ministre du Travail | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/ministre-du-travail/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 04 May 2026 11:59:57 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png ministre du Travail | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/ministre-du-travail/ 32 32 Le salaire minimum grimpe mais les critiques persistent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-salaire-minimum-grimpe-mais-les-critiques-persistent/ Mon, 04 May 2026 11:59:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113724 L’écart avec le revenu viable continue de se creuser.

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Le salaire minimum au Québec a augmenté de 0,50 $ passant de 16,10 $ à 16,60 $ de l’heure le vendredi 1er mai 2026. Du côté des employés à pourboire, le taux horaire est passé de 12,90 $ à 13,30 $.

Cette hausse de 3,11 %, annoncée en janvier dernier par Jean Boulet, le ministre du Travail, devrait profiter à environ 258 900 travailleurs.

Bien que supérieure à la hausse attendue de l’indice des prix à la consommation du Québec pour 2026, estimée à 2,3 %, selon le rapport annuel de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques (CFFP) de l’Université de Sherbrooke, cette hausse est jugée comme insatisfaisante par certaines organisations syndicales et organisations de lutte contre la pauvreté. Ces dernières proposaient ainsi de passer à un salaire minimum à 20 $ de l’heure.

Dans la moyenne

DANS LA MOYENNE

Par rapport aux autres provinces du Canada, le Québec offre un salaire minimum dans la moyenne. Il aurait par ailleurs, avec l’Alberta, le taux le plus faible d’employés gagnant le salaire minimum.

Avec 16,60 $ de l’heure, le Québec est bien loin de 15 $ de l’heure de l’Alberta, mais est aussi éloigné des 18,25 $ de l’heure offerts en Colombie-Britannique.

Dans un article de Radio-Canada, Luc Godbout souligne qu’au-delà du coût de la vie, il faut aussi considérer la situation après impôt et réception des cotisations. Selon lui, le niveau de vie au salaire minimum serait ainsi plus favorable au Québec que dans d’autres provinces canadiennes.

La situation à la lumière du « revenu viable »

LA SITUATION À LA LUMIÈRE DU « REVENU VIABLE »

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) propose un autre éclairage avec la notion de « revenu viable », soit un revenu suffisant pour participer pleinement à la vie sociale, subvenir à ses besoins et dégager une marge d’épargne pour des projets à court ou moyen terme.

Cette notion tient compte de la réalité socio-économique propre à chaque milieu de vie, notamment le coût du logement, les besoins en transport ainsi que le prix du panier d’épicerie.

Et selon les conclusions de leur rapport, l’écart entre le salaire minimum et le revenu viable se creuse pour une quatrième année consécutive. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment la hausse des loyers dans l’ensemble des villes étudiées, qui représentent désormais plus du tiers des dépenses des ménages.

À noter que parmi les sept villes québécoises analysées par l’IRIS, Montréal ressort comme celle où le revenu nécessaire pour vivre dignement est le plus élevé.

Au regard de la situation, plusieurs organismes, dont le Collectif pour un Québec sans pauvreté, estiment que la hausse demeure insuffisante.

Une hausse « qui ne change rien »

UNE HAUSSE « QUI NE CHANGE RIEN »

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté estime que cette hausse prouve que le gouvernement fait passer les profits des entreprises avant la qualité de vie des personnes au bas de l’échelle.

« Avec cette augmentation, une personne seule travaillant 35 h par semaine toute l’année verra son revenu disponible croître d’à peine 300 $, soit moins de 6 $ par semaine. Un montant qui ne change rien pour celles et ceux qui vivent dans la précarité. Le gouvernement maintient les gens dans la pauvreté plutôt que de les en sortir », affirme Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif.

Le ministre Jean Boulet plaidait pour une évolution « équilibrée » du salaire minimum qui permettrait de préserver à la fois le pouvoir d’achat des salariés et la compétitivité des entreprises.

Serge Petitclerc estime que ce soi-disant équilibre est biaisé en faveur des entreprises. « Leur “capacité de payer” l’emporte systématiquement sur celle des travailleurs et travailleuses à faible revenu », martèle-t-il.

« Ces dernières années, le gouvernement s’était donné comme repère un ratio de 50 % entre le salaire minimum et le salaire moyen. En mars dernier, le salaire moyen était de 36,74 $. Il n’a donc même pas respecté sa propre méthode cette année. L’appliquer n’aurait pas suffi, mais cela aurait quand même été mieux que ce qui est accordé aujourd’hui », conclut Serge Petitclerc.

La FCEI se dit satisfaite

LA FCEI SE DIT SATISFAITE

Du côté des entreprises, le soulagement est de mise. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) souligne que la proposition d’une hausse du salaire minimum à 20 $ de l’heure aurait mis en péril de nombreuses entreprises et emplois.

Elle rappelle que cette augmentation représente un coût annuel de 1 197 $ par employé au salaire minimum, incluant environ 157 $ en taxes sur la masse salariale. Un coût supplémentaire pour les employeurs qui vient encore s’ajouter aux autres augmentations, comme celles des coûts du carburant, de l’assurance, de l’électricité et des coûts réglementaires.

Selon elle, pour permettre aux employeurs d’y faire face, l’augmentation du salaire minimum doit répondre à un pourcentage prédéterminé du salaire médian, et être annoncée à l’avance. Deux critères que le gouvernement a respectés avec cette dernière hausse.

« Il est important de mentionner que trois personnes sur cinq au salaire minimum ont moins de 25 ans et que les deux tiers travaillent à temps partiel. De plus, près de la moitié des personnes occupant un emploi au salaire minimum y restent moins d’un an, ce qui en fait un point de départ, et non pas la ligne d’arrivée », souligne la FCEI dans son communiqué.

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