Observatoire québécois des inégalités | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/observatoire-quebecois-des-inegalites/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 05 Nov 2025 12:23:40 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Observatoire québécois des inégalités | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/observatoire-quebecois-des-inegalites/ 32 32 Les inégalités de revenu se creusent au Québec https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-inegalites-de-revenu-se-creusent-au-quebec/ Wed, 05 Nov 2025 10:23:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110585 Malgré la reprise économique, les ménages à faible revenu subissent davantage l’inflation.

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Les inégalités de revenu entre riches et pauvres se creusent au Québec, avec une forte augmentation depuis la fin de la pandémie, révèle la récente mise à jour de l’état des inégalités de l’Observatoire québécois des inégalités.

Les ménages à faible revenu durement touchés

Depuis la fin de la pandémie, le Québec a connu une forte hausse du coût de la vie, notamment en ce qui concerne le logement et l’alimentation, note l’économiste Geoffroy Boucher.

En 2022, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré sa plus forte augmentation depuis 1982, avec une croissance de 6,7 % par rapport à 2021.

Bien que l’inflation soit descendue sous la barre des 3 % en 2024, les prix du logement restent élevés, avec une hausse de 7,6 % en mars 2024 par rapport à l’année précédente. Depuis 2025, les prix des biens et services, en particulier ceux du logement et des aliments achetés en magasin, repartent à la hausse.

Cette augmentation des prix a eu une incidence plus lourde sur les ménages à faible revenu, pour lesquels le logement et l’alimentation représentent environ 50 % des dépenses, contre seulement 22 % pour les ménages les plus riches.

Cette situation a contribué à une forte augmentation de l’insécurité alimentaire, dont le taux est passé de 10,9 % en 2019 à 19,8 % en 2023, touchant 1 723 000 personnes au Québec.

La croissance des revenus inégalement répartie

Selon l’article, entre 2020 et 2024, le revenu disponible moyen des ménages québécois a augmenté de 19,3 %, légèrement plus vite que l’IPC (+18,4 %).

Cependant, « cette amélioration n’a pas profité également à tous », note l’auteur de l’article. Le revenu des 20 % les plus pauvres a diminué de 1,9 %, passant de 29 875 $ à 29 307 $, tandis que celui des 20 % les plus riches a bondi de 51,4 %, atteignant 211 467 $ en moyenne.

Cette dynamique a accentué les inégalités de revenu, qui avaient temporairement diminué en 2020-2021 grâce aux aides financières gouvernementales d’urgence, avant de repartir à la hausse.

Les inégalités de patrimoine encore plus notables

Les inégalités de patrimoine sont encore plus marquées que celles du revenu. Au deuxième trimestre de 2025, les 20 % des ménages les plus riches au Canada possédaient 42,3 % du revenu disponible, mais détenaient 64,8 % de l’ensemble de la richesse.

À l’inverse, les 40 % des ménages les plus pauvres disposaient de 17,3 % du revenu disponible, tout en ne possédant que 3,3 % du patrimoine total.

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L’écart se creuse entre les plus riches et les plus pauvres https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/lecart-se-creuse-entre-les-plus-riches-et-les-plus-pauvres/ Tue, 19 Nov 2024 12:07:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=103825 En ce qui concerne le patrimoine des familles québécoises.

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L’écart entre les plus riches et les plus pauvres se creuse en ce qui concerne le patrimoine des familles québécoises, selon une analyse récemment publiée par l’Observatoire québécois des inégalités. Celle-ci révèle que les ménages les mieux nantis ont bénéficié de manière disproportionnée de l’augmentation de la valeur du patrimoine des familles au Québec depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Une évolution inégale

À l’aide des plus récentes données de l’Enquête sur la sécurité financière (ESF) publiée par Statistique Canada, l’économiste Geoffroy Boucher émet le constat que le patrimoine des familles, soit la richesse accumulée au cours de la vie, a évolué de manière très inégale depuis 2019.

Entre 2019 et 2023, la valeur du patrimoine détenu par les familles du Québec est passée de 2 417 milliards de dollars (G$) à 3 008 G$.

Or, les familles faisant partie des 10 % les plus riches ont capté, à elles seules, 32,3 % de cette augmentation.

Quant aux familles faisant partie des 40 % les plus pauvres, elles n’ont capté que 11,2 % de la croissance de la richesse.

L’immobilier comme source d’enrichissement

Selon l’économiste, l’augmentation de la richesse des familles depuis la pandémie s’explique en grande partie par la hausse marquée de la valeur des actifs immobiliers.

Au Québec, les biens immobiliers sont responsables de 59 % de l’augmentation de l’actif total des familles. La valeur totale des actifs immobiliers est passée de 980 G$ en 2019 à 1 352 G$ 2023 (en dollars constants).

En comparaison, les REER (16 %) et les véhicules et autres actifs non financiers (14 %), respectivement en seconde et en troisième position, suivent loin derrière.

Pour Geoffroy Boucher, l’importante croissance de l’immobilier risque de creuser les inégalités entre propriétaires et locataires.

Le poids de la dette hypothécaire 

Si la valeur des actifs détenus par les familles au Québec a augmenté de 23 % entre 2019 et 2023, celle des dettes — qui constituent la deuxième dimension du patrimoine — a augmenté de 10 %, observe l’économiste.

D’après lui, l’augmentation des obligations financières des familles est attribuable à l’augmentation de la dette hypothécaire, dont la valeur totale est passée de 288 G $ en 2019 à 324 G$ en 2023 (en dollars constants).

Le Québec fait moins bonne figure

En 2023, rappelle l’économiste, l’Observatoire publiait un premier portrait des inégalités de patrimoine au Québec, qui démontrait notamment que les inégalités de patrimoine étaient bien plus prononcées que les inégalités de revenu.

De plus, ce portrait mettait également en évidence le fait que si le Québec se positionne comme la province la moins inégalitaire au niveau du revenu, la province fait moins bonne figure pour le patrimoine, se classant derrière l’Ontario, la Colombie-Britannique et les provinces de l’Atlantique.

Des inégalités sous-estimées 

Pour Geoffroy Boucher, il appert que ces inégalités sont aussi sous-estimées, les données de l’ESF sous-évaluant l’importance de la richesse détenue au sommet de la distribution.

De fait, indique-t-il, le directeur parlementaire du budget a relevé des problèmes de sous-déclaration ou d’absence de données chez les familles détenant un patrimoine très élevé au sein de l’ESF.

« Des données de meilleure qualité permettraient de jeter un éclairage plus juste sur la répartition de la richesse au Canada. Les inégalités de patrimoine constituent un indicateur essentiel de la situation socioéconomique des familles au Québec et au Canada. Elles tiennent également un rôle primordial dans la reproduction de la position sociale d’une génération à l’autre », conclut l’économiste.

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