Infolettre Focus FNB | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/infolettre-focus-fnb/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 09 Feb 2026 21:15:56 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Infolettre Focus FNB | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/infolettre-focus-fnb/ 32 32 Trois mythes persistants sur les FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/acfnb/trois-mythes-persistants-sur-les-fnb/ Wed, 11 Feb 2026 11:26:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112209 ZONE EXPERTS — Les conseillers gagneraient à les dissiper.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) ne sont plus les instruments d’investissement nouveaux ou non éprouvés qu’ils étaient autrefois. Plus de 35 ans après leur lancement à l’échelle mondiale, plus d’un Canadien sur cinq en détient. Pour de nombreux conseillers, ils sont désormais devenus des blocs de construction essentiels des portefeuilles de leurs clients.

Et pourtant, malgré près de trois décennies d’évolution, d’innovation et de preuves concrètes quant à leur utilité, certains mythes tenaces continuent de circuler, tant chez les conseillers que chez les investisseurs. Ces idées reçues faussent le discours entourant les FNB et peuvent mener à des décisions de portefeuille sous-optimales. Il est temps de mettre fin à trois des mythes les plus répandus sur les FNB.

Mythe no1 : « Les FNB sont uniquement destinés aux investisseurs passifs à long terme. »

Ce constat pouvait peut-être s’appliquer il y a 20 ans, mais il ne reflète plus la réalité.

L’écosystème moderne des FNB couvre désormais toute la gamme, allant des produits indiciels de base aux stratégies actives, en passant par les placements alternatifs, ceux utilisant l’effet de levier et les stratégies avec options. Au Canada, les FNB à gestion active représentent une part croissante des nouveaux lancements et des créations nettes de FNB. Les conseillers utilisent les FNB non seulement pour obtenir une exposition à des indices de référence, mais aussi comme outils de précision pour l’allocation sectorielle, la gestion de la liquidité, l’efficacité fiscale et les transitions de portefeuille.

La réalité est simple : le FNB est une structure, pas une stratégie. Il s’agit d’un outil de placement qui peut accueillir des stratégies passives ou actives, simples ou sophistiquées. La question n’est donc plus « Les FNB conviennent-ils à ce portefeuille ? », mais plutôt « Quelles structures et stratégies de FNB répondent le mieux au besoin de ce client ? »

Mythe no2 : « Les FNB sont moins chers parce qu’ils coupent dans la qualité. »

Il s’agit de l’un des mythes les plus persistants et les plus préjudiciables à l’industrie.

Les FNB ne sont pas moins chers parce qu’ils sont de moindre qualité. Ils sont moins chers parce que leur structure est plus efficiente sur le plan opérationnel. Le mécanisme de création et de rachat de parts de FNB, les transferts de titres en nature et la réduction des transactions forcées contribuent à des coûts plus bas et à une meilleure efficacité fiscale, sans compromettre la gouvernance, la rigueur de gestion de portefeuille ou la transparence.

Dans bien des cas, les FNB offrent même davantage de transparence que les fonds communs de placement traditionnels, notamment grâce à la divulgation quotidienne des titres détenus et à la tarification en temps réel. Pour ce genre de FNB, les conseillers peuvent ainsi savoir précisément ce qu’ils détiennent, comprendre la mécanique de négociation du produit et analyser son comportement dans différents contextes de marché. Un coût inférieur ne constitue pas un compromis, mais le résultat d’une ingénierie financière plus efficace.

Mythe no3 : « Les FNB sont réservés aux investisseurs autonomes. »

Ce mythe est de plus en plus déconnecté de la réalité canadienne.

Une part importante des actifs en FNB au Canada est détenue par des clients qui sont conseillés par des représentants et gestionnaires de portefeuilles. Les conseillers utilisent les FNB dans des comptes à honoraires, des portefeuilles modèles et des solutions gérées. Loin d’éliminer le rôle des conseillers, les FNB sont devenus l’un de leurs outils les plus essentiels pour offrir une meilleure diversification, un meilleur contrôle des coûts et de meilleurs résultats aux clients.

Dans un contexte où les clients sont plus sensibles aux coûts, davantage axés sur les résultats et plus engagés, les FNB permettent aux conseillers de consacrer moins de temps aux contraintes des produits et plus de temps à la planification, au comportement financier et au succès à long terme de leurs clients.

Une évolution déterminante pour les conseillers

Les conseillers ne se demandent plus s’ils doivent utiliser des FNB. Ce débat est clos. La véritable question est maintenant comment les utiliser intelligemment et stratégiquement afin d’améliorer les résultats pour les clients.

À l’Association canadienne des fonds négociés en Bourse (ACFNB), notre mandat consiste à promouvoir l’adoption et la pérennité des FNB canadiens, convaincus que cette structure contribue à rendre les marchés des capitaux plus efficients, plus concurrentiels et plus favorables aux investisseurs. Or, la construction de portefeuilles solides repose d’abord sur une réflexion rigoureuse, ce qui suppose de laisser de côté certains mythes désormais dépassés.

Les FNB ont mûri. Il est temps que le discours à leur sujet fasse de même.

Par Eli Yufest, directeur général, Association canadienne des FNB (ACFNB)

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Janvier : entrées nettes records en FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/janvier-entrees-nettes-records-en-fnb-canadiens/ Wed, 11 Feb 2026 11:24:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112340 FOCUS FNB – C’est la première fois que les entrées nettes mensuelles dépassent les 20 G$.

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Malgré des remous géopolitiques en début d’année, le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) commence 2026 en lion. En janvier, les FNB canadiens enregistrent des créations nettes de 22,3 milliards de dollars (G$), battant le record mensuel établi en décembre, et ce malgré une activité habituellement au ralenti en début d’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes le mois dernier, à l’exception des FNB de cryptoactifs. L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élève désormais à 744 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions dominent

Les FNB canadiens d’actions affichent des créations nettes de 14,6 G$ en janvier, comparativement à 10 G$ en décembre. Les fonds d’actions internationales continuent à mener le bal dans cette catégorie, avec des entrées nettes combinées de 7 G$ dans les marchés mondiaux, développés et émergents.

Les fonds d’actions canadiennes enregistrent 4 G$ d’entrées nettes, tandis que les fonds d’actions américaines attirent 3,4 G$, soit un peu plus qu’en décembre.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent les créations nettes (7 G$), suivis par les FNB sectoriels (1,7 G$) et les FNB de dividende (1,5 G$). L’actif sous gestion dans les FNB canadiens d’actions atteint désormais près de 480 G$.

Les matières premières en vedette

« Les FNB canadiens et mondiaux axés sur les matières premières, incluant les métaux de base et le cuivre, ont profité de la solide performance du secteur, qui s’est hissé au premier rang de l’indice composé depuis le début de l’année, devançant le secteur de l’énergie de près de 10 % », signalent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Les FNB liés aux matières premières ont enregistré 872 M$ d’entrées nettes en janvier, en particulier dans l’or. Parmi les FNB d’actions sectorielles, les fonds qui couvrent les secteurs des technologies (398 M$) et des services publics (317 M$) ont également enregistré des entrées nettes pour le premier mois de l’année.

L’énergie à contre-courant

Les FNB d’actions du secteur de l’énergie — l’un des seuls secteurs à afficher des sorties nettes, avec celui de l’immobilier en janvier — ont subi des rachats nets de près de 200 M$. BNMF attribue ce recul à la chute des prix du pétrole liée aux événements géopolitiques au Venezuela en début d’année, marqués par l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier par les États-Unis.

« Certains investisseurs semblent adhérer à l’idée que le pétrole lourd vénézuélien concurrence les exportations énergétiques canadiennes », indique le rapport de BNMF.

Les FNB d’actions multifactoriels enregistrent des entrées nettes de 377 M$ en janvier. Les investisseurs se sont également tournés vers les FNB mondiaux à gestion active et les FNB de sociétés à petite capitalisation, selon le rapport.

Les FNB ESG en progression

Les FNB ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 218 M$ de créations nettes en janvier, comparativement à 135 M$ en décembre.

Le fonds XSEM a enregistré à lui seul près de 200 M$ d’entrées nettes, en lien avec la forte performance des marchés émergents, signale BNMF. Les FNB ESG des marchés émergents dominent d’ailleurs cette catégorie en janvier (223 M$), suivis de ceux axés sur l’environnement.

Les FNB ESG axés sur les actions canadiennes sont les seuls de cette catégorie à enregistrer des rachats nets (284 M$).

Appétit pour les FNB de titres à revenu fixe

Les FNB de titres à revenu fixe enregistrent 4 G$ de créations nettes en janvier, soit un peu moins qu’en décembre, ce qui porte l’actif sous gestion dans cette catégorie à 186,5 G$.

La part du lion sur le plan des entrées nettes est allé aux FNB de titres à revenu fixe avec échéances mixtes (broad) avec 2,5 G$ en janvier.

À l’exception des FNB à échéance à très court terme, qui ont enregistré des sorties nettes (77 M$), tous les autres segments affichent des créations nettes, menées par les FNB de titres à rendement réel (578 M$), les FNB à moyen terme (477 M$) et à court terme (403 M$).

Les FNB de titres à revenu fixe qui détiennent des titres canadiens ont dominé les entrées nettes en janvier (1,8 G$), suivis par les FNB de titres à revenu fixe américains et d’Amérique du Nord (1,3 G$). Les FNB obligataires étrangers ont attiré 743 M$, dominés par des fonds à gestion active, précise BNMF.

Les FNB à effet de levier et inverse affichent le deuxième plus fort taux de croissance relative parmi toutes les catégories. Les FNB multiactifs récoltent 1,9 G$ d’entrées nettes, tandis que les FNB de répartition d’actifs engrangent 1,7 G$ de création nette.

Les FNB de cryptoactifs affichent des entrées nettes de 10 M$, comparativement à 121 M$ en décembre, essentiellement dans les FNB Bitcoin à faible ratio de frais de gestion.

Principaux acteurs et produits

En janvier, RBC iShares arrive en tête des fournisseurs pour les créations nettes, avec 7,8 G$, suivi par Vanguard (3,1 G$), BMO (2,1 G$), Fidelity (1,9 G$) et TD (1,7 G$).

Les fonds ayant attiré le plus de créations nettes en janvier sont XEQT, XIU, VEQT, XIC et XSTH. NSCE, XEG et ZCS enregistrent quant à eux les plus importants rachats nets.

Le rythme des lancements de nouveaux FNB canadiens s’est accéléré en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, avec 23 nouveaux produits lancés sur le marché. Harvest, CI, Fidelity et AGF ont élargi leurs gammes avec des FNB de répartition d’actifs, de rendement bonifié, de stratégies à options et de fonds thématiques. D’autres fournisseurs ont par ailleurs lancé des FNB à gestion active, des stratégies acheteur/vendeurs (long/short) et des fonds obligataires en devises américaines.

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Comment analyser un FNB obligataire à échéance cible https://www.finance-investissement.com/fi-tv_/nouvelles-fi-tv/comment-analyser-un-fnb-obligataire-a-echeance-cible/ Wed, 11 Feb 2026 11:20:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111577 FI TV – Laurent Boukobza, VP et stratège FNBs pour l’Est du Canada, Placements Mackenzie, décrit les critères essentiels pour choisir un fonds à maturité définie.

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Finance et investissement : En 2025, Mackenzie a lancé des fonds négociés en Bourse (FNB) obligataire à échéance cible. Qu’est-ce qu’un conseiller devrait analyser lorsque vient le temps de choisir un tel fonds ?

Laurent Boukobza : Nous avons mis en marché deux FNB à échéance cible, soit en 2027 et en 2029. Leur composition est simple :

  • 50 % d’obligation de société canadienne de première qualité (investment grade),
  • 50 % d’Obligation de société américaine de première qualité, pour lesquelles la devise est entièrement neutralisée.

Cette exposition est unique sur le marché. Elle repose sur l’expertise de notre équipe de revenu fixe, qui sait naviguer dans des environnements complexes et trouver de la valeur dans un marché de revenu fixe où les écarts de crédit sont historiquement serrés.

Lorsqu’on analyse ce type de produits, trois éléments clés doivent être considérés :

  • L’appariement de l’horizon de placement avec l’échéance du produit

Il faut s’assurer que la maturité du FNB correspond au moment où l’investisseur aura besoin de son capital.

  • Le rendement à échéance

C’est généralement le rendement espéré sur la période de détention. Il doit répondre aux besoins de liquidité et de rendement de l’investisseur.

  • La qualité du sous-jacent et les perspectives de rendement dans la période considérée

On analyse par exemple les anticipations de baisse des taux d’intérêt au Canada et aux États-Unis. On compare également les produits ayant des échéances similaires.

Dans le cas des FNB Mackenzie, la présence d’obligations de sociétés américaines peut permettre de profiter davantage des baisses de taux aux États-Unis, et ainsi créer un vent favorable au niveau du rendement potentiel.

Les opinions exprimées sont celles de Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNBs pour l’Est du Canada, Placements Mackenzie, en date du 5 décembre 2025, et elles peuvent changer selon la situation des marchés et d’autres conditions.

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Composer avec les tendances démographiques https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/composer-avec-les-tendances-demographiques/ Wed, 11 Feb 2026 11:17:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112322 FOCUS FNB — Les FNB peuvent aider les conseillers à le faire.

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Le Canada et le Québec traversent une profonde transformation démographique qui influencera la trajectoire économique du pays et le paysage d’investissement à long terme. La population du Canada vieillit rapidement : la plupart des baby-boomers sont à la retraite ou en voie de l’être. Les Canadiennes et les Canadiens vivent plus longtemps et moins de naissances sont dénombrées. Environ 7,6 millions de Canadiennes et de Canadiens avaient 65 ans en juillet 2023, ce qui représente près du cinquième (18,9 %) de la population totale. D’ici 2030, les personnes âgées pourraient représenter de 21,4 % à 23,4 % de la population. (1)

D’une part, l’économie doit composer avec des défis tels que l’augmentation des dépenses de santé et de soutien social, ainsi qu’une pression croissante sur les systèmes de revenu de retraite. Pour les conseillers, les planificateurs financiers et les gestionnaires de portefeuilles, se spécialiser dans les enjeux du vieillissement, de la santé, de la planification successorale et du transfert intergénérationnel devient un facteur de différentiation face aux courtiers à escompte.

Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont des outils performants pour mettre en œuvre les stratégies d’accumulation et de décaissement pour les clients. Utiles à la création de portefeuilles, ils permettent également de composer avec l’entrée en vigueur des divulgations du coût total des fonds, aussi désignée troisième phase du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3). Survolons ces tendances qui touchent déjà les clients.

  1. Vieillissement de la population

Les baby-boomers représentent encore environ un quart de la population canadienne, mais d’ici 2029, les millénariaux devraient dépasser les baby-boomers en nombre absolu. (2)
Ce changement générationnel redéfinira la demande en matière d’habitation, de consommation et de services financiers. Les millénariaux et les membres de la génération Z (Gen Z) privilégient les conseils numériques. De leur côté, les personnes de la génération X et les baby-boomers continuent de mettre l’accent sur la génération de croissance et de revenu, la préservation du capital et des stratégies de décumulation fiscalement avantageuses. L’évolution de cet équilibre influencera les solutions d’investissement et les FNB ainsi que les stratégies alternatives qui continueront de gagner en popularité.

  1. Vague de départs à la retraite et vente d’entreprises

Le Canada entre dans une période où un nombre record de baby-boomers quittent la population active, ce qui augmente la demande pour pivoter de stratégies d’accumulation vers des stratégies de décaissement. Cette transition rime avec un besoin accru de conseils financiers, de planification successorale et testamentaire. De plus en plus d’entrepreneurs vendent leurs entreprises et ont besoin de conseils pointus en transfert d’entreprise ainsi qu’en planification fiscale et financière.

  1. Longévité et espérance de vie en santé

Les Canadiens et les Québécois vivent plus longtemps que jamais, ce qui a des effets majeurs pour la retraite.

  • Sur 1 000 femmes âgées de 65 ans, plus de la moitié vivront jusqu’à 90 ans. (3)
  • Sur 1 000 hommes âgés de 65 ans, environ la moitié vivront jusqu’à 90 ans, mais seuls 39 d’entre eux n’auront pas de maladie grave à cet âge. (4)
  • Selon les Normes d’hypothèses de projection de FP Canada et de l’Institut de planification financière : une personne de 50, 60 ou 70 ans a environ 25 % de probabilité de vivre jusqu’à 94 ans (hommes) ou 96 ans (femmes). (5)

Cet allongement de la vie amplifie le risque de longévité — le risque d’épuiser son capital avant la fin de sa vie. Les plans financiers doivent maintenant être testés pour des horizons de retraite plus longs, des coûts de vie croissants et des situations de santé variables.

  1. Hausse des coûts pour le maintien à domicile et les soins

Les coûts liés aux soins de longue durée et aux services de soins à domicile devraient continuer à augmenter de façon marquée. Ces réalités renforcent la nécessité de solutions d’assurance spécialisées, de portefeuilles sensibles à l’inflation et d’outils de placement générant des revenus stables pouvant soutenir les retraités durant plusieurs décennies.

  1. Distribution du patrimoine et segmentation des investisseurs

Le Canada et le Québec connaîtront progressivement un important transfert de richesse :

  • Les membres de la génération X devraient dépasser les baby-boomers en termes de valeur nette moyenne. (6)
  • Environ 450 milliards de dollars devraient être transférés à la génération X au cours de la prochaine décennie. (7)
  • La richesse totale des ménages en actif investissable devrait atteindre 10 billions de dollars d’ici 2030, selon Investor Economics modifiant le comportement des investisseurs, la tolérance au risque et la demande de conseils. (8)
  • Un transfert de richesse historique des baby-boomers va secouer le Québec au cours des prochaines années: 1000 milliards de dollars passeront aux mains d’héritiers. (9)

Dans ce contexte, il y a plusieurs solutions et outils de placement sous forme d’investissement en FNB qui peuvent répondre à certains besoins de la clientèle.

  1. Solutions de diversification simplifiée
  • FNB d’allocation d’actifs : Ce sont des portefeuilles tout-en-un qui offrent une diversification mondiale, un rééquilibrage automatique, avec différents profils de risques pour l’accumulation et le décaissement de capital.
  1. Solutions de croissance
  • Les FNB axés sur la croissance peuvent permettre de composer avec la longévité accrue et les horizons de placement en hausse pour les personnes des générations Alpha, Z, X et les millénariaux. Par exemple, les FNB indiciels, factoriels, sectoriels et actifs à faible coût peuvent permettre de générer de la croissance et ainsi envisager de se protéger de l’inflation dans les portefeuilles.
  1. Solutions de revenu
  • La longévité accrue pour les membres de la génération X et les baby-boomers crée une forte demande pour de la croissance et du revenu stable et fiscalement efficace.
  • Les FNB à dividendes et FNB d’options d’achat couvertes permettent de générer du revenu de dividendes ou de combiner dividendes plus des primes d’options pour générer du revenu sur une base mensuelle.
  1. Solutions innovatrices  
  • Les FNB de série T : offrent des retraits systématiques, combinant l’efficacité des FNB avec un flux de trésorerie prévisible. Ils sont conçus pour les retraités ayant besoin de retraits constants sans vendre les positions principales.

Chacun des types de FNB présentés précédemment comporte des risques qui leur sont propres et pour lesquels les conseillers doivent informer leurs clients. Par exemple, les FNB sectoriels apportent un risque de concentration alors que les stratégies de ventes d’options d’achat couvertes viennent plafonner partiellement le rendement des actifs du FNB. Les conseillers devraient notamment comparer l’effet de l’implantation d’une stratégie avec d’autres options d’investissement indicielles largement diversifiée et à faible frais ou encore avec une répartition d’actif (mélange d’actions et de titres à revenu fixe) qui correspond au profil d’investisseur du client.

En conclusion, le rôle et l’importance des conseillers, des planificateurs financiers et des gestionnaires de portefeuille n’ont jamais été aussi vitaux dans une ère où les firmes de technologie financière, l’intelligence artificielle et les médias sociaux prennent de plus en plus d’ampleur.

Comme conseiller, planificateurs financiers et gestionnaire de portefeuille, votre proposition de valeur, vos compétences vous permettent de répondre aux besoins et aux défis causés par les changements démographiques auprès de vos clients actuels et potentiels.

Les firmes de gestion d’actifs et leurs équipes ont des solutions de FNB et de certificat canadien d’actions étrangères (CCAÉ) ainsi qu’une boîte à outils robuste pour vous aider à bâtir des portefeuilles solides dans les périodes d’accumulation et de décaissement.

Je remercie Finance et Investissement de me permettre d’exprimer mon point de vue sur les forces, les défis et les enjeux d’un secteur auquel je crois énormément. Au plaisir de continuer à dialoguer avec vous sur le secteur des FNB, des CCAÉ et le monde de l’investissement.

Alain Desbiens

Sources

  1. Statistique Canada — : Le troisième âge au premier plan — Statistique Canada
  2. Statistique Canada — Portrait générationnel de la population vieillissante du Canada (Recensement 2021) : : A generational portrait of Canada’s aging population from the 2021 Census
  3. Globe and Mail – Espérance de vie des femmes canadiennes : : Here’s how long Canadian women can expect to live in retirement – The Globe and Mail
  4. Globe and Mail – Probabilité pour un homme d’atteindre 100 ans en bonne santé : : What are the odds of a man reaching 100 in reasonably good health? – The Globe and Mail
  5. Institute IQFP –2025 : InstituteFP-PAG2025
  6. Financial Post – La génération X pourrait dépasser les boomers : Generation X may soon beat the boomers in household wealth | Financial Post
  7. Financial Post — La génération X pourrait dépasser les boomers : Generation X may soon beat the boomers in household wealth | Financial Post
  8. Advisor.ca — Les actifs des ménages vers 10 billions d’ici 2030 : Household assets to approach $10 trillion by 2030 | Advisor.ca
  9. Journal de Montréal : Mourir, c’est facile ; régler une succession, beaucoup moins : Mourir, c’est facile ; régler une succession, beaucoup moins | JDM

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Risques sournois du tsunami de FNB américains https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/risques-sournois-du-tsunami-de-fnb-americains/ Wed, 11 Feb 2026 11:16:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112395 FOCUS FNB — On craint des effets sur la vitalité du secteur canadien et sur la protection des clients.

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Eli Yufest, directeur exécutif de l’Association canadienne des fonds négociés en Bourse (ACFNB), est préoccupé. Un désavantage structurel et réglementaire des fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens par rapport à leurs homologues américains pourrait plomber l’écosystème canadien et nuire à la protection des épargnants, selon lui.

Aujourd’hui, plus de 30 % des actifs en FNB détenus par des investisseurs canadiens (250 G$ environ) sont investis dans des produits américains, ceux-ci étant accessibles sans barrière pour les investisseurs canadiens. « Et ces actifs continuent de croître », continue Eli Yufest.

Ceci prive le Canada de retombées économiques, notamment en matière d’emplois et de recettes fiscales associées à la gestion d’actifs, à l’inscription en Bourse, aux activités de négociation, de marketing, de garde de titres, de supervision réglementaire, de conformité bilingue, indique l’ACFNB dans un mémoire déposé à Ottawa l’an dernier à l’occasion de ses consultations prébudgétaires 2025.

« Nous estimons que le Canada renonce ainsi à environ 4 630 emplois et à près de 288 millions de dollars de recettes gouvernementales annuelles en raison de l’utilisation, par les Canadiens, de produits de FNB étrangers », y lit-on.

Or, l’expiration du brevet américain de Vanguard portant sur les séries FNB de fonds communs de placement pourrait remodeler le paysage des FNB aux États-Unis.

Une série FNB est une catégorie de part de fonds communs de placement (FCP) cotée en Bourse. Elle dispose des mêmes titres en portefeuille et de la même stratégie d’investissement que le FCP. Au lieu d’être négociable auprès de l’émetteur après la clôture des marchés à la valeur liquidative du fonds, la série peut être négociée à tout moment.

Cet automne, l’ACFNB notait que « 80 gestionnaires américains ont déjà déposé des demandes en vue de lancer des fonds communs dotés de catégories de parts en FNB, ce qui pourrait se traduire par l’arrivée de milliers de nouveaux FNB, soutenus par des sociétés disposant d’une envergure mondiale et d’une puissance de distribution considérable ».

Alors que les Canadiens n’ont pas accès directement aux FCP américains, ils y auront indirectement accès par l’intermédiaire des séries de FNB américaines. Nous nous attendons à plus de 1600 lancements de séries FNB de FCP américain, ce qui pourrait faire accroître la demande pour les FNB américains. « C’est un tsunami qui risque de frapper le marché canadien », indique Eli Yufest.

Ce raz de marée de nouveaux FNB pourrait nuire à l’écosystème canadien des FNB, mais également à la protection des investisseurs, ceux-ci ne pouvant se prévaloir des mêmes mécanismes de protection que pour des FNB inscrits au Canada.

Le dirigeant s’en est même plaint devant le Comité sénatorial permanent des finances nationales, le 10 décembre dernier : « les règles canadiennes applicables aux émetteurs nationaux de FNB sont nettement plus strictes que les exigences américaines. Elles entraînent des coûts supplémentaires, créent des freins opérationnels et découragent l’innovation en matière de produits, alors que les fonds négociés en Bourse américains vendus au Canada ne sont soumis à aucune obligation équivalente. »

Eli Yufest redoute que le Canada ne se transforme au fil du temps en un simple marché de distribution pour les FNB américains.

L’ACFNB demande au gouvernement fédéral de cesser de facturer la taxe de vente harmonisée sur les frais de gestion des FNB. « Nous allons toujours être en désavantage par rapport aux FNB américains, car nous facturons la taxe de vente harmonisée en Ontario sur les frais de gestion », dit Eli Yufest.

L’association déplore que, lorsqu’un client se procure un FNB américain par l’intermédiaire d’un compte enregistré, « le contribuable moyen subventionne à bien des égards un investisseur lorsqu’il choisit de transférer ses économies à un fiduciaire étranger ». « Le gouvernement fédéral devrait plutôt créer une sorte de CELI “feuille d’érable” dans lequel il accorderait une subvention pour les investissements faits dans des titres canadiens, y compris des FNB canadiens. »

Selon l’ACFNB, cela canaliserait l’épargne des Canadiens vers des titres cotés au Canada afin de renforcer la liquidité, réduire le coût du capital et soutenir les entreprises en plus de soutenir l’écosystème des marchés financiers canadiens.

Marche arrière demandée

L’ACFNB souhaite aussi que l’Agence de revenu du Canada révise la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat pour les FNB, laquelle a été ajustée en 2023.

Celle-ci restreint la capacité des fiducies de fonds communs de placement, qui constituent la majorité des FNB cotés au Canada, à recourir à cette méthode.

« Présentées comme une mesure de lutte contre l’évitement fiscal visant à corriger certains usages jugés abusifs, ces modifications ont, dans les faits, créé des situations où le fonds et ses porteurs de parts sont tous deux imposés sur un même gain économique. Cet effet de “double imposition” est particulièrement marqué lors de périodes de forte volatilité des marchés ou de baisse de la valeur des actifs, lorsque la rotation du portefeuille peut générer des gains pour les investisseurs qui rachètent leurs parts, gains qui — selon les règles actuelles — sont répartis au prorata entre l’ensemble des porteurs de parts », lit-on dans le mémoire de l’ACFNB.

Selon eux, « les investisseurs à long terme adoptant une stratégie “acheter et conserver” sont exposés à des obligations fiscales accélérées et potentiellement inutiles, sans lien avec leur comportement d’investissement. Ceux qui adoptent cette stratégie ne devraient pas être frappés par une facture fiscale », indique Eli Yufest.

« Nous voulons que le gouvernement repense cette méthode afin de la rendre plus équitable et plus concurrentielle par rapport aux FNB américains », ajoute-t-il.

Selon l’ACFNB, les FNB cotés aux États-Unis composent avec un régime fiscal différent qui protège efficacement les investisseurs demeurant dans le fonds contre des impacts négatifs de la méthode.

« Au Canada, un détenteur d’une part de FNB peut être frappé par une facture fiscale parce qu’un autre investisseur décide de vendre son FNB. Ceci n’arrive pas aux États-Unis », déplore Eli Yufest.

À l’origine, le changement de méthode par le gouvernement canadien avait pour objectif d’éviter son usage abusif et certains avantages fiscaux indus pour les porteurs de part. « Ce que le gouvernement fédéral a fait visait à régler une situation provenant d’un mauvais acteur de l’industrie. Ils ont employé des moyens disproportionnés pour ce faire, créant des conséquences inattendues qui viennent désavantager les FNB canadiens par rapport aux FNB américains », précise Eli Yufest.

Le gouvernement fédéral n’a pas donné suite à ces demandes dans le dernier budget fédéral.

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Infrastructures : au cœur des grandes tendances mondiales https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/infrastructures-au-coeur-des-grandes-tendances-mondiales/ Wed, 11 Feb 2026 11:15:26 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112424 FOCUS FNB — IA, électrification et modernisation soutiennent la croissance.

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Les sociétés d’infrastructures — comme les pipelines énergétiques et les services publics d’électricité — se sont forgé une réputation de générateurs fiables de flux de trésorerie et de verseurs réguliers de dividendes. Or, ces dernières années, ce segment diversifié de l’univers boursier est aussi devenu un vecteur de croissance, en plus de son rôle défensif traditionnel.

« Les dépenses mondiales en infrastructures augmentent de façon soutenue, alors que les pays s’efforcent de moderniser des actifs vieillissants, de décarboner les systèmes énergétiques et de soutenir la croissance fulgurante des technologies numériques », explique Kevin McSweeney, de CI Gestion mondiale d’actifs (CI GMA). Parmi ses responsabilités figure la gestion du Mandat privé d’infrastructures mondiales CI, un fonds négocié en Bourse (FNB) qui a surperformé son groupe de pairs sur plusieurs horizons pluriannuels.

« Dans bien des cas, les investissements en infrastructures se situent en première ligne des grandes tendances de croissance qui propulsent aujourd’hui les marchés boursiers mondiaux », ajoute Kevin McSweeney. Parmi les cinq principales détentions récentes de ce FNB de 425 millions de dollars (M$) figure Equinix, une société californienne spécialisée dans les infrastructures numériques.

Dans un contexte marqué par des tendances structurelles positives — comme l’essor de l’intelligence artificielle et des centres de données très énergivores — les actions d’infrastructures demeurent globalement évaluées à des niveaux modestes par rapport à leurs moyennes historiques, selon CI GMA.

Historiquement, les titres d’infrastructures se négociaient généralement avec une prime par rapport aux actions mondiales dans leur ensemble, souligne Kevin McSweeney, mais cette relation s’est inversée. À la fin janvier, l’indice MSCI World Core Infrastructure affichait un ratio cours/bénéfices de 21, contre 23,4 pour l’indice MSCI World.

« Les actifs d’infrastructures ont historiquement offert des rendements attrayants ajustés au risque, observe Kevin McSweeney, et les valorisations actuelles représentent un point d’entrée exceptionnellement intéressant pour les investisseurs à la recherche d’actifs de longue durée générateurs de liquidités ».

On compte actuellement 16 fonds d’infrastructures cotés au Canada sous forme de FNB, représentant un actif combiné d’environ 2,7 milliards de dollars (G$). Le plus important est le iShares Global Infrastructure Index ETF, avec un actif sous gestion de 1,1 G$, l’un de plusieurs produits gérés de façon passive.

Le secteur des infrastructures continue de croître dans différents contextes économiques, explique Massimo Bonansinga, gestionnaire du BMO Fonds d’infrastructures mondiales, un fonds commun de placement de 250 M$ dont une série FNB a été lancée en juin 2023.

Lorsque l’économie est en expansion, davantage de dépenses sont nécessaires pour des éléments essentiels comme la production d’électricité et les réseaux de transport et de distribution, explique-t-il. En période de ralentissement, les gouvernements augmentent également leurs investissements, les infrastructures constituant un « outil privilégié » de stimulation économique.

Massimo Bonansinga identifie deux grandes tendances structurelles ayant un effet transformateur sur l’économie — et, par ricochet, sur les infrastructures :

  • La première est la dépendance croissante aux énergies renouvelables et l’électrification accrue.
  • La seconde est l’innovation technologique, notamment les applications de l’intelligence artificielle, qui alimente la demande pour les infrastructures nécessaires à leur déploiement.

« Nous observons des taux de croissance qui, par exemple dans les services publics, s’approchent maintenant de plus de 10 % par année en croissance du bénéfice par action, souligne Massimo Bonansinga. C’est absolument remarquable. Je couvre ce secteur depuis plus de 20 ans et je n’ai jamais vu quelque chose de semblable. »

Afin d’éviter une exposition excessive aux infrastructures liées à la haute technologie, Massimo Bonansinga n’investit pas directement dans les centres de données. Il privilégie plutôt les sociétés de services publics qui fournissent l’énergie et les réseaux de transmission nécessaires à leur fonctionnement.

Une position actuelle de BMO qui illustre cette approche est NextEra Energy, un important fournisseur d’électricité basé en Floride, qui a annoncé en décembre une expansion majeure de sa collaboration avec Google Cloud afin de développer plusieurs nouveaux centres de données.

Les sociétés américaines représentent généralement la plus forte pondération géographique des fonds d’infrastructures, reflet du poids dominant des États-Unis à l’échelle mondiale. Par exemple, le FINB BMO infrastructures mondiales de 461 M$ détenait récemment 69 % de ses actifs en actions américaines. Suivant un indice différent, le iShares Global Infrastructure Index ETF a une pondération américaine qui, bien qu’importante, s’élevait à 43 %.

Pour les gestionnaires actifs, l’investissement en infrastructures devient un exercice d’équilibre entre les sociétés traditionnelles versant des dividendes stables et les nouvelles occasions de croissance. « Nos gestionnaires cherchent le meilleur équilibre entre les infrastructures traditionnelles et les nouvelles formes d’infrastructures, explique Chris Cullen, premier vice-président et chef des FNB chez Brompton Funds. Ils recherchent les meilleures occasions de rendement sur une base ajustée au risque. »

Le Brompton Global Infrastructure ETF, d’un actif de 54 M$ et ayant obtenu la cote maximale de cinq étoiles Morningstar pour son rendement ajusté au risque, détenait récemment 43 % de ses actifs dans le secteur industriel, 20 % dans l’énergie et 12 % dans les services publics.

Ces pondérations varient toutefois au fil du temps. « Il n’y a pas de ciblage sectoriel précis, précise Chris Cullen. Les allocations sectorielles découlent généralement des meilleures idées issues du processus de sélection de titres. »

Même si les titres appartenant aux indices d’infrastructures jouent un rôle dominant, les gestionnaires actifs disposent d’une certaine latitude pour sortir des sentiers battus. À titre d’exemple, une position importante récente de Brompton est Cameco, un producteur canadien d’uranium qui fournit des centrales nucléaires. « L’énergie nucléaire est un thème majeur dans le déploiement de l’IA et d’autres infrastructures technologiques », déclare Chris Cullen.

Pour les investisseurs en actions axés sur le revenu, un autre attrait des fonds d’infrastructures réside dans leurs distributions supérieures à la moyenne. À la fin janvier, le FNB de Brompton affichait une distribution de 5,4 %, soutenu en partie par une utilisation sélective de stratégies de ventes d’options d’achats couvertes.

« Les occasions de dividendes sont nombreuses dans le secteur des infrastructures, affirme Chris Cullen. Les investisseurs à la recherche de revenus ont tout intérêt à considérer ce segment pour générer des flux de trésorerie sous forme de dividendes. »

Le Fonds d’infrastructures mondiales CI, pour sa part, verse une distribution mensuelle de 6,9 cents par part, ce qui correspond, à son récent actif net, à un rendement annuel de 2,6 % — soit tout de même le double du rendement de distribution d’un FNB d’actions mondiales.

Kevin McSweeney souligne que les sociétés d’infrastructures offrant des services essentiels bénéficient de barrières à l’entrée élevées pour les concurrents et génèrent des revenus généralement soutenus par des tarifs réglementés ou des contrats à long terme.

Cela se traduit par des flux de trésorerie prévisibles et une volatilité des bénéfices réduite. « Cette combinaison d’une demande résiliente, d’une grande visibilité sur la génération future de liquidités et de revenus récurrents issus de loyers contractuels permet à de nombreuses sociétés d’infrastructures de maintenir des dividendes supérieurs à la moyenne, tout en offrant une croissance fiable de ces dividendes dans le temps », conclut-il.

Selon Kevin McSweeney, les pipelines et les services publics, en particulier, « profitent d’une demande d’électricité en hausse, d’une tarification solide et de perspectives de croissance liées à l’accélération de l’adoption de l’intelligence artificielle ».

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L’appétit pour les FNB couverts dépend du taux de change https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/lappetit-les-fnb-couverts-depend-du-taux-de-change/ Wed, 11 Feb 2026 10:42:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112261 FOCUS FNB – Celui-ci tend à être plus sensible aux fortes hausses du taux de change $ US/$ CA qu’aux baisses.

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Dans un rapport de janvier 2026, Marchés des capitaux CIBC explore comment les investisseurs individuels ont recours à la couverture de change avec les fonds négociés en Bourse (FNB). L’analyse constate que la demande pour les FNB couverts contre le risque de change lié au dollar canadien dépend des fluctuations du taux de change $ US/$ CA, que les participants aux FNB se couvrent de manière opportuniste et que les FNB couverts contre le risque de change ont généralement été préférés aux FNB non couverts depuis 2024.

Environ 15 % de l’actif total en FNB canadiens, que CIBC évalue à 782 milliards de dollars (G$), est investi dans des FNB couverts contre la fluctuation du dollar canadien, soit environ 450 fonds. Les autres actifs en FNB sont investis soit dans des versions non couvertes ou dans des FNB libellés en dollars américains.

Pour étudier les pratiques de couverture, CIBC a retenu 100 fonds qui ont à la fois une version couverte et une version non couverte et a suivi dans chacune des versions le nombre de parts en circulation et leurs fluctuations. CIBC les a par la suite additionnés afin de crée des paniers.

Le raisonnement de CIBC est le suivant : si la demande pour le FNB couvert dépasse celle pour son homologue non couvert, il devrait y avoir davantage de parts créées pour le panier du FNB couvert que pour celui non couvert.

Suivre les aléas du taux de change

On pourrait croire spontanément que la couverture de change est une pratique quasi automatique : certains investisseurs y recourent systématiquement, d’autres non. Il n’en est rien. La pratique est très sensible aux fluctuations des taux de change, et cela tombe sous le sens. Les investisseurs couvrent leurs actifs quand le change $ US/$ CA est en hausse, et atténuent la couverture ou la retirent quand cette paire est en baisse, rapporte Marchés des capitaux CIBC.

C’est ce qu’on a constaté durant la crise de COVID-19 de janvier 2020 à décembre 2021 : quand le taux de change est tombé de 1,45 à 1,28, la demande pour les FNB non couverts a augmenté par un multiple de 2,1, alors que la demande pour leurs équivalents couverts a crû par un multiple de 1,6. En comparaison, depuis le début de 2024, alors que le taux $ US/$ CA a grimpé de 1,32 à un sommet de 1,45 autour des incertitudes tarifaires, la demande pour les FNB couverts a grimpé par un multiple de 1,9, pour les FNB non couverts, de 1,4, constate l’étude de CIBC.

« En règle générale sur des périodes étendues, puisque le taux $ US/$ CA tend à remonter en période d’aversion au risque, les participants ont tendance à recourir à la couverture de change lorsque les actions connaissent un marché baissier et à ne pas couvrir le risque de change lorsqu’elles connaissent un marché haussier », lit-on dans l’étude menée notamment Jennifer Li, directrice des ventes, Marchés institutionnels, chez CIBC Marchés des capitaux.

Les appétits de couverture sont asymétriques

L’année 2025 affiche un parcours représentatif. Dans le premier trimestre de l’année, alors que le taux de change oscillait entre 1,42 et 1,44, la demande pour les FNB couverts a monté sensiblement plus que la demande pour leurs équivalents non couverts. Puis au « jour de la libération » décrété par le président américain, en avril, quand le taux est passé sous le seuil d’environ 1,37, c’est la demande pour les fonds non couverts qui a pris le dessus.

CIBC observe une importante asymétrie : la demande pour les FNB couverts tend à être plus sensible aux fortes hausses du taux de change $ US/$ CA qu’aux baisses. « Lorsque le taux $ US/$ CA remonte, écrit CIBC, la demande pour les FNB couverts augmente considérablement ; lorsque le taux $ US/$ CA baisse, cette demande ne diminue que légèrement. La sensibilité lors des fortes hausses du taux $ US/$ CA est environ quatre fois plus élevée que lors des baisses de même ampleur. Cependant, nous constatons que lorsque les variations du taux $ US/$ CA sont faibles (au cours des mois où le taux $ US/$ CA reste dans une fourchette étroite), les acheteurs de FNB sont plus enclins à ne pas se couvrir contre les fluctuations de changes. »

Enfin, Marchés des capitaux CIBC fait ressortir que, contrairement à une idée répandue, la demande de couverture de la part des investisseurs en FNB n’a aucun effet sur les mouvements du taux de change. Les participants du marché de détail sont des preneurs de prix et ne sont pas suffisamment importants pour influencer les cours de change. La relation est inverse, c’est le prix « spot » des devises qui détermine la demande de couverture.

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FNB : tendances émergentes du secteur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-tendances-emergentes-du-secteur/ Wed, 04 Feb 2026 13:01:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112203 Les FNB à gestion active poursuivent leur élan.

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« Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont devenus l’instrument par défaut des conseillers pour élaborer des portefeuilles au Canada », affirme Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNB chez Placements Mackenzie, dont la firme vient de publier un rapport intitulé Perspectives des FNB pour 2026.

Les chiffres confirment cette assertion. Atteignant 714 milliards de dollars (G$) à la fin de 2025, l’actif total des FNB canadiens a augmenté de 37,6 % en 2025, soit à un rythme supérieur au taux de croissance annuel composé de 23 % dans la dernière décennie. Certes, avec un actif total s’élevant à 2528 G$ à la fin de 2025, selon les statistiques de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI, précédemment IFIC), les fonds communs de placement (FCP) gardent encore le haut du pavé sur le plan des actifs détenus. Mais depuis 2022, autant la croissance que l’intérêt ont définitivement basculé du côté des FNB.

Après avoir connu des rachats nets de 44 G$ et 56 G$ en 2022 et 2023, les ventes nettes de FCP sont devenues positives à nouveau, atteignant 15 G$ en 2024, puis 40,5 G$ en 2025. Pendant tout ce temps, les créations nettes de FNB n’ont jamais fléchi :  36 G$ en 2022, 37 G$ en 2023,75 G$ en 2024. En 2025, selon l’analyse de Banque Nationale du Canada Marchés financiers, elles ont bondi de 166 % : 125 G$, l’actif total sous gestion grimpant de 195 % à 714 G$.

La nouvelle réalité des FNB se décline en trois développements de fond, selon Placements Mackenzie : le retour, via les FNB, de la gestion active traditionnelle ; l’accès à des stratégies systématiques (factorielles qui privilégient la qualité, la valeur, la croissance, le momentum ou la faible volatilité) ; l’émergence des fonds alternatifs liquides.

Montée en flèche de la gestion active

À la fin de 2025, l’actif sous gestion dans les FNB à gestion active était passé à 217 G$ et représentait 28 % de l’actif total. En 2015, la part des FNB à gestion active était de 14 %, mais n’accaparait que 12 G$ des actifs. Laurent Boukobza caractérise comme gestion active « tout ce qui n’est pas indiciel ». Dans sa forme la plus accomplie, la gestion active est la même, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un FCP : sélection de titres, orientation stratégique, variation de l’allocation, etc.

Cependant, souligne-t-il, « on peut être très actif avec du passif ». Il donne l’exemple d’un fonds de fonds chez Mackenzie composé de huit fonds indiciels, mais où un gestionnaire fait une allocation active en s’appuyant sur de la gestion algorithmique et de l’analyse de marché par une intelligence artificielle (IA).

L’attrait de la gestion active répond au désir, de la part des conseillers, « de combiner l’analyse active avec la liquidité et l’efficacité des FNB, écrit Mackenzie. La distinction entre “gestion active” et “FNB” s’estompe (…) permettant aux conseillers de s’appuyer sur la même prise de décision basée sur la conviction et la recherche fondamentale qu’offraient auparavant uniquement les fonds communs de placement. »

Selon Mackenzie, ce déplacement vers la gestion active sera renforcé par la phase 3 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3) qui porte sur la divulgation du coût total des fonds. Celui-ci « devrait procurer une plus grande transparence quant aux frais et permettre de mieux comparer les coûts de l’ensemble des produits de placement. » Pour les conseillers canadiens, « cet élan est l’occasion de différencier leur proposition de valeur en tirant parti des FNB à gestion active pour exprimer des points de vue stratégiques et tactiques, gérer le risque et démontrer leur expertise en construction de portefeuille ».

Imbrication des stratégies systématiques

On appelle « systématiques » les stratégies qui recourent à la notion de « facteur » comme la valeur, la croissance, la qualité, le momentum ou la volatilité.

« Les stratégies systématiques et fondées sur des facteurs deviennent discrètement l’épine dorsale des portefeuilles FNB modernes, affirme l’étude de Mackenzie. En 2026, on ne se demandera plus s’il faut utiliser des facteurs, mais comment les intégrer au mieux. L’objectif n’est pas de remplacer la gestion active, mais de la combiner avec des expositions rigoureuses et basées sur des règles qui renforcent la cohérence à long terme. »

Avec une volatilité élevée, on constate que l’information est intégrée de plus en plus rapidement, rappelle Laurent Boukobza : « On voit que différents facteurs peuvent s’appliquer à différents régimes de marché et qu’on peut en faire une rotation systématique pour ajuster le style de gestion au régime de marché en force. Le processus systématique, qui fait appel à des processus testés à travers le temps, permet la reproduction des rendements. »

Émergence de l’alternatif

Une catégorie plus jeune encore que les FNB, les fonds alternatifs liquides ont rapidement percé dans le paysage des FCP. À présent, leur déplacement vers les FNB est plus fulgurant encore. Ici, on parle de stratégies qui se caractérisent par le recours à du levier financier, à de la vente à découvert, à des instruments dérivés, surtout des options. Laurent Boukobza identifie les catégories suivantes comme appartenant aux « alternatifs liquides » : actions en position acheteur/vendeur, revenu fixe en position acheteur/vendeur, actions inversées, actions à levier, revenu fixe à levier.

Valeurs mobilières TD comptait 277 FNB de type alternatif liquides au Canada lesquels cumulent 22,9 G$ en actifs sous gestion, soit 3,2 % de l’actif en FNB canadien à la fin de décembre 2025. L’année dernière, ces fonds ont capté 7,2 G$ en créations nettes, soit 6 % des créations nettes annuelles. Les FNB alternatifs liquides ont ainsi dépassé l’actif en FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), qui s’établissait à 21,3 G$ à la fin de 2025 et dont les créations nettes s’établissaient à 1,47 G$ selon VMTD.

« Les conseillers peuvent désormais intégrer des placements non traditionnels liquides directement dans les portefeuilles afin d’atteindre un éventail plus large d’objectifs, écrit Mackenzie, notamment la gestion de la volatilité, la production de revenus et l’amélioration des rendements d’un portefeuille grâce à des stratégies d’extension d’alpha. »

Laurent Boukobza donne l’exemple d’un fonds alternatif liquide de Mackenzie, le Fonds américain d’extension d’alpha Mackenzie GQE, qui a recours à un peu de levier et à la vente à découvert, et qui réplique le fonds institutionnel Quantative US Core Extended Strategy, également de Mackenzie Le premier fonds n’a pas encore un an de parcours, par contre le fonds institutionnel, lancé en août 2020, affiche depuis sa création une surperformance annuelle de 310 points de base par rapport à l’indice S&P 500.

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Les pièges à éviter dans la sélection de FNB obligataires https://www.finance-investissement.com/fi-tv_/nouvelles-fi-tv/les-pieges-a-eviter-dans-la-selection-de-fnb-obligataires/ Wed, 14 Jan 2026 21:23:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111576 FI TV – Laurent Boukobza, VP et stratège FNBs pour l’Est du Canada, Placements Mackenzie, explique les risques sous-estimés du revenu fixe dans un contexte de marché favorable.

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Finance et investissement : Quels sont les écueils les plus fréquents lorsqu’un conseiller sélectionne un fond négocié en Bourse (FNB) obligataire ?

Laurent Boukobza : Lorsqu’on aborde le revenu fixe — surtout après plusieurs années marquées par des baisses de taux et un marché des actions en forte croissance — il est facile pour les investisseurs de perdre de vue pourquoi le revenu fixe est intégré dans le portefeuille.

On le rappelle, les principaux attributs du revenu fixe sont :

  • la préservation du capital,
  • la génération de revenu,
  • et la diversification face au marché des actions.

Sur le spectre rendement-risque, davantage de rendements est généralement synonyme de prise de risque, au détriment de la préservation du capital ou des aspects de diversification. C’est d’autant plus vrai dans un marché, dans un contexte où les obligations à escompte se font rares au profit d’émissions assorties de primes.

Ainsi, à la fin de 2025 — après quelques années de relativement faible volatilité sur les marchés obligataire couplé à une croissance soutenue des actions — on observe une certaine complaisance, voire une tolérance plus élevée au risque dans la section obligataire des portefeuilles.

Donc, c’est peut-être un des enjeux que l’on voit actuellement : une tolérance accrue au risque.

Les opinions exprimées sont celles de Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNBs pour l’Est du Canada, Placements Mackenzie, en date du 5 décembre 2025, et elles peuvent changer selon la situation des marchés et d’autres conditions.

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2025 : une autre année record pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/2025-une-autre-annee-record-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 14 Jan 2026 11:43:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111831 FOCUS FNB – Les créations nettes atteignent 125 milliards de dollars.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une année historique en 2025, avec des créations nettes record de 125 milliards de dollars (G$), selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les actifs sous gestion (ASG) des FNB canadiens atteignaient à la fin de décembre 713 G$, avec un taux de croissance annuel composé de 23 % sur les dix dernières années.

En 2024, les FNB canadiens avaient déjà dépassé de 45 % le précédent record établi en 2021 sur le plan des créations nettes annuelles de FNB canadiens, en raison de la confiance accrue des investisseurs et à une offre de produits plus diversifiée.

En 2025, les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes. Les FNB d’actions ont été les plus prisés en 2025, avec des créations nettes 66 G$, dont 10 G$ en décembre, portant leur ASG à 458 G$.

En 2025, les FNB d’actions internationales ont tenu le haut du pavé avec des entrées nettes de 33 G$ pour l’année, suivies par les FNB d’actions américaines (20 G$) et les FNB d’actions canadiennes (13,5 G$). En décembre, les entrées nettes se sont élevées à 4,2 G$ pour les FNB d’actions internationales, 3,1 G$ pour les FNB d’actions canadiennes et 2,5 G$ pour les fonds d’actions américaines.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent avec 35 G$ de créations nettes en 2025, suivis par les FNB de dividendes (8 G$) et les FNB factoriels à faible volatilité (3,5 G$). Les FNB thématiques ont récolté 2,2 G$ de créations nettes en 2025.

Sur le plan des FNB d’actions sectorielles, les FNB qui ciblent le secteur des services publics enregistrent les plus importantes créations nettes de l’année (851 M$), tandis que ceux qui ciblent les services financiers, l’immobilier, l’énergie et la technologie connaissent des rachats nets.

Les FNB d’actions ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont récolté des créations nettes de 1,2 G$ en 2025, dont 135 M$ en décembre. Les FNB ESG axés sur l’environnement ont connu le plus de succès, avec des créations nettes de 72 M$ pour le mois. Sur l’année, les FNB ESG du marché américain ont dominé le marché, suivis de ceux des marchés émergents et développés.

FNB de revenu fixe en demande

Les FNB de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 37 G$ en 2025, dont 4,4 G$ en décembre, pour un ASG total de 183 G$ à la fin de décembre. Les FNB d’obligations canadiennes totales (aggregate) arrivent en tête avec 12 G$ d’entrées nettes de 2025, suivies par les FNB d’obligations corporatives (9 G$) et les FNB du marché monétaire (7 G$). Les FNB d’obligations gouvernementales canadiennes ont, quant à elles, connu des rachats nets l’an dernier.

Les FNB multi-actifs ont enregistré des entrées nettes de 12 G$ en 2025, dont 1,3 G$ en décembre, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu une année en dents de scie avec 933 millions de dollars (M$) de créations nettes, dont 121 M$ en décembre, portant leur ASG à 8 G$.

Malgré « une année marquée par la guerre commerciale, le développement accéléré des technologies et les turbulences géopolitiques », la valeur des transactions sur FNB a explosé, atteignant 1,2 billion de dollars (soit 4,6 milliards de dollars par jour), surpassant de 47 % le record de 2024, souligne le rapport.

Sur 10 ans (de 2015 à 2025), les FNB canadiens ont connu une croissance importante : leur nombre est passé de 414 à 1792 et l’ASG a grimpé de 90 G$ à 714 G$.

Pour l’année 2025, RBC iShares s’est taillé la part du lion, avec des créations nettes de 28 G$, suivi de BMO et Vanguard (18 G$ chacune), Fidelity (12 G$), TDAM et Mackenzie (7 G$ chacune). RBC iShares détient actuellement l’ASG le plus important en FNB canadiens (196 G$), devant BMO (150 G$), Vanguard (105 G$), Global X (44 G$) et TDAM (29 G$).

Les FNB ayant attiré les plus importantes créations nettes en 2025 sont : iShares Core Equity ETF Portfolio (XEQT) (4,7 G$), Vanguard S&P 500 Index ETF (VFV) (4,2 G$), Fidelity All-in-One Balanced ETF (FBAL) (3,7 G$), Vanguard All-Equity ETF Portfolio (VEQT) (3 G$) et iShares Core MSCI EAFE IMI Index ETF (XEF) (2,7 G$). BMO Long Federal Bond Index ETF (ZFL) a enregistré les plus importants rachats nets.

L’année a également été marquée par le lancement de 364 nouveaux FNB, ce qui porte le compte à 1792 FNB au Canada. De plus, quatre fournisseurs ont rejoint le marché canadien : Capstone Asset Management, Rocklinc Investment Partners, SLGI Asset Management et True Exposure Investments, portant à 48 le nombre total de fournisseurs de FNB au Canada.

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