pétrole – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 18 Mar 2026 14:55:31 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png pétrole – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Taux inchangé : la guerre en Iran pèse sur la décision de la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/taux-inchange-la-guerre-en-iran-pese-sur-la-decision-de-la-banque-du-canada/ Wed, 18 Mar 2026 14:12:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113044 Dans la continuité de sa dernière décision, la Banque du Canada (BdC) a une fois de plus laissé son taux directeur inchangé à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure quant à lui à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Il n’y avait pratiquement aucune attente d’un changement de taux aujourd’hui, et la Banque du Canada a fait exactement ce que le marché anticipait en maintenant son taux directeur à 2,25 % », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La BdC mentionne notamment la guerre au Moyen-Orient. En plus d’accentuer les risques pesant sur l’économie mondiale, celle-ci a fait augmenter la volatilité des prix de l’énergie et des marchés financiers.

« L’économie canadienne reste confrontée à l’incertitude élevée liée à la politique commerciale américaine et aux risques géopolitiques. La guerre en Iran vient ajouter une nouvelle couche d’incertitude. Son impact sur les économies mondiale et canadienne va dépendre de la durée du conflit et de la mesure dans laquelle il va s’étendre ailleurs au Moyen-Orient », indique Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

Avant le déclenchement du conflit, l’économie mondiale devait croître d’environ 3 %, en ligne avec les prédictions du Rapport sur la politique monétaire de janvier. Aux États-Unis, la croissance demeurait solide malgré un certain ralentissement, tandis que l’inflation suivait la trajectoire attendue.

Dans la zone euro, la demande intérieure soutenait l’activité malgré un recul des exportations. À l’inverse, en Chine, la faiblesse de la demande intérieure était compensée par des exportations robustes.

Depuis le début du conflit, les prix du pétrole et du gaz naturel ont explosé, accentuant les pressions inflationnistes mondiales, selon la Banque du Canada. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz perturbe l’approvisionnement énergétique et pourrait aussi affecter d’autres matières premières.

Les conditions financières jusque-là accommodantes se sont resserrées :

  • les rendements obligataires ont augmenté,
  • les marchés boursiers ont reculé
  • et les écarts de crédit se sont creusés.

« À nos yeux, le message était plus conciliant que menaçant. La Banque a clairement reconnu que l’économie canadienne ralentit, que le marché du travail demeure faible et que la croissance récente est plus faible qu’anticipé. En même temps, elle a aussi souligné que la remontée du pétrole et la fermeture effective du détroit d’Hormuz risquent de pousser l’inflation à la hausse à court terme », résume Pierre-Benoît Gauthier.

Vers une progression de l’économie canadienne

Après une croissance de 2,4 % au troisième trimestre, l’économie canadienne a reculé de 0,6 % au dernier trimestre de 2025, un résultat plus faible que ce qu’envisageait le Rapport de janvier. Toutefois, cette contraction s’explique essentiellement par une réduction des stocks plus importante qu’anticipée.

La demande intérieure a néanmoins progressé, soutenue par les dépenses de consommation et les dépenses publiques, malgré une activité toujours faible sur le marché du logement.

Soulignant qu’il est encore trop tôt pour connaître l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la croissance au Canada, la BdC continue de prédire une progression modeste de l’économie, en raison des droits de douane et de l’incertitude des politiques commerciales. Cependant, la croissance à court terme devrait être plus faible que prévue et le marché du travail reste détendu.

« L’économie canadienne connaît déjà de nombreux défis, auxquels s’ajoute maintenant plus de volatilité. Le rôle de la Banque du Canada est d’être une source de stabilité. Nous soutenons l’activité économique tout en nous assurant que la montée des prix de l’énergie ne se transforme pas en inflation persistante », résume Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a de nouveau ralenti, s’établissant à 1,8 % en février. L’IPC hors effets des variations d’impôts indirects, ainsi que les mesures de l’inflation fondamentale, ont également reculé et se situent près de 2 %.

La croissance des prix des aliments a ralenti en février, tout en demeurant élevée. Par ailleurs, la forte hausse des prix mondiaux de l’énergie a fait grimper les coûts de l’essence, ce qui devrait entraîner une remontée de l’inflation globale dans les mois à venir.

Au vu de ces différents facteurs, le Conseil de direction de la BdC a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Il promet toutefois de garder à l’œil l’évolution des répercussions des politiques commerciales, notamment les droits de douane, et le déroulement du conflit au Moyen-Orient sur la croissance et l’inflation, se disant prêt à réagir au besoin.

« Il nous semble peu probable que la Banque réagisse à ce genre de choc par une hausse de taux. Ce n’est pas une inflation née d’une économie qui surchauffe. C’est un choc d’offre lié à la géopolitique. Et quand l’inflation provient d’un pétrole plus cher, monter les taux serait une double attaque sur la consommation. La hausse des prix de l’énergie agit déjà comme un frein sur la demande en grugeant le pouvoir d’achat des ménages. Autrement dit, le pétrole fait une partie du travail restrictif à la place de la banque centrale », souligne Pierre-Benoît Gauthier.

« Pourtant, les marchés s’attendent toujours à presque DEUX HAUSSES de taux selon le marché des contrats à terme obligataire. Nous allons fermement contre cette vue. Nous continuons de croire qu’une baisse de taux demeure plus plausible qu’une hausse au Canada », affirme Pierre-Benoît Gauthier.

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La guerre en Iran complique la décision de la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-guerre-en-iran-complique-la-decision-de-la-banque-du-canada/ Mon, 16 Mar 2026 10:52:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112995 La Banque du Canada devra trouver un équilibre entre un afflux de données économiques de dernière minute et les incertitudes liées au commerce et au conflit au Moyen-Orient alors qu’elle annoncera cette semaine son taux directeur.

Selon les économistes, la banque centrale devra naviguer en eaux troubles pour définir sa politique monétaire, car une hausse inattendue du chômage et des faiblesses dans d’autres secteurs de l’économie pèsent sur les nouveaux risques d’inflation liés au choc mondial des prix du pétrole.

La banque centrale a maintenu son taux directeur à 2,25 % en janvier. Elle avait alors indiqué qu’elle était satisfaite du niveau des taux pour contenir l’inflation et aider l’économie à faire face aux droits de douane américains.

Mais les récentes données ont jeté un froid sur ce bel optimisme.

Les chiffres de l’emploi publiés vendredi indiquent que le taux de chômage a grimpé à 6,7 % après la perte de 84 000 emplois en février.

À la fin de février, Statistique Canada a également dit que l’économie s’était contractée d’un demi-point de pourcentage en rythme annualisé au quatrième trimestre de 2025, manquant ainsi l’objectif de croissance stable fixé par la Banque du Canada.

Les responsables de la politique monétaire devront également tenir compte des nouvelles données sur l’inflation publiées lundi par Statistique Canada.

Doug Porter, économiste en chef chez BMO, dit que le taux d’inflation de février pourrait descendre jusqu’à 1,8 % — soit une baisse d’un demi-point par rapport aux chiffres de janvier —, car le « congé fiscal » accordé par le gouvernement fédéral un an plus tôt, qui fausse la comparaison, ne sera plus pris en compte dans le calcul de l’inflation annuelle à la moitié du mois.

En l’absence des dernières données sur les prix, les marchés financiers estimaient à environ 92 % la probabilité d’un maintien des taux d’intérêt mercredi, selon LSEG Data & Analytics. Les chances d’une baisse ont légèrement augmenté après la publication vendredi de chiffres de l’emploi décevants.

De nombreuses prévisions économiques des deux premiers mois de l’année tablaient sur une attitude attentiste de la banque centrale pour le reste de l’année 2026, l’inflation sous-jacente se stabilisant et l’économie continuant de s’adapter aux droits de douane américains.

« En fin de compte, ce que nous constatons, c’est que l’économie était faible, mais pas au point de justifier nécessairement une intervention de la Banque du Canada sur les taux d’intérêt, dans un sens ou dans l’autre », souligne Randall Bartlett, économiste en chef adjoint chez Desjardins.

Mais ces données économiques devraient connaître une période d’instabilité liée à la guerre contre l’Iran déclenchée par les États-Unis et Israël.

Les attaques de l’Iran contre des navires commerciaux dans le golfe Persique et sa décision de bloquer le détroit d’Ormuz — par lequel transite un cinquième du pétrole mondial — ont fait monter en flèche le prix mondial du pétrole ces dernières semaines.

Cela a fait grimper les prix à la pompe au Canada et devrait faire augmenter les chiffres de l’inflation dans les mois à venir, craint Doug Porter.

Il note que le taux d’inflation d’avril affichera une hausse particulièrement forte en raison de la comparaison avec l’année précédente — lorsque les libéraux fédéraux avaient annulé la taxe sur le carbone, ce qui avait fait baisser le prix du litre d’essence d’environ 18 cents à l’époque.

Au-delà de la hausse des prix à la pompe, Doug Porter avance que l’augmentation des coûts énergétiques se répercutera probablement sur les coûts d’emballage et de transport des denrées alimentaires. La région du Golfe étant également responsable des livraisons d’intrants essentiels pour les engrais, la guerre pourrait également aggraver les pressions sur les agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Statistique Canada a indiqué que l’inflation alimentaire s’élevait à 7,3 % en glissement annuel en janvier, stimulée par les comparaisons avec la période d’exonération fiscale ainsi que par les pénuries d’approvisionnement en produits alimentaires de base comme le café et le bœuf.

« Nous étions déjà aux prises avec une inflation alimentaire désagréablement élevée et, malheureusement, je pense que cela va l’aggraver un peu plus », met en garde Doug Porter.

L’instabilité des prix du pétrole et l’incertitude quant à la durée du conflit font que l’impact net sur l’économie canadienne est incertain.

Randall Bartlett prévoit une hausse nette du PIB national à la suite de la hausse des prix de l’énergie, ce qui, conjugué à une inflation plus élevée, dissuadera la Banque du Canada de procéder à de nouvelles baisses de taux destinées à stimuler l’économie.

Il ajoute toutefois que la révision imminente de l’accord Canada-États-Unis-Mexique constituait un autre facteur d’incertitude majeur empêchant la banque centrale de modifier son taux directeur dans un sens ou dans l’autre.

Randall Bartlett préconise un maintien du taux directeur. Selon lui, la Banque du Canada restera sur cette position jusqu’à la fin de l’année. Il est prématuré de considérer que les marchés anticipaient une hausse des taux d’un quart de point avant la fin de l’année.

« La Banque du Canada est susceptible de ne pas tenir compte du choc des prix du pétrole que nous subissons actuellement, s’il s’avère temporaire », souligne Randall Bartlett.

Doug Porter dit que si le Canada est peut-être mieux protégé du choc pétrolier que d’autres pays, celui-ci aura un impact négatif net sur l’économie.

Mais même si le conflit freine quelque peu l’économie, une hausse des taux resterait d’actualité, avance-t-il. L’économiste cite un discours prononcé le mois dernier par la sous-gouverneure de la Banque du Canada, Sharon Kozicki, dans lequel elle expliquait que la banque centrale était plus susceptible de relever ses taux lorsqu’un choc d’offre fait grimper les prix sans pour autant ralentir fortement l’économie.

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Les banques et gestionnaires d’actifs mondiaux relativement protégés du conflit https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-banques-et-gestionnaires-dactifs-mondiaux-relativement-proteges-du-conflit/ Mon, 09 Mar 2026 12:08:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112886 Ayant peu d’exposition directe à la région, les banques et les gestionnaires d’actifs mondiaux ne devraient pas subir d’effets importants du conflit croissant au Moyen-Orient. Ils pourraient toutefois être touchés indirectement par ses répercussions macroéconomiques, selon Morningstar DBRS.

Dans un rapport récent, l’agence de notation indique que les banques mondiales n’ont pratiquement aucune exposition directe à l’Iran, celui-ci étant soumis à de sévères sanctions économiques. Même leurs expositions au Moyen-Orient dans son ensemble demeurent limitées et négligeables par rapport à leurs bénéfices et à la taille de leurs bilans.

« Par conséquent, nous n’anticipons pas de pressions à court terme sur les notations de crédit des banques mondiales que nous évaluons, malgré la présence modeste de certaines d’entre elles dans d’importants centres urbains de la région », indique le rapport.

Toutefois, si le conflit devait durer plus longtemps que prévu ou s’intensifier de façon significative, les banques pourraient devoir augmenter leurs provisions pour pertes sur prêts et faire face à une croissance économique mondiale plus faible que prévu, ce qui finirait par affaiblir les fondamentaux du crédit, suggère l’agence.

En ce qui concerne les gestionnaires d’actifs mondiaux, les experts de DBRS Morningstar estiment que le conflit et ses effets sur les marchés « devraient avoir peu d’impact significatif » sur leurs profils de crédit fondamentaux. Les gestionnaires de plus petite taille seraient toutefois « plus vulnérables » à ce type de choc.

« Le Moyen-Orient représente une plateforme de croissance pour certains gestionnaires que nous évaluons, mais les expositions demeurent modestes. Toute perturbation des initiatives stratégiques de croissance dans la région devrait donc rester limitée », souligne le rapport.

Malgré cette exposition directe limitée, les banques et les gestionnaires d’actifs demeurent exposés à certaines conséquences indirectes, « notamment des prix du pétrole durablement plus élevés, des chocs négatifs sur les bénéfices des emprunteurs dans des secteurs clés comme le transport maritime, ainsi que tout autre événement potentiel, par exemple une attaque terroriste dans un pays occidental, qui pourrait nuire à la confiance des investisseurs et des consommateurs », prévient l’agence.

Un choc pétrolier prolongé pourrait alimenter l’inflation, entraînant une hausse des taux d’intérêt et pesant sur les consommateurs.

« Cela pourrait avoir un effet négatif sur la qualité du crédit et sur la croissance des prêts », précise le rapport.

Parallèlement, l’augmentation de la volatilité des marchés devrait stimuler les revenus de négociation des banques.

« Toutefois, nous nous attendons à ce que les activités de fusions et acquisitions ainsi que les opérations de financement par dette et par actions connaissent certains retards jusqu’à ce que les tensions géopolitiques diminuent », ajoute le rapport.

Enfin, le risque augmente également que « l’Iran intensifie ses cyberattaques contre des entités occidentales, y compris des banques », conclut l’agence.

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Janvier : entrées nettes records en FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/janvier-entrees-nettes-records-en-fnb-canadiens/ Wed, 11 Feb 2026 11:24:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112340 Malgré des remous géopolitiques en début d’année, le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) commence 2026 en lion. En janvier, les FNB canadiens enregistrent des créations nettes de 22,3 milliards de dollars (G$), battant le record mensuel établi en décembre, et ce malgré une activité habituellement au ralenti en début d’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes le mois dernier, à l’exception des FNB de cryptoactifs. L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élève désormais à 744 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions dominent

Les FNB canadiens d’actions affichent des créations nettes de 14,6 G$ en janvier, comparativement à 10 G$ en décembre. Les fonds d’actions internationales continuent à mener le bal dans cette catégorie, avec des entrées nettes combinées de 7 G$ dans les marchés mondiaux, développés et émergents.

Les fonds d’actions canadiennes enregistrent 4 G$ d’entrées nettes, tandis que les fonds d’actions américaines attirent 3,4 G$, soit un peu plus qu’en décembre.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent les créations nettes (7 G$), suivis par les FNB sectoriels (1,7 G$) et les FNB de dividende (1,5 G$). L’actif sous gestion dans les FNB canadiens d’actions atteint désormais près de 480 G$.

Les matières premières en vedette

« Les FNB canadiens et mondiaux axés sur les matières premières, incluant les métaux de base et le cuivre, ont profité de la solide performance du secteur, qui s’est hissé au premier rang de l’indice composé depuis le début de l’année, devançant le secteur de l’énergie de près de 10 % », signalent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Les FNB liés aux matières premières ont enregistré 872 M$ d’entrées nettes en janvier, en particulier dans l’or. Parmi les FNB d’actions sectorielles, les fonds qui couvrent les secteurs des technologies (398 M$) et des services publics (317 M$) ont également enregistré des entrées nettes pour le premier mois de l’année.

L’énergie à contre-courant

Les FNB d’actions du secteur de l’énergie — l’un des seuls secteurs à afficher des sorties nettes, avec celui de l’immobilier en janvier — ont subi des rachats nets de près de 200 M$. BNMF attribue ce recul à la chute des prix du pétrole liée aux événements géopolitiques au Venezuela en début d’année, marqués par l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier par les États-Unis.

« Certains investisseurs semblent adhérer à l’idée que le pétrole lourd vénézuélien concurrence les exportations énergétiques canadiennes », indique le rapport de BNMF.

Les FNB d’actions multifactoriels enregistrent des entrées nettes de 377 M$ en janvier. Les investisseurs se sont également tournés vers les FNB mondiaux à gestion active et les FNB de sociétés à petite capitalisation, selon le rapport.

Les FNB ESG en progression

Les FNB ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 218 M$ de créations nettes en janvier, comparativement à 135 M$ en décembre.

Le fonds XSEM a enregistré à lui seul près de 200 M$ d’entrées nettes, en lien avec la forte performance des marchés émergents, signale BNMF. Les FNB ESG des marchés émergents dominent d’ailleurs cette catégorie en janvier (223 M$), suivis de ceux axés sur l’environnement.

Les FNB ESG axés sur les actions canadiennes sont les seuls de cette catégorie à enregistrer des rachats nets (284 M$).

Appétit pour les FNB de titres à revenu fixe

Les FNB de titres à revenu fixe enregistrent 4 G$ de créations nettes en janvier, soit un peu moins qu’en décembre, ce qui porte l’actif sous gestion dans cette catégorie à 186,5 G$.

La part du lion sur le plan des entrées nettes est allé aux FNB de titres à revenu fixe avec échéances mixtes (broad) avec 2,5 G$ en janvier.

À l’exception des FNB à échéance à très court terme, qui ont enregistré des sorties nettes (77 M$), tous les autres segments affichent des créations nettes, menées par les FNB de titres à rendement réel (578 M$), les FNB à moyen terme (477 M$) et à court terme (403 M$).

Les FNB de titres à revenu fixe qui détiennent des titres canadiens ont dominé les entrées nettes en janvier (1,8 G$), suivis par les FNB de titres à revenu fixe américains et d’Amérique du Nord (1,3 G$). Les FNB obligataires étrangers ont attiré 743 M$, dominés par des fonds à gestion active, précise BNMF.

Les FNB à effet de levier et inverse affichent le deuxième plus fort taux de croissance relative parmi toutes les catégories. Les FNB multiactifs récoltent 1,9 G$ d’entrées nettes, tandis que les FNB de répartition d’actifs engrangent 1,7 G$ de création nette.

Les FNB de cryptoactifs affichent des entrées nettes de 10 M$, comparativement à 121 M$ en décembre, essentiellement dans les FNB Bitcoin à faible ratio de frais de gestion.

Principaux acteurs et produits

En janvier, RBC iShares arrive en tête des fournisseurs pour les créations nettes, avec 7,8 G$, suivi par Vanguard (3,1 G$), BMO (2,1 G$), Fidelity (1,9 G$) et TD (1,7 G$).

Les fonds ayant attiré le plus de créations nettes en janvier sont XEQT, XIU, VEQT, XIC et XSTH. NSCE, XEG et ZCS enregistrent quant à eux les plus importants rachats nets.

Le rythme des lancements de nouveaux FNB canadiens s’est accéléré en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, avec 23 nouveaux produits lancés sur le marché. Harvest, CI, Fidelity et AGF ont élargi leurs gammes avec des FNB de répartition d’actifs, de rendement bonifié, de stratégies à options et de fonds thématiques. D’autres fournisseurs ont par ailleurs lancé des FNB à gestion active, des stratégies acheteur/vendeurs (long/short) et des fonds obligataires en devises américaines.

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Infrastructures : au cœur des grandes tendances mondiales https://www.finance-investissement.com/nouvelles/infrastructures-au-coeur-des-grandes-tendances-mondiales/ Wed, 11 Feb 2026 11:15:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112424 Les sociétés d’infrastructures — comme les pipelines énergétiques et les services publics d’électricité — se sont forgé une réputation de générateurs fiables de flux de trésorerie et de verseurs réguliers de dividendes. Or, ces dernières années, ce segment diversifié de l’univers boursier est aussi devenu un vecteur de croissance, en plus de son rôle défensif traditionnel.

« Les dépenses mondiales en infrastructures augmentent de façon soutenue, alors que les pays s’efforcent de moderniser des actifs vieillissants, de décarboner les systèmes énergétiques et de soutenir la croissance fulgurante des technologies numériques », explique Kevin McSweeney, de CI Gestion mondiale d’actifs (CI GMA). Parmi ses responsabilités figure la gestion du Mandat privé d’infrastructures mondiales CI, un fonds négocié en Bourse (FNB) qui a surperformé son groupe de pairs sur plusieurs horizons pluriannuels.

« Dans bien des cas, les investissements en infrastructures se situent en première ligne des grandes tendances de croissance qui propulsent aujourd’hui les marchés boursiers mondiaux », ajoute Kevin McSweeney. Parmi les cinq principales détentions récentes de ce FNB de 425 millions de dollars (M$) figure Equinix, une société californienne spécialisée dans les infrastructures numériques.

Dans un contexte marqué par des tendances structurelles positives — comme l’essor de l’intelligence artificielle et des centres de données très énergivores — les actions d’infrastructures demeurent globalement évaluées à des niveaux modestes par rapport à leurs moyennes historiques, selon CI GMA.

Historiquement, les titres d’infrastructures se négociaient généralement avec une prime par rapport aux actions mondiales dans leur ensemble, souligne Kevin McSweeney, mais cette relation s’est inversée. À la fin janvier, l’indice MSCI World Core Infrastructure affichait un ratio cours/bénéfices de 21, contre 23,4 pour l’indice MSCI World.

« Les actifs d’infrastructures ont historiquement offert des rendements attrayants ajustés au risque, observe Kevin McSweeney, et les valorisations actuelles représentent un point d’entrée exceptionnellement intéressant pour les investisseurs à la recherche d’actifs de longue durée générateurs de liquidités ».

On compte actuellement 16 fonds d’infrastructures cotés au Canada sous forme de FNB, représentant un actif combiné d’environ 2,7 milliards de dollars (G$). Le plus important est le iShares Global Infrastructure Index ETF, avec un actif sous gestion de 1,1 G$, l’un de plusieurs produits gérés de façon passive.

Le secteur des infrastructures continue de croître dans différents contextes économiques, explique Massimo Bonansinga, gestionnaire du BMO Fonds d’infrastructures mondiales, un fonds commun de placement de 250 M$ dont une série FNB a été lancée en juin 2023.

Lorsque l’économie est en expansion, davantage de dépenses sont nécessaires pour des éléments essentiels comme la production d’électricité et les réseaux de transport et de distribution, explique-t-il. En période de ralentissement, les gouvernements augmentent également leurs investissements, les infrastructures constituant un « outil privilégié » de stimulation économique.

Massimo Bonansinga identifie deux grandes tendances structurelles ayant un effet transformateur sur l’économie — et, par ricochet, sur les infrastructures :

  • La première est la dépendance croissante aux énergies renouvelables et l’électrification accrue.
  • La seconde est l’innovation technologique, notamment les applications de l’intelligence artificielle, qui alimente la demande pour les infrastructures nécessaires à leur déploiement.

« Nous observons des taux de croissance qui, par exemple dans les services publics, s’approchent maintenant de plus de 10 % par année en croissance du bénéfice par action, souligne Massimo Bonansinga. C’est absolument remarquable. Je couvre ce secteur depuis plus de 20 ans et je n’ai jamais vu quelque chose de semblable. »

Afin d’éviter une exposition excessive aux infrastructures liées à la haute technologie, Massimo Bonansinga n’investit pas directement dans les centres de données. Il privilégie plutôt les sociétés de services publics qui fournissent l’énergie et les réseaux de transmission nécessaires à leur fonctionnement.

Une position actuelle de BMO qui illustre cette approche est NextEra Energy, un important fournisseur d’électricité basé en Floride, qui a annoncé en décembre une expansion majeure de sa collaboration avec Google Cloud afin de développer plusieurs nouveaux centres de données.

Les sociétés américaines représentent généralement la plus forte pondération géographique des fonds d’infrastructures, reflet du poids dominant des États-Unis à l’échelle mondiale. Par exemple, le FINB BMO infrastructures mondiales de 461 M$ détenait récemment 69 % de ses actifs en actions américaines. Suivant un indice différent, le iShares Global Infrastructure Index ETF a une pondération américaine qui, bien qu’importante, s’élevait à 43 %.

Pour les gestionnaires actifs, l’investissement en infrastructures devient un exercice d’équilibre entre les sociétés traditionnelles versant des dividendes stables et les nouvelles occasions de croissance. « Nos gestionnaires cherchent le meilleur équilibre entre les infrastructures traditionnelles et les nouvelles formes d’infrastructures, explique Chris Cullen, premier vice-président et chef des FNB chez Brompton Funds. Ils recherchent les meilleures occasions de rendement sur une base ajustée au risque. »

Le Brompton Global Infrastructure ETF, d’un actif de 54 M$ et ayant obtenu la cote maximale de cinq étoiles Morningstar pour son rendement ajusté au risque, détenait récemment 43 % de ses actifs dans le secteur industriel, 20 % dans l’énergie et 12 % dans les services publics.

Ces pondérations varient toutefois au fil du temps. « Il n’y a pas de ciblage sectoriel précis, précise Chris Cullen. Les allocations sectorielles découlent généralement des meilleures idées issues du processus de sélection de titres. »

Même si les titres appartenant aux indices d’infrastructures jouent un rôle dominant, les gestionnaires actifs disposent d’une certaine latitude pour sortir des sentiers battus. À titre d’exemple, une position importante récente de Brompton est Cameco, un producteur canadien d’uranium qui fournit des centrales nucléaires. « L’énergie nucléaire est un thème majeur dans le déploiement de l’IA et d’autres infrastructures technologiques », déclare Chris Cullen.

Pour les investisseurs en actions axés sur le revenu, un autre attrait des fonds d’infrastructures réside dans leurs distributions supérieures à la moyenne. À la fin janvier, le FNB de Brompton affichait une distribution de 5,4 %, soutenu en partie par une utilisation sélective de stratégies de ventes d’options d’achats couvertes.

« Les occasions de dividendes sont nombreuses dans le secteur des infrastructures, affirme Chris Cullen. Les investisseurs à la recherche de revenus ont tout intérêt à considérer ce segment pour générer des flux de trésorerie sous forme de dividendes. »

Le Fonds d’infrastructures mondiales CI, pour sa part, verse une distribution mensuelle de 6,9 cents par part, ce qui correspond, à son récent actif net, à un rendement annuel de 2,6 % — soit tout de même le double du rendement de distribution d’un FNB d’actions mondiales.

Kevin McSweeney souligne que les sociétés d’infrastructures offrant des services essentiels bénéficient de barrières à l’entrée élevées pour les concurrents et génèrent des revenus généralement soutenus par des tarifs réglementés ou des contrats à long terme.

Cela se traduit par des flux de trésorerie prévisibles et une volatilité des bénéfices réduite. « Cette combinaison d’une demande résiliente, d’une grande visibilité sur la génération future de liquidités et de revenus récurrents issus de loyers contractuels permet à de nombreuses sociétés d’infrastructures de maintenir des dividendes supérieurs à la moyenne, tout en offrant une croissance fiable de ces dividendes dans le temps », conclut-il.

Selon Kevin McSweeney, les pipelines et les services publics, en particulier, « profitent d’une demande d’électricité en hausse, d’une tarification solide et de perspectives de croissance liées à l’accélération de l’adoption de l’intelligence artificielle ».

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Arrestation de Maduro : les marchés restent de marbre https://www.finance-investissement.com/nouvelles/arrestation-de-maduro-les-marches-restent-de-marbre/ Tue, 06 Jan 2026 11:03:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111759 La capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par l’armée américaine a suscité de vives réactions à travers le monde, l’impact sur les marchés financiers semble toutefois nettement plus limité. Les investisseurs semblent détachés face à cet événement dont les conséquences économiques immédiates, notamment sur le pétrole, demeurent limitées.

Une nouvelle absorbée sans heurt

Les marchés mondiaux ont bien absorbé la montée des tensions géopolitiques suivant la nouvelle de l’attaque des États-Unis contre le Venezuela et l’arrestation du président Nicolas Maduro, selon les perspectives du marché de Corpay.

On observe un léger regain d’intérêt pour les valeurs refuges comme le dollar américain, le yen japonais et le franc suisse au détriment des devises plus exposées au risque. Les rendements des bons du Trésor américain ont enregistré un léger recul, signifiant une plus grande demande pour les actifs sûrs.

Le peso mexicain a quant à lui enregistré une baisse d’environ 0,7 % alors que le président américain disait vouloir « faire quelque chose » face aux expéditions de drogue en provenance du Mexique.

Une nouvelle importante pour le marché du pétrole

Étant donné que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde, comme le souligne Boursorama, la dernière manœuvre du président Trump a placé les sociétés énergétiques et le marché du pétrole au centre de l’attention.

Toutefois, malgré l’ampleur de ses ressources, la production vénézuélienne représente aujourd’hui moins de 1 % de l’offre mondiale, en raison notamment du vieillissement des infrastructures et d’années de sous-investissement. Et si le président américain promet d’investir pour remédier à la situation, cela prendrait au moins une décennie d’engagement des grandes sociétés pétrolières occidentales dans le pays, selon les dires de Peter McNally, responsable mondial de l’analyse sectorielle chez la firme de recherche Third Bridge, rapportés par Business Insider.

Sur le marché de l’énergie, les deux principales références du pétrole brut, le Brent et le WTI, évoluent en légère baisse. Le brut de référence américain, le West Texas Intermediate (WTI), a reculé jusqu’à 1,4 % en début de séance avant d’évoluer à l’horizontale. Le Brent, référence internationale, affichait également une baisse de 0,8 %, à 60,24 $ US le baril, après avoir cédé jusqu’à 1,2 % plus tôt.

En résumé, malgré l’importance symbolique du Venezuela, le marché pétrolier mondial reste dominé par un excès d’offre.

Pour rappel, le marché pétrolier connaît des pressions depuis déjà plusieurs mois, en raison d’une surabondance de l’offre mondiale.

À long terme, les analystes de Goldman Sachs prédisent un environnement politique plus favorable à l’investissement pétrolier. Toutefois, ces développements sont négatifs pour les prix du pétrole, car toute augmentation soutenue de la production vénézuélienne viendrait s’ajouter à une offre déjà abondante, précisent les experts.

Pour cette raison, le contexte macroéconomique mondial reste largement inchangé, selon Corpay.

Une bonne nouvelle pour les raffineurs américains

Les raffineries américaines spécialisées dans le brut lourd accueillent à bras ouvert la nouvelle de l’arrestation du président vénézuélien, car cela pourrait signifier un redémarrage des exportations vénézuéliennes vers les États-Unis, au détriment de la Chine.

En effet, si le Vénézuéla passait à un régime favorable aux États-Unis, cela devrait conduire à l’abrogation des sanctions imposées par Washington et offrir ainsi un répit au secteur pétrolier vénézuélien. Boursorama rappelle ainsi que les exportations de brut vénézuélien vers les États-Unis en 1997 représentaient 44 % de la production vénézuélienne, selon l’Administration de l’information sur l’énergie.

Entre 2020 et 2022, les exportations vénézuéliennes ont dégringolé à zéro en raison des sanctions pétrolières directes à l’entreprise énergétique publique Petróleos de Venezuela, S.A (PDVSA) imposées par Trump avant de se redresser légèrement par suite de la dérogation accordée à Chevron pour continuer à exploiter ses coentreprises au Venezuela.

Un changement dans les exportations du Venezuela se ferait en grande partie au détriment de la Chine, le principal importateur du pétrole vénézuélien après les sanctions imposées par le président Trump. Si ce dernier a promis que la Chine continuerait de recevoir du pétrole vénézuélien sous un gouvernement dirigé par les États-Unis à Caracas, il a toutefois précisé que cette quantité serait certainement limitée.

Sans compter que selon Reuters, la majorité des importations chinoises de pétrole en provenance du Venezuela sont destinées à des raffineries indépendantes qui acceptent d’ignorer les sanctions à condition d’acheter le pétrole à des prix réduits. Mais si les sanctions sont levées, le pétrole sera vendu aux prix internationaux, ce qui pourrait tarir l’intérêt de ces raffineries.

Envolée des obligations vénézuéliennes

La nouvelle de l’arrestation de Nicolas Maduro a eu un impact particulièrement fort sur les obligations souveraines du Venezuela, en défaut de paiement. Les investisseurs ont ainsi espoir que la dette souveraine du pays connaîtra une grande restructuration.

Les obligations de l’État vénézuélien ont gagné près de 30 %. Les investisseurs espèrent ainsi qu’un nouveau président soit synonyme d’un rétablissement de relations diplomatiques formelles et l’élargissement des licences, notamment pour engager des négociations autour d’une restructuration de la dette, selon les experts rapportés par Reuters.

Pour la suite, l’attention des investisseurs se portera essentiellement sur les décisions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) en matière de licences, la clarification d’un cadre juridique stable, le calendrier de transition politique au Venezuela et la capacité de PDVSA à améliorer sa gouvernance.

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Climat : la BMO défend ses efforts https://www.finance-investissement.com/nouvelles/climat-la-bmo-defend-ses-efforts/ Mon, 14 Apr 2025 11:10:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106745 Le chef de la direction de la Banque de Montréal (BMO) a défendu les efforts climatiques de la banque, alors qu’elle était confrontée à des résolutions d’actionnaires lors de son assemblée générale annuelle, qui demandaient plus de transparence sur ses projets.

Des investisseurs et des militants avaient exhorté la banque à divulguer sa stratégie de lobbying et ses efforts politiques en faveur du climat, ainsi que la comparaison de son financement des énergies renouvelables avec celui des combustibles fossiles.

Cette assemblée a eu lieu la semaine même où BMO accueillait la conférence annuelle de l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) à Toronto, ce qui, selon les défenseurs du climat, a remis en question l’engagement de la banque en faveur de l’action climatique.

« S’associer à l’ACPP a profondément entamé votre crédibilité auprès des parents de tout le pays », a déclaré lors de l’assemblée, vendredi, Gabrielle Willms, représentante du groupe de défense « For Our Kids ».

« Cette décision remet en question l’engagement de BMO à atteindre ses objectifs de carboneutralité et contrevient à sa propre politique de lobbying visant à s’aligner sur l’Accord de Paris », a-t-elle ajouté.

Le chef de la direction de BMO, Darryl White, a mentionné que la banque s’engageait à être le partenaire principal des entreprises dans la transition énergétique, ce qui implique notamment de rencontrer les défenseurs de l’énergie des deux côtés.

« Nous sommes impliqués dans de nombreuses associations, qui ont des points de vue différents, et nous reconnaissons qu’il y a également des points de vue divergents lors de cette assemblée », a souligné Darryl White.

L’engagement de BMO dans diverses associations vise avant tout à être le partenaire principal de la transition pour ses clients et à garantir un dialogue sur cette transition, a-t-il ajouté.

« Tout cela mène au même objectif : la capacité à organiser un dialogue et à ne pas renvoyer ces points de vue divergents dans des impasses, ce qui, selon nous, est absolument crucial dans la transition que nous avons engagée à l’horizon 2050 et au-delà », a-t-il précisé.

La résolution d’actionnaires proposée par Investors for Paris Compliance visait à ce que BMO divulgue mieux la nature de ses différentes associations et les domaines dans lesquels elle concentre ses actions.

La banque se contredit quelque peu, selon Matt Price, directeur général du groupe climatique, dans la mesure où BMO incite ses propres clients à mieux divulguer leurs travaux politiques tout en négligeant de faire les siens.

« La banque comprend parfaitement ce principe, car elle est présente sur le marché pour le promouvoir, mais elle ne fait pas elle-même ce qu’elle demande aux autres de faire, a indiqué Matt Price lors d’une entrevue. Il y a une certaine hypocrisie. »

BMO, qui a exhorté ses actionnaires à voter contre la proposition, a déclaré dans sa réponse par procuration qu’elle respectait déjà toutes les exigences de divulgation.

La proposition a reçu 20 % de soutien lors de l’assemblée générale annuelle.

L’autre proposition, concernant la publication par la banque de la comparaison de ses financements pour les énergies à faible et à forte teneur en carbone, a recueilli 32 % de soutien.

Proposée par SHARE, la proposition a également été présentée à la TD et à la CIBC. Une proposition similaire à la Banque Scotia a été retirée, car la banque a accepté de divulguer le ratio, tandis que RBC avait accepté de le faire l’an dernier.

Dans sa réponse, BMO a indiqué qu’il n’existait aucun moyen standardisé d’établir ce ratio et qu’elle communiquait déjà d’autres informations.

Selon un rapport BloombergNEF publié en janvier, BMO affichait le pire ratio de toutes les grandes banques mondiales, avec un ratio de 23 cents consacrés aux énergies bas carbone pour chaque dollar consacré aux combustibles fossiles en 2023.

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La Banque Nationale nomme un membre de l’Ouest canadien à son CA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-nationale-nomme-un-membre-de-louest-canadien-a-son-ca/ Fri, 19 Jul 2024 10:35:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101857 La Banque Nationale du Canada accueille Scott Burrows, président et chef de la direction de Pembina Pipeline Corporation, au sein de son conseil d’administration (CA). À compter du 1er août 2024, Scott Burrows agira à titre d’administrateur et membre du comité d’audit.

Scott Burrows dirige Pembina Pipeline, une société de Calgary spécialisée dans le transport et le stockage du pétrole et du gaz naturel, depuis février 2022, en plus de siéger au conseil d’administration. Depuis 2010, il y a occupé divers postes de gestion, dont celui de directeur financier pendant environ sept ans. Il y a également exercé le rôle de vice-président des marchés financiers et de vice-président du développement de l’entreprise et des relations avec les investisseurs. Avant de se joindre à Pembina Pipeline, Scott Burrows a été associé directeur chez Scotia Capital à Calgary pendant près de sept ans.

Robert Paré, président du CA de la Banque Nationale, affirme que l’expérience de Scott Burrows en matière de fusions et acquisitions, d’offres publiques à l’épargne et d’émissions d’obligations et de dettes, tout particulièrement dans l’Ouest canadien, sera un atout important pour le conseil d’administration alors que la Banque Nationale accélère sa croissance dans cette région. En juin, l’institution financière montréalaise a fait l’acquisition de la Banque canadienne de l’Ouest (CWB), qui possède une forte présente en Alberta et en Colombie-Britannique.

Scott Burrows est titulaire d’un baccalauréat en commerce de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et porte le titre de Chartered Financial Analyst.

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Les PDG des grandes banques du Canada s’engagent à la transition énergétique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-pdg-des-grandes-banques-du-canada-sengagent-a-la-transition-energetique/ Fri, 14 Jun 2024 11:02:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101434 Les PDG des cinq plus grandes banques du Canada ont répété jeudi qu’ils s’engagent à contribuer à la transition énergétique alors qu’ils étaient interrogés par un comité parlementaire quant à leur impact sur les changements climatiques.

Les dirigeants de la Banque Royale du Canada (RBC), du Groupe Banque TD, de BMO Groupe Financier, de la Banque Scotia et de la CIBC se sont défendus face aux députés qui affirmaient qu’ils aggravaient la crise climatique en finançant l’industrie pétrolière et gazière à hauteur de plus de 100 milliards $ par an. Les députés les ont mis au défi de réduire ces investissements.

« S’arrêter n’est tout simplement pas une option pour nous », a répliqué Dave McKay, chef de la direction de RBC, comparaissant par vidéoconférence avec les autres PDG devant le comité permanent de l’environnement et du développement durable de la Chambre des communes.

« Il est important que nous fassions cela de manière ordonnée, sinon tout le processus est à risque. Nous devons protéger les emplois tout au long du chemin », a-t-il ajouté.

Les banques ont toutes parlé de leur engagement à travailler avec leurs clients pour les accompagner dans la transition, plutôt que de retirer leur financement. Elles ont aussi réitéré leur volonté d’atteindre leurs objectifs de zéro émission nette et de finance durable.

Enjoints à au moins arrêter de financer l’expansion des énergies fossiles, les dirigeants ont soutenu que ce n’était pas si simple.

« Il s’agit d’une transition complexe. Nous n’abandonnons pas immédiatement les combustibles fossiles », a répondu Dave McKay qui — en tant que directeur de la plus grande banque du Canada et du plus grand bailleur de fonds pétrolier et gazier — est celui à qui ont été adressées le plus de questions.

Les dirigeants ont tous affirmé qu’ils devaient continuer à financer les combustibles fossiles en même temps que des sources d’énergie plus propres.

« Nous devons faire les deux », a dit Bharat Masrani, chef de la direction du Groupe Banque TD.

« Nous devons soutenir l’industrie pétrolière et gazière, une industrie pétrolière et gazière responsable, alors que nous traversons cette transition. En même temps, nous devons nous assurer que nous fournissons les capitaux nécessaires pour passer à un monde carboneutre. »

Des mesures concrètes réclamées

Lors d’une conférence de presse précédant la comparution, plusieurs groupes environnementaux ont remercié le comité d’avoir pris les devants en convoquant les dirigeants des banques. Ils ont appelé les législateurs à adopter des réglementations pour forcer les banques à prendre davantage de mesures contre les changements climatiques.

Selon la directrice principale du financement climatique chez Environmental Defence, Julie Segal, même si les banques ont pris divers engagements, elles n’agissent pas assez vite et n’ont pas indiqué comment elles envisageaient d’atteindre leurs objectifs.

« Bien que chacune des banques canadiennes ait pris des engagements en matière de climat, aucune d’entre elles n’a de plan d’action à la mesure de l’enjeu », a déclaré Julie Segal.

« Leurs engagements volontaires en matière de climat se sont révélés inconstants, car elles continuent de surinvestir dans le pétrole et le gaz et de sous-investir dans des solutions climatiques propres. »

La comparution des dirigeants des banques intervient une semaine après le témoignage, devant le même comité, des PDG des plus grands producteurs de pétrole et de gaz du Canada, qui font face à un projet de plafonnement des émissions imposé par la loi.

Les efforts parlementaires pour contrer l’impact indirect du secteur bancaire sur le climat se limitent en grande partie au projet de loi sur la finance alignée sur le climat proposé par la sénatrice indépendante Rosa Galvez, qui fait partie du Comité sénatorial permanent des banques, du commerce et de l’économie.

Même s’il existe des désaccords sur les règles et les choix nécessaires pour réaliser la transition énergétique, il y a au moins un consensus sur la nécessité d’aller plus vite.

« Il y a de l’anxiété au pays à l’idée d’effectuer cette transition, et c’est pourquoi le Canada doit avancer et continuer d’aller de l’avant », a déclaré Dave McKay.

« Nous devons accélérer cette transition. »

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Lumière sur les fusions et acquisitions du secteur énergétique canadien https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/lumiere-sur-les-fusions-et-acquisitions-du-secteur-energetique-canadien/ Mon, 15 Apr 2024 11:10:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=99499 Au cours des trois dernières années, les entreprises technologiques ont dominé les activités de fusion et acquisition (F&A). Toutefois, le secteur énergétique américain a pris les devants du peloton au cours de l’année dernière pour marquer un point d’inflexion digne de mention. Les sociétés énergétiques à mégacapitalisation dont le siège social est situé aux États-Unis, du calibre d’Exxon Mobil, Chevron Corp et Occidental Petroleum, ont mené la charge en faisant l’acquisition de grandes concurrentes, particulièrement celles issues de la région du bassin permien aux États-Unis. Les principales entreprises de pétrole et gaz naturel canadiennes n’ont pas été entraînées par cette rafale d’acquisitions américaines, toutefois, 2024 pourrait s’avérer une année charnière considérant la présence de plusieurs éléments catalyseurs favorables.

Les grandes sociétés énergétiques du Canada tirent maintenant bien leur épingle du jeu. Armées de solides bilans financiers, de liquidités à disposition et de réserves à constituer, celles-ci commencent à convoiter certaines de leurs voisines de plus petite taille. Elles envisagent des fusions dans des régions clés de l’ouest du Canada, comme la formation de schiste de Montney située dans le nord de l’Alberta et en Colombie-Britannique, ainsi que les plus petits bassins de Duvernay et de Clearwater. Comme le marché prend du temps à réévaluer le secteur, certains acquéreurs stratégiques pourraient accoler une prime aux concurrents nantis de fortes réserves de qualité et d’une échelle opérationnelle qui réduisent les dépenses, augmentent le bassin de ressources, améliorent la diversification du portefeuille, abaissent les coûts en capital et procurent une pondération indicielle plus importante.

Après ce qui a semblé être une série interminable de défis pour les investisseurs à long terme dans le secteur de l’énergie, les entreprises canadiennes de ce secteur affichent maintenant des bilans financiers solides. Pendant les années de vache maigre, les producteurs canadiens ont recherché l’efficience à l’aide de nouvelles méthodes et technologies leur permettant d’accroître la production tout en réduisant les dépenses en capital.

Aujourd’hui, ces sociétés présentent des flux de trésorerie disponibles qu’elles peuvent rendre aux actionnaires sous forme d’augmentations de dividendes, de dividendes spéciaux et de rachats d’actions. Elles ont également la résilience financière nécessaire pour financer les acquisitions au moyen des flux de trésorerie abondants et pour recourir à l’effet de levier à l’aide de leur capacité excédentaire. Après avoir vu leurs voisines du sud annoncer une myriade d’ententes, les équipes de direction des entreprises canadiennes et les investisseurs sont impatients de conclure des transactions. Il est inconcevable que les entreprises fassent du surplace tandis que leurs concurrentes prennent de l’ampleur. Aussi, il suffira d’une entente importante pour qu’une réponse compétitive s’entame, laquelle entraînera une vague de F&A comme celle constatée aux États-Unis l’année dernière.

Les producteurs énergétiques canadiens ne présentent pas beaucoup d’avantages comparativement à leurs confrères américains, lesquels tirent parti de ressources de grande qualité à faible coût et d’une réglementation moins sévère. Toutefois, ces premiers profitent d’un avantage notable : la viabilité des réserves, notamment du côté des producteurs de sables bitumineux. En effet, le fait de posséder des réserves pétrolières pour les prochaines décennies pourrait finalement devenir un avantage stratégique. Avec l’achèvement de deux grands projets d’infrastructure énergétique (soit la Trans Mountain, entreprise gouvernementale qui peut transporter 590 000 barils de pétrole brut par jour et dont le démarrage est prévu plus tard cette année, ainsi que la Westcoast Canadian LNG, laquelle exportera 14 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié [GNL] par année), les producteurs de pétrole et gaz naturel trouveront preneurs pour leurs stocks excédentaires sur les marchés internationaux et à des prix de même envergure. Pendant de nombreuses années, les producteurs énergétiques canadiens ont été forcés d’accepter des prix fort réduits en raison de l’accès limité au marché, du rabais sur le « pétrole lourd » et de la congestion dans les pipelines voués à l’exportation.

Or aujourd’hui, on dresse un tableau bien différent. Tandis que les occasions se font plus rares au sud de la frontière en raison des réserves qui s’épuisent et de la mise en attente des licences d’exportation de GNL par le Président Biden en prévision des élections américaines de novembre prochain, les opportunités de développement et d’optionalité se multiplient au Canada. Avec cette capacité additionnelle prévue pour bientôt, les grandes entreprises américaines et internationales seront motivées à se prévaloir des stocks excédentaires et à assurer une production future, ce qui devrait servir de catalyseur majeur pour les activités de F&A au Canada.

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