Mark Carney | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/mark-carney/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 19 Dec 2025 13:21:50 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Mark Carney | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/mark-carney/ 32 32 ACEUM : les pourparlers formels commenceront en janvier https://www.finance-investissement.com/livres-blancs/aceum-les-pourparlers-formels-commenceront-en-janvier/ Fri, 19 Dec 2025 13:21:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111688 Ottawa et Washington rouvrent le dialogue commercial.

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Le premier ministre Mark Carney a confirmé que le Canada entamera en janvier des discussions formelles avec les États-Unis afin de revoir l’accord de libre-échange.

Dans un communiqué publié jeudi soir, le cabinet du premier ministre a annoncé que le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, rencontrera ses homologues américains à la mi-janvier.

Le cabinet de Mark Carney a aussi affirmé que le gouvernement fédéral a l’intention de conclure des accords commerciaux avec d’autres partenaires économiques dans la prochaine année.

Mark Carney a fait part de ces informations aux premiers ministres des provinces et des territoires lors d’une rencontre tenue virtuellement jeudi après-midi.

Selon Mark Carney, les irritants commerciaux signalés par les États-Unis font partie d’une « discussion beaucoup plus large » sur le commerce continental.

Mark Carney estime que le Canada et les États-Unis ont « énormément à gagner » à coopérer dans des secteurs économiques clés.

L’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), entré en vigueur en 2020, doit faire l’objet d’une renégociation obligatoire en 2026.

Selon le représentant commercial de Washington, la révision de l’ACEUM dépendra de la résolution des préoccupations concernant les politiques canadiennes sur les produits laitiers, l’alcool et les services numériques.

Jamieson Greer a fait savoir que les Américains s’inquiètent de l’accès au marché laitier canadien et des exportations de certains produits laitiers par le Canada.

Jamieson Greer a affirmé que son bureau collaborera avec le Canada et le Mexique afin de déterminer les questions qui peuvent être traitées sur une base bilatérale et celles qui nécessitent les efforts des trois pays.

Mark Carney a affirmé que le Canada avait clairement exprimé son intention de protéger la gestion de l’offre des produits agricoles.

« Nous continuons à soutenir cette position », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Ottawa avec le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.

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L’ACEUM n’est « pas nécessairement en danger » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/laceum-nest-pas-necessairement-en-danger/ Wed, 17 Dec 2025 13:41:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111680 Assure Mark Carney.

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Le premier ministre Mark Carney estime que l’entente commerciale entre le Canada, les États-Unis et le Mexique « n’est pas nécessairement en danger », mais que des changements sont à prévoir au moment de sa révision en 2026.

Le chef libéral a fait ces commentaires lors d’une entrevue de fin d’année diffusée mardi soir sur les ondes de Radio-Canada et de RDI.

Questionné par le chef d’antenne Patrice Roy sur l’avenir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), Mark Carney a répondu : « je crois que l’ACEUM va changer, ce n’est pas nécessairement en danger, mais ça va changer, comme tous les autres accords des relations commerciales des Américains ».

Selon le premier ministre, « c’est l’une des raisons » pour lesquelles il est important « de voyager et de trouver des accords avec des partenaires fiables ». Mark Carney revenait ainsi sur l’une des premières questions de l’animateur concernant ses nombreux déplacements à l’étranger depuis le début de son mandat.

« Il faut voyager parce qu’il faut rendre notre pays plus indépendant, plus prospère, plus fort. Et le Canada a ce dont le monde veut », a d’abord déclaré le chef libéral en début d’entrevue.

Mark Carney a refusé de dire s’il avait été « rassuré » par le président américain Donald Trump à la suite de récentes discussions. Les négociations avec l’administration actuelle à la Maison-Blanche comportent « toujours des changements » et de l’instabilité, a-t-il avancé.

Le premier ministre canadien a néanmoins indiqué que, lors d’une récente réunion avec Donald Trump et leur homologue mexicaine, Claudia Sheinbaum, où les trois ont discuté du processus de révision de l’ACEUM, « il n’y a pas (eu) de suggestion de déchirer (l’entente) ».

Selon l’accord entre les trois pays, l’ACEUM doit faire l’objet d’un premier examen conjoint en 2026, six ans après son entrée en vigueur.

Par ailleurs, Mark Carney maintient que la campagne publicitaire de l’Ontario contre les droits de douane de Washington a eu un effet sur la décision de Donald Trump de rompre les négociations commerciales avec le Canada en octobre dernier.

Il y avait « presque un deal » sur la table, mais « le président a changé son attitude à ce moment-là. C’était clair », a soutenu Mark Carney.

Donald Trump avait décidé de mettre un terme aux négociations commerciales avec Ottawa, prétextant les publicités contre les droits de douane lancées par le gouvernement ontarien aux États-Unis au cours de l’automne.

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Eric Girard dévoilera l’état des finances du Québec une semaine avant l’hiver budgétaire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/eric-girard-devoilera-letat-des-finances-du-quebec-une-semaine-avant-lhiver-budgetaire/ Tue, 18 Nov 2025 19:15:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111149 La mise à jour économique du 25 novembre évaluera l’effet des tarifs américains et du budget Carney.

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Le gouvernement du Québec fournira sa mise à jour économique de l’automne dans une semaine, le 25 novembre.

Le ministre des Finances, Eric Girard, fera alors le point sur la situation économique et financière du Québec, exactement huit mois après la présentation du budget 2025-2026.

Le gouvernement caquiste prévoyait un déficit de 13,6 milliards de dollars, soit 2,2 % du PIB, pour l’exercice 2025-2026, tout en maintenant l’objectif d’atteindre l’équilibre budgétaire dans un horizon de cinq ans.

Le budget du mois de mars a été présenté alors que la saga des droits de douane imposés par les États-Unis s’amorçait. La mise à jour économique automnale devrait permettre d’évaluer les impacts qu’ont eus les droits de douane du président Donald Trump sur les finances du Québec.

L’énoncé économique devra aussi prendre en compte le nouveau budget fédéral du gouvernement de Mark Carney.

Lorsque Mark Carney avait présenté son budget, Eric Girard n’avait pas caché sa déception. Il avait notamment jugé que les nouveaux investissements en matière d’infrastructures étaient insuffisants.

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Le gouvernement Carney survit de justesse au vote de confiance sur son budget https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-gouvernement-carney-survit-de-justesse-au-vote-de-confiance-sur-son-budget/ Tue, 18 Nov 2025 12:00:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111133 Grâce à l’appui des Verts et à quatre abstentions.

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Le gouvernement minoritaire de Mark Carney a survécu lundi soir au vote de confiance sur son budget. Le pays ne sera donc pas plongé dans une nouvelle campagne électorale pour l’instant.

En plus de l’appui de la cheffe des Verts, Elizabeth May, les libéraux ont pu compter sur l’abstention de deux députés conservateurs et deux néo-démocrates.

Ainsi, 170 députés se sont prononcés en faveur du budget et 168 contre, au cours d’un vote très serré.

Le vote portait sur le budget 2025 déposé au début du mois. Elizabeth May l’avait critiqué en relevant qu’il ne réaffirmait pas les cibles climatiques prises par le Canada en vertu de l’Accord de Paris. Lundi, elle s’est dite rassurée par un engagement formulé en Chambre par le premier ministre, Mark Carney.

« Pour moi, c’est un grand changement, tout à fait différent d’hier », a-t-elle dit aux journalistes quelques heures avant le vote.

Lundi, lorsqu’elle a pris la parole durant la période des questions, c’est le premier ministre qui s’est levé pour lui répondre. Cela a suscité quelques exclamations parmi les élus, puisque, les minutes d’avant, il laissait ses ministres répondre aux autres questions. Mark Carney a l’habitude de ne donner la réplique qu’au début de la période des questions et la question de Elizabeth May survient toujours après ce moment.

Elizabeth May a demandé à Mark Carney, durant son intervention de lundi, d’assurer qu’il est déterminé à respecter les cibles environnementales prises par le Canada, comme celle de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 45 % d’ici 2035. Mark Carney a répondu que son gouvernement « va respecter nos engagements pour le climat et [est] déterminé à les atteindre ».

La cheffe du Parti vert a noté que seul le temps dira si Mark Carney donnera réellement suite à sa promesse. « Peut-être qu’aujourd’hui n’était pas assez. Peut-être que je suis dupe. Je vais laisser l’histoire décider de ça, mais j’ai fait ce que je pensais être la bonne chose », a-t-elle laissé tomber.

Elle a aussi mentionné que son choix vise à éviter de plonger le pays dans une nouvelle campagne électorale, environ six mois après la dernière.

Le chef intérimaire du Nouveau Parti démocratique (NPD), Don Davies, a aussi mentionné cette raison en mêlée de presse pour justifier les deux abstentions dans les rangs néo-démocrates. « Nous avons choisi la stabilité plutôt que les jeux politiques », a-t-il dit après le vote, ajoutant qu’il n’y a pas d’appétit dans la population canadienne pour une élection.

Il a aussi fait valoir que le moment d’incertitude économique créé par la guerre tarifaire avec les États-Unis n’est pas propice à la tenue d’une nouvelle élection.

Don Davies, de même que quatre autres néo-démocrates, se sont opposés au budget. Le député québécois Alexandre Boulerice, qui a voté contre, s’est étonné tout haut de l’appui de Elizabeth May.

« C’est un budget qui est extrêmement décevant, puis on l’a dit, nous, au NPD, que c’est un budget qui était principalement conservateur, qui est très dommageable pour l’environnement », a-t-il commenté.

Les abstentions, du côté du NPD, sont venues de la députée Lori Idlout et de l’élu Gord Johns.

Gord Johns a soutenu avoir fait beaucoup de consultations pour sonder la volonté des électeurs avant de prendre sa décision quant au vote.

Lori Idlout a, de son côté, affirmé que certaines choses incluses dans le budget serviront à des commettants de sa circonscription de Nunavut.

Les députés conservateurs qui se sont abstenus au cours du vote de lundi soir sont Shannon Stubbs et Matt Jeneroux. Ce dernier a récemment annoncé qu’il démissionnerait prochainement de son rôle de député. Son annonce est survenue alors qu’il faisait l’objet de rumeurs voulant qu’il songeait à rejoindre les troupes libérales.

Le député Chris d’Entremont a, lui, fait le saut en quittant le caucus conservateur au profit des libéraux.

Le gouvernement a présenté son budget comme un plan visant à réduire les dépenses courantes et à investir davantage face aux droits de douane américains.

Après avoir pris en compte les objectifs de réduction des coûts d’Ottawa, le budget propose près de 90 milliards de dollars (G$) de nouvelles dépenses sur cinq ans, dont une grande partie est consacrée à la création d’infrastructures.

Les conservateurs et les bloquistes ont critiqué l’ampleur du déficit, qui s’élèvera à 78,3 G$ en 2025-2026, contre 51,7 G$ l’an dernier. Ottawa prévoit, dans le budget 2025, que le déficit sera ensuite de 65,4 G$ en 2026-2027, de 63,5 G$ en 2027-2028, de 57,8 G$ en 2028-2029 et de 56,6 G$ en 2029-2030.

Les néo-démocrates, quant à eux, ont critiqué les coupes prévues par les libéraux dans la fonction publique. Ils ont aussi déploré ce qu’ils voient comme un manque de mesures environnementales.

Le Bloc a aussi soulevé ce point, de même que le refus des libéraux d’acquiescer à des demandes bloquistes, comme la hausse de la pension de vieillesse pour les aînés de 65 à 74 ans.

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Programmes autochtones : Ottawa appelle les communautés à définir leurs priorités https://www.finance-investissement.com/nouvelles/programmes-autochtones-ottawa-appelle-les-communautes-a-definir-leurs-priorites/ Mon, 17 Nov 2025 13:11:20 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111019 La ministre Mandy Gull-Masty assure que l’absence de financement dédié dans le budget Carney n’annonce pas de recul.

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La ministre des Services aux Autochtones affirme que les dirigeants communautaires ne devraient pas s’inquiéter de l’absence de financement dans le dernier budget fédéral pour les programmes dont dépendent leurs membres.

Selon Mandy Gull-Masty, ces lacunes représentent plutôt une occasion pour les dirigeants de suggérer des pistes d’affectation des fonds publics.

« Je souhaite également qu’ils soient rassurés par le fait que nous avons encore du travail à accomplir pour définir l’avenir du budget consacré aux peuples autochtones, a déclaré Mandy Gull-Masty dans une entrevue avec La Presse Canadienne. De plus, des progrès considérables ont été réalisés en matière d’investissement au cours de la dernière décennie — les dépenses pour les Premières Nations ont été importantes. Nous ne revenons pas sur ces progrès, nous les maintenons. »

Les dépenses consacrées aux programmes destinés spécifiquement aux Autochtones ont augmenté depuis 2015, année où l’ancien premier ministre Justin Trudeau a fait de la réduction des inégalités socioéconomiques dans les communautés autochtones une priorité de son gouvernement, dans le cadre d’une initiative plus large de réconciliation.

Mais les dirigeants autochtones et les experts en politiques publiques estiment que cette augmentation des dépenses est encore loin de répondre aux besoins des communautés pour assurer leur réussite, notamment en matière d’infrastructures.

Mandy Gull-Masty a expliqué que les coupes budgétaires imposées à son ministère représentent une réduction de 2 %, alors que d’autres ministres ont reçu l’ordre de réduire leurs dépenses de 15 %. Elle a félicité Mark Carney d’avoir accordé plus de latitude à son ministère qu’aux autres, ajoutant que cela démontre qu’il prend au sérieux les préoccupations de la communauté.

Les dirigeants autochtones craignent toutefois que les coupes aillent bien au-delà des 2 % annoncés, le financement de programmes mis en place sous l’administration Trudeau — notamment en matière d’éducation et de gestion des urgences — devant prendre fin l’an prochain.

Certains programmes essentiels, comme le Principe de Jordan et l’Initiative : Les enfants inuits d’abord — visant à faciliter l’accès des enfants aux services de santé et aux services sociaux — sont également privés de tout financement pour l’an prochain.

Des programmes voués à perdurer

DES PROGRAMMES VOUÉS À PERDURER

Le bureau de Mandy Gull-Masty a indiqué que ces programmes ne sont pas voués à disparaître, mais que des efforts restent à fournir pour garantir leur efficacité.

« Les zéros sont là parce que nous n’avons pas encore défini ce que cet espace implique. Certains programmes prendront fin. Cela ne signifie pas pour autant que les enjeux que ces programmes visaient à régler ne seront pas pris en compte, a mentionné Mandy Gull-Masty. Nous devons effectuer ce travail en interne, et mon mandat était de consulter les membres de la communauté afin de déterminer les résultats attendus pour la prochaine ronde de financement. »

Contrairement aux précédents, ce budget ne comporte aucun chapitre spécifique sur les dépenses destinées aux Autochtones. L’accent est mis sur la façon dont les communautés autochtones peuvent collaborer avec Ottawa pour faire progresser son programme de grands projets et stimuler l’économie.

Mandy Gull-Masty a précisé qu’il ne fallait pas y voir un oubli ou une marginalisation, mais plutôt la preuve que tous les ministres intègrent les priorités autochtones à leurs dossiers.

« Lorsque vous compartimentez les peuples autochtones, vous érigez des barrières. Vous érigez des barrières lorsque vous montrez que vous ne pouvez vous adresser qu’à certains endroits pour traiter les questions autochtones, a affirmé la ministre Gull-Masty. Je suis rassurée de constater que ces obstacles ne se sont pas reflétés de cette façon. »

Des rapports démontrent que cette stratégie pénalise souvent les communautés, en particulier celles qui ne disposent pas du soutien administratif nécessaire pour s’y retrouver dans les méandres de la bureaucratie.

Un rapport de la vérificatrice générale fédérale publié le mois dernier a révélé que Services aux Autochtones n’apportent pas un soutien suffisant au renforcement des capacités des Premières Nations à offrir des programmes et adoptent une approche « passive et cloisonnée » à leur égard.

Karen Hogan a indiqué que les communautés les plus éloignées sont privées de programmes sur demande, faute de soutien administratif, ce qui aggrave les inégalités existantes.

Mandy Gull-Masty n’a pas précisé si davantage de ressources seraient offertes aux communautés pour accéder à des fonds non spécifiquement destinés aux Autochtones.

Juste après la publication du budget la semaine dernière, la cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations, Cindy Woodhouse Nepinak, a déclaré que le gel des fonds aurait de graves répercussions sur les communautés à fort taux de natalité, notamment en matière d’éducation et d’infrastructures.

« Ce budget était une occasion de rétablir la confiance, a-t-elle affirmé. Malheureusement, ce budget a échoué, il n’a pas su répondre aux attentes. »

Un rapport publié l’an dernier par l’Assemblée des Premières Nations et le Conference Board du Canada concluait que combler ce déficit d’infrastructures pourrait générer 635 milliards $ de retombées économiques sur sept ans — des chiffres qui, selon le premier ministre Mark Carney, pourraient contribuer à compenser les effets des droits de douane américains imposés par le président Donald Trump.

Or, le budget est loin d’atteindre les 350 milliards $ jugés nécessaires par l’Assemblée des Premières Nations pour combler ce déficit, et Ottawa est en voie de ne pas respecter son propre échéancier de 2030.

La cheffe Woodhouse Nepinak a souvent souligné l’importance du financement de l’éducation pour assurer la réussite des collectivités et réduire leur dépendance envers Ottawa, mais le budget n’a prévu aucun nouveau financement pour l’éducation.

Mandy Gull-Masty a affirmé que, bien que l’éducation postsecondaire soit importante, il y aura davantage de possibilités d’emploi dans les métiers spécialisés à mesure que le Canada mettra en œuvre son programme de grands projets.

« Je ne cherche pas à me désintéresser de l’enseignement postsecondaire, mais nous devons reconnaître que nous nous dirigeons vers un avenir de construction du Canada. Cela nécessitera des bâtisseurs qualifiés et des personnes pour pourvoir ces emplois. »

Le président d’Inuit Tapiriit Kanatami, Natan Obed, a salué les promesses d’investissements dans l’Arctique contenues dans le budget, et particulièrement son soutien à une université inuite.

Il a toutefois indiqué que les Inuits sont préoccupés par le fait que le document présente la politique arctique sous l’angle de la sécurité et de la souveraineté nationale sans expliquer comment les peuples autochtones de la région s’y intègrent. Il a également affirmé que le gouvernement Carney ne collabore pas aussi efficacement avec les peuples autochtones que le gouvernement Trudeau.

La présidente du Ralliement national des Métis, Victoria Pruden, s’est dite déçue que le financement du budget ne soit pas ventilé par groupe autochtone.

« Ce budget est vraiment insuffisant lorsqu’il s’agit de cerner les investissements spécifiques aux Métis et le financement distinctif auquel nous étions habitués dans les budgets précédents, a-t-elle dit. La simple mention du terme “Métis” dans ce budget est moins importante que ces dernières années. Nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher nos efforts. »

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Budget Carney : un accueil tiède des Canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/budget-carney-un-accueil-tiede-des-canadiens/ Fri, 14 Nov 2025 12:56:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111018 Le premier budget du gouvernement Carney divise l’opinion publique.

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Un nouveau sondage suggère que les Canadiens ont accueilli le budget fédéral dévoilé la semaine dernière avec un enthousiasme mitigé. Un constat qui a amené un sondeur à affirmer que tous les partis devraient réfléchir à deux fois avant de lancer une campagne électorale sur le plan de dépenses.

Le sondage Léger indique qu’environ 30 % des Canadiens interrogés ont une opinion positive du budget déposé par le gouvernement du premier ministre Mark Carney le 4 novembre. Toutefois, 37 % des répondants ont exprimé une opinion négative, tandis que les autres sont indécis.

Seulement 15 % des personnes sondées par Léger ont affirmé que le budget proposé aura un impact positif sur elles ou sur leur ménage, tandis que 32 % s’attendaient à un impact négatif.

L’organisme professionnel du secteur des sondages, le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien, explique que les sondages en ligne ne peuvent pas être assortis d’une marge d’erreur, car ils ne reposent pas sur un échantillonnage aléatoire de la population.

Andrew Enns, vice-président exécutif de Léger pour le centre du Canada, a fait valoir que, même si les libéraux ont réussi à obtenir un large appui sur certains postes budgétaires importants, comme les nouvelles dépenses en matière de défense et d’infrastructures, le premier budget de Mark Carney n’a pas atteint ses objectifs en ce qui concerne le pouvoir d’achat des Canadiens.

« Là où le budget fait défaut, et je pense que c’est probablement le défi que devra relever le gouvernement dans les mois à venir, c’est sur la question de l’accessibilité financière, qui restait un thème très, très important pour les électeurs », a détaillé Andrew Enns.

Le budget prévoit un déficit de 78,3 milliards $ pour cet exercice financier, ainsi que des milliards de dollars de nouvelles dépenses nettes visant à réduire la dépendance de l’économie canadienne envers les États-Unis.

Le document budgétaire indique que 42 % des dépenses sont destinées à renforcer la souveraineté du Canada face aux droits de douane américains et à l’évolution du contexte commercial mondial, tandis que 36 % sont axées sur l’accessibilité financière.

Cependant, le sondage Léger suggère que les mesures budgétaires visant à atténuer les difficultés économiques immédiates des Canadiens n’étaient pas la priorité de la plupart des ménages.

Environ 55 % des personnes interrogées croient que l’impôt sur le revenu des particuliers aurait dû être réduit dans le budget, malgré la réduction d’un point de pourcentage du taux d’imposition de la tranche la plus basse introduite en juillet.

Selon Andrew Enns, la réduction d’impôt est passée inaperçue parmi les autres chiffres importants du budget, ce qui souligne les difficultés de communication rencontrées par les libéraux.

Malgré le grand nombre de répondants estimant que le budget ne tenait pas suffisamment compte du coût de la vie, environ 42 % se sont dits d’accord avec l’idée de privilégier la croissance à long terme plutôt que l’abordabilité à court terme, tandis que 21 % étaient en désaccord.

Un appui transpartisan pour certains aspects

Le budget sera soumis au vote à la Chambre des communes la semaine prochaine, ce qui constituera un test de confiance majeur pour le gouvernement libéral minoritaire.

Bien que le ralliement, la semaine dernière, du député néo-écossais Chris d’Entremont, des conservateurs aux libéraux, ait permis au gouvernement d’obtenir un vote supplémentaire pour le budget, il aura toujours besoin du soutien d’un autre parti.

Si le budget n’est pas approuvé par le Parlement, cela pourrait déclencher des élections.

Bien que le soutien au budget ait été le plus fort parmi les électeurs libéraux potentiels, Andrew Enns a noté que divers éléments budgétaires ont obtenu un appui transpartisan dans le sondage.

Les électeurs à tendance conservatrice étaient plus enclins à approuver des mesures visant à freiner l’immigration, par exemple, tandis que les sympathisants du Nouveau Parti démocratique approuvaient massivement le financement des infrastructures locales, notamment les routes et les établissements de santé.

Pour cette raison, les autres partis devraient se montrer prudents avant de mobiliser l’électorat contre ce budget en vue d’une éventuelle campagne électorale, a soutenu Andrew Enns.

Il en va de même pour les libéraux, a-t-il ajouté, car l’écart d’abordabilité demeure une préoccupation majeure pour les électeurs, tandis que les droits de douane américains pourraient avoir moins d’impact sur eux qu’au printemps.

« Je pense que tous les partis, s’ils analysent la situation de manière rationnelle, devraient faire preuve de prudence quant à l’agressivité avec laquelle ils souhaitent s’opposer à ce budget, ou le défendre, en période électorale. »

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Des réactions contrastées au premier budget du gouvernement Carney https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/des-reactions-contrastees-au-premier-budget-du-gouvernement-carney/ Wed, 05 Nov 2025 18:47:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110872 Elles oscillent entre satisfaction modérée et vives critiques.

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Le premier budget du gouvernement de Mark Carney, dévoilé le 4 novembre 2025 par le ministre des Finances François-Philippe Champagne, divise les acteurs économiques et syndicaux.

Compressions dans la fonction publique

Les grandes centrales syndicales québécoises expriment leurs réserves face aux orientations budgétaires. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) salue les investissements pour les entreprises et les infrastructures, mais s’alarme des coupes prévues dans la fonction publique fédérale.

« Il ne faut surtout pas oublier que pour Bâtir un Canada fort comme le souhaite le gouvernement fédéral, cela ne peut se faire sans les travailleurs et travailleuses qui sont appelés à livrer les services à la population », souligne Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) se montre particulièrement critique envers les choix fiscaux. Sa présidente, Caroline Senneville, dénonce les compressions de 15 % sur trois ans demandées aux ministères et organismes publics. « À la lumière de l’ampleur de ce manque à gagner, les compressions demandées aux ministères et aux organismes publics nous apparaissent totalement injustifiées », affirme-t-elle.

La CSN déplore notamment l’abandon de la hausse d’imposition sur les gains en capital et l’élimination de la taxe sur les services numériques, des mesures qui auraient pu rapporter environ 10 milliards de dollars (G$) annuellement selon le Directeur parlementaire du budget.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) juge pour sa part le budget « décevant et traditionnel malgré un enrobage sucré ». Son président, Éric Gingras, dénonce la suppression d’environ 40 000 postes dans la fonction publique d’ici 2029 et la chute drastique de la croissance des dépenses de programmes, qui passera de 8 % par année à seulement 0,6 % pour la première année.

La CSQ critique particulièrement l’approche gouvernementale concernant l’intelligence artificielle, perçue comme un « outil de compressions budgétaires » plutôt que comme levier d’innovation. L’organisation regrette également l’absence d’investissements substantiels dans le logement social et en environnement.

Des mesures bien accueillies

Du côté patronal, les réactions demeurent plus nuancées. La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) identifie trois mesures phares :

  • les investissements records en défense,
  • l’initiative « Achetez canadien »
  • et les mesures fiscales pour stimuler la recherche et développement.

Toutefois, sa présidente-directrice générale, Véronique Proulx, note que « les taxes et impôts demeurent élevés pour nos entreprises par rapport à leurs concurrents américains ».

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) accueille lui aussi positivement plusieurs mesures, notamment l’amortissement accéléré et les crédits d’impôt pour les énergies propres. Norma Kozhaya, économiste en chef du CPQ, estime que le budget « devrait contribuer à ce que le Canada passe d’une posture défensive à une stratégie de croissance », tout en regrettant que le gouvernement n’ait pas réduit le taux d’imposition des entreprises.

Les pme se sentent oubliées

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) exprime une déception marquée. Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales, déplore que le gouvernement ait « manqué une occasion de fournir un allègement fiscal significatif aux PME du Canada ».

L’organisation pointe plusieurs exclusions préoccupantes : le Fonds de 51 G$ pour « Bâtir des communautés fortes » se concentrera sur des projets utilisant de la main-d’œuvre syndiquée, excluant 90 % des PME. L’Initiative régionale de réponse tarifaire de 1 G$ exclut également plus de la moitié des PME en raison de leur taille ou secteur d’activité.

Infrastructure et innovation

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) salue quant à elle les investissements de 115 G$ sur cinq ans dans les infrastructures. Sa présidente-directrice générale, Isabelle Dessureault, y voit « un signal clair » que « le développement de nos infrastructures est la pièce maîtresse de la prochaine économie canadienne ».

L’organisation apprécie particulièrement l’investissement de 55 millions sur quatre ans pour les infrastructures aéroportuaires et le Bureau des grands projets, censé accélérer la réalisation d’initiatives comme le projet Alto.

Un contexte économique fragiliséL’économiste en chef de CPA Canada, David-Alexandre Brassard, souligne que le budget « anticipe une conjoncture économique plus difficile que prévu, marquée par une croissance ralentie ». Il note que « la marge de manœuvre du gouvernement fédéral est limitée, et les déficits devraient continuer à croître avant de se résorber ».

L’organisation relève aussi la suppression de plusieurs mesures héritées du gouvernement Trudeau, dont la taxe sur les logements sous-utilisés et la taxe de luxe. Selon John Oakey, vice-président, Fiscalité, ces retraits simplifieront le régime fiscal, mais un examen en profondeur du système demeure nécessaire.

Innovation financière

Enfin, dans le secteur de la fintech, Shakepay, une plateforme d’achat et de vente de bitcoins, accueille avec enthousiasme la reconnaissance des stablecoins comme moyen de paiement. Pour Simon Ross, conseiller principal de l’entreprise montréalaise, cette annonce constitue « un grand pas en avant pour la fintech et les paiements numériques ».

Le budget prévoit un cadre prudentiel géré par la Banque du Canada, des réserves 1:1 et des règles de rachat claires pour garantir la sécurité des fonds. « Il faut maintenant s’assurer que le cadre demeure ouvert, proportionné et accessible », souligne-t-il.

 

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Ottawa tourne le dos à l’équilibre budgétaire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ottawa-tourne-le-dos-a-lequilibre-budgetaire/ Tue, 04 Nov 2025 21:23:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110778 BUDGET FÉDÉRAL 2025 — Le gouvernement Carney prévoit un déficit record de 78,3 G$ en 2025-2026.

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Le déficit fédéral atteindra 78,3 milliards de dollars, révèle le gouvernement de Mark Carney dans son tout premier budget déposé mardi.

Les libéraux, qui ne semblent pas avoir inclus, dans le document de quelque 400 pages, des éléments taillés sur mesure pour plaire aux partis d’opposition, confirment leur intention de ne pas chercher à atteindre l’équilibre budgétaire.

Ils misent plutôt, sans surprise, sur une réduction dans les dépenses courantes du gouvernement afin de rediriger davantage d’argent dans les « investissements en capital ». Le gouvernement fait le pari que cela permettra de « catalyser » d’importantes sommes afin de générer davantage de croissance.

Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a défendu l’ampleur du déficit en soutenant que son budget constitue « un plan d’investissements générationnel ».

« Et on a besoin de ça pour faire croître l’économie canadienne, pour se positionner », a-t-il dit en conférence de presse à Ottawa.

« Le Fonds monétaire international va vous le dire, les pays qui investissent dans le capital, dans la formation de capital, c’est comme ça qu’on assure la prospérité. C’est comme ça que l’on rend le Canada plus compétitif », a poursuivi le ministre.

Le déficit se hissera à 78,3 G$ en 2025-2026, contre 51,7 G$ l’an dernier. Ottawa prévoit que le déficit sera ensuite de 65,4 G$ en 2026-2027, de 63,5 G$ en 2027-2028, de 57,8 milliards en 2028-2029 et de 56,6 G$ en 2029-2030.

Le déficit pour l’année financière en cours sera plus élevé que ce que projetait le directeur parlementaire du budget à la fin septembre, mais moins astronomique que d’autres estimations de 100 G$ qui avaient fait les manchettes.

N’empêche, le manque à gagner demeure « substantiel », note la politologue Geneviève Tellier.

« C’est vraiment un gros bond et c’est un déficit d’une ampleur qu’on n’a jamais vue au pays. Puis, je pense qu’il y a juste un an, personne n’aurait pensé qu’on serait dans ces chiffres-là », analyse la professeure de l’Université d’Ottawa qui se spécialise en gestion des finances publiques.

Fin du saupoudrage ?

Par ailleurs, elle remarque un tournant entre ce budget et ceux auxquels l’ex-premier ministre Justin Trudeau avait habitué les Canadiens.

Les libéraux, sous la gouverne de Mark Carney, se détournent maintenant du saupoudrage de mesures ciblant certaines franges précises de la population pour les aider à faire face au coût de la vie.

Elle rappelle que le « clientélisme » de Justin Trudeau permettait à diverses personnes de se retrouver dans un train de mesures, « que vous soyez à la retraite, que vous soyez jeunes aux études, que vous soyez chef de famille, travailleur temporaire, nommez-les ».

Or, le budget 2025 marque une rupture en ce sens, estime Geneviève Tellier. « Ce n’est pas un budget qui va vous aider avec le coût de la vie. (…) Vous ne recevrez pas un chèque le mois prochain pour vous aider pour payer l’épicerie et il n’y a aucune mesure de quelque nature que ce soit qui va aider directement les contribuables, les particuliers. Tout ça va passer par l’économie, puis les entreprises. »

Tout au plus, le gouvernement de Mark Carney assure, à nouveau, qu’il maintiendra le financement d’initiatives telles que le programme d’alimentation en milieu scolaire — qu’il rend permanent — et l’Allocation canadienne pour enfants.

Parmi les seules mesures d’abordabilité ciblées qui figurent dans le budget 2025, on retrouve celle d’un crédit d’impôt pour les préposés aux bénéficiaires, qui avait fait l’objet d’une des nombreuses annonces prébudgétaires par Ottawa au cours des dernières semaines. Cette mesure permettrait à des préposés aux bénéficiaires de recevoir jusqu’à 1100 $ par année, initiative qui coûterait au gouvernement 1,48 milliard de dollars sur six ans.

Comment « catalyser » ?

La plupart des centaines de pages du budget 2025 visent à convaincre les Canadiens que le plan de Mark Carney est le bon pour générer de la croissance face à l’incertitude insufflée par la guerre tarifaire déclenchée par l’administration américaine de Donald Trump.

Pour que la trajectoire visant à augmenter les « investissements en capital » soit « viable », Ottawa entend trouver des économies de 60 G$ sur cinq ans dans les dépenses gouvernementales.

« Pour réaliser ces économies, nous allons restructurer les activités, centraliser les services internes et optimiser les programmes afin de faire des gains d’efficacité, promet-on. Un réaménagement des effectifs et l’attrition aideront aussi à ramener à une taille plus viable la fonction publique. »

Du côté des investissements en capital, Ottawa se concentre sur quatre grands axes, soit ceux des infrastructures, de la productivité et compétitivité, de la défense ainsi que du logement.

Les deux premiers axes sont ceux qui accaparent la part du lion des enveloppes prévues, avec des sommes de 115 G$ et de 110 G$ sur cinq ans.

Le gouvernement Carney se dit convaincu que ses investissements en capital auront un effet catalyseur sur le secteur privé qui propulsera l’économie canadienne et aidera cette dernière à s’affranchir des États-Unis.

Or, seul le temps dira si la stratégie portera ses fruits. En attendant, le gouvernement devra récolter le soutien de quelques députés issus d’un ou de plusieurs partis d’opposition pour s’assurer de faire adopter ses mesures budgétaires et, du même coup, assurer sa survie. En effet, un vote de confiance doit se tenir en Chambre au cours des prochains jours.

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Donald Trump menace de mettre fin aux négociations commerciales avec le Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/donald-trump-menace-de-mettre-fin-aux-negociations-commerciales-avec-le-canada/ Fri, 24 Oct 2025 12:13:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110517 En raison d’une publicité.

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Le président américain Donald Trump a indiqué qu’il rompait les négociations commerciales avec le Canada en raison de publicités télévisées dénonçant les droits de douane.

« Toutes les négociations commerciales avec le Canada sont par la présente rompues », a écrit le locataire de la Maison-Blanche sur les médias sociaux jeudi soir.

Le gouvernement de l’Ontario a déboursé environ 75 millions de dollars pour la diffusion de cette campagne publicitaire sur plusieurs chaînes de télévision américaines, utilisant des extraits audio et vidéo de l’ancien président Ronald Reagan s’exprimant sur les droits de douane en 1987.

Plus tôt jeudi, le Ronald Reagan Presidential Foundation & Institute a souligné sur les médias sociaux que les publicités de l’Ontario déformaient les propos.

L’institut a indiqué que l’Ontario n’avait ni demandé ni obtenu l’autorisation d’« utiliser et de modifier les propos ».

L’organisation a précisé qu’elle examinait les options juridiques et a encouragé le public à visionner la vidéo intégrale.

Le cabinet du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a déclaré dans un communiqué en réponse à la fondation que la publicité utilisait un extrait intégral d’une allocution publique de Ronald Reagan, accessible dans le domaine public.

« Le président Ronald Reagan savait et s’est exprimé directement aux Américains au sujet des droits de douane qui nuisent à l’économie, aux travailleurs et aux familles des États-Unis, a mentionné le bureau de M. Ford. Il était un fervent défenseur du libre-échange et de l’équité entre le Canada et les États-Unis. »

La publicité ontarienne a attiré l’attention de Donald Trump en début de semaine après sa diffusion sur Fox lundi, lors de la diffusion de la victoire des Blue Jays de Toronto contre les Mariners de Seattle.

Le lendemain, le président a déclaré aux journalistes à la Maison-Blanche avoir vu la publicité.

« Si j’étais le Canada, je prendrais la même publicité », a-t-il ajouté.

Son changement de ton jeudi intervient alors qu’une audience se profile devant la Cour suprême des États-Unis sur l’avenir de son régime tarifaire mondial massif.

La plus haute juridiction américaine doit entendre les plaidoiries orales en novembre sur la légalité du recours par Donald Trump à l’International Emergency Economic Powers Act pour imposer des droits de douane dévastateurs à la majeure partie du monde.

Invoquant le trafic de fentanyl, Donald Trump a utilisé les pouvoirs de sécurité nationale conférés par cette loi pour imposer au Canada des droits de douane de 35 %. Ces droits ne s’appliquent pas aux marchandises conformes à l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique.

L’administration Trump s’en prend également aux industries canadiennes en imposant des droits sectoriels distincts sur l’acier, l’aluminium, le cuivre, l’automobile et le bois d’œuvre.

Le président américain a avancé jeudi que le Canada avait financé les publicités afin d’« interférer avec la décision de la Cour suprême des États-Unis et d’autres tribunaux ».

Cela risque de frustrer les responsables canadiens qui espéraient une stabilisation des négociations entre les deux pays après la visite du premier ministre Mark Carney à la Maison-Blanche plus tôt ce mois-ci. Donald Trump avait alors fait l’éloge du premier ministre et déclaré qu’il quitterait Washington satisfait.

Aucun accord entre les deux pays ne s’est jamais concrétisé, mais le ministre responsable des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, Dominic LeBlanc, qui a effectué de nombreux déplacements dans la capitale américaine, avait souligné plus tôt cette semaine que les deux pays progressaient.

Mark Carney avait mentionné mardi aux journalistes que des discussions étaient en cours avec l’administration Trump, mais qu’il « ne surestimerait pas » la concrétisation d’un accord la semaine prochaine.

Le cabinet du premier ministre n’a pas encore réagi à la déclaration du président américain concernant la fin des négociations.

Les deux hommes doivent se rendre au sommet du forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en Corée du Sud. Mark Carney a fait savoir qu’il avait hâte de rencontrer le président, mais qu’il rencontrerait également les dirigeants de nombreux autres pays pour discuter de la diversification des échanges commerciaux.

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Budget fédéral : des décisions difficiles à l’horizon https://www.finance-investissement.com/nouvelles/budget-federal-des-decisions-difficiles-a-lhorizon/ Thu, 23 Oct 2025 12:15:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110506 Prévient Mark Carney.

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Le gouvernement fédéral devra prendre des « décisions difficiles » dans son prochain budget fédéral, a prévenu le premier ministre Mark Carney, qui a aussi promis des changements ambitieux, notamment l’intention du gouvernement de doubler les exportations hors-États-Unis pendant la prochaine décennie.

Mark Carney a pris la parole mercredi soir devant des étudiants de l’Université d’Ottawa pour énoncer les grandes lignes du budget fédéral qui sera présenté le 4 novembre. Il s’agira du premier budget de l’ère Carney, après trois mandats de Justin Trudeau.

Le premier ministre a affirmé que les Canadiens se trouvaient dans un « moment charnière » et qu’ils devaient « changer certaines de (leurs) façons de faire, sans changer (qui ils sont) ».

« Cela exigera certains sacrifices et cela prendra du temps, a expliqué le premier ministre. Et lorsque nous devrons faire des choix difficiles, nous le ferons avec réflexion et transparence. »

Pour ce faire, il a signalé que le gouvernement avait l’intention de « réduire les dépenses inutiles » et de « faire plus avec moins ». Son gouvernement a l’intention d’équilibrer le « déficit de fonctionnement » en trois ans.

« Au cours de la dernière décennie, les dépenses fédérales ont augmenté de plus de 7 % sur un an. Nos dépenses ont dépassé la croissance de notre économie. Notre nouveau gouvernement change donc cela », a-t-il expliqué.

Selon lui, son gouvernement a déjà trouvé « près de 500 nouvelles façons de rationaliser les services gouvernementaux, éliminer les dédoublements et réduire les coûts ».

« Ce budget va protéger les programmes essentiels qui donnent à chaque Canadien une vraie chance d’avancer », a-t-il toutefois ajouté.

Se détourner des États-Unis

Le premier ministre Carney a insisté pour dire que le Canada traversait une période de transformations profondes influencées notamment par les décisions du président américain Donald Trump, un grand partisan des droits de douane.

Pour remédier à la situation, Mark Carney a l’intention de doubler les exportations hors des États-Unis dans la prochaine décennie.

Selon lui, cela générerait 300 milliards $ supplémentaires pour le commerce.

« Nous devons prendre soin de nous, car nous ne pouvons pas nous fier à un partenaire étranger », a-t-il soutenu.

Le premier ministre a aussi réitéré que son gouvernement présenterait une « stratégie de compétitivité climatique », qui sera concentrée davantage sur les « résultats que sur les objectifs ».

« Sur les investissements plutôt que sur les interdictions », a-t-il précisé.

Plus tard cette semaine, Mark Carney se rendra en Asie pour participer à des sommets économiques, qui auront lieu dans les jours précédant le dépôt du budget.

Un plan en immigration

Mark Carney a aussi annoncé qu’il dévoilera dans le prochain budget son plan en immigration pour que les niveaux « correspondent aux besoins et à la capacité » du Canada.

Le premier ministre a indiqué que le nouveau plan viserait à améliorer les choses « pour les nouveaux arrivants, pour tout le monde ».

Ottawa est tenu de déposer, chaque automne, une telle feuille de route qui comprend des cibles chiffrées. Habituellement, le plan se tient sur trois ans et établit combien de nouveaux arrivants se verront accorder la résidence permanente canadienne pour la première année, en plus de fixer le seuil envisagé pour les deux autres.

Des cibles sont normalement énumérées pour chacun des différents programmes d’immigration, qu’il s’agisse d’immigration catégorisée comme étant économique ou de l’accueil de réfugiés, par exemple.

Le plan pluriannuel est habituellement déposé avant le 1er novembre, mais pareille date sera un samedi cette année.

Dans leur plateforme électorale, les libéraux de Mark Carney ont promis de « stabiliser les admissions de résidents permanents à moins de 1 % de la population canadienne chaque année au-delà de 2027 ».

D’ici à 2027, les derniers niveaux annoncés en 2024 par le prédécesseur de Mark Carney, Justin Trudeau, se situent déjà sous cette barre, avec une cible de 395 000 admissions en 2025, 380 000 en 2026 et 365 000 en 2027.

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