FNB à tranche protégés (Structured Outcome) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fnb-a-tranche-proteges-structured-outcome/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 02 Jul 2026 12:42:28 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png FNB à tranche protégés (Structured Outcome) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fnb-a-tranche-proteges-structured-outcome/ 32 32 Composer avec une offre grandissante de FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/guy-lalonde/composer-avec-une-offre-grandissante-de-fnb/ Wed, 08 Jul 2026 09:41:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114754 ZONE EXPERTS — J’applique certaines règles dans ma vérification diligente.

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Une vérification diligente des fonds négociés en Bourse (FNB) dans lesquels on investit le capital de notre client est très importante, surtout depuis la récente augmentation du nombre de FNB offerts au Canada.

En plus d’éviter les produits à la mode, je préfère les FNB qui affichent un historique d’une durée minimale et qui ont atteint un certain seuil d’actif sous gestion. Ils ont ainsi une meilleure chance de résister à l’épreuve du temps et de m’éviter de devoir composer avec les ennuyeuses fermetures de fonds, un phénomène qui pourrait devenir plus fréquent avec la multiplication des nouveaux FNB.

Ainsi, à la mi-juin, on comptait plus de 2000 FNB selon Valeurs mobilières TD, qui cumulait un actif sous gestion brut de 1000 milliards de dollars (G$).

J’utilise les FNB depuis plus de vingt ans dans la gestion des portefeuilles de nos clients. Je me réjouis de voir que leur popularité augmente d’année en année. Depuis leur apparition dans les années 1990, les FNB n’ont cessé d’évoluer, au point d’occuper aujourd’hui une place importante dans le portefeuille de la majorité des particuliers et investisseur institutionnel.

Cette croissance spectaculaire s’accompagne toutefois d’une transformation importante de l’offre. D’ailleurs, bon nombre des nouveaux FNB offerts aujourd’hui n’ont rien à voir avec l’idée originale qui a motivé leur naissance, il y a trente ans. À mon avis, les investisseurs gagneraient à faire preuve d’une prudence accrue avant d’intégrer certains de ces nouveaux produits à leur portefeuille.

Les premiers FNB ont été conçus comme une alternative aux fonds communs de placement (FCP) à gestion active. Les années 1990 ont vu une énorme migration de l’épargne vers les FCP pour leur diversification et leur promesse de rendements supérieurs assurés par les choix judicieux de titres de leurs gestionnaires.

À mesure que les statistiques de performance se sont accumulées cependant, une évidence devenait de plus en plus difficile à ignorer.

Au fil du temps, les données de rendement ont mis en évidence un constat difficile à ignorer : de nombreuses études montrent que, après les frais, la vaste majorité des FCP à gestion active ne réussissent pas à battre durablement leur indice de référence.

Certaines firmes, comme Vanguard, dirigée par le légendaire promoteur de la gestion indicielle John Bogle, ont commencé à offrir des FCP indiciels à frais beaucoup moins élevés. La logique était simple : pourquoi payer des frais considérables à un gestionnaire s’il ne livre pas les résultats ?

En 1996, l’idée révolutionnaire du FNB allait être combinée avec les avantages de la gestion indicielle permettant de diminuer encore plus les frais de gestion. La gestion indicielle permettait de diminuer les frais en évitant de payer un gestionnaire. Le FNB réduit également plusieurs coûts opérationnels grâce à sa structure de négociation en Bourse et à son mécanisme de création et de rachat des parts, ce qui contribue à maintenir des frais généralement faibles.

Dès ce moment, l’idée s’est répandue à une vitesse grand V.

À l’époque, l’un des plus grands avantages des FNB était leur fiabilité et leur pérennité. Les fournisseurs hésitaient à émettre un nouveau FNB s’ils n’avaient pas de bonnes raisons de croire qu’il existerait pour très longtemps. La longévité du produit faisait partie intégrale de sa valeur.

S’il y a eu une période d’augmentation importante du nombre de FNB offerts aussi bien que de l’actif sous gestion, c’est que les fournisseurs s’empressaient à offrir différents FNB couvrant différents marchés et sous-catégories d’indices boursiers, de titres à revenu fixe, etc. Malgré le grand nombre de nouveaux FNB, on s’attendait à ce que ces fonds demeurent disponibles pour plusieurs années ou décennies à venir.

La réalité d’aujourd’hui est bien différente. Il n’y a jamais eu autant de nouveaux FNB, mais il est fort probable que plusieurs d’entre eux n’existeront plus dans cinq ans. D’une part, offrir un FNB n’a jamais été aussi facile et si peu dispendieux. Il existe plusieurs entreprises qui offrent de mener votre produit au marché clé en main en échange d’une part des revenus générés.

Le FNB réduit également plusieurs coûts opérationnels grâce à sa structure de négociation en Bourse et à son mécanisme de création et de rachat des parts, ce qui contribue à maintenir des frais généralement faibles. Certains nouveaux FNB semblent principalement conçus pour répondre à des tendances de marché très populaires, dont la pérennité demeure incertaine.

Plusieurs observateurs de l’industrie notent que ce sont les FNB qui ont un faible actif sous gestion qui ont peu de chance de survivre étant donné leur probabilité qu’ils ne soient pas rentables pour les émetteurs.

Une autre tendance est l’ajout, à des fonds communs existants, d’une série FNB.

Il existe une foule de FCP maintenant disponible sous forme de série FNB, dont plusieurs ont été lancées notamment en prévision de l’entrée en vigueur de MRCC3.

Ils peuvent paraître intéressants à première vue, notamment en raison de leur historique de performance. Or, les données historiques sur les FCP à gestion active sont toutefois fortement influencées par le biais de survie, les fonds fermés ou fusionnés disparaissant des bases de comparaison.

Autrement dit, la majorité ne dure pas au-delà de dix ans. Il suffit d’étudier un peu les données de Morningstar pour voir le nombre de FCP fondre comme neige sous soleil à mesure que les années d’historique augmentent.

Dans nos propres analyses comparatives par exemple, pour une catégorie de FCP donnée, nous nous comparons à 1583 fonds série F sur un an, mais ne pouvons nous comparer qu’à 778 fonds sur dix ans et 335 fonds ayant quinze ans d’historiques. Étant donné qu’il y avait presque autant de fonds d’investissement en 2010 qu’il y en a aujourd’hui, ces données suggèrent qu’une proportion importante des fonds lancés il y a quinze ans n’existent plus aujourd’hui. Bref, une partie de ces séries FNB de FCP risquent-elles aussi de disparaître.

Jusqu’à récemment, le marché des FNB jouissait d’une certaine immunité à ce biais de survie. Pour les émetteurs de fonds, un souci pour les bonnes pratiques et le désir de mettre le bien de l’investisseur au premier plan agissaient en quelque sort de barrière à l’entrée. Cette protection est présentement mise à rude épreuve.

Dans ma vérification diligente, j’examine avec prudence certains produits très populaires, mais qui pourraient ne pas convenir à mes clients. Certains FNB à titre unique offrent des distributions fixes très élevées, parfois difficiles à soutenir à long terme. Les fonds à stratégies de ventes d’options d’achat couvertes, les FNB de cryptoactifs ou des FNB à tranche protégés (Structured Outcome) sont peut-être séduisants pour certains, mais risques d’être mal compris et de ne pas convenir à tous les profils d’investisseurs. Certains produits semblent conçus pour tirer avantage du manque d’éducation de certains investisseurs, et pour profiter de leurs pires réflexes (comme de viser un gain rapide).

Il existe toutefois une règle simple que nous appliquons depuis plus de vingt ans et qui nous a permis se prémunir des risques posés par les produits mal conçus. Il suffit d’exiger que le FNB ait accumulé un historique minimal de trois ans avant de l’intégrer dans les comptes de nos clients.

Ceci offre deux avantages importants. Le premier est qu’on diminue les chances d’acheter un FNB citron.

Les nouveaux émetteurs disposent souvent de ressources plus limitées pour soutenir longtemps un produit qui attire peu d’actifs.

Le deuxième avantage est qu’elle offre au conseiller un argument objectif pour tempérer l’enthousiasme suscité par un nouveau produit promu par un démarcheur (wholeseller).

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