repense en me disant : « Wow, c’est vraiment exceptionnel ! »

AD : Rajiv parlez-moi de l’histoire de la conception du premier FNB d’action au monde qui est canadien.

RS : Nous savions qu’il y avait des innovations à réaliser sur le marché des actions. Nous avons donc lancé le XIU, qui suivait un tout nouvel indice créé par S&P pour Barclays, car les indices de référence existaient déjà. Le TIPs existait déjà et il comprenait 35 actions par rapport à l’indice composite, qui comptait près de 300 titres à l’époque. Aucun de ces indices ne nous semblait bien refléter la composition du marché canadien. Nous recherchions donc un indice intermédiaire, qui reflète les caractéristiques du marché, mais qui soit suffisamment liquide pour développer le trading, et peut-être même une gamme de produits dérivés autour du FNB (comme des contrats à terme, options, etc.). C’est pourquoi nous avons collaboré avec S&P pour créer le TSX 60, qui représentait nous semblait-il, une meilleure vision du marché canadien, tant en matière de liquidité que de caractéristiques sous-jacentes. Le TIPs et le XIU ont été amalgamés et ont répliqué le TSX 60.

AD : Rajiv certains investisseurs savent que le premier FNB d’actions au monde est canadien, peu savent que le premier FNB de titres revenu fixe au monde est aussi canadien. Pouvez-vous me parler du contexte de création de ce FNB ?

RS : Le marché des titres à revenu fixe, à l’époque comme aujourd’hui au Canada, était principalement négocié de gré à gré. C’était un marché opaque et moins liquide.

Le marché des titres à revenu fixe est un marché différent des actions, des produits dérivés, etc. C’était donc à l’époque un travail considérable d’aller voir les pupitres de négociation des marchés de revenu fixe des grandes banques canadiennes (de RBC, de BMO, de TD, de Scotia, de CIBC et de Nationale) pour leur expliquer notre réflexion et les raisons de notre décision de créer un FNB de titres à revenu fixe. L’arrivée d’un FNB de titre à revenu fixe ferait que l’écart de négociation sur ces FNB se réduirait, mais nous leur avons expliqué que nous allions élargir le marché. Ensuite, nous avons dû collaborer avec les autorités de réglementation pour leur expliquer précisément ce que nous cherchions à créer. Encore une fois, ils n’avaient jamais entendu parler de quelque chose de tel et tout était à bâtir.

AD : Si je me souviens bien, lors de la création du premier FNB de revenu fixe au monde, le XBB, il n’y avait que quelques-unes d’obligations sous-jacentes ?

RS : Il n’y en avait qu’une. C’était un FNB ayant une échéance cible de 5 ans et nous en avons créé un autre de 10 ans. Si vous souhaitiez investir dans un CPG à cinq ans, par exemple, voici une autre option à considérer qui serait liquide et dans laquelle vous pourriez entrer et sortir quand vous voulez. Ce serait à très faible coût et j’espère que cela vous donnera un meilleur rendement qu’avec le CPG.

Quelques années plus tard, on a lancé un FNB de marché total (aggregate) qui contenait un panier de titres, car un FNB ayant une simple obligation était plus difficile à appréhender et les marchés n’étaient pas bien alignés, dans le sens où les acheteurs de CPG ne cherchaient pas vraiment à acheter une obligation.

AD : Quand on regarde le marché des FNB de revenus fixes aujourd’hui on voit tout le chemin parcouru.

RS : Le passage à un panier d’obligations, mieux diversifié, a permis une adoption plus large des FNB de revenu fixe.

AD : Quel contraste entre les débuts modestes et l’essor phénoménal du secteur : en 2024, près de 1 500 FNB sont disponibles au Canada, contre seulement 366, dix ans plus tôt, avec une gestion d’actifs passant de 77 à 519 milliards de dollars.

RS : Je suis en effet très satisfait de voir comment le secteur des FNB a pris son envol avec le temps.

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La première partie de ma discussion avec Rajiv Silgardo témoigne de l’importance de l’éducation et de l’innovation en FNB sur le marché canadien. Les Canadiens ont été les premiers à proposer des FNB de titres à revenu fixe, des FNB assortis des couvertures de change, des FNB de vente d’options d’achat couvertes, mais aussi des FNB de cryptoactifs ainsi que plusieurs autres innovations en FNB à l’échelle mondiale.

Notre marché des FNB continue à innover et à se diversifier. Le prochain article contenant la deuxième partie de ma discussion avec Rajiv couvrira plusieurs thèmes, notamment l’importance de l’innovation et le futur de l’industrie des FNB et de l’investissement.

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Jarislowsky Fraser renforce son expertise en revenu fixe https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/jarislowsky-fraser-renforce-son-expertise-en-revenu-fixe/ Wed, 30 Jul 2025 11:27:20 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108652 NOUVELLES DU MONDE – Avec l’arrivée de Marc-André Gaudreau.

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Jarislowsky Fraser Limitée (JFL) a nommé Marc-André Gaudreau au poste de chef des titres à revenu fixe. Dans ces fonctions, il dirigera l’équipe et les mandats clés pour cette catégorie d’actifs, tout en continuant de diriger l’équipe de crédit spécialisé de Gestion mondiale d’actifs Scotia (1832 Asset Management).

Cette nomination vise à renforcer les capacités et la profondeur de l’expertise de l’équipe de gestion des titres à revenu, dans un environnement de marché en constante évolution, a signalé Charles Nadim, chef de la recherche chez Jarislowsky Fraser, dans un communiqué.

Comptable professionnel agréé, Marc-André Gaudreau possède une vingtaine d’années d’expérience dans la gestion de mandats de revenu fixe pour des clients institutionnels, de détail et de gestion privée.

Durant sa carrière, il a notamment été vice-président et gestionnaire de portefeuille Chez Fiera Capital et Natcan (titres à revenu fixe). Avant de passer à la gestion d’actifs, il a été responsable du crédit aux entreprises à la Banque Nationale du Canada et gestionnaire du risque de crédit au Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF).

Marc-André Gaudreau s’est dit très enthousiaste à l’idée de rejoindre l’équipe de JFL. « L’excellent historique de l’équipe, fondé sur une recherche fondamentale en crédit, est parfaitement aligné avec mes convictions et ma philosophie », a-t-il déclaré.

Diplômé en administration des affaires de l’Université du Québec en Outaouais, il détient également les titres de comptable professionnel agréé (CPA), de comptable général licencié (CGA) et d’analyste financier agréé (CFA).

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Moins d’appétit pour les FNB d’actions américaines https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-les-investisseurs-delaissent-les-actions-americaines/ Wed, 12 Mar 2025 10:37:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106032 FOCUS FNB – L’attrait pour les FNB d’actions canadiennes et internationales s’accroît.

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En février, les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont poursuivi sur leur lancée des derniers mois. Ils enregistrent des créations nettes de 9,5 milliards de dollars (G$), soit un peu plus que les 8,8 G$ collectés en janvier.

Les entrées nettes de février se rapprochent ainsi des résultats mensuels records de décembre (10,6 G$). Selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF), les actifs en FNB canadiens totalisaient 545 G$ à la fin de février. Depuis le début de l’année, les créations nettes atteignent 18 G$.

Les FNB d’actions ont attiré 3,9 G$ en février, comparativement à 4,5 G$ en janvier. Les investisseurs ont réduit leur appétit pour les FNB d’actions américaines (ZSP, ZSP/U, XSP) au profit des FNB d’actions canadiennes (CASH, ZMMK, PSU/U) et internationales (BGEQ, XEQT, VEQT et IICE).

Les créations nettes de février dans les actions américaines représentent environ un tiers de celles de janvier. Elles totalisent 1 G$, comparativement à 3,3 G$ le mois précédent. Les FNB d’actions canadiennes en profitent : elles enregistrent des créations nettes de 707 millions de dollars (M$), alors qu’elles subissaient des rachats nets en janvier. Les FNB d’actions internationales affichent quant à elles 1,8 G$ en créations nettes en février, selon Banque Nationale Marchés financiers.

Les FNB d’actions thématiques ont attiré 996 M$ en février. Le secteur financier enregistre les créations nettes les plus importantes (738 M$), suivi par l’énergie (162 M$), tandis que les services publics et les matières premières affichent des rachats.

Parmi les FNB d’actions, les FNB factoriels affichent des entrées nettes, sauf les FNB axés sur la valeur et la croissance. Les FNB de dividendes captent 328 M$ et les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière attirent 152 M$, tandis que les FNB thématiques reçoivent 240 M$.

Forte demande pour le revenu fixe

Les FNB de titres à revenu fixe ont connu une forte demande en février, malgré les incertitudes sur les tarifs, l’inflation et le marché du travail, signale BNMF. Ils mènent le bal des créations nettes dans les FNB canadiens, avec 4,2 G, dont 1,2 G$ dans les FNB du marché monétaire (CASH, ZMMK, PSU/U).

Les entrées sont généralisées dans toutes les catégories, notamment dans les obligations canadiennes agrégées qui reçoivent d’importantes créations nettes, 895 M$, principalement dans ZAG et ZCPB. Les FNB de titres à revenu fixe captent des créations nettes également dans le segment des obligations à long terme (TCLB), des obligations canadiennes à ultra-court terme (ZST) et les obligations de sociétés américaines à court terme (XIGS).

Les FNB d’actions privilégiées enregistrent des rachats, mis à part les FNB d’actions privilégiées fractionnées (SPLT), qui bénéficient d’une forte demande en raison de leurs rendements élevés, signale le rapport.

Les FNB de matières premières ont attiré 116 M$ en février. Les entrées ont été principalement dirigées vers l’or physique. Les FNB multiactifs (ou de répartition d’actifs) ont enregistré des entrées nettes de 912 M$.

Les FNB canadiens de cryptoactifs ont reçu des entrées nettes de 15 M$, en baisse par rapport à celles de janvier (98 M$). Les créations nettes dans cette catégorie sont dues essentiellement à des produits à faible coût comme IBIT (iShares) et FBTC (Fidelity), qui a récemment abaissé ses frais pour mieux concurrencer le marché, indiquent les analystes de BNMF.

Les investisseurs cherchant à diversifier leurs sources de rendement face à la volatilité des marchés se sont tournés vers les FNB de type fonds de couverture, qui ont connu un regain d’intérêt en février, selon le rapport. Parmi les FNB les plus populaires dans cette catégorie : PFMN (Picton Mahoney Market Neutral), FLSA (Fidelity Long Short) et RGBM (Return Stacked de LongPoint).

En février, les principaux émetteurs de FNB ont enregistré des créations nettes, sauf CI, qui a affiché des rachats nets de 163 M$, principalement en raison de rachats de 108 M$ sur son FNB d’intelligence artificielle CIAI.  

BMO arrive en tête des entrées nettes de février avec 2,3 G$. RBC iShares suit avec 1,2 G$, talonné par Vanguard (1,1 G$). Fidelity se positionne avec 825 M$. Global X et TDAM se disputent les dernières places au top 5 avec respectivement 565 M$ et 557 M$.

Le FNB BMO Global Equity Fund (VFV) a attiré les plus importantes entrées nettes du mois (1 G$). Le FNB BMO S&P 500 Index (ZSP) a enregistré les rachats les plus notables (530 M$).

Sur le plan de l’innovation, 22 nouveaux FNB ont été lancés en février sur le marché canadien, dont 11 FNB sectoriels américains (BMO-SPDR) et 7 FNB de Purpose axés sur des titres spécifiques. Les autres lancements proviennent des émetteurs Global X et Desjardins.

Résultat record pour les FNB ESG

Après un mois de janvier marqué par la croissance, les FNB ESG ont réalisé en février leur meilleur mois depuis mars 2024, avec des entrées nettes de 325 M$. Ils avaient attiré 270 M$ en janvier.

Deux FNB ESG d’Invesco totalisent à eux seuls 277 M$, ce qui représente près de la moitié des entrées du mois pour ce fournisseur de fonds. Il s’agit des FNB Invesco ESG Nasdaq 100 Index (QQCE) et Invesco S&P International Developed ESG Index (IICE). Aucun nouveau FNB ESG n’a été lancé ni retiré du marché en février, signale BNMF.

Un début d’année équilibré

Pour les deux premiers mois de l’année, les créations nettes dans les FNB canadiens sont plus équilibrées que pour la même période de 2024, d’après le rapport. Depuis le début de 2025, les entrées nettes dans les FNB d’actions totalisent 8,4 G$ et elles atteignent 6,9 G$ dans les FNB de titres à revenu fixe.

Dans le revenu fixe, les FNB du marché monétaire sont les titres les plus prisés, avec 2,2 G$ investis en janvier et février, répartis à parts égales entre les FNB de titres monétaires et les FNB alternatifs en espèces. Les obligations d’entreprises canadiennes et les obligations américaines ont également enregistré des entrées notables.

Pour janvier et février 2025, RBC iShares prend la tête des créations nettes, avec 3,4 G$, suivi de Vanguard (3 G$), BMO (2,7 G$), Fidelity (1,6 G$), Global X (1 G$) et TD (1 G$).

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Nouveau responsable de placements en titres à revenu fixe à Capital Group https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/nouveau-responsable-de-placements-en-titres-a-revenu-fixe-a-capital-group/ Thu, 10 Oct 2024 11:30:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=103303 NOUVELLES DU MONDE – Naoum Tabet a été nommé à ce poste.

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Naoum Tabet devient responsable de placements en titres à revenu fixe au Canada. À ce titre, il sera chargé de renforcer les solutions à revenu fixe existantes de l’entreprise afin de mieux répondre aux besoins évolutifs des clients institutionnels et de gestion de patrimoine à l’échelle du pays.

Apportant avec lui une vingtaine d’années d’expérience, Margaret Steinbach, chef des responsables de placements pour l’Amérique du Nord chez Capital Group, estime que les perspectives et idées sur les principaux défis auxquels sont confrontés les investisseurs de Naoum Tabet seront précieuses pour l’équipe de revenu fixe de la firme.

Avant de se joindre à Capital Group, Naoum Tabet travaillait depuis une douzaine d’années chez Gestion de Placements TD, à titre de chef de la gestion des portefeuilles des clients institutionnels. Il y dirigeait alors une équipe de spécialistes de placement dans des stratégies de titres à revenu fixe et d’actions.

Il a également occupé un emploi chez Aviva Investors dans le développement des affaires institutionnelles et a passé du temps à Londres en tant que gestionnaire de portefeuille client dans le domaine des titres à revenu fixe alternatifs.

« Naoum est un professionnel chevronné en matière de titres à revenu fixe. Dès notre première rencontre, l’importance qu’il accorde aux clients et aux solutions et véhicules adaptés aux besoins des clients est ressortie clairement, souligne Rick Headrick, président de Capital Group au Canada. Son expérience institutionnelle et sa connaissance approfondie des marchés canadiens nous aideront à poursuivre notre objectif de devenir le premier partenaire de choix de nos clients institutionnels, de nos conseillers financiers et des investisseurs que nous servons collectivement. »

Naoum Tabet est titulaire d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) et d’un baccalauréat en commerce avec distinction de la John Molson School of Business de l’Université Concordia.

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Le crédit en pleine forme https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-credit-en-pleine-forme/ Fri, 26 Jul 2024 11:36:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101945 Des obligations à saisir dans ce marché, selon Damien McCann.

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Malgré la hausse des taux d’intérêt, les marchés du crédit se montrent résilients grâce à une croissance économique stable et à une baisse progressive de l’inflation.

Damien McCann, gestionnaire de portefeuille de titres à revenu fixe chez Capital Group, estime que cette conjoncture est bénéfique pour le crédit. « Les marchés obligataires sont généralement propices à l’investissement. Ce n’est pas le moment de réduire considérablement l’exposition au crédit », affirme-t-il.

La croissance économique devrait se poursuivre et l’inflation continuer de diminuer graduellement. Cette situation pourrait inciter les banques centrales à abaisser encore leurs taux directeurs dans les prochains trimestres, ce qui serait favorable pour les marchés du crédit.

Obligations de qualité investissement

« Avec des taux nettement plus élevés qu’avant, les emprunteurs choisissent d’emprunter moins ou pour des durées plus courtes », observe Damien McCann. Cette situation attise l’intérêt des prêteurs et des investisseurs obligataires pour le crédit. Les fonds obligataires reçoivent ainsi d’importantes liquidités de la part des investisseurs qui délaissent les fonds du marché monétaire pour des rendements plus élevés sur une plus longue période.

Dans ce contexte, le gestionnaire repère les meilleures valorisations dans les obligations de qualité investissement et le crédit titrisé. « Les écarts [de ces marchés] se sont certes resserrés, mais ils restent dans une fourchette normale pour une période sans crise. Compte tenu des fondamentaux et des données techniques favorables, il serait étrange que les écarts atteignent un niveau beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui », affirme le gestionnaire.

Il voit notamment des occasions dans les obligations d’entreprises américaines notées BBB à dix ans et dans les entreprises pharmaceutiques dont les flux de trésorerie sont peu sensibles aux fluctuations économiques et qui offrent un rendement élevé avec un risque limité. Les services collectifs avec des « plans convaincants » pour réduire les risques de feux de forêt sont également attrayants.

Damien McCann considère le marché du rendement élevé comme plus risqué en raison de valorisations excessives. Il cite les entreprises de télécommunications, de câble et de satellite, qui sont souvent trop endettées pour faire face à la concurrence accrue dans ce secteur.

Crédit titrisé

Le gestionnaire utilise le crédit titrisé, présent dans les prêts à la consommation, les prêts hypothécaires et les obligations de prêts garantis, pour diversifier les portefeuilles de revenu multisectoriels. Les prêts automobiles à risque, avec des taux de rendement de 6 % à 8 %, sont particulièrement attractifs. Toutefois, il recommande de limiter la part du crédit titrisé dans les portefeuilles en raison de sa faible liquidité.

Il adopte une stratégie de répartition sectorielle contracyclique, réduisant l’exposition aux secteurs à rendement élevé et de qualité inférieure après des périodes de resserrement des écarts et de bons résultats, et en l’ajustant par la suite. Il utilise également un modèle quantitatif pour identifier les occasions et gérer les risques.

Pour l’avenir, Damien McCann estime que le renforcement de la réglementation de la Réserve fédérale dans le secteur bancaire devrait améliorer la qualité du crédit des banques tout en réduisant leur rendement des capitaux propres, offrant ainsi un avantage aux investisseurs en obligations.

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Revenu fixe : (Ré) établir le cadre d’évaluation de la performance https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/revenu-fixe-re-etablir-le-cadre-devaluation-de-la-performance/ Wed, 12 Jun 2024 09:10:28 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101312 ZONE EXPERTS – Les titres à revenu fixe aident à la gestion comportementale des clients.

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Habituellement, la portion du revenu fixe d’un portefeuille est vue comme sa portion « sécuritaire ». En effet, les titres à revenu fixe, comme les obligations, offrent un rendement espéré généralement plus modéré que la portion croissance d’un portefeuille, mais également un « risque » plus faible avec des rendements davantage prévisibles.

Cependant, la valeur des obligations peut fluctuer pour refléter les conditions prévalentes du marché. C’est le cas par exemple si de nouvelles obligations sont émises à des conditions plus attrayantes (comme un taux d’intérêt plus élevé). Alors, les obligations en circulation vont voir leur prix diminuer de manière à ce que leur rendement à échéance se réajuste pour être aligné sur celui des nouvelles obligations émises.

Inversement, lorsque les banques centrales baissent leurs taux directeurs (ou lorsque le marché l’anticipe), les obligations en circulation deviennent plus attrayantes, car elles offrent un rendement supérieur. Leur valeur marchande s’apprécie alors et le rendement à échéance diminue.

Un autre facteur pouvant influer sur la valeur d’obligations est lorsque la cote de crédit d’un emprunteur est modifiée. S’il est perçu comme plus risqué alors ce dernier devra offrir un taux d’intérêt supérieur sur son emprunt pour être financé, et inversement. À noter que la compensation pour le risque est elle-même influencée par de nombreux facteurs, tels que les conditions économiques générales, l’industrie dans laquelle cette entreprise œuvre, le taux sans risque, le risque spécifique (idiosyncrasique), etc.

Lire : Le rôle des FNB de titre à revenu fixe

Advenant que l’emprunteur ne fasse pas défaut sur son obligation, l’investisseur (le prêteur) récupèrera son argent à l’échéance. Son capital est préservé. Les rendements sur les obligations sont donc normalement assez prévisibles et stables pourvu que l’obligation soit conservée jusqu’à l’échéance.

Le graphique ci-dessous illustre les rendements de l’indice obligataire canadien ayant une duration de 1 à 3 ans en comparaison de leur rendement à échéance. Les rendements futurs sont très proches du rendement à l’échéance. En d’autres termes, les rendements des portefeuilles de titres à revenu fixe à échéance sont prévisibles.

Pour consulter le graphique en grand format, cliquez ici.

Dans le cadre d’un portefeuille visant un rendement cible sur un horizon de temps, avoir de la visibilité sur les rendements attendus d’une portion du portefeuille est particulièrement utile et permet alors d’adapter l’allocation d’actifs en fonction du comportement du portefeuille vis-à-vis de sa cible. Cette visibilité augmente au fur et à mesure que l’investisseur se rapproche de son horizon de placement et/ou devient plus conservateur.

Composer avec les biais comportementaux

La préservation du capital et l’effet de diversification des titres à revenu fixe par rapport au marché des actions peuvent également contribuer à l’atteinte des objectifs à long terme des clients.

En effet, ils leur permettent d’éviter les biais comportementaux qui jouent en leur défaveur. Parmi ces biais, on compte la surévaluation de la tolérance au risque, et la panique… Autrement dit, les investisseurs ont tendance à prendre davantage de risque qu’ils ne devraient, guidés par l’appât du gain et réagissent de façon émotionnelle lorsque ce risque se matérialise.

En ayant un portefeuille à la fois composé de titres à revenu fixe et d’actions, un client verra son rendement moins fluctuer, ce qui améliore ses chances d’éviter des erreurs coûteuses, comme de cristalliser une perte ou acheter alors que le marché atteint un sommet.

Un conseiller qui conçoit un portefeuille équilibré et le réajuste vers ses pondérations cibles d’actions et de titres à revenu fixe de manière régulière a de bonnes chances non seulement d’améliorer le rendement d’un portefeuille, mais aussi d’atténuer l’effet des corrections du marché des actions. Cette « protection » contre les corrections des marchés des actions permet d’avoir un portefeuille dont la volatilité ne va pas déclencher de réactions émotionnelles.

Évidemment, le conseiller a un rôle à jouer envers ses clients afin de leur expliquer que l’important est de rester investi peu importe les conditions du marché. Il faut aussi garder en tête que les corrections de marché sont normales et considérer l’horizon de placement du client.

Là encore, il est important de rappeler qu’un portefeuille devrait être établi en fonction des objectifs à long terme, de la tolérance au risque et l’horizon de placement et non guidé par une recherche de rendement maximal à tout prix et sans considération pour la tolérance au risque.

À la lumière du rôle et du comportement de la portion obligataire, l’évaluation de la performance de cette partie du portefeuille devrait alors rester compatible avec ses caractéristiques. Voir l’encadré plus bas.

Comment la gestion active du revenu fixe apporte-t-elle de la valeur ?

Lors de la construction de portefeuilles, un budget de risque est établi conformément à la tolérance au risque de l’investisseur dans différents scénarios hypothétiques. Le portefeuille qui en résulte vise à maximiser les rendements attendus dans les limites du budget de risque – sous contrainte de risque.

Une stratégie de gestion active de titres à revenu fixe peut consister à essayer de surperformer son indice de référence en adoptant une approche qui ne maximise pas l’encaissement des hausses, mais qui minimise plutôt l’encaissement des baisses (par rapport à l’indice). Par exemple, lorsque des hausses de taux sont anticipées, une stratégie consistant à réduire la duration du portefeuille par rapport à l’indice, en réduisant l’exposition aux titres les plus sensibles, permettrait de s’attendre à un impact moindre sur le portefeuille. Pour ce faire, l’équipe de gestion de portefeuille pourrait réduire l’exposition gouvernementale et/ou raccourcir l’échéance moyenne des titres en portefeuille.

Dans un environnement stable, une surpondération à des titres à revenu fixe corporatif de qualité d’investissement peut améliorer le rendement du portefeuille sans trop en augmenter le risque.

En se concentrant sur la gestion du risque, la préservation du capital et la protection contre les baisses, tout en saisissant le bêta de l’indice à la hausse, une stratégie de gestion active telle que décrite plus haut, si elle réussit, finira par surperformer son indice de référence avec un encaissement des baisses plus faible, soit de meilleurs rendements avec moins de risque, et un comportement prévisible.

Une partie de ce budget de risque peut alors être réallouée à la portion croissance du portefeuille. Le profil de risque rendement espéré du portefeuille s’en retrouve amélioré avec un rendement attendu supérieur pour un risque similaire.

Les placements à revenu fixe ne jouent donc pas un rôle unique dans les portefeuilles, ils permettent d’en réduire le risque, réduire la dispersion des rendements espérés, et améliorer le profil de risque rendement.

Par ailleurs, les rendements à échéance actuels des titres à revenu fixe couplés aux perspectives d’assouplissement des politiques monétaires présentent une opportunité de revisiter les portefeuilles et l’allocation d’actifs (et la sous-pondération chronique dans le revenu fixe dans les dernières années) pour atteindre les rendements cibles du portefeuille.

De la pertinence des titres à revenu fixeUn titre à revenu fixe est une dette émise par un gouvernement ou une entreprise dont les principales caractéristiques sont :

L’échéance (la date à partie de laquelle le capital emprunté sera remboursé) ;
Le taux d’intérêt (à quel taux le capital emprunté est rémunéré au prêteur) et la périodicité des paiements, appelés « coupon » ;
La cote de crédit de l’émetteur, qui est la « solidité » de ce dernier et donne une indication sur le risque associé à prêter de l’argent à cet emprunteur. Elle informe sur le risque de défaut de paiement de l’émetteur, soit de ne pas recevoir les intérêts ou le remboursement du son capital, sa capacité à rembourser.

Dans la construction d’un portefeuille, les titres à revenu fixe sont inclus pour trois principales raisons :

  • Diversification par rapport au marché des actions ;
  • Préservation du capital ;
  • Génération de revenu.

* Laurent Boukobza est vice-Président, FNB, chez Placements Mackenzie

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RBC GMA modifie ses portefeuilles de retraite https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/rbc-gma-modifie-ses-portefeuilles-de-retraite/ Tue, 12 Mar 2024 11:14:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=99473 PRODUITS – La pondération des fonds à revenu fixe dans la répartition actuelle de l’actif des portefeuilles diminuera.

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RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) a modifié la stratégie de répartition de l’actif ou la répartition évolutive des portefeuilles de retraite RBC (2020 à 2060).

Conçus spécifiquement pour les investisseurs qui épargnent pour leur retraite, ces portefeuilles utilisent une « répartition évolutive » qui permet d’ajuster la composition du portefeuille en fonction de l’année de départ à la retraite.

Plus l’horizon de placement est long, plus les portefeuilles investissent majoritairement dans des fonds d’actions axés sur le potentiel de croissance. À l’inverse, plus l’horizon de placement est court, plus la répartition de l’actif sera prudente afin de préserver le capital.

Lors du lancement des portefeuilles en 2016, des hypothèses concernant l’investisseur ont été employées pour établir la répartition évolutive. Cette dernière a été mise à jour en 2020. Ces hypothèses ont toutefois été revues et remplacées.

Avant Maintenant
Répartition de l’actif Fonds à revenu fixe/fonds d’actions Répartition de l’actif Fonds à revenu fixe/fonds d’actions
À 25 ans 50/50 De 25 à 42 ans 10/90
De 30 à 55 ans 35/65 De 43 à 65 ans La pondération des actions diminue à mesure que la répartition de l’actif devient plus prudente
De 55 à 65 ans La pondération des actions diminue à mesure que la répartition de l’actif devient plus prudente
À 65 ans 60/40 À 65 ans 60/40

Compte tenu de ces modifications à la répartition évolutive, la pondération des fonds à revenu fixe dans la répartition actuelle de l’actif des portefeuilles diminuera au profit des fonds d’actions.

Répartition de l’actif : portefeuille de retraite RBC (2035 à 2060)
Année prévue du départ à la retraite Fonds à revenu fixe/fonds d’actions (avant) Fonds à revenu fixe/fonds d’actions (maintenant)
2035 35/65 32/68
2040 35/65 20/80
2045 35/65 11/89
2050 35/65 10/90
2055 35/65 10/90
2060 41/59 10/90

À noter que :

  • les pourcentages peuvent être jusqu’à 15 % supérieurs ou inférieurs aux pondérations indiquées dans le tableau, comme expliqué dans le prospectus des portefeuilles ;
  • aucun changement n’a été apporté à la répartition de l’actif des autres portefeuilles de retraite RBC (de 2020 à 2030).

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