Gestion de patrimoine | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/gestion-de-patrimoine/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 12 Mar 2026 12:09:10 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Gestion de patrimoine | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/gestion-de-patrimoine/ 32 32 Entre intégration et identité : Julie Gallagher prend les commandes de Patrimoine Richardson https://www.finance-investissement.com/nouvelles/entre-integration-et-identite-julie-gallagher-prend-les-commandes-de-patrimoine-richardson/ Thu, 12 Mar 2026 12:09:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112953 La nouvelle PDG veut préserver la culture de la firme tout en accélérant sa transformation au sein d’iA Groupe financier.

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iA Groupe financier a annoncé la nomination de Julie Gallagher à titre de présidente et cheffe de la direction de Patrimoine Richardson, le 10 mars, avec effet immédiat.

Elle succède à Dave Kelly, qui occupait jusqu’ici les fonctions de président et chef de la direction de RF Capital, la société mère de Patrimoine Richardson. Celui-ci demeurera au sein de l’organisation jusqu’à la fin juin à titre de vice-président du conseil afin de l’accompagner pendant la période de transition. Il conservera ensuite un siège au conseil d’administration de Patrimoine Richardson.

Julie Gallagher connaît déjà bien l’organisation et les défis qui l’attendent. Elle a notamment participé à la vérification diligente ayant précédé l’acquisition de la firme de gestion de patrimoine par iA Groupe financier, une transaction conclue le 31 octobre 2025 et évaluée à environ 597 millions de dollars. « C’est une firme quand même assez bien établie. Depuis déjà plusieurs mois, je travaille avec les équipes », explique-t-elle.

Sa priorité sera de poursuivre l’intégration de l’entreprise acquise auprès de RF Capital Group, tout en renforçant les liens avec les équipes et les conseillers. « Mon plus grand défi est surtout humain : réussir à établir rapidement un lien avec tous les gens », juge-t-elle. Pour y parvenir, elle prévoit « prendre la route » dès les prochaines semaines afin de rencontrer les conseillers à travers le Canada.

Julie Gallagher insiste également sur l’importance de préserver ce qui distingue Patrimoine Richardson. Selon elle, il s’agit d’une entreprise profondément humaine, « non seulement avec nos clients, mais aussi avec les conseillers et les employés ».

« Ce qui rend Patrimoine Richardson unique, c’est son indépendance, mais aussi sa culture et ses gens », souligne-t-elle, ajoutant que protéger cette culture demeurera une priorité.

Une place distincte dans l’écosystème d’iA

Préserver la culture de la firme sera un enjeu central, alors qu’un changement de nom est prévu à la suite de l’acquisition par iA Groupe financier, admet Julie Gallagher.

« Le défi, ce n’est pas tant de choisir le nom que de le mettre en place », explique la dirigeante. Le processus se fera en collaboration avec les conseillers. « Les gens sont excités de pouvoir se choisir une nouvelle identité pour vraiment représenter qui ils sont aujourd’hui », affirme-t-elle.

Même si une période d’environ 30 mois avait été évoquée pour effectuer cette transition, l’organisation progresse déjà dans ses réflexions. « Nous voulons le faire comme il faut, avec une mise en place professionnelle et sans embûches », précise-t-elle. À noter que le nouveau nom ne devrait pas être dévoilé avant l’an prochain.

Dans l’intervalle, la firme continuera d’occuper une place distincte dans l’écosystème de gestion de patrimoine du groupe, aux côtés d’Investia Services financiers et d’iA Gestion privée de patrimoine. Patrimoine Richardson comptait 455 personnes détentrices d’un titre de représentant de courtier réparties dans 23 bureaux au Canada au moment de la transaction.

« Nous formons un groupe financier et une équipe de gestion de patrimoine, mais avec différents modèles de distribution », souligne Julie Gallagher. Investia demeure axée sur l’épargne collective, tandis qu’iA Gestion privée de patrimoine et Patrimoine Richardson opèrent dans le courtage de plein exercice.

Des modèles qui devraient être maintenus. « C’est très important pour nous de garder les trois modèles séparés », affirme-t-elle, tout en laissant la porte ouverte à une certaine mobilité des conseillers. « Nous allons nous assurer que les gens puissent continuer d’évoluer dans le meilleur modèle pour eux. »

Technologie et infrastructure

La technologie et l’infrastructure de garde d’actifs figurent aussi parmi les chantiers clés de l’intégration. Pour l’instant, iA Groupe financier prévoit maintenir les systèmes et les gardiens de valeur utilisés par ses différentes plateformes.

À court terme, les deux systèmes seront donc conservés pour les deux entités, indique Julie Gallagher. Dans l’écosystème de gestion de patrimoine du groupe, les plateformes s’appuient actuellement sur deux fournisseurs distincts de garde et d’infrastructure, soit Banque Nationale Réseau Indépendant et Fidelity Clearing Canada.

Selon elle, l’enjeu n’est pas tant de choisir un seul gardien de valeur que de soutenir efficacement les conseillers. Les plateformes assurent la garde des actifs, mais l’objectif demeure d’offrir un service directement tourné vers les conseillers, dit-elle.

« Nous voulons être la face du back office et offrir le meilleur service possible », assure-t-elle.

Cette vision faisait d’ailleurs partie des éléments déterminants dans l’acquisition de RF Capital Group. « Quand Dave Kelly expliquait leur plan stratégique et leur road map au niveau digital, nous avions vraiment la même vision », affirme Julie Gallagher.

Dans ce contexte, la feuille de route technologique de la firme sera maintenue, et même accélérée. « Richardson a un road map que nous allons continuer de supporter et même accélérer maintenant que nous sommes un plus grand groupe. Nous étions déjà sur la bonne voie, nous continuons. »

Parmi les enjeux à surveiller, Julie Gallagher voit surtout des occasions. Elle cite notamment l’évolution du cadre entourant l’incorporation des conseillers et les discussions fiscales qui l’accompagnent, dont celles sur l’application éventuelle de la TPS et de la TVQ sur certains revenus. « Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un défi, mais plutôt d’une grande opportunité », lance-t-elle.

Le modèle indépendant de la firme constitue un avantage dans ce contexte, estime Julie Gallagher. « Nous sommes dans une super bonne position parce que nous avons un modèle indépendant, qui peut pivoter rapidement et offrir ce bénéfice-là à nos conseillers », affirme-t-elle.

Selon elle, les conseillers qui travaillent dans une firme indépendante devraient pouvoir bénéficier de cette flexibilité. « Si tu es un conseiller travaillant dans une firme indépendante et que tu as le choix dans les services que tu offres aux clients, dans la façon de bâtir ton équipe, et que tu assumes cette responsabilité, ma vision, c’est que tu devrais pouvoir en bénéficier au niveau de la TPS et de la TVQ », explique-t-elle.

L’organisation possède déjà l’expérience nécessaire pour s’adapter aux ajustements fiscaux et réglementaires à venir. « Nous le faisons déjà pour nos conseillers en épargne collective : la recette, comment gérer ça, nous l’avons déjà », souligne-t-elle, évoquant la capacité de la firme à intégrer ce type de changements.

« Le défi, c’est de continuer de travailler ensemble pour améliorer le service », souligne-t-elle. Mais, selon elle, l’organisation dispose des ressources nécessaires pour évoluer rapidement lorsque des ajustements technologiques et réglementaires sont nécessaires.

Dans cinq ans, Julie Gallagher voit d’ailleurs Patrimoine Richardson comme une firme qui aura conservé son modèle distinctif tout en renforçant ses capacités. L’organisation demeurera selon elle une firme « avec une culture de famille, un feeling de boutique », appuyée par une technologie conçue pour soutenir les conseillers. « Nous croyons au conseil et à l’aspect humain du conseiller », soutient-elle, évoquant un service « hautement personnalisé pour notre clientèle, avec du support à nos conseillers ».

Un parcours marqué par la curiosité

Avant de faire carrière dans la gestion de patrimoine, Julie Gallagher était avocate en litige commercial au sein du cabinet Bélanger Sauvé. « Quand tu es en litige, tu regardes le passé », explique-t-elle. Or, elle souhaitait davantage participer à la construction des projets d’affaires. « J’aimais beaucoup la stratégie du litige, mais j’aimais beaucoup bâtir. »

Ce désir l’a amenée à rejoindre le secteur financier, notamment chez BMO Gestion de patrimoine, où la proximité avec les équipes de BMO Nesbitt Burns lui a permis de plonger dans la réalité d’une firme de courtage. « Ça m’a permis de connaître les rouages, comment nous aidons les conseillers à desservir leurs clients, tout l’aspect opérationnel et réglementaire », raconte-t-elle.

Avec le recul, elle estime que ces expériences lui ont permis de développer les qualités nécessaires pour diriger une organisation. « La première chose, il faut que tu sois passionnée par l’industrie et les conseillers. Il faut vouloir aider et trouver des solutions. » Elle insiste aussi sur l’importance de l’aspect humain. « Il faut que tu veuilles connecter avec les gens », dit-elle, ajoutant que la compréhension des opérations d’une firme demeure essentielle pour trouver des solutions.

Son parcours a également été marqué par plusieurs changements de cap. « Partir d’avocate dans un cabinet privé jusqu’à présidente d’entreprise, ça implique de prendre des risques parfois dans sa carrière », souligne-t-elle. Selon elle, ces transitions ont permis d’élargir ses compétences et de mieux comprendre l’industrie. « Il faut être curieux et essayer différents aspects d’une entreprise ou d’un secteur. »

À celles qui aspirent à faire carrière dans l’industrie financière, elle conseille d’oser se lancer. « Il ne faut pas avoir peur de foncer et de changer de rôle », dit-elle. Lever la main pour de nouvelles responsabilités peut être difficile, reconnaît-elle, mais il est aussi important de s’entourer de personnes prêtes à soutenir son développement. « Il y aura toujours des patrons ou des patronnes qui vont devenir des sponsors, des gens qui vont te supporter et lever la main pour toi. »

Son message est simple : « Sois curieuse et n’hésite pas à essayer différentes choses. »

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Changement à la direction de Patrimoine Richardson https://www.finance-investissement.com/nouvelles/changement-a-la-direction-de-patrimoine-richardson/ Wed, 11 Mar 2026 12:11:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112938 NOUVELLES DU MONDE — Julie Gallagher hérite du défi d’intégrer la firme au sein d’iA Groupe financier.

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iA Groupe financier a nommé Julie Gallagher à titre de présidente et cheffe de la direction de Patrimoine Richardson. Elle succède à Dave Kelly, président et chef de la direction sortant de RF Capital, et aura pour responsabilité de poursuivre la transformation amorcée depuis l’acquisition de la firme de gestion de patrimoine par iA l’automne dernier.

« Nous intensifions notre présence dans le secteur de la gestion de patrimoine, et Julie possède exactement les compétences, l’expérience et la persévérance dont nous avons besoin », a déclaré Stéphan Bourbonnais, vice-président exécutif d’iA Gestion de patrimoine.

Dans ses nouvelles fonctions, Julie Gallagher sera responsable de l’orientation stratégique de l’entreprise, de sa croissance et de sa rentabilité, ainsi que du soutien aux équipes de conseillers. Elle devra également relever le défi d’intégrer les cultures respectives d’iA et de Patrimoine Richardson.

« Je suis ravie des possibilités qui se profilent à l’horizon alors que nos organisations entament un nouveau chapitre de leur histoire commune, a-t-elle affirmé.

Jusqu’à récemment, Julie Gallagher occupait le poste de vice-présidente principale et cheffe des produits et solutions d’investissement et marché des capitaux d’iA Gestion de patrimoine. Elle s’est jointe à l’entreprise en septembre 2021 à titre de vice-présidente et chef de la conformité. Depuis l’acquisition de RF Capital par iA, le 31 octobre 2025, ses responsabilités s’étaient étendues au soutien des équipes de conseillers de Patrimoine Richardson.

Avant de se joindre à iA, elle était directrice principale, conformité, à la Financière Banque Nationale. Auparavant, elle a agi comme avocate et directrice pour la branche de gestion de patrimoine de la Banque de Montréal, et comme avocate en pratique privée au sein du cabinet Bélanger Sauvé. Titulaire d’une licence en droit de l’Université d’Ottawa, elle participe au Conseil régional du Québec de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), et en préside le conseil de section du Québec.

Sur le plan opérationnel, iA prévoit que l’intégration de Patrimoine Richardson générera des synergies importantes, tant au niveau des revenus que des coûts. Les travaux porteront notamment sur les plateformes numériques, les fonctions d’entreprise et les fournisseurs externes, tout en préservant l’indépendance opérationnelle des conseillers de Patrimoine Richardson.

Dave Kelly restera au sein de l’organisation jusqu’à la fin juin à titre de vice-président du conseil, afin d’accompagner Julie Gallagher durant sa période de transition. Il conservera ensuite un siège au conseil d’administration de Patrimoine Richardson.

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FNB : 5 mythes déconstruits https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/fnb-5-mythes-deconstruits/ Wed, 11 Mar 2026 10:07:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112849 ZONE EXPERTS — La liquidité intrinsèque d’un FNB provient de celle de ses actifs sous-jacents.

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L’adoption des fonds négociés en Bourse (FNB) dans les portefeuilles par les investisseurs et gestionnaires de patrimoine semble ne pas s’essouffler selon les premiers chiffres de 2026. À la suite d’entrées nettes d’actifs en 2025 surpassant les 120 milliards de dollars (G$), le secteur canadien des FNB a dépassé les 720 G$ d’actifs sous gestion au 31 décembre 2025. Janvier 2026 indique un début d’année record avec des entrées nettes doublant celle de 2025 sur la même période[1].

Les FNB répondent à des besoins de plus en plus divers et complexes et outrepassent largement la simple réplication indicielle. Soutenus par un environnement réglementaire favorable, une attention accrue aux frais, la transition démographique et l’évolution des préférences des investisseurs, les FNB ont gagné en importance. Selon Placements Mackenzie, leur part dans l’univers des fonds d’investissement canadiens est passée de 10 % à 25 % au cours de la dernière décennie.

Dans ce contexte d’expansion de l’offre des FNB au Canada, où des stratégies plus spécialisées et diversifiées sont désormais accessibles, voici un rappel de certaines notions fondamentales notamment en matière de liquidité et de mesures d’évaluation.

Tous les FNB n’affichent pas nécessairement de forts volumes de transactions, de faibles frais de gestion, des écarts du cours acheteur-vendeur minimes. Ces caractéristiques ne les disqualifient pas pour autant et ces FNB peuvent répondre adéquatement aux attentes de l’investisseur. Voici cinq mythes[2] à déconstruire.

  1. Un faible volume de transactions et des actifs sous gestion peu élevés signifient généralement une liquidité plus faible.

À l’instar des fonds communs de placement, le niveau de liquidité des FNB n’est pas fonction de son volume d’opérations. Il dépend plutôt de la liquidité des actifs sous-jacents. La liquidité d’un FNB ou d’un fonds commun sera au moins équivalente à celle de ses positions sous-jacentes.

Au lieu de regarder le volume d’opération d’un FNB ou son actif sous gestion, il vaut mieux évaluer la liquidité de ses titres sous-jacents. Si le niveau de liquidité d’un fonds commun qui investit dans des titres semblables ne suscite pas de préoccupations, la liquidité d’un FNB ne devrait pas faire problème. Le volume n’est pas révélateur de la liquidité — quelle que soit la structure du fonds.

La liquidité du marché primaire dans lequel le FNB investit n’est pas forcément reflétée dans la liquidité du marché secondaire.

Pour consulter cette illustration en grand format, cliquez sur ce lien.

Les FNB peuvent émettre de nouvelles parts ou les retirer du marché pour répondre à l’offre et à la demande des investisseurs. Ainsi, des mesures telles que les actifs sous gestion d’un FNB et ses volumes d’opérations ne permettent pas d’en évaluer le niveau de liquidité.

  1. La liquidité du marché secondaire des FNB s’affiche à l’écran.

Les mainteneurs du marché ne reflètent qu’une fraction du volume qu’ils sont disposés à négocier. Les investisseurs accèdent aux parts de FNB par le biais du marché secondaire sur lequel d’autres investisseurs peuvent être présents ainsi que des mainteneurs de marché.

Dans le cas des FNB, les mainteneurs de marché peuvent mettre de nouvelles parts en circulation ou les retirer de la circulation par l’intermédiaire du marché primaire. Pour ce faire, ils travaillent avec le fournisseur de FNB comme l’illustre le graphique ci-dessus. Ce processus permet de faire que le prix d’une part de FNB reste proche de la valeur liquidative des actifs sous-jacents du FNB.

  1. Les FNB comportent moins de risques que les fonds communs de placement.

Le risque ou la volatilité liés à la structure d’un fonds, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un fonds commun, s’explique par divers facteurs. Les facteurs suivants peuvent influer sur le risque ou la volatilité perçus d’un FNB ou d’un fonds commun :

  • Caractéristiques des titres sous-jacents au chapitre du rendement ;
  • Risque ou volatilité découlant des marchés au sein desquels le FNB ou le fonds commun investit ;
  • Style et stratégie de placement du gestionnaire.

À noter que les FNB se négocient durant la journée, leur prix peut donc être perçu comme plus volatile comparativement à un fonds commun qui publie sa valeur liquidative une fois par jour. De la même manière, les FNB publient également une valeur liquidative quotidiennement après la fermeture du marché.

  1. Les FNB sont faits uniquement pour les spéculateurs et les investisseurs à court terme.

Les FNB indiciels, activement gérés et à bêta stratégique sont de plus en plus utilisés pour construire le portefeuille d’investisseurs. L’avènement des FNB activement gérés combinés aux FNB à réplication indicielle offre la possibilité aux gestionnaires de portefeuille de rationaliser les coûts pour capturer le bêta du marché tout en allouant davantage de budget de frais pour des stratégies ayant une proposition de valeur différenciée.

Les FNB sont conçus pour permettre à des investisseurs aux objectifs différents de détenir le même produit tout en poursuivant leurs propres stratégies.

À stratégie de placement similaire, les FNB vont souvent présenter un différentiel de coût favorable, les rendant d’autant plus pertinents pour les clients qui investissent à long terme en minimisant les frais récurrents.

  1. Tous les FNB reproduisent leurs indices sous-jacents.

Bien que la majorité de l’actif dans les FNB canadiens soit dans des FNB indiciels, le segment des FNB activement gérés est le sous-segment qui connait le plus fort taux de croissance. Il est supérieur à 34 % annuel composé sur les 10 dernières années et le segment des FNB à gestion active représente maintenant plus de 31 % de l’actif investi dans les FNB canadiens[3]. À la fin 2025, plus de la moitié de tous les FNB cotés au Canada ne répliquent pas un indice.

Comme pour un fonds commun traditionnel, les FNB gérés activement reposent sur l’expertise de gestionnaires qui supervisent la construction du portefeuille et les décisions de négociation. Cependant contrairement aux fonds communs, ces FNB font l’objet d’évaluations et d’échanges intrajournaliers.

Les enjeux de négociation de prime ou escompte par rapport à leur valeur liquidative sont aussi souvent présentés comme une déficience de la structure FNB alors que ces derniers sont conçus de façon à pouvoir être négociés sur le marché secondaire (création et rachat d’actions à la valeur liquidative) et sur un marché boursier à des cours établis par le marché secondaire. Ceci est plutôt un avantage permettant aux investisseurs d’avoir accès au prix du marché en temps réel lors des opérations. La présence d’un marché primaire et d’un marché secondaire rehausse l’efficience globale des cours et la liquidité d’un FNB.

Dans le deuxième article de cette série, nous nous attarderons sur les concepts de réplication indicielle et les facteurs à considérer dans l’évaluation de la performance d’un FNB.

Clause de non-responsabilité : Le contenu de cet article (y compris les faits, points de vue, opinions, recommandations, ainsi que les descriptions ou références à des produits ou titres) ne doit pas être interprété comme des conseils en placement, une offre de vente, une sollicitation d’achat, ni comme une approbation, une recommandation ou une commandite d’une entité ou d’un titre mentionné. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’exhaustivité, nous n’assumons aucune responsabilité quant à son utilisation.

Cet article peut contenir des informations prospectives qui reflètent les attentes ou les prévisions actuelles de notre organisation ou de tiers concernant des événements futurs. Les renseignements prospectifs sont par leur nature assujettis, entre autres, à des risques, incertitudes et hypothèses pouvant donner lieu à des écarts significatifs entre les résultats réels et ceux exprimés dans les présentes. Ces risques, incertitudes et hypothèses comprennent, sans s’y limiter, les conditions générales économiques, politiques et des marchés, les taux d’intérêt et de change, la volatilité des marchés boursiers et financiers, la concurrence commerciale, les changements technologiques, les changements sur le plan de la réglementation gouvernementale, les changements au chapitre des lois fiscales, les poursuites judiciaires ou réglementaires inattendues ou les catastrophes. Veuillez soigneusement prendre en compte ces facteurs et d’autres facteurs et ne pas accorder une confiance exagérée aux renseignements prospectifs. Tout renseignement prospectif contenu aux présentes n’est à jour uniquement qu’au 1 mars 2026. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces renseignements soient mis à jour, complétés ou révisés par suite de nouveaux renseignements, de circonstances changeantes, d’événements futurs ou pour d’autres raisons. 

[1] Canadian ETF Flows — January 2026: $22 billion in a month, record after record (ETF Research & Strategy)

[2] Réfuter les mythes liés aux FNB et faire prévaloir la réalité

[3] Source : Mackenzie Investments

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À quoi ressemblera la gestion de patrimoine en 2035 ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/a-quoi-ressemblera-la-gestion-de-patrimoine-en-2035/ Thu, 05 Mar 2026 13:06:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112604 McKinsey propose un regard prospectif.

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Un rapport de la firme McKinsey brosse le portrait de ce que pourrait être le marché de la gestion de patrimoine dans dix ans.

Les tendances qui frappent présentement le marché de la gestion de patrimoine devrait transformer les pratiques et la concurrence d’ici 2035, selon le rapport intitulé US wealth management in 2035 : A transformative decade begins que vient de publier la firme McKinsey.

Plus précisément, c’est la convergence de l’intelligence artificielle (IA), du changement démographique et de l’évolution de la confiance des clients, qui redessine les règles du jeu et ouvre la voie à une nouvelle ère.

D’après le portrait dressé dans le rapport, dans dix ans, les gestionnaires de patrimoine ne seront plus jugés seulement par la performance des investissements. Les clients s’attendront à se voir proposer des solutions globales qui, en plus des objectifs financiers, incluront des objectifs personnels et éthiques. La gestion de patrimoine aura évolué vers une forme de « gestion de vie » intégrée, où le conseiller sera devenu une sorte de directeur financier personnel pour le client.

Le conseiller devra ainsi guider son client dans ses décisions de vie, en tenant compte des dimensions émotionnelles qui les accompagnent.

« Soutenu par un réseau d’agents d’IA, le conseiller humain se concentrerait sur le contexte, l’empathie et le sens, traduisant les données en décisions et les décisions en confiance », illustre le rapport. Cela signifie que le travail du conseiller se concentrera sur le contexte, l’empathie et le sens ; et qu’il s’appuiera sur les données pour aider le client à prendre ses décisions.

Les firmes de gestion de patrimoine donneront donc la priorité à l’intelligence émotionnelle, à l’adaptabilité et à l’authenticité des conseillers, en plus des compétences traditionnelles. Les conseillers seront recherchés pour leur capacité à établir la confiance et à approfondir les relations avec les clients.

Un nouveau paysage concurrentiel

La concurrence elle-même sera transformée d’ici 2035, assure McKinsey. Des joueurs majeurs — tels que de très grandes banques et des plateformes numériques — offriront un écosystème complet, proposant autant de la gestion autonome pour les débutants que des services haut de gamme. La force de ces acteurs dominants sera leur taille et la maîtrise exclusive de leur technologie.

À côté de ces méga joueurs, des firmes spécialisées offriront une expertise ultra-pointue pour des segments de niche ou des clients très fortunés, en misant sur une relation humaine personnalisée de très haut niveau.

Des conseillers indépendants parviendront à rivaliser avec les grandes banques, en s’appuyant sur des plateformes qui leur fourniront des outils technologiques et des services d’arrière-guichet.

Enfin, des firmes basées entièrement sur l’IA s’adresseront aux investisseurs des classes moyennes supérieures, en leur proposant des coûts très bas et une personnalisation automatisée.

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Lancelot Gestion privée : l’aventure entrepreneuriale d’un CPA https://www.finance-investissement.com/fi-releve/carriere/lancelot-gestion-privee-laventure-entrepreneuriale-dun-cpa/ Tue, 16 Dec 2025 12:07:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111420 DÉVELOPPEMENT — Il veut transposer des valeurs chevaleresques dans le domaine financier.

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À 30 ans passés, Bruno Legault, un jeune comptable professionnel agréé, a décidé de tracer sa propre voie dans l’industrie financière. De Trois-Rivières à la Rive-Nord de Montréal puis aux bancs de l’Université de Sherbrooke, où il a complété une maîtrise en fiscalité, il a débuté sa carrière comme fiscaliste avant de bifurquer vers la gestion de patrimoine en 2019.

C’est à ce moment, alors qu’il travaillait pour une grande firme, qu’a germé dans son esprit l’idée de créer un cabinet multidisciplinaire qui regrouperait autour d’une même table plusieurs professionnels du domaine de la finance — en placements, assurances, fiscalité, comptabilité, notariat, droit et courtage hypothécaire. De cette idée est née le projet de Lancelot Gestion privée, un cabinet nouvellement créé pour offrir un accompagnement global et intégré aux clients.

La jeune firme veut transposer des valeurs chevaleresques dans le domaine financier : « On veut entourer le client comme le roi Arthur entourait ses chevaliers, avec courage, loyauté et bravoure », explique Bruno Legault. Ce choix découle aussi de la volonté du fondateur de placer le client au centre et de l’entourer d’une protection solide, tel un bouclier de chevalier.

Pour lancer sa société, Bruno Legault s’est entouré d’une équipe jeune, mais expérimentée, signale-t-il. Elle est composée de professionnels aux expertises variées : comptabilité et fiscalité (Sophie Dagenais), assurances de personnes (Paola Hallé), administration (Kim Soaré) et placements (Julien Anctil).

À terme s’ajouteront des collaborateurs externes en comptabilité et en hypothèques. Pour l’instant, la priorité est d’intégrer les différents partenaires dans l’offre de service. L’objectif ultime est de regrouper sous un même toit des services complémentaires pour offrir une réelle valeur ajoutée, par exemple lorsqu’un fiscaliste peut directement recommander des montants optimaux de REER en fonction des déclarations de revenus du client, illustre Bruno Legault.

La croissance en actifs sous gestion n’est pas l’objectif principal de la firme, même si des acquisitions pourraient être envisagées dans le futur pour enrichir l’offre. La vision de croissance repose à la fois sur l’augmentation des actifs et l’élargissement de l’expertise.

Pour un conseiller qui lance sa boîte, le défi est grand, signale Bruno Legault. Il ne s’agit pas seulement de rassembler des expertises, mais aussi de naviguer dans les méandres administratifs et réglementaires qui encadrent la pratique. « On a encore des étapes à franchir pour obtenir tous les permis nécessaires, mais la vision est claire. »

Au départ, son ambition consistait à aider tout type de clients dans la gestion de son patrimoine. Cependant, à mesure que son projet mûrissait, l’entrepreneur a choisi de concentrer son offre sur une clientèle à valeur nette élevée, là où « les enjeux fiscaux et de planification financière se traduisent par des impacts significatifs ».

Le cabinet vise ainsi recruter des clients disposant d’actifs d’au moins 500 000 $ à 1 million de dollars, qu’il s’agisse de retraités planifiant leur décaissement ou d’entrepreneurs en croissance, parfois en réflexion sur la vente de leur entreprise ou sur des stratégies fiscales corporatives. « Nous visons à créer de la valeur dès maintenant, que ce soit par les choix de placement, l’apport fiscal ou la stratégie corporative », résume-t-il.

Même s’il représente la relève en gestion financière, le fondateur refuse que l’on considère son équipe comme « les conseillers de demain ». « On peut avoir un impact dès aujourd’hui, car le monde des finances évolue continuellement. Il faut s’adapter, être proactif et accompagner les clients dans le changement », insiste-t-il.

Créer un cabinet indépendant face aux grandes institutions n’est pas chose simple. Les obstacles sont nombreux : démarches administratives, adaptation technologique, positionnement dans un marché dominé par de gros joueurs. Cependant, l’entrepreneur croit que son modèle fondé sur l’indépendance et le travail d’équipe représente une force.

« L’indépendance, c’est un défi, mais c’est aussi ce qui va permettre de créer une valeur durable pour les clients », dit-il. Selon lui, un bon conseiller se définit par sa proactivité, sa capacité d’écoute et sa faculté à répondre efficacement aux questions des clients tout en livrant des résultats concrets. « Ces qualités sont essentielles pour bâtir et maintenir la confiance. »

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Transformer une vente d’entreprise en projet de continuité https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/transformer-une-vente-dentreprise-en-projet-de-continuite/ Mon, 08 Dec 2025 13:06:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111456 ZONE EXPERTS - La philanthropie au cœur de la stratégie patrimoniale.

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La vente d’une entreprise peut représenter bien plus qu’une simple transaction financière. Elle incarne souvent l’aboutissement de décennies d’engagement, d’efforts constants et la conclusion d’un chapitre de vie. Mais pour nombre d’entrepreneurs, c’est aussi le point de départ d’une réflexion profonde sur l’héritage, la transmission et l’impact durable. Dans ce contexte, un événement de liquidité, qu’il s’agisse d’une cession, d’une succession ou d’un héritage, offre une occasion rare de repenser la planification patrimoniale, non plus uniquement sous l’angle de la conservation du capital, mais comme levier de valeurs, de sens et de pérennité.

C’est précisément ce scénario qui s’est présenté pour Isabelle. Veuve depuis 2021, elle a hérité d’une partie importante du patrimoine familial, ce qui a contribué à façonner la structure actuelle de ses actifs. À l’issue de la vente de son entreprise, son patrimoine s’est transformé, incluant des placements, un portefeuille immobilier, des régimes enregistrés et des liquidités provenant de la transaction. Libérée de ses fonctions opérationnelles, mais déterminée à préserver un héritage, non seulement financier mais aussi symbolique, elle se pose désormais des questions essentielles. Que souhaite-t-elle transmettre à sa fille? Quel impact souhaite-t-elle avoir sur des causes qui lui sont chères? Et comment conjuguer optimisation fiscale, planification successorale et engagement philanthropique?

Dans un contexte où la philanthropie occupe une place croissante au sein des stratégies patrimoniales, le parcours d’Isabelle met en lumière les occasions de transformer une transition financière en projet de continuité familiale. De l’analyse des actifs à la mise en place de véhicules de dons structurés, en passant par une réflexion approfondie sur la gouvernance familiale, son cheminement illustre comment il est possible de conjuguer patrimoine, fiscalité et sens.

Des études récentes confirment cette évolution. Selon un rapport de 2023 sur les femmes et la philanthropie publié par Gestion de patrimoine TD, les dons déclarés par des femmes au Canada sont passés de 1,5 milliard de dollars (G$) en 2011 à 4,3 G$ en 2021. Cette croissance témoigne d’une mobilisation accrue de patrimoines importants provenant de successions, de ventes d’entreprises ou de liquidités, orientés vers des initiatives à impact dans un cadre structuré.

Une approche globale : conjuguer fiscalité, succession et philanthropie

La vente d’une entreprise entraîne inévitablement une reconfiguration du portefeuille d’actifs. Dans le cas d’Isabelle, les fonds obtenus lors de la transaction ont été investis de manière diversifiée, incluant des placements non enregistrés, des régimes enregistrés, la résidence principale et des liquidités disponibles. Cette nouvelle structure de patrimoine soulève des questions essentielles quant à la conservation du capital, sa transmission future et les choix fiscaux qui en découlent.

Sur le plan successoral, Isabelle souhaite d’abord s’assurer que sa fille sera adéquatement protégée. Elle envisage d’établir une fiducie testamentaire discrétionnaire dans son testament afin d’encadrer l’héritage jusqu’à ce que sa fille atteigne une maturité financière suffisante. L’objectif est d’éviter un enrichissement prématuré tout en transmettant des valeurs de responsabilité et d’implication.

Sur le plan fiscal, l’optimisation demeure incontournable. Une attention particulière est portée à la disposition présumée des actifs au décès, à l’impact des gains en capital latents et aux stratégies permettant de réduire l’impôt successoral. Isabelle évalue l’utilisation judicieuse des exemptions fiscales applicables ainsi que la possibilité de mettre en place une fiducie testamentaire pour protéger ses héritiers, ou encore de recourir au roulement au conjoint survivant si elle formait un nouveau couple.

Mais c’est du côté de la philanthropie structurée que sa réflexion prend toute sa profondeur. Sensibilisée depuis longtemps aux enjeux liés à la santé mentale chez les jeunes, Isabelle souhaite faire plus que des dons annuels ponctuels. Elle aspire à créer un impact tangible et mesurable sans compromettre la sécurité financière de sa famille.

À cette étape du processus, plusieurs options sont envisagées, incluant des dons planifiés au testament, la création d’un fonds désigné ou l’utilisation d’un fonds orienté par le donateur. La flexibilité, la possibilité d’impliquer sa fille et la simplicité administrative deviennent des critères déterminants dans le choix du véhicule philanthropique approprié.

Philanthropie et stratégies durables : un engagement structuré et réfléchi

Dans le cas d’Isabelle, la philanthropie n’est pas envisagée comme un geste isolé, mais comme un pilier de sa stratégie patrimoniale. Son intention est de structurer ses dons de manière à en faire une composante durable de son approche globale, tout en demeurant fiscalement efficients et en harmonie avec ses valeurs.

Le don de titres admissibles inscrits à la cote d’une bourse de valeurs désignée représente l’une des premières stratégies étudiées. En transférant notamment des actions ou des parts de fonds communs de placement à un organisme de bienfaisance enregistré, il est possible d’éviter l’impôt sur les gains en capital autrement réalisés lors de la disposition de ces placements. Cette stratégie génère en outre un reçu officiel de don correspondant à la juste valeur marchande. Pour Isabelle, qui détient un portefeuille non enregistré important, ce mécanisme présente un double avantage puisqu’il réduit sa charge fiscale tout en maximisant l’impact de son geste philanthropique.

Souhaitant structurer davantage ses contributions, Isabelle explore également la possibilité de créer un fonds orienté par le donateur. Ce type de solution lui permettrait de répartir ses dons dans le temps tout en conservant un droit de recommandation quant aux organismes soutenus. L’approche offre souplesse, simplicité administrative et un cadre idéal pour impliquer sa fille. Elle constitue ainsi une base solide pour instaurer une gouvernance philanthropique familiale.

Outre ces stratégies, Isabelle s’intéresse à l’assurance vie comme outil de don planifié. Elle peut désigner un organisme de bienfaisance comme bénéficiaire d’une police, ce qui permet de verser un capital décès significatif à une cause et de générer un crédit d’impôt au décès. Elle peut aussi transférer une police existante à un organisme ou souscrire une nouvelle police dont celui-ci devient propriétaire et bénéficiaire. Ces approches permettent souvent d’accroître substantiellement l’impact philanthropique tout en bénéficiant d’un traitement fiscal avantageux selon la structure retenue.

Isabelle réfléchit également aux options offertes dans la rédaction de son testament. Le don testamentaire demeure une voie privilégiée pour prévoir un legs philanthropique, qu’il prenne la forme d’un legs spécifique, d’un legs résiduel ou d’un don désigné. Dans ce contexte, les règles relatives aux successions assujetties à l’imposition à taux progressifs (SAITP) sont particulièrement pertinentes, puisqu’elles offrent une grande flexibilité pour appliquer le crédit d’impôt pour don dans l’année du décès, dans l’année précédente ou pendant la période où la succession conserve ce statut. Cette souplesse facilite l’intégration du geste philanthropique à la planification successorale globale tout en protégeant la sécurité financière de sa fille.

Dans l’ensemble, la philanthropie d’Isabelle se construit à l’intersection de considérations fiscales, successorales, familiales et symboliques. Elle s’inscrit dans une démarche intégrée où les décisions sont prises en cohérence avec la vision globale qu’elle souhaite transmettre.

Conclusion : inscrire la philanthropie dans une démarche patrimoniale intégrée

Le parcours d’Isabelle met en lumière une réalité bien reconnue dans le domaine des entreprises familiales. Lorsqu’un cycle entrepreneurial s’achève, l’enjeu principal ne porte plus uniquement sur la gestion technique des actifs, mais sur la préservation de ce qui donne sens à ce patrimoine. La philanthropie devient alors un espace naturel où la réflexion successorale peut s’élargir et où les valeurs familiales trouvent un terrain d’expression, même lorsque l’entreprise fondatrice n’est plus au cœur du projet collectif.

En structurant ses dons, en clarifiant ses intentions et en offrant à sa fille un espace d’implication authentique, Isabelle établit les bases d’une gouvernance familiale renouvelée. Elle transforme une transition financière en projet cohérent, aligné sur ses valeurs et sur l’identité qu’elle souhaite transmettre. La philanthropie devient une expression tangible de cette vision, favorisant une présence durable au sein de la collectivité et constituant un élément de continuité entre les générations.

Pour les professionnels de la finance et de la planification, l’histoire d’Isabelle rappelle que l’accompagnement ne se limite pas à l’optimisation fiscale ou à la technique successorale. Sa véritable valeur réside dans la capacité de relier ces dimensions à une vision plus large, où le patrimoine devient un instrument d’impact, de transmission et d’engagement. Intégrée à une démarche stratégique et réfléchie, la philanthropie offre ainsi un cadre privilégié pour renforcer la cohérence et la portée de la planification patrimoniale.

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De nouvelles responsabilités pour Martin Lavigne https://www.finance-investissement.com/nouvelles/de-nouvelles-responsabilites-pour-martin-lavigne/ Wed, 19 Nov 2025 13:07:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111146 NOUVELLES DU MONDE — Au sein de Gestion de patrimoine Scotia.

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Martin Lavigne a été nommé directeur général, conseils en placement, Gestion de patrimoine Scotia.

Dans ce nouveau poste, il est désormais responsable de la croissance de l’ensemble des services-conseils en placement de Gestion de patrimoine pour le Québec à la Banque Scotia.

Tout en continuant d’assurer la direction de Scotia McLeod au Québec, il chapeaute ainsi dorénavant la croissance de différentes divisions de Gestion de Patrimoine Scotia, soit Gestion Financière MD et Scotia Jarislowsky Fraser.

Lire également : Artisan d’un renouveau

Martin Lavigne s’est joint à la Scotia en mars 2023 à titre de Directeur général, stratégie et croissance Québec pour ScotiaMcLeod. Auparavant, il a occupé des postes de direction à la Banque Nationale pendant plus de 15 ans, dont 9 années à titre de Président de la Financière Banque Nationale, Gestion de patrimoine.

« Cette nomination s’inscrit dans le plan d’expansion de la Banque Scotia au Québec. Elle permet aussi de créer une nouvelle synergie afin que les clients de la Banque Scotia puissent bénéficier de services encore plus intégrés pour mieux répondre à leurs multiples besoins », indique la Banque Scotia dans une communication à Finance et Investissement.

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Exigeants, les clients fortunés https://www.finance-investissement.com/edition-papier/focus-sur-les-conseillers/exigeants-les-clients-fortunes/ Mon, 10 Nov 2025 05:15:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110729 La gamme d'outils pour les servir varie d'un courtier à l'autre.

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Le marché de la clientèle à valeur nette élevée (HNW – high net worth) prend une importance croissante dans le secteur du conseil financier. Pourtant, toutes les firmes ne sont pas équipées de la même façon pour la servir.

Selon le Pointage des courtiers québécois, les conseillers en placement accordent une importance moyenne de 8,8 sur 10 aux produits et services offerts par leur firme qui visent à les aider à servir ces clients. En moyenne, ils donnent une note de 8,1 à leur firme. De plus, 18 % des répondants à ce sondage se disent insatisfaits du soutien de leur firme à cet égard (notes de 0 à 6), alors que 55 % lui attribuent une note de 9 ou 10. Cette proportion d’insatisfaits montre qu’un segment de conseillers demeure critique quant à la capacité des firmes à répondre à des besoins de plus en plus complexes.

Dans le plein exercice, un client à valeur nette élevée détient généralement plus de 2 millions de dollars (M$) d’actifs. Dans le courtage multidisciplinaire, la barre se situe plutôt entre 1 M$ et 2 M$.

Dans les deux cas, l’offre varie beaucoup selon le modèle d’affaires du courtier et peut dépasser largement la gestion de portefeuille : services bancaires privés, planification financière et fiscale avancée, accès à des comptes multidevises, services transfrontaliers, gestion de fiducies et de sociétés de portefeuille, philanthropie et conciergerie.

Au cours des dernières décennies, les courtiers de plein exercice ont pour beaucoup élargi l’éventail de services offerts, mais les attentes des conseillers et de leurs clients ont aussi progressé. Certains irritants reviennent parmi les répondants insatisfaits : délais d’attente pour les services de spécialistes, manque de soutien direct, services bancaires privés absents, etc.

Un conseiller résume : « Les planificateurs font bien leur travail, mais il manque de personnel et les clients doivent attendre très longtemps. C’est inacceptable. » Un autre insiste sur l’exigence relationnelle propre aux familles fortunées : « Nous devons améliorer notre niveau de service bancaire haut de gamme : il est important de rappeler les clients et de répondre rapidement à leurs appels, car sinon, ce n’est pas un programme bancaire haut de gamme qui survivra. »

La demande de comptes multidevises et de solutions pour les clients ayant des intérêts aux États-Unis revient souvent. Adam Elliott, président et chef de la direction d’iA Gestion privée de patrimoine (iAGPP), précise que de nombreux conseillers utilisent déjà la plateforme de la firme pour les clients qui déménagent aux États-Unis. « Nous avons un bon partenariat avec notre division d’assurance PPI. Nous partageons le service avec eux côté planification financière et fiscale. C’est disponible pour des clients de 1 M$ et plus. » Les équipes qui administrent parfois 500 M$ gèrent elles-mêmes une partie de ces services en interne. iAGPP joue alors un rôle d’appoint et maintient une offre de soutien jugée concurrentielle sur le marché, selon lui.

Chez Valeurs mobilières Desjardins (VMD), la note liée aux services pour les clients à valeur nette élevée est en légère baisse par rapport à 2024, ce qui étonne David Lemieux, vice-président et directeur général de VMD. « Nous avons mis en place un service d’onboarding VIP pour cette clientèle pour nous assurer que leur arrivée chez nous se passe bien. Nous avons des coaches en transfert d’entreprise, ce qui nous permet de bien gérer nos entrepreneurs qui sont en transition. Nous avons accès aux banquiers privés. […] Nous continuons à essayer d’offrir tous les services, par exemple l’offre philanthropique, ce que nous n’avions pas chez VMD auparavant. »

Pour fluidifier les dossiers complexes (sociétés de gestion, fiducies), VMD a également mis en place une ligne directe vers un service spécialisé pour les ouvertures de comptes complexes ou de grande valeur, évitant de passer par le système de billetterie standard. Les conseillers y voient un gain de temps et d’efficacité dans le traitement de leurs dossiers stratégiques, indique David Lemieux. Il souligne que les goulots d’étranglement ont été résorbés et que le positionnement concurrentiel de VMD sur ce segment est plus solide que jamais.

Chez RBC Dominion valeurs mobilières (RBC DVM), la note demeure stable à 9,5 sur 10. Jérôme Brassard, vice-président et directeur général régional pour le Québec, met en avant la synergie avec la banque privée : « Nous profitons de l’expertise de la division de banque privée spécialisée dans les familles fortunées de RBC. Ces clients aiment avoir un seul point de contact. Ils ont leurs investissements et leurs planifications financières avec nous. Nos collègues de la banque privée prennent en charge leurs besoins bancaires particuliers. C’est un super partenariat. » L’approche intégrée, avec un point de contact unique coordonnant les services d’investissement, de planification et bancaires, y compris internationaux, est un avantage distinctif, estime Jérôme Brassard.

Simon Lemay, premier vice-président et directeur national Québec et Atlantique chez Financière Banque Nationale, confirme que l’offre de banque privée n’a pas beaucoup évolué récemment. Il souligne plutôt un ajustement en fonction des besoins réels. « Nos clients sont relativement sophistiqués. Certains services bancaires privés ne leur sont pas toujours nécessaires. [..] Nous essayons constamment de trouver un équilibre entre la gestion privée et une offre bancaire qui viendrait satisfaire les clients sans être onéreuse. »

Angle mort des courtiers

Les conseillers liés à des courtiers multidisciplinaires accordent à leur firme la note moyenne de 7,0 pour les produits et services HNW. L’importance moyenne pour ce critère s’élève à 8,2 sur 10. En tout, 34 % des sondés sont insatisfaits (notes de 0 à 6) par rapport à 38 % de satisfaits (9 ou 10). Cette forte part d’insatisfaits reflète souvent l’absence de services structurés plusieurs conseillers notent le critère même lorsqu’il ne s’applique pas à leur firme, ce qui tire la moyenne vers le bas. Mais elle révèle aussi un besoin latent : un angle mort qui pourrait être transformé en avantage stratégique.

Les avis des répondants illustrent cette frustration : « Il n’y a pas de soutien. C’est élitiste. »« Les HNW sont désavantagés ici. Même notre accès en ligne est archaïque par rapport à celui de nos concurrents », dit un autre. « Nous devons nous différencier des banques : je développe un client à plus de 1 M$, puis la banque arrive et propose des services HNW. Nous devons nous réveiller », juge un troisième.

Plusieurs firmes semblent limiter la gamme de services offerts. Certaines concluent des ententes ponctuelles avec des partenaires. Pour beaucoup, le modèle repose sur l’autonomie des conseillers à eux de bâtir leur réseau de fiscalistes, notaires et planificateurs, et d’en assumer le coût.

La définition de « services pour clients à valeur nette élevée » varie d’une firme à l’autre. Certaines privilégient une diversité de la gamme de produits financiers, d’autres la planification avancée, les services bancaires privés ou la philanthropie. L’accès à des comptes multidevises — pas seulement en dollars américains — et les services transfrontaliers figurent aussi parmi les attentes récurrentes des conseillers qui accompagnent la clientèle fortunée.

Chez Gestion de patrimoine Assante CI, par exemple, un sondé note que l’offre de planification avancée est jugée « exceptionnelle si et seulement si le courtier confie à 100 % la gestion des actifs à une offre interne ». Un de ses services de clientèle privée est réservé aux clients ayant un actif de plus de 3 M$, précisait Éric Lauzon en juillet alors qu’il était vice-président développement des affaires d’Assante, tout en rappelant qu’il existe d’autres types de service pour tous les clients, selon le profil.

Chez Investia, certains sondés aimeraient obtenir une offre différenciée face aux banques pour les clients fortunés. Louis H. DeConinck, président d’Investia, leur répond que le courtier est un distributeur, sans produits maison, et laisse aux conseillers le choix de leurs partenaires (fiscalité, comptabilité, etc.) afin de développer cette clientèle. Il insiste sur l’architecture ouverte (produits provenant de 80 émetteurs de fonds), qui permet de composer des portefeuilles avancés pour répondre aux besoins de ces clients.

Chez Gestion de patrimoine SFL, un service de banque privée est accessible à certains conseillers ayant des blocs d’affaires importants, avec du financement sur mesure pour les clients entrepreneurs, précise Rachel Simard, vice-présidente principale, Réseaux partenaires chez Desjardins.

Groupe financier PEAK privilégie l’indépendance des conseillers. La firme mise sur l’accès à une large gamme d’outils financiers sans développer ses propres fonds afin d’éviter tout biais commercial. Elle offre notamment l’accès à des fonds négociés en Bourse (FNB) et des fonds à frais réduits. Cette stratégie permet aux conseillers de répondre librement aux besoins particuliers de leurs clients, affirme Robert Frances, président du conseil et chef de la direction du Groupe financier PEAK.

Le programme « MICA Signature », de MICA Cabinets de services financiers, propose quant à lui une prise en charge personnalisée des clients fortunés, précise le président, Gino-Sébastian Savard. « Ce qu’on veut, c’est aider les professionnels du client. […] Les clients à valeur nette élevée ont souvent vendu leur entreprise ou se préparent à la vendre. Ils veulent savoir dans quel ordre faire les choses. Là, c’est de la fiscalité, plus seulement du conseil financier. La première rencontre est gratuite, mais des honoraires sont ensuite facturés si une planification fiscale approfondie est nécessaire. L’objectif est d’éviter les erreurs coûteuses aux clients.

Ce type d’approche montre que, même sans infrastructure bancaire privée, certaines firmes peuvent offrir un accompagnement grâce à des équipes spécialisées et des honoraires adaptés.

Avec la collaboration d’Alizée Calza et Guillaume Poulin-Goyer

Pour voir ce tableau, cliquez ici.

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TD déploie un assistant virtuel propulsé par l’IA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/td-deploie-un-assistant-virtuel-propulse-par-lia/ Wed, 29 Oct 2025 10:37:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110475 Pour la gestion de patrimoine.

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Le Groupe Banque TD lance un nouvel assistant virtuel de gestion de patrimoine. Cet outil de gestion des connaissances alimenté par l’intelligence artificielle (IA) générative a été développé par Layer 6, le centre de recherche et de développement en IA de l’institution financière. Il vise à permettre aux conseillers en gestion de patrimoine de la banque d’accéder rapidement à l’information pertinente pour servir les clients.

Conçu pour simplifier la recherche de politiques et de procédures internes, le système de gestion des connaissances (SGC) regroupe les données principales au sein d’une interface unique. Ainsi, les conseillers n’auront plus besoin de naviguer entre plusieurs systèmes pour trouver l’information nécessaire, signale la TD.

« Les attentes pour un service à la clientèle exceptionnel étant de plus en plus élevées, nous dotons nos collègues des meilleurs outils pour les aider à offrir encore plus de valeur à nos clients », affirme Sara Thomson, première vice-présidente, Bureau national de Gestion de patrimoine à Gestion de patrimoine TD.

Selon TD, l’assistant virtuel permettra d’améliorer l’efficacité opérationnelle en fournissant des réponses précises de manière plus fluide dès la première requête, ainsi que des ressources pertinentes, tout en garantissant la fiabilité de l’information. L’outil intègre une fonction de rétroaction qui permet aux conseillers de proposer des améliorations en mode continu.

Selon Luke Gee, chef des analyses et de l’intelligence artificielle au Groupe Banque TD, l’assistant de gestion de patrimoine s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique de l’institution financière : « Miser sur l’IA est au cœur même de notre façon de bâtir une banque plus simple, plus rapide et plus efficace », affirme-t-il

Cet outil est l’un des sept assistants virtuels propulsés par l’IA générative que la TD prévoit déployer dans divers secteurs d’ici la fin de l’année. Ces technologies sont conçues à l’interne à partir des données récoltées lors de la migration vers la plateforme infonuagique sécurisée de la banque.

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Samara recrute une avocate https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/samara-recrute-une-avocate/ Wed, 08 Oct 2025 10:53:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110112 NOUVELLES DU MONDE – Pour son service de planification fiscale et successorale.

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Samara Bureau familial a embauché Stéphanie Bernier au poste de directrice de la planification fiscale et successorale. La gestionnaire, qui a rejoint l’équipe d’Annie Boivin, cheffe de la planification fiscale et successorale de Samara, a été recrutée pour agir comme conseillère auprès des familles clientes et coordonner les activités de gestion de patrimoine du family office spécialisé dans la clientèle des familles en affaires.

Diplômée en droit de l’Université Laval et en fiscalité de l’Université de Waterloo, Stéphanie Bernier était auparavant avocate à la direction des impôts du ministère des Finances du Québec. Elle a débuté sa carrière chez PwC, où elle a occupé différents postes.

Lire également : Le dernier né d’un conseiller visionnaire

Fondé en 2021 par Gestion d’actifs mondiale Walter (Walter GAM), le Groupe W Investissements et le Groupe Grondin, Samara est un bureau de gestion de patrimoine multifamilial au service d’une centaine de familles fortunées.

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