Inflation | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/inflation/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 18 Feb 2026 11:49:14 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Inflation | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/inflation/ 32 32 Léger recul de l’inflation en janvier https://www.finance-investissement.com/nouvelles/leger-recul-de-linflation-en-janvier/ Wed, 18 Feb 2026 11:49:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112576 Elle s’est établie à 2,3 %.

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Un ralentissement de l’inflation globale, mais une accélération de l’inflation alimentaire dans un contexte de modifications fiscales et de pressions persistantes dans les magasins d’alimentation continuent de peser sur les consommateurs, annonce mardi Statistique Canada.

L’agence fédérale indique que l’inflation s’est établie à 2,3 % en janvier au pays, en léger recul par rapport à sa progression de 2,4 % en décembre. Les économistes s’attendaient à ce que l’inflation se maintienne à 2,4 %.

Les prix de l’essence ont diminué de 16,7 % en janvier par rapport à la même période l’an dernier. Ce recul est surtout attribuable à l’absence de la tarification fédérale du carbone pour les consommateurs, qui a été retirée en avril dernier. L’inflation du logement, qui est depuis longtemps un casse-tête pour les ménages canadiens, a également atteint son niveau le plus bas en près de cinq ans, grâce à l’atténuation des pressions sur les loyers.

Ces baisses ont contribué à contrebalancer l’inflation alimentaire, qui s’est accélérée pour atteindre 7,3 % en janvier, contre 6,2 % le mois précédent.

Leslie Preston, économiste à la TD, souligne qu’une partie de la hausse de l’inflation alimentaire est un phénomène statistique, tandis que d’autres facteurs liés aux pressions inflationnistes passées continuent de se répercuter sur la chaîne d’approvisionnement.

Les prix des aliments achetés au restaurant ont bondi de 12,3 % le mois dernier par rapport à janvier 2025, ce qui a entraîné l’accélération de l’inflation alimentaire.

L’impact du congé de TPS

Cette hausse est principalement liée au congé temporaire de TPS accordé par le gouvernement fédéral — une suspension de deux mois de la partie fédérale de la taxe sur les produits et services admissibles — qui est entré pleinement en vigueur un an plus tôt.

Janvier 2025 a été le seul mois complet de l’exonération fiscale temporaire accordée par Ottawa sur les repas au restaurant et divers biens et services, et les comparaisons annuelles sont quelque peu faussées, car cette taxe est réintégrée dans les calculs de l’inflation pour janvier 2026.

Les prix de l’alcool, des vêtements pour enfants, des jouets et des jeux ont également fortement augmenté le mois dernier, puisqu’ils avaient diminué en janvier 2025 en raison du congé de TPS.

Février étant le dernier mois partiel de l’allègement fiscal temporaire en 2025, Leslie Preston prévient que ces facteurs commenceront à disparaître des calculs de l’inflation.

L’inflation alimentaire a été un sujet brûlant à la colline du Parlement.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a publié mardi un message sur les réseaux sociaux dans lequel il attribue la hausse des prix des denrées alimentaires aux frais réglementaires qui font grimper les prix tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Il a écrit une lettre au premier ministre Mark Carney exigeant un revirement d’urgence des politiques libérales avant que les Canadiens ne souffrent de la faim.

Les importations en cause

Les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 4,8 % en janvier, soit un ralentissement par rapport à la hausse de 5,0 % enregistrée en décembre. Selon Statistique Canada, les prix des fruits frais ont baissé de 3,1 % au cours du mois, car la stabilité des saisons de croissance dans les régions productrices a fait diminuer les prix des baies, des oranges et des melons.

Mais les prix de produits de base, tels que le café et le bœuf, continuent d’afficher des hausses à deux chiffres, et Leslie Preston précise qu’il ne s’agit pas d’un effet du congé fiscal.

Elle explique que la hausse actuelle des prix est en grande partie liée à la faiblesse du dollar canadien au début de l’année 2025 ainsi qu’aux droits de douane de rétorsion imposés par le Canada aux États-Unis, qui visaient des produits alimentaires tels que le jus d’orange de Floride. Ces deux facteurs rendent plus coûteux pour les importateurs l’achat de denrées alimentaires ou d’ingrédients à l’étranger.

Bien que le dollar canadien se soit quelque peu redressé et qu’Ottawa ait abandonné la plupart de ses droits de douane de rétorsion en septembre, Leslie Preston note que les répercussions sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire ont tendance à toucher les consommateurs avec un certain décalage.

Une analyse publiée au début du mois par Olga Bilyk, économiste à la Banque du Canada, a montré une forte corrélation entre l’inflation alimentaire et l’augmentation des coûts de la chaîne d’approvisionnement après avoir pris en compte un délai de six mois.

Cela signifie que l’allègement de ces pressions sur les coûts mettra également du temps à se répercuter sur les factures d’épicerie des Canadiens.

« Ces effets mettent du temps à se faire sentir au niveau de la vente au détail, nous nous attendons donc à voir l’inflation des produits alimentaires ralentir au cours de l’année à venir », avance Leslie Preston.

Certains des facteurs qui influent sur l’inflation des produits alimentaires au Canada sont mondiaux, comme les sécheresses des années passées, qui ont entraîné une diminution des troupeaux de bétail et des conditions de culture plus difficiles pour les grains de café, fait remarquer Leslie Preston.

Cependant, même si les prix des matières premières exercent une pression sur les rayons des épiceries à travers le monde, aux États-Unis, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 2,9 % en janvier.

Leslie Preston indique que le Canada a tendance à être plus durement touché que les États-Unis, en particulier pendant les mois d’hiver, car moins de produits frais sont cultivés au nord de la frontière. Le Canada est donc plus vulnérable aux effets des prix à l’importation et aux fluctuations monétaires.

Dans son analyse, Mme Bilyk attribue également une grande partie de la responsabilité de la récente inflation alimentaire à la flambée des coûts d’importation. Elle explique que les denrées alimentaires, telles que le café et le chocolat, sont confrontées à une hausse des prix à l’échelle mondiale en raison des conditions météorologiques extrêmes et des droits de douane.

Quel rôle pour la Banque du Canada ?

Le rapport sur l’indice des prix à la consommation de janvier de Statistique Canada marque le premier examen des données sur l’inflation depuis que la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le mois dernier.

Leslie Preston affirme que, dans l’ensemble, les données montrent que les prix du panier de consommation des ménages déclinent à un rythme un peu plus rapide que prévu par la TD.

Elle ajoute que la Banque du Canada devrait observer plusieurs mois consécutifs de ralentissement de l’inflation à ce rythme avant d’envisager de nouvelles baisses des taux d’intérêt.

« Nous surveillerons de près l’évolution de la situation au cours des deux prochains mois pour voir si cette tendance se poursuit, mais si c’est le cas, nous nous attendons à ce que la Banque du Canada s’oriente vers une baisse des taux d’intérêt », avance Leslie Preston.

Selon LSEG Data & Analytics, les probabilités d’une baisse des taux d’intérêt lors de la prochaine décision de la Banque du Canada, le 18 mars, s’élevaient à un peu plus de 10 % mardi après-midi.

Doug Porter, économiste en chef chez BMO, écrit mardi dans une note à ses clients que les progrès réalisés en janvier en matière d’inflation sous-jacente, l’indicateur préféré de la banque centrale, seront encourageants.

Il ajoute que la barre est haute pour une nouvelle baisse des taux, les responsables de la banque centrale avertissant que la politique monétaire ne pouvait guère faire plus pour soutenir l’économie dans sa transition structurelle induite par le commerce.

Doug Porter fait également valoir qu’une baisse éventuelle n’est pas totalement exclue.

« Même dans ce cas, si l’inflation continue de ralentir, la banque pourrait être en mesure de soutenir l’économie si la croissance venait à connaître de réelles difficultés en raison de la transition structurelle », détaille-t-il.

La Banque du Canada examinera à nouveau la dynamique de l’inflation pour février avant de prendre sa prochaine décision en mars.

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Pourquoi sommes-nous constructifs sur les obligations canadiennes en 2026 ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/hadiza-djataou/pourquoi-sommes-nous-constructifs-sur-les-obligations-canadiennes-en-2026/ Fri, 13 Feb 2026 11:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112422 ZONE EXPERTS – Quand le ralentissement économique redonne du sens à l’allocation obligataire.

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Après plusieurs années marquées par une inflation élevée globalement, un resserrement monétaire rapide et une volatilité inhabituelle sur les marchés obligataires, le contexte macroéconomique a profondément évolué avec des divergences apparentes de croissance par régions et pays. La question cruciale n’est plus de savoir si les taux directeurs doivent continuer de monter, mais plutôt : combien de temps les banques centrales peuvent-elles maintenir une politique restrictive dans ces pays sans accentuer un ralentissement économique déjà bien amorcé ? C’est pourquoi nous maintenons une préférence pour les obligations canadiennes, tant en valeur absolue que par rapport à celles des autres marchés développés.

Une Banque du Canada en pause face à une croissance fragile

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de sa réunion du 28 janvier 2026 comme prévu. Plusieurs signaux dans le communiqué et le Rapport sur la politique monétaire méritent l’attention.

La Banque ne considère plus le marché du travail comme tendu, malgré des données encore solides fin 2025. La croissance au T4 a déçu, et l’inflation de base poursuit son ralentissement. Ces éléments confirment un affaiblissement de l’économie.

Elle a aussi exprimé des inquiétudes inhabituelles sur les négociations de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), suggérant qu’un changement de cap monétaire n’est pas exclu si le cadre commercial nord-américain se détériore. Pourtant, les marchés n’anticipent que 2 à 3 points de base de baisse d’ici juillet, un scénario que nous jugeons trop prudent.

Nous pensons que la Banque pourrait assouplir sa politique, non dès mars, mais probablement à partir de juin. Ce point de vue, encore marginal, s’appuie sur une lecture de la conjoncture : marché immobilier en difficulté, croissance démographique quasi nulle, et essoufflement général de l’activité. Le PIB mensuel a reculé de 0,3 % en octobre, et l’indice PMI manufacturier est resté en zone de contraction à 48,6 en décembre. Certes, les données canadiennes sont volatiles et sujettes à révision, mais les tendances sont claires : production, consommation, confiance des entreprises. Tous les indicateurs convergent vers un ralentissement graduel, difficilement compatible avec un maintien prolongé du resserrement monétaire.

Une Inflation favorable à une politique monétaire attentiste

L’inflation de tête, c’est-à-dire le taux d’inflation global mesuré par l’IPC total, a légèrement augmenté en décembre, passant de 2,2 % à 2,4 %. Mais cette hausse est surtout technique, liée à la fin du congé temporaire de TPS/TVH en 2025, et non à une nouvelle accélération des prix. La forte baisse des prix de l’essence (-14 % sur un an) a d’ailleurs limité cette hausse. Les mesures d’inflation privilégiées par la Banque du Canada  montrent un ralentissement. Sur une base annualisée sur trois mois, l’inflation est désormais sous les 2 %, indiquant que la dynamique récente des prix est beaucoup plus modérée et compatible avec la cible de la Banque du Canada.

Le principal point de pression demeure l’alimentation. Les prix à la consommation (+5 %) et dans les restaurants (+8,5 %) restent élevés, ce qui pèse sur le budget des ménages, même si l’inflation globale est mieux maîtrisée. Les coûts d’intérêt hypothécaires cessent désormais de pousser l’inflation à la hausse et commencent même à se stabiliser également. Pris dans leur ensemble, les signaux pointent vers une inflation contenue dans un contexte de croissance affaiblie.

 Le marché du travail : ralentissement et création d’emplois anémique

Le marché du travail demeure le principal point d’attention pour la Banque du Canada, mais là aussi, les signes de modération se multiplient. Après une création de 53 600 emplois en novembre, les gains d’emplois n’ont été que de 8 200 en décembre, tandis que le taux de chômage est remonté de 6,5 % à 6,8 %. Cette évolution est cohérente avec le ralentissement observé dans l’activité économique et sans amélioration marquée de la croissance, il devient envisageable de voir un assouplissement de la politique monétaire, mais pas avant la seconde partie de l’année.

Dans ce contexte, les obligations canadiennes sont intéressantes, car une grande partie du scénario de remontée des taux est déjà intégrée dans les prix, particulièrement sur les échéances courtes. À mesure que la croissance ralentit et que l’inflation se normalise, l’équilibre des risques devient plus favorable aux détenteurs d’obligations. Même en l’absence de baisse immédiate des taux directeurs, le maintien de conditions monétaires restrictives dans un environnement de croissance plus faible soutient historiquement la performance obligataire. Enfin, sur une base comparative, les taux canadiens sont plus attractifs que ceux aux États-Unis, car l’économie américaine est plus dynamique, le marché du travail y est plus tendu et l’inflation de bases reste élevée. Cette divergence renforce l’attrait relatif des obligations canadiennes dans une allocation mondiale.

 Le dollar canadien et le risque géopolitique américain

À court terme, le dollar canadien pourrait être sous pression, pénalisé par le ralentissement économique domestique et l’incertitude entourant les relations commerciales nord-américaines et notamment les renégociations de l’ACEUM.

Un risque important pour un scénario de faiblesse prolongée du dollar canadien concerne toutefois le dollar américain lui-même. Le contexte géopolitique actuel, marqué par une posture plus conflictuelle des États-Unis et par les tensions entourant des enjeux stratégiques tels que le Groenland, pourrait mener à un désengagement graduel de certains investisseurs internationaux à l’égard des actifs américains et du dollar américain. C’est un risque à surveiller, car l’impact serait significatif, exerçant une pression baissière sur le dollar américain, auquel cas le dollar canadien pourrait s’apprécier plus par effet de contraste que par amélioration fondamentale.

Une approche constructive et disciplinée

Adopter une vision favorable à l’égard des obligations canadiennes ne signifie pas ignorer les risques. La volatilité demeurera élevée, les données économiques pourraient être volatiles et les banques centrales éviteront toute déclaration prématurée de victoire sur l’inflation. Cependant, dans un environnement où la croissance ralentit au Canada, en ligne avec les autres pays développés, l’inflation se normalise progressivement. Nous pensons que les obligations canadiennes retrouvent alors pleinement leur rôle fondamental : offrir du revenu, de la diversification et une protection en cas de choc exogène.

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La BdC maintient ses taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-maintient-ses-taux/ Wed, 28 Jan 2026 15:08:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112142 Le taux directeur reste à 2,25 %.

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La Banque du Canada (BdC) a décidé de laisser ses taux inchangés, comme le prédisaient les experts. Ainsi, le taux du financement à un jour reste à 2,25 %, le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« En tant que stratège, il n’y a rien qui change quoique ce soit ce matin avec cette décision. Ce qui se passe avec le dollar américain et la Fed est largement plus important pour les marchés. Les taux sont assez restrictifs pour garder l’inflation sous contrôle, et la barre est haute avant de reparler de hausses incontrôlées », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine.

Pour expliquer sa décision, la BdC souligne que les perspectives concernant les économies mondiale et canadienne n’ont que peu évolué par rapport à la projection présentée dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’octobre.

La banque centrale s’inquiète toutefois encore de l’imprévisibilité des politiques commerciales américaines et des risques géopolitiques actuels, mais elle estime que la croissance mondiale devrait s’établir à environ 3 %.

Pour le moment, l’expansion économique américaine dépasse les attentes, notamment grâce aux investissements liés à l’intelligence artificielle et les dépenses de consommation. Les droits de douane auront un impact à la hausse sur l’inflation, mais pas avant quelques mois.

Dans la zone euro, la croissance a été portée par le dynamisme du secteur des services et devrait également bénéficier du soutien de la politique budgétaire.

Au Canada, les restrictions commerciales imposées par les États-Unis et l’incertitude pèsent sur la croissance. Le PIB a stagné au quatrième trimestre de 2025 et les exportations sont encore ébranlées par les droits de douane.

Toutefois, la récente faiblesse du dollar américain a propulsé le dollar canadien au-dessus de 72 cents, tandis que l’emploi a progressé au cours des derniers mois, même si le taux de chômage demeure élevé, à 6,8 %. La BdC anticipe une croissance économique de 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027, tout en demeurant vigilante à l’approche de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique.

« Le décor économique est celui qu’on décrit depuis un bout. Croissance modeste, pas très linéaire. Après un troisième trimestre solide en 2025, le PIB semble avoir plafonné au quatrième. Les restrictions commerciales américaines continuent de peser sur les exportations, toujours sous pression à cause des tarifs, ou du moins la perception des tarifs. En revanche, la demande intérieure se tient mieux, ce qui empêche l’économie de caler complètement. La Banque parle d’une croissance autour de 1,1 % cette année et 1,5 % en 2027. On est loin d’un scénario de récession, mais on n’est clairement pas dans une économie qui surchauffe non plus. Ça avance, tranquillement », commente Pierre-Benoît Gauthier.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation a grimpé en décembre atteignant ainsi 2,4 %, mais cela peut être attribué aux effets de glissement annuel liés au congé de TPS/TVH accordé l’hiver dernier. Sans l’effet des changements relatifs aux taxes, l’inflation ralentit depuis septembre.

La politique monétaire cherche à « maintenir l’inflation près de la cible de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel », rappelle la BdC.

« Le Conseil de direction estime que le taux directeur actuel demeure approprié, à condition que l’économie évolue de manière généralement conforme aux perspectives publiées aujourd’hui », continue-t-elle en assurant rester à l’écoute des risques et être prête à réagir.

« La Banque du Canada a fait exactement ce que tout le monde avait prévu. Taux directeur inchangé à 2,25 %. La décision n’a jamais été le point central. C’est le ton qui compte. Et le ton, c’est une Banque qui dit clairement que l’incertitude reste élevée et qu’il est presque impossible de prévoir le moment ou même la direction du prochain mouvement. Traduction simple: ils gardent toutes les portes ouvertes », conclut Pierre-Benoît Gauthier.

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BdC : vers un maintien des taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bdc-vers-un-maintien-des-taux/ Mon, 26 Jan 2026 12:45:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112069 C’est ce que prédisent les experts.

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De nombreux économistes s’attendent à ce que le taux directeur de la Banque du Canada reste inchangé cette semaine, et peut-être même jusqu’à la fin de l’année.

La banque centrale rendra mercredi sa première décision sur les taux d’intérêt pour 2026.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers tablaient vendredi à près de 89 % sur un maintien des taux cette semaine.

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en décembre, après deux baisses consécutives d’un quart de point au second semestre 2025.

Lors de cette décision, le gouverneur a indiqué que la banque centrale estimait que la politique monétaire était à un niveau approprié pour équilibrer une économie turbulente et des pressions inflationnistes persistantes.

L’économiste de la Banque TD, Rishi Sondhi, a écrit vendredi dans une note que les prévisionnistes devraient prendre au mot la Banque du Canada en ce qui concerne les prévisions de taux.

« La Banque a répété à plusieurs reprises qu’elle était satisfaite de l’orientation actuelle de sa politique, à condition que l’économie évolue globalement conformément aux prévisions », a-t-il rappelé.

« Il faudrait une croissance économique nettement inférieure aux prévisions ou un ralentissement significatif du marché du travail pour forcer les décideurs politiques à sortir de leur réserve. »

Tiff Macklem a dit que les responsables de la Banque du Canada estiment que l’inflation devrait se maintenir autour de son objectif de 2 % pour l’année à venir, mais que si les perspectives changent, la banque centrale est « prête à réagir ».

Données économiques

Selon Avery Shenfeld, économiste en chef à la CIBC, aucune des données économiques publiées depuis la décision prise en décembre par la Banque du Canada n’était suffisamment surprenante pour la faire renoncer à sa position attentiste.

L’inflation annuelle a été plus élevée que prévu, à 2,4 % en décembre, mais le taux de chômage a bondi à 6,8 % au cours du mois. Les premières données suggèrent également un ralentissement de la croissance au quatrième trimestre de l’année.

« Il semble que l’économie ait de nouveau ralenti au quatrième trimestre, que l’inflation ne s’écarte pas de manière significative des objectifs de la Banque du Canada et que le taux de chômage reste trop élevé pour être rassurant », a expliqué Avery Shenfeld.

La banque centrale publiera également des projections actualisées pour l’économie et l’inflation parallèlement à sa décision de mercredi sur les taux d’intérêt.

La CIBC fait partie des prévisionnistes qui s’attendent à ce que la Banque du Canada ne relève ni n’abaisse les taux d’intérêt en 2026.

Les dernières années, depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la reprise qui a suivi, ont été marquées par des cycles d’assouplissement et de resserrement relativement rapides.

Avery Shenfeld a souligné que, lorsqu’une banque centrale arrive au terme de son cycle de taux d’intérêt, il est plus courant que le taux directeur reste inchangé pendant un an ou plus, le temps que l’économie s’adapte au nouveau taux d’emprunt.

Des anticipations

Bien que Avery Shenfeld ne s’attende à aucun changement dans la position de la banque centrale mercredi, il a estimé que Tiff Macklem pourrait modérer son discours à l’égard d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire, ne serait-ce que pour contrer les attentes du marché concernant une hausse des taux cette année.

« Lorsque les marchés apprennent d’une banque centrale qu’elle a terminé son assouplissement, ils commencent à dire : “Bon, la prochaine étape doit être une hausse, et commençons à en évaluer la probabilité” », a-t-il détaillé.

Les anticipations d’un changement des taux d’intérêt peuvent avoir autant d’impact que la baisse ou la hausse elle-même. Par exemple, les anticipations à long terme concernant les taux directeurs sont intégrées dans les prix du marché obligataire, que les prêteurs utilisent pour fixer les taux d’intérêt des prêts hypothécaires et autres prêts.

Avery Shenfeld a avancé que, même si les taux hypothécaires ne sont pas particulièrement bas, les indications de la Banque du Canada selon lesquelles les baisses de taux sont terminées pourraient inciter certains acheteurs immobiliers à se lancer ce printemps, plutôt que de suivre la tendance récente qui consiste à attendre plus longtemps dans l’espoir d’obtenir un taux plus bas.

Les entreprises surveillent également les signaux de la Banque du Canada lorsqu’elles prennent des décisions d’investissement et d’autres décisions de planification, mais Avery Shenfeld a fait remarquer que le taux d’intérêt de la banque centrale n’a pas été la principale source d’incertitude pour les entreprises au cours de l’année écoulée.

Les perspectives des principales industries canadiennes confrontées aux droits de douane imposés par les États-Unis restent incertaines, compte tenu de la révision prévue de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui aura lieu plus tard cette année.

Selon Avery Shenfeld, la Banque du Canada pourrait voir son taux perturbé si un autre choc grave, tel qu’un ralentissement soudain du marché boursier, frappait l’économie cette année, mais que le sort des droits de douane américains semble jusqu’à présent être le risque le plus évident en 2026.

« Le commerce international reste de loin la plus grande menace à l’horizon, et celle qui pourrait finir par contraindre la Banque du Canada à abandonner sa position attentiste et à assouplir davantage sa politique si les barrières commerciales s’aggravent », a-t-il conclu.

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Les salaires ralentissent en Europe https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-salaires-ralentissent-en-europe/ Fri, 09 Jan 2026 12:12:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111725 La BCE observe un net reflux des pressions salariales.

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Une source clé de pressions inflationnistes, la croissance des salaires, semble ralentir partout en Europe, selon de nouvelles données publiées par la Banque centrale européenne (BCE).

L’indicateur salarial de la banque, qui ne constitue pas une prévision, mais reflète les données disponibles sur les conventions collectives en vigueur, montre que la croissance des salaires négociés (corrigée pour exclure les paiements ponctuels, comme les rappels de salaire, et les primes) s’est établie à 3,2 % en 2025 et ralentira à 2,3 % en 2026.

Sur une base trimestrielle pour 2026, l’indicateur global de la BCE prévoit une croissance salariale de 2 % au premier trimestre, 2,1 % au deuxième, 2,5 % au troisième et 2,7 % au quatrième trimestre.

« La remontée du profil salarial au fil de l’année est liée à la dissipation de l’effet mécanique à la baisse causé par d’importants paiements ponctuels versés en 2024, mais absents en 2025 », précise la BCE.

En examinant les salaires sans lissage, la BCE indique que la croissance atteindra 3 % cette année, avant de ralentir à 2,7 % en 2026 (3,1 % au premier trimestre, 2,5 % au deuxième, 2,4 % au troisième et 2,7 % au quatrième).

Ces données suggèrent une perspective plus stable et moins volatile de la croissance des salaires négociés en 2026, comparativement aux années précédentes, conclut la BCE.

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L’indépendance de la Banque du Canada menacée ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lindependance-de-la-banque-du-canada-menacee/ Thu, 11 Dec 2025 13:04:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111439 Des pressions croissantes.

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Les Canadiens ne devraient pas tenir pour acquise l’indépendance de la Banque du Canada, affirme un rapport de l’Institut C.D.Howe, alors que les pressions qui s’exercent sur la banque centrale se multiplient.

La Banque du Canada a pour mandat d’offrir une inflation faible et stable, afin de garantir la stabilité économique au pays. À la sortie de la pandémie, quand les prix ont bondi, la politique monétaire de la banque centrale a permis un retour relativement rapide à la cible d’une inflation de 2 %.

Or, depuis la crise financière de 2008, la Banque du Canada est confrontée à une pression croissante pour inclure des objectifs politiques et fiscaux dans son mandat, observe l’Institut C.D.Howe.

« Cet élargissement de mission inclut des appels à soutenir une transition verte, à réduire les inégalités ou à poursuivre le plein emploi — des objectifs qui, bien qu’importants, peuvent entrer en conflit avec la stabilité monétaire », explique le rapport rédigé par Steve Ambler, Thorsten Koeppl et Jeremy Kronick.

Le gouvernement fédéral peut ainsi être tenté de s’appuyer sur la politique monétaire pour éviter des pressions sur sa propre politique budgétaire.

Le rapport de l’Institut C.D.Howe recommande une révision de la disposition qui permet au gouvernement fédéral de donner des directives à la Banque du Canada. Des garanties devraient être apportées quant à une utilisation rare de cette possibilité, et lorsqu’elle est utilisée, la situation problématique devrait être résolue rapidement pour éviter l’instabilité économique.

Le rapport préconise également que la Banque du Canada conserve ses bénéfices jusqu’à ce que les pertes précédentes soient entièrement récupérées, afin de garantir sa stabilité financière et opérationnelle.

Selon l’organisation, de telles mesures permettraient de préserver davantage l’indépendance de la banque centrale canadienne, et sa capacité à continuer d’offrir la stabilité économique.

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La Banque du Canada maintient son taux directeur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-banque-du-canada-maintient-son-taux-directeur-2/ Wed, 10 Dec 2025 15:06:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111548 Un contexte mondial incertain, mais une économie canadienne résiliente.

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Comme nombre d’experts l’avaient prédit, la Banque du Canada (BdC) a décidé de maintenir le taux cible du financement à un jour à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, comme prévu. Après deux baisses, Tiff Macklem s’installe clairement dans une posture “on observe et on laisse les effets se matérialiser”. La politique est en zone neutre, et la Banque veut voir comment l’impact des dernières décisions dans l’économie vont se refléter dans les données avant de bouger à nouveau », constate Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine.

Une économie mondiale pleine d’incertitudes

La banque centrale explique sa décision en raison de l’incertitude mondiale encore particulièrement élevée, bien que les grandes économies fassent preuve de résilience face au protectionnisme américain.

« Premièrement, les droits de douane américains élevés sur l’acier, l’aluminium, les automobiles et le bois d’œuvre ont porté un coup dur à ces secteurs. De façon plus générale, l’incertitude entourant la politique commerciale des États-Unis pèse sur les investissements des entreprises. Mais jusqu’à présent, l’économie se montre résiliente dans l’ensemble », explique Tiff Macklem dans sa déclaration préliminaire.

Dans la zone américaine, la paralysie partielle du gouvernement américain a apporté davantage de volatilité en plus de retarder « la publication de certaines données économiques clés ». Toutefois la croissance économique continue grâce à la consommation et l’essor des investissements dans l’intelligence artificielle.

Dans la zone euro, la croissance a positivement surpris les économistes, surtout grâce à la résilience du secteur des services.

En Chine, la demande intérieure modeste et la faiblesse du marché du logement pèse sur la croissance.

Forte croissance au Canada

Le Canada a enregistré une croissance de 2,6 % au troisième trimestre, bien que la demande intérieure finale ait stagné. La BdC s’attend à ce que la demande intérieure finale progresse au quatrième trimestre, mais à ce que la croissance du PIB soit faible avant de se redresser en 2026.

« L’incertitude demeure élevée. Les fluctuations importantes des échanges commerciaux pourraient continuer de causer de la volatilité d’un trimestre à l’autre », peut-on lire dans l’Annonce concernant le taux directeur.

Le marché du travail montre des signes encourageants. L’emploi a enregistré des gains solides au cours du trimestre et le taux de chômage est descendu à 6,5 % en novembre. Mais le marché de l’emploi dans les secteurs sensibles au commerce demeure faible tandis que les intentions d’embauche restent modérées.

« Depuis le début de l’année, il y a eu des pertes d’emplois substantielles dans les secteurs sensibles au commerce. Mais dans les derniers mois, comme l’emploi dans ces secteurs a été plus stable, les gains dans d’autres secteurs – en particulier les services – ont fait augmenter le nombre global d’emplois. Dans l’avenir, cependant, nous pensons que les intentions d’embauche seront modérées dans l’ensemble de l’économie », détaille Tiff Macklem.

« Ce qui a changé depuis la dernière baisse, c’est l’emploi. Et il ne justifie pas une nouvelle intervention », résume Pierre-Benoît Gauthier.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a ralenti pour s’établir à 2,2 % en octobre se situant ainsi depuis maintenant plus d’un an près de la cible de 2 %.

Les mesures de l’inflation fondamentale se maintiennent quant à elle dans une fourchette de 2,5 à 3 % et l’inflation sous-jacente serait encore autour de 2,5 %.

« Les pressions inflationnistes sont encore contenues, malgré les coûts supplémentaires associés à la réorganisation du commerce. L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) global est proche de la cible de 2 % depuis plus d’un an, et nous nous attendons à ce qu’elle y reste », résume Tiff Macklem.

« Le Conseil de direction considère que le taux actuel est essentiellement au niveau approprié pour garder l’inflation proche de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel », conclut la BdC.

« Le marché des contrats à terme prévoit une hausse en 2026. Ca nous semble prématuré. Pour monter les taux, il faut une surchauffe. Ce qu’on a présentement, c’est de la survie, pas de l’excès. L’investissement reste mou, la consommation tient mais ne s’emballe pas, et le Canada fait encore face au choc externe des tarifs américains. Sans oublier que la renégociation de l’ACEUM arrive. À 2,25 %, la politique n’est pas accommodante. Elle est neutre et cohérente avec les conditions. C’est un contexte de patience, pas un contexte de resserrement », commente Pierre-Benoît Gauthier soulignant toutefois la différence avec la politique de la banque centrale américaine.

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Comment gérer le risque de liquidité des clients sur les marchés privés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/comment-gerer-le-risque-de-liquidite-des-clients-sur-les-marches-prives/ Thu, 27 Nov 2025 12:57:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111022 Toutes les formes d’illiquidité ne se valent pas ; des stratégies similaires peuvent différer « considérablement », selon un webinaire d’Obsiido.

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Les fonds des marchés privés comportent intrinsèquement des contraintes de liquidité, mais ces produits sont plus nuancés qu’il n’y paraît.

Lors d’un webinaire tenu le mois dernier, Nimar Bangash et Puneet Grewal, cofondatrices de la plateforme torontoise d’investissements alternatifs Obsiido, ont expliqué comment les conseillers en services financiers peuvent gérer le risque de liquidité de leurs clients sur les marchés privés, en particulier dans le cas des fonds evergreen, qui est un fonds d’investissement sans date de fin prédéterminée.

Voici quelques-uns des conseils qu’elles ont partagés, alors que plusieurs gestionnaires de fonds ont récemment gelé ou limité les rachats dans certains fonds de marchés privés.

Toutes les formes d’illiquidité ne sont pas égales

Les conseillers doivent garder à l’esprit que « toutes les formes d’illiquidité ne se valent pas », avertit Puneet Grewal, également chef de l’exploitation d’Obsiido et avocate spécialisée en valeurs mobilières.

« La première étape consiste vraiment à examiner et comparer les modalités de liquidité de chaque investissement », soutient-elle.

« En se concentrant sur la fréquence des rachats, les clauses de limitation, les exigences de préavis, les périodes de blocage, etc., il est important de comprendre que, même entre des stratégies très similaires, ces détails peuvent varier de manière considérable. Et ces différences seront cruciales lorsque les marchés se resserrent ou qu’une tension de liquidité survient. »

Les fonds fermés et les fonds evergreen ont tous deux des périodes de blocage qui déterminent la fréquence des rachats possibles, explique-t-elle.

Les fonds fermés comportent une période de blocage stricte (hard lock-up) soit une période donnée pendant laquelle aucun rachat n’est permis, généralement de 10 à 12 ans.

Les fonds evergreen ont eux aussi une période de blocage stricte, habituellement de un à trois ans, mais ils peuvent aussi être assortis d’une période de blocage souple (soft lock-up), qui permet des rachats anticipés moyennant des frais ou pénalités.

Chaque fois qu’un investisseur effectue un nouvel investissement dans un fonds evergreen, une nouvelle période de rachat anticipé s’applique, précise Puneet Grewal.

Suivre les investissements de près

Les conseillers doivent suivre de près les périodes de préavis pour les demandes de rachat, les dates limites correspondantes, ainsi que les dates de paiement des produits de rachat.

Par exemple, pour les fonds evergreen, les investisseurs doivent généralement aviser le gestionnaire de fonds de leur demande de rachat 30 à 90 jours à l’avance. S’ils manquent la date limite, leur demande est reportée à la période suivante.

« Ce qui pouvait sembler être une opportunité de liquidité trimestrielle peut facilement se transformer en une attente de six mois, voire davantage », prévient Puneet Grewal.

Elle recommande, comme meilleure pratique, de tenir un calendrier détaillé pour consigner ces informations.

Prendre note des clauses de limitation de rachat

Les conseillers doivent aussi examiner les clauses de limitation des rachats (gate provisions) dans la documentation des fonds.

Ces clauses permettent aux gestionnaires de limiter ou suspendre les rachats pendant une période donnée afin d’éviter une « ruée sur le fonds ». Elles peuvent s’appliquer au niveau de l’investisseur ou au niveau du fonds.

« Il peut y avoir une limite sur la portion de votre investissement que vous pouvez racheter au cours d’une période donnée, ou sur la proportion totale de rachats que le fonds peut exécuter », précise Puneet Grewal.

Certains gestionnaires déclenchent une clause de limitation lorsque les demandes de rachat atteignent 5 % de la valeur liquidative d’un fonds au cours d’un trimestre. D’autres clauses de limitation peuvent être basées sur des seuils annuels liés aux actifs sous gestion.

Comprendre la source de liquidité d’un fonds

Un autre élément clé consiste à comprendre d’où provient la liquidité d’un fonds de marchés privés.

Les conseillers doivent lire les documents du fonds pour vérifier si le gestionnaire a accès à des facilités de crédit ou à une réserve de liquidité (liquidity sleeve) ; c’est-à-dire une petite allocation en espèces ou équivalents de trésorerie servant de tampon de liquidité afin d’éviter de devoir vendre les actifs principaux du portefeuille.

Si le versement en espèces n’est pas possible, les documents peuvent prévoir des billets de rachat (redemption notes), soit essentiellement des « reconnaissances de dette » à court terme émises lorsque la liquidité immédiate n’est pas disponible. Cela signifie que l’investisseur recevra les produits de rachat plus tard, explique Puneet Grewal.

« Tous ces éléments aident à déterminer si les modalités de rachat sont viables à long terme », ajoute-t-elle.

Cependant, ces billets de rachat ne sont pas admissibles dans les comptes enregistrés, souligne Nimar Bangash, chef de la direction d’Obsiido, et peuvent entraîner un impôt imprévu si l’investisseur accepte un billet plutôt que du numéraire.

« Ces questions sont complexes, comme des pelures d’oignon qu’on enlève une à une, image-t-il. Et malheureusement, il n’y a aucune normalisation : chaque fonds peut avoir un ensemble différent de modalités de liquidité. »

Examiner l’historique du fonds

Il est tout aussi important d’examiner l’historique des distributions, des rachats et des clauses de limitation d’un fonds donné ou de fonds similaires offerts par le même gestionnaire.

Cela permet aux conseillers de savoir si le gestionnaire a été capable de respecter les demandes de rachat de façon constante ou s’il a déjà dû suspendre les paiements ou limiter les rachats.

Nimar Bangash recommande aussi de vérifier si le gestionnaire a déjà imposé des clauses de limitation, et comment il a communiqué et géré ces situations.

« La réalité, c’est que dans les marchés privés, surtout avec les structures evergreen ou semi-liquides, chaque classe d’actif peut subir des pressions selon le cycle, affirme-t-il. Il peut y avoir des situations où les clauses de limitation servent à protéger les investisseurs existants contre des ventes forcées d’actifs, mais tout dépend de la gestion de la situation et de la transparence du gestionnaire. »

Beaucoup de fonds de marchés privés offerts au Canada sont des fonds nourriciers (feeder funds) qui investissent dans un fonds maître (master fund), insiste-t-il. Comme ces fonds dépendent des rachats effectués dans le fonds maître, la liquidité y est en cascade, et les paiements peuvent donc être retardés.

Examiner le gestionnaire de fonds

Les conseillers devraient analyser l’ensemble des stratégies proposées par un gestionnaire avant d’investir dans l’un de ses fonds.

« Il ne s’agit pas seulement d’une stratégie donnée. Il est important de comprendre la diversification du gestionnaire à travers son offre de fonds et la répartition de ses actifs sous gestion », estime Puneet Grewal.

Elle note qu’un grand gestionnaire disposant de plusieurs fonds peut généralement mieux gérer la liquidité qu’une petite firme n’ayant qu’un seul fonds de marchés privés, en raison de son expérience accrue dans ce domaine.

Autres facteurs à considérer

Parmi les autres éléments à évaluer :

  • la composition des investisseurs d’un fonds ;
  • et son recours à l’effet de levier.

Savoir qui investit dans un fonds privé peut aider à estimer le risque de tension de liquidité.
Les investisseurs institutionnels, par exemple, ont généralement un horizon d’investissement plus long que les investisseurs particuliers.

Ainsi, un fonds comptant des investisseurs institutionnels procure « une certaine assurance supplémentaire qu’il n’y aura pas nécessairement de ruée vers les rachats en période de stress », déclare Nimar Bangash.

Il est aussi essentiel de comprendre le niveau d’endettement et les modalités associées, précise-t-il. « Si un fonds est sous pression, le créancier — placé au sommet de la structure du capital — peut exiger le remboursement ou la liquidation des facilités de crédit, ce qui ajoute encore plus de tension financière au portefeuille. »

L’éducation demeure essentielle

Étant donné la complexité de ces produits, les conseillers doivent éduquer leurs clients sur le risque de liquidité des marchés privés, tant au moment de l’investissement initial que de façon continue.

Les clients doivent être informés non seulement du potentiel de rendement, mais aussi des contreparties, comme la liquidité différée ou les décalages d’évaluation, indique Puneet Grewal.

« L’éducation ne peut pas se limiter à une conversation unique. Elle doit évoluer au même rythme que les marchés et les circonstances du client », insiste-t-elle.

Les besoins de liquidité et la tolérance au risque d’un client peuvent aussi changer avec le temps, ce qui nécessite des ajustements périodiques du portefeuille.

« Il est très difficile d’éviter complètement l’illiquidité dans les marchés privés, conclut Puneet Grewal.
L’enjeu est de la gérer de manière délibérée et transparente, et de s’assurer qu’elle correspond bien aux attentes du client. »

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La Banque du Canada devrait rester en retrait https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-devrait-rester-en-retrait/ Thu, 20 Nov 2025 12:02:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111134 Face à la « confusion » inflationniste.

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Il y avait des signes d’un ralentissement de l’inflation en octobre, mais une situation plus confuse sous le capot amène la plupart des économistes à s’attendre à ce que la Banque du Canada reste en retrait lors de sa dernière décision sur les taux d’intérêt de l’année.

La baisse des prix à la pompe et dans les magasins d’alimentation a contribué à ramener l’inflation à 2,2 % en octobre, indique lundi Statistique Canada.

Ce chiffre est légèrement supérieur aux prévisions des économistes, mais en baisse par rapport aux 2,4 % enregistrés en septembre.

L’augmentation des prix de l’essence a été mise en cause dans la hausse d’un demi-point de l’inflation en septembre, et Statistique Canada précise que la baisse des prix à la pompe le mois dernier a contribué à freiner l’inflation.

Les prix à l’épicerie ont également reculé de 0,6 % en octobre, la plus forte baisse mensuelle depuis septembre 2020.

Doug Porter, économiste en chef à la BMO, souligne qu’une partie de ce soulagement est probablement liée à la « dissipation » des pressions sur les prix résultant des droits de douane imposés sur les produits périssables américains, tels que le jus d’orange de Floride au début de l’année. Ottawa a supprimé la majeure partie des droits de douane de rétorsion imposés par le Canada aux États-Unis en septembre.

Les prix des denrées alimentaires achetées à l’épicerie ont grimpé de 3,4 % sur une base annuelle, après avoir atteint 4,0 % en septembre.

Statistique Canada précise que ce ralentissement est dû à la baisse des coûts des légumes frais et d’une catégorie comprenant principalement des aliments transformés, mais que les hausses de prix plus importantes du poulet frais ou surgelé ont modéré cette baisse.

En excluant les influences des denrées alimentaires et de l’énergie, Doug Porter observe que l’inflation annuelle a augmenté de trois points pour atteindre 2,7 % en octobre.

« Beaucoup de confusion »

Cependant, les économistes et la Banque du Canada utilisent de nombreuses méthodes différentes pour évaluer les tendances sous-jacentes de l’inflation. Certaines mesures suggèrent que les pressions sur les prix s’atténuent, tandis que d’autres montrent des signes de persistance en octobre.

« Il y a beaucoup de signaux contradictoires et il y a beaucoup de confusion dans l’inflation sous-jacente », constate Doug Porter.

La Banque du Canada relève ou abaisse son taux d’intérêt de référence afin de maintenir l’inflation annuelle autour de son objectif de 2 %. La banque centrale ne souhaite pas que l’inflation soit trop supérieure à 2 % ni qu’elle descende en dessous de ce seuil.

Compte tenu d’une série de modifications fiscales et des répercussions des droits de douane sur les chiffres de l’inflation au Canada, la banque centrale a reconnu qu’il est actuellement plus difficile que d’habitude d’avoir une idée des tendances sous-jacentes de l’inflation.

Doug Porter indique que les données d’octobre montrent que le bilan des chiffres de l’inflation de base place probablement les hausses de prix sous-jacentes à près de 2,5 %, ce qui correspond aux prévisions de la Banque du Canada. Si l’on exclut l’effet de la suppression de la tarification carbone au début de l’année, l’inflation annuelle serait également légèrement supérieure à ce niveau, note-t-il.

« Du point de vue de la banque, c’est probablement un peu trop élevé pour qu’elle soit tout à fait à l’aise, explique Doug Porter. Donc, le point principal ici est que, selon moi, la banque ne va pas modifier les taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion. »

Le rapport sur l’inflation d’octobre marque la dernière analyse des données sur les prix à laquelle aura accès la Banque du Canada avant sa décision sur les taux d’intérêt, le 10 décembre.

Le taux d’intérêt de référence de la banque centrale s’établit à 2,25 % après les baisses décidées lors des réunions consécutives de septembre et octobre.

« Aucun changement »

Les responsables de la Banque du Canada ont indiqué le mois dernier qu’ils pourraient mettre fin aux baisses de taux à court terme, à moins que les données économiques ne les surprennent.

Andrew Grantham, économiste principal à la CIBC, précise lundi dans une note à ses clients que, même si le taux d’inflation global s’est refroidi, la Banque du Canada aurait besoin d’une période plus soutenue de ralentissement des prix pour ajuster à nouveau ses taux.

« Nous continuons de prévoir qu’il n’y aura aucun changement du taux au jour le jour jusqu’à la fin de l’année prochaine », indique Andrew Grantham.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers ont évalué lundi midi à un peu moins de 90 % les chances que la Banque du Canada maintienne ses taux inchangés en décembre.

L’économiste de la Banque Royale, Abbey Xu, souligne que le rapport sur l’inflation d’octobre confirme que l’économie n’a pas besoin d’un allègement urgent des taux d’intérêt.

« Les pressions sous-jacentes sur les prix restent élevées, à des taux supérieurs à l’objectif d’inflation de la Banque du Canada, la demande des consommateurs s’est révélée résiliente jusqu’à présent malgré l’incertitude qui règne sur le commerce international, et la politique budgétaire devrait soutenir la croissance au cours de l’année à venir », écrit-elle dans une note.

Le maintien d’un taux d’inflation global élevé en octobre s’explique par une hausse inhabituelle des coûts des services de téléphonie mobile. Selon Statistique Canada, les prix dans ce segment ont augmenté de 7,7 % sur un an, la première hausse annuelle depuis avril 2023.

Les consommateurs ont également payé plus cher leur assurance habitation, hypothécaire et automobile en octobre, en particulier en Alberta, selon l’agence. Au cours des cinq dernières années, le coût de l’assurance habitation et hypothécaire a augmenté de 38,9 % à l’échelle nationale, tandis que les primes d’assurance automobile ont augmenté de 18,9 %.

Les variations des impôts fonciers, qui sont enregistrées chaque année en octobre, ont montré que les propriétaires canadiens ont payé 5,6 % de plus par an en 2025. Cela représente une légère baisse par rapport aux 6 % enregistrés en 2024, qui, selon Doug Porter, constituaient la plus forte augmentation observée depuis des décennies.

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La BdC abaisse son taux directeur à 2,25 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-abaisse-son-taux-directeur-a-225/ Wed, 29 Oct 2025 14:10:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110591 En raison du ralentissement de l’économie et des tensions commerciales persistantes.

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Le ralentissement économique et les prévisions d’une inflation revenant près de la cible de 2 % ont incité le Conseil de direction à abaisser le taux directeur de 25 points de base. Conformément aux anticipations des experts, la Banque du Canada (BdC) a ainsi réduit son taux directeur à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte est désormais fixé à 2,5 %, tandis que le taux de rémunération des dépôts s’établit à 2,20 %.

« Pour soutenir l’économie durant cette période d’ajustement, nous avons réduit le taux directeur de 50 points de base avec nos deux dernières décisions. Au total, c’est 100 points de base depuis le début de l’année », explique Tiff Macklem dans sa déclaration préliminaire.

Une situation économique tendue

Malgré la résilience de l’économie mondiale face à la hausse historique des droits de douane américains, la Banque du Canada explique sa décision notamment par les tensions commerciales persistantes. Selon les projections du Rapport sur la politique monétaire, la croissance de l’économie mondiale sera d’environ 3,25 % en 2025 et tournera autour de 3 % en 2026 et en 2027.

Si l’activité économique américaine est restée vigoureuse, notamment grâce aux investissements en intelligence artificielle, la Banque du Canada relève le ralentissement de la croissance de l’emploi et la hausse des prix à la consommation. Dans la zone euro, la croissance est en décélération alors qu’en Chine, les investissements des entreprises se sont affaiblis.

Du côté de l’économie canadienne, la chute des exportations et la faiblesse des investissements des entreprises ont mené à une contraction de 1,6 % au deuxième trimestre. De leur côté, les dépenses des ménages ont augmenté, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait donc être faible dans la deuxième moitié de 2025. Mais cette croissance devrait ensuite se raffermir avec la reprise des exportations et des investissements des entreprises.

Conflit commercial : un frein structurel à l’économie canadienne

« Même si l’économie mondiale s’est montrée résiliente face à la hausse des droits de douane américains et à l’incertitude accrue, les conséquences deviennent plus évidentes. Les relations commerciales sont en train de se redessiner, et l’incertitude modère les investissements dans de nombreux pays », souligne Tiff Macklem.

Le marché du travail canadien reste relativement calme. Les secteurs exposés au commerce continuent de supprimer des emplois, tandis que l’embauche reste timide dans l’ensemble de l’économie. Le taux de chômage reste à 7,1 % en septembre alors que la croissance des emplois ralentit. Toutefois le ralentissement démographique réduit le nombre d’emplois nécessaires.

La BdC prévoit que le PIB progressera de 1,2 % en 2025, de 1,1 % en 2026 et de 1,6 % en 2027.

« Même si la croissance se redresse, la trajectoire globale du PIB est plus faible qu’elle ne l’était avant le revirement de la politique commerciale américaine », observe Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) en septembre a légèrement dépassé les anticipations de la BdC, atteignant 2,4 %, ou 2,9 % hors taxe. Les mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque se sont pour leur part maintenues autour de 3 %. La BdC s’attend toutefois à ce que les pressions inflationnistes faiblissent au cours des prochains mois et pense que l’inflation globale se stabilisera autour de 2 % pendant la période de projection.

« La faiblesse que nous observons dans l’économie canadienne est plus qu’un ralentissement cyclique. C’est aussi une transition structurelle. Le conflit commercial avec les États-Unis a affaibli les perspectives économiques du Canada. Les dommages structurels causés par les droits de douane réduisent notre capacité de production et amènent des coûts supplémentaires. Ça limite la capacité de la politique monétaire à stimuler la demande tout en maintenant l’inflation à un niveau bas », prévient Tiff Macklem.

Un manque de conviction

La BdC vient de porter son taux directeur à 2,25 %, soit son niveau le plus bas depuis la mi-2022. Toutefois les experts relèvent le manque de « conviction ferme » de l’institution alors que celle-ci affirme que les taux sont maintenant « à peu près au bon endroit ». « En réalité, ça ressemble plus à de la gestion d’attentes », souligne Pierre-Benoît Gauthier, Vice-Président, Stratégie De Placement
IG Gestion de Patrimoine.

« Le marché des devises ne s’est d’ailleurs pas laissé impressionner : le huard n’a presque pas bougé, observe-t-il. Mais les taux obligataires, eux, ont réagi : les probabilités d’une autre baisse en décembre sont tombées d’environ 40 % plus tôt cette semaine à à peine 10 %. »

Si la BdC parle maintenant de faire une pause, Pierre-Benoît Gauthier estime que celle-ci ne sera que temporaire et qu’elle devra retoucher à son taux aussi tôt qu’en 2026.

« La Banque tente de faire croire qu’elle a atteint le bon niveau de taux, mais on sent surtout une institution qui veut gagner du temps. Entre la prudence affichée et le ralentissement évident des indicateurs, ce ton “à peu près au bon endroit” ressemble davantage à une parenthèse qu’à une fin de cycle. Les investissements sont faibles, les exportations souffrent du ralentissement de la demande américaine en lien avec les douanes et la consommation s’adoucit. Si les données d’inflation confirment le ralentissement, une autre coupe de taux ne serait pas surprenante », continue Pierre-Benoît Gauthier.

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