inégalités – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 15 Aug 2025 11:08:01 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png inégalités – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Une formation sur les préjugés inconscients pour lutter contre les inégalités https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/une-formation-sur-les-prejuges-inconscients-pour-lutter-contre-les-inegalites/ Fri, 15 Aug 2025 11:08:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108970 Les femmes qui font leur entrée dans le secteur doivent être optimistes, demander de l'aide et cesser de rechercher la perfection.

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La directrice des investissements chez Harbourfront Wealth Management affirme qu’il lui est arrivé à maintes reprises d’être considérée comme occupant un poste subalterne dans le secteur financier simplement en raison de son sexe.

« Je ne sais pas combien de fois je suis entrée dans une pièce et que les gens ont supposé que j’étais une vendeuse », a rapporté Theresa Shutt lors d’une table ronde inaugurale intitulée « Women Exploring Wealth » (Les femmes à la découverte de la richesse), qui s’est tenue à Toronto.

« Et quand je disais : « Je suis directrice des investissements », un homme m’a répondu : « Tant mieux pour vous. » J’ai cru qu’il allait me tapoter la tête. C’était tellement insultant. »

Peu de femmes accèdent aux postes supérieurs dans les institutions financières; elles ne représentent que 15 à 20 % des conseillers en Amérique du Nord. Ces chiffres alimentent souvent des préjugés persistants. Pour combattre ces stéréotypes et réduire la fracture entre les sexes, Theresa Shutt et ses collègues panélistes ont insisté sur l’importance de former les équipes à la reconnaissance des biais inconscients dans le secteur financier et les institutions financières.

« La formation sur les préjugés inconscients est bien plus importante que certains autres programmes [destinés aux femmes], car beaucoup d’hommes se considèrent comme féministes alors qu’ils ne le sont fondamentalement pas », a rapporté Theresa Shutt.

Leila Fiouzi, conseillère principale en placement chez RBC Phillips, Hager & North Investment Counsel, a déclaré que son institution financière avait commencé à dispenser une formation sur les préjugés inconscients il y a plusieurs années et que cela avait permis de mettre en lumière les préjugés qui s’insinuent dans les pratiques d’embauche.

« Il est intéressant de voir à quel point les gens ont tendance à recruter des personnes qui leur ressemblent, a-t-elle déclaré. Si un secteur d’activité particulier est dominé par un certain type de profil, vous continuerez à voir ces entreprises recruter des personnes qui leur ressemblent. »

Leila Fiouzi a ajouté que le mérite est souvent négligé en raison de préjugés inconscients.

« Face à deux candidats également qualifiés, choisirez-vous celui qui vous ressemble – qui vient peut-être du même milieu socio-économique, ou qui est membre du même club de golf que vous – ou allez-vous embaucher cette autre personne qui est tout aussi compétente, mais qui a un parcours très différent, et qui pourrait enrichir votre entreprise d’une perspective nouvelle? »

Kelli Costigan, gestionnaire de portefeuille principale chez MD Private Investment Counsel, constate que les préjugés inconscients demeurent bien ancrés dans le secteur financier. Elle affirme toutefois vouloir continuer à encourager les femmes à s’engager dans des programmes conçus pour les autonomiser, ou à créer ces programmes lorsqu’ils font défaut.

« Réunissez un groupe de cinq personnes et commencez à vous rencontrer. Allez prendre un café, allez déjeuner et commencez à discuter, puis construisez, construisez et construisez encore », a-t-elle recommandé.

Conseils aux femmes

Les panélistes ont également offert quelques conseils aux jeunes femmes œuvrant dans le secteur financier.

Kelli Costigan a souligné l’importance de rester optimiste et de s’entourer de personnes bienveillantes. Elle a évoqué un souvenir marquant de ses débuts, alors qu’elle était dans la vingtaine : après avoir demandé de l’aide à une supérieure, une femme, elle s’était vu répondre sèchement : « Si tu ne trouves pas ça, tu ne t’en sortiras pas. » Depuis ce jour, elle s’est promis d’agir en mentor et de ne jamais faire ressentir cela à une femme, ni à qui que ce soit.

« Il est important de s’entourer de personnes qui se soucient vraiment de vous et qui veulent vous voir réussir », a-t-elle ajouté.

Leila Fiouzi a invité les femmes à cesser leur quête de perfection au travail, car cela peut freiner leur progression, là où leurs collègues masculins sont souvent déjà passés à autre chose : un nouveau projet, un nouveau contact, une nouvelle étape.

« En tant que femmes, je ne sais pas si c’est la nature ou la société, mais de façon générale, nous avons tendance à viser la perfection et à vouloir plaire à tout le monde, a-t-elle observé. Je ne dis pas qu’il faut bâcler son travail, mais il faut réaliser que les 50 % restants ne cherchent pas à atteindre les 100 %. »

Dans le même ordre d’idées, Oricia Smith, présidente de Sun Life Global Investments, a encouragé les femmes à demander de l’aide lorsqu’elles en ont besoin.

Oricia Smith a souligné que Sun Life a mené des recherches et constaté que les conseillers masculins ont tendance à constituer des équipes pour les soutenir et réussissent généralement beaucoup plus rapidement que les conseillères, qui ont tendance à essayer de tout faire par elles-mêmes.

« Demander de l’aide n’est pas une faiblesse. Ce n’est pas une faiblesse que de s’entourer de personnes qui vous aident à accomplir quelque chose. C’est en fait une force et c’est du leadership », a-t-elle confié.

Oricia Smith a également recommandé de favoriser les relations au sein du secteur et de ne rien prendre personnellement lorsque les choses ne se passent pas comme prévu.

L’un des conseils de Theresa Shutt était de s’exprimer haut et fort, en particulier dans les salles de réunion.

« On constate que dans les salles de réunion, les femmes parlent probablement 70 % moins que les hommes. Nous pensons que nous parlons autant que 50 % d’entre eux, mais ce n’est pas le cas. Alors, parlez fort, parlez souvent, revendiquez vos succès », a-t-elle déclaré.

« Oui, vous devez être un membre de l’équipe ou quoi que ce soit d’autre. Mais sachez que vous construisez continuellement votre profil. Vous construisez toujours votre réputation. »

Sarah Bull, associée directrice et gestionnaire de portefeuille chez KJ Harrison Investors, qui animait le panel, a également rappelé aux femmes qu’il existe de nombreuses opportunités pour elles de percer dans le secteur financier, et en particulier dans la gestion de patrimoine, où les femmes devraient gérer plus de 4 000 milliards de dollars d’actifs au Canada d’ici 2028.

« Quand je repense à ma propre carrière, j’ai commencé dans ce secteur au début des années 90, en 1994, et il est clair que nous avons parcouru un long chemin depuis », a-t-elle dit.

Theresa Shutt s’est également montrée optimiste quant aux progrès réalisés au cours des dernières décennies et au travail accompli actuellement.

« Il y a des tonnes d’histoires sur des choses qui, à l’époque, me semblaient démoralisantes, et je pense toujours que nous n’avons pas changé cela, mais au moins, nous en parlons. »

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Richesse et pauvreté : les écarts se creusent de façon accélérée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/richesse-et-pauvrete-les-ecarts-se-creusent-de-facon-acceleree/ Wed, 05 Feb 2025 12:03:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105145 Selon Oxfam.

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Le rapport annuel de l’ONG Oxfam, publié en marge du Forum économique mondial de Davos, dresse un tableau de l’accélération des inégalités économiques dans le monde. Voici sept constats issus de cette analyse.

  1. Une accélération vertigineuse en 2024

En 2024, la fortune des milliardaires a augmenté de 2 000 milliards de dollars (G$) dans le monde, un rythme trois fois plus rapide qu’en 2023. Les chiffres sont impressionnants : chaque milliardaire a vu sa fortune augmenter en moyenne de 2 millions de dollars américains (M$ US) par jour. Pour les dix plus grandes fortunes, ce chiffre atteint 100 M$ US quotidiens (tous les montants sont en dollars américains).

Aux États-Unis, Elon Musk, Jeff Bezos et Mark Zuckerberg figurent parmi les grands gagnants, eux qui contrôlent des industries dominantes, voire monopolistiques. À lui seul, Jeff Bezos possède une fortune nette de 219,4 G$ US, principalement issue d’Amazon qui contrôle jusqu’à 70 % des achats en ligne dans plusieurs pays occidentaux.

  1. L’effet Trump et ses conséquences

L’élection de Donald Trump en novembre 2024 soulève de vives inquiétudes chez les experts d’Oxfam. Le rapport souligne que son retour à la Maison-Blanche représente « une aubaine pour les milliardaires » et présage une augmentation significative des inégalités.

Les politiques économiques annoncées par l’administration Trump devraient, selon les analystes, favoriser davantage la concentration des richesses au détriment des classes moyennes et populaires. Cette tendance s’inscrit dans un contexte où la Banque mondiale estime qu’au rythme actuel, plus d’un siècle serait nécessaire pour éradiquer la pauvreté sans réduction des inégalités.

  1. L’héritage plutôt que le mérite

L’année 2023 marque un tournant historique : pour la première fois, l’héritage supplante l’entrepreneuriat comme principale source de richesse chez les nouveaux milliardaires.

Le rapport révèle que tous les milliardaires de moins de 30 ans, sans exception, doivent leur fortune aux legs de leurs parents plutôt qu’à leurs propres initiatives. Plus largement, 60 % de la fortune totale des milliardaires provient désormais d’héritages, de liens de connivence, de pratiques relevant de la corruption ou de situations de monopole. Au cours des trois prochaines décennies, plus de 1000 milliardaires actuels prévoient de transférer plus de 5200 G$ US à leurs héritiers.

  1. Des héritages peu taxés

Le rapport d’Oxfam révèle que la moitié des milliardaires mondiaux résident dans des pays n’appliquant aucun droit de succession sur les héritages destinés à leurs enfants. Les recherches menées par l’organisation montrent que deux tiers des pays n’imposent aucune taxe successorale aux descendants directs.

  1. Un écart qui se creuse avec la classe moyenne

Pendant que les ultrariches prospèrent, la situation de la classe moyenne se dégrade.

Le rapport met en lumière une accumulation de difficultés :

  • multiplication des dettes irrécouvrables,
  • érosion des salaires réels
  • et flambée des prix alimentaires.

Les conséquences de la pandémie continuent de peser sur les ménages, tandis que les effets du dérèglement climatique aggravent les inégalités existantes.

  1. Les femmes, premières victimes des inégalités
    Le rapport met en lumière les disparités de genre : à l’échelle mondiale, une femme sur dix vit dans une pauvreté extrême.

En Amérique du Nord, les femmes issues de minorités ethniques et les travailleuses précaires sont particulièrement affectées, amplifiant les défis pour réduire ces inégalités.

  1. Une dynamique héritée du colonialisme
    Oxfam rappelle que les systèmes financiers mondiaux continuent de favoriser les pays du nord, y compris les États-Unis et le Canada, au détriment des nations plus pauvres. En 2023, les 1 % les plus riches des pays du nord ont accumulé 30 M$ US par heure au détriment des pays du sud.

 

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Le revenu minimum est envisagé en Haute-Gaspésie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/le-revenu-minimum-est-envisage-en-haute-gaspesie/ Mon, 23 Dec 2024 18:56:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104759 En réponse à la pauvreté et aux inégalités.

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La Direction de la santé publique de la Gaspésie–les-Îles propose une mesure audacieuse pour lutter contre la pauvreté : offrir un revenu minimum garanti à la population de la Haute-Gaspésie. Ce programme vise à assurer à la population un revenu annuel minimum de 39 000 $ et à stimuler l’économie locale grâce à une injection financière significative. Ce projet pilote, prévu sur 20 ans, permettra de comparer les effets de cette initiative avec un modèle sans aide supplémentaire.

Le revenu minimum : qu’est-ce que c’est ?

Le revenu minimum, souvent appelé revenu universel ou de base, est une allocation financière versée à tous, indépendamment de la situation sociale ou professionnelle. Son montant est calculé pour couvrir les besoins fondamentaux comme le logement, la nourriture, les vêtements et la participation à la vie sociale. Ce concept vise non seulement à réduire la pauvreté et les inégalités, mais aussi à permettre à chacune et chacun de mener une vie digne. De plus, il favorise l’initiative personnelle, en donnant aux personnes la liberté de s’engager dans des projets qui reflètent leurs aspirations.

Cependant, pour atteindre cet objectif, une transformation profonde de nos valeurs économiques et culturelles est nécessaire. Le modèle dominant, axé sur la compétition et la consommation, devrait céder la place à un système valorisant la coopération, la durabilité et le développement humain.

Dépasser les préjugés sur le travail et la motivation

L’une des critiques courantes à l’égard du revenu minimum est l’idée qu’il dissuaderait les bénéficiaires de travailler. Cela suppose que le travail est perçu uniquement comme une corvée motivée par le besoin financier. Pourtant, de nombreux exemples, comme le bénévolat ou les métiers artistiques peu lucratifs, montrent que les personnes recherchent souvent un sens et une finalité dans leur activité professionnelle. Le revenu minimum libère des contraintes économiques qui obligent à accepter des emplois dégradants ou inutiles, permettant ainsi une réorientation vers des activités valorisantes et utiles.

Vers un modèle économique inclusif et durable

Le revenu minimum ne vise pas seulement à combler les besoins fondamentaux, mais aussi à repenser notre système économique. Il propose de mettre fin à la centralité du travail salarié dans la production de richesse. Ce changement de paradigme valoriserait des formes de travail souvent déconsidérées, comme le soin aux personnes, les activités artistiques ou les études. En favorisant une économie de qualité plutôt que de quantité, ce modèle pourrait également réduire notre impact environnemental.

Contrairement aux idées reçues, le revenu minimum pourrait renforcer l’économie en stabilisant la consommation locale et en rendant la société plus résiliente face aux crises économiques. Toutefois, il ne peut pas être pleinement efficace sans une régulation des inégalités, notamment par l’instauration d’un revenu maximum. Ce dernier limiterait les écarts de richesse et leur impact écologique démesuré.

De ce fait, pour que cette transition s’opère, il faut instaurer un contexte sociopolitique favorisant l’entraide et l’égalité plutôt que la compétition. Ce nouveau cadre pourrait être soutenu par des outils complémentaires, comme des monnaies locales, qui renforceraient l’économie régionale et garantiraient une allocation ajustée aux réalités territoriales. 

Un outil de transformation sociale

Le revenu minimum, couplé à d’autres initiatives comme les coopératives locales, représente une véritable révolution dans notre manière d’envisager l’économie et la société. Ce système mettrait en avant la coopération et les savoirs partagés, contribuant à la construction d’un monde plus juste et solidaire.

Ce projet, bien que novateur, pose des questions fondamentales sur nos priorités collectives. Il propose une vision où l’économie est au service des besoins humains et de la dignité, plutôt qu’un moyen de perpétuer les inégalités et la précarité.

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