Intelligence artificielle | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/intelligence-artificielle/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 19 Jun 2026 12:08:19 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Intelligence artificielle | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/intelligence-artificielle/ 32 32 IA : la Banque Scotia passe à l’étape suivante https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ia-la-banque-scotia-passe-a-letape-suivante/ Fri, 19 Jun 2026 12:08:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114453 Elle ajoute de nouvelles capacités à Intelligence Scotia.

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La Banque Scotia élargit sa gamme d’outils basés sur l’intelligence artificielle (IA). La firme poursuit ainsi trois objectifs clés, soit : rehausser l’expérience client, améliorer sa rapidité et son efficacité d’action et renforcer la gestion des risques.

L’adoption d’Intelligence Scotia est en pleine croissance. Désormais, plus de 71 000 membres du personnel bénéficient d’outils d’assistance propulsés par l’IA et 5 500 ingénieurs utilisent cette technologie pour améliorer leur productivité.

Intelligence Scotia soutient toujours davantage le service à la clientèle, les opérations, mais également la prise de décision. En un trimestre, l’utilisation de l’IA a augmenté de 30 %.

« Nous constatons une adoption soutenue d’Intelligence Scotia dans l’ensemble de l’entreprise, et l’annonce d’aujourd’hui marque une nouvelle avancée dans notre façon de déployer l’IA à grande échelle », déclare Phil Thomas, chef de groupe et chef, Stratégie et Exploitation.

Intelligence Scotia permet notamment de synthétiser, de transformer et de passer en revue des renseignements complexes et de procéder à du codage pour améliorer les processus et traiter certaines tâches répétitives.

Cette gamme d’outils élargie ouvre la voie à de nouveaux usages de l’IA, notamment grâce à :

  • Notebooks : un espace de travail continu où les membres du personnel peuvent regrouper des fichiers, des courriels, des notes de réunion et des données ;
  • Create : un outil qui permet de créer du contenu visuel afin de produire des présentations soignées ;
  • Pages : un canevas interactif qui transforme les réponses générées par l’IA en documents évolutifs et entièrement modifiables. Les équipes peuvent y collaborer en temps réel, échanger leurs idées et élaborer des livrables structurés dans un environnement partagé.

Dans le cadre du déploiement d’Intelligence Scotia, un portail de ressources est offert aux membres qui ont accès à ces outils. Dessus, les employés peuvent notamment retrouver des modules de formation autonome et de formation progressive qui traitent des notions fondamentales de l’IA et de cas d’utilisation propres au poste occupé.

Des ateliers pratiques sont également offerts à l’échelle de l’organisation.

« Intégrer l’IA aux activités quotidiennes ne se limite pas au déploiement de nouvelles technologies : il s’agit aussi d’accompagner notre personnel dans l’acquisition de nouvelles compétences et l’adoption de nouvelles façons de travailler, explique Jenny Poulos, cheffe des Ressources humaines. Grâce à des formations ciblées, à des ressources pratiques et à un encadrement axé sur l’utilisation responsable, nous aidons les membres du personnel de la Banque Scotia à intégrer l’IA avec confiance dans leur travail quotidien. »

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Devenir conseiller en 2026 : la carte routière pour la relève https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/devenir-conseiller-en-2026-la-carte-routiere-pour-la-releve/ Fri, 19 Jun 2026 12:08:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114527 ZONE EXPERTS - Une profession exigeante, mais riche en possibilités pour ceux qui misent sur le jugement, la confiance et la relation client plutôt que sur la simple transmission d’information.

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Quand j’étais à l’université en finance, je connaissais le titre CFA. C’est à peu près tout. Personne ne m’avait parlé des rôles de conseiller en sécurité financière, de représentant en épargne collective ou du titre de planificateur financier. J’ai découvert ces cheminements trop tard dans mon parcours universitaire. Si vous êtes au cégep ou à l’université et que les services financiers vous intéressent, cet article est celui que j’aurais voulu lire au moment où je me trouvais à votre place.

Première chose à savoir, et je ne vais pas y aller par quatre chemins : ce métier est exigeant. De l’extérieur, on voit le titre, l’autonomie et les rencontres clients. De l’intérieur, ce sont des heures de prospection, de la formation continue, de la conformité et des débuts financièrement difficiles. À commission, sans clientèle établie, les premières années se comptent en sacrifices. Il reste que c’est une des rares professions où votre valeur ne plafonne pas avec un salaire, parce qu’elle repose sur le conseil et la confiance que vous bâtissez avec vos clients.

Et c’est exactement ce qui rend ce moment intéressant. L’intelligence artificielle rend l’information gratuite : n’importe qui peut générer un plan de retraite approximatif en trente secondes. Si votre valeur se limite à transmettre de l’information ou à remplir des formulaires, la technologie fait déjà mieux que vous. Si votre valeur repose sur le jugement, la confiance et la responsabilité de la recommandation, elle ne fait que monter. La relève qui arrive aujourd’hui choisit son camp dès le premier jour.

Voici maintenant la carte routière que personne ne donne.

Le permis en assurance de personnes

Pour devenir conseiller en sécurité financière, le parcours passe par le Programme de qualification en assurance de personnes, le PQAP. C’est une formation en quatre volets, reconnue par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il couvre l’assurance vie, l’assurance maladie et accidents, les fonds distincts et les rentes, ainsi que la déontologie. Comptez environ 750 $ dans certains cégeps, plus les frais d’examens de l’AMF et de trois à quatre mois de travail. Suivent les examens de l’AMF, puis une période probatoire de douze semaines en cabinet, sous supervision. Au total, de six à douze mois entre l’inscription et le permis.

Ce qu’on ne vous dit pas : aucun diplôme universitaire n’est requis. Un étudiant au cégep peut entreprendre ce parcours. C’est à la fois une force et un piège. Le permis s’obtient en quelques mois. Le métier prend des années à maîtriser. Les données de LIMRA sont brutales à ce sujet: environ la moitié des recrues quittent l’industrie dans les deux premières années. Le permis ouvre la porte. Il ne garantit pas que vous y resterez.

Le permis en épargne collective

Pour conseiller des fonds communs de placement, il faut devenir représentant en épargne collective. Le chemin classique passe par le cours Fonds d’investissement au Canada ou par le Cours sur le commerce des valeurs mobilières, le CCVM, qui est plus exigeant, mais qui est un préalable vers le CIM. J’ai personnellement choisi le CCVM et je le recommande à quiconque souhaite éventuellement avancer vers le titre de gestionnaire de portefeuilles. L’inscription se fait ensuite par l’entremise d’un courtier, sous l’encadrement de l’AMF.

Beaucoup de conseillers cumulent les deux permis, assurance et épargne collective. C’est ce qui permet d’accompagner un client sur l’ensemble de sa situation plutôt que sur un seul service.

Les titres plus avancés

Le titre de planificateur financier, le Pl. Fin., est décerné exclusivement par l’Institut de planification financière et l’inscription est soumise à des conditions précises. Le chemin le plus rapide vers le titre passe par un parcours universitaire reconnu, le cours de formation professionnelle de l’Institut et la réussite de son examen. C’est le titre qui atteste une vision intégrée des sept champs de la planification financière.

C’est un titre rare. Le Québec compte près de 5 000 Pl. Fin. pour environ 34 000 professionnels encadrés par la Chambre de la sécurité financière. Moins d’un professionnel des services financiers sur sept le détient. Près de 40 % des Pl. Fin. en exercice ont plus de 50 ans, selon l’Institut lui-même. Faites le calcul: pour la relève qui accepte de fournir l’effort, la rareté joue en sa faveur.

Pour ceux qui visent la gestion de portefeuille, deux routes existent. Le CFA, le marathon de l’industrie, trois examens réputés parmi les plus difficiles en finance, offerts uniquement en anglais. Le second est le CIM, moins connu, mais pleinement reconnu au Canada pour accéder au statut de gestionnaire de portefeuille, avec un parcours plus appliqué. Je complète actuellement le CIM, et je peux confirmer que « moins connu » ne veut pas nécessairement dire « moins exigeant ».

Ce que les lettres ne donnent pas

Voici la partie que je tiens à dire franchement. Les permis et les titres sont des conditions d’entrée, pas des garanties de succès. Il y a des gens très diplômés incapables de bâtir une clientèle et des conseillers au parcours modeste qui deviennent des références dans leur marché. Je l’ai vécu : mes premiers mois de prospection, c’étaient des dizaines d’appels pour obtenir une seule rencontre et des rencontres qui ne donnaient parfois rien. Personne n’est préparé à ça et c’est pourtant là que le métier s’apprend. C’est aussi là qu’apprendre à se connaître devient crucial, afin de cerner le modèle d’affaires qui vous convient le mieux.

C’est précisément pour ça que la relève doit se regrouper. Pas pour se faire dire que tout ira bien, mais pour apprendre des parcours des autres, comprendre les chemins possibles et éviter de découvrir les règles du jeu une fois la partie commencée. C’est la mission de l’Association de la Relève en Services Financiers et si vous êtes étudiant ou en début de carrière, c’est exactement pour vous qu’elle existe. Venez nous trouver.

Si vous êtes étudiant et que cette industrie vous attire, ne vous demandez pas si vous avez le bon diplôme. Demandez-vous si vous êtes prêt à travailler pour quelque chose qui se construit lentement et qui vous appartient.

Par Alexandre Beaudry, vice-président du conseil d’administration de l’ARSF

Références

Cégep Beauce-Appalaches. (2026). Programme de qualification en assurance de personnes (PQAP). https://cegepba.qc.ca/programmes-fc/programme-qualification-en-assurance-de-personnes-pqap/

Chambre de la sécurité financière. (s. d.). Faire affaire avec un professionnel. https://www.chambresf.com/fr/protection-public/conseiller/conseiller-est-membre-csf

Collège des professions financières. (s. d.). Conseiller en sécurité financière. https://collegedesprofessionsfinancieres.ca/devenir/conseillersf/

Institut de planification financière. (s. d.). Trouver un planificateur financier. https://institutpf.org/repertoire

Institut de planification financière. (2026). Une relève essentielle pour assurer l’avenir de la profession. https://institutpf.org/

Portail de l’assurance. (2010). Le taux de rétention des recrues a chuté en 2009. https://portail-assurance.ca/article/le-taux-de-retention-des-recrues-a-chute-en-2009/

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La Fed garde le cap https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-fed-garde-le-cap/ Thu, 18 Jun 2026 12:09:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114539 La banque centrale américaine maintient ses taux, mais plusieurs responsables envisagent désormais des hausses.

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La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu son taux directeur inchangé mercredi, mais près de la moitié des responsables de la banque centrale ont déclaré qu’ils pourraient se prononcer en faveur d’une hausse des taux plus tard dans l’année.

Ce scénario étonnamment ferme décevrait le président Donald Trump et laisse entrevoir des inquiétudes accrues concernant une inflation persistante.

Dans un communiqué inhabituellement court publié à l’issue de leur réunion de deux jours, les responsables de la Fed ont supprimé les formulations qui laissaient entendre que leur prochaine décision consisterait à abaisser leur taux directeur.

Ce bref communiqué reflète probablement l’influence du nouveau président Kevin Warsh, nommé par Donald Trump, qui avait auparavant critiqué la Fed pour ses commentaires trop généraux sur l’économie.

Dans une série de projections trimestrielles, neuf responsables de la Fed ont mentionné s’attendre à au moins une hausse des taux cette année, six d’entre eux en prévoyant deux ou plus.

Il s’agit d’un changement radical par rapport au mois de mars, où aucun décideur n’avait prévu de hausse et où le comité dans son ensemble tablait sur une baisse en 2026.

Ce revirement reconnaît que l’inflation se situe à son plus haut niveau depuis trois ans et de nombreux responsables ont souligné dans des discours récents que si l’inflation ne reculait pas, des taux plus élevés pourraient s’avérer nécessaires dès la fin de l’année.

Au total, huit autres responsables ont indiqué qu’ils soutiendraient le maintien du taux inchangé, et un a envisagé une baisse.

Un autre signe laisse entrevoir la manière dont Kevin Warsh pourrait modifier le fonctionnement de la Fed : il ne semble pas avoir soumis de prévisions concernant l’évolution du taux directeur de la Fed dans les années à venir.

Un graphique illustrant les projections ne comportait que 18 points, alors que le comité compte 19 responsables. Il avait auparavant critiqué ces projections, estimant qu’elles risquaient d’enfermer la Fed dans une perspective de politique monétaire spécifique.

Kevin Warsh a également déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse qu’il mettait en place cinq groupes de travail chargés d’examiner la manière dont la Fed communique, les sources de données sur lesquelles elle s’appuie pour prendre ses décisions de politique monétaire et la composition de ses projections économiques trimestrielles, le tout dans le but de s’assurer que la Fed garde « une vision claire et se concentre sur l’avenir ».

La réunion de politique monétaire de mercredi est la première pour Kevin Warsh, qui a été nommé par Donald Trump après que le président eut vivement critiqué son prédécesseur, Jerome Powell, pour ne pas avoir suffisamment abaissé les taux.

Ces attaques se sont largement retournées contre lui, car elles ont incité M. Powell à rester au sein du conseil d’administration de la Fed, où il a voté mercredi en faveur du maintien des taux à environ 3,6 %.

Kevin Warsh est désormais confronté à un choix difficile. La Fed cherche généralement à lutter contre l’inflation en relevant les taux d’intérêt afin de freiner l’endettement et les dépenses et de ralentir l’économie. Or, une telle mesure risquerait de s’attirer les foudres de la Maison-Blanche et pourrait faire grimper le coût des prêts immobiliers, des crédits automobiles et d’autres formes d’emprunt, à l’approche des élections de mi-mandat.

Si le conflit avec l’Iran est résolu, les prix de l’essence devraient continuer à baisser et l’inflation pourrait ralentir dans les mois à venir.

Mais les prix de nombreux biens et services — tels que les vêtements, les soins dentaires et la garde d’enfants — étaient déjà en hausse avant le conflit avec l’Iran, et l’inflation dépasse l’objectif de 2 % de la Fed depuis cinq ans, ce qui suggère que des pressions inflationnistes pourraient encore exister dans l’économie.

Kevin Warsh est également confronté à un environnement économique radicalement différent de celui qui prévalait l’année dernière, lorsqu’il semblait faire campagne pour le poste de président de la Fed.

À l’époque, il se prononçait ouvertement en faveur d’une baisse des taux d’intérêt, comme l’exigeait Donald Trump. Il mettait en avant le développement de l’IA comme une technologie susceptible d’accroître considérablement la capacité de l’économie à produire des biens et des services à moindre coût, ce qui, à terme, ferait baisser l’inflation.

Même à l’époque, de nombreux économistes étaient sceptiques quant à son argument. À court terme, du moins, les analystes notent que la forte hausse des investissements dans les semi-conducteurs et le matériel informatique contribue à la hausse de l’inflation.

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Prévisions 2026 : se protéger contre le retour de l’inflation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/previsions-2026-se-proteger-contre-le-retour-de-linflation/ Wed, 17 Jun 2026 12:04:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114490 Alors que les marchés évoluent près de sommets historiques, les experts réunis par CFA Montréal ont invité les investisseurs à demeurer prudents et diversifiés.

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Une foule record de plus de 850 participants a assisté le 11 juin dernier, au Palais des Congrès, à la soirée annuelle des prévisions. CFA Montréal avait convié ses membres à venir entendre deux experts de renom : Sébastien Page, co-chef investissements mondiaux et chef des placements chez T. Rowe Price Group, et Adam L. Berger, directeur général principal, stratège multi-actifs et gestionnaire de portefeuille chez Wellington Management. Le panel était animé par Kristina Partsinevelos, journaliste à CNBC.

Sébastien Page a rappelé que nous traversions une période charnière de l’histoire des marchés financiers, marquée par le plus grand choc d’approvisionnement en pétrole de l’histoire, la plus forte hausse mensuelle des prix jamais enregistrée, ainsi que le deuxième plus grand choc sur le commerce des engrais depuis le début du conflit en Ukraine. Parallèlement — et ironiquement — a-t-il fait remarquer, les marchés atteignent des sommets historiques et les dépenses en intelligence artificielle (IA) sont massives. « C’est un moment critique, et si j’avais à faire un Elevator Pitch à quelqu’un, je lui dirais simplement : restez investi, restez diversifié, mais surtout, protégez-vous contre le risque d’inflation. »

Le marché fait preuve d’un optimisme aveugle selon le stratège de chez T. Rowe Price Group. Il est d’avis qu’au cours des six à douze prochains mois, les obligations du Trésor vont peiner à remplir leur rôle traditionnel de diversification. « Je ne suggère pas de liquider vos bons du Trésor, mais d’intégrer des couvertures alternatives. » Il fait remarquer qu’en dépit de la plus grande perturbation historique de l’offre de pétrole, le marché évalue le coût de la protection contre l’inflation à moins de 3 % pour l’an prochain. « Si l’on annualise les trois derniers rapports de l’indice des prix à la consommation (IPC) on obtient un taux de 8 %. On sous-estime grandement le risque inflationniste. »

Adam L. Berger aborde cet exercice de prévisions financières avec humilité. « En matière d’allocation d’actifs, il faut construire un portefeuille capable de résister à un large éventail de scénarios, souvent en calibrant nos décisions autour d’un portefeuille de référence et d’un budget de risque bien défini. »

En analysant l’essor actuel de l’IA, il écarte toutefois l’idée d’une réplique de la bulle technologique des années 1990. Si les quatre mots les plus dangereux en finance demeurent « Cette fois, c’est différent », il souligne dans ce cas-ci une nuance majeure : contrairement aux jeunes pousses spéculatives de l’an 2000, les géants de la tech — malgré des valorisations « élevées » — « s’appuient sur des bénéfices et des flux de trésorerie bien réels. »

Le stratège de chez Wellington identifie deux domaines où la dynamique est inédite et où l’on assiste à des changements de paradigme. Le premier concerne la démocratisation des actifs privés, des investissements alternatifs autrefois réservés à l’élite, qui « sont devenus une composante courante des portefeuilles, tant pour les institutions que pour les particuliers. »

L’autre changement: la fin de l’ère post-crise financière mondiale. « Nous sortons d’une longue période caractérisée par une croissance moribonde et une inflation quasi inexistante. Le monde d’aujourd’hui répond à des règles différentes, et nos portefeuilles doivent refléter cette nouvelle réalité. »

Pour conclure son introduction, l’expert a utilisé une métaphore musicale en comparant le portefeuille traditionnel 60/40 (actions/obligations) à un chef-d’œuvre du passé. Si cette répartition classique a très bien fonctionné par le passé, l’apparition d’une inflation plus structurelle change la donne selon lui. « On doit regarder au-delà de la simple répartition traditionnelle entre actions et obligations pour bâtir un portefeuille robuste pour le long terme. »

L’économie « en K »

La modératrice Kristina Partsinevelos a interrogé les experts sur le phénomène de l’économie en K qui met en lumière une croissance à deux vitesses, une situation où les chiffres globaux crient « victoire » alors qu’une large partie de la population crie « misère ».

Bien que leurs équipes suivent de près cette dichotomie et qu’ils observent un ralentissement marqué de certains segments de la consommation courante, Adam Berger rejette l’idée d’une contraction généralisée de l’économie. « Le marché de l’emploi reste solide, la perception de la situation économique par les consommateurs est certes morose, mais leurs comportements d’achat réels ne traduisent pas d’effondrement. »

Sébastien Page soutient comme lui que les classes populaires souffrent de la hausse des carburants et s’endettent via le crédit, mais que l’économie globale conserve un momentum positif, car cette résilience est alimentée par les classes aisées qui ont profité de la performance historique de leurs portefeuilles boursiers. « Aux États-Unis, les 50 % des ménages aux revenus les plus élevés génèrent 80 % de la consommation globale, et les 10 % supérieurs en représentent à eux seuls 40 %. »

Exceptionnalisme américain

L’animatrice a fait remarquer aux panélistes que les actions internationales avaient surperformé le marché américain de près de 15% l’an dernier, le plus grand écart constaté en trois décennies. « Serait-ce le début de la fin de l’exceptionnalisme américain ? »

Adam Berger croit qu’une grande partie de cet écart de performance était liée aux fluctuations de la devise et à la faiblesse du dollar. Concernant l’exceptionnalisme américain, il est d’avis que deux réalités à première vue contradictoires coexistent.

« D’un côté, cet exceptionnalisme reste intact dans le domaine technologique, où l’innovation américaine continue de dicter le rythme de la croissance économique globale. »

D’un autre côté, le stratège de chez Wellington évoque une dynamique d’instabilité sur le plan géopolitique. « La perception des États-Unis par leurs partenaires internationaux évolue. Le pays est parfois perçu comme un allié moins prévisible. »

Détenteur de la double nationalité (Canadienne et Américaine), Sébastien Page a préféré opter pour la réponse consensuelle qu’il avait offerte sur Bloomberg radio lorsque questionné sur les négociations tarifaires entre le Canada et les États-Unis. « J’avais platement évoqué le souhait que les deux parties négocient de bonne foi. »

Pour Adam Berger, cette reconfiguration des alliances pousse peut-être certains investisseurs internationaux, qui conservaient traditionnellement des avoirs en dollars sans couverture, à réévaluer leur stratégie de change. »  À long terme, a expliqué Berger, même si les actions sont fondamentalement guidées par les résultats des entreprises plutôt que par les devises, cette dynamique monétaire jouera un rôle central.

Préférence aux actions malgré une chute possible du Nasdaq

Sébastien Page croit que pour que les obligations du Trésor surperforment significativement, il faudrait un choc de croissance majeur ou une récession sévère. Ce qui n’est pas dans leurs cartons, même s’il observe les prémisses d’un ralentissement économique lié aux chocs successifs sur le pétrole, l’inflation et les taux d’intérêt. « Mais une récession brutale ne constitue pas mon scénario central. »

Sur un horizon de trois ans, il estime cependant à 50% les chances de voir le Nasdaq chuter de 20 à 30 %. « Sans dire que cela va arriver à coup sûr dans trois ans, nous observons néanmoins une certaine fragilité dans le système avec l’IA. »

Adam Berger maintient une préférence pour les actions pour l’année à venir. « Le contexte fondamental des entreprises américaines reste solide et les perspectives de bénéfices sont bien réelles. » Selon lui, le marché pourrait tout à fait surprendre à la hausse si les introductions en bourse se maintiennent et que de nouveaux capitaux affluent.

Le principal facteur de risque que les investisseurs ne prennent pas suffisamment en compte, selon Berger, est la possibilité d’une inflation structurelle plus durable à moyen terme. Il juge que celle-ci n’est pas encore totalement intégrée dans la construction des portefeuilles.

Sébastien Page a conclu quant à lui en mettant en garde contre le risque de liquidité, car de nombreux investisseurs ont augmenté ces dernières années leur allocation vers des produits semi-liquides ou illiquides, séduits par les performances des marchés privés. « Imaginez qu’une pièce soit en feu et que tout le monde se précipite vers l’unique porte de sortie. La spécificité des marchés financiers est que, pour pouvoir franchir cette porte et sortir de la pièce, vous devez impérativement trouver quelqu’un à l’extérieur qui accepte de prendre votre place à l’intérieur. »

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La guerre et l’IA accentuent les risques pour la stabilité financière https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-guerre-et-lia-accentuent-les-risques-pour-la-stabilite-financiere/ Thu, 11 Jun 2026 11:36:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114324 De nouvelles menaces compliquent un environnement de risques déjà préoccupant.

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Les décideurs mondiaux tirent la sonnette d’alarme face à la multiplication des menaces pour la stabilité financière — notamment les répercussions économiques et financières du conflit au Moyen-Orient, combinées à la menace croissante en matière de cybersécurité posée par des modèles d’intelligence artificielle (IA) toujours plus puissants — qui viennent s’ajouter à une série de risques déjà existants.

Lors de sa réunion plénière tenue à Londres le 1er juin, le Conseil de stabilité financière (CSF) a mis en évidence deux nouvelles menaces — la guerre entre les États-Unis et l’Iran ainsi que les plus récents modèles d’IA — qui compliquent davantage un paysage déjà marqué par plusieurs vulnérabilités, notamment des valorisations d’actifs élevées, un endettement souverain important, un recours accru à l’effet de levier et les risques liés à la croissance du secteur du crédit privé.

« Les préoccupations concernant de nouvelles vulnérabilités pour la stabilité financière mondiale sont grandissantes », souligne Andrew Bailey, président du CSF et gouverneur de la Banque d’Angleterre, dans un communiqué.

Les discussions ont notamment mis en lumière les inquiétudes entourant les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les marchés des matières premières, particulièrement ceux de l’énergie.

« L’inflation a augmenté et les rendements obligataires ont progressé, souligne le CSF. Bien que les marchés financiers aient jusqu’à présent continué de fonctionner correctement, l’incertitude et la volatilité se sont accrues. »

Parallèlement, les plus récents modèles d’IA mis sur le marché « pourraient accroître fortement les risques de cybersécurité », avertit le CSF. Bien que les efforts visant à corriger les vulnérabilités mises au jour par ces modèles soient importants, ils pourraient aussi « aggraver les problèmes s’ils sont menés de façon précipitée ou inadéquate », continue-t-il.

« Les membres ont exprimé une inquiétude particulière quant au fait qu’une combinaison de chocs pourrait déclencher simultanément plusieurs vulnérabilités, menaçant ainsi la stabilité financière », rapporte le CSF.

Dans ce contexte, l’organisme a annoncé qu’il publierait dans les « prochaines semaines » un document de consultation présentant des « pratiques exemplaires » destinées aux institutions financières qui adoptent l’IA. Un rapport final sera remis aux ministres des Finances et aux gouverneurs des banques centrales du G20 en octobre.

« L’incertitude accrue et les transformations rapides qui touchent le système financier et l’économie en général soulignent la nécessité d’une vigilance soutenue et d’une coopération internationale continue pour relever les défis communs », ajoute Andrew Bailey.

Le CSF souligne également que plusieurs de ses membres réexaminent actuellement leurs politiques réglementaires et leurs pratiques de supervision « afin de déterminer si elles demeurent adaptées aux changements du système financier, si elles favorisent la croissance économique et si elles restent prospectives et suffisamment souples pour faire face aux risques importants actuels et futurs, sans compromettre la résilience du système ».

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Six angles morts de l’IA qui font courir des risques de conformité aux conseillers https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/six-angles-morts-de-lia-qui-font-courir-des-risques-de-conformite-aux-conseillers/ Thu, 11 Jun 2026 10:13:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114312 DÉVELOPPEMENT – Les conseillers indépendants y sont particulièrement exposés.

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Résumés de rencontres, rédaction de courriels, préparation de présentations, idéation marketing : les usages de l’intelligence artificielle (IA) générative se multiplient dans les cabinets de services financiers. Cette adoption devance toutefois souvent la mise en place de mécanismes de contrôle adéquats.

Chez les conseillers indépendants, l’IA est souvent utilisée sans politique interne claire, sans encadrement formel et parfois sans réelle compréhension des risques réglementaires, souligne Emeline Manson, formatrice en prévention des fraudes et cybersécurité et fondatrice de CY-clic, qui a collaboré à un guide pratique sur l’utilisation de l’IA générative dans les services financiers.

« La bonne question à se poser n’est pas “est-ce que je peux utiliser l’IA ?”, mais plutôt “dans quel contexte, avec quelles données, sous quelle supervision ?” », déclare-t-elle.

Plus de la moitié (57 %) des firmes indépendantes utilisent déjà l’IA dans leurs opérations, 29 % en explorent le potentiel et à peine 14 % affirment ne pas s’y intéresser, selon une étude récente de Schwab Advisor Services citée dans le guide.

Dans ce contexte, plusieurs zones grises se dessinent. Voici six angles morts à surveiller pour éviter les dérapages :

  1. Retirer le nom du client ne suffit pas

La Loi 25 ne se limite pas aux identifiants directs comme le nom ou le numéro d’assurance sociale. Elle couvre aussi les combinaisons d’informations permettant d’identifier une personne indirectement : âge, situation familiale, montants des actifs, profil de risque, historique médical. Effacer le nom d’un client avant de soumettre une note à l’IA ne garantit donc pas la conformité.

« Un conseiller peut entrer trop d’informations dans un outil ou réutiliser une réponse inexacte sans la valider », signale Emeline Manson. Avant de soumettre un texte anonymisé à un outil d’IA public, elle suggère de se demander si quelqu’un qui connaît vaguement votre clientèle pourrait identifier la personne concernée à la lecture de ce texte.

Autre piège fréquent : demander à une IA de dépersonnaliser elle-même le contenu, car à ce stade, il est trop tard, les données ont déjà été transmises au serveur externe. Le guide recommande plutôt une analyse rigoureuse du contenu avant toute utilisation d’outil public.

  1. L’IA fantôme, un risque qui vient de l’intérieur

Ce phénomène est l’un des risques qui inquiètent le plus les experts en cybersécurité, soit l’utilisation d’IA non approuvées. Extensions de navigateur, outils gratuits de transcription ou assistants non vérifiés : ces outils ouvrent des brèches de sécurité importantes dans la sécurité des données.

Même lorsqu’aucun renseignement nominatif n’est transmis, l’utilisation d’un outil non approuvé peut contrevenir aux politiques internes, des exigences de la Loi 25, de l’Autorité des marchés financiers (AMF) ou de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRI).

  1. Transcrire un appel sans consentement

Les outils de transcription automatisée facilitent la rédaction de comptes rendus après une rencontre client, mais sous certaines conditions. Le client doit être informé dès le départ que l’appel sera enregistré et que la transcription sera traitée par un outil automatisé.

Ce consentement doit être consigné au dossier. Un oubli peut constituer un manquement déontologique, signale le guide. Dans ce contexte, la technologie ne modifie pas les obligations : elle les rend simplement plus faciles à contourner involontairement.

  1. La responsabilité ne se délègue pas

L’un des malentendus fréquents consiste à croire que l’IA partage une partie de la responsabilité professionnelle. Or, le conseiller demeure entièrement responsable des recommandations ou communications produites avec l’IA. Devant un comité de discipline, l’argument « l’algorithme me l’a suggéré » n’a aucune valeur. Le devoir de compétence implique de comprendre les hypothèses sous-jacentes aux recommandations, d’en identifier les biais potentiels et de justifier les décisions retenues ou écartées.

Cette responsabilité s’étend à la détection des hallucinations : informations fiscales erronées, règles américaines appliquées par erreur, clauses légales inexistantes. Aucune recommandation financière issue d’un outil d’IA ne devrait être transmise à un client sans validation indépendante.

  1. Aide à la décision, pas automatisation

L’IA peut suggérer un profil d’investisseur, recommander des suivis ou proposer une répartition d’actifs. La décision finale doit toutefois rester humaine. Une recommandation validée, documentée et révisée par un professionnel reste conforme. À l’inverse, un système qui agit sans intervention humaine devient un traitement automatisé interdit.

Cette distinction touche en particulier les chatbots qui répondent aux clients sans supervision, les systèmes automatisés d’envoi de communications ou les d’agent IA capables d’agir de façon autonome. Des pratiques qui soulèvent des enjeux de conformité dans le cadre réglementaire québécois.

  1. Les versions gratuites : une illusion d’économie

Dans plusieurs petits cabinets, les versions gratuites des outils d’IA sont utilisées pour des raisons de coût ou de simplicité. Or, cette économie apparente peut se transformer en risque majeur. Les plateformes gratuites offrent rarement des garanties sur la localisation ou la suppression des données, qui peuvent être utilisées pour entraîner des modèles d’IA, stockées hors Québec et réutilisées à d’autres fins.

Selon Emeline Manson, « la localisation des serveurs est un élément très important, sinon on perd le contrôle sur qui pourrait avoir accès aux renseignements. » Toute information client saisie dans ces outils peut constituer une transmission à un tiers non encadrée, en violation avec la Loi 25, même en l’absence d’intention malveillante du conseiller. Les versions pour entreprise offrent davantage de protections, mais imposent aussi une gouvernance plus rigoureuse : gestion des accès, contrôle des paramètres d’entraînement et limitation stricte des données utilisées.

Ce qu’il faudrait déjà avoir mis en place

L’encadrement de l’IA tend à devenir une attente implicite des régulateurs. Lors des inspections, les cabinets doivent être en mesure de démontrer qu’un cadre de gouvernance de l’IA est en place.

Cela inclut notamment :

  • une liste des outils autorisés ;
  • une politique signée par tous les employés sur les usages permis et interdits ;
  • un registre de consignation des incidents de confidentialité conforme à la Loi 25 ;
  • des mécanismes de validation humaine des contenus générés par IA ;
  • une désignation claire du responsable chargé de valider les contenus produits par l’IA avant diffusion.

Le devoir de compétence évolue également. Il inclut désormais la maîtrise des outils technologiques utilisés dans la pratique. Faire appel à l’IA sans en comprendre les limites, les biais ou les conditions d’utilisation pourrait devenir difficile à défendre sur le plan disciplinaire.

Avant chaque utilisation, certaines questions deviennent essentielles : les informations divulguées permettent-elles d’identifier un client ? Le consentement a-t-il été obtenu ? L’outil est-il approuvé par la firme ? L’usage vise-t-il une aide à la rédaction ou une décision finale ? Et surtout, le conseiller est-il prêt à valider chaque élément produit ?

« Une politique simple vaut mieux qu’un flou complet », résume Emeline Manson. L’objectif n’est pas de produire un cadre lourd, insiste-t-elle, mais plutôt de « déterminer ce qui est permis, ce qui est interdit » et d’identifier clairement « les données qui ne devraient jamais être entrées dans ce type d’outils ». L’important est d’agir rapidement, même avec des balises imparfaites, souligne la formatrice. « Le but n’est pas de freiner l’innovation, mais de mieux l’encadrer en définissant les responsabilités et les validations humaines nécessaires. »

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La BdC continue sur sa lancée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-continue-sur-sa-lancee/ Wed, 10 Jun 2026 14:11:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114433 Le taux directeur est au même niveau depuis octobre.

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La Banque du Canada (BdC) maintient encore son taux directeur à 2,25 %, soit au même niveau que depuis octobre. Le taux officiel d’escompte demeure, quant à lui, à 2,50 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Cinquième pause d’affilée, taux directeur maintenu à 2,25 %. Sans surprise », assure Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La situation n’a que peu évolué depuis la dernière décision de la banque centrale, rendue à la fin avril. Sur le plan économique, l’incertitude reste le mot d’ordre. La politique commerciale américaine, tributaire des décisions du président Donald Trump, est toujours aussi volatile, évoluant au gré des annonces.

Quant au conflit au Moyen-Orient, celui-ci est entré dans son quatrième mois. « La hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales qui en découlent pèsent sur la croissance de l’économie mondiale et font monter l’inflation », note le Conseil de direction.

« Depuis notre décision d’avril, l’impact économique du conflit au Moyen-Orient s’est amplifié. La hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales pèsent sur la croissance mondiale et font monter l’inflation. En même temps, l’administration américaine continue de proposer de nouveaux droits de douane, et l’incertitude entourant les politiques commerciales demeure élevée », résume Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

À l’échelle mondiale, les États-Unis peuvent encore compter sur une solide croissance économique, grâce à la consommation et aux investissements liés à l’intelligence artificielle. En Chine, l’activité est également robuste grâce à la vigueur des exportations. La situation est plus fragile dans la zone euro, où la croissance souffre des prix élevés de l’énergie.

Au Canada, les conditions financières se sont assouplies. Les marchés boursiers ont connu une belle croissance, même si les rendements obligataires demeurent volatils. Le dollar canadien s’est affaibli face au dollar américain et à d’autres monnaies.

Au premier trimestre, les dépenses publiques et le produit intérieur brut (PIB) ont enregistré une baisse, toutefois les dépenses de consommation ont progressé de 1,4 %.

L’activité sur le marché du logement a ralenti, tandis que les investissements des entreprises sont demeurés faibles. Les exportations ont chuté, mais l’emploi a progressé en mai. Le taux de chômage reste dans une fourchette de 6,5 % à 7 %.

« Le marché de l’emploi s’est renforcé en mai et le taux de chômage est descendu à 6,6 %, mais les chiffres mensuels sur l’emploi ont été très volatils », souligne Tiff Macklem.

« Bien que le Canada fasse face à certains défis économiques à court terme, je demeure optimiste quant à ses perspectives à long terme. La croissance du pays s’éloigne progressivement du logement et de l’immigration pour s’appuyer davantage sur des moteurs plus productifs, comme l’investissement des entreprises et les ressources naturelles », ajoute Naoum Tabet, directeur des placements en revenu fixe, Capital Group.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté en avril, atteignant 2,8 %, notamment en raison des prix de l’énergie. Toutefois, les mesures de l’inflation fondamentale sont descendues autour de 2 %, et la part des composantes de l’IPC dont la croissance est supérieure à 3 % est proche de sa moyenne historique.

La faible activité économique au Canada et l’incertitude entourant la politique commerciale sont deux facteurs qui ont poussé le Conseil de direction à maintenir son taux directeur à 2,25 %.

« La Banque estime désormais qu’un taux directeur stable permet de « trouver un équilibre » entre le risque d’assouplir dans un contexte d’inflation en hausse et celui de resserrer prématurément, au risque de provoquer une récession », observe Dominique Lapointe, Stratège principal, Macroéconomie mondiale, Gestion de placements Manuvie.

À ses yeux, la décision annoncée le 10 juin vient consolider le statu quo pour le reste de l’année.

Pour Pierre-Benoît Gauthier, le message de la Banque du Canada demeure volontairement nuancé. « Quiconque cherchait un signal, dans un sens comme dans l’autre, il aura fallu lire profondément entre les lignes. La Banque a reconnu la faiblesse de l’économie, celle du marché du travail, et l’incertitude persistante du côté des tarifs américains et de la guerre en Iran. Rien là-dedans qui annonce une baisse. Mais rien non plus qui justifie une hausse. »

Le gouverneur Tiff Macklem rappelle pour sa part que « la politique monétaire demeure centrée sur le même objectif : empêcher que la hausse des prix de l’énergie se transforme en inflation persistante, tout en aidant l’économie à s’ajuster aux vents contraires ».

Le Conseil de direction affirme néanmoins demeurer prêt à intervenir si la conjoncture l’exige. « Selon l’évolution des perspectives, nous restons prêts à réagir au besoin », assure-t-il.

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Satisfaction stable des CP envers leur courtier https://www.finance-investissement.com/edition-papier/satisfaction-stable-des-cp-envers-leur-courtier/ Wed, 03 Jun 2026 14:00:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114191 POINTAGE DES COURTIERS QUÉBÉCOIS 2026 – Les courtiers devraient prioriser leurs investissements dans l’écosystème technologique, selon nombre de répondants.

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Par rapport à l’an dernier, le degré de satisfaction général des conseillers en placement (CP) du Québec à l’égard des courtiers de plein exercice reste stable en 2026, montre le Pointage des courtiers québécois 2026, dont les résultats figurent au tableau ci-bas. Si la satisfaction générale demeure élevée, les attentes envers les plateformes technologiques continuent de dominer les préoccupations des conseillers.

Ainsi, la note moyenne québécoise pour l’ensemble des critères d’évaluation s’établit à 8,5 en 2026, la même qu’en 2025 et 2024. Quant au taux de recommandation net (net promoter score ou NPS), qui mesure la fidélité et la satisfaction de l’ensemble des répondants à l’égard de leur courtier, il s’établit à 70,6, soit tout près du taux de 71,5 en 2025. Ces deux indicateurs restent supérieurs à ceux enregistrés en 2023.

On compte donc pratiquement autant de CP promoteurs de leur courtier que de CP qui en sont détracteurs par rapport à l’an dernier. Les premiers ont accordé une note de 9 ou 10 sur 10 à la probabilité de recommander leur courtier à un collègue ou un ami, alors que les seconds ont donné une note de 6 ou moins à cette possibilité.

Pour bon nombre de courtiers, les résultats sont stables de 2025 à 2026, tant pour leur NPS que leur Indice FI, lequel correspond à la moyenne des notes aux critères d’évaluation.

Pour la grande majorité des critères d’évaluation, plus de la moitié des répondants sont satisfaits du soutien offert par leur courtier. Et les trois quarts des répondants sont même prêts à les recommander. Souvent, seule une minorité de sondés ciblent des occasions d’amélioration, signe que la relation avec leur courtier est bonne, même si rien n’est parfait.

En tout, 36 % des répondants jugent que leur courtier devrait prioriser ses investissements dans l’écosystème technologique, 21 %, dans les outils de gestion de patrimoine et de planification financière, et 17 %, dans la culture de la firme.

La pression pour moderniser les plateformes s’explique notamment par la montée de la gestion discrétionnaire, l’alourdissement des exigences réglementaires et le besoin croissant d’automatiser certaines tâches administratives.

Les attentes des conseillers semblent moins bien comblées dans trois domaines : les outils pour les relations avec la clientèle (front office), le soutien à l’accueil de nouveaux clients (onboarding) et les fonctions administratives (back office). Ce sont ces critères qui affichent les plus grands écarts entre leur importance et la note moyenne obtenue. Les commentaires d’une minorité de sondés témoignent d’ailleurs de frustrations et d’occasions d’amélioration.

« Il faut investir en technologie pour rester à jour. C’est une roue sans fin », dit un répondant. « Les banques sont lentes à bouger. La technologie pourrait être bonifiée », ajoute un autre.

Toutes les firmes éprouvent des difficultés technos, d’après les répondants. Lenteur de l’intégration d’outils d’intelligence artificielle, déploiement retardé d’un logiciel de gestion de relation avec les clients, difficulté à migrer des systèmes ou à automatiser certaines tâches, dont celles de back office : les enjeux sont variés chez les courtiers.

« Il y a toujours des ajustements à faire en informatique. Le système de gestion des comptes devrait aussi être modernisé », dit un répondant. « Notre plateforme technologique devrait faciliter le rééquilibrage des portefeuilles en gestion discrétionnaire », ajoute un autre.

Une partie des représentants s’attendent également à ce que leur courtier améliore leurs outils de gestion de patrimoine. « C’est ce qui répond le plus à la demande des clients », dit l’un d’eux.

La désuétude de certains outils qui nuit à la productivité des conseillers et l’accès difficile aux spécialistes qui permettent d’offrir des plans personnalisés et de haut niveau sont les principales sources d’irritation.

« L’optimisation fiscale et de la planification financière est inexistante. La firme est en retard sur cet aspect qui est devenu une valeur ajoutée incontournable à l’heure où la gestion de portefeuille pure justifie difficilement notre paie », s’exprime un sondé.

La note moyenne accordée aux outils et au soutien à la planification financière est d’ailleurs passée de 8,3 en 2025 à 8,6 en 2026.

L’importance d’avoir une culture interne forte arrive au troisième rang des investissements que ciblent les conseillers. Finance et Investissement explore d’ailleurs ce thème avec différents dirigeants dans les articles « La culture, ce ciment invisible » et « La diversité passe d’abord par la culture ».

À l’instar des années passées, les critères d’évaluation des courtiers pour lesquels les CP accordent l’importance la plus élevée sont :

  • La liberté et l’indépendance de choisir les meilleurs produits ;
  • La structure de rémunération ;
  • L’offre de produits destinés aux clients ;
  • Les outils technologiques pour les relations avec la clientèle (front office) ;
  • Les outils et le soutien à la planification financière.

Les CP continuent de chérir leur autonomie professionnelle et valorisent le fait de pouvoir choisir sans contrainte les produits qui conviennent le mieux à leurs clients ainsi que l’étendue de leur gamme de produits approuvés par leur firme.

Sur le plan de la rémunération, les courtiers ont effectué généralement peu de changements à leur grille, mais continuent d’y intégrer des mesures qui incitent les conseillers à faire croître leur actif (Lire « Paie : les courtiers récompensent de plus en plus la croissance »).

Le tableau ci-bas, qui vise à fournir à l’industrie des occasions de prioriser leurs cibles d’amélioration, montre que plusieurs firmes sont bien perçues par les CP qui y travaillent. Parmi les courtiers détenus par des institutions de dépôt qui se distinguent, notons la Financière Banque Nationale et RBC Dominion Valeurs mobilières, et parmi les courtiers non bancaires, Raymond James et iA Gestion privée de patrimoine.

Ces deux dernières firmes de courtage se démarquent par la hausse de leur Indice FI et de leur NPS. C’est un signe d’une amélioration de la perception des CP à leur égard.

Les différences de perception entre firmes du tableau doivent également être interprétées à la lumière des modèles d’affaires propres à chaque courtier.

La plupart des firmes qu’on y trouve ont un modèle de partage des revenus bruts générés par les conseillers de type moitié-moitié. Les CP y conservent de 40 à 60 % de leur production brute, ce pourcentage varie selon leur niveau de revenu généré annuellement. Leur modèle se rapproche de celui d’employé à commission.

Chez Raymond James et iAGPP, on retrouve différents modèles de partage de revenu, qui varie selon la part des dépenses qui est assumée par les CP eux-mêmes. Chez iAGPP, la totalité des sondés sont des conseillers dont le pourcentage de revenus conservé sur leur production est élevé, mais qui ont à charge plusieurs dépenses, dont leurs frais de bureau et certains frais technologiques. On doit donc en tenir compte dans l’interprétation des résultats du tableau.

iAGPP offre aux conseillers l’accès à une sélection de logiciels de planification financière, à des tarifs négociés. Les CP demeurent toutefois libres de recourir aux outils d’autres fournisseurs selon leurs besoins.

Depuis l’an dernier, iAGPP propose un accompagnement spécialisé en assurance. « Les conseillers conservent entière latitude quant au choix de leurs partenaires ou professionnels », précise l’entreprise. De plus, ce courtier a établi un partenariat de référencement avec un fournisseur spécialisé en planification et règlement de succession. « Les conseillers peuvent en bénéficier s’ils le souhaitent, tout en demeurant libres de faire appel aux services de leur choix. »

Malgré des niveaux élevés de satisfaction, les résultats du sondage montrent que les attentes des CP continuent d’évoluer rapidement. Les courtiers qui réussiront à moderniser leurs plateformes, améliorer leur efficacité opérationnelle et soutenir davantage la valeur-conseil pourraient accentuer leur avantage concurrentiel dans les prochaines années.

Pour accéder au tableau, cliquez ici.

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Les clients veulent savoir ce que fait leur conseiller avec l’IA https://www.finance-investissement.com/fi-releve/les-clients-veulent-savoir-ce-que-fait-leur-conseiller-avec-lia/ Tue, 02 Jun 2026 10:52:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114165 DÉVELOPPEMENT – La transparence est essentielle.

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Les investisseurs ne sont pas prêts à laisser les algorithmes prendre les commandes de leurs finances. Les clients sont prêts à accepter certaines utilisations de l’intelligence artificielle (IA) par leur conseiller en placement (CP), à condition que celui-ci fasse preuve de transparence, selon l’étude de Janus Henderson Investors.

Le document, dont les conclusions sont relayées par Financial Planning, montre que si les clients utilisent de plus en plus l’IA dans leur vie quotidienne, ils restent cependant méfiants quand il s’agit de conseils financiers.

Près de 79 % des répondants à cette étude menée récemment auprès de 1 000 investisseurs américains à valeur nette élevée affirment qu’ils seraient contrariés d’apprendre que leur conseiller utilise l’IA sans le leur avoir mentionné. Pourtant, seulement 33 % disent avoir déjà discuté de l’utilisation de l’IA avec lui.

Cet écart indique que plusieurs CP utilisent déjà des outils d’IA sans nécessairement l’expliquer à leurs clients, explique Financial Planning. Or, selon l’étude, la confiance passe par une communication transparente sur les usages de la technologie.

Pour lancer la conversation, des conseillers demandent aux clients quels outils d’IA ils utilisent déjà eux-mêmes dans leur vie personnelle ou professionnelle. Cette discussion permet ensuite d’expliquer à quelles fins l’IA est utilisée concrètement par le conseiller, que ce soit pour automatiser la prise de notes, préparer des comptes rendus, effectuer de la recherche ou organiser des données.

Quelque 87 % des répondants disent se sentir « bien » ou « neutres » face à des utilisations qui consistent à générer des contenus éducatifs et automatiser certaines tâches répétitives. Ils sont cependant plus réticents à accepter que l’IA intervienne directement dans la communication personnalisée ou les recommandations d’investissement.

Ainsi, 40 % des répondants seraient contrariés si leur conseiller utilisait l’IA pour répondre automatiquement aux textos ou courriels, tandis que 33 % réagiraient négativement à des recommandations d’investissement générées par IA.

Parmi les préoccupations liées à l’IA, les répondants évoquent :

  • des biais potentiels dans les recommandations (75 %),
  • des préoccupations liées à la sécurité et à la confidentialité des données (74 %),
  • une préférence pour des méthodes plus traditionnelles (73 %)
  • et un manque de confiance envers les recommandations automatisées (72 %).

La majorité des sondés (85 %) estiment que le conseiller reste ultimement responsable des contenus ou conseils générés par l’IA.

L’étude montre également que les millénariaux se montrent plus ouverts à l’utilisation de l’IA en finance que les baby-boomers. Les clients plus jeunes s’attendent davantage à voir leur conseiller utiliser certains outils technologiques pour accélérer les suivis, tandis que les plus âgés sont plus préoccupés par les risques liés à la confidentialité ou aux biais de l’IA.

Dans l’ensemble, 48 % des investisseurs se disent confiants quant aux rendements à long terme des sociétés qui investissent dans l’IA, tandis que 52 % demeurent sceptiques sur le réel potentiel.

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Préserver la confiance envers l’information financière https://www.finance-investissement.com/nouvelles/preserver-la-confiance-envers-linformation-financiere/ Tue, 19 May 2026 10:50:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113817 Les autorités réglementaires misent sur une collaboration accrue face aux risques émergents

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Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), le Conseil canadien sur la reddition de comptes (CCRC) et les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) se sont réunis pour une table ronde portant sur la qualité de l’audit et la confiance à l’égard de l’information financière au Canada.

Cette année, les responsables de la réglementation et de l’audit ont eu l’occasion d’échanger leurs points de vue sur cinq grands enjeux, soit :

  • les risques actuels et émergents et leurs répercussions sur la qualité de l’audit ;
  • l’évolution rapide des technologies, notamment l’essor et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) ;
  • les questions de gouvernance, de culture et d’éthique au sein des cabinets d’audit et de l’ensemble de l’écosystème de déclaration réglementaire ;
  • les risques de fraude, exacerbés par les crimes financiers, les tensions géopolitiques, les avancées technologiques et la dépendance accrue aux tiers ;
  • et les attentes et les défis liés à l’audit et à l’évaluation de l’information financière dans un contexte économique volatil.

Lors des discussions, les participants ont souligné l’importance d’une collaboration continue entre les organismes de réglementation et les professionnels de l’audit pour favoriser des audits de haute qualité et maintenir la confiance du public à l’égard de l’information financière à l’échelle des marchés financiers canadiens.

« La qualité supérieure de l’audit repose sur une discussion continue et une compréhension partagée au sein de l’écosystème de la réglementation et de l’audit. Des tribunes comme cette table ronde contribuent à assurer la réactivité du CCRC face aux risques émergents tout en lui permettant de s’acquitter fidèlement de son mandat de protéger les investisseurs et de préserver la confiance dans les marchés financiers du Canada », commente Sonny Randhawa, chef de la direction, Conseil canadien sur la reddition des comptes.

Au cours des discussions, ils en sont arrivés à la conclusion que même si le système financier canadien demeure résilient, en raison de l’environnement de risque plus complexe et dynamique, il est essentiel de cerner et de traiter en priorité les risques actuels et émergents les plus importants.

Ils ont également souligné le rôle essentiel des auditeurs externes dans la préservation de l’intégrité et de la fiabilité de l’information financière, et de la confiance qu’on y accorde, surtout dans un contexte d’incertitude accrue et de hausse des volumes d’information.

« Des audits de haute qualité sont essentiels à un système financier sûr et stable. Au fil de l’évolution des risques liés à la technologie, à la géopolitique ou à l’incertitude des marchés, c’est l’étroite collaboration entre les organismes de réglementation et les professionnels de l’audit qui garantit à la population canadienne la transparence et la fiabilité de l’information financière », souligne Peter Routledge, surintendant des institutions financières.

Selon les participants, une coordination de la réglementation et des consignes claires en lien avec les risques actuels et émergents est cruciale afin de réduire les chevauchements de règles, de favoriser une solide gestion du risque, et de jeter les bases d’une croissance durable.

Au niveau de la technologie, les organismes de réglementation ont souligné la nécessité de poursuivre la modernisation de leurs approches pour suivre le rythme tandis que les cabinets d’audit adoptent rapidement de nouvelles technologies qui peuvent améliorer la qualité de l’audit sans pour autant réduire le degré de scepticisme appliqué.

Quant aux lacunes en matière de gouvernance, de culture et d’éthique, étant donné le rôle crucial des auditeurs, les participants de la table ronde ont jugé primordial que ces auditeurs exercent une supervision efficace, tout en rendant des comptes en toute transparence et en portant un jugement éthique.

En matière de fraude, ils estiment que les entités doivent consolider leurs stratégies de prévention et de détection et que les organismes de réglementation et les auditeurs doivent adopter une perspective axée sur le risque.

Leur dernière conclusion étant qu’il reste des progrès à faire quant aux informations à fournir dans les états financiers, particulièrement celles qui impliquent des estimations, des jugements et de l’incertitude.

« [Cette] table ronde est un espace de collaboration important, puisqu’elle permet aux » ACVM et à la profession comptable d’échanger des points de vue sur les risques émergents et de renforcer la confiance dans les marchés financiers canadiens. Les ACVM sont reconnaissantes pour l’étroite collaboration à ce jour avec les cabinets d’audit, les autres organismes de réglementation, les organismes de normalisation et les organismes professionnels, et comptent bâtir sur cette base solide », conclut Stan Magidson, président des ACVM.

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