Fraude | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fraude/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 23 Dec 2025 19:38:28 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Fraude | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fraude/ 32 32 Fraude en ligne : les régulateurs ferment des milliers de sites frauduleux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/fraude-en-ligne-les-regulateurs-ferment-des-milliers-de-sites-frauduleux/ Tue, 23 Dec 2025 11:23:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111638 Plus de 3 900 plateformes et sites liés à des escroqueries ont été mis hors ligne.

L’article Fraude en ligne : les régulateurs ferment des milliers de sites frauduleux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les autorités de réglementation intensifient la lutte contre la fraude et les escroqueries en ligne en fermant des milliers de fausses plateformes de cryptoactifs et de sites Web soupçonnés d’orchestrer des fraudes à l’investissement.

Dans un communiqué conjoint publié jeudi, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) et l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) indiquent qu’entre le 5 juin et le 23 novembre, elles ont mis hors ligne plus de 3 900 plateformes et sites frauduleux, qui utilisaient plus de 6 900 adresses Web.

Le fait de cibler les fraudes à l’investissement en ligne à la source devient une tactique de plus en plus utilisée par les régulateurs des valeurs mobilières à l’échelle mondiale.

En mai, l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) a exhorté les fournisseurs de plateformes Internet à contribuer à la lutte contre la fraude en ligne en collaborant avec les régulateurs et en effectuant une diligence raisonnable à l’égard de leurs utilisateurs, afin d’empêcher les acteurs malveillants d’utiliser leurs services pour des activités frauduleuses et des abus envers les investisseurs.

La Financial Conduct Authority du Royaume-Uni et l’Australian Securities and Investments Commission ont également fait état d’efforts actifs et continus visant à retirer des sites Web et des publicités sur les médias sociaux soupçonnés de faciliter des fraudes en ligne, ainsi qu’à faire retirer des applications des boutiques numériques de géants technologiques comme Google et Apple.

« Aidé par les progrès technologiques, le nombre de sites Web d’investissement frauduleux a augmenté de façon marquée au cours des dernières années, et cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale des ACVM visant à lutter contre la fraude financière en ligne et à renforcer la protection des investisseurs à l’ère numérique », souligne Stan Magidson, président des ACVM ainsi que président et chef de la direction de la Commission des valeurs mobilières de l’Alberta, dans un communiqué.

« La protection proactive des investisseurs est au cœur de notre mandat, et cette solution novatrice appuie nos efforts pour mieux protéger les Canadiens contre la fraude à l’investissement », a-t-il ajouté.

De son côté, Grant Vingoe, président du comité de coordination des politiques des ACVM et chef de la direction de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario, a indiqué que « le succès de cette phase initiale démontre que cette technologie peut réellement faire une différence, et les résultats montrent l’impact qu’elle a déjà ».

« En repérant rapidement les sites Web frauduleux, nous prenons des mesures concrètes pour protéger l’avenir financier des Canadiens », ajoute-t-il.

Compte tenu de la hausse marquée des fraudes en ligne, les autorités invitent les investisseurs à signaler les sites soupçonnés d’être frauduleux et à demeurer vigilants face aux signaux d’alerte de la fraude à l’investissement, notamment les promesses de rendements élevés assortis de faibles risques, les tactiques de vente sous pression et les appuis factices.

L’article Fraude en ligne : les régulateurs ferment des milliers de sites frauduleux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Gérer les risques de vol d’identité après la fuite de données de l’OCRI https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/gerer-les-risques-de-vol-didentite-apres-la-fuite-de-donnees-de-locri/ Thu, 11 Dec 2025 13:04:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111525 Conseils pour les conseillers et les clients touchés par d’autres fuites.

L’article Gérer les risques de vol d’identité après la fuite de données de l’OCRI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
« Cela va être un processus. »

C’est ainsi que Andrew Kriegler, chef de la direction de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), a décrit la réponse réglementaire continue à la fuite de données subie par l’organisme en août. Cette réponse inclut une réévaluation des types de données recueillies par les organismes de réglementation, a indiqué Andrew Kriegler. Au terme de ce processus, l’OCRI vise à devenir « le meilleur de sa catégorie », a-t-il assuré. Andrew Kriegler a fait ces déclarations à la mi-octobre lors de la conférence annuelle de la Securities and Investment Management Association.

À la suite de la fuite de données de l’OCRI, qui a exposé des renseignements personnels de personnes inscrites, actuelles comme anciennes, les conseillers entreprennent eux aussi leur propre processus : une surveillance continue du crédit et la protection contre le vol d’identité.

Les conseillers sont toutefois loin d’être les seuls concernés. La proportion de Canadiens âgés de 15 ans et plus ayant vécu des incidents de cybersécurité, allant du pourriel à l’utilisation frauduleuse de cartes de paiement, est passée de 58 % en 2020 à 70 % en 2022, selon l’Enquête canadienne sur l’utilisation d’Internet, commanditée par Innovation, Sciences et Développement économique Canada.

En 2021, le Centre antifraude du Canada a publié un avertissement au sujet d’une hausse des signalements de fraude identitaire : « Les fraudeurs utilisent des renseignements personnels sur les Canadiens pour demander des prestations gouvernementales, des cartes de crédit, des comptes bancaires, des comptes de téléphonie cellulaire, ou même pour prendre le contrôle de comptes de médias sociaux et de courriel », indique le site du Centre. « Il est important que les Canadiens prennent des mesures pour sécuriser leurs renseignements personnels et financiers, et sachent quoi faire en cas de fraude identitaire. »
<di

Que doivent faire les particuliers après une fuite de données ?

  1. Renforcer ses accès : Modifier tous ses mots de passe et activer l’authentification multifacteur
  2. Protéger son identité financière : Utiliser un service de surveillance du crédit, ajouter des alertes à la fraude, et geler le dossier de crédit (pour les résidents du Québec)
  3. Surveiller la fraude « à long terme » : Surtout lorsque des mots de passe ou des données d’identification personnelle (courriel, numéro de compte bancaire, numéro de passeport) sont compromis. Le vol d’identité survient souvent 12 à 36 mois après une fuite : demandes de crédit non autorisées, changements dans les comptes bancaires ou auprès de l’Agence du revenu du Canada, échanges de carte SIM, factures ou comptes que vous n’avez pas ouverts.
  4. Attention à l’hameçonnage ciblé : Les renseignements volés servent à créer des arnaques hyper-personnalisées, amplifiées par l’IA.

Source : Darace Rose

Selon Darace Rose, cofondateur et chef de la direction de l’entreprise de cybersécurité Oppos, à Mississauga (Ontario), une fuite de données représente « le début d’un risque d’identité à long terme ».

Lorsque les personnes sont avisées d’une fuite, elles doivent « renforcer » leur empreinte numérique, « l’étape la plus importante après une fuite », souligne Darace Rose. Cela inclut la mise à jour des mots de passe, en commençant par le courriel. Il recommande l’utilisation de phrases de passe plutôt que des mots de passe utilisant des informations personnelles comme la date de naissance. Il ajoute que les mots de passe doivent être mis à jour régulièrement.

Patrick Boudreau, responsable de la lutte contre la fraude chez TransUnion Canada, à Toronto, indique que l’authentification multifacteur doit être activée sur les comptes, y compris sur les comptes de médias sociaux. Il faut privilégier l’authentification multifacteur via une application dédiée, plutôt que l’authentification multifacteur par SMS, qui peut être contournée, ajoute Darace Rose.

Il est également essentiel de s’assurer qu’aucune information personnelle n’est associée aux comptes de médias sociaux. « Sur les médias sociaux… n’ajoutez jamais votre vraie date de naissance, votre adresse, votre numéro de téléphone ou votre courriel », avertit Patrick Boudreau.

Toutes ces informations figuraient parmi les données compromises de l’OCRI. D’autres informations personnelles susceptibles d’avoir été exposées incluent la taille, le poids et la couleur des yeux — des informations qui ont retenu l’attention de Julie Kuzmic, responsable de la défense des consommateurs et de la conformité chez Equifax, à Toronto. « On ne voit pas souvent ce type de données dans les fuites », observe-t-elle. La préoccupation est que, « plus une personne malintentionnée rassemble d’informations sur un individu, plus le risque augmente qu’elle puisse usurper pleinement son identité ».

Les fraudeurs peuvent appeler ou envoyer un courriel pour obtenir les renseignements manquants permettant de constituer une « identité complète », indique Patrick Boudreau. « Soyez prudent avec les appels entrants » et « hyper-vigilant » avec vos courriels, en évitant de cliquer sur des liens ou d’ouvrir des pièces jointes suspectes.

Les entreprises offrent généralement deux ans de surveillance du crédit et de protection contre le vol d’identité après une fuite, comme l’a fait l’OCRI (la date limite d’inscription est le 31 janvier). Darace Rose recommande jusqu’à 36 mois de surveillance lorsque des mots de passe ou des renseignements identifiants ont été exposés.

« Ce que les gens oublient, c’est que le vol d’identité est un crime à combustion lente », dit-il. « Vos données peuvent circuler sur les marchés criminels pendant des années. » (Il indique utiliser lui-même une surveillance continue avec l’un des bureaux de crédit.)

Les fraudeurs peuvent garder les données jusqu’à ce que les deux années typiques de surveillance gratuite soient passées, note Patrick Boudreau.

Il n’est pas indispensable de payer pour la surveillance. Il est possible d’accéder gratuitement à son rapport de crédit en ligne, avec des mises à jour mensuelles fournies par les bureaux de crédit. « Au minimum, nous recommandons à chaque consommateur de consulter son dossier de crédit une fois par an », dit-il, et d’enquêter sur toute activité inconnue.

De plus, « tout le monde au Canada peut ajouter une alerte à la fraude ou une alerte d’identité à son dossier de crédit — gratuitement », indique Julie Kuzmic. (Il s’agit du même mécanisme, le terme varie selon la province.)

L’OCRI a suggéré de placer des alertes sur votre dossier de crédit.

Selon la province, les prêteurs peuvent être tenus, ou non, de respecter l’alerte, explique Julie Kuzmic ; malgré cela, « cela semble efficace, car nous n’avons pas connaissance de cas où la personne n’a pas été contactée. »

La possibilité de geler son dossier de crédit, pour empêcher la création de nouvelles demandes en son nom, n’est pour l’instant offerte qu’au Québec. En Ontario, une nouvelle réglementation sur le gel des dossiers entrera en vigueur en juillet 2026, les bureaux de crédit disposant d’une année supplémentaire pour s’y conformer.

Selon Claudiu Popa, cofondateur et président de la KnowledgeFlow Cybersecurity Foundation, à Toronto, un organisme à but non lucratif qui milite pour la cybersécurité, ces gels statutaires compensent des limites associées à la surveillance du crédit.

Par exemple, la surveillance est réactive, et non préventive. De plus, les offres gratuites normalisent les fuites de données comme un simple désagrément, écrit-il dans un blogue. Avec des mesures comme le gel statutaire, « la responsabilité de prévenir l’utilisation abusive des données des consommateurs passe de la vigilance individuelle à la responsabilité institutionnelle et à la supervision ».

Julie Kuzmic dit s’attendre à ce que le gel des dossiers de crédit finisse par être déployé dans d’autres provinces. Cependant, harmoniser ces règles présente des défis opérationnels, notamment pour les coopératives de crédit et les petits prêteurs qui opèrent dans une seule province.

Se concentrer sur le rapport de crédit, pas sur la cote de crédit

Les rapports de crédit incluent les cotes de crédit, qui peuvent susciter de fortes émotions. « Il est très important de rappeler que les cotes de crédit ne sont pas des jugements moraux », souligne Julie Kuzmic.

Les bureaux de crédit calculent plusieurs versions d’une cote (généralement entre 300 et 900), avec des pondérations différentes. Les banques et les prêteurs utilisent leur propre méthode pour approuver des prêts en fonction de la version de cote choisie.

Ainsi, même si la cote peut fluctuer, toutes les versions se basent sur les données du rapport de crédit, explique-t-elle. « L’essentiel, c’est de surveiller les données de votre rapport, pas le chiffre de la cote. »

De plus, les consommateurs qui se trouvent dans la fourchette la plus élevée, autour de 750-760 selon la version de la cote, n’ont pas besoin d’améliorer leur score. Par exemple, un consommateur avec une cote de 780 et un autre avec 880, dans la même version, seront considérés comme identiques par un prêteur sur la seule base du score. « Ce n’est pas 780 sur 900 », illustre-t-elle.

En plus de la surveillance du crédit, la surveillance du dark web est incluse dans les services offerts par Equifax et TransUnion aux personnes touchées par la fuite de l’OCRI (d’autres fournisseurs offrent aussi ce service). La surveillance « vous avertira si vos informations sont détectées en ligne, à n’importe quel moment dans l’avenir, que ce soit en lien avec cet incident ou un autre », précise le site de l’OCRI.

Darace Rose recommande généralement la surveillance du dark web, car des mots de passe volés peuvent être réutilisés dans des attaques de type bourrage d’identifiants ou exploités au moyen de l’échange de cartes SIM. (La fuite de l’OCRI n’impliquait pas de mots de passe, et l’organisme affirme qu’il n’existe aucune preuve, pour l’instant, que les données compromises aient circulé sur le dark web.)

Avec une attaque de type échange de cartes SIM, un fraudeur demande à votre fournisseur mobile une nouvelle carte SIM à votre nom et obtient ainsi l’accès à vos comptes.

Cependant, « les télécommunicateurs se sont beaucoup renforcés au cours des 12 derniers mois, ils ne remplacent plus aussi facilement les cartes SIM », observe Darace Rose.

Fuites de données notoires

Parmi les grandes fuites de données au Canada figurent l’incident chez LifeLabs, qui a touché environ 15 millions de personnes, et celui du Mouvement Desjardins, qui a touché environ 10 millions de personnes. Les deux fuites se sont produites en 2019 et ont donné lieu à des règlements.

Equifax a été victime d’une énorme fuite de données aux États-Unis en 2017, qui a touché près de la moitié de la population américaine ainsi qu’environ 19 000 Canadiens, indique Julie Kuzmic. L’incident a mené à un règlement avec la Federal Trade Commission et d’autres organismes, incluant l’obligation de mettre en œuvre un programme de sécurité de l’information.

Equifax a depuis investi des milliards dans son infrastructure TI et améliore continuellement ses systèmes, souligne-t-elle. Elle indique aussi certaines mesures de protection : par exemple, les données des rapports de crédit sont désormais masquées, de sorte que les numéros complets ne sont pas visibles. « La logique est que, si ces informations tombaient entre de mauvaises mains, elles seraient moins exploitables », explique-t-elle.

TransUnion aux États-Unis a été touchée par une fuite cet été, impliquant un fournisseur tiers, comme le précise le site de l’OCRI. Cette fuite n’impliquait pas de rapports de crédit, selon un avis transmis aux résidents du Maine concernés.

L’article Gérer les risques de vol d’identité après la fuite de données de l’OCRI est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les inquiétudes financières des Canadiens décortiquées https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-inquietudes-financieres-des-canadiens-decortiquees/ Fri, 05 Dec 2025 13:13:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111255 Coût de la vie, discussions sur les finances, fraude, les enjeux sont multiples.

L’article Les inquiétudes financières des Canadiens décortiquées est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
En combinant les résultats de ses différents sondages, RBC a identifié les principales sources d’insomnie des Canadiens. L’inflation et les risques de fraude figurent en tête des sources d’angoisse.

La hausse des coûts continue de peser lourd sur les finances des Canadiens. La majorité (60 %) confie ne pas disposer de suffisamment de liquidités pour faire face aux imprévus.

La moitié des répondants au Sondage RBC sur la flexibilité financière 2025 révèle ainsi que l’ensemble de leur revenu passe dans les dépenses et factures essentielles. De plus, 48 % estiment ne plus être capable de maintenir leur niveau de vie actuel.

« La flexibilité financière continue de se détériorer et il n’est pas surprenant que les Canadiens soient anxieux et incertains des mesures qu’ils peuvent prendre pour tenter de retrouver leur équilibre. L’on ferait appel à l’expertise d’un professionnel de la santé, s’il s’agissait d’un problème de santé. Nous invitons les Canadiens à adopter la même approche et à confier leur santé financière à un expert financier », soulignait Brigitte Felx, planificatrice financière, RBC à la lumière de ces résultats.

Une discussion complexe

Selon le sondage L’argent fait parler… sauf à la maison, les parents canadiens se disent anxieux face à l’avenir financier de leurs enfants, pourtant ils sont réticents de parler de finance avec eux. Ce sont ainsi 59 % des répondants qui ne se sentent pas à l’aise d’amorcer une telle discussion.

Alors que 71 % des parents avouent que ce stress s’ajoute au stress qu’ils ressentent déjà à propos de leurs propres finances et que cela pèse lourd sur leur bien-être, la majorité (57 %) préfère attendre que survienne un moment de vie important (36 %) ou que leurs enfants posent eux-mêmes la question (21 %) pour aborder le sujet de l’argent.

« Les parents n’ont pas besoin d’être des experts. Ils ont simplement besoin de s’appuyer sur des ressources de confiance qui leur donneront un point de départ et la confiance nécessaire pour entamer ces conversations. L’important, c’est de commencer à parler d’argent très tôt et de façon régulière, afin de désacraliser ce sujet et de pouvoir l’aborder en tout temps, et pas seulement aux moments clés de la vie ou lorsque le besoin s’en fait sentir », rappelle Lucianna Adragna, vice-présidente, Segments clientèle, Services bancaires courants, RBC.

Un autre défi pour les propriétaires

Outre gruger dans les portefeuilles, la situation économique actuelle frappe de plein fouet les propriétaires de petites entreprises au Canada. La majorité (61 %) a été forcée de réorienter leur stratégie d’entreprise au cours de l’année écoulée, révèle le Sondage RBC sur la petite entreprise de 2025.

Un peu plus de la moitié (51 %) ont dû modifier en profondeur leurs modèles d’affaires pour rester compétitifs, mais 43 % estiment que prendre des risques est un facteur clé de succès à long terme.

« Ces dernières années, les propriétaires de petite entreprise ont vu surgir bien des difficultés. Après la pandémie, ce fut la perturbation des chaînes d’approvisionnement. Puis est survenue la hausse des droits de douane. La résilience des entrepreneurs est une constante : ils changent de cap, s’adaptent et trouvent de nouvelles façons de répondre aux besoins des Canadiens », observe Karen Svendsen, directrice générale principale, Petite entreprise et partenariats, RBC.

La fraude, un nuage omniprésent

Au-delà des préoccupations financières, la fraude demeure un important facteur anxiogène. Ainsi, 86 % des répondants au Sondage RBC du Mois de sensibilisation à la fraude 2025 estiment qu’il est de plus en plus difficile de détecter les arnaques et de s’en protéger.

La vigilance constante qu’impliquent les tentatives de fraude actuelle engendre une certaine lassitude chez 65 % des sondés. Le tiers avoue baisser parfois leur garde.

« Les escroqueries étant de plus en plus nombreuses et sophistiquées, il n’est pas étonnant que la vigilance des Canadiens soit en baisse. En matière d’escroquerie, la moindre erreur peut entraîner des pertes et un stress considérables, d’où l’importance de rester vigilant, de se tenir informé et de passer le mot à ses amis et à sa famille », souligne Geoffrey Morton, directeur général principal, Stratégie, Lutte antifraude numérique, RBC.

L’article Les inquiétudes financières des Canadiens décortiquées est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Fraude bancaire : cinq ans de prison pour un enseignant https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fraude-bancaire-cinq-ans-de-prison-pour-un-enseignant/ Thu, 20 Nov 2025 12:02:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111049 PLANÈTE FINANCE — Il a participé à l’une des plus importantes fraudes de l’histoire, selon le Nebraska Examiner.

L’article Fraude bancaire : cinq ans de prison pour un enseignant est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Jesse Hill, ancien conseiller en services financiers et enseignant de l’école du dimanche, a été condamné à cinq ans de prison fédérale pour avoir pris part à un stratagème visant à obtenir 45 millions de dollars américains (M$ US) en prêts frauduleux auprès de 19 institutions financières.

Selon les documents judiciaires, Jesse Hill aurait aidé Aaron Marshbanks à soumettre des demandes de prêts à des banques pour des projets immobiliers fictifs.

La fraude, décrite par le Nebraska Examiner comme l’une des plus importantes de l’histoire, a été mise à jour après la découverte du corps de Aaron Marshbanks, décédé d’une surdose dans un stationnement du centre-ville de Lincoln.

Jesse Hill n’avait pourtant pas le profil d’un fraudeur. Père de trois filles, il était également administrateur de son église, où il enseignait à l’école du dimanche.

Mais, comme l’a souligné la juge fédérale Susan Bazis, il ne s’agissait pas d’une erreur isolée, mais d’un comportement frauduleux répété sur plusieurs mois. Jessi Hill a ainsi aidé son complice à déposer de multiples demandes de prêts pour des sommes de 2 M$ US chacune, à partir de novembre 2020.

Les prêts présentés comme destinés à des investissements immobiliers étaient effectués « au nom d’Aaron Marshbanks ou de ses sociétés ». Le collatéral invoqué reposait sur un compte d’investissement fictif, prétendument géré par Jesse Hill.

Les banques victimes auraient subi des pertes totalisant plus de 30 M$ US, selon la juge. « La majorité des fonds obtenus frauduleusement ont été versés dans un placement spéculatif raté, » indiquent les documents judiciaires.

« Une partie des fonds provenant de prêts frauduleux obtenus plus tard a servi à rembourser partiellement les prêts frauduleux contractés plus tôt. »

Les sommes détournées ont notamment transité par un compte Charles Schwab, avant d’être utilisées pour acheter une propriété à Porto Rico et acquérir une participation dans un avion Pilatus PC-12/47E, selon la même source.

L’article Fraude bancaire : cinq ans de prison pour un enseignant est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les adeptes de finfluenceurs et de cryptos plus vulnérables à la fraude https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-adeptes-de-finfluenceurs-et-de-cryptos-plus-vulnerables-a-la-fraude/ Fri, 17 Oct 2025 10:43:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110321 Les investisseurs actifs sur les médias sociaux sont plus enclins à se faire piéger.

L’article Les adeptes de finfluenceurs et de cryptos plus vulnérables à la fraude est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les investisseurs qui suivent les conseils de finfluenceurs, qui négocient des cryptomonnaies ou des meme stocks sont plus susceptibles d’être victimes de fraudes en placement, selon une nouvelle étude de la FINRA Investor Education Foundation.

La fondation d’éducation des investisseurs du principal organisme d’autoréglementation américain a publié un aperçu de son sondage triennal mené auprès d’investisseurs de détail sur leurs attitudes, connaissances et expériences. Les résultats complets seront publiés en décembre.

L’extrait dévoilé le 7 octobre dernier portait sur la vulnérabilité aux arnaques financières, à partir d’une question sur une offre de placement fictive comportant les signaux d’alerte typiques de la fraude, notamment une promesse de rendements élevés sans risque.

Les investisseurs de meme stocks se sont montrés les plus vulnérables : 77 % d’entre eux ont indiqué qu’ils investiraient dans cette offre fictive, contre 45 % des investisseurs n’ayant jamais acheté de tels titres.

De même, 65 % des investisseurs en cryptomonnaies se sont dits intéressés, comparativement à 44 % des non-initiés.

Parmi ceux qui suivent les conseils de finfluenceurs, 72 % investiraient, tout comme 69 % des investisseurs qui s’informent sur les médias sociaux, contre seulement 42 % de ceux qui n’y ont pas recours.

Les investisseurs moins expérimentés sont aussi plus à risque : 49 % des répondants ayant une faible connaissance financière se laisseraient tenter, contre 36 % des investisseurs plus aguerris.

« Ces résultats montrent qu’un nombre inquiétant d’investisseurs pourraient être vulnérables à la fraude en placement », commente Gerri Walsh, présidente de la FINRA Foundation, dans un communiqué.

« Tous les placements comportent un certain niveau de risque, et les investisseurs doivent comprendre leur propre tolérance au risque pour prendre des décisions éclairées. En même temps, ils doivent apprendre à repérer les signaux d’alerte de la fraude financière, notamment les promesses de rendements élevés sans risque. »

L’article Les adeptes de finfluenceurs et de cryptos plus vulnérables à la fraude est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Des arnaques financières orchestrées depuis des prisons https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/des-arnaques-financieres-orchestrees-depuis-des-prisons/ Fri, 10 Oct 2025 10:22:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110222 PLANÈTE FINANCE – Téléphone livré par drone et Bitcoin au menu.

L’article Des arnaques financières orchestrées depuis des prisons est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les arnaques par usurpation d’identité, déjà parmi les plus coûteuses aux États-Unis, sont désormais organisées depuis l’intérieur même des prisons, signale un article de Forbes.

Récemment, un détenu d’une prison fédérale de l’État de Géorgie, Russell Tafron Weatherspoon, a été condamné par la justice américaine pour avoir monté une fraude entre mars 2022 et avril 2024, alors qu’il était en détention. Avec ses complices, il appelait des victimes à travers le pays en se faisant passer pour des policiers locaux. Pour donner de la crédibilité à leurs menaces, les escrocs utilisaient une application de « spoofing », qui faisait apparaître le numéro de téléphone de véritables agences de police sur l’afficheur des victimes.

Un autre détenu qui était incarcéré dans le même État a été inculpé dans un cas de fraude similaire. Se faisant passer pour un fonctionnaire, il a appelé une infirmière de 30 ans pour lui reprocher de ne pas s’être présentée à un jury. Menacée d’arrestation, la victime a été sommée de verser près de 17 000 $ via un prétendu « Bonding Transition Center », qui s’est avéré être un distributeur de Bitcoin redirigeant les fonds vers le compte du détenu. Selon les procureurs, le fraudeur utilisait un téléphone portable introduit clandestinement en prison par drone pour mener son stratagème.

Comment reconnaître une fraude ?

Ces escroqueries exploitent la peur d’une arrestation imminente pour forcer une réaction immédiate. Dans le cas de fraudes commises sur le territoire américain, plusieurs indices permettent de les repérer et peuvent servir de signaux d’alarme également au Canada :

  • les convocations au jury sont toujours envoyées par courrier ;
  • aucun tribunal ne contacte par téléphone ou texto pour menacer d’arrestation ;
  • aucun paiement n’est jamais exigé au téléphone, que ce soit en cryptomonnaie ou via des cartes-cadeaux ;
  • les forces de l’ordre n’appelleront jamais pour exiger une rançon en échange de l’annulation d’un mandat ;
  • et les avis officiels passent uniquement par des documents écrits.

En cas de doute, il ne faut jamais céder à la panique. Il est plutôt indiqué de vérifier auprès des instances officielles avant d’effectuer toute transaction.

Une criminalité en pleine évolution

Les fraudeurs exploitent les nouvelles technologies pour perfectionner leurs arnaques. Entre numéros falsifiés, cryptomonnaies et téléphones introduits clandestinement en prison, ils utilisent des outils perfectionnés pour tromper leurs victimes. Leur connaissance du vocabulaire juridique ou financier renforce l’illusion.

Dans un rapport récent, la Federal Trade Commission (FTC) signale que les escroqueries par usurpation d’identité ont coûté plus de 4 milliards de dollars (G$) aux Américains en 2024, se classant au deuxième rang des fraudes les plus coûteuses derrière les arnaques d’investissement, qui ont couté quelque 8 G$.

Au total, les consommateurs américains ont perdu plus de 17 G$ dans des fraudes en 2024, une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente. La proportion de personnes ayant signalé une fraude et perdu de l’argent est passée de 27 % en 2023 à 38 % en 2024. Les pertes liées aux paiements par virements bancaires et cryptomonnaies ont surpassé celles liées à tous les autres modes de paiement combinés.

Depuis 2020, les signalements d’adultes de 60 ans et plus déclarant avoir perdu 10 000 $ ou plus aux mains d’imposteurs se faisant passer pour des agences gouvernementales ou des entreprises de confiance ont été multipliés par quatre. Les pertes signalées par les personnes âgées ayant perdu plus de 140 000 $ ont quant à elles été multipliées par huit, passant de 77,5 millions en 2020 à 620 millions de dollars en 2024. Si les consommateurs plus jeunes ont également rapporté des escroqueries, les personnes âgées étaient beaucoup plus susceptibles de signaler des pertes élevées.

L’article Des arnaques financières orchestrées depuis des prisons est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Un fraudeur accusé d’avoir dupé des courtiers https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/un-fraudeur-accuse-davoir-dupe-des-courtiers/ Wed, 08 Oct 2025 10:53:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110047 Grâce à un stratagème de « passager clandestin ».

L’article Un fraudeur accusé d’avoir dupé des courtiers est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis a porté des accusations contre un homme de Caroline du Nord, l’accusant d’avoir fraudé des sociétés de courtage dans le cadre d’un stratagème de « passager clandestin » (free-riding) qui utilisait le crédit offert par ces firmes pour acquérir près de 900 000 $ US en titres sans avoir les fonds nécessaires pour les payer.

Selon la plainte de la SEC, au début de 2024, Aaron O’Brian Freeman a effectué pour près de 3,5 millions de dollars américains de dépôts et de transferts dans des comptes de courtage à partir de comptes fermés ou sans fonds, puis a tenté d’acquérir des titres en utilisant le « crédit instantané » fourni par les firmes avant qu’elles ne découvrent que les dépôts étaient fictifs.

« Chaque courtier a finalement découvert le stratagème, bloqué l’accès de Aaron O’Brian Freeman aux comptes, annulé les dépôts et liquidé les positions », a indiqué la SEC. Les sociétés de courtage n’ont subi que de faibles pertes à la suite de ces opérations.

La SEC accuse Aaron O’Brian Freeman d’avoir enfreint les règles en valeurs mobilières. Elle demande le recouvrement des profits indûment réalisés (disgorgement), des intérêts et une sanction pécuniaire civile, ainsi qu’une injonction permanente et une interdiction fondée sur sa conduite.

Les allégations n’ont pas été prouvées.

L’article Un fraudeur accusé d’avoir dupé des courtiers est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le comité ASC épingle un stratagème frauduleux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-comite-asc-epingle-un-stratageme-frauduleux/ Wed, 10 Sep 2025 10:53:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109411 Le stratagème a permis de lever 150 M$ auprès d’investisseurs.

L’article Le comité ASC épingle un stratagème frauduleux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Une commission d’audience réglementaire a ordonné le remboursement de près de 9 millions de dollars (M$) et des pénalités à l’encontre de l’auteur d’une chaîne de Ponzi qui a permis de récolter 150 M$ auprès d’investisseurs.

La Commission des valeurs mobilières de l’Alberta (ASC) a prononcé des sanctions à l’encontre de Craig Michael Thompson et de ses sociétés, Black Box Management et Invader Management, après avoir constaté qu’ils s’étaient livrés à des activités frauduleuses et à des opérations non enregistrées.

Entre 2020 et 2023, Craig Michael Thompson et ses entreprises ont récolté 150 M$ auprès d’investisseurs américains et canadiens, selon un exposé conjoint des faits. L’argent devait financer deux projets, un système de day trading et une stratégie d’investissement factoriel. En réalité, il s’agissait de systèmes de Ponzi.

« La grande majorité » des fonds des investisseurs a été détournée, mélangée dans les comptes bancaires de Black Box et utilisée pour mener à bien un système de Ponzi à grande échelle, explique le comité dans sa décision.

Environ 21 M$ provenant des investisseurs ont été utilisés pour le système de day trading, mais cette activité n’était pas rentable. Près de 15 M$ ont été perdus dans ces opérations. 52,8 M$ supplémentaires provenant de faux profits ont été versés aux investisseurs, ainsi que 51 M$ utilisés pour rembourser le capital des investisseurs.

Seuls environ 365 000 $ provenant des investisseurs ont été utilisés pour l’affacturage de factures, mais près de 3,5 M$ ont été versés sous forme de faux bénéfices ou de remboursement du capital.

Le personnel de l’ASC a affirmé que 767 494 $ provenant des investisseurs avaient été utilisés à des fins personnelles par Craig Michael Thompson et qu’il avait perdu 5,55 M$ supplémentaires (7,4 M$ australiens) dans un projet d’investissement avec une autre société, Dean Global Industries. Cette société aurait promis un rendement de plus de 30 M$ américains d’ici la fin de 2023 en échange d’un investissement de 5,55 M$ américains, destinés à conclure une prétendue vente de carburant pour avions. Le comité a noté qu’aucune de ces sommes n’avait été remboursée.

Bien que la plupart des fautes aient été reconnues dans l’exposé conjoint des faits, il appartenait au comité d’audience de déterminer quelles violations de la législation sur les valeurs mobilières avaient été commises et d’imposer des sanctions.

Le comité a conclu que Craig Michael Thompson et ses sociétés s’étaient livrés à des fraudes et que Craig Michael Thompson et Black Box s’étaient livrés à des opérations non enregistrées. Il les a définitivement bannis des marchés et a prononcé des sanctions pécuniaires conjointes exigeant le remboursement de 8,2 M$, une amende de 750 000 $ et 14 000 $ de frais.

Le comité s’est rangé du côté du personnel de l’ASC en ce qui concerne la restitution. Le personnel demandait 8,2 M$, soit le montant des fonds des investisseurs que Craig Michael Thompson avait utilisé à son profit personnel, y compris les 7,4 M$ transférés aux sociétés Dean Global. Craig Michael Thompson a fait valoir qu’il n’avait pris qu’un peu plus de 100 000 $ des fonds des investisseurs pour son usage personnel.

Toutefois, en ce qui concerne les pénalités, le comité s’est rangé du côté de Thompson. Le personnel de l’ASC a demandé une pénalité de 2 M$, tandis que Craig Michael Thompson a fait valoir qu’une pénalité de 750 000 $ à 1 M$ serait plus appropriée.

En optant pour le seuil minimal de la sanction proposée, le comité a estimé qu’une amende administrative de 750 000 $ servait l’intérêt public. Elle représente, selon lui, une mesure équilibrée, tout en envoyant un signal clair : ceux qui commettent des fautes similaires ne pourront en tirer profit.

« Cette affaire concernait une chaîne de Ponzi classique déguisée en réussite commerciale moderne. Cet individu a exploité la confiance des investisseurs en se présentant faussement comme un day trader prospère, une tactique que nous observons de plus en plus fréquemment, d’autant plus que les outils d’intelligence artificielle rendent ces inventions plus crédibles », souligne Cynthia Campbell, directrice de l’application de la loi à l’ASC, dans un communiqué.

L’article Le comité ASC épingle un stratagème frauduleux est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Fraudes financières : 6 messages clés à transmettre aux clients https://www.finance-investissement.com/fi-releve/nouvelles-fi-releve/fraudes-financieres-6-messages-cles-a-transmettre-a-vos-clients/ Tue, 02 Sep 2025 11:06:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109068 DÉVELOPPEMENT – Pourquoi expliquer les méthodes des fraudeurs n’est pas une perte de temps.

L’article Fraudes financières : 6 messages clés à transmettre aux clients est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
En se faisant passer pour des experts connus, des fraudeurs exploitent la confiance des investisseurs et parviennent à les convaincre de placer leur argent dans des arnaques. Ben Félix, chef des investissements chez PWL Capital et podcasteur, en fait régulièrement l’expérience : des fraudeurs utilisent son image, sa voix clonée par l’intelligence artificielle (IA) et même ses vidéos sur YouTube pour duper des épargnants.

« Il faut être super prudent. J’ai vu des gens utiliser l’IA pour cloner ma voix, afin d’envoyer une petite note de voix dans un message directement sur Twitter, en essayant de convaincre les gens qu’ils étaient moi », raconte-t-il.

Le phénomène coûte cher. Le Centre antifraude du Canada estime que 310 millions de dollars ont été perdus en 2024 dans des fraudes liées à l’investissement. Or, jusqu’à 95 % des cas ne sont jamais déclarés, ce qui laisse penser que le montant réel est beaucoup plus élevé. Des études montrent que former les clients spécifiquement à reconnaître un type de fraude les rend beaucoup moins vulnérables. En expliquant concrètement les tactiques des escrocs, il est possible de renforcer la vigilance des clients et leur capacité à dire « non ».

Voici six messages simples à répéter régulièrement aux clients pour leur éviter de tomber dans les principaux pièges tendus par les fraudeurs, expliqués dans le podcast Rational Reminder.

  1. « Je ne vous contacterai jamais par WhatsApp ou Instagram »

Les fraudeurs utilisent les messageries instantanées pour approcher leurs cibles. Ils se font passer pour un conseiller qui a pignon sur rue, en créant de faux profils avec la photo et le nom de l’expert, afin de proposer des « occasions exclusives » ou des « rendements garantis ». Or, il faut savoir qu’aucun professionnel réglementé ne propose d’investissement via ces canaux. Si le contact ne vient pas d’une adresse professionnelle vérifiable ou d’un appel officiel, il s’agit presque toujours d’une fraude.

« J’apprécie que vous écoutiez mes podcasts et regardiez mes vidéos, mais il est extrêmement improbable que je vous contacte, même si vous êtes un client de PWL Capital. Nous avons des équipes de planificateurs financiers et de gestionnaires de portefeuille qui traitent directement avec les clients, et ils ne communiqueront pas avec vous par WhatsApp, ou par Instagram », dit Ben Félix.

  1. « Méfiez-vous des promesses dans les commentaires et sur les cryptos »

Beaucoup de fraudeurs contactent leurs victimes à partir de fausses recommandations laissées dans la section commentaires de vidéos de conseillers sur les réseaux sociaux. La plupart de ces escrocs opèrent à l’étranger, hors de portée du système légal canadien.

« Si vous avez trouvé votre nouveau conseiller dans la section des commentaires de l’une de mes vidéos et qu’il vous promet de gros profits en investissant dans les cryptomonnaies et les actions, c’est une escroquerie. Si je vous contacte, ce ne sera pas pour vous donner des conseils ou vous dire de vous inscrire sur une plateforme d’investissement », affirme le youtubeur.

  1. « Les rendements garantis n’existent pas »

Certaines arnaques promettent des rendements mensuels assurés de 5 à 10 % par mois, soit environ 80 % par an. Ces chiffres sont irréalistes. Même les fonds d’investissement les plus performants, comme Medallion de Renaissance Technologies, n’ont jamais généré de tels résultats réguliers. « Si quelqu’un vous promet un revenu garanti, c’est qu’il tente de vous manipuler », résume Ben Félix. La prudence doit primer devant toute offre trop belle pour être vraie.

  1. « Ne cliquez pas sur n’importe quel PDF »

Les fraudeurs n’hésitent pas à faire circuler de faux documents truffés de jargon pseudo financier. Derrière des graphiques et des chiffres séduisants, certains fichiers peuvent contenir des logiciels malveillants ou des promesses absurdes, comme une « assurance contre les pertes ». Conseil de base : ne jamais ouvrir un document sans en avoir vérifié la source au préalable. Les PDF et autres documents envoyés par courriel peuvent contenir des codes malicieux. Il faut éviter de les ouvrir sans prendre de précaution.

  1. « Attention aux biais psychologiques »

Les escrocs savent manipuler les émotions. Ils peuvent jouer sur l’optimisme excessif, la peur de manquer une occasion ou encore la confiance accordée à une figure crédible. Le biais d’optimisme conduit les clients à surestimer la probabilité de gains financiers, tandis que l’effet halo les pousse à juger quelqu’un sur la base d’une première impression positive. La maximisation du plaisir immédiat et la généralisation à partir d’exemples ponctuels, comme des hausses récentes de titres boursiers, sont également des leviers psychologiques couramment utilisés par les fraudeurs.

Deux techniques reviennent souvent :

  • le « pump and dump », où une petite action est artificiellement gonflée avant que les fraudeurs ne revendent en laissant les victimes avec des pertes ;
  • le « pig butchering », ou « fraude du boucher », qui consiste à soutirer de plus en plus d’argent aux victimes en commençant par de petites sommes.
  1. « Vérifiez toujours la légitimité du conseiller »

Au Canada, tout conseiller est enregistré auprès d’un organisme de réglementation. On peut vérifier son nom, son numéro d’inscription et son adresse officielle avant d’agir. En cas de doute, on peut consulter les registres officiels ou appeler directement l’entreprise pour vérifier si le conseiller y travaille. Une mesure comme la désignation d’une personne de confiance permet par ailleurs de nommer une personne que le conseiller peut contacter en cas de soupçon de fraude ou de vulnérabilité, ce qui offre un filet de sécurité supplémentaire.

L’article Fraudes financières : 6 messages clés à transmettre aux clients est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La succession d’un conseiller devra verser 3,8 M$ https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-succession-dun-conseiller-devra-verser-38-m/ Mon, 25 Aug 2025 11:06:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109114 À la suite d’une affaire de fraude.

L’article La succession d’un conseiller devra verser 3,8 M$ est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La veuve d’un ancien conseiller, accusé d’avoir mené une fraude financière de type Ponzi pendant plus d’une décennie avant son décès en 2022, devra verser 3,8 millions de dollars (M$) aux investisseurs lésés dans le cadre de cette affaire, par suite d’un jugement définitif rendu par la Securities and Exchange Commission (SEC).

Selon la plainte déposée par la SEC, Stephen Romney Swensen a récolté 29 M$ auprès de plus de 50 investisseurs dans le cadre d’une fraude à l’investissement entre 2011 et son décès en juin 2022.

Selon la SEC, Stephen Romney Swensen a fait de fausses déclarations aux investisseurs pour les inciter à investir dans Crew Capital Group, qu’il contrôlait et dirigeait. En échange, il leur promettait de récolter un rendement annuel sur divers investissements d’au moins 5 %, selon la SEC.

Au lieu d’investir les fonds, Stephen Romney Swensen a versé périodiquement des « gains fictifs » à certains investisseurs et a utilisé la majeure partie de l’argent pour ses dépenses personnelles, notamment dans l’immobilier, les véhicules, « les frais de subsistance de sa famille et de ses maîtresses, et des luxes tels que des avions privés », a déclaré la SEC dans sa plainte. Il a également détourné les fonds des investisseurs de Crew Capital vers d’autres entreprises qu’il possédait, a-t-elle ajouté.

Selon la SEC, même après la mort de Stephen Romney Swensen, Crew Capital continuait à enfreindre les lois fédérales sur les valeurs mobilières en diffusant sur son site web des informations fausses et trompeuses à l’attention des investisseurs, indique le régulateur dans sa plainte.

Le site affichait « des informations fictives aux investisseurs concernant les prétendus “comptes” des investisseurs engagés auprès de Crew Capital », résume la SEC. « En réalité, ces comptes n’existent pas, et le reste des fonds des investisseurs envoyés à Crew Capital est actuellement dépensé et dilapidé par les défendeurs et les défendeurs subsidiaires. »

Des accusations ont été portées contre Crew Capital et la succession de Stephen Romney Swensen en octobre 2022.

Dans le jugement définitif rendu le 31 juillet, la veuve de Stephen Romney Swensen a accepté de payer 3,8 M$, dont 3,6 M$ correspondant aux fonds restitués aux investisseurs, plus les intérêts. Elle n’a pas été accusée d’actes répréhensibles. La totalité de cette somme sera distribuée aux investisseurs lésés par un administrateur judiciaire nommé par le tribunal.

L’article La succession d’un conseiller devra verser 3,8 M$ est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>