Jerome Powell | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/jerome-powell/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 30 Jan 2026 14:28:04 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Jerome Powell | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/jerome-powell/ 32 32 Kevin Warsh pressenti à la tête de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/kevin-warsh-pressenti-a-la-tete-de-la-fed/ Fri, 30 Jan 2026 14:28:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112232 Wall Street s’inquiète d’un tournant plus politique de la politique monétaire.

L’article Kevin Warsh pressenti à la tête de la Fed est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé vendredi qu’il proposera la candidature de Kevin Warsh au poste de prochain président de la Réserve fédérale (Fed).

Ce choix est susceptible d’entraîner des changements radicaux au sein de cette puissante institution, qui pourrait se rapprocher de la Maison-Blanche et voir son indépendance vis-à-vis de la politique quotidienne être réduite.

Si sa nomination est confirmée par le Sénat, Kevin Warsh, qui est âgé de 55 ans, succédera à l’actuel président de la Fed, Jerome Powell, à la fin de son mandat, en mai.

Donald Trump avait choisi Jerome Powell pour diriger la Fed en 2017. Ces derniers mois, il l’a sans cesse critiqué pour ne pas avoir abaissé les taux d’intérêt assez rapidement.

Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a fait valoir que Kevin Warsh, qui a été membre du conseil des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011, est « parfait pour le rôle » et qu’il ne « décevra jamais » les Américains.

« Je connais Kevin depuis longtemps et je ne doute pas qu’il restera dans les annales comme l’un des GRANDS présidents de la Fed, peut-être même le meilleur », a écrit Donald Trump.

Kevin Warsh est actuellement membre de la Hoover Institution, un laboratoire d’idées de droite, en plus d’être chargé de cours à la Stanford Graduate School of Business.

À certains égards, Kevin Warsh est un choix improbable pour le président républicain, car il est depuis longtemps un faucillon dans le jargon de la Fed, c’est-à-dire quelqu’un qui soutient généralement des taux d’intérêt plus élevés pour contrôler l’inflation.

Donald Trump plaide que le taux directeur de la Fed devrait être aussi bas que 1 %, soit bien en dessous de son niveau actuel d’environ 3,6 %, une position que peu d’économistes approuvent.

Pendant son mandat de gouverneur, Kevin Warsh s’est opposé à certaines des politiques de taux d’intérêt bas menées par la Fed pendant et après la récession de 2008-2009. Il a également souvent exprimé à l’époque sa crainte que l’inflation s’accélère.

Plus récemment, dans des discours et des tribunes libres, Kevin Warsh s’est dit favorable à une baisse des taux.

Contrôler la Fed 

La nomination de Kevin Warsh constituerait une étape importante vers le renforcement du contrôle de Donald Trump sur la Fed, l’une des rares agences fédérales encore indépendantes.

Si tous les présidents influencent la politique de la Fed par l’intermédiaire des nominations, les attaques rhétoriques de Donald Trump contre la banque centrale ont suscité des inquiétudes quant à son statut d’institution indépendante.

Le président de la Réserve fédérale est l’un des responsables économiques les plus puissants au monde, chargé de lutter contre l’inflation aux États-Unis tout en soutenant le plein emploi.

Les décisions de la Fed en matière de taux d’intérêt influencent, à terme, les coûts d’emprunt dans l’ensemble de l’économie, y compris pour les prêts hypothécaires, les prêts automobiles et les cartes de crédit.

Politiques économiques de Trump

Depuis la réélection de Donald Trump, Kevin Warsh a exprimé son soutien aux politiques économiques du président, malgré son passé de républicain plus conventionnel et favorable au libre-échange.

Dans une chronique publiée en janvier 2025 dans le « Wall Street Journal », Kevin Warsh a écrit que « les politiques de déréglementation énergiques de l’administration Trump, si elles étaient mises en œuvre, auraient un effet désinflationniste ».

Depuis son premier mandat, Donald Trump a rompu avec plusieurs décennies de précédent selon lesquelles les présidents évitaient d’appeler publiquement à des baisses de taux, par respect pour le statut d’agence indépendante de la Fed.

Donald Trump a également cherché à exercer un contrôle accru sur la Fed. En août, il a tenté de licencier Lisa Cook, l’une des sept gouverneurs, afin d’obtenir la majorité au conseil de la Fed. Il a nommé trois autres membres, dont deux lors de son premier mandat.

Mme Cook a toutefois intenté une poursuite pour conserver son poste. La semaine dernière, la Cour suprême s’est montrée encline à lui permettre de conserver son poste pendant que la procédure suit son cours devant les tribunaux.

Des études économiques ont montré que les banques centrales indépendantes obtiennent de meilleurs résultats en matière de contrôle de l’inflation. Les élus, comme Donald Trump, exigent souvent des taux d’intérêt plus bas pour stimuler la croissance et l’emploi, ce qui peut entraîner une hausse des prix.

Défis potentiels

Si sa nomination est confirmée, Kevin Warsh devra relever des défis pour faire baisser les taux d’intérêt de manière significative. Le président n’est que l’un des 19 membres que compte le comité de fixation des taux de la Fed, dont 12 votent lors de chaque décision.

Si la Fed réduit ses taux à court terme de manière trop agressive et que cette décision est perçue comme motivée par des raisons politiques, les investisseurs de Wall Street pourraient vendre leurs bons du Trésor par crainte d’une hausse de l’inflation. Ces ventes feraient grimper les taux d’intérêt à long terme.

Donald Trump a envisagé de nommer Kevin Warsh à la présidence de la Fed pendant son premier mandat, mais il a finalement choisi Jerome Powell. Le beau-père de Kevin Warsh est Ronald Lauder, héritier de la fortune cosmétique Estee Lauder et donateur et confident de longue date de Donald Trump.

L’article Kevin Warsh pressenti à la tête de la Fed est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Fed marque une pause sur les taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-fed-marque-une-pause-sur-les-taux/ Thu, 29 Jan 2026 13:24:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112205 Et laisse son taux directeur inchangé.

L’article La Fed marque une pause sur les taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) a marqué une pause dans ses baisses de taux d’intérêt, mercredi, laissant son taux directeur inchangé à environ 3,6 % après l’avoir abaissé à trois reprises l’année dernière.

La banque centrale explique dans une déclaration qu’il y a des signes de stabilisation du marché de l’emploi et que la croissance est « solide », une amélioration par rapport à la description « modeste » du mois dernier.

Avec une économie qui croît à un rythme soutenu et aucun signe de détérioration de l’emploi, les responsables de la Fed ne voient probablement pas de raison de précipiter de nouvelles baisses de taux.

Si la plupart des décideurs politiques s’attendent à une nouvelle réduction des coûts d’emprunt cette année, beaucoup souhaitent voir des signes indiquant que l’inflation, qui reste obstinément élevée, se rapproche de l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale. Selon l’indicateur privilégié par la Fed, l’inflation s’élevait à 2,8 % en novembre, soit un niveau légèrement supérieur à celui de l’année dernière.

Deux responsables se sont opposés à cette décision, les gouverneurs Stephen Miran et Christopher Waller, préférant une nouvelle baisse d’un quart de point.

Le président Donald Trump a nommé Stephen Miran en septembre, tandis que Christopher Waller est pressenti par la Maison-Blanche pour remplacer le président Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai.

La décision de la Fed de maintenir le statu quo risque d’alimenter les critiques du président Trump, qui attaque Jerome Powell depuis des mois pour ne pas avoir réduit fortement les taux à court terme.

Lorsque la Fed réduit son taux directeur, elle tend à faire baisser les coûts d’emprunt pour les prêts hypothécaires, les prêts automobiles et les emprunts commerciaux, bien que ces taux soient également influencés par les forces du marché.

L’article La Fed marque une pause sur les taux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Banque du Canada défend l’indépendance de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-defend-lindependance-de-la-fed/ Wed, 28 Jan 2026 19:04:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112176 Des conséquences possibles pour les marchés canadiens, selon Tiff Macklem

L’article La Banque du Canada défend l’indépendance de la Fed est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que la perte d’indépendance de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) aurait des répercussions sur les marchés financiers canadiens en raison de l’intégration des deux économies.

Lors d’une conférence de presse tenue après la dernière décision sur le taux directeur, le gouverneur Tiff Macklem dit qu’il est difficile de prédire quelles seraient les répercussions, mais que le maintien de l’indépendance de la Fed est bénéfique pour les Américains et les Canadiens.

Les commentaires de Tiff Macklem interviennent alors que le président américain Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises le président de la Fed, Jerome Powell, et la banque centrale pour ne pas avoir agi plus rapidement pour réduire les taux.

Donald Trump a considérablement intensifié sa confrontation avec la Fed au début du mois, le département de la Justice ayant ouvert une enquête et menacé de poursuites criminelles, ce que Jerome Powell a qualifié de «prétextes» dans la campagne du président visant à prendre le contrôle de la politique américaine en matière de taux d’intérêt.

Tiff Macklem fait partie des banquiers centraux du monde entier qui ont affirmé leur «solidarité totale» avec M. Powell et ont souligné que l’indépendance des banques centrales est la pierre angulaire de la stabilité des prix, des finances et de l’économie.

Les économistes avertissent qu’une Fed politisée qui cède aux exigences du président nuira à sa crédibilité en tant que combattante de l’inflation et conduira probablement les investisseurs à exiger des taux plus élevés avant d’investir dans les bons du Trésor américain.

L’article La Banque du Canada défend l’indépendance de la Fed est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Cartes de crédit et Fed : Trump déclenche la fronde de Wall Street https://www.finance-investissement.com/nouvelles/cartes-de-credit-et-fed-trump-declenche-la-fronde-de-wall-street/ Thu, 15 Jan 2026 11:59:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111909 Les grandes banques avertissent la Maison-Blanche des risques économiques.

L’article Cartes de crédit et Fed : Trump déclenche la fronde de Wall Street est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Jusqu’à cette semaine, Wall Street avait généralement bénéficié des politiques de l’administration Trump et soutenu le président des États-Unis. Cette relation s’est soudainement détériorée.

Lorsque le président Donald Trump a promulgué la loi « One Big Beautiful Bill » en juillet, celle-ci a entraîné une nouvelle série importante de réductions d’impôts et a également réduit de près de moitié le budget du Bureau de protection financière des consommateurs, parfois considéré comme l’ennemi juré du secteur bancaire. Les régulateurs bancaires de Donald Trump ont également mis en œuvre un programme de déréglementation qui a été bien accueilli par les banques et les grandes entreprises.

Cependant, le président a depuis proposé de plafonner à 10 % pendant un an le taux d’intérêt des cartes de crédit, une activité lucrative pour de nombreuses institutions financières, et son département de la Justice a ouvert une enquête sur le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, ce qui, selon plusieurs, menace l’institution censée fixer les taux d’intérêt sans ingérence politique.

Les chefs de direction des banques ont averti mardi la Maison-Blanche que les mesures prises par Donald Trump feraient plus de mal que de bien à l’économie américaine.

Robin Vince, chef de la direction de BNY, explique aux journalistes que s’attaquer à l’indépendance de la Fed « ne semble pas, à nos yeux, permettre d’atteindre les principaux objectifs de l’administration en matière d’accessibilité financière, de réduction du coût des emprunts, de réduction du coût des prêts hypothécaires et de réduction du coût de la vie quotidienne des Américains ».

« Ne sapons pas les fondements du marché obligataire et ne prenons pas le risque de faire quelque chose qui pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt, simplement parce que l’indépendance de la Fed suscite un certain manque de confiance », ajoute Robin Vince.

L’indépendance de la Réserve fédérale américaine est sacro-sainte parmi les grandes banques. Si les banques auraient peut-être souhaité que Jerome Powell et les autres décideurs de la Fed agissent plus rapidement pour faire évoluer les taux d’intérêt dans un sens ou dans l’autre, elles ont généralement compris les raisons qui ont motivé les décisions de Jerome Powell.

« Je ne suis pas d’accord avec tout ce que la Fed a fait. Mais j’ai un immense respect pour Jay Powell, l’homme », témoigne Jamie Dimon, chef de la direction de JPMorgan Chase.

Revirement dans les cartes de crédit

Outre ses attaques contre la Fed, le président Trump s’en prend également au secteur des cartes de crédit. L’« accessibilité financière » étant susceptible d’être un enjeu majeur des élections de mi-mandat de cette année, Donald Trump souhaite réduire les coûts pour les consommateurs et affirme vouloir plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 % d’ici le 20 janvier. On ignore encore s’il espère y parvenir en intimidant le secteur des cartes de crédit pour qu’il plafonne volontairement les taux d’intérêt, ou en prenant une mesure exécutive.

Selon la Réserve fédérale et d’autres sources spécialisées, le taux d’intérêt moyen des cartes de crédit se situe entre 19,65 % et 21,5 %. Un plafonnement à 10 % coûterait probablement aux banques environ 100 milliards $ US de pertes de revenus par an, selon des chercheurs de l’université Vanderbilt. Les actions des sociétés de cartes de crédit, telles qu’American Express, JPMorgan, Citigroup, Capital One et d’autres ont fortement chuté lundi, les investisseurs s’inquiétant de l’impact potentiel sur les bénéfices de ces banques si un plafonnement des taux d’intérêt était mis en place.

Lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, le directeur financier de JPMorgan, Jeffrey Barnum, indique que le secteur était prêt à se battre avec tous les moyens à sa disposition pour empêcher l’administration Trump de plafonner ces taux. JPMorgan est l’une des plus grandes sociétés de cartes de crédit du pays, avec des clients détenant collectivement 239,4 milliards $ US de soldes auprès de la banque, et des partenariats importants avec des sociétés telles que United Airlines et Amazon. JPMorgan a également récemment acquis le portefeuille de cartes de crédit Apple Card de Goldman Sachs.

« Nous pensons que des mesures comme celle-ci auront exactement l’effet inverse de celui recherché par l’administration en matière d’aide aux consommateurs, souligne Jeffrey Barnum. Au lieu de faire baisser le prix du crédit, cela ne fera que réduire l’offre de crédit, ce qui sera néfaste pour tout le monde : les consommateurs, l’économie en général et, bien sûr, pour nous aussi. »

Même les grandes compagnies aériennes et les chaînes hôtelières qui s’associent à des banques pour émettre leurs cartes n’ont pas apprécié la volonté de la Maison-Blanche de plafonner les taux d’intérêt.

« Je pense que l’un des principaux problèmes et défis liés à (un éventuel plafonnement) est le fait qu’il empêcherait les consommateurs à faibles revenus d’accéder à tout crédit, et pas seulement au taux d’intérêt qu’ils paient, ce qui bouleverserait l’ensemble du secteur des cartes de crédit », affirme Ed Bastion, chef de la direction de Delta Air Lines, aux analystes. Delta a conclu un partenariat majeur avec American Express, et sa carte de crédit rapporte des milliards de dollars de revenus à Delta.

Le président Trump a semblé redoubler d’efforts dans ses attaques contre le secteur des cartes de crédit pendant la nuit. Dans un message publié sur sa plateforme de médias sociaux Truth Social, il a déclaré qu’il soutenait un projet de loi présenté par le sénateur Roger Marshall, républicain du Kansas, qui réduirait probablement les revenus que les banques tirent des commerçants lorsqu’ils acceptent une carte de crédit au point de vente.

« Tout le monde devrait soutenir le Credit Card Competition Act du grand sénateur républicain Roger Marshall, afin de mettre fin à l’arnaque incontrôlable des frais de transaction », a écrit Donald Trump.

Les commentaires de Wall Street interviennent alors que les grandes banques publient leurs résultats trimestriels. JPMorgan, la plus grande banque de détail et d’investissement du pays, et The Bank of New York Mellon Corp, l’une des plus grandes banques dépositaires au monde, ont toutes deux publié leurs résultats mardi, tandis que Citigroup, Bank of America, Wells Fargo et d’autres les publieront plus tard dans la semaine.

L’article Cartes de crédit et Fed : Trump déclenche la fronde de Wall Street est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Tiff Macklem appuie Jerome Powell https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tiff-macklem-appuie-jerome-powell/ Tue, 13 Jan 2026 11:58:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111879 Et défend l’indépendance des banques centrales.

L’article Tiff Macklem appuie Jerome Powell est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, prend la défense de son homologue américain Jerome Powell, alors que le président de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) fait l’objet d’une enquête pénale menée par le département de la Justice du président Donald Trump.

Jerome Powell a dévoilé dimanche que le département américain de la Justice avait assigné la Fed à comparaître à la fin de la semaine dernière en lien avec le témoignage qu’il avait donné au Sénat en juin au sujet d’un projet de rénovation des bâtiments de la Réserve fédérale à Washington, D.C.

Selon Jerome Powell, la menace d’une mise en accusation pénale était une réponse au refus des responsables monétaires indépendants du sud de la frontière d’abaisser les taux d’intérêt, conformément aux souhaits de Donald Trump.

Tiff Macklem avait déjà apporté son soutien à Jerome Powell face aux pressions de l’administration Trump et il affirme lundi dans une déclaration que le président de la Fed « incarne le meilleur du service public » et qu’il bénéficie de son « soutien total ».

Il ajoute que Jerome Powell fait « un très bon travail dans des circonstances difficiles » et prend les décisions de la Fed « sur la base de données factuelles, et non de considérations politiques ».

La Banque du Canada et la Fed américaine fonctionnent toutes deux indépendamment du gouvernement et fixent les taux d’intérêt dans le but de maintenir l’inflation à 2 % par an. La Fed a un double mandat supplémentaire qui consiste à promouvoir le plein emploi dans l’économie américaine.

Donald Trump a critiqué Jerome Powell pour ne pas avoir réduit les taux d’intérêt assez rapidement afin de stimuler la croissance économique.

Des mesures de « pays pauvres »

Selon Tiff Macklem, l’indépendance des banques centrales est essentielle pour assurer la stabilité des prix et donne aux responsables de la politique monétaire la latitude nécessaire pour prendre des décisions difficiles qui profitent à l’économie, « sans ingérence politique à court terme ».

Lundi, un groupe bipartite composé d’anciens présidents de la Fed et d’économistes de renom a comparé les mesures prises par l’administration Trump à celles adoptées dans des pays plus pauvres.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers ne s’attendent pas, lundi, à ce que la Banque du Canada ou la Fed américaine réduisent leurs taux d’intérêt lors de leurs prochaines décisions à la fin du mois de janvier.

Certains analystes ont observé que la réaction modérée du marché reflète la conviction largement répandue que Jerome Powell pourrait réussir à se défendre contre les allégations selon lesquelles sa description aux législateurs du projet de 2,5 milliards de dollars américains de la Fed était criminelle.

Le président Trump a utilisé à plusieurs reprises des enquêtes — qui pourraient ou non aboutir à une mise en accusation — pour attaquer ses rivaux politiques, notamment la gouverneure de la Fed Lisa Cook, la procureure générale de New York Letitia James et James Comey, l’ancien directeur du FBI.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré aux journalistes que Donald Trump n’avait pas demandé au département de la Justice d’enquêter sur Jerome Powell.

« Une chose est sûre, le président l’a clairement indiqué, c’est que Jerome Powell est mauvais dans son travail, a expliqué Mme Leavitt. Quant à savoir si Jerome Powell est un criminel, c’est une question à laquelle le département de la Justice devra répondre. »

L’article Tiff Macklem appuie Jerome Powell est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Trump–Fed : une escalade sans précédent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/trump-fed-une-escalade-sans-precedent/ Mon, 12 Jan 2026 13:10:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111856 Jerome Powell dénonce une tentative d’ingérence après une assignation du ministère de la Justice.

L’article Trump–Fed : une escalade sans précédent est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a indiqué dimanche que le ministère de la Justice avait assigné la banque centrale à comparaître et l’avait menacée de poursuites pénales à la suite de son témoignage concernant les rénovations des bâtiments de la Fed.

Cette initiative marque une escalade sans précédent dans le conflit qui oppose le président Donald Trump à la Fed, une institution indépendante qu’il a maintes fois critiquée pour ne pas avoir abaissé son taux directeur aussi rapidement que Donald Trump le souhaiterait.

Ce regain de tensions risque de perturber les marchés financiers lundi et pourrait, à terme, faire grimper le coût des emprunts immobiliers et autres prêts.

Les assignations à comparaître font suite à son témoignage devant la commission bancaire du Sénat en juin, a précisé Jerome Powell, au sujet de la rénovation par la Fed de deux immeubles de bureaux, un projet de 2,5 milliards de dollars américains que Donald Trump avait qualifié d’excessif cet été.

Jerome Powell a rompu dimanche avec la retenue dont il avait fait preuve jusqu’alors face aux critiques et aux attaques personnelles de Donald Trump, qu’il avait largement ignorées.

Jerome Powell a préféré publier une déclaration vidéo dans laquelle il qualifie sans ambages la menace de poursuites pénales de simples « prétextes » visant à saper l’indépendance de la Fed en matière de fixation des taux d’intérêt.

« Il s’agit de savoir si la Fed sera en mesure de continuer à fixer les taux d’intérêt en fonction des données et de la conjoncture économique, ou si, au contraire, sa politique monétaire sera dictée par des pressions politiques ou des intimidations », a déclaré Jerome Powell.

Cette réaction tranche nettement avec la discrétion adoptée par la Fed face au président américain cette année. La banque centrale a tenté d’apaiser l’administration en renonçant à certaines mesures, comme la prise en compte de l’impact du changement climatique sur le système bancaire, auxquelles l’administration s’opposait clairement.

Les attaques renouvelées contre l’indépendance de la Fed et la défense acharnée de Jerome Powell ravivent ce qui semblait être une lutte latente entre Donald Trump et le président qu’il a nommé en 2017.

Les assignations à comparaître alimentent les craintes quant à une possible atteinte à l’indépendance de la Fed vis-à-vis de la politique quotidienne, ce qui pourrait miner la confiance des investisseurs internationaux dans les titres du Trésor américain.

« Nous prévoyons une baisse du dollar, des obligations et des actions lundi, dans un contexte de vente massive d’actifs américains similaire à celle observée en avril dernier, au plus fort du choc tarifaire et de la menace qui pesait sur le poste de Jerome Powell à la tête de la Fed », a écrit Krishna Guha, analyste chez Evercore ISI, une banque d’investissement, dans une note à ses clients.

« Nous sommes consternés par cette évolution profondément inquiétante, survenue de manière inattendue après une période où les tensions entre Donald Trump et la Fed semblaient s’être apaisées », a ajouté Krishna Guha.

Lors d’une brève entrevue accordée à NBC News dimanche, Donald Trump a insisté sur le fait qu’il n’était pas au courant de l’enquête visant Jerome Powell. Interrogé sur la possibilité que l’enquête vise à faire pression sur Jerome Powell concernant les taux d’intérêt, le président a répondu que « non, je n’y penserais même pas. »

Le mandat de Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale s’achève en mai, et des responsables de l’administration Trump ont laissé entendre qu’il pourrait nommer un remplaçant potentiel ce mois-ci.

Dans un communiqué publié dimanche, le ministère de la Justice a mentionné ne pouvoir commenter aucun cas particulier, mais a ajouté que la procureure générale Pam Bondi « a donné pour instruction à ses procureurs fédéraux de donner la priorité aux enquêtes sur tout détournement de fonds publics ».

Timothy Lauer, porte-parole du bureau de la procureure fédérale Jeanine Pirro, a déclaré qu’ils ne commentaient pas les enquêtes en cours.

L’éventuelle mise en accusation a déjà suscité l’inquiétude d’un sénateur républicain, qui a déclaré qu’il s’opposerait à toute future nomination à la banque centrale, y compris à tout remplaçant de Jerome Powell, tant que « cette affaire juridique ne sera pas entièrement résolue ».

« S’il subsistait le moindre doute quant à savoir si des conseillers au sein de l’administration Trump s’efforcent activement de mettre fin à l’indépendance de la Réserve fédérale, il ne devrait plus y en avoir », a souligné le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis, membre de la commission bancaire, qui supervise les nominations à la Fed.

« C’est maintenant l’indépendance et la crédibilité du ministère de la Justice qui sont en jeu », a-t-il ajouté.

L’article Trump–Fed : une escalade sans précédent est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Fed abaisse son taux directeur d’un quart de point https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-fed-abaisse-son-taux-directeur-dun-quart-de-point/ Wed, 17 Sep 2025 18:51:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109900 Suivant ainsi l’exemple de la BdC.

L’article La Fed abaisse son taux directeur d’un quart de point est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) abaisse mercredi son taux directeur d’un quart de point et prévoit de le faire deux fois de plus cette année, face à l’inquiétude croissante de la banque centrale quant à la santé du marché du travail américain.

Il s’agit de la première baisse de taux de la Fed depuis décembre. Elle porte son taux à court terme à environ 4,1 %, contre 4,3 % auparavant.

Les responsables de la Fed, sous la direction de Jerome Powell, avaient maintenu leur taux inchangé cette année, évaluant l’impact des droits de douane, du renforcement des contrôles d’immigration et des autres politiques de l’administration Trump sur l’inflation et l’économie.

Pourtant, l’attention de la banque centrale s’est rapidement déplacée de l’inflation, qui reste légèrement supérieure à son objectif de 2 %, vers l’emploi, les embauches ayant quasiment stagné ces derniers mois et le taux de chômage ayant légèrement augmenté. Une baisse des taux d’intérêt pourrait réduire les coûts d’emprunt pour les prêts hypothécaires, les crédits automobiles et les prêts aux entreprises, et stimuler la croissance et l’embauche.

« Les risques de détérioration de l’emploi se sont accrus », affirme la Fed dans un communiqué à l’issue de sa réunion de deux jours.

Les responsables de la Fed indiquent également qu’ils prévoient de réduire leur taux directeur à deux reprises cette année, mais une seule en 2026, ce qui pourrait décevoir Wall Street. Avant la réunion, les investisseurs anticipaient cinq baisses pour le reste de l’année et l’année prochaine.

Un seul responsable de la Fed s’est opposé à la décision : Stephen Miran, nommé par le président Donald Trump et confirmé par le Sénat lors d’un vote précipité lundi soir, quelques heures avant le début de la réunion.

De nombreux économistes prévoient d’autres dissensions, et le résultat suggère que M. Powell a réussi à rassembler une unité au sein d’un comité comprenant Stephen Miran et deux autres personnes nommées par le président Trump lors de son premier mandat.

L’article La Fed abaisse son taux directeur d’un quart de point est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Une nouvelle attaque contre l’indépendance de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/une-nouvelle-attaque-contre-lindependance-de-la-fed/ Wed, 27 Aug 2025 11:10:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109239 PLANÈTE FINANCE – Donald Trump licencie une gouverneure.

L’article Une nouvelle attaque contre l’indépendance de la Fed est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Donald Trump n’a jamais caché son mécontentement à l’encontre de la politique de la Réserve fédérale américaine (Fed). À plusieurs reprises, il a qualifié son président, Jerome Powell, d’incompétent, menaçant même de le renvoyer. Pourtant son courroux est finalement retombé sur une autre gouverneure : Lisa Cook. Le président américain a licencié cette dernière, justifiant ce renvoi par de supposées irrégularités liées à des prêts immobiliers, un geste qui soulève des inquiétudes quant à l’indépendance de la Fed.

Évidemment, Donald Trump n’est pas le premier président à exprimer son mécontentement contre cet organisme indépendant du pouvoir politique, rappelle Zone Bourse. À l’époque, Lyndon Johnson avait convoqué William McChesney Martin pour le réprimander au sujet des taux d’intérêt. Quelques années plus tard, Richard Nixon avait fait pression sur Arthur Burns pour maintenir une politique monétaire accommodante avant sa réélection.

Dans la lignée de ces deux hommes, Donald Trump ne cesse de manifester son mécontentement à l’encontre de l’organisme fédéral américain. Pour rappel, le président a déjà nommé Stephen Miran, président du Conseil des conseillers économiques de la Maison-Blanche et défenseur de la politique économique du président, pour occuper le siège laissé vacant par la gouverneure Adriana Kugler jusqu’en janvier 2026.

Mais cette nouvelle attaque, plus frontale, est d’autant plus préoccupante qu’elle intervient peu de temps avant la prochaine réunion de politique monétaire. Les investisseurs, déjà inquiétés par les chiffres de l’inflation et de l’emploi, doivent désormais composer avec une incertitude politique qui affaiblit davantage une institution pourtant chargée de veiller à la stabilité monétaire.

Les marchés ont d’ailleurs réagi, quoique modérément, à cette annonce. Les rendements des obligations du Trésor à long terme se sont légèrement tendus, le dollar s’est affaibli et les actions ont reculé.

Une affaire de tribunal

Ce licenciement découle d’une plainte déposée par le directeur de la Federal Housing Finance Agency pour soupçons de fraude. Le président américain n’a pas attendu que les soupçons soient confirmés pour limoger Lisa Cook, au mépris des procédures judiciaires.

Cette dernière entend d’ailleurs contester cette décision et a annoncé son intention d’intenter un procès contre l’administration Trump, comme le prouve la déclaration de son avocat personnel Abbe David Lowell.

« Le président Trump n’a aucune autorité pour révoquer la gouverneure de la Réserve fédérale, Lisa Cook, a expliqué Abbe Lowell, avocat de longue date à Washington, qui a représenté des personnalités des deux principaux partis politiques. Sa tentative de la révoquer, fondée uniquement sur une lettre de recommandation, est dénuée de tout fondement factuel ou juridique. Nous allons intenter une action en justice pour contester cette action illégale. »

La tentative sans précédent de Donald Trump de révoquer Lisa Cook devrait aboutir devant la Cour suprême et pourrait définir plus clairement les limites de l’autorité légale du président sur cette institution traditionnellement indépendante.

La Réserve fédérale s’est prononcée mardi pour la première fois sur ce limogeage, déclarant qu’elle « se conformerait à toute décision de justice ».

La Fed a également défendu son indépendance vis-à-vis de la politique : « Le Congrès, par l’intermédiaire de la loi sur la Réserve fédérale, exige que les gouverneurs exercent leurs fonctions pour des mandats de longue durée et déterminés, et ne peuvent être révoqués par le président que pour un “motif valable” », a expliqué la banque centrale.

« La durée des mandats et les protections contre la révocation des gouverneurs constituent une garantie essentielle, garantissant que les décisions de politique monétaire sont fondées sur des données, des analyses économiques et les intérêts à long terme du peuple américain. »

Mais la déclaration de la Fed n’a pas précisé si Lisa Cook siégerait à la Fed pendant la procédure judiciaire. Elle n’a pas non plus critiqué explicitement la tentative de Donald Trump de la révoquer.

Donald Trump, a exigé à plusieurs reprises que le président Jerome Powell et le comité de fixation des taux de la Fed réduisent son taux directeur afin de stimuler l’économie et de réduire les paiements d’intérêts sur la dette publique de 37 000 milliards $ US.

Si le président parvient à destituer Lisa Cook du conseil des gouverneurs de la Fed, cela pourrait éroder l’indépendance politique de la Fed, considérée comme essentielle à sa capacité à lutter contre l’inflation, car elle lui permet de prendre des mesures impopulaires comme des hausses de taux d’intérêt.

Une Fed moins indépendante pourrait entraîner des taux d’intérêt plus élevés pour les Américains, car les investisseurs exigeraient un rendement plus élevé pour leurs obligations afin de compenser une éventuelle inflation plus forte à l’avenir, ce qui ferait grimper les coûts d’emprunt dans toute l’économie.

Les experts juridiques estiment que l’affirmation du président républicain selon laquelle il peut révoquer Lisa Cook, nommée par le président démocrate Joe Biden en 2022, est fragile. Mais il s’agit d’une mesure inédite, jamais soumise devant les tribunaux auparavant, et la Cour suprême s’est montrée beaucoup plus disposée cette année à laisser le président révoquer des responsables d’agences que par le passé.

« C’est un licenciement illégal, mais le président va argumenter que la Constitution le lui permet, a expliqué Lev Menand, professeur de droit à l’Université Columbia et auteur d’un livre sur la Fed. Et cet argument a été retenu dans plusieurs autres affaires cette année. »

Bill Pulte, nommé par Donald Trump à l’agence qui régule les géants du crédit immobilier Fannie Mae et Freddie Mac a allégué que Lisa Cook aurait revendiqué deux résidences principales en 2021 afin d’obtenir de meilleures conditions hypothécaires. Les taux hypothécaires sont souvent plus élevés pour les résidences secondaires ou celles achetées pour être louées.

Le président Trump a indiqué dans une lettre publiée sur sa plateforme Truth Social lundi soir qu’il révoquait Lisa Cook avec effet immédiat en raison de ces allégations.

Avec la collaboration de La Presse Canadienne.

L’article Une nouvelle attaque contre l’indépendance de la Fed est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le président américain augmente son contrôle sur la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/le-president-americain-augmente-son-controle-sur-la-fed/ Fri, 08 Aug 2025 11:46:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108930 En nommant un conseiller économique temporaire.

L’article Le président américain augmente son contrôle sur la Fed est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu’il nommerait un conseiller économique de haut rang au conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour une durée de quatre mois, pourvoyant ainsi temporairement un poste vacant tout en poursuivant les recherches pour nommer quelqu’un à plus long terme.

Donald Trump a annoncé la nomination de Stephen Miran, président du Conseil des conseillers économiques de la Maison-Blanche, pour occuper le siège laissé vacant par la gouverneure Adriana Kugler, nommée par l’ancien président Joe Biden et qui démissionne vendredi. Stephen Miran, si sa nomination est approuvée par le Sénat, exercera ses fonctions jusqu’au 31 janvier 2026.

Cette nomination est la première occasion pour le président Trump d’augmenter son contrôle sur la Fed, l’une des rares agences fédérales encore indépendantes. Donald Trump a critiqué sans relâche son président actuel, Jerome Powell, pour avoir maintenu les taux d’intérêt à court terme inchangés, le qualifiant d’« idiot obstiné » la semaine dernière sur les réseaux sociaux.

Stephen Miran a été un fervent défenseur des baisses d’impôt et des hausses de droits de douane voulues par Donald Trump, affirmant que cette combinaison générerait une croissance économique suffisante pour réduire les déficits budgétaires. Il a également minimisé le risque que les droits de douane génèrent une hausse de l’inflation, une source majeure d’inquiétude pour Jerome Powell.

Le choix de Stephen Miran pourrait accentuer les inquiétudes quant à l’influence politique sur la Fed, traditionnellement isolée de la politique partisane. L’indépendance de la Fed est généralement considérée comme essentielle pour lui permettre de prendre des mesures pour lutter contre l’inflation que les politiciens pourraient craindre, comme une hausse des taux d’intérêt.

Les gouverneurs de la Réserve fédérale votent sur toutes les décisions de la banque centrale en matière de taux d’intérêt, ainsi que sur ses politiques de réglementation financière.

Si la nomination de Stephen Miran est approuvée, elle représenterait un vote quasi certain en faveur d’une baisse des taux d’intérêt. Mme Kugler était de l’avis de Jerome Powell selon lequel la Fed devrait maintenir ses taux inchangés et évaluer plus en détail l’impact des droits de douane sur l’économie avant toute action.

Le président Trump a déclaré qu’il nommerait un président de la Fed chargé de réduire les taux d’intérêt, ce qui, selon lui, réduira le coût d’emprunt de l’énorme dette de 36 000 milliards de dollars du gouvernement fédéral. Donald Trump souhaite également une baisse des taux afin de relancer les ventes de logements, freinées en partie par la hausse des coûts des prêts hypothécaires. Cependant, la Fed ne fixe pas directement les taux d’intérêt à long terme pour des achats, tels que l’immobilier et l’automobile.

La semaine dernière, lors de la dernière réunion de la Fed, ses responsables ont maintenu leur taux directeur inchangé à 4,3 %, niveau qu’il maintient après trois baisses de taux en fin d’année dernière. Mais deux gouverneurs de la Fed — Christopher Waller et Michelle Bowman — se sont opposés à cette décision. Tous deux ont été nommés par Donald Trump lors de son premier mandat.

Le mandat de Jerome Powell à la présidence prend fin en mai 2026. Cependant, il pourrait rester au conseil des gouverneurs jusqu’en janvier 2028, même après avoir quitté ses fonctions de président. Cela empêcherait, ou du moins retarderait, la nomination d’un nouveau responsable au conseil d’administration de la Fed par Donald Trump.

L’article Le président américain augmente son contrôle sur la Fed est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Fed osera-t-elle défier Trump ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-fed-osera-t-elle-defier-trump/ Tue, 06 May 2025 11:00:20 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107139 Les experts estiment que la banque centrale américaine devrait maintenir son taux inchangé.

L’article La Fed osera-t-elle défier Trump ? est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait maintenir son taux directeur à court terme inchangé mercredi, malgré des semaines de vives critiques et les demandes du président des États-Unis, Donald Trump, de réduire les coûts d’emprunt.

Après avoir provoqué une forte chute des marchés financiers il y a deux semaines en annonçant qu’il pourrait limoger le président de la Fed, Jerome Powell, Donald Trump a ensuite fait marche arrière, disant qu’il n’avait aucune intention de le faire. Pourtant, lui et le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, ont martelé que la Fed devrait baisser ses taux.

Ils affirment que l’inflation a progressivement ralenti et que des coûts d’emprunt élevés ne sont plus nécessaires pour freiner la hausse des prix. La Fed a fortement augmenté ses taux à court terme en 2022 et 2023, face à la flambée de l’inflation liée à la pandémie.

Par ailleurs, Elon Musk, qui est à la tête du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) de Donald Trump, a suggéré mercredi dernier que le DOGE devrait examiner de plus près les dépenses de la Fed consacrées à ses infrastructures.

Cette surveillance accrue montre que, même si l’administration Trump renonce à ses menaces de limoger Jerome Powell, la Fed reste soumise à des pressions politiques inhabituellement fortes, malgré son statut d’agence indépendante.

Malgré tout, la Fed maintiendra très probablement son taux directeur inchangé à environ 4,3 % lors de ses réunions de mardi et mercredi. Jerome Powell et plusieurs des 18 autres responsables siégeant au comité de fixation des taux de la Fed ont déclaré vouloir observer l’impact des droits de douane de Donald Trump sur l’économie avant toute action.

Donald Trump a cependant écrit vendredi sur sa plateforme Truth Social qu’il n’y avait « AUCUNE INFLATION » et que les prix des produits d’épicerie et des œufs avaient baissé, et que l’essence était tombée à 1,98 $ US le gallon.

Ce n’est pas tout à fait vrai : les prix des produits d’épicerie ont bondi de 0,5 % au cours de deux des trois derniers mois et sont en hausse de 2,4 % par rapport à l’année dernière. Les prix de l’essence et du pétrole ont baissé — les coûts de l’essence ont reculé de 10 % par rapport à l’année dernière — poursuivant une tendance de longue date, en partie due aux craintes d’affaiblissement de l’économie. Néanmoins, l’American Automobile Association indique que le prix de l’essence à l’échelle nationale s’élève en moyenne à 3,18 $ US le gallon.

L’inflation a sensiblement diminué en mars, signe encourageant, même si, au cours des trois premiers mois de l’année, elle s’est établie à 3,6 %, selon l’indicateur privilégié de la Fed, bien au-dessus de son objectif de 2 %.

Sans droits de douane, les économistes estiment qu’il est possible que la Fed réduise prochainement son taux directeur, car il se situe actuellement à un niveau destiné à ralentir les emprunts et les dépenses, et à contenir l’inflation. Pourtant, la Fed ne peut pas baisser ses taux maintenant, les droits de douane généralisés de Donald Trump étant susceptibles d’entraîner une hausse des prix dans les mois à venir.

La prudence de mise

Vincent Reinhart, économiste en chef chez BNY, a déclaré que la Fed était « marquée » par ce qui s’est passé en 2021, lorsque les prix ont augmenté en raison de difficultés d’approvisionnement, et que Jerome Powell et d’autres responsables de la Fed avaient soutenu que cette augmentation serait probablement « transitoire ». Au lieu de cela, l’inflation a atteint un pic de 9,1 % en juin 2022.

Cette fois, ils seront plus prudents, selon lui.

« C’est une Fed qui va devoir attendre des preuves et tarder à s’adapter », a ajouté Vincent Reinhart.

De plus, le harcèlement de Donald Trump envers Jerome Powell complique la tâche du président de la Fed pour réduire les taux, car une telle décision serait perçue comme une soumission à la Maison-Blanche, a observé Preston Mui, économiste chez Employ America.

« On pourrait imaginer un monde où l’administration Trump n’exercerait aucune pression et où les taux seraient abaissés (…) plus tôt, car ils se sentiraient à l’aise pour justifier cette décision par les données », a-t-il déclaré.

De son côté, Jerome Powell a affirmé le mois dernier que les droits de douane feraient probablement grimper l’inflation et ralentiraient l’économie, une combinaison délicate pour la Fed. La banque centrale relèverait généralement ses taux — ou du moins les maintiendrait à un niveau élevé — pour lutter contre l’inflation, tandis qu’elle les abaisserait pour stimuler l’économie en cas de hausse du chômage.

Jerome Powell a avancé que l’impact des droits de douane sur l’inflation pourrait être temporaire — une hausse ponctuelle des prix — mais a récemment déclaré qu’il « pourrait aussi être plus persistant ». Cela suggère que Jerome Powell souhaitera attendre, potentiellement plusieurs mois, pour s’assurer que les droits de douane n’augmentent pas durablement l’inflation avant d’envisager une baisse des taux.

Certains économistes prévoient que la Fed ne baissera pas ses taux avant sa réunion de septembre, voire plus tard.

Pourtant, les responsables de la Fed pourraient agir plus tôt si les droits de douane impactaient suffisamment l’économie pour entraîner des licenciements et faire grimper le chômage. Les investisseurs de Wall Street semblent s’attendre à une telle issue : ils prévoient que la première baisse interviendra en juillet, selon les cours des contrats à terme.

La Fed sous surveillance

Par ailleurs, Elon Musk a critiqué mercredi la Fed pour avoir dépensé 2,5 milliards de dollars américains (G$ US) dans une rénovation complète de deux de ses bâtiments à Washington.

« Puisqu’en fin de compte, il s’agit de l’argent des contribuables, nous devrions certainement vérifier si la Réserve fédérale dépense effectivement 2,5 G$ US pour son architecte d’intérieur, a indiqué Elon Musk. C’est surprenant. »

Les responsables de la Fed reconnaissent que le coût des rénovations a augmenté en raison de la flambée des prix des matériaux de construction et de la main-d’œuvre, due à l’inflation postpandémique. D’anciens responsables de la Fed, s’exprimant en toute discrétion, affirment que les réglementations locales ont contraint la Fed à considérer davantage l’expansion souterraine, plutôt que de construire des bâtiments plus hauts, ce qui a alourdi les coûts.

Par ailleurs, Kevin Warsh, ancien gouverneur de la Fed et candidat potentiel à la succession de Jerome Powell à la présidence à l’expiration de son mandat l’année prochaine, a récemment déclaré que la Fed était sous surveillance accrue en raison de son incapacité à maîtriser les prix.

« Les blessures actuelles de la Fed sont en grande partie auto-infligées », a-t-il soutenu lors d’une conférence du Fonds monétaire international fin avril, où il a également critiqué la Fed pour sa participation à un forum mondial sur le changement climatique. « Une réinitialisation stratégique est nécessaire pour atténuer les pertes de crédibilité, les changements de réputation et, surtout, les conséquences économiques négatives pour nos concitoyens. »

Jerome Powell, pour sa part, a déclaré le mois dernier que « l’indépendance de la Fed est très largement comprise et soutenue à Washington, au Congrès, où elle compte vraiment ».

L’article La Fed osera-t-elle défier Trump ? est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>