ESG | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/esg/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 08 Jan 2026 21:44:20 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png ESG | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/esg/ 32 32 2025 : une autre année record pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/2025-une-autre-annee-record-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 14 Jan 2026 11:43:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111831 FOCUS FNB – Les créations nettes atteignent 125 milliards de dollars.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une année historique en 2025, avec des créations nettes record de 125 milliards de dollars (G$), selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les actifs sous gestion (ASG) des FNB canadiens atteignaient à la fin de décembre 713 G$, avec un taux de croissance annuel composé de 23 % sur les dix dernières années.

En 2024, les FNB canadiens avaient déjà dépassé de 45 % le précédent record établi en 2021 sur le plan des créations nettes annuelles de FNB canadiens, en raison de la confiance accrue des investisseurs et à une offre de produits plus diversifiée.

En 2025, les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes. Les FNB d’actions ont été les plus prisés en 2025, avec des créations nettes 66 G$, dont 10 G$ en décembre, portant leur ASG à 458 G$.

En 2025, les FNB d’actions internationales ont tenu le haut du pavé avec des entrées nettes de 33 G$ pour l’année, suivies par les FNB d’actions américaines (20 G$) et les FNB d’actions canadiennes (13,5 G$). En décembre, les entrées nettes se sont élevées à 4,2 G$ pour les FNB d’actions internationales, 3,1 G$ pour les FNB d’actions canadiennes et 2,5 G$ pour les fonds d’actions américaines.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent avec 35 G$ de créations nettes en 2025, suivis par les FNB de dividendes (8 G$) et les FNB factoriels à faible volatilité (3,5 G$). Les FNB thématiques ont récolté 2,2 G$ de créations nettes en 2025.

Sur le plan des FNB d’actions sectorielles, les FNB qui ciblent le secteur des services publics enregistrent les plus importantes créations nettes de l’année (851 M$), tandis que ceux qui ciblent les services financiers, l’immobilier, l’énergie et la technologie connaissent des rachats nets.

Les FNB d’actions ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont récolté des créations nettes de 1,2 G$ en 2025, dont 135 M$ en décembre. Les FNB ESG axés sur l’environnement ont connu le plus de succès, avec des créations nettes de 72 M$ pour le mois. Sur l’année, les FNB ESG du marché américain ont dominé le marché, suivis de ceux des marchés émergents et développés.

FNB de revenu fixe en demande

Les FNB de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 37 G$ en 2025, dont 4,4 G$ en décembre, pour un ASG total de 183 G$ à la fin de décembre. Les FNB d’obligations canadiennes totales (aggregate) arrivent en tête avec 12 G$ d’entrées nettes de 2025, suivies par les FNB d’obligations corporatives (9 G$) et les FNB du marché monétaire (7 G$). Les FNB d’obligations gouvernementales canadiennes ont, quant à elles, connu des rachats nets l’an dernier.

Les FNB multi-actifs ont enregistré des entrées nettes de 12 G$ en 2025, dont 1,3 G$ en décembre, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu une année en dents de scie avec 933 millions de dollars (M$) de créations nettes, dont 121 M$ en décembre, portant leur ASG à 8 G$.

Malgré « une année marquée par la guerre commerciale, le développement accéléré des technologies et les turbulences géopolitiques », la valeur des transactions sur FNB a explosé, atteignant 1,2 billion de dollars (soit 4,6 milliards de dollars par jour), surpassant de 47 % le record de 2024, souligne le rapport.

Sur 10 ans (de 2015 à 2025), les FNB canadiens ont connu une croissance importante : leur nombre est passé de 414 à 1792 et l’ASG a grimpé de 90 G$ à 714 G$.

Pour l’année 2025, RBC iShares s’est taillé la part du lion, avec des créations nettes de 28 G$, suivi de BMO et Vanguard (18 G$ chacune), Fidelity (12 G$), TDAM et Mackenzie (7 G$ chacune). RBC iShares détient actuellement l’ASG le plus important en FNB canadiens (196 G$), devant BMO (150 G$), Vanguard (105 G$), Global X (44 G$) et TDAM (29 G$).

Les FNB ayant attiré les plus importantes créations nettes en 2025 sont : iShares Core Equity ETF Portfolio (XEQT) (4,7 G$), Vanguard S&P 500 Index ETF (VFV) (4,2 G$), Fidelity All-in-One Balanced ETF (FBAL) (3,7 G$), Vanguard All-Equity ETF Portfolio (VEQT) (3 G$) et iShares Core MSCI EAFE IMI Index ETF (XEF) (2,7 G$). BMO Long Federal Bond Index ETF (ZFL) a enregistré les plus importants rachats nets.

L’année a également été marquée par le lancement de 364 nouveaux FNB, ce qui porte le compte à 1792 FNB au Canada. De plus, quatre fournisseurs ont rejoint le marché canadien : Capstone Asset Management, Rocklinc Investment Partners, SLGI Asset Management et True Exposure Investments, portant à 48 le nombre total de fournisseurs de FNB au Canada.

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Les gestionnaires de patrimoine accélèrent leur virage vers les actifs numériques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-gestionnaires-de-patrimoine-accelerent-leur-virage-vers-les-actifs-numeriques/ Mon, 05 Jan 2026 13:00:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111709 Ces derniers seraient désormais perçus comme une priorité stratégique.

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Près de neuf gestionnaires de patrimoine sur dix ont déjà une exposition aux actifs numériques, et la majorité prévoit d’en augmenter la part dans les prochains mois. C’est ce que révèle une étude internationale menée par Brava Finance, une plateforme de gestion non dépositaire de stablecoins, auprès de 50 gestionnaires de patrimoine répartis dans 13 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse, Singapour et le Luxembourg.

L’enquête montre que 92 % des répondants ont déjà mis en place une stratégie en actifs numériques ou sont en train de le faire. Pour la moitié d’entre eux, cette adoption est jugée « urgente et immédiate ».

Une allocation encore minime

Cette orientation se traduit déjà dans les portefeuilles. Quatre gestionnaires sur cinq (84 %) détiennent actuellement une allocation en actifs numériques, le plus souvent comprise entre 1 % et 3 % des actifs sous gestion. Plus précisément, 36 % des répondants indiquent une exposition de 2 % à 3 %, tandis qu’un autre tiers se situe entre 1 % et 2 %.

Cette tendance devrait s’accentuer. L’ensemble des gestionnaires interrogés prévoit d’augmenter ses allocations au cours des 12 prochains mois, et les projections à cinq ans font état d’un glissement progressif vers des niveaux d’exposition plus élevés, notamment dans la tranche de 2 % à 3 %, qui pourrait concerner près de la moitié des répondants.

Diversification et rendement 

Selon l’étude, 96 % des gestionnaires considèrent les actifs numériques comme un outil efficace de diversification des portefeuilles, un constat largement partagé malgré la volatilité historique du marché. Plus de la moitié évoquent le potentiel d’amélioration des rendements ajustés au risque, tandis que 36 % mettent de l’avant la recherche de nouvelles sources de rendement pour leurs clients.

Les valorisations record du bitcoin ont également joué un rôle de catalyseur. Près de tous les répondants (98 %) disent que ces sommets ont déclenché des discussions internes ou avec les clients, dont plus du quart qualifient ces échanges de « stratégiques ».

Le contexte politique et réglementaire entre aussi en ligne de compte. La performance de certains actifs numériques, un environnement perçu comme plus favorable aux États-Unis, ainsi que l’amélioration progressive des cadres réglementaires figurent parmi les principaux facteurs ayant accéléré l’intérêt du secteur.

Les stablecoins gagnent du terrain 

Si le bitcoin reste un point d’entrée symbolique, les stablecoins s’imposent de plus en plus comme une solution jugée plus stable et opérationnelle. Une large majorité des gestionnaires (88 %) se disent préoccupés par les replis du bitcoin après ses sommets, ce qui pousse 82 % d’entre eux à rechercher des alternatives moins volatiles.

« Les gestionnaires de patrimoine du monde entier ont reconnu que certains actifs numériques, comme les stablecoins, sont à la fois robustes et stables, observe Graham Cooke, chef de la direction et fondateur de Brava. Ils cherchent désormais à bâtir des stratégies en actifs numériques afin d’offrir à leurs clients des sources de rendement diversifiées et d’améliorer les rendements ajustés au risque. »

Des freins surtout internes 

Malgré cet engouement, plusieurs obstacles persistent. Les répondants citent en priorité l’incertitude réglementaire, les enjeux de conservation et de sécurité, le manque d’expertise interne et la volatilité, sans oublier les considérations ESG (Environnemental, Social et Gouvernance) et réputationnelles.

Toutefois, l’étude souligne que les principaux blocages sont d’ordre organisationnel. Les processus internes insuffisamment définis, les difficultés d’approbation et les enjeux de gouvernance freinent davantage l’adoption que la résistance des clients. À l’inverse, 98 % des gestionnaires affirment que leur clientèle et leurs fiduciaires les encouragent à intégrer les actifs numériques dans leurs stratégies.

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Desjardins revoit la politique d’exclusion de ses fonds ESG https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/desjardins-revoit-la-politique-dexclusion-de-ses-fonds-esg/ Mon, 22 Dec 2025 12:11:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111574 En réponse à l’évolution du contexte politique et économique.

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Desjardins Société de placement (DSP) apporte plusieurs ajustements à la politique d’investissement responsable qui encadre ses fonds ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), notamment ceux de la famille SociéTerre. L’objectif est de tenir compte de l’évolution du contexte politique et économique, tout en conservant un cadre d’analyse ESG, indique la firme.

Un premier changement touche les dettes souveraines. À compter du 15 janvier 2026, les fonds SociéTerre ne seront plus tenus d’exclure automatiquement les obligations émises par des pays non-signataires de l’Accord de Paris. DSP prévoit aussi modifier les critères qui encadrent ce type d’exclusion, pour en faciliter l’application, notamment par une analyse plus fine des impacts ESG. Selon Desjardins, cette révision offrira aux gestionnaires davantage de latitude en matière de gestion des risques et améliorera la stabilité des portefeuilles.

Un second ajustement porte sur le secteur nucléaire. À partir du 30 mars 2026, les fonds ne seront plus tenus d’exclure les entreprises qui tirent une part importante de leurs revenus de l’extraction d’uranium ou de la production d’énergie nucléaire. L’exclusion liée à l’armement nucléaire demeure, elle, en vigueur. DSP précise que cette modification vise à refléter la place croissante que prend l’énergie nucléaire dans les stratégies de transition énergétique à faibles émissions de carbone, particulièrement en Europe et en Amérique du Nord.

Parallèlement à ces ajustements, Desjardins mettra fin à trois produits :

  • le Fonds Desjardins SociéTerre Actions canadiennes de revenu ; ;
  • le Fonds Desjardins SociéTerre Actions américaines petite capitalisation ;
  • le Fonds Desjardins Actions mondiales à faible volatilité.

Ces fonds seront fermés à partir du 27 mars 2026. Les porteurs de parts auront jusqu’à cette date pour racheter ou échanger leurs unités. À partir du 14 janvier 2026, ils seront fermés à tout nouvel investissement, sauf pour les versements périodiques déjà en place.

DSP indique également que Gestion d’actifs Picton Mahoney remplacera Fiera Capital comme sous-gestionnaire du Fonds Desjardins Actions canadiennes petite capitalisation à compter du 23 février 2026, sous réserve des autorisations réglementaires requises. L’objectif fondamental de placement et le niveau de risque du fonds demeureront les mêmes.

Ces changements surviennent à un moment où les approches ESG font l’objet d’un examen accru au Canada et à l’international, alimenté par des débats sur l’efficacité réelle de ces stratégies et leur impact sur les rendements. Ils reflètent également une tendance dans l’industrie vers un recalibrage des critères ESG.

Selon le Rapport de responsabilité sociale et coopérative 2024 de Desjardins, 69 % du portefeuille bancaire lié au secteur de l’énergie est actuellement investi dans les énergies renouvelables. L’institution déclare avoir engagé plus de 6 milliards de dollars depuis 2020 pour soutenir des projets liés à la transition énergétique.

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Lancement record de FNB en 2025, tiré par les produits spécialisés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/lancement-record-de-fnb-en-2025-tire-par-les-produits-specialises/ Wed, 10 Dec 2025 11:18:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111538 FOCUS FNB — Ces produits sont pourtant souvent très volatils.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés — dont beaucoup sont fortement volatils — dominent la liste des FNB lancés en 2025, laquelle atteint un record annuel. À quelques semaines de la fin de l’année, l’industrie canadienne des FNB a ajouté environ 300 nouveaux produits en 2025.

Si l’on inclut les séries multiples de certains FNB — par exemple les versions couvertes en dollars canadiens et les versions libellées en dollars américains de fonds existants — le nombre de nouveaux produits cotés atteint 364, portant le total de l’industrie à plus de 1 800 FNB.

Le plus important groupe de nouveaux produits transforme le concept original des FNB en offrant une exposition à une seule action de grande capitalisation américaine ou canadienne. La plupart de ces produits de niche combinent cette exposition ciblée à un effet de levier modéré (1,25 x ou 1.33 x) et une stratégie de vente d’options d’achat couvertes.

Harvest Portfolios Group a été le plus prolifique dans ce sous-segment, ajoutant 27 nouveaux FNB à action unique. Investissements Purpose, qui a lancé cette niche spécialisée en décembre 2022, en a ajouté 17. Ninepoint Partners a lancé pour sa part dix nouveaux FNB.

En poussant l’effet de levier encore plus loin sur des titres individuels, LongPoint Asset Management a fortement élargi sa gamme cette année après son entrée sur le marché des FNB à la fin de 2024.

LongPoint a lancé 15 FNB offrant deux fois la variation quotidienne de titres individuels — principalement les actions américaines des « Sept Magnifiques » et certaines des plus grandes sociétés canadiennes. Par ailleurs, trois FNB de LongPoint adoptent une position « vendeur » et offrent deux fois l’exposition inverse quotidienne sur Nvidia, Tesla, et la canadienne Shopify.

Encore plus spectaculaires, de nouveaux instruments de négociation à triple levier ou levier inverse — sous les marques MegaLong ou MegaShort — offrent une exposition quotidienne à des indices larges, sectoriels, obligataires et de matières premières.

Pour sa part, Global X Investments Canada, pionnière au Canada dans les FNB à levier quotidien et à levier inverse, a élargi sa gamme BetaPro. Parmi les nouveautés figurent des FNB BetaPro qui offrent trois fois les gains ou pertes quotidiens d’indices boursiers larges, sectoriels, et obligataires américains.

Dans la catégorie des cryptoactifs, également très volatile, 19 nouveaux FNB ont été ajoutés par sept sociétés, allant de Gestion d’actifs BlackRock Canada au spécialiste crypto 3iQ Corp. Et comme si les cryptomonnaies n’étaient pas déjà assez risquées, Evolve Funds Group a lancé quatre nouveaux FNB crypto, dont deux avec effet de levier.

Dans le segment des FNB de titres à revenu fixe, le pionnier des FNB obligataires à échéance cible, RBC Gestion mondiale d’actifs, a vu apparaître de nouveaux concurrents en ajoutant trois nouveaux FNB arrivant à échéance à des dates définies.

Banque Nationale Investissements a ajouté six FNB à échéance cible, BMO Gestion mondiale d’actifs et CI Gestion mondiale d’actifs en ont chacun ajouté trois, alors qu’Investissements Mackenzie en a lancé deux. Gestion de Placements TD et Guardian Capital ont ajouté respectivement trois et deux nouveaux produits, portant le total à 22 FNB à échéance cible cette année.

Une gamme de FNB de revenu fixe spécialisés qui a proliféré en 2025 vise à investir dans des obligations structurées adossées à des prêts (CLO). Il s’agit de portefeuilles de prêts vendus par des gestionnaires de CLO à des investisseurs institutionnels, incluant les sociétés de FNB.

Après l’inscription à la cote du Brompton Wellington Square AAA CLO ETF en avril, des FNB CLO ont été lancés par BMO, CIBC, Mackenzie et RBC. Ces FNB ont été précédés en septembre de l’an dernier par Corton Enhanced Income Fund, le seul FNB offert par la société torontoise Corton Capital.

Dans les grandes catégories d’actions — et malgré le conflit tarifaire avec le voisin du Sud — la plus forte expansion s’est produite dans la catégorie déjà bien servie des actions américaines.

J.P. Morgan Asset Management Canada, qui est entré sur le marché canadien des FNB à la fin de 2024, a ajouté trois stratégies actions américaines en 2025 : noyau, valeur et croissance.

Un lancement distinctif provient de BMO, avec le FNB BMO d’actions américaines axées sur le capital humain (ZHC), qui sélectionne des sociétés reconnues pour leur culture organisationnelle forte, susceptibles de surperformer le marché.

Parmi les autres nouveaux FNB actions américaines de cette année — chez CIBC, Evolve et Hamilton — on retrouve des stratégies de génération de revenu telles que la vente d’options d’achat couvertes, parfois combinées à l’effet de levier.

La grande majorité des nouveaux produits ont été lancés par des émetteurs de FNB déjà établis. L’exception notable est Placements mondiaux Sun Life, qui a pris pied modestement en septembre avec trois FNB de titres à revenu fixe.

Même si les lancements sont plus nombreux, plusieurs produits ont été fermés. Les victimes incluent divers mandats spécialisés, tels que les FNB de crédits carbone, abandonnés par Global X, Ninepoint et TD.

D’autres mandats de niche ont disparu en 2025, dont les FNB liés au métavers de CI et Global X, et le Purpose Marijuana Opportunities Fund.

Avec la disparition des FNB de crédits carbone, l’année a également été marquée par des réductions importantes chez Invesco Canada dans ses FNB à mandat axé sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Invesco, qui avait fait de l’investissement ESG l’un des thèmes centraux de sa gamme, a éliminé sept FNB ESG.

Une autre stratégie d’investissement responsable qui n’a pas survécu en 2025 est le Global X S&P Green Bond Index ETF, lancé en 2021 — le premier FNB canadien investissant dans des obligations vertes destinées à financer des projets à objectifs environnementaux précis.

Étant donné que de nombreux nouveaux FNB relèvent de mandats de niche plutôt que de concurrents directs aux chefs de file du marché, l’élargissement des gammes de FNB ne s’est pas forcément traduit par des gains en parts de marché pour certains émetteurs.

Parmi les trois grands manufacturiers de l’industrie canadienne des FNB, seul le deuxième, BMO, a été actif avec 24 nouveaux FNB, alors que BlackRock, le leader du marché, n’en a ajouté que quatre.

Pourtant, la part de marché de BlackRock établie en fonction de l’actif en FNB canadiens a légèrement augmenté pour atteindre 25,7 % au 31 octobre 2025, selon l’Association canadienne des FNB. Or, celle de BMO a reculé à 21,8 % à la même, soit une baisse de deux points de pourcentage par rapport à sa part de marché de décembre 2024.

Pendant ce temps, le troisième acteur, Vanguard Investments Canada — qui mise sur des stratégies indicielles à faibles frais de gestion — n’a apporté aucune modification à sa gamme depuis un an. L’absence de nouveaux produits à promouvoir ne lui a pas nui : la part de marché de Vanguard a progressé à 14,4 % à la fin d’octobre, soit 40 points de base de plus que depuis le début de l’année.

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L’évolution des FNB axés sur les facteurs ESG https://www.finance-investissement.com/fi-tv_/nouvelles-fi-tv/levolution-des-fnb-axes-sur-les-facteurs-esg/ Wed, 10 Dec 2025 10:46:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106292 FI TV — Erika Toth, Directrice générale, FNB BMO, Est du Canada, raconte comment la désignation des FNB axés sur les facteurs ESG a évolué et ce que cela signifie.

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Finance et investissement : La désignation des fonds négociés en Bourse (FNB) axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) a évolué, notamment avec l’ajustement des noms des indices MSCI. Que signifient ces changements et comment le secteur des FNB axés sur les facteurs ESG devrait-il évoluer?

Erika Toth : Durant la fin de 2024, MSCI a renommé plus de 100 indices ESG pour s’aligner avec les nouvelles règles de conformité sur les produits durables en Europe et au Royaume-Uni. Puisque MSCI est une firme mondiale, les noms des indices ont changé globalement. Nous avons donc tout simplement changé le nom pour suivre l’indice.

Cela permet aux investisseurs de consulter facilement la méthodologie. Il est très important de noter qu’il n’y a eu aucuns changements dans la méthodologie ni dans les symboles boursiers. Ceux-ci restent axés sur l’investissement ESG.

Les opinions exprimées sont celles d’Erika Thot, Directrice générale, FNB BMO, Est du Canada, en date du 5 mars 2025, et elles peuvent changer selon la situation des marchés et d’autres conditions.

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Un pionnier de la finance durable https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/un-pionnier-de-la-finance-durable/ Wed, 03 Dec 2025 13:13:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111385 Curiosité et persévérance : des qualités essentielles pour faire carrière en finance durable.

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Denis Dion a passé 35 ans chez Desjardins, dont vingt ans comme chef de l’investissement responsable et conseiller principal pour l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les produits destinés aux particuliers. Il est entre autres à l’origine des fonds Desjardins SociéTerre, premiers fonds ESG lancés par une institution financière québécoise. Retour sur le parcours et les défis d’un pionnier discret.

Diplômé en finance de l’Université Laval, Denis Dion débute sa carrière chez Desjardins en 1988, au moment où les fonds communs de placement gagnent en popularité au Québec. Son premier rôle de conseiller financier l’amène naturellement à s’intéresser aux enjeux liés à l’investissement. Un tournant survient en 1990, lorsque la coopérative financière lance un fonds environnemental en collaboration avec des biologistes de l’Université du Québec à Chicoutimi, spécialisés en forêt boréale. À l’époque, les préoccupations environnementales concernent surtout la pollution et la couche d’ozone. Intrigué, Denis Dion s’y intéresse. « J’ai commencé à en parler aux investisseurs, mais je ne pensais pas faire carrière dans la finance durable. C’était une bibitte assez nichée », confie-t-il lors d’une activité de Finance Montréal en novembre, sur les carrières en finance durable.

Alors qu’il travaille comme analyste financier, à la fin des années 90, il découvre la gouvernance, un autre pan des enjeux ESG. Il se souvient d’une entreprise canadienne dont le fondateur, grâce à des actions multivotantes, utilisait les fonds corporatifs pour financer des projets personnels, dont des pistes de courses de chevaux. « Un électrochoc », se rappelle-t-il. Cette expérience le pousse à s’interroger et à interpeller son gestionnaire de fonds : « Devrait-on investir dans une compagnie qui utilise l’argent des actionnaires non pas pour sa mission première, mais pour autre chose ? »

Cette prise de conscience le conduit vers le développement de produits responsables, en collaboration avec Fonds Éthiques (Ethical Funds), de Vancouver. Aux côtés d’experts comme Bob Walker, chef de l’investissement responsable de Fonds Éthiques, Denis Dion crée en 2009 les portefeuilles Desjardins SociéTerre, une vingtaine de fonds composés d’organisations adoptant des pratiques ESG reconnues. Son engagement se renforce avec l’émergence des Principes pour l’investissement responsable (PRI) de l’ONU, lancés par l’Initiative financière du Programme des Nations Unies, dont les signataires, gestionnaires d’actifs et investisseurs institutionnels, se multiplient ici et dans le monde : Caisse de dépôt et placement du Québec, PSP, Mouvement Desjardins, grands groupes européens et asiatiques.

L’importance de se former à ce secteur en émergence s’impose à Denis Dion. En 2014, il fait partie des premiers diplômés du certificat en placement durable de l’Université Concordia, un des tout premiers programmes universitaires en finance durable, qui lui offre un réseau et une vision élargie. « Il y a une grande collégialité. On se partage nos intentions, nos décisions. On travaille avec les organisations. On investit dans les compagnies. On influence les entreprises pour qu’elles s’améliorent. » Dans ce jeune secteur, la collaboration entre les acteurs prime souvent sur la confrontation et la compétition souvent associées au milieu des gestionnaires d’actifs, souligne-t-il.

L’engagement actionnarial devient rapidement un des piliers de son action. « Voter, dialoguer, proposer, convaincre », résume-t-il. Ce travail exige selon lui autant de qualités de négociation, de persuasion et de diplomatie que de compétences financières. Pour faire changer les entreprises, la « théorie des petits pas » demeure l’approche la plus efficace, estime-t-il : accompagner, convaincre, amener les dirigeants à reconnaître les risques plutôt que les confronter frontalement. « Soutenir une entreprise, oui, mais pas à n’importe quel prix. »

Un déclic en particulier survient lors d’une formation sur l’engagement actionnarial présentée par Solène Hanquier, cheffe de l’investissement responsable chez Banque Nationale Investissement (BNI). Il y découvre notamment comment un investisseur institutionnel peut influencer la diversité des conseils d’administration grâce à un dialogue rigoureux avec l’entreprise, et si nécessaire en menaçant de porter la question à l’assemblée générale annuelle. Cet exemple est une démonstration concrète de l’impact de la finance durable, affirme-t-il. « L’argent fait avancer les choses. »

Exclusion ou engagement?

En 2018, Desjardins exclut les énergies fossiles de sa gamme de fonds SociéTerre, en réponse aux attentes de ses membres. Denis Dion nuance cette décision : l’exclusion prive les investisseurs de leur droit de parole. Pour lui, agir de l’intérieur reste souvent plus efficace pour provoquer un changement.

La sélection de gestionnaires d’actifs a également évolué : il s’agit de choisir ceux qui performent sur le plan financier, aussi sur les critères extra-financiers. Pour évaluer ces gestionnaires, Denis Dion et son équipe ont développé des questionnaires, des grilles de pointage et des critères liés à la présence de politiques ESG, aux ressources dédiées et à la cohérence des pratiques.

Pour Denis Dion, le plus grand changement de ces quinze dernières années réside dans l’accès à l’information, désormais plus accessible et exploitable. L’environnement ESG, longtemps morcelé et confus, évolue vers une harmonisation progressive grâce aux Normes internationales d’information financière (IFRS), permettant des analyses plus robustes, appuyées par les FinTech et l’intelligence artificielle.

Des nuages se dessinent toutefois dans le ciel. Le mouvement vers la finance durable comporte désormais davantage de frilosité chez certains investisseurs, selon une professionnelle en finance durable travaillant pour un gestionnaire d’actifs international basé à Montréal. La spécialiste raconte qu’avant 2024, année des élections présidentielles aux États-Unis, son équipe discutait régulièrement avec des sociétés américaines pour demander davantage de divulgation en matière de climat. Cependant, ces efforts sont devenus quasi vains lorsqu’il s’agit de petites banques américaines situées dans des États où le contexte politique rend les enjeux climatiques très sensibles.

Elle rapporte que sous l’administration Trump, par exemple, demander à certaines entreprises de divulguer leurs émissions ou leurs risques climatiques n’est pas réaliste, les entreprises n’ayant aucune incitation à coopérer. Cela a amené l’équipe ESG de l’entreprise à ajuster sa stratégie : plutôt que d’insister auprès d’acteurs inflexibles, elle porte désormais ses efforts là où il existe une ouverture réelle. L’objectif est davantage de maximiser l’impact de l’engagement actionnarial en se concentrant sur les organisations susceptibles d’adopter des pratiques plus transparentes, de concentrer les efforts là où les gains sont possibles et d’accompagner les entreprises qui souhaitent avancer.

Malgré des vents contraires, Denis Dion reste optimiste. La transparence progresse et l’influence existe, avant comme après l’investissement, insiste-t-il. Cependant, l’avenir du secteur exige une chose : « donner la chance à la relève et de faire la place au suivant », dit celui qui a pris sa retraite il y a un plus de deux ans et reste un observateur actif du secteur.

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Investissement durable : un cadre réglementaire qui reste à préciser https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/investissement-durable-un-cadre-reglementaire-qui-reste-a-preciser/ Wed, 19 Nov 2025 10:10:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110655 Formation, outils et encadrement réglementaire au cœur des solutions.

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Les conseillers naviguent en territoire incertain lorsqu’il s’agit d’intégrer les préférences environnementales de leurs clients à leurs recommandations. Entre une demande croissante des investisseurs et un encadrement réglementaire encore flou, le secteur de la finance durable avance à vue, selon des experts réunis au colloque sur le cadre réglementaire de la finance durable organisé par le Laboratoire en droit des services financiers de l’Université Laval, en octobre.

« On est en train de construire l’avion pendant qu’on vole », résume Laure Maillard, conseillère principale en investissement responsable chez Desjardins, pour illustrer la réalité du terrain.

Un sondage de l’Association de l’investissement responsable (AIR) révèle que 67 % des Canadiens se disent intéressés par les placements responsables, mais que seulement 28 % déclarent en détenir. Ce décalage témoigne de la difficulté pour les intermédiaires financiers à traduire les préférences environnementales des clients en recommandations d’investissement concrètes.

Selon des données de Desjardins, l’intérêt pour la finance durable est particulièrement marqué chez les femmes, les jeunes et les investisseurs de plus de 50 ans. Mais si les épargnants veulent investir selon leurs convictions, leurs conseillers ne sont pas toujours équipés pour les accompagner, constate Laure Maillard. Le cadre réglementaire canadien tarde à définir comment ces préférences doivent être intégrées dans le conseil financier.

Vide réglementaire

Au Québec comme au Canada, rien n’oblige actuellement les conseillers à tenir compte des préférences environnementales de leurs clients dans leurs recommandations. « On n’a rien dans nos lois ou règlements qui oblige les conseillers à le faire », rappelle Cinthia Duclos, professeure en droit des services financiers à l’Université Laval.

L’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) recommande bien de donner au client l’occasion d’exprimer ses besoins et objectifs, y compris en matière d’investissement durable, mais sans en faire une obligation. Dans la pratique, l’initiative de lancer la discussion revient donc au client, ce qui limite considérablement la portée du conseil durable. Ainsi, seulement 28 % des Canadiens déclarent avoir discuté de leurs préférences environnementales avec leur conseiller.

Des modèles inspirants

D’autres juridictions ont pris de l’avance. L’Union européenne a adopté un règlement en 2022 qui oblige les conseillers à questionner systématiquement les clients sur leurs préférences environnementales et à en tenir compte dans leurs recommandations. Ces préférences ne peuvent pas primer sur les autres objectifs financiers, mais leur intégration est incontournable.

En Suisse, une directive de l’Association suisse des banquiers impose également de consigner les préférences environnementales, sociales, et de gouvernance (ESG) des clients et de s’assurer que les solutions proposées y correspondent, même si ces considérations restent secondaires.

Résultat : les investisseurs européens voient leurs valeurs davantage reflétées dans leurs portefeuilles. En France, 62 % des investisseurs choisissent un produit responsable lorsqu’on leur en propose concrètement un.

Desjardins : Formation et gouvernance

Au Canada, certaines institutions n’attendent pas pour agir. Desjardins a intégré depuis plusieurs années une direction de l’investissement responsable (IR) au sein de sa manufacture de produits d’épargne. Près de 95 % des transactions d’IR y passent par un conseiller.

« Le produit d’investissement responsable ne se rend à l’investisseur que par l’intermédiaire d’un conseiller. Son rôle est donc central dans la chaîne de valeur », souligne Laure Maillard

Les conseillers doivent toutefois naviguer dans un paysage réglementaire qui reste à préciser. L’avis 81-334 des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) impose des obligations de divulgation ESG aux fonds d’investissement, sans pour autant définir comment les conseillers doivent poser la bonne question au client ni interpréter leur réponse.

Pour encadrer ses pratiques, Desjardins s’appuie sur trois piliers : la transparence, en documentant chaque affirmation ESG, en assurant la traçabilité de la validation des informations et en mettant en place des mécanismes de contrôle rigoureux ; la gouvernance, avec la nomination de responsables ESG et de chaînes de décision claires ; la formation, qui sensibilise tous les acteurs, du conseil d’administration aux conseillers sur le terrain.

Réglementation et confiance : même combat

Selon une étude de l’AIR, 54 % des investisseurs considèrent que l’absence de cadre réglementaire clair freine l’IR. Dans ce contexte, la formation apparaît comme essentielle pour combler le vide, éviter l’écoblanchiment et permettre une discussion honnête avec le client.

« Il s’agit pour le conseiller de reconnaître ses limites, d’admettre quand une question dépasse ses compétences et de revenir avec des réponses fiables », explique Laure Maillard. Elle met en garde contre les promesses exagérées. « La tentation, quand on parle d’investissement responsable, c’est de dire qu’on va changer le monde et de mettre une photo d’un ours polaire avec ça. C’est typiquement la chose qui déçoit le client au final. Lui avoir fait croire qu’il allait changer le monde alors que l’investissement responsable, c’est parfois juste essayer de ne pas trop nuire. »

Un vocabulaire commun à définir

Autre obstacle majeur : l’absence d’un vocabulaire clair et standardisé. Sans définition commune de ce qui constitue un investissement durable, les conseillers se retrouvent souvent démunis pour évaluer les produits. Une taxonomie – ou classification – claire des activités économiques selon leurs performances environnementales réduirait le risque d’écoblanchiment et offrirait des repères objectifs.

« Si tout le monde parle le même langage, les mots ont un sens et on ne peut pas y déroger », déclare l’avocat Julien O. Beaulieu

Au Canada, un groupe de travail fédéral planche sur l’élaboration d’un vocabulaire partagé, notamment pour les secteurs de l’électricité et du transport. Mais le chantier demeure embryonnaire. Les propositions suscitent des débats, notamment sur la possible inclusion de certaines activités fossiles, comme la capture de carbone ou l’hydrogène bleu, qui divisent les experts.

Au Québec, aucune exigence spécifique en finance durable n’est intégrée à la formation initiale des conseillers en assurance de personnes ou en valeurs mobilières, note la professeure Duclos. Cela pourrait être facilitant que le gouvernement envoie un signal clair qui permettrait à la fois d’uniformiser les pratiques et d’améliorer la formation, selon elle. Ainsi, une certification professionnelle dédiée pourrait combler cette lacune et renforcer la crédibilité du secteur.

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Octobre : attrait pour les FNB d’actions, rotations dans les FNB d’obligations https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/octobre-attrait-pour-les-fnb-dactions-rotations-dans-les-fnb-dobligations/ Wed, 12 Nov 2025 10:56:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110965 FOCUS FNB – Les créations nettes mensuelles ont atteint 9,4 milliards de dollars en octobre.

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Le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) a connu un mois d’octobre actif, marqué par un léger ralentissement des créations nettes et par 40 nouveaux lancements. Selon des données de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF), les créations nettes se sont élevées à 9,4 milliards de dollars (G$), en léger recul par rapport à septembre (12 G$), portant l’actif sous gestion dans les FNB canadiens à 682 G$.

Les FNB d’actions ont attiré 5,3 G$, répartis de manière équilibrée entre le Canada, les États-Unis et les marchés internationaux. Les produits axés sur le marché canadien (notamment QCN, TQCD et TTP) et ceux liés aux actions américaines (XSP, VFV, QQCE, QUU) ont chacun enregistré environ 1,7 G$ d’entrées nettes. Les FNB d’actions mondiales ont mené le bal à l’international, recueillant 1,3 G$, suivis des marchés développés (554 millions de dollars) et émergents (97 M$).

Du côté sectoriel, les FNB d’actions d’entreprise du secteur financier ont connu un troisième mois consécutif de rachats nets (310 M$). Selon BNMF, ces rachats sont principalement attribuables au FNB CI Global Financial Sector, qui a subi une sortie nette de 458 M$. L’immobilier et les soins de santé sont dans le rouge, tandis que l’énergie affiche un septième mois consécutif de sorties nettes. Le secteur des télécommunications enregistre des entrées nettes, notamment grâce au FNB RING (Global X Telecom), ainsi que les matières premières et les services publics. Les FNB multifactoriels ont le vent en poupe, avec 235 M$ d’entrées nettes.

Rotation dans les obligations

Les FNB de titres à revenu fixe ont attiré 2 G$ en créations nettes, un recul par rapport aux entrées nettes de septembre, qui avaient atteint 4,1 G$. BNMF signale que les investisseurs ont opéré une rotation importante, délaissant les obligations gouvernementales à long terme, qui enregistrent les plus importantes sortes nettes (1,9 G$), pour se repositionner sur des obligations de sociétés de qualité investissement telles que ZCB, sur des indices agrégés américains et sur les obligations à haut rendement (ZHY).

Les produits à très court terme et les FNB du marché monétaire affichent des sorties nettes, une conséquence du recul des taux de distribution, en ligne avec la baisse du taux directeur de la Banque du Canada, rapporte BNMF.

Les cryptos rebroussent chemin

Après des afflux records en septembre (329 M$), les FNB de cryptoactifs enregistrent des rachats nets de 247 M$ en octobre, principalement concentrés dans le Purpose Solana ETF (SOLL/U). Ce mouvement s’explique par la cotation, aux États-Unis, des premiers FNB au comptant liés à Solana, survenue à la fin du mois, selon BNMF.

Les FNB de matières premières ont connu une légère accalmie, avec 288 M$ d’entrées nettes comparativement à 412 M$ en septembre, soutenus par l’or, l’argent et les produits diversifiés. Les FNB à effet de levier et inverses ont attiré 580 M$, la plus forte croissance relative parmi toutes les catégories d’actifs.

Vague de lancements et nouvel acteur

RBC iShares domine les créations nettes d’octobre avec 2,4 G$ devant Vanguard (1,5 G$), Mackenzie et Fidelity (1,3 G$ chacune), BMO (833 M$) et TDAM (466 M$). CI GAM enregistre des rachats nets (557 M$) ainsi que Purpose et Invesco. Sur le plan des produits, BMO décroche la plus forte entrée nette pour un FNB en octobre (ZCB : 931 M$).

Le marché canadien compte désormais 46 émetteurs, avec l’arrivée de Capstone, qui a lancé les premiers FNB « Biblically Informed » du pays. Au total, une quarantaine de nouveaux produits ont été lancés en octobre. LongPoint a été le plus actif avec 9 nouveaux produits à double levier sur des actions canadiennes, tandis que Harvest a élargi sa gamme de FNB américains à revenu élevé. CI a étendu sa série d’obligations à échéance cible, JP Morgan a lancé de nouvelles stratégies actives et Global X a multiplié les FNB indiciels à revenu fixe. Global X propose un FNB sur l’argent avec options couvertes et un autre sur la technologie chinoise (Hang Seng Tech).

Le segment des FNB ESG a connu un mois d’octobre calme, avec des entrées nettes de 25 M$. Le produit le plus populaire a été Invesco ESG Nasdaq 100 Index ETF (QQCE), avec 208 M$ d’entrées nettes.

Depuis le début de l’année, les FNB canadiens ont récolté 95 G$ en créations nettes. Les FNB d’actions dominent, avec 49 G$, dont 8 G$ dans les FNB de répartition d’actifs ayant une pondération 100 % actions. Les FNB obligataires ont cumulé 29 G$ d’entrées nettes, tandis que les FNB multi-actifs en totalisent 9,9 G$. Les FNB de matières premières enregistrent des résultats records avec 1,4 G$ de créations nettes depuis le début de l’année. Les FNB de cryptoactifs ont ajouté 749 M$, portés par les FNB Bitcoin à faibles coûts (IBIT et FBTC).

Pour les 10 premiers mois de 2025, RBC iShares affiche 20,1 G$ en créations nettes, suivie de Vanguard (13,7 G$), BMO (12,7 G$), Fidelity (9,7 G$), TD (5,5 G$), Mackenzie (5,2 G$), Scotia (4,5 G$) et Desjardins (4,5 G$).

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Actif en hausse, facteurs ESG en baisse https://www.finance-investissement.com/edition-papier/focus-sur-les-conseillers/actif-en-hausse-facteurs-esg-en-baisse/ Mon, 10 Nov 2025 05:02:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110713 Le revenu médian des conseillers a crû.

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L’année 2024 a été à la fois porteuse de croissance pour les blocs d’affaires des conseillers et synonyme d’une perte d’appétit pour les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pour certains conseillers.

C’est ce que montrent le Pointage des courtiers québécois et le Pointage des courtiers multidisciplinaires de 2025, dont une partie des résultats figure au tableau ci-dessous.

Tant les conseillers en placement (CP) liés à un courtier de plein exercice que les conseillers liés à un courtier multidisciplinaire (CM) observent une augmentation de l’actif médian sous gestion/administration par conseiller entre le 31 décembre 2023 et le 31 décembre 2024. À 162 millions de dollars (M$), la médiane de l’actif géré personnellement par les premiers est en hausse de 8 % durant cette période. Pour les seconds, la médiane de l’actif administré personnellement s’élève à 40, M$ et est en progression de 15,1 % sur un an.

Durant la même période, le nombre médian de ménages servis par conseiller est généralement en baisse. Résultat, la médiane de l’actif géré par ménage s’élève à 1,3 M$ pour les CP et à 0,29 M$ pour les représentants liés à un CM, en progression de 19 % et 17 % respectivement de 2024 à 2025.

En 2025, l’intégration dans les portefeuilles des clients de l’investissement axé sur les facteurs ESG continue de reculer, après avoir connu un sommet en 2022 et 2023. En 2022, la part moyenne pondérée d’actif géré ciblant l’ESG se chiffrait à 34,9 % chez les CP, alors qu’elle n’était que de 11,5 % en 2025. Chez les conseillers liés à un CM, cette proportion s’établissait à 14,2 % en 2023, à 13,5 % en 2022, et se chiffre à 9,5 % en 2025.

Derrière ces données agrégées, on constate qu’un segment de CP et de conseillers liés à un CM ont adopté l’investissement ESG pour la quasi-totalité de leurs portefeuilles, alors que d’autres se détournent de l’ESG ou en ont une part minime.

En 2025, la part moyenne des revenus bruts des CP découlant des actions individuelles atteint un creux, à 31,5 %, alors que cette part avoisinait les 35 % depuis 2020. Cette diminution semble se faire au profit des fonds d’investissement (fonds communs de placement et fonds négociés en Bourse), dont la part moyenne des revenus bruts des CP qui en proviennent atteint un sommet de 37,5 % en 2025, par rapport à une moyenne variant de 32 % à 35 % depuis 2020. Chez les sondés liés à un CM, la part moyenne des revenus provenant des fonds d’investissement continue d’osciller de 66 % à 75 % depuis 2020, pour s’établir à 71 % en 2025.

En 2025, certaines tendances du secteur de la distribution de produits et services financiers semblent sur pause. Par exemple, après avoir atteint un sommet de 84 % en 2024, la part moyenne du revenu brut en provenance de la tarification à honoraires basée en fonction des actifs chez les CP revient cette année à son niveau de 2022, soit à 80 %. Chez les répondants liés à un CM, ce pourcentage atteint un plateau de 26,7 % des revenus bruts générés en moyenne, alors que les honoraires étaient en progression constante depuis 2021, où la proportion se chiffrait à 17,1 %. Encore une fois, ces pourcentages agrégés cachent qu’un segment de CP et de conseillers liés à un CM ont adopté les honoraires pour la quasi-totalité de leur bloc d’affaires, alors qu’un important sous-groupe de conseillers ne reçoit aucune ou peu de rémunération sous cette forme.

Autre tendance sur pause : la montée progressive de la proportion des ménages ayant 1 M$ d’actif à investir ou davantage dans les blocs d’affaires. En 2020, en moyenne, 34,8 % des ménages des CP faisaient partie de ce groupe, par rapport à 45,5 % en 2024 et 42,7 % en 2025. Chez les conseillers liés à un CM, ces proportions moyennes étaient de 4,9 % en 2020, de 15,1 % en 2024 et de 12,7 % en 2025. Les rendements des marchés financiers ainsi que la part des actifs en provenance des clients fortunés devraient continuer d’influer sur cette tendance.

Apport significatif du top 20 %

Dans le tableau ci-dessous, nous comparons, pour chacun des secteurs, les 20 % des conseillers qui affichent l’actif moyen géré par ménage le plus élevé par rapport à leurs pairs (80 % restants). Ce sont les conseillers qui sont les plus susceptibles de servir des ménages fortunés. Pour les représentants liés à un CM, nous avons inclus à la fois les actifs en fonds distincts, en fonds communs et autres valeurs mobilières pour effectuer ce ratio, comparativement aux CP, pour lesquels nous n’avions pas d’information sur les actifs administrés en fonds distincts.

Les données du tableau montrent que, par rapport aux autres, les conseillers du top 204 % ont généralement moins de clients, ont un revenu personnel plus élevé, sont davantage rémunérés sous forme d’honoraires établis en pourcentage de l’actif et, selon le cas, font davantage de gestion discrétionnaire. Ils sont également plus susceptibles d’utiliser des actions et des titres à revenu fixe individuels dans les portefeuilles des clients, mais moins portés à y inclure des fonds d’investissement.

Pour les firmes de courtage, ces conseillers continuent d’avoir un effet dominant sur leurs actifs sous gestion et leurs revenus. Par exemple, les CP du top 20 % géraient collectivement 40,7 % de l’ensemble des actifs des répondants du Pointage des courtiers québécois 2025.

La même tendance s’observe dans le sous-groupe du top 20 % des conseillers liés à un CM. Ceux-ci administraient l’équivalent de 45,7 % de l’ensemble des actifs des répondants du Pointage des courtiers multidisciplinaires 2025.

De plus, les conseillers du top 20 % sont davantage susceptibles de faire partie de la cohorte des conseillers générant le revenu brut de production le plus élevé. Ceci suggère que les conseillers du top 20 % ont un effet important sur les revenus des courtiers.

À l’instar de l’an dernier, les CP du top 20 % étaient plus enclins à recommander leur courtier à un ami ou un autre représentant, alors que c’était le contraire pour le top 20 % des conseillers liés à un CM. Après analyse, on constate que l’insatisfaction à l’égard de deux firmes de courtage en particulier explique cette situation.

Par ailleurs, la méthode de tri des représentants liés à un CM vient mettre l’accent sur les conseillers dont le modèle d’affaires est lié à la distribution de valeurs mobilières plutôt qu’à la distribution d’assurance de personnes. Or, elle a l’avantage d’accentuer la comparabilité entre ceux-ci et les CP dans ce tableau. Encore une fois, les données du tableau étant agrégées, on constate qu’un petit groupe de conseillers liés à un CM reçoit une part dominante de ses revenus en provenance de produits d’assurance de personnes.

Considérant notre façon de trier les sondés, le top 20 % des conseillers liés à un CM sont moins susceptibles de tirer une portion dominante de leurs revenus de l’assurance que les autres 80 %. En médiane, les premiers ont distribué moins de polices d’assurance (10) en 2024 que l’ensemble des sondés liés à un CM (15). Par contre, la valeur médiane des primes brutes (d’assurance) de tous les contrats vendus en 2024 par le top 20 % des conseillers liés à des CM était de 0,5 M$, par rapport à 0,25 M$ pour tous les représentants liés à un CM. Comparativement à ces derniers, les conseillers du top 20 % tirent en moyenne davantage de leurs revenus bruts d’assurance des polices d’assurances permanentes (vie entière et vie universelle).

Pour voir ce tableau, cliquez ici.

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Les FNB au coeur de sa stratégie https://www.finance-investissement.com/edition-papier/guide-des-fnb/les-fnb-au-coeur-de-sa-strategie/ Mon, 10 Nov 2025 05:00:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110711 Ils se marient avec l'approche d'investissement de cette conseillère.

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Pour la conseillère en placement Janick Tremblay et son équipe, la gestion discrétionnaire et l’utilisation de fonds négociés en Bourse (FNB) afin de bâtir le portefeuille des clients vont de pair.

« L’intégration des FNB dans la pratique est incontournable », assure Janick Tremblay, gestionnaire principale de patrimoine et gestionnaire de portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins à Chicoutimi, au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Cette certitude s’est imposée au Groupe Tremblay lorsque son partenaire d’affaires, Martin Tremblay, et elle, ont amorcé leur virage vers la gestion discrétionnaire en 2018.

« Ce passage s’est imposé comme un levier de développement », se souvient-elle. Auparavant, la pratique de Janick Tremblay était davantage axée sur des modèles d’investissement plus traditionnels.

La gestion discrétionnaire lui permet aujourd’hui de gagner du temps et de la flexibilité, car son équipe et elle n’ont plus à solliciter chaque client avant de négocier des titres. Les FNB les aident à gagner en efficacité dans la conception de leurs portefeuilles et dans l’expression de leur philosophie d’investissement.

Outre le duo à l’origine de la firme, le Groupe Tremblay compte quatre autres professionnels, dont deux conseillers en placement.

Comme ces derniers sont en contact direct avec les clients, Janick Tremblay et son associé tenaient à ce qu’ils siègent au comité de placement afin qu’ils maîtrisent les portefeuilles avec lesquels ils travaillent.

Ce comité se réunit de façon hebdomadaire et fait même souvent appel à des experts externes. « Nous nous encourageons à aller voir aussi ce que nous pourrions faire évoluer. Il y a beaucoup d’émetteurs de FNB qui proposent des choses intéressantes. Nous sommes vraiment à l’écoute des représentants. »

Si la philosophie de placement du Groupe Tremblay a toujours été descendante (topdown), celle-ci a évolué. Prenons par exemple la détermination de la portion « actions d’un portefeuille. Le groupe a d’abord conçu ses portefeuilles afin de couvrir certains territoires et a utilisé les FNB pour ce faire. Ces produits leur permettaient de s’exposer à certaines zones géographiques en particulier. »

Par la suite, le groupe a intégré une approche sectorielle. « Cela nous a permis d’être beaucoup plus performants ! Encore là, les FNB nous ont aidés, car ils se sont spécialisés et on peut acheter des FNB sectoriels », témoigne Janick Tremblay.

Actuellement, l’équipe adopte une approche top-down débutant par une répartition géographique, poursuivant par une allocation sectorielle, avant de s’intéresser aux titres individuels. Leur point de départ, une répartition équilibrée pour les actions mondiales 33 % de titres canadiens, 33 % de titres américains et 33 % d’actions internationales.

A partir de ce core indiciel, l’équipe affiche ses principes en surpondérant ou sous-pondérant des secteurs au moyen de FNB. « Nous savons que certains secteurs se comportent mieux que d’autres selon les cycles de marché », précise Janick Tremblay.

Le choix de surpondérer certains secteurs reste réfléchi. Plusieurs facteurs sont pris en compte, notamment les frais de gestion du fonds, sa taille, ses actifs sous gestion, sa liquidité et la stabilité des écarts cours acheteur-cours vendeur du FNB.

« Nous regardons aussi les performances historiques, les performances futures, mais surtout la constitution du sous-jacent du FNB », précise Janick Tremblay.

« Si un secteur nous semble dominé par un titre, comme la Banque Royale dans les financières canadiennes, il faut que l’actif sous-jacent du FNB reflète cette pondération », illustre-t-elle.

L’équipe s’assure d’ailleurs de bien comprendre les titres sous-jacents du FNB sélectionné et la méthode utilisée par l’émetteur du FNB pour établir les pondérations de chaque titre en portefeuille.

La conseillère apprécie par ailleurs la capacité des FNB à offrir un « ciblage très précis » et leurs frais de gestion généralement faibles, un élément crucial puisque les frais de gestion discrétionnaires de l’équipe de VMD s’y ajoutent par la suite.

La conseillère utilise aussi des FNB de titres à revenu fixe, car ils sont liquides et plus faciles à négocier à un prix équitable que les obligations individuelles.

Cette liquidité permet de répondre aux besoins de décaissement de ses clients. La diversité de produits lui permet de s’exposer à la fois à des indices de marché large et d’accroître son exposition à certains sous-segments du marché, comme les obligations fédérales de longue durée ou celles provinciales de moyenne durée.

« Le FNB m’offre la flexibilité et l’adaptabilité nécessaires pour soutenir nos objectifs », explique-t-elle.

Leçon apprise à la dure

L’expérience de la pandémie de 2020 a appris à Janick Tremblay à faire preuve de prudence. A cette époque, l’équipe a cédé à la nervosité ambiante et est sortie temporairement du marché.

Cette décision a nui à ses rendements. Depuis, ils ont adopté une discipline d’allocation d’actifs plus stricte. Au lieu de se désinvestir en période d’incertitude, l’équipe privilégie dorénavant des FNB à faible volatilité, ce qui lui permet d’atténuer les fluctuations du marché tout en restant investie.

Avec 580 millions de dollars d’actifs sous gestion, Janick Tremblay estime que la gestion individualisée titre par titre pour chaque client serait irréaliste. L’équipe s’appuie plutôt sur des portefeuilles modèles structurés, qui respectent une même logique de répartition d’actifs.

« Nous utilisons des modèles négociés en Bourse qui intègrent une approche de répartition d’actifs parce qu’évidemment, il y a un enjeu de nombre de positions selon les montants gérés », résume Janick Tremblay.

Ainsi, les portefeuilles de tous les clients bénéficient de leur stratégie top-down, mais la gestion devient plus sophistiquée selon l’importance de l’actif détenu par le client.

Les FNB permettent également d’exprimer des convictions, notamment pour ceux qui veulent soutenir l’économie locale. « Les convictions sont importantes, mais les gens ne veulent pas négliger le rendement », nuance Janick Tremblay.

Les critères environnementaux sociaux et de gouvernance (ESG) sont également importants pour le Groupe Tremblay. L’ESG est ainsi intégré dans la majorité de ses portefeuilles. Le groupe propose aussi un portefeuille ESG exclusif pour les clients qui ont 300 000 $ ou plus à investir.

Janick Tremblay recommande aux conseillers qui débutent de se familiariser rapidement avec ces produits, car le « FNB permet de structurer un portefeuille, d’avoir une vision, tout en offrant un service global adapté aux besoins du client ».

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