proposition de valeur | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/proposition-de-valeur/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 05 Feb 2026 18:22:43 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png proposition de valeur | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/proposition-de-valeur/ 32 32 À l’industrie de démontrer sa valeur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/a-lindustrie-de-demontrer-sa-valeur/ Wed, 11 Feb 2026 11:21:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112234 TOP DES LEADERS – En vue des divulgations du MRCC 3.

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L’industrie se prépare à l’entrée en vigueur, en 2027, des obligations de divulgation du coût total des fonds auprès des clients, prévues dans la phase 3 du Modèle de relation client conseiller (MRCC 3). Même si ce changement réglementaire est synonyme de formation et de frais technologiques pour l’industrie financière, il peut aussi rimer avec occasion d’affaire pour les conseillers et courtiers en mesure de démontrer leur valeur aux clients.

C’est ce qui ressort des entrevues avec les leaders honorés à l’occasion du Top des leaders de l’industrie financière 2025.

Gino-Sébastian Savard, président de MICA Cabinet de services financiers, accueille l’arrivée du MRCC 3 sans appréhension. Bien au contraire. Depuis les premières phases du MRCC, il milite pour une divulgation complète et claire des coûts assumés par les clients, en dollars, afin d’éviter toute confusion entre commissions et frais de gestion. « Une divulgation partielle crée plus de malentendus qu’elle n’en règle », estime-t-il.

Selon lui, le MRCC 3 s’inscrit dans la continuité logique de cette démarche de transparence. Les conseillers devront démontrer plus clairement leur valeur ajoutée, mais cette exigence fait déjà partie des bonnes pratiques chez MICA. Il anticipe que le changement sera plus difficile pour les modèles offrant peu de services à des coûts élevés. « Justifier 20 000 $ de frais est plus simple quand on apporte une réelle valeur que d’expliquer 1 000 $ lorsqu’on ne fait presque rien », illustre-t-il. Selon lui, le MRCC 3 représente donc davantage une opportunité qu’un risque pour les conseillers professionnels et bien structurés.

Annabelle Dumais, copropriétaire du cabinet en planification financière Dumais Sauvageau Garon, abonde dans le même sens. « Nous avons toujours été très transparents. [La divulgation des frais] a toujours fait partie de nos pratiques. Notre objectif n’est pas seulement de parler des frais, mais surtout de mettre de l’avant la valeur ajoutée que nous offrons et l’étendue de notre offre de service. »

Selon la dirigeante, les conseillers qui croient, comme elle, en une approche en planification financière plus globale vont mieux survivre à cette réglementation que ceux dont le modèle d’affaires repose principalement sur la vente de fonds d’investissement et une offre de conseils limitée.

Évidemment, l’industrie se prépare afin que les conseillers puissent répondre aux questions des clients sur les coûts des fonds. Les émetteurs de fonds doivent collecter des données et les transmettre aux courtiers depuis le début de l’année. En 2026, les courtiers et conseillers devront donc :

  • préparer leurs systèmes en vue de la diffusion des nouveaux formulaires
  • et former les conseillers afin d’en expliquer la portée aux clients.

Denis Ricard, président et chef de la direction d’iA Groupe financier, soutient l’initiative réglementaire et explique la préparation au sein de son organisation. « Ça a nécessité des changements de système, ainsi qu’un travail de préparation avec nos réseaux de distribution. Ce n’est pas le premier changement de réglementation [auquel nous faisons face]. Nous en avons vu des tonnes dans le temps. Nous avons un processus en place. Nous sommes prêts », assure-t-il.

Les conseillers de Valeurs mobilières ­Desjardins (VMD) sont également formés aux changements réglementaires ainsi qu’aux outils qui seront mis en place pour leur permettre d’avoir une vue d’ensemble du coût total de chaque client.

Tout en soutenant l’initiative réglementaire, David Lemieux, vice-président et directeur général de VMD, doute que de mettre l’accent sur les frais des fonds soit la meilleure idée. « Quand on simplifie la gestion de portefeuille à simplement la gestion des coûts, parfois on s’égare un peu sur ce dont on a besoin pour bien construire un portefeuille », juge-t-il. Selon lui, l’un des risques est que le client soit mal guidé en analysant tout à travers le prisme des frais, plutôt que celui de la valeur de la panoplie de services qu’il reçoit, lesquels ne sont pas gratuits.

« En même temps, il ne faut pas voir cette transparence comme une menace. Si nous effectuons bien notre travail, par exemple avec l’approche de planification 360, nous n’aurons pas de difficulté à justifier la valeur que nous apportons à notre client. Il faudra aussi démontrer que nous sommes performants dans notre gestion de portefeuille. Il faut être bons dans tout », résume David Lemieux.

Au Groupe financier PEAK, l’arrivée de la nouvelle réglementation rime aussi avec modification des systèmes, des outils, des états de compte et des documents internes. « C’est un peu plus facile pour nous dans le sens où nous sommes aussi totalement indépendants. Nous n’avons pas nos propres produits, nous n’avons pas de fonds communs, et une grande partie des changements réglementaires sont applicables aux manufacturiers, à l’émetteur, ce qui ne nous concerne pas », relève Robert Frances, président du conseil et chef de la direction du Groupe financier PEAK.

Le dirigeant souhaite que les régulateurs n’en arrivent pas à MRCC 4. « Chaque fois, ce sont des gros changements, des gros coûts pour l’industrie, mais également une confusion pour tout le monde. Avec MRCC 3, nous sommes finalement arrivés à un point où le client dispose de beaucoup d’informations. »

Robert Frances s’attend malgré tout à quelques ajustements au MRCC 3, mais pas à une réforme majeure pour l’industrie. « Je crois qu’il va y avoir un MRCC 3.1 parce qu’il reste encore quelques éléments qu’on a soulevés, que plusieurs ont soulevés, qui devraient être ajoutés à tout ce qu’on veut dévoiler au client », explique-t-il.

Avec la collaboration d’Alizée Calza, Richard Cloutier, Carole Le Hirez et Sylvie Lemieux.

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Êtes-vous prêt au MRCC 3 ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/etes-vous-pret-au-mrcc-3/ Wed, 10 Dec 2025 11:32:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111283 FOCUS FNB — Notre chroniqueur propose une liste de vérification pour vous guider.

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Devant affronter de nouveaux concurrents, le secteur du conseil financier doit bien se préparer à l’entrée en vigueur de la phase trois du Modèle de relation client conseiller (MRCC 3), qui porte sur les obligations d’information sur le coût total des fonds.

Au début de 2027, les clients recevront leurs premiers rapports annuels conformes au MRCC 3 pour les fonds détenus le 1er janvier 2026. Cette plus grande transparence pour les clients survient à un moment où le secteur du conseil en investissement est confronté à plusieurs changements.

Les conseillers sont confrontés à une concurrence accrue de la part des plateformes en ligne et des outils d’intelligence artificielle (IA) qui promettent des conseils sans interaction humaine.

Le paysage de l’investissement est lui aussi en pleine mutation, au gré des nouvelles technologies, du changement des habitudes médiatiques et des nouveaux modes de communication. Ici encore, les facteurs générationnels jouent un rôle clé.

Tout récemment Broadridge a partagé son Étude des investisseurs canadiens 2025.

Voici quelques-unes des tendances tirées du rapport :

  • « Les modèles de conseil hybrides ne sont plus une préférence de niche : ils deviennent la norme tant parmi les générations que les niveaux de richesse, la flexibilité, le contrôle et l’engagement numérique redéfinissant la manière dont les Canadiens gèrent leur avenir financier»
  • « Le taux le plus élevé d’utilisation actuelle des plateformes de courtage à escompte de type investisseur autonome ou do it yourself (DYI) (47 %) provient des investisseurs disposant de plus d’un million de dollars en actifs à investir, ce qui suggère que même les Canadiens aisés intègrent des stratégies autodirigées dans leur approche. Les conseils hybrides deviennent la nouvelle norme.»
  • La croissance et la sophistication croissante des outils et plateformes d’IA représentent également un changement radical, « 88 % des utilisateurs d’IA déclarant qu’ils sont susceptibles d’agir en fonction des conseils d’investissement donnés par l’IA ».

 

Par ailleurs, la génération Z s’appuie fortement sur les finfluenceurs — les influenceurs financiers — par l’intermédiaire de canaux tels que YouTube, TikTok, Facebook et Instagram, afin d’éviter les frais de conseil.

Or, l’univers des finfluenceurs est peu réglementé[1]. La triste vérité est que de nombreux membres de la génération Z vont avoir un réveil brutal lorsque les investissements qu’ils ont réalisés sur la base de conseils en ligne douteux ne produiront pas les résultats qu’ils espéraient.

Les changements apportés par le MRCC3 comportent trois aspects essentiels :

  • Obligations d’information sur le coût total : Les courtiers doivent révéler le montant total en dollars de tous les coûts associés aux investissements d’un client, y compris les frais intégrés (par exemple le ratio des frais de gestion et le ratio des frais d’opération) pour tous les fonds, ainsi que la rémunération du courtier ou conseiller et les coûts directs.
  • Rapports standardisés : Les entreprises doivent fournir à leurs clients des rapports annuels dans un format standardisé, ce qui rend les coûts plus clairs et plus faciles à comparer.
  • Plus de types de produits : Le MRCC3 s’applique également aux fonds distincts, de même qu’aux fonds communs de placement, aux FNB, aux régimes de bourses d’études, aux fonds à capital fixe et à d’autres investissements avec des frais intégrés.

Effort d’équipe

Comme toute autre chose dans votre entreprise, le succès est un effort d’équipe. Chaque membre de votre équipe, y compris les conseillers associés, le personnel administratif et les services à la clientèle, a un rôle à jouer.

Voici quelques étapes clés pour préparer votre équipe à la réussite, d’après une présentant conçue avec mes collègues de BMO Gestion mondiale d’actif, Erika Toth et Ron Walsh.

  • Habituez votre équipe aux rapports : Formez votre équipe à la lecture des rapports. Ils seront ainsi en mesure d’aider les clients à répondre aux questions de routine, ce qui vous permettra de vous concentrer sur les entretiens client les plus importants et sur la prospection.
  • Offrez des activités de formation : Organisez des activités de formation pour les clients, partagez de manière proactive des documents à valeur ajoutée tels que des questions posées fréquemment (FAQ) et des documents d’une page, rédiger des articles de blogue et d’autres articles en ligne, etc.
  • Maîtrisez les échéances réglementaires : Comprenez non seulement le calendrier réglementaire du déploiement de l’obligation d’information sur le coût total, mais aussi celui propre à votre entreprise.
  • Préparez votre équipe : Fournissez à votre équipe des scripts en cas de questions délicates, des FAQ, des modèles de courriel et d’autres documents du genre.

Parlons maintenant de comment vous pouvez prospérer — et fidéliser davantage vos clients, considérant ces changements.

L’un des moyens les plus efficaces d’y parvenir est de formuler clairement votre proposition de valeur. Il s’agit d’un cadre concis, facile à retenir et différencié qui vous aide à communiquer ce que vous offrez à vos clients.

Votre proposition de valeur doit répondre directement aux besoins et aux objectifs des différents types de clients ou de clients potentiels — et vous positionner comme le partenaire idéal pour les aider à atteindre ces résultats.

Il n’existe pas de formule unique pour élaborer une proposition de valeur convaincante. Toutefois, les plus efficaces tendent à présenter quelques caractéristiques essentielles :

  • Elles sont axées sur les résultats. Au lieu de s’appuyer sur des phrases trop génériques ou clichées telles que « vous aider à atteindre vos objectifs », elles visent directement les besoins particuliers du client, par exemple la croissance, la préservation du capital ou les revenus de retraite.
  • Elles bâtissent la confiance. Elles démontrent votre professionnalisme, votre expertise approfondie et vos normes éthiques inébranlables.
  • Elles misent sur le service, soulignant le niveau de soutien personnalisé que vos clients peuvent attendre de vous.
  • Elles justifient les frais, montrant que la valeur que vous apportez est mesurable et vaut la peine d’être rémunérée.
  • Elles sont personnalisées et ajustables. Elles s’adaptent pour répondre aux objectifs et aux préférences uniques de chaque client ou client potentiel.

Une proposition de valeur n’est pas statique. Il s’agit plutôt d’une partie vivante de votre pratique. Elle doit être affinée au fil du temps grâce à l’expérience et à l’expérimentation par différents canaux de communication tels que les réunions en personne, les courriels de prospection, les médias sociaux, les blogues et le contenu Web, entre autres.

Êtes-vous un peu plus prêt maintenant ?

Je remercie Finance et Investissement de me permettre d’exprimer mon point de vue sur les forces, les défis et les enjeux d’un secteur auquel je crois énormément. Au plaisir de continuer à dialoguer avec vous sur le secteur des FNB, des CCAÉ et le monde de l’investissement.

Alain Desbiens

[1] Sources : Finfluenceurs sous surveillance : l’AMF unit ses forces à celles d’autres régulateurs du monde entier ; et Les influenceurs financiers sous surveillance.

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