Moyen-Orient | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/moyen-orient/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 10 Jun 2026 14:57:04 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Moyen-Orient | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/moyen-orient/ 32 32 La BdC continue sur sa lancée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-continue-sur-sa-lancee/ Wed, 10 Jun 2026 14:11:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114433 Le taux directeur est au même niveau depuis octobre.

L’article La BdC continue sur sa lancée est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Banque du Canada (BdC) maintient encore son taux directeur à 2,25 %, soit au même niveau que depuis octobre. Le taux officiel d’escompte demeure, quant à lui, à 2,50 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Cinquième pause d’affilée, taux directeur maintenu à 2,25 %. Sans surprise », assure Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La situation n’a que peu évolué depuis la dernière décision de la banque centrale, rendue à la fin avril. Sur le plan économique, l’incertitude reste le mot d’ordre. La politique commerciale américaine, tributaire des décisions du président Donald Trump, est toujours aussi volatile, évoluant au gré des annonces.

Quant au conflit au Moyen-Orient, celui-ci est entré dans son quatrième mois. « La hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales qui en découlent pèsent sur la croissance de l’économie mondiale et font monter l’inflation », note le Conseil de direction.

« Depuis notre décision d’avril, l’impact économique du conflit au Moyen-Orient s’est amplifié. La hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales pèsent sur la croissance mondiale et font monter l’inflation. En même temps, l’administration américaine continue de proposer de nouveaux droits de douane, et l’incertitude entourant les politiques commerciales demeure élevée », résume Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

À l’échelle mondiale, les États-Unis peuvent encore compter sur une solide croissance économique, grâce à la consommation et aux investissements liés à l’intelligence artificielle. En Chine, l’activité est également robuste grâce à la vigueur des exportations. La situation est plus fragile dans la zone euro, où la croissance souffre des prix élevés de l’énergie.

Au Canada, les conditions financières se sont assouplies. Les marchés boursiers ont connu une belle croissance, même si les rendements obligataires demeurent volatils. Le dollar canadien s’est affaibli face au dollar américain et à d’autres monnaies.

Au premier trimestre, les dépenses publiques et le produit intérieur brut (PIB) ont enregistré une baisse, toutefois les dépenses de consommation ont progressé de 1,4 %.

L’activité sur le marché du logement a ralenti, tandis que les investissements des entreprises sont demeurés faibles. Les exportations ont chuté, mais l’emploi a progressé en mai. Le taux de chômage reste dans une fourchette de 6,5 % à 7 %.

« Le marché de l’emploi s’est renforcé en mai et le taux de chômage est descendu à 6,6 %, mais les chiffres mensuels sur l’emploi ont été très volatils », souligne Tiff Macklem.

« Bien que le Canada fasse face à certains défis économiques à court terme, je demeure optimiste quant à ses perspectives à long terme. La croissance du pays s’éloigne progressivement du logement et de l’immigration pour s’appuyer davantage sur des moteurs plus productifs, comme l’investissement des entreprises et les ressources naturelles », ajoute Naoum Tabet, directeur des placements en revenu fixe, Capital Group.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté en avril, atteignant 2,8 %, notamment en raison des prix de l’énergie. Toutefois, les mesures de l’inflation fondamentale sont descendues autour de 2 %, et la part des composantes de l’IPC dont la croissance est supérieure à 3 % est proche de sa moyenne historique.

La faible activité économique au Canada et l’incertitude entourant la politique commerciale sont deux facteurs qui ont poussé le Conseil de direction à maintenir son taux directeur à 2,25 %.

« La Banque estime désormais qu’un taux directeur stable permet de « trouver un équilibre » entre le risque d’assouplir dans un contexte d’inflation en hausse et celui de resserrer prématurément, au risque de provoquer une récession », observe Dominique Lapointe, Stratège principal, Macroéconomie mondiale, Gestion de placements Manuvie.

À ses yeux, la décision annoncée le 10 juin vient consolider le statu quo pour le reste de l’année.

Pour Pierre-Benoît Gauthier, le message de la Banque du Canada demeure volontairement nuancé. « Quiconque cherchait un signal, dans un sens comme dans l’autre, il aura fallu lire profondément entre les lignes. La Banque a reconnu la faiblesse de l’économie, celle du marché du travail, et l’incertitude persistante du côté des tarifs américains et de la guerre en Iran. Rien là-dedans qui annonce une baisse. Mais rien non plus qui justifie une hausse. »

Le gouverneur Tiff Macklem rappelle pour sa part que « la politique monétaire demeure centrée sur le même objectif : empêcher que la hausse des prix de l’énergie se transforme en inflation persistante, tout en aidant l’économie à s’ajuster aux vents contraires ».

Le Conseil de direction affirme néanmoins demeurer prêt à intervenir si la conjoncture l’exige. « Selon l’évolution des perspectives, nous restons prêts à réagir au besoin », assure-t-il.

L’article La BdC continue sur sa lancée est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>