géopolitique | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/geopolitique/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 27 Jan 2026 12:11:12 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png géopolitique | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/geopolitique/ 32 32 De nouvelles menaces américaines mettent en péril la croissance et la sécurité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/de-nouvelles-menaces-americaines-mettent-en-peril-la-croissance-et-la-securite/ Tue, 27 Jan 2026 12:11:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112038 La mise en œuvre de nouveaux tarifs, et d’éventuelles représailles, demeure très incertaine.

L’article De nouvelles menaces américaines mettent en péril la croissance et la sécurité est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les récentes menaces tarifaires des États-Unis à l’égard de l’Europe, dans le contexte des enjeux liés au contrôle du Groenland, accentuent les risques pour le commerce et la croissance économique, selon Fitch Ratings.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation indique que la menace d’imposer de nouveaux droits de douane à huit pays européens, ainsi que la perspective de représailles, intensifie les risques géopolitiques.

Même si la mise en œuvre de nouveaux prélèvements « demeure hautement incertaine », Fitch Ratings estime que cette situation « marque aussi une escalade sérieuse des tensions transatlantiques, accentuant la pression en Europe pour augmenter les dépenses de défense, faisant peser des risques sur le commerce et la croissance, et affaiblissant la dissuasion face à une future agression russe ».

Sur le plan économique, l’imposition d’un tarif de 10 % pourrait réduire le PIB européen d’environ 0,5 % d’ici la fin de 2027 par rapport au scénario de référence, tandis qu’une hausse à 25 % impliquerait « environ le double de l’impact sur le PIB », précise le rapport.

L’Allemagne serait le pays le plus durement touché, selon Fitch Ratings.

Aux États-Unis, des tarifs plus élevés entraîneraient vraisemblablement une hausse des prix pour les consommateurs, qui font déjà face à des préoccupations accrues liées au coût de la vie.

À ce stade, Fitch Ratings s’attend à ce que les représailles européennes demeurent relativement modestes.

« Mais une réponse européenne plus significative est possible, indique le rapport. Le président français a évoqué le recours à l’instrument anti-coercition de l’UE, qui permettrait des mesures de rétorsion beaucoup plus étendues, y compris sur les importations de services, par exemple à l’égard des grandes entreprises technologiques américaines. »

Fitch Ratings note toutefois que ces nouveaux tarifs pourraient aussi susciter une opposition accrue de la part des républicains au Congrès, en raison de leurs « implications géopolitiques plus importantes ».

Au-delà de l’impact potentiel sur le commerce et la croissance, la résurgence des tensions commerciales comporte aussi des risques pour la viabilité de l’OTAN et la sécurité régionale, selon Fitch Ratings.

« Des scénarios de risque extrême liés à une possible escalade de l’agression russe, par exemple contre les États baltes, pourraient devenir plus probables », précise le rapport, tout en ajoutant qu’un conflit direct entre les membres orientaux de l’OTAN et la Russie demeure « très peu probable à court terme ».

L’augmentation des tensions devrait également accentuer la pression sur les dépenses de défense en Europe.

« Les membres de l’OTAN se sont engagés à porter les dépenses de défense à 5 % du PIB (au total) et 3,5 % (noyau dur) d’ici 2035, contre une médiane actuelle d’environ 2,1 % dans l’UE. Plusieurs pays d’Europe de l’Est et du Nord, ainsi que l’Allemagne, augmentent déjà leurs dépenses de défense plus rapidement, et les derniers développements pourraient accélérer ce mouvement », conclut Fitch Ratings.

L’article De nouvelles menaces américaines mettent en péril la croissance et la sécurité est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Un monde plus risqué, une économie plus résiliente https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-monde-plus-risque-une-economie-plus-resiliente/ Fri, 09 Jan 2026 12:12:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111789 Les dirigeants bancaires canadiens font le point sur 2026.

L’article Un monde plus risqué, une économie plus résiliente est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La sécurité nationale et les inégalités croissantes sont deux des plus grands risques actuels, ont indiqué le 6 janvier dernier les dirigeants des banques canadiennes lors d’une conférence.

« Je résumerais la situation mondiale actuelle comme une guerre économique », a souligné Laurent Ferreira, président et chef de la direction de la Banque Nationale, lors de la Conférence des chefs de la direction des banques canadiennes 2026 de RBC Marchés des capitaux à Toronto.

« La géopolitique est à nos portes. La sécurité nationale est, à mon avis, l’une des priorités les plus importantes de notre pays. »

Il a ajouté que l’incertitude entraîne une hésitation à investir et une fragilisation du marché du travail et du moral des consommateurs. Bien qu’il soit encouragé par la direction prise par Ottawa, il a estimé que tout doit aller plus vite.

« Si nous voulons faire partie du nouvel ordre mondial, nous devons accélérer le mouvement. »

Parmi les quatre chefs de la direction qui se sont exprimés dans la matinée, Laurent Ferreira a été celui qui a le plus évoqué les mesures extraordinaires prises par les États-Unis pour capturer le président du Venezuela samedi matin. Il a déclaré que « les événements de ce week-end » devraient influencer la prise de décision alors que le Canada se concentre sur la construction de la nation, la réindustrialisation et la défense.

Le nouveau ton adopté par le gouvernement canadien et l’accent mis sur la réalisation des projets sont les bienvenus, a affirmé Dave McKay, président et chef de la direction de la Banque Royale.

« Compte tenu de la situation géopolitique mondiale dans laquelle nous vivons, la motivation, en particulier pour le Canada, à mener à bien ces projets est vraiment très forte. »

Il a toutefois averti que l’augmentation des inégalités est une cause sous-jacente majeure de certains des changements politiques en cours, les 20 % des personnes les plus riches se démarquant de plus en plus de la majorité.

« Cette différenciation et cette disparité croissantes déterminent véritablement le programme politique dans les deux pays », a affirmé Dave McKay.

« Cette disparité est beaucoup plus importante aux États-Unis, où elle est beaucoup plus grave et constitue un enjeu politique majeur qui ne cessera de prendre de l’ampleur. »

Ralentissement immobilier et hausse des dépenses

Pour l’instant, les consommateurs sont en mesure de rembourser leurs dettes et continuent de dépenser, mais cela s’explique en partie par le fait que les Canadiens ont réduit leurs achats immobiliers, a-t-il expliqué.

L’argent que les Canadiens consacreraient autrement au remboursement de leurs dettes immobilières est plutôt dépensé en biens et services, a précisé Dave McKay.

Il a ajouté que la faible activité dans le domaine de la prévente et de la construction de copropriétés pèse sur l’économie, mais que l’augmentation des dépenses dans d’autres secteurs a contribué à créer des emplois et à stabiliser l’emploi dans le pays.

Cette tendance, associée à une stabilisation des droits de douane, a permis à l’économie de se porter mieux que beaucoup ne l’avaient prévu.

« Les économies sont beaucoup plus résilientes aujourd’hui que je ne l’aurais imaginé il y a trois mois », a affirmé Darryl White, chef de la direction de BMO.

Il a ajouté que, même si de nombreux clients s’adaptent bien à l’environnement commercial, la banque leur conseille de ne pas compter sur une résolution rapide, car l’examen officiel de l’accord Canada–États-Unis–Mexique approche pour le milieu de l’année.

« Je pense qu’il est erroné de croire que nous allons soudainement nous réveiller avec un nouvel accord en juin ou en juillet. »

Le rôle de l’IA

Outre les tendances macroéconomiques, les banques canadiennes s’intéressent également de près au potentiel de réduction des coûts de l’intelligence artificielle (IA) afin d’améliorer leur rendement sur capitaux propres.

Harry Culham, président et chef de la direction de la Banque CIBC depuis le 1er novembre, a rapporté que la banque avait investi près de 20 % de ses dépenses dans la technologie, notamment dans des systèmes d’IA qui devraient permettre d’augmenter les revenus et le rendement des capitaux propres à l’avenir.

« Nous pouvons travailler plus efficacement. Les nouvelles technologies vont donc nous aider, et la manière dont nous les adoptons va nous aider », a déclaré Harry Culham.

« Plutôt que d’embaucher, disons trois, quatre ou cinq pour cent supplémentaires (équivalent temps plein) par an, nous n’aurons peut-être plus besoin de le faire. »

Raymond Chun, président et chef de la direction du Groupe Banque TD, a affirmé que la banque s’orientait vers l’IA et modernisait et automatisait ses systèmes de manière générale.

Il a cité l’exemple de la gestion des prêts hypothécaires, où les coûts liés à l’adjudication, au financement et à la quittance ont déjà diminué de plus de 20 %.

« Au cours des deux prochains trimestres, vous verrez l’IA agentive s’intégrer dans chacun de ces domaines », a déclaré Raymond Chun.

« En ce qui concerne la composante de quittance, à mesure que vous intégrez l’IA agentive et que vous automatisez l’ensemble du processus sans intervention humaine, nous passons des 19 $ actuels à une réduction supplémentaire de 50 %. »

Il a ajouté que la banque encourageait également ses clients à effectuer leurs opérations bancaires courantes, telles que les dépôts de chèques, sur des appareils mobiles plutôt qu’en succursales, et à transférer vers son application une partie des plus de deux millions d’appels qu’elle reçoit chaque mois.

Mais il a précisé que la banque menait également une campagne de recrutement afin d’augmenter ses effectifs de conseillers en gestion de patrimoine, de banquiers d’affaires et de spécialistes en prêts hypothécaires et en investissements dans tous ses services.

Dave McKay, de la Banque Royale, qui a été classée parmi les trois premières banques mondiales en matière d’IA, a souligné qu’il y avait encore de nombreuses possibilités d’utiliser l’IA à l’avenir.

« Je suis vraiment enthousiaste, et l’IA n’est qu’une nouvelle vague d’occasions pour créer de la valeur pour les actionnaires et les clients, en fin de compte. »

L’article Un monde plus risqué, une économie plus résiliente est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les fusions-acquisitions restent modérées https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-fusions-acquisitions-restent-moderees/ Tue, 19 Aug 2025 11:04:08 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109017 Dans un contexte d’incertitude politique.

L’article Les fusions-acquisitions restent modérées est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les activités de fusion et acquisition sont restées stables au deuxième trimestre, mais la valeur des transactions a grimpé en flèche grâce à quelques méga-transactions, selon les nouvelles données de Crosbie & Co.

Au total, 611 opérations de fusion-acquisition ont été annoncées au deuxième trimestre, un chiffre pratiquement inchangé par rapport aux 615 transactions enregistrées au premier trimestre, a indiqué la société torontoise.

Le volume des transactions reste faible dans un contexte d’incertitude persistante due à l’instabilité de la politique commerciale américaine. Au cours des quatre dernières années, le volume des transactions au deuxième trimestre s’est élevé en moyenne à 781 opérations.

« Le trimestre a débuté dans le sillage de l’annonce du président Trump concernant l’imposition de droits de douane, faite à l’occasion du Liberation Day. Bien que plusieurs des mesures proposées aient été reportées ou modifiées, l’évolution du contexte politique continue de générer de l’incertitude pour les entreprises, souligne Crosbie & Co dans son rapport. Cela dit, les actifs stratégiques et de grande qualité demeurent très recherchés. Lorsqu’un dossier est bien étayé, les transactions aboutissent. »

Si le nombre de transactions reste relativement faible, la valeur des transactions au deuxième trimestre a fortement augmenté pour atteindre 114 milliards de dollars (G$), soit une hausse de 82 % par rapport au trimestre précédent, grâce à une poignée de transactions évaluées à plus de 10 G$.

Au deuxième trimestre, 21 méga-transactions (d’une valeur supérieure à 1 G$) ont été conclues, pour un montant total de 97 $), dont trois transactions dépassant les 10 $). La plus importante a été l’acquisition de Parkland Corp. par Sunoco pour 14,3 $), créant ainsi le plus grand distributeur de carburant en Amérique du Nord.

« Face à l’incertitude résultant de la guerre commerciale américaine, les marchés des fusions-acquisitions montrent des signes de reprise, avec l’annonce de nombreuses transactions importantes », souligne Richard Betsalel, directeur général de Crosbie & Co., dans un communiqué.

« Cette reprise des méga-opérations de fusion-acquisition devrait finir par se répercuter sur l’ensemble du marché, car le nombre d’entreprises souhaitant réaliser des transactions continue d’augmenter. En outre, les fondamentaux du marché restent favorables dans de nombreux secteurs, les marchés financiers sont ouverts et de nombreux acheteurs stratégiques et financiers continuent de rechercher activement de nouvelles opportunités de fusion-acquisition », ajoute-t-il.

Au deuxième trimestre, les transactions sur le marché intermédiaire (d’une valeur inférieure à 250 millions de dollars) ont représenté 85 % du total des transactions.

Le secteur industriel a dominé en termes de volume de transactions avec plus de 100 opérations, suivi par les secteurs de la technologie et des mines avec 83 transactions chacun. Les transactions ont également augmenté dans les secteurs des métaux précieux, des matériaux et de l’industrie.

En termes de valeur des transactions, le secteur de l’énergie a été le principal moteur de l’activité, avec 43,9 G$ de fusions-acquisitions au deuxième trimestre. Le secteur technologique arrive loin derrière, avec 18,4 G$ de transactions.

« À l’avenir, les fusions-acquisitions devraient être utilisées pour aider à gérer les risques et l’exposition aux droits de douane, selon Crosbie & Co. Les acquisitions peuvent contribuer à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à offrir une certaine flexibilité dans un contexte de règles commerciales fluides et en constante évolution. »

L’article Les fusions-acquisitions restent modérées est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Gouverner autrement pour mieux durer https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/gouverner-autrement-pour-mieux-durer/ Fri, 04 Jul 2025 10:12:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108200 Le Collège des administrateurs de sociétés propose un nouveau cadre de gouvernance.

L’article Gouverner autrement pour mieux durer est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Dans un monde secoué par les bouleversements géopolitiques, les crises climatiques et la quête d’une plus grande équité sociale, les conseils d’administration doivent cesser d’être de simples gardiens des règles pour devenir de véritables architectes de la résilience. C’est le message porté par le Collège des administrateurs de sociétés (CAS) lors du colloque qui s’est tenu les 17 et 18juin derniers à Québec.

L’événement a permis de soulever des questions fondamentales sur nos façons de décider, de diriger et d’agir, a indiqué Chantale Coulombe, présidente et cheffe de la direction du Collège. L’organisme propose une révision en profondeur des pratiques de gouvernance, pour assurer la pérennité des organisations dans un monde en transformation.

L’objectifconsiste à adapter le fonctionnement des conseils d’administration au monde mouvant d’aujourd’hui pour bâtir des organisations mieux préparées à relever les défis du futur.

Dans ce cadre de gouvernance élargi, la responsabilité des conseils d’administration ne se limite pas à s’assurer que les décisions soient conformes avec la législation et les politiques internes. Elle vise aussi à aligner la mission et les ressources de l’organisation sur des objectifs à long terme. Elle encourage par ailleurs les conseils à intégrer de façon systématique les parties prenantes élargies (communautés, générations futures et acteurs de l’environnement) afin de prendre en compte l’impact à long terme de leurs décisions.

Des leviers pour transformer la gouvernance

Dans un livre blanc présenté lors du colloque, les administrateurs certifiés suggèrent plusieurs pistes pour mettre cette vision en pratique. Ils proposent par exemple aux conseils d’administration d’adopter des méthodes agiles pour planifier, de s’appuyer sur la planification par scénarios et d’impliquer davantage les parties prenantes dans l’élaboration des orientations.

La gestion des risques doit également évoluer. Le comité d’audit, par exemple, pourrait élargir ses examens pour englober les impacts sociaux et environnementaux des décisions en s’appuyant sur des normes de durabilité reconnues.

Le comité des ressources humaines aurait avantage à arrimer la rémunération à des objectifs collectifs et à long terme, tout en faisant la promotion d’un leadership aligné avec la culture de l’organisation.

Quant au comité de gouvernance, il gagnerait à donner une voix aux « parties prenantes silencieuses » et à créer un espace pour aborder les enjeux complexes, parfois tabous, indique le rapport.

Des leaders engagés

« Ce livre blanc ne propose pas une simple adaptation, mais une réelle transformation de la gouvernance. Il redonne du sens au rôle des conseils dans un monde en mutation », affirme Geneviève Fortier, cheffe de la direction de Promutuel Assurance et présidente du conseil d’Investissement Québec.

Le changement passe aussi par une collaboration plus étroite entre le conseil d’administration et la direction. Ainsi, le PDG ne peut plus simplement exécuter les orientations du conseil, mais il doit jouer un rôle actif.

« Loin d’en être une spectatrice passive, la personne à la tête de l’organisation doit s’engager dans sa gouvernance: insuffler sa vision et nourrir les travaux du conseil en lui relayant les réalités et les contraintes vécues par les équipes », a déclaré Isabelle Hudon, présidente et cheffe de la direction de Banque de développement du Canada (BDC) et conférencière lors de l’événement.

Anticiper pour gouverner

Dans un monde en mutation, les dirigeants se doivent également d’être visionnaires pour anticiper les changements, a signalé Louis Vachon, ex-président et chef de la direction de la Banque Nationale.

« En gouvernance, il vaut mieux se soucier de la géopolitique avant qu’elle ne se soucie de nous. Anticiper, c’est gouverner. Dans un monde sous tension, ce sont la lucidité des leaders et la capacité d’adaptation des organisations qui font toute la différence. »

L’article Gouverner autrement pour mieux durer est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Géopolitique : le principal risque pour le Canada en 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/geopolitique-le-principal-risque-pour-le-canada-en-2025/ Mon, 24 Feb 2025 12:00:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105655 L’enquête auprès des acteurs du marché montre qu’un renforcement du marché du logement est également possible.

L’article Géopolitique : le principal risque pour le Canada en 2025 est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le risque géopolitique est la principale menace pour la croissance économique canadienne en 2025, selon l’enquête menée par la Banque du Canada auprès des participants au marché au quatrième trimestre de 2024. La moitié des 28 participants au marché interrogés ont inclus ce risque dans leur liste des trois plus grands risques de baisse de l’année et 43 % ont mentionné le resserrement budgétaire.

Le premier risque à la hausse pour les prévisions de croissance — pour 82 % des répondants — est un marché du logement plus fort. Un peu plus de la moitié (54 %) des personnes interrogées ont cité un assouplissement de la politique monétaire.

La prévision médiane pour la croissance du PIB réel est de 1,8 % cette année et de 1,9 % en 2026. Une pluralité de répondants prévoit une fourchette de croissance du PIB réel de 1,01 % à 2 % cette année et l’année prochaine — 41,4 % et 40,2 %, respectivement.

Selon 85,1 % des personnes interrogées, le PIB actuel de l’économie nationale est sous-performant par rapport à son potentiel. Aucun des acteurs du marché n’a déclaré qu’il pensait que le Canada surperformait.

Selon la médiane des réponses, le risque de récession est de 25 % au cours du premier semestre de cette année. Ce risque passe à 30 % au second semestre 2025 et au premier semestre 2026, et retombe à 25 % au second semestre de l’année prochaine.

L’inflation devrait rester à 2 % cette année, l’année prochaine et dans les cinq années à venir, selon la réponse médiane. La Banque du Canada réduira ses taux d’intérêt directeurs de 25 points de base à deux reprises cette année, pour terminer l’année 2025 à 2,5 %, toujours selon la réponse médiane.

L’enquête a été menée entre le 17 décembre 2024 et le 6 janvier 2025, avant que le président américain Donald Trump ne signe des décrets qui imposeront des droits de douane de 25 % sur les importations d’aluminium et d’acier aux États-Unis, et qu’il ne laisse entendre qu’il pourrait y avoir des droits de douane supplémentaires sur les importations d’énergie et d’autres importations canadiennes.

L’article Géopolitique : le principal risque pour le Canada en 2025 est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les inquiétudes à l’égard du risque systémique s’apaisent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-inquietudes-a-legard-du-risque-systemique-sapaisent/ Fri, 13 Dec 2024 12:09:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104526 Le niveau diminue en même temps que les taux d’intérêt, selon les ACVM.

L’article Les inquiétudes à l’égard du risque systémique s’apaisent est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les inquiétudes concernant le risque systémique dans le secteur canadien des valeurs mobilières se sont atténuées en même temps que les taux d’intérêt en 2024, selon la troisième enquête annuelle sur le risque systémique que les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont menée auprès des gestionnaires de portefeuille et des courtiers en valeurs mobilières.

L’enquête révèle que les entreprises du secteur étaient moins préoccupées par la stabilité du système financier cette année que l’année dernière. Le pourcentage de répondants qui se sont déclarés « plutôt » ou « très » préoccupés par la stabilité financière a baissé de six points de pourcentage en un an, pour atteindre 59 %.

« Seuls 16 % des répondants ont indiqué que leur niveau d’inquiétude avait augmenté par rapport à l’année dernière, ce qui représente une baisse de plus de 20 points de pourcentage par rapport aux réponses de l’année dernière », notent les ACVM.

Si l’endettement des ménages reste le principal risque pour les entreprises du secteur, le niveau d’inquiétude a baissé de sept points par rapport à l’année dernière, car les inquiétudes liées aux taux d’intérêt ont chuté dans l’enquête de cette année.

Outre l’endettement des ménages, les principales préoccupations de l’industrie sont les cybermenaces, la géopolitique et le marché de l’immobilier, constatent les ACVM.

« Il est encourageant de voir les résultats de notre troisième enquête sur le risque systémique, qui indique une vision positive de la stabilité financière sur les marchés financiers canadiens », selon Stan Magidson, président des ACVM et président et chef de la direction de l’Alberta Securities Commission.

L’enquête a été menée entre le 10 octobre et le 4 novembre auprès de 536 courtiers en valeurs mobilières et gestionnaires de portefeuille.

L’article Les inquiétudes à l’égard du risque systémique s’apaisent est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Intégration du contexte géopolitique dans les analyses économiques et financières https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/integration-du-contexte-geopolitique-dans-les-analyses-economiques-et-financieres/ Fri, 13 Dec 2024 11:46:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104427 OPINION — La gouvernance joue un rôle crucial en la matière.

L’article Intégration du contexte géopolitique dans les analyses économiques et financières est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le contexte géopolitique des dernières semaines nécessite une attention renouvelée dans l’analyse des situations économiques et financières. Les interactions entre les nations, les alliances stratégiques et les tensions géopolitiques influencent directement les marchés financiers, les politiques économiques et les décisions commerciales. Ignorer ces facteurs revient à négliger une partie essentielle du puzzle global.

Un exemple sensible de cette nécessité est la réaction rapide des marchés face à la crainte d’une hausse tarifaire de 25 % par les États-Unis sur les produits canadiens. Une telle mesure semble avoir été vue sous un prisme strictement économique, réaction qui, à première vue, apparait normale. En effet, la dévaluation rapide de la monnaie canadienne qui a suivi démontre que les acteurs du marché ont réagi de manière rapide et intense, anticipant des implications qui ne semblaient pas aller au-delà du seul enjeu économique et financier.

Pourtant, la situation du Canada diffère de la réalité du Mexique. On ne peut que rappeler l’importance des liens économiques et géopolitiques distincts entre les pays concernés.

Intégration des économies et nouveaux enjeux géopolitiques

Des situations semblables risquent de se reproduire. Pour cette raison, il importe de nous rappeler le contexte unique qui caractérise la relation canado-américaine. En tout premier lieu, soulignons la nature de l’intégration économique entre le Canada et les États-Unis, renforcée par le récent contexte géopolitique de l’ICE PACT (USA-Canada-Finlande), qui illustre l’importance toujours croissante des intérêts communs entre le Canada et les États-Unis. Ce partenariat ne se limite pas à des enjeux économiques, mais s’étend aux domaines de la sécurité et ses déclinaisons sur le plan technologique et de l’innovation[1].

Une telle collaboration renforce les liens économiques et crée une dépendance mutuelle qui devrait modifier la dynamique des réactions de marché.

L’analyse des enjeux sous un angle plus continental, prenant en compte un retour à une géopolitique multipolaire, est essentielle. La résurgence de la Russie en tant que grande puissance, le positionnement de l’Iran comme puissance régionale incontestable, la dynamique Israël-Palestine, ainsi que l’influence croissante de la Chine en Amérique latine et en Afrique sont autant d’éléments qui accentuent la complexité du paysage géopolitique actuel.

Face à des situations complexes, l’importance d’une gouvernance solide et bien appuyée ne peut donc pas être sous-estimée. Une gouvernance efficace permet de prendre des décisions éclairées et stratégiques, en tenant compte des multiples facteurs en jeu. Les conseils d’administration et les dirigeants doivent être bien informés des implications économiques, politiques et sociales de telles mesures et être prêts à réagir rapidement et de manière appropriée.

Gouvernance et communication transparente 

Nous pouvons alors comprendre pourquoi une gouvernance robuste doit assurer également une communication transparente et cohérente avec les parties prenantes, y compris les investisseurs, les employés et les partenaires commerciaux. Cela renforce la confiance et la résilience de l’entreprise face aux incertitudes du marché. Une communication claire et ouverte permet de réduire les incertitudes et de maintenir la confiance des parties prenantes, même en période de crise. De plus, une gouvernance bien appuyée permet de mettre en place des stratégies de mitigation des risques, telles que la diversification des marchés et l’amélioration de la productivité.

Toute période d’incertitude doit faire place à la transparence dans la communication. Cela implique de partager de manière proactive les informations sur les décisions prises et les stratégies mises en œuvre. Cela est nécessaire pour maintenir, voire renforcer la crédibilité de l’entreprise et permet aux parties prenantes de mieux comprendre ses actions. Par exemple, en cas de hausse tarifaire, une entreprise avec une gouvernance solide serait capable de communiquer rapidement ses plans d’adaptation, montrant ainsi sa réactivité et sa capacité à gérer les défis.

Réactions du marché

Les soubresauts entre les États-Unis et le Canada, bien que momentanés, mettent en lumière certaines évidences. Beaucoup d’expert(e)s ont souligné la nécessité de diversifier les marchés. De mon côté, je soulignerai la nécessité de rattraper le retard en matière de productivité. Pour les entreprises canadiennes, cela signifie investir dans des technologies qui améliorent l’efficacité opérationnelle. Cette approche proactive peut atténuer les impacts négatifs des tensions géopolitiques et renforcer la résilience économique. De plus, investir dans des technologies de pointe et améliorer la productivité sont des moyens efficaces pour les entreprises de rester compétitives sur la scène internationale.

Adaptation aux changements climatiques et…géopolitiques

Dans un environnement géopolitique en constante évolution, les entreprises doivent être agiles et capables de s’adapter rapidement aux changements. Cela nécessite une gouvernance flexible et réactive, capable de prendre des décisions rapides et informées. Par exemple, si des tensions commerciales entre le Canada et un autre pays entraînent divers impacts sur une entreprise, cette dernière avec une bonne gouvernance serait capable de réagir en ajustant ses chaînes d’approvisionnement ou en développant des produits alternatifs pour minimiser l’impact des tarifs.

La gouvernance doit également inclure une évaluation continue des risques géopolitiques. Cela peut impliquer de surveiller les développements internationaux, de comprendre les implications des politiques gouvernementales et de prévoir les scénarios possibles. En anticipant les risques, les entreprises peuvent développer des plans de contingence et être mieux préparées pour faire face aux crises.

L’histoire offre de nombreux exemples de gouvernance efficace en réponse aux crises. Par exemple, lors de la pandémie de COVID-19, des entreprises avec une gouvernance robuste ont été capables de réagir rapidement pour protéger la santé de leurs employés, adapter leurs chaînes d’approvisionnement et innover pour répondre aux nouvelles demandes du marché. Ces exemples montrent que la gouvernance joue un rôle crucial dans la capacité des entreprises à survivre et à prospérer en période de crise.

Mise en place d’un processus pour bien gérer les situations tendues

Pour bien gérer les situations économiques tendues, une gouvernance adéquate doit inclure la mise en place de processus structurés et bien définis. Ces processus doivent permettre de réagir de manière ordonnée et réfléchie aux crises potentielles. Voici quelques étapes clés pour y parvenir :

  1. Surveillance continue et analyse des risques : Établir un système de veille stratégique pour surveiller les développements géopolitiques et économiques. Cela permet d’identifier rapidement les signaux d’alerte et de comprendre les implications potentielles pour l’entreprise.
  2. Scénarios et plans de contingence : Développer des scénarios et des plans de contingence pour différents types de crises. Cela inclut des plans détaillés pour la gestion des hausses tarifaires, des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, des fluctuations monétaires et d’autres risques géopolitiques.
  3. Communication interne et externe : Mettre en place des protocoles de communication clairs pour informer rapidement les parties prenantes internes et externes. Une communication efficace permet de réduire l’incertitude et de maintenir la confiance des parties prenantes.
  4. Formation : Organiser régulièrement des formations pour préparer les employés et les dirigeants à réagir efficacement en cas de crise. Cela inclut des exercices pratiques pour tester les plans de contingence et améliorer les réponses de l’entreprise.
  5. Évaluation et amélioration continue : Après chaque crise, évaluer les performances et identifier les domaines d’amélioration. Mettre à jour les plans et les processus en fonction des leçons apprises.

Conclusion

En somme, le contexte géopolitique actuel renforce l’importance d’une gouvernance bien appuyée dans la prise de décisions économiques et financières. Les entreprises doivent être prêtes à naviguer dans un environnement complexe et incertain, où les changements peuvent survenir rapidement et de manière inattendue. Une gouvernance solide permet de prendre des décisions stratégiques, de communiquer efficacement, de gérer les risques et d’exploiter les opportunités offertes par les alliances stratégiques et l’innovation. En intégrant ces éléments dans leurs analyses et leurs stratégies, les entreprises peuvent non seulement survivre, mais prospérer dans un monde en constante évolution. Elles seront ainsi mieux préparées pour relever les défis géopolitiques et économiques à venir, tout en assurant leur croissance et leur succès à long terme.

Michel J. Paradis B.Sc., LL.B. Adm.A., Med.Acc (IMAQ)
Président, OECONOMIA

[1] Le Pacte de Collaboration sur les Brise-Glaces (ICE Pact) est un accord signé le 13 novembre 2024 entre le Canada, les États-Unis et la Finlande. Ce partenariat vise à renforcer les capacités de construction navale des trois pays pour produire des brise-glaces polaires et arctiques de classe mondiale. En réponse aux menaces croissantes dans l’Arctique, notamment dues au réchauffement climatique et aux ambitions de la Russie et de la Chine, ce pacte vise :

  • Protéger les intérêts des pays partenaires dans cette région stratégique.
  • Améliorer la collaboration entre les industries de ces pays, coordonner l’expertise et renforcer la capacité à produire des navires polaires de premier ordre.
  • Développer le perfectionnement de la main-d’œuvre pour s’assurer que les travailleurs possèdent les compétences nécessaires.
  • Ce partenariat devrait créer des milliers d’emplois bien rémunérés, stimuler l’économie et soutenir la recherche scientifique.

L’article Intégration du contexte géopolitique dans les analyses économiques et financières est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Retombées financières des conflits : impact de courte durée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/retombees-financieres-des-conflits-impact-de-courte-duree/ Mon, 12 Aug 2024 10:55:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102161 Les marchés exagèrent souvent les réactions aux événements géopolitiques.

L’article Retombées financières des conflits : impact de courte durée est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Si les marchés financiers peuvent être ébranlés par des chocs géopolitiques, les effets sont généralement temporaires, constate Moody’s Ratings.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation a examiné l’impact financier historique de divers événements géopolitiques — attaques terroristes, escalades militaires, conflits commerciaux — depuis 2001.

« Nos conclusions suggèrent que la plupart des mouvements de prix des actifs ont été de courte durée, même pour le pétrole, qui tend à être le plus vulnérable à de tels chocs », indique-t-elle.

Les marchés financiers fournissent généralement une première évaluation de l’impact économique potentiel des événements géopolitiques, rapporte Moody’s Ratings, car les prix des actifs tels que le pétrole, les obligations, les actions, les bons du Trésor et l’or, ainsi que les indices de volatilité du marché, « ont tendance à réagir plus rapidement » que d’autres indicateurs économiques.

« Toutefois, la réaction du marché peut souvent être exagérée et d’autres facteurs peuvent influencer les mouvements de prix en même temps, ce qui rend difficile d’isoler les effets des chocs sur les marchés. »

Dans la plupart des cas, les prix des actifs se sont stabilisés au 30e jour après leur pic, selon le rapport.

« Même les prix du pétrole se sont progressivement stabilisés dans la plupart des cas sur une période de 30 à 90 jours, en fonction de la gravité et de la durée de l’événement sous-jacent, alors que les effets réels deviennent de plus en plus clairs au fil du temps et que d’autres facteurs fondamentaux finissent par supplanter la trajectoire des prix », spécifie le rapport.

Le rapport note également que les réactions du marché à ce type d’événements « varient considérablement en termes d’ampleur et de direction », ce qui rend difficile l’évaluation de l’impact sur le moment.

Les prix du pétrole sont les plus exposés aux chocs géopolitiques, « parce que l’offre est concentrée dans des régions souvent sujettes à l’instabilité politique, à des conflits ou à des sanctions ».

« L’orientation des mouvements de prix dépend de la perception qu’ont les marchés des événements susceptibles d’affecter l’offre ou de réduire la demande de pétrole. La région ou les pays en conflit et leur part relative dans l’offre ou la demande mondiale de pétrole influencent l’ampleur de l’impact ».

Cette année, les tensions persistantes au Moyen-Orient ont maintenu la volatilité à un niveau élevé, selon Moody’s Ratings.

« La plupart des classes d’actifs ont largement intégré les tensions récurrentes cette année, mais les prix du pétrole ont continué à fluctuer en fonction des événements qui menacent de perturber l’approvisionnement ou d’aggraver les tensions, comme les attaques en mer Rouge ou sur les infrastructures énergétiques en Ukraine et en Russie, analyse Moody’s Ratings. Toute nouvelle escalade au Moyen-Orient pourrait avoir un impact négatif sur les prix du pétrole. »

« Toute nouvelle escalade au Moyen-Orient ou dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, toute perturbation majeure des principales routes commerciales et les tensions entre la Chine continentale et Taïwan déclencheraient probablement des niveaux de volatilité similaires dans les prix des actifs », ajoute-t-elle.

L’article Retombées financières des conflits : impact de courte durée est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Un guide pour gérer les risques en période d’incertitude https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/un-guide-pour-gerer-les-risques-en-periode-dincertitude/ Tue, 18 Jul 2023 11:15:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=95105 Publié par l’Institut canadien des actuaires.

L’article Un guide pour gérer les risques en période d’incertitude est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Pandémie, tensions géopolitiques, perturbations des chaînes d’approvisionnement, crise du logement… L’économie mondiale a fait face à plusieurs événements extraordinaires ces dernières années.

Pour aider les entreprises à mieux gérer les risques dans ce contexte d’incertitude, l’Institut canadien des actuaires (ICA) publie un recueil d’articles rédigés par des spécialistes, comprenant à la fois des actuaires et des non-actuaires.

Ces experts analysent la transformation du paysage de la gestion des risques et offrent des conseils aux professionnels du domaine, quels que soient leur secteur. Ils abordent un large éventail de sujets, notamment les divulgations relatives aux risques, le risque d’inflation dans les réserves des assurances IARD (incendie, accident et risques divers), les risques liés à la transition climatique, la COVID longue, la gestion des risques liés aux petits et moyens régimes de retraite. Il offre également un cadre d’analyse pour tenter de répondre à l’éternelle question : vaut-il mieux louer ou acheter son logement ?

La publication insiste sur la nécessité de comprendre et d’aborder les risques émergents en constante évolution. Ces risques, à la fois nouveaux et familiers, sont influencés par des modifications dans le paysage économique, réglementaire et technologique, ainsi que par les changements climatiques.

« Cette publication souligne l’engagement de l’ICA à promouvoir l’excellence et l’innovation en matière de gestion des risques, déclare Steve Prince, FICA et président de l’ICA. En partageant ces idées et cette expertise, l’Institut continue de donner aux professionnels et professionnelles les moyens de s’y retrouver dans le monde complexe et en constante évolution du risque. »

Pour télécharger le guide, c’est ici.

L’article Un guide pour gérer les risques en période d’incertitude est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Un gestionnaire de fonds anti-ESG dans la course à l’investiture républicaine https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/un-gestionnaire-de-fonds-anti-esg-dans-la-course-a-linvestiture-republicaine/ Thu, 02 Mar 2023 11:00:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=92106 PLANÈTE FINANCE - Il veut inciter les entreprises à abandonner leurs politiques ESG.

L’article Un gestionnaire de fonds anti-ESG dans la course à l’investiture républicaine est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Vivek Ramaswamy, entrepreneur et fondateur de Strive Asset Management, une société de gestion de placements, a annoncé mardi dernier qu’il quittait ses fonctions à la tête de sa firme afin de se lancer dans la course à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2024.

Il a déposé le jour même une « déclaration d’organisation » et une « déclaration de candidature » auprès de la Commission électorale fédérale indiquant qu’il avait l’intention de se présenter à la présidence pour le Parti républicain.

Vivek Ramaswamy a annoncé officiellement sa candidature dans une vidéo publiée sur Fox News, en dénonçant une « crise de l’identité nationale » qui, selon lui, est due à une idéologie de gauche qui a remplacé « la foi, le patriotisme et le travail » par « de nouvelles religions comme le COVID-isme, le climato-isme et l’idéologie du genre ». Il a également publié ces propos dans The Wall Street Journal.

Il s’agit à ce jour de la troisième candidature à la course à l’investiture chez les Républicains, après celles de l’ex-président Donald J. Trump et de Nikki Haley, ancienne ambassadrice des Nations unies.

Des sciences de la vie à la gestion d’actifs

Le gestionnaire de fonds multimillionnaire de 37 ans a fait fortune dans les biotechnologies en créant la société de soins de santé Roivant Sciences, en 2014. La compagnie a mis au point 6 médicaments approuvés la Food and Drugs administration (FDA).

L’homme d’affaires d’origine indienne a quitté ses fonctions de président et chef de la direction de Roivant en 2021 et a publié Woke, Inc., un ouvrage qui affirme que la vie politique ne doit pas influer sur celle des entreprises.

Il a continué à siéger comme président au conseil d’administration de Roivant jusqu’à l’annonce de sa démission, le 21 février, « pour se consacrer à sa campagne présidentielle américaine », selon un communiqué émis par la firme.

Le diplômé de Harvard et de Yale s’est fait connaître ces dernières années pour sa croisade contre l’investissement responsable. Ses prises de position contre le mouvement des « éveillés » (woke), qui rassemble des personnes conscientes et offensées des injustices et des discriminations subies par les minorités, lui ont aussi valu d’être dépeint comme le « PDG de Anti-Woke Inc. » dans un portrait publié en décembre dernier dans The New Yorker.

Deux fonds orientés sur l’énergie

L’an dernier, l’investisseur activiste a cofondé la société de gestion d’actifs Strive Asset Management, une société visant à faire pression sur les entreprises pour qu’elles abandonnent les initiatives environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). La firme a été cofondée avec Anson Frericks, ancien cadre d’Anheuser-Busch Inbev, qui continuera à diriger l’entreprise pendant la campagne de son associé.

La firme a créé deux fonds négociés en Bourse (FNB), dont Strive US Energy ETF (DRLL US), un FNB axé sur l’énergie, qui a réuni près de 400 M$ en moins d’un mois lors de son lancement sur le marché américain.

Ce fonds vise à répliquer la performance de l’indice Solactive GBS United States 1000, à travers une cinquantaine d’entreprises cotées aux États-Unis sur le secteur énergique. Composé majoritairement d’actions de sociétés à grande capitalisation et de quelques actions de services publics et d’énergies renouvelables, il a pour objectif de profiter au maximum de la hausse actuelle des prix de l’énergie. L’autre FNB, Strive 500 ETF (STRV), lancé en septembre 2022, investit dans de grandes sociétés publiques.

La firme possède des participations dans certaines des plus grandes entreprises du monde, dont Chevron, BlackRock, Walt Disney et Apple. Elle entend utiliser sa voix lors des assemblées d’actionnaires de ces compagnies pour tenter de les inciter à se détourner des politiques ESG telles que la promotion de la diversité ou la réduction des émissions de carbone afin de se concentrer sur leurs bénéfices.

Dans une lettre adressée à Apple, Vivek Ramaswamy a ainsi demandé à l’entreprise de mettre fin à son « audit sur l’équité racial » et de supprimer les considérations de diversité de ses politiques d’embauche et de rémunération, rapporte The New York Times.

Il a également écrit à Disney pour affirmer que l’entreprise a porté atteinte à sa marque en s’élevant contre des politiques gouvernementales qui n’affectent pas directement ses activités, notamment la récente loi de Floride qui limite les discussions sur la sexualité et le genre dans les écoles.

Strice, qui affichait un encours sous gestion de 427 millions de dollars (M$) en septembre dernier, selon The Wall Street Journal, est soutenue par Bill Ackman, fondateur de Pershing Square Capital Management, et par le milliardaire germano-américain Peter Thiel.

Vivek Ramaswamy possède une valeur nette estimée à près de 700 M$, ce qui fait dire à certains observateurs qu’il a les moyens de financer sa campagne à même ses fonds propres, du moins dans les premières étapes des primaires.

Le candidat qui sera choisi par le camp républicain à l’issue des primaires affrontera celui désigné par le parti démocrate pour les élections présidentielles américaines de novembre 2024.

L’article Un gestionnaire de fonds anti-ESG dans la course à l’investiture républicaine est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>