FNB thématiques | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fnb-thematiques/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 02 Jul 2026 12:42:28 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png FNB thématiques | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fnb-thematiques/ 32 32 Composer avec une offre grandissante de FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/guy-lalonde/composer-avec-une-offre-grandissante-de-fnb/ Wed, 08 Jul 2026 09:41:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114754 ZONE EXPERTS — J’applique certaines règles dans ma vérification diligente.

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Une vérification diligente des fonds négociés en Bourse (FNB) dans lesquels on investit le capital de notre client est très importante, surtout depuis la récente augmentation du nombre de FNB offerts au Canada.

En plus d’éviter les produits à la mode, je préfère les FNB qui affichent un historique d’une durée minimale et qui ont atteint un certain seuil d’actif sous gestion. Ils ont ainsi une meilleure chance de résister à l’épreuve du temps et de m’éviter de devoir composer avec les ennuyeuses fermetures de fonds, un phénomène qui pourrait devenir plus fréquent avec la multiplication des nouveaux FNB.

Ainsi, à la mi-juin, on comptait plus de 2000 FNB selon Valeurs mobilières TD, qui cumulait un actif sous gestion brut de 1000 milliards de dollars (G$).

J’utilise les FNB depuis plus de vingt ans dans la gestion des portefeuilles de nos clients. Je me réjouis de voir que leur popularité augmente d’année en année. Depuis leur apparition dans les années 1990, les FNB n’ont cessé d’évoluer, au point d’occuper aujourd’hui une place importante dans le portefeuille de la majorité des particuliers et investisseur institutionnel.

Cette croissance spectaculaire s’accompagne toutefois d’une transformation importante de l’offre. D’ailleurs, bon nombre des nouveaux FNB offerts aujourd’hui n’ont rien à voir avec l’idée originale qui a motivé leur naissance, il y a trente ans. À mon avis, les investisseurs gagneraient à faire preuve d’une prudence accrue avant d’intégrer certains de ces nouveaux produits à leur portefeuille.

Les premiers FNB ont été conçus comme une alternative aux fonds communs de placement (FCP) à gestion active. Les années 1990 ont vu une énorme migration de l’épargne vers les FCP pour leur diversification et leur promesse de rendements supérieurs assurés par les choix judicieux de titres de leurs gestionnaires.

À mesure que les statistiques de performance se sont accumulées cependant, une évidence devenait de plus en plus difficile à ignorer.

Au fil du temps, les données de rendement ont mis en évidence un constat difficile à ignorer : de nombreuses études montrent que, après les frais, la vaste majorité des FCP à gestion active ne réussissent pas à battre durablement leur indice de référence.

Certaines firmes, comme Vanguard, dirigée par le légendaire promoteur de la gestion indicielle John Bogle, ont commencé à offrir des FCP indiciels à frais beaucoup moins élevés. La logique était simple : pourquoi payer des frais considérables à un gestionnaire s’il ne livre pas les résultats ?

En 1996, l’idée révolutionnaire du FNB allait être combinée avec les avantages de la gestion indicielle permettant de diminuer encore plus les frais de gestion. La gestion indicielle permettait de diminuer les frais en évitant de payer un gestionnaire. Le FNB réduit également plusieurs coûts opérationnels grâce à sa structure de négociation en Bourse et à son mécanisme de création et de rachat des parts, ce qui contribue à maintenir des frais généralement faibles.

Dès ce moment, l’idée s’est répandue à une vitesse grand V.

À l’époque, l’un des plus grands avantages des FNB était leur fiabilité et leur pérennité. Les fournisseurs hésitaient à émettre un nouveau FNB s’ils n’avaient pas de bonnes raisons de croire qu’il existerait pour très longtemps. La longévité du produit faisait partie intégrale de sa valeur.

S’il y a eu une période d’augmentation importante du nombre de FNB offerts aussi bien que de l’actif sous gestion, c’est que les fournisseurs s’empressaient à offrir différents FNB couvrant différents marchés et sous-catégories d’indices boursiers, de titres à revenu fixe, etc. Malgré le grand nombre de nouveaux FNB, on s’attendait à ce que ces fonds demeurent disponibles pour plusieurs années ou décennies à venir.

La réalité d’aujourd’hui est bien différente. Il n’y a jamais eu autant de nouveaux FNB, mais il est fort probable que plusieurs d’entre eux n’existeront plus dans cinq ans. D’une part, offrir un FNB n’a jamais été aussi facile et si peu dispendieux. Il existe plusieurs entreprises qui offrent de mener votre produit au marché clé en main en échange d’une part des revenus générés.

Le FNB réduit également plusieurs coûts opérationnels grâce à sa structure de négociation en Bourse et à son mécanisme de création et de rachat des parts, ce qui contribue à maintenir des frais généralement faibles. Certains nouveaux FNB semblent principalement conçus pour répondre à des tendances de marché très populaires, dont la pérennité demeure incertaine.

Plusieurs observateurs de l’industrie notent que ce sont les FNB qui ont un faible actif sous gestion qui ont peu de chance de survivre étant donné leur probabilité qu’ils ne soient pas rentables pour les émetteurs.

Une autre tendance est l’ajout, à des fonds communs existants, d’une série FNB.

Il existe une foule de FCP maintenant disponible sous forme de série FNB, dont plusieurs ont été lancées notamment en prévision de l’entrée en vigueur de MRCC3.

Ils peuvent paraître intéressants à première vue, notamment en raison de leur historique de performance. Or, les données historiques sur les FCP à gestion active sont toutefois fortement influencées par le biais de survie, les fonds fermés ou fusionnés disparaissant des bases de comparaison.

Autrement dit, la majorité ne dure pas au-delà de dix ans. Il suffit d’étudier un peu les données de Morningstar pour voir le nombre de FCP fondre comme neige sous soleil à mesure que les années d’historique augmentent.

Dans nos propres analyses comparatives par exemple, pour une catégorie de FCP donnée, nous nous comparons à 1583 fonds série F sur un an, mais ne pouvons nous comparer qu’à 778 fonds sur dix ans et 335 fonds ayant quinze ans d’historiques. Étant donné qu’il y avait presque autant de fonds d’investissement en 2010 qu’il y en a aujourd’hui, ces données suggèrent qu’une proportion importante des fonds lancés il y a quinze ans n’existent plus aujourd’hui. Bref, une partie de ces séries FNB de FCP risquent-elles aussi de disparaître.

Jusqu’à récemment, le marché des FNB jouissait d’une certaine immunité à ce biais de survie. Pour les émetteurs de fonds, un souci pour les bonnes pratiques et le désir de mettre le bien de l’investisseur au premier plan agissaient en quelque sort de barrière à l’entrée. Cette protection est présentement mise à rude épreuve.

Dans ma vérification diligente, j’examine avec prudence certains produits très populaires, mais qui pourraient ne pas convenir à mes clients. Certains FNB à titre unique offrent des distributions fixes très élevées, parfois difficiles à soutenir à long terme. Les fonds à stratégies de ventes d’options d’achat couvertes, les FNB de cryptoactifs ou des FNB à tranche protégés (Structured Outcome) sont peut-être séduisants pour certains, mais risques d’être mal compris et de ne pas convenir à tous les profils d’investisseurs. Certains produits semblent conçus pour tirer avantage du manque d’éducation de certains investisseurs, et pour profiter de leurs pires réflexes (comme de viser un gain rapide).

Il existe toutefois une règle simple que nous appliquons depuis plus de vingt ans et qui nous a permis se prémunir des risques posés par les produits mal conçus. Il suffit d’exiger que le FNB ait accumulé un historique minimal de trois ans avant de l’intégrer dans les comptes de nos clients.

Ceci offre deux avantages importants. Le premier est qu’on diminue les chances d’acheter un FNB citron.

Les nouveaux émetteurs disposent souvent de ressources plus limitées pour soutenir longtemps un produit qui attire peu d’actifs.

Le deuxième avantage est qu’elle offre au conseiller un argument objectif pour tempérer l’enthousiasme suscité par un nouveau produit promu par un démarcheur (wholeseller).

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Mai : les FNB internationaux reprennent les devants https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/mai-les-fnb-internationaux-reprennent-les-devants/ Wed, 10 Jun 2026 10:07:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114400 FOCUS FNB – Les créations nettes mensuelles s’élèvent à 13,5 G$.

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En mai, la demande pour les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens s’est matérialisée par 13,5 milliards de dollars (G$) de créations nettes, un niveau stable par rapport à avril, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF). Les créations nettes cumulées depuis le début de l’année atteignent désormais 87 G$, soit un record pour les cinq premiers mois d’une année civile.

L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élevait à 857 G$ à la fin de mai, réparti entre 49 fournisseurs.

Les FNB d’actions demeurent le principal type de fonds en demande, avec 8,5 G$ de créations nettes en mai, soit près des deux tiers des entrées nettes du mois.

Les FNB d’actions internationales arrivent en tête des catégories les plus demandées avec près de 4 G$ de créations nettes en mai. Les FNB d’actions mondiales ont recueilli des entrées nettes de 3 G$. Les FNB d’actions canadiennes ont quant à elles reçu environ 2 G$ de créations nettes, et 1 G$ dans les FNB d’actions axés sur les marchés développés.

Depuis le début de l’année, les FNB internationaux ont attiré 26,7 G$ en créations nettes, soit davantage que les FNB d’actions canadiennes (15,5 G$) et américaines (13,8 G$). BNMF attribue cette tendance à la volonté des investisseurs de diversifier leurs portefeuilles au-delà de l’Amérique du Nord.

Les FNB d’actions américaines ont recueilli 2,5 G$ en mai, principalement dans les fonds qui suivent le S&P 500 et le marché américain, notamment VFV, HXS et XTOT. Selon les analystes de BNMF qui suivent les tendances du marché, Daniel Strauss, Tiffany Zhang et Linda Ma, le rebond des grandes capitalisations américaines et l’intérêt envers les entreprises liées à l’intelligence artificielle continuent de soutenir les entrées nettes dans cette catégorie.

Les FNB d’actions canadiennes ont pour leur part enregistré 2,1 G$ de créations nettes en mai. Les fonds indiciels couvrant le marché canadien dans son ensemble, comme XIU et ZCN, ont dominé les entrées, tout comme les FNB axés sur les dividendes tels que VDY, XDIV et TQCD.

Du côté des stratégies factorielles, les FNB d’actions axés sur le facteur valeur ont poursuivi leur croissance avec 400 millions de dollars (M$) de créations nettes, menés par FCUV et VXM, selon BNMF. Les FNB axés sur le momentum ont recueilli 211 M$ d’entrées nettes, alors que les produits à faible volatilité ont attiré 88 M$.

Les FNB thématiques ont récolté 655 M$ en mai. Contrairement à avril, où les entrées nettes avaient été dominées par quelques importantes souscriptions institutionnelles dans des fonds ESG, elles ont été plus diversifiées en mai, signale BNMF. Elles touchent notamment les thèmes liés à l’innovation, aux infrastructures, aux semi-conducteurs, aux actifs réels et à l’agriculture.

Les FNB d’actions sectoriels ont affiché des rachats nets de 418 M$. Les secteurs des services publics (155 M$) et de la finance (149 M$) ont enregistré les plus importantes sorties nettes, suivis des technologies (62 M$). Les secteurs des matériaux et des soins de santé affichent des entrées nettes.

Le revenu fixe rebondit

Après un ralentissement marqué en avril (922 M$), les FNB de titres à revenu fixe ont retrouvé un élan en mai avec 3,1 G$ de créations nettes. Ce résultat est toutefois inférieur à celui de mars (4,9 G$). Toutes les grandes catégories obligataires ont enregistré des entrées nettes, observe BNMF.

Les FNB d’obligations à échéances variées ont dominé avec 1,8 G$ de créations nettes, notamment dans les fonds ZAG, ZCPB et TDB. Les FNB du marché monétaire ont recueilli 165 M$ de créations nettes. Plusieurs produits, dont ZMMK, UCSH/U et CBIL, ont enregistré des rachats nets.

Les FNB multiactifs ont reçu 1,2 G$ de créations nettes en mai. Les FNB d’allocation d’actifs, qui comprennent les FNB d’allocation d’actifs 100 % actions, représentent plus de 10 % de l’actif détenu dans les FNB canadiens, avec un actif sous gestion cumulatif de 90 G$ à la fin de mai, selon BNMF.

Les FNB de matières premières ont enregistré des créations nettes de 124 M$ en mai. L’or demeure le principal moteur de la catégorie, le FNB ZGLD ayant attiré à lui seul 134 M$ d’entrées nettes. Les investisseurs continuent d’utiliser les FNB liés à l’or comme protection contre les risques géopolitiques, la volatilité du pétrole et les incertitudes inflationnistes, d’après l’étude de BNMF.

Les FNB de cryptoactifs ont subi des rachats nets de 33 M$ en mai.

Plus importants acteurs du mois

Les cinq émetteurs de fonds ayant attiré le plus de créations nettes en mai sont :

  • RBC iShares (3,5 G$)
    • Vanguard (2,3 G$)
    • Fidelity (1,4 G$)
    • TDAM (1,1 G$)
    • BMO (1,0 G$)

Les cinq FNB ayant enregistré les plus importantes créations nettes en mai sont :

  • XEQT (923 M$)
    • VEQT (579 M$)
    • VFV (522 M$)
    • ZAG (432 M$)
    • XIU (411 M$)

Les principaux rachats nets ont touché en mai :

  • HBB (-577 M$)
    • ZEA (-316 M$)
    • ZEB (-277 M$)
    • XUT (-151 M$)
    • ZEM (-116 M$)

48 nouveaux FNB

Neuf fournisseurs ont lancé 48 nouveaux FNB en mai, principalement dans les produits de gestion active, les fonds multi-actifs, les FNB de matières premières, les FNB à action unique avec effet de levier ainsi que les stratégies axées sur le revenu.

Banque Nationale Investissements (BNI) a élargi son offre avec une série de mandats couvrant les actions canadiennes, américaines, internationales et émergentes, ainsi que plusieurs portefeuilles tactiques Meritage.

Global X a lancé des versions à capitalisation de ses FNB d’épargne à intérêt élevé et de bons du Trésor à court terme.

Fidelity, CIBC, TD, JPMorgan, Longpoint et Desjardins ont également lancé de nouveaux FNB.

Les FNB intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des créations nettes de 281 M$ en mai, comparativement à 550 M$ en avril. Les entrées nettes ont été concentrées dans les stratégies ESG américaines, notamment grâce au FNB Invesco S&P 500 ESG, qui a attiré près de 200 M$. Depuis le début de l’année, les FNB ESG canadiens ont recueilli 1,2 G$ de créations nettes.

À la fin de mai, les créations nettes dans les FNB canadiens depuis le début de l’année atteignaient 86,7 G$. Les FNB d’actions représentent 65 % des entrées nettes. La part de marché des FNB d’actions mondiales est passée de 15 % à 17 % en un an.

Les FNB d’allocation d’actifs sont recherchés par les investisseurs, signale BNMF. Ceux qui sont entièrement investis en actions ont attiré près de 10 G$ depuis le début de l’année alors que les autres FNB d’allocations d’actif ont capté 7,5 G$ en créations nettes durant cette période. À la fin de mai, l’actif total dans cette catégorie s’élevait à 90 G$.

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Le marché canadien des FNB est de plus en plus encombré https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/le-marche-canadien-des-fnb-est-de-plus-en-plus-encombre/ Wed, 11 Dec 2024 11:10:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104614 FOCUS FNB — Plus de 180 nouveaux FNB ont fait leur entrée sur les marchés boursiers canadiens jusqu’à présent en 2024.

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Dans un marché des FNB déjà très encombré, le rythme des lancements de nouveaux produits est incessant. Au cours des 11 premiers mois de l’année, plus de 180 nouveaux fonds négociés en Bourse (FNB) ont fait leur entrée sur les marchés boursiers canadiens. C’est environ 40 de plus qu’au cours de la même période de l’année précédente.

Plusieurs fonds offrant une exposition à l’intelligence artificielle (IA), le thème le plus en vogue de 2024, sont venus s’ajouter à la gamme des FNB thématiques existants. Le premier à sortir du lot en janvier a été l’Invesco Morningstar Global Next Gen AI Index ETF (TSX : INAI).

Au milieu de l’année, le FNB intelligence artificielle mondiale CI (TSX : CIAI), l’Evolve Artificial Intelligence Fund (TSX : ARTI) et le FNB Global X Indice intelligence artificielle et technologie (TSX : AIGO) se sont joints à eux.

« Bien qu’elle en soit encore à ses débuts, l’IA est une véritable mégatendance qui transforme déjà les entreprises, les industries et l’économie mondiale », constate Jennifer Sinopoli, vice-présidente exécutive et responsable de la distribution pour Gestion mondiale d’actifs CI.

Cette année, deux nouveaux venus ont fait leur apparition parmi les manufacturiers : Capital International Asset Management (Canada). (Capital Group Canada) et JPMorgan Asset Management (Canada) (JPMAM), toutes deux filiales de grandes sociétés américaines.

Capital Group Canada, qui propose des fonds communs de placement aux particuliers au Canada depuis novembre 2002, a lancé quatre FNB gérés activement, comprenant des actions mondiales et internationales, ainsi que des obligations mondiales. JPMAM a démarré avec une paire de FNB d’actions américaines axés sur le revenu. Les deux nouveaux venus ont déjà annoncé qu’ils allaient étendre leurs activités au-delà de leurs offres initiales lancées en octobre.

Dans l’ensemble, cependant, l’expansion des FNB a principalement été menée par les émetteurs de fonds déjà présents sur le marché. Et à l’exception notable des thématiques liées à l’IA, il y a eu davantage d’imitation que d’innovation dans le secteur des FNB canadiens.

Parmi les FNB obligataires à échéance cible, RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA), leader de longue date du marché et premier émetteur à se spécialiser dans ces FNB, a dû faire face à trois nouveaux concurrents sur ce segment des titres à revenu fixe. Contrairement aux fonds obligataires et aux FNB classiques, ceux qui ont un mandat d’échéance cible détiennent des obligations jusqu’à des dates précises, date à laquelle les fonds sont clôturés et le produit de la liquidation restitué aux investisseurs.

RBC GMA propose des FNB à échéance cible depuis 2011 et n’avait pas de concurrent direct jusqu’à janvier dernier, lorsque Guardian Capital a lancé quatre FNB investissant dans des obligations canadiennes de bonne qualité.

Gestion de Placements TD (GPTD) s’est jointe à la concurrence en avril avec trois FNB d’obligations canadiennes à échéance cible et trois autres FNB investissant dans des obligations américaines. En juillet, une autre société appartenant à une banque, Gestion d’actifs CIBC, a ajouté six FNB d’obligations canadiennes à échéance cible et trois autres FNB investissant dans des obligations américaines.

RBC GAM n’est pas en reste en ce qui concerne les nouveaux lancements. Elle a élargi la portée de sa gamme d’échéances cibles avec six FNB d’obligations américaines, chacun étant disponible en dollars américains ou en dollars canadiens.

Dans une catégorie spécialisée relativement nouvelle, les FNB à titre unique, Harvest ETFs est devenu le deuxième émetteur de fonds. En août, il a lancé sept FNB Harvest High Income Shares basés sur des actions américaines, chacun étant disponible sous forme de parts libellées au Canada ou aux États-Unis. La stratégie consiste à détenir des actions de qualité et à vendre des options d’achat couvertes pour générer des revenus, selon Michael Kovacs, président-directeur général de Harvest.

La nouvelle gamme de produits de Harvest fait suite aux FNB actions à revenu d’Investissements Purpose, offertes pour la première fois en décembre 2022, et qui emploient également des options d’achat couvertes sur des titres uniques.

Les offres de Purpose et de Harvest sont toutes deux des concurrentes des certificats canadiens d’actions étrangères (CCAÉ) négociés en bourse et gérés par la CIBC. Lancés en juillet 2021, les CCAÉ offrent une exposition aux actions américaines couverte contre le risque de change, mais n’utilisent pas d’options sur actions.

Des dizaines d’autres nouveaux FNB utilisent des options d’achat couvertes et d’autres stratégies d’options pour générer des rendements plus élevés. L’une des sociétés les plus actives dans ce domaine est Global X Investments Canada. En mai, elle a ajouté sept produits à sa gamme de FNB axés sur le revenu, dont certains utilisent également l’effet de levier. Deux autres FNB obligataires à rendement amélioré ont suivi en novembre.

Hamilton ETFs a ajouté sept FNB à sa gamme Yield Maximizer, et Harvest a complété sa vaste gamme de FNB d’options d’achat couvertes avec des fonds à revenu fixe, des fonds équilibrés et des fonds sectoriels industriels.

Evolve Funds Group, Fidelity Investments Canada, Invesco Canada, JPMAM et Gestion de placements Manuvie ont également contribué à la prolifération des produits assortis d’options.

Autres ajouts notables à l’univers des FNB en 2024 :

  • Franklin Templeton Canada est entré dans la compétition des FNB à faible volatilité avec des stratégies d’actions canadiennes, américaines et internationales qui recherchent également des dividendes supérieurs à la moyenne. « Cette stratégie combinée de recherche de dividendes élevés et durables et de faible volatilité offre aux conseillers le meilleur des deux mondes et complète un portefeuille de stratégies actives et passives en visant à fournir un revenu plus élevé et à réduire le risque global », décrit le premier vice-président Ahmed Farooq, responsable de la distribution des FNB aux particuliers chez Franklin Templeton. La société a également rejoint les rangs des fournisseurs de portefeuilles de FNB, dont les actifs sont constitués d’autres FNB, en lançant des portefeuilles conservateurs, de base, de croissance et entièrement composés d’actions.
  • Une variante de d’indicialisaiton passive sur le marché boursier américain est l’iShares S&P 500 3 % Capped Index ETF (TSX : XUSC), qui limite chaque participation, quelle que soit sa capitalisation boursière. Le plafonnement à 3 % réduit l’exposition aux actions dites « les sept Magnifiques », telles que Nvidia, Apple et Microsoft, qui ont connu une croissance impressionnante, mais se négocient à des valorisations élevées par rapport à l’ensemble du marché.
  • Fidelity a lancé une série de FNB de fonds acheteur/vendeurs et de fonds neutres par rapport au marché. Il s’agit notamment du fonds Fonds Fidelity Alternatif canadien à positions longues/courtes (Cboe : FCLS), axé sur le marché intérieur, et d’une stratégie long-short mondiale. Fonds Dynamic est intervenu avec deux produits de stratégies alternatives à revenu fixe lancés en novembre.

Les changements de produits survenus dans l’industrie en 2024 n’ont pas tous impliqué un lancement. Depuis le début de l’année, une quarantaine de FNB ont été supprimés. GPTD, par exemple, s’est débarrassé des cinq FNB de sa gamme TD Morningstar ESG. Cette suppression, intervenue en juin, reflète la baisse de popularité des mandats environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Le FNB Global X sur les obligations d’entreprises ESG, qui a été supprimé en février, est une autre victime de ce type de stratégie.

Parmi les stratégies thématiques, Evolve et Fidelity ont tous deux mis fin à leurs FNB métavers, tandis que CI et Global X ont maintenu les leurs. Cependant, les victimes de l’élagage des produits de Global X comprenaient des produits de niche investissant dans la marijuana, les psychédéliques et l’hydrogène aux États-Unis.

À la fin du mois de novembre, il y avait plus de 1 500 FNB cotés au Canada.

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Quels sont les FNB thématiques auxquels les investisseurs devraient s’intéresser ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/quels-sont-les-fnb-thematiques-auxquels-les-investisseurs-devraient-sinteresser/ Tue, 15 Oct 2024 05:04:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=103509 L’IA et la cybersécurité peuvent présenter un potentiel de croissance, mais tous les clients ne sont pas adaptés au risque plus élevé qui en découle.

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Thomas Gilman

Conseiller principal en gestion de patrimoine, gestionnaire de portefeuille principal, Harbourfront Wealth Management, Vancouver

L’intelligence artificielle (IA) et la cybersécurité offrent d’excellentes occcasions de croissance à moyen et long terme. Le développement rapide de l’intelligence artificielle (IA) a des tentacules dans presque tous les secteurs, et un large éventail de fonds négociés en Bourse (FNB) cherchent à capitaliser sur cette tendance. Par ailleurs, plusieurs FNB consacrés à la cybersécurité cherchent à tirer parti d’un secteur qui se développe parallèlement à l’augmentation du nombre de cybercrimes.

L’IA est une technologie naissante, et investir dans ce domaine comporte donc un risque élevé. Mais les FNB passifs traditionnels présents dans les portefeuilles de certains investisseurs sont souvent bien diversifiés, de sorte que les investisseurs ayant un profil de risque adéquat peuvent prendre ce risque en échange d’une croissance potentielle à long terme.

Investir dans ce thème signifie généralement avoir une plus grande exposition aux entreprises d’Asie, compte tenu du développement rapide de l’IA, et des États-Unis, compte tenu de leur volonté de devenir le leader mondial de l’IA.

Dans le domaine de la cybersécurité, les FNB incluront probablement des entreprises américaines ou israéliennes. Dans le climat actuel, certains clients ont des appréhensions morales à l’idée d’investir en Israël, de sorte que les conseillers devraient évaluer le degré de confort de leurs clients avant de leur proposer ce type d’investissement dans le cadre du processus de connaissance du client.

À court terme, les investisseurs pourraient envisager d’orienter leurs placements vers des FNB de métaux précieux, comme les FNB de lingots d’or, en raison de la pression à la baisse sur les monnaies provoquée par la diminution des taux d’intérêt.

Dans un contexte de taux bas, les actifs libellés en dollars canadiens représentent également une option, car la Banque du Canada réduit ses taux plus rapidement que la Réserve fédérale américaine, ce qui entraîne une dépréciation du dollar américain.

Jonathan Rivard

Associé général et conseiller en services financiers, Edward Jones, Toronto

Il est facile pour les clients de s’enthousiasmer pour des thèmes comme l’énergie propre et les véhicules électriques. Néanmoins, je leur conseille de ne pas rechercher la performance et de reconnaître que les fonds thématiques peuvent être plus volatils que les FNB dits à base large (broad-based ETFs), c’est-à-dire des FNB qui détiennent un panier diversifié d’entreprises, de secteurs, de pays, ou de différentes tailles de capitalisation boursière. Je ne possède aucun FNB thématique.

Dans mon cabinet, la recherche de FNB thématiques est un processus entièrement piloté par le client. Bien que je ne prenne pas ce risque de concentration pour la plupart des clients, je les informerai sur les FNB thématiques s’ils me le demandent.

Bien que la plupart des clients aient le bon niveau d’exposition, de diversification et de risque avec les FNB à base large, certains investisseurs sont émotionnellement liés à certains thèmes qui correspondent à leurs intérêts. Par exemple, les clients qui travaillent dans le secteur des technologies peuvent être intéressés par les FNB sur l’informatique dématérialisée ou la cybersécurité — ce sont les thèmes qui reviennent le plus souvent.

Lorsqu’un client manifeste un intérêt pour un thème, je cherche à comprendre ce qui l’a motivé. Souvent, c’est l’attrait des performances passées qui les excite, et ils souhaitent reproduire ces gains. Bien que cela puisse sembler attrayant, cela peut les amener à acheter fréquemment tout en vendant rarement, alors que les thèmes évoluent et perdent de leur popularité.

Je rappelle à mes clients que de nombreux investissements thématiques n’existent que depuis quelques années et qu’ils ont un historique plus court que les FNB à base large. Il se peut donc que les FNB thématiques ne correspondent pas à leur tolérance au risque ou à leur horizon d’investissement.

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Fidelity réduit les frais d’un autre FNB de cryptomonnaie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fidelity-reduit-les-frais-dun-autre-fnb-de-cryptomonnaie/ Fri, 02 Aug 2024 10:24:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101998 PRODUIT – L’Ether, après le Bitcoin.

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Après avoir réduit les frais d’un fonds négocié en Bourse (FNB) de Bitcoin en début d’année, Fidelity Investments Canada baisse les frais de gestion d’un autre FNB de cryptomonnaie, le FNB Fidelity Avantage Ether (FETH-T). Ces frais passent à 0,39 % au 23 juillet et le ratio de frais de gestion (RFG) estimatif qui était de 0,95 % au 31 mars 2024 est réduit à 0,44 % (incluant la TVH estimative).

Cette réduction se répercutera sur le Fonds Fidelity FNB Avantage Ether, qui investit directement dans le FNB, indique la firme dans un communiqué.

Les frais de gestion de la série B et de la série F du Fonds Fidelity FNB Avantage Ether sont passés de 0,90 % à 0,89 % pour la série B et de 0,40 % à 0,39 % pour la série F. Le RFG pour les deux séries du Fonds FNB devrait diminuer à 1,12 % pour la série B et à 0,54 % pour la série F (incluant la TVH), sur une base annualisée.

Fidelity a lancé ses premiers FNB en septembre 2018. La firme gérait un actif d’environ 7,5 milliards de dollars (G$) dans ce segment de marché en date du 30 juin 2024 grâce à une création nette de 2,6 G$ l’an dernier. L’actif des FNB Fidelity Simplifié, l’un des 51 FNB détenus par la firme, est notamment passé de 962 millions de dollars (M$) au 31 décembre 2023 à 2,4 G$ au 30 juin.

Le Fonds Fidelity FNB Avantage Ether investit la quasi-totalité de ses actifs dans des parts du FNB Fidelity Avantage Ether.  L’investisseur qui souscrit des parts du FNB obtient une participation dans le FNB qui, lui, détient une participation dans du bitcoin physique. Le prix des parts est susceptible de fluctuer en fonction des variations du prix de l’ether.

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Pitou et minou, nouveaux meilleurs amis des investisseurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/pitou-et-minou-nouveaux-meilleurs-amis-des-investisseurs/ Thu, 25 Jul 2024 12:00:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101955 PLANÈTE FINANCE – Les animaux domestiques font leur entrée dans les investissements thématiques.

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Les investissements thématiques, qui permettent de cibler les souhaits des investisseurs désireux de s’exposer à certaines tendances, se diversifient. De nouveaux thèmes innovants sont apparus au fil des années, tels que l’ESG (environnement société, gouvernance), le Bitcoin, le cannabis, l’hydrogène ou l’intelligence artificielle. Les animaux domestiques pourraient constituer la prochaine thématique à la mode.

Le fonds de capital-risque américain Ani.VC annonçait récemment un premier investissement dans DOG PPL, un parc et club social canin qui ouvrira bientôt ses portes à New York. Ce fonds, qui se concentre sur le marché des animaux de compagnie et de la santé animale, prévoit déployer 35 millions de dollars US (M$) au cours des trois prochaines années dans des entreprises du secteur animal aux États-Unis, en Europe et en Asie.

Membres de la famille

« Nos animaux de compagnie font partie de la famille. Puisque les humains ont déjà accès à la télémédecine, aux tests modernes, aux clubs sociaux axés sur le bien-être et aux soins axés sur la longévité, entre autres progrès, les membres de leur famille animale devraient en faire autant », affirme Garri Zmudze, cofondateur d’Ani.VC.

Il n’est pas le seul à penser ainsi. Un nombre croissant d’Américains considèrent pitou et minou comme des membres à part entière de la famille. Selon une récente enquête de Morgan Stanley Research, 47 % des propriétaires d’animaux de compagnie aux États-Unis traitent leurs compagnons à poils comme leur progéniture et 29 % d’entre eux prioriseraient les besoins de leur animal avant les leurs. On ne parle plus d’ailleurs à leur sujet de maîtres ou de propriétaires, mais de « parents » d’animaux.

Les millénariaux et la génération Z constituent le plus grand groupe de parents d’animaux aux États-Unis. Ils dépensent également le plus pour les soins de leurs amis à quatre pattes. Le marché mondial de la nourriture pour chiens devrait ainsi atteindre 82 G$ en ventes d’ici 2025. Le segment le plus en croissance est celui des produits de haute qualité.

Rien de trop beau pour l’animal favori. Les dépenses qui leur sont consacrées font partie intégrante du budget des ménages, rapporte l’étude. Elles rentrent désormais dans le cadre de la consommation de base, alors qu’elles relevaient jusqu’à présent de la consommation discrétionnaire, signale Roberto Magnatantini, gestionnaire de fonds chez Decalia.

Occasions d’investissement

D’ici 2027, le marché mondial des soins pour animaux domestiques, actuellement dominé par les sociétés Mars et Nestlé Purina, dépassera 350 milliards $ US (425 G$ CA). Il comprend la longévité et la santé des animaux de compagnie, les produits thérapeutiques et les services vétérinaires, les consommables, les services numériques et le commerce électronique, ainsi que la santé animale.

Actions, fonds d’investissement, FNB : les particuliers qui souhaitent investir dans ce secteur ont le choix. Parmi les entreprises cotées à la Bourse, le fabricant américain de produits pour animaux de compagnie Chewy (CHWY) a vu le cours de son action augmenter plus vite que celle d’Amazon au cours de la dernière année. Les titres de Freshpet (nourriture naturelle pour chien), Trupanion (assurance), Bark (abonnement mensuel à une boite-cadeau pour chien) ou encore Idexx Laboratories, (tests diagnostiques) se négocient également en Bourse.

Les institutions financières ont flairé la tendance. En janvier 2019, la compagnie d’assurance allemande Allianz a créé le fonds d’actions internationales Pet and Animal Wellbeing. Axé sur le bien-être animal et les produits pour animaux domestiques, ce fonds basé sur l’indice MSCI ACWI a atteint une performance annuelle de 18,84% depuis son lancement, selon Allianz.

Des fonds négociés en Bourse (FNB) se sont aussi emparés de ce thème. Le FNB Pet Care (PAWNS) de ProShares, lancé en 2018, a été le premier à couvrir le secteur des soins et des produits pour animaux. Il s’est apprécié de 75 % depuis un an. D‘autres fonds, comme le FNB US Vegan Climate (VEGN), sont basés sur un indice ESG excluant l’exploitation animale.

L’engouement pour cette thématique est récente. Elle a explosé durant la pandémie, enregistrant une croissance des ventes en ligne de 51 % en mars 2020. Près de 20 % des propriétaires d’animaux au Canada ne l’étaient pas avant la crise de la COVID-19.

La thématique animalière, en général décorrélée des indices boursiers, s’avère selon les analystes une option supplémentaire pour diversifier les portefeuilles des investisseurs qui partagent leur vie avec un animal domestique ou qui sont interpelés par la cause animale.

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Les FNB à gestion active font fureur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-a-gestion-active-font-fureur/ Wed, 06 Sep 2023 09:44:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96066 Mais ne font pas mieux que les autres.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) à gestion active ont la cote, pourtant ils ne font pas mieux que les FNB indiciels. En fait, ils font moins bien, selon une récente étude américaine.

On connaît les analyses du SPIVA Scorecard de S&P Global, la société qui produit le célébrissime indice S&P 500, analyses qui démontrent dans la grande majorité des cas que les fonds communs à gestion passive font mieux que leurs homologues à gestion active. Portant le regard du côté des FNB, Derek Horstmeyer, professeur de finance à l’Université George Mason, découvre que des comparaisons à peu près similaires peuvent être faites entre FNB passifs et FNB à gestion active.

L’exercice est d’autant plus pertinent que les manufacturiers de fonds émettent de plus en plus de FNB à gestion active. À ce jour, sur 1341 FNB émis au Canada, déjà 664, ou 49,5% sont en gestion active, selon des chiffres fournis par Banque Nationale du Canada Marchés financiers. La cadence de lancement s’accélère : en 2018, la proportion des FNB actifs était de 21% du total, tandis que pour l’année en cours, 76 des 114 nouveaux FNB, soit 66,7%, étaient à gestion active.

Un écart sensible

Une première observation est à la faveur des FNB à gestion active. Examinant six catégories d’actifs dans le marché américain, l’équipe de Derek Horstmeyer constate que les résultats des FNB actifs sont légèrement meilleurs que ceux des fonds communs de placement actifs – mais de peu. Dans seulement deux des six catégories (titres à revenu fixe et actions de valeur), les FNB actifs ont surpassé les FNB passifs sur la base du rendement total. Sur base du rendement après impôt, seule la catégorie des FNB d’actions valeur gérés activement a surpassé son homologue passif.

L’étude a analysé tous les FNB libellés en dollars et émis au cours des cinq dernières années. De création assez récente, la plupart des FNB actifs ont été créés au cours des cinq à dix dernières années.

Les catégories d’actifs analysées sont les suivantes : titres à revenu fixe, grandes capitalisations, actions internationales, petites capitalisations, actions de croissance et actions de valeur. De chaque groupe, on a extrait le rendement moyen des cinq dernières années, le rendement moyen après impôt et le ratio de dépenses moyen.

Dans quatre des catégories d’actifs (actions à grande capitalisation, actions internationales, actions à petite capitalisation et actions de croissance), les FNB passifs ont surpassé les FNB actifs en termes de rendement brut. Par exemple, le FNB passif moyen à grande capitalisation a enregistré un rendement annualisé de 8,81 % au cours des cinq dernières années, comparé à un rendement annualisé moyen de 7,07 % pour son équivalent actif au cours de la même période. Cela donne une différence annualisée de 1,74 point de pourcentage pour le FNB passif.

L’impôt augmente l’effet

Après impôt, les résultats sont encore plus favorables aux FNB passifs – cinq des six catégories sont dominées par les FNB passifs. Les résultats s’inversent du côté des FNB de titres à revenu fixe. Les fonds actifs à revenu fixe ont enregistré un rendement brut moyen de 1,20 % par an, contre 1,06 % pour les fonds passifs. Par contre, après impôts, les FNB actifs à revenu fixe ont eu un rendement moyen de 0,63 %, contre 0,78 % pour le groupe des FNB passifs. Cette inversion s’explique par le fait que les FNB actifs effectuent des transactions plus nombreuses (et sont donc soumis à des impôts plus élevés).

Les ratios de frais jouent évidemment un rôle dans ces résultats. Le FNB actif moyen avait un ratio de frais annuel de 0,57 %, contre 0,26 % pour le FNB passif. Cela fait en sorte que les FNB actifs accusent un retard de 0,31 point de pourcentage par an par rapport aux fonds passifs, simplement en raison de leurs coûts plus élevés, freinant ainsi les rendements

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Afin de contrôler les facteurs susceptibles de fausser les résultats, Derek Horstmeyer a répété son analyse en se concentrant sur une comparaison des FNB passifs et actifs qui se mesurent aux mêmes indices de référence. Les résultats sont les mêmes : dans cinq des six catégories, les FNB passifs l’emportent sur les FNB actifs après impôt.

Ainsi, « même si les FNB actifs s’en sortent un peu mieux que les fonds communs de placement actifs lorsqu’il s’agit de comparer les rendements à ceux de leurs homologues passifs, l’histoire n’est pas si reluisante, écrit Derek Horstmeyer. Dans toutes les catégories sauf une, les FNB passifs affichent un rendement après impôt supérieur à celui des FNB actifs, ce qui peut ajouter un demi-point de pourcentage par an à la performance d’un investisseur.

Comparaisons différentes

Notons deux bémols à l’étude de Derek Horstmeyer. En premier lieu, le SPIVA Scorecard compare des catégories complètes de fonds communs avec de grands indices de référence. Par exemple, il compare la performance de tous les fonds de grande capitalisation avec celle du S&P 500 ou celle des fonds de moyenne capitalisation avec celle du S&P MidCap 400. Dans l’étude présente, le Pr Horstmeyer compare deux types de gestion. La comparaison est instructive, mais elle n’est pas du même ordre que celle du SPICE Scorecard.

Deuxièmement, il faut bien distinguer les performances à court terme et à long terme. Certes, de façon générale, à long terme, les gestionnaires actifs font moins bien que leurs grands indices de référence. À court terme, les circonstances peuvent favoriser la gestion active. Par exemple, si en 2021, 85% des fonds communs de grande capitalisation ont été à la traîne du S&P 500, en 2022, c’est le cas pour seulement 51%. « Des marchés en baisse peuvent rendre plus précieuse la gestion active, écrit le plus récent SPIVA Scorecard, et notre palmarès 2022 identifie plusieurs catégories de fonds dans lesquelles une majorité de gestionnaires actifs ont surperformé. »

Pour consulter la tableau en grand format, cliquer ici.

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Les FNB canadiens d’actions regagnent du terrain https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-canadiens-dactions-regagnent-du-terrain/ Wed, 12 Jul 2023 10:00:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=94975 FOCUS FNB - Ils rattrapent presque les FNB de titres à revenu fixe en juin.

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En juin, les FNB canadiens ont enregistré des créations nettes de 4,4 milliards de dollars (G$), ce qui représente une progression de 70 % par rapport aux entrées nettes de 2,6 G$ en mai. Depuis le début de l’année, les FNB canadiens ont ainsi engrangé un total de 19,7 G$, portant l’actif géré cumulatif à 350 G$, selon Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

Si on se reporte une année en arrière, le mois de juin 2022 avait été particulièrement calamiteux pour les FNB canadiens. Ils avaient alors affiché le seul solde négatif de l’année, avec des sorties nettes de près d’1 G$, imputables à la chute brutale des FNB d’actions.

Le portrait est différent en juin 2023. Alors que la demande pour les FNB d’actions pendant le premier semestre est restée basse et que les FNB de titres à revenu ont occupé le devant de la scène, les FNB d’actions sont revenus en force le mois dernier, égalant quasiment les obligations.

« Nous observons désormais un appétit partagé pour les actions et les titres à revenu fixe, ce qui reflète la nouvelle réalité économique après une année de hausses agressives des taux d’intérêt par les banques centrales pour tenter de juguler l’inflation », signalent les analystes de BNMF.

Les pays émergents en tête grâce aux ESG

En juin, les FNB d’actions ont enregistré des entrées nettes de 1,8 G$ comparativement à 640 M$ en mai. Les marchés des pays émergents ont bénéficié de l’afflux le plus important, avec 805 millions de dollars (M$), grâce à plusieurs créations de taille institutionnelle, notamment dans le FNB iShares ESG XSEM. Sans celui-ci, les FNB des marchés émergents auraient enregistré des sorties de 133 M$, précise BNMF.

Les FNB d’actions canadiennes ont consolidé leur remontée amorcée au cours des derniers mois, avec des entrées nettes de 755 M$, principalement grâce à XIU (313 M$) et ZEB (106 M$). Les FNB d’actions américaines enregistrent de légères entrées nettes, les premières depuis plusieurs mois, après des sorties totalisant 1, 6 G$ depuis le début de l’année.

Le secteur financier continue à performer, mais il fléchit légèrement, avec des entrées de fonds de 162 M$, qui ont fondu de moitié par rapport à mai. Les technologies (92 M$) et l’énergie (80 M$) arrivent juste derrière. L’immobilier, les services publics et les matières premières sont quant à eux dans le rouge.

Les FNB thématiques enregistrent des créations nettes de 962 M$, principalement du côté des FNB ESG qui accueillent 880 M$ après un mois de mai négatif et des résultats mitigés depuis le début de l’année.

Les FNB à facteur de qualité ont subi des sorties, tandis que l’étoile des FNB à facteur de faible volatilité pâlit après avoir brillé au cours des derniers mois.

Impact de la hausse des taux d’intérêt

Les FNB de titres à revenu fixe restent stables, quant à eux, avec des créations nettes de 1,9 G$, un résultat identique à celui du mois précédent. Les FNB du marché monétaire conservent la première position avec des entrées nettes de 792 M$ dans des produits tels que CASH, CSAV, CBIL et UBIL/U. Les obligations de qualité inférieure et les FNB d’actions privilégiées ont continué à enregistrer des rachats. Les FNB multiactifs ont reçu des entrées nettes de 163 M$.

Depuis le début de l’année, les FNB canadiens de titres à revenu fixe ont accueilli 11 G$ tandis que les FNB canadiens d’actions ont reçu 6,5 G$. L’afflux total de FNB canadiens au premier semestre 2023 est pour l’instant supérieur de 17 % à celui de 2022, une année qui a été marquée par des baisses et de la volatilité dans les marchés boursiers et obligataires, constate BNMF.

L’équipe d’analystes de l’institution financière qui se penche sur l’évolution des flux de FNB canadiens souligne que les flux de FNB d’actions ont été importants au début de l’année 2022, mais que les FNB de titres à revenu fixe, menés par les FNB du marché monétaire, leur ont volé la vedette au fur et à mesure que les taux d’intérêt grimpaient. « Les flux d’actions rattrapent maintenant un peu du terrain perdu, après les rendements exceptionnels des grandes capitalisations américaines, qui se sont étendus à de multiples secteurs et à certaines régions du monde », mentionnent-ils dans leur rapport mensuel.

Regain d’intérêt pour les FNB de cryptoactifs

Après avoir vu leur popularité diminuer depuis près d’un an, les FNB canadiens adossés à des cryptoactifs retrouvent en partie la faveur des investisseurs, avec des créations nettes de 337 M$ en juin. Il s’agit du montant le plus élevé depuis mai 2022. Selon BNMF, cet engouement soudain aurait à voir avec le dépôt d’une demande de création d’un FNB Bitcoin aux États-Unis par BlackRock, qui a suscité des spéculations sur l’approbation prochaine d’un FNB Bitcoin par les autorités réglementaires américaines.

La Securities and exchange commission (SEC) examine actuellement les prospectus de plusieurs gestionnaires d’actifs en vue de la création d’un tel FNB. Pour l’instant, les États-Unis autorisent uniquement des FNB qui détiennent des contrats à terme de bitcoins.

Les entrées dans les FNB canadiens de cryptoactifs ont contribué à stimuler les entrées de fonds chez des manufacturiers tels que Purpose, CI, Evolve, 3iQ et Hamilton.

Les 10 principaux émetteurs de FNB au Canada ont tous enregistré des entrées de fonds en juin, à l’exception de Mackenzie, qui a subi des sorties dans le FNB indiciel QUU et le FNB d’obligations à gestion active MFT. La croissance des entrées nettes la plus importante a été observée chez iShares dans le fonds indiciel ESG XSEM (136 %). Le fonds VFV (Vanguard) basé sur le S&P 500 a bien fait également ainsi que le fonds d’obligations gouvernementales ZGB (BMO).

Une dizaine de FNB ont vu le jour en juin, ce qui porte leur nombre à 1353. BMO a été l’émetteur le plus actif avec la création de huit nouveaux fonds. Brompton a lancé un FNB d’actions fractionnées et Hamilton un FNB de services publics.

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Les FNB d’obligations poursuivent sur leur lancée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-dobligations-poursuivent-sur-leur-lancee/ Wed, 08 Mar 2023 11:32:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=92368 FOCUS FNB - Ils enregistrent plus de la moitié des créations nettes de février.

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Après de faibles rachats en janvier, le secteur des fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens renoue avec les créations nettes pour le mois de février 2023. Il a enregistré des entrées nettes de 4 milliards de dollars (G$) en février, ce qui porte l’actif géré cumulatif en FNB canadiens à 328 G$. Plus de la moitié des entrées nettes, soit 2,6 G$, provient des FNB de titres à revenu fixe, selon Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les FNB canadiens avaient commencé l’année timidement avec des rachats nets de 829 M$ en janvier, dont 501 M$ pour les FNB de titres à revenus fixes, et 328 M$ pour les FNB d’actions.

Les créations nettes de FNB en février ont retrouvé le niveau de novembre 2022, mais elles restent bien en deçà des résultats de décembre 2022, qui avaient connu des entrées nettes records de 7,5 G$.

Les créations nettes de FNB obligataires représentent 58 % des apports nets totaux de FNB canadiens pour les deux premiers mois de 2023, suivis par les FNB d’actions, les FNB multiactifs et les FNB à effet de levier et inversés.

Les FNB de titres à revenus fixes mènent le bal

De toutes les catégories d’actifs, ce sont les FNB de titres à revenus fixes qui ont été les plus populaires le mois dernier. Ils ont redressé la tête en février, après un mois de janvier plus difficile sur le plan des créations nettes. Ils totalisent des actifs de 99,5 G$, ce qui représente 30 % des parts de marchés des FNB canadiens en termes d’actifs.

En février, les FNB du marché monétaire occupent la part du lion (52 % ou 1,4 G$) des créations nettes des FNB obligataires. En raison de cette dominance et du fait que les FNB de comptes à intérêts élevés représentent 17,8 G$ en actifs, soit 18 % de tous les FNB de titres à revenu fixe, Banque Nationale Marchés financiers envisage de créer une catégorie spécifique à ce type de fonds, afin de les isoler parmi les FNB de titres à revenu fixe. Les FNB de liquidité ont bénéficié de la hausse des taux d’intérêt en 2022, qui a fait baisser les prix des obligations et rendu les rendements sur les comptes plus attractifs.

En février, les FNB d’obligations gouvernementales canadiennes, américaines et à haut rendement ont également reçu des entrées de fonds significatives, soit 277 M$, 341 M$ et 253 M$ respectivement.

Du côté des sorties, les obligations de sociétés canadiennes et les FNB d’actions privilégiées ont été les seules catégories de titres à revenu fixe à enregistrer des rachats nets en février.

Même après une année 2022 volatile sur le plan des rendements sur les marchés, les FNB multiactifs ont fait preuve de résilience en prolongeant leur série d’entrées de fonds qui dure depuis près de cinq ans. Cette catégorie a recueilli 357 M$ d’actifs nouveaux en février, principalement grâce aux FNB d’allocation d’actifs alternatifs.

Moins demandés, les FNB d’actions

En février, les FNB d’actions ont enregistré des créations nettes de 955 M$, comparativement à des rachats nets de 328 M$ en janvier. Les entrées sont concentrées surtout dans les actions canadiennes (608 M$) et dans les actions de pays développés de marché large (370 M$). Les FNB d’actions canadiennes représentent plus du tiers des parts du marché, pour des actifs totaux de 77 G$ sur les 204,6 G$ en FNB d’actions

Pour les deux premiers mois de 2023, les FNB d’actions américaines ont été le seul secteur géographique des FNB à avoir connu des rachats (- 273 M$) sur 627 M$ pour janvier et février 2023

Les FNB de soins de santé (149 M$) et de matières premières (126 M$) ont enregistré les plus importantes créations nettes parmi les FNB d’actions sectorielles, tandis que le secteur des finances a affiché des rachats de 254 M$. On note également des sorties nettes de capitaux dans les FNB sectoriels de l’énergie et des technologies.

Pour les deux premiers mois de 2023 dans le secteur des FNB d’actions, trois types de fonds affichent des créations nettes, soit les FNB de dividendes/revenus, les fonds qui portent sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et les FNB d’actions à faible volatilité.

Les FNB ESG tirent les marrons du feu

Les FNB de type ESG continuent d’attirer l’attention, malgré les débats entourant leur définition, souligne Banque Nationale Marchés financiers.

Ainsi, en février, ce type de fonds affiche des créations nettes de 363 M$, la majorité étant dans les FNB d’actions du genre (266 M$). L’actif sous gestion total en FNB ESG s’élevait à 11,8 G$ à la fin de février dernier, soit 3,6 % des actifs canadiens en FNB.

La suite de produits iShares ESG Aware (XSUS) et les FNB ESG gérés activement de Banque Nationale Investissements (BNI) ont continué à attirer de nouveaux fonds en février.

Pour les deux premiers mois de 2023, les créations nettes de FNB ESG se sont établies à 572 M$, dont 465 M$ pour des FNB d’actions ESG.

Pour la même période, les FNB thématiques ont reçu des créations nettes de 466 M$ et les FNB de dividendes se classent avantageusement dans leur catégorie avec des créations nettes de 293 M$. Par contre, les FNB pondérés en fonction de la capitalisation boursière ont affiché des rachats de 300 M$.

Par ailleurs, les FNB qui ont comme actif sous-jacent des cryptoactifs ont connu des créations nettes en dents de scie depuis le début de l’année. Après une brève poussée d’afflux en janvier, où les entrées nettes ont atteint 105 M$, ces fonds enregistrent des rachats nets de 52 M$ en février, ce qui est représentatif de leur volatilité, selon les analystes de BNMF.

Enfin, malgré la hausse du taux de l’inflation, les investisseurs n’ont pas cherché à s’en protéger en se tournant massivement vers les commodités. Alors qu’elles avaient enregistré des créations nettes de 24 M$ en janvier, elles ont plutôt affiché des rachats nets de 15 M$ en février.

Les 13 principaux émetteurs de FNB au Canada ont connu des créations nettes en février, tandis que de faibles rachats nets ont été observés chez CIBC, Manuvie, Desjardins et Guardian Capital. Placements CI affiche les plus importantes créations nettes de février (702 M$), suivie de BMO (623 M$), RBC iShares (543 M$) et Vanguard (495 M$).

Les apports nets affichés chez Banque Nationale Investissements (390 M$), Hamilton (167 M$), AGF (73 M$) et Fidelity (156 M$) ont représenté des parts significatives par rapport à leur actif initial.

Pour les deux premiers mois de 2023, CI arrive en tête des émetteurs au chapitre des créations nettes (1,26 G$), suivie de TD (852 M$), BNI (810 M$) et Horizons (380 M$).

Une quinzaine de nouveaux fonds ont vu le jour en février, notamment des FNB d’options d’achat couvertes, d’obligations à long terme, d’ESG et d’indices de marché larges. iShares a lancé cinq nouveaux fonds et Invesco en a initié trois. Les autres FNB ont été créés par Mulvihill, Placements CI et CIBC.

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Brèves du secteur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/breves-du-secteur/ Wed, 08 Feb 2023 14:56:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=91691 FOCUS FNB - Elles concernent entre autres les FNB ESG et de cryptoactifs.

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Banque Nationale Marchés financiers (BNMF) observe différentes tendances dans le secteur des fonds négociés en Bourse (FNB). En voici quelques-unes qui ont retenu notre attention récemment.

Populaires, les FNB ESG

Les fonds axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont devenus la plus grande catégorie de FNB thématiques.

« Les FNB thématiques ont gonflé en actifs, passant de 2,6 milliards de dollars (G$) à la fin de 2019 à 11,8 G$ en 2022, soit près de quatre fois plus. L’essentiel des actifs sous gestion et des créations nettes des FNB thématiques est désormais dominé par les FNB ESG, qui représentent 8 G$ d’actifs », lit-on dans une analyse de BNMF.

Aux États-Unis, les créations nettes de FNB ESG sont beaucoup plus faibles en 2022 que l’année précédente. Or, au Canada, elles sont restées fortes en 2022, à 2,8 G$, menées par les FNB ESG gérés activement, les FNB ESG obligataires et les FNB ESG de la plateforme de conseillers-robot Wealthsimple, d’après les analystes de BNMF.

On continue de croire aux cryptos

Les investisseurs qui se sont procurés des FNB ayant comme sous-jacent des cryptoactifs n’ont pas vendu leurs position malgré la volatilité dans le prix de ces actifs, observe Banque National marchés financiers.

Selon l’institution, à son sommet, en novembre 2021, l’actif sous gestion des FNB canadiens de cryptoactifs atteignait 7,5 G$. « Malgré ce repli des cours du bitcoin et de l’Ethereum, les détenteurs de FNB de cryptoactif n’ont pas encore cédé leurs titres en masse », lit-on dans une note.

Lors des baisses précédentes (par exemple, mai 2021), le rythme des créations nettes a ralenti plutôt que de devenir négatif. Récemment, ce type de fonds a connu de faibles rachats nets. « Cela suggère que les utilisateurs de FNB de cryptoactifs s’en tiennent à leurs allocations, espérant peut-être que le marché récupère ces pertes à long terme », d’après l’étude.

Solactive prend du galon

Parmi les fournisseurs d’indice de référence pour les FNB canadiens, ce sont ceux de la société Solactive qui gagnent le plus de terrain. Le fournisseur d’indice allemand a fait son entrée au Canada à la mi-2014 pour un FNB de titres énergétiques d’Horizons. De plus, il s’est associé plus de 130 FNB canadiens, selon BNMF.

« Depuis les deux dernières années, la part de marché de Solactive en termes d’actif en FNB indiciels est passée de 8,2 %, en décembre 2020 à 10,3 % en septembre 2022, ce qui est très près de la part de MSCI, numéro 3, laquelle s’établit à 10,5 %, selon Investor Economics », écrit le courtier.

Concurrence accrue pour les FNB d’options d’achats couvertes

En janvier, RBC iShares faisait son entrée dans le secteur des FNB d’options d’achats couvertes. Le manufacturier lançait à la mi-janvier le FNB options d’achat couvertes en dividendes canadiens RBC et du FNB options d’achat couvertes en dividendes américains RBC. Les nouveaux FNB d’options d’achat couvertes sont gérés par RBC Gestion mondiale d’actifs Inc.

Les FNB d’options d’achat couvertes sont conçus à l’intention des investisseurs qui veulent obtenir des revenus courants et atténuer le risque de baisse.

« Ces deux produits sont les 9e et 10e lancements consécutifs de stratégies d’options d’achat couvertes dans le secteur des FNB, une stratégie qui a gagné en popularité ces derniers mois, les investisseurs anticipant la volatilité des marchés boursiers au début de 2023 », lit-on dans l’analyse de BNMF.

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