épargne | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/epargne/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 18 Feb 2026 19:09:18 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png épargne | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/epargne/ 32 32 Investir en couple, un défi de taille https://www.finance-investissement.com/nouvelles/investir-en-couple-un-defi-de-taille/ Mon, 16 Feb 2026 12:09:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112335 Le risque demeure la principale source de désaccord, selon un sondage de la Banque Scotia.

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Alors que les couples s’entendent sur les bienfaits d’investir ensemble, nombre d’entre eux ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le niveau de risque du portefeuille, révèle un nouveau sondage de la Banque Scotia.

En effet, s’entendre sur le niveau de tolérance au risque serait plus problématique que d’harmoniser les façons de dépenser ou d’épargner pour un couple, selon 38 % des couples canadiens.

Parmi les autres problématiques, 28 % des sondés peinent à décider s’ils doivent ou non mettre leurs finances en commun et 20 % avouent ne pas savoir par où commencer pour investir.

« L’argent peut être l’un des sujets les plus délicats à aborder pour un couple, mais c’est aussi l’un des plus importants, rappelle Helen He, vice-présidente, Placements des particuliers, à la Banque Scotia. Discuter ouvertement des objectifs et du risque peut aider les couples à prendre des décisions de placement avec lesquelles les deux personnes sont à l’aise. »

Toutefois, malgré les défis, nombre de couples décident de faire des placements à deux. Ils préfèrent ainsi partager les décisions d’investissement, car ils ont confiance dans le jugement financier de leur partenaire (66 %), dans ses connaissances en matière de placements (64 %) et sont convaincus qu’investir en couple permet de solidifier leur relation (59 %).

Des différences d’âge 

Il est intéressant de noter que les approches de placement en couple diffèrent selon l’âge des membres. Ainsi si 68 % des membres de la génération Z voient des avantages évidents à investir ensemble, seuls 52 % des membres de la génération X et 59 % des baby-boomers pensent de même.

La génération des baby-boomers est celle qui éprouve le plus de difficulté à se mettre d’accord sur un niveau de tolérance au risque. Ils sont ainsi 42 % à parler de ce problème, suivis par les membres de la génération Z (38 %).

« Les données soulignent l’importance de conseils et d’outils adaptés qui tiennent compte de l’évolution des objectifs et des préférences en ce qui a trait au risque au fil du temps, explique Helen He. Pour les couples, il faut souvent commencer par discuter en vue de déterminer le niveau d’incertitude avec lequel chaque personne est à l’aise, les objectifs communs par rapport aux objectifs individuels et la façon dont le couple souhaite amorcer son parcours. »

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Malgré les progrès en matière de vieillissement en santé, le stress financier augmente https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/malgre-les-progres-en-matiere-de-vieillissement-en-sante-le-stress-financier-augmente/ Thu, 29 Jan 2026 11:05:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112052 Le groupe de réflexion propose des mesures pour soutenir le revenu de retraite et les besoins en santé.

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Plus d’un cinquième (22 %) des Canadiens âgés de 50 ans et plus disposaient de moins de 5 000 $ d’épargne-retraite, selon l’enquête 2025 sur le vieillissement au Canada du National Institute on Aging (NIA).

S’il s’agit d’une légère amélioration par rapport à 2024 (24 %), la proportion de personnes qui estiment pouvoir prendre leur retraite au moment souhaité a reculé, passant de 35 % en 2022 à 29 %.

Environ le quart (26 %) des personnes de 50 ans et plus avaient épargné entre 5 000 $ et 99 999 $ pour la retraite, et un autre quart (24 %) entre 100 000 $ et 500 000 $, selon l’enquête. Seulement 7 % avaient accumulé plus de 1 000 000 $.

L’enquête du NIA auprès des Canadiens de 50 ans et plus, menée pour une quatrième année consécutive, s’intéresse notamment aux perceptions du vieillissement, à l’accès aux ressources de santé, à la préparation à la retraite et à d’autres enjeux connexes.

Si le groupe de réflexion rattaché à la Toronto Metropolitan University observe des progrès dans certains domaines — notamment un meilleur accès aux soins dentaires et l’élargissement des services de soutien à domicile favorisant un vieillissement en santé — les répondants se disent aussi moins optimistes face au vieillissement. Seuls 57 % ont déclaré éprouver des sentiments positifs à l’égard du fait de vieillir, soit le niveau le plus bas depuis le début de l’enquête, en baisse par rapport à 62 % en 2024.

L’enquête révèle également que les conditions de vie des Canadiens plus âgés s’améliorent, mais modestement. Un cinquième des personnes de 50 ans et plus vivent avec un niveau de vie correspondant au seuil de pauvreté, en baisse par rapport à 22 % en 2024. Par ailleurs, 18 % ne peuvent pas faire face à une dépense d’urgence de 500 $, contre 20 % l’an dernier.

Dans un rapport accompagnant les résultats, le NIA formule plusieurs propositions de politiques publiques pour soutenir le vieillissement en santé. Il recommande :

  • que les provinces s’inspirent de l’exemple du Québec pour améliorer la stabilité financière des aînés ;
  • que le gouvernement fédéral relève le seuil de récupération du Supplément de revenu garanti (SRG) afin d’encourager le travail chez les aînés ;
  • et réitère la nécessité d’une garantie de report du RPC ainsi que de rendre remboursable le crédit canadien pour aidant naturel le plus rapidement possible, afin d’aider les familles à faible revenu.

Les politiques de type québécois protègent les flux de trésorerie à la retraite

Les politiques du Québec ont conduit à une sécurité financière plus solide à la retraite, et les autres provinces devraient envisager d’adopter des pratiques similaires, selon le NIA.

D’abord, le Régime de rentes du Québec (RRQ) offre des prestations de survivant et d’invalidité plus généreuses que le Régime de pensions du Canada (RPC). Le programme d’assurance médicaments de la province réduit aussi les frais de médicaments assumés par les particuliers, libérant ainsi des liquidités pour d’autres dépenses essentielles.

À l’échelle du pays, l’enquête révèle que 48 % des propriétaires estiment disposer de revenus adéquats, contre seulement 20 % des locataires. Le NIA souligne par ailleurs que le Québec interdit les « rénovictions », une mesure qui protège les aînés locataires contre des hausses soudaines des coûts de logement.

Relever le seuil de récupération du SRG pour encourager le travail

Parmi les Canadiens plus âgés en âge de travailler (50 à 64 ans), seulement 58 % occupent un emploi. Cette proportion chute à 15 % chez les 65 à 79 ans et à 4 % chez les 80 ans et plus, selon le NIA. Dans ces groupes d’âge, les personnes titulaires d’un diplôme universitaire sont deux fois plus susceptibles de travailler (45 %) que celles ayant seulement un diplôme d’études secondaires (23 %).

Actuellement, le SRG permet de gagner jusqu’à 5 000 $ sans réduction des prestations, mais récupère 50 % des gains sur les 10 000 $ suivants. Le NIA recommande que le gouvernement fédéral porte l’exemption des gains à environ 10 000 $ par année et l’indexe à l’inflation. Cela inciterait les aînés à faible revenu à travailler et contribuerait à réduire la pauvreté.

De plus, la Prestation canadienne pour les personnes handicapées (PCPH), qui cesse à 65 ans, prévoit une exemption de gains de 10 000 $. Les Canadiens handicapés qui passent de la PCPH au SRG « subiraient une forte réduction des gains admissibles simplement en atteignant 65 ans », note le NIA.

Éliminer le biais du point d’équilibre du RPC

Le RPC/RRQ et la Sécurité de la vieillesse (SV) remplacent environ 40 % du revenu moyen avant la retraite. Historiquement, les retraités canadiens comptaient sur les régimes de retraite en milieu de travail, mais ceux-ci sont devenus de plus en plus rares dans le secteur privé.

Le régime de retraite d’employeur est un « facteur clé de différenciation » en matière de préparation à la retraite, mais seulement 37,7 % des Canadiens disposent d’un régime enregistré de retraite, selon le NIA. Les personnes qui en ont un se sentent davantage prêtes à prendre leur retraite : 36 % estiment pouvoir se retirer à l’âge souhaité, contre 11 % de celles qui n’ont pas de régime.

Le RPC est une rente et constitue un pilier important du revenu de retraite. Le principal obstacle au report des prestations du RPC, chez ceux qui en ont les moyens, est l’aversion aux pertes. Ce phénomène psychologique survient lorsque les retraités jugent injuste de « perdre » des prestations qu’ils auraient pu toucher s’ils décédaient avant d’atteindre leur point d’équilibre. Le NIA réitère son appel lancé l’an dernier pour la mise en place d’une « garantie de remboursement » du RPC sous forme de prestation de décès.

Rendre remboursable le crédit canadien pour aidant naturel

Parmi les personnes de 50 ans et plus, 15 % travaillent tout en étant aidants principaux d’un proche. Elles disposent de moins de temps pour prioriser leur propre santé et se rendre à des rendez-vous médicaux.

Le crédit canadien pour aidant naturel est actuellement un crédit d’impôt non remboursable, ce qui signifie que les familles à faible revenu n’en tirent aucun avantage. Dans la lettre de mandat de 2021 adressée à l’ancienne ministre des Finances Chrystia Freeland, l’ancien premier ministre Justin Trudeau souhaitait en faire une prestation remboursable pouvant atteindre 1 250 $.

Le NIA demande au gouvernement actuel d’accélérer la mise en œuvre de cette mesure et d’indexer le montant remboursable à l’inflation.

L’enquête du NIA a été menée entre juin et juillet 2025 auprès de 6 001 Canadiens âgés de 50 ans ou plus.

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Stabilisation de l’économie canadienne malgré l’incertitude https://www.finance-investissement.com/nouvelles/stabilisation-de-leconomie-canadienne-malgre-lincertitude/ Wed, 28 Jan 2026 12:22:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112074 Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

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« L’année 2025 aurait pu prendre une tangente carrément désastreuse après l’annonce de l’imposition de tarifs par l’administration Trump, un événement sans précédent, mais le Canada s’est somme toute bien tiré d’affaire », réagissait Frances Donald, économiste en chef de RBC et conférencière lors de l’événement annuel Perspectives 2026, organisé par CFA Montréal le 22 janvier. Elle anticipe cette année une croissance modeste du PIB canadien de 1,3 %, alors que l’économie canadienne amorcerait une phase de stabilisation.

L’économie canadienne a évité la récession redoutée en 2025 malgré une année marquée par des tensions commerciales, lesquelles continueront de planer sur l’économie. Mais ce choc tarifaire s’est avéré beaucoup plus faible que ce que les gens croient en général, selon l’économiste en chef de RBC. « 90 % du commerce vers les États-Unis demeure exempt de tarifs. » Pourtant, selon l’experte, qui cite un récent sondage, « 50 % des Canadiens croient que nous sommes actuellement en récession. »  Ce qui lui fait dire que les choses ne vont pas si mal, au contraire, elle mentionne entre autres la hausse du marché boursier canadien de 40 % depuis le fameux Jour de la Libération de l’administration Trump et trois trimestres consécutifs d’investissements directs étrangers. « On est en droit de se faire un petit pep talk. »

L’économiste en chef de RBC entrevoit néanmoins trois enjeux pour l’économie canadienne en 2026. Le premier a trait au coût de la vie, une préoccupation qui toucherait plus des deux tiers des Canadiens. « Même si l’inflation globale depuis 2020 a augmenté de 21 %, l’inflation des aliments et des loyers a augmenté de plus de 30 %, ce qui a impacté les ménages à revenu faible et moyen qui consacrent une plus grande part de leurs revenus à ces dépenses. »

L’experte a mentionné par ailleurs que l’épargne est presque exclusivement le domaine du quintile supérieur (les 20 % des ménages les plus riches). « Tandis que les quintiles inférieurs dépensent plus que ce qu’ils ne gagnent, non pas par excès, mais parce que le coût des denrées essentielles dépasse leurs revenus. »

Le deuxième enjeu, selon elle, est celui d’économies régionales fort différentes. « Si on anticipe une croissance modeste du PIB canadien de 1,3%, dans les faits, seule la province du Manitoba pourrait atteindre cette croissance. L’Alberta pourrait dépasser ce pourcentage, alors que d’autres provinces comme l’Ontario et le Québec pourraient avoir des croissances inférieures. Un peu comme avoir la tête dans le four et les pieds dans le congélateur, en moyenne tout va bien, mais en réalité les écarts sont importants. » Elle souligne que la guerre commerciale avec les États-Unis a surtout frappé l’Ontario. « En somme, cela complique la tâche pour adopter une seule et unique politique monétaire qui convienne à tout un chacun. »

Le troisième enjeu selon l’économiste est celui de la croissance nulle de la population, soit « l’effondrement de la croissance démographique ». « Le Canada est en train de corriger la politique d’immigration de 2022-2024. Durant cette période, il devait créer 60 000 emplois par mois pour satisfaire à la demande de main-d’œuvre. Si vous invitez 10 personnes chez vous, vous avez besoin de 10 chaises. » L’an prochain, l’experte croit que le Canada pourrait perdre en moyenne 12 000 emplois par mois tout en gardant le taux de chômage stable. « On n’aura pas à rajouter des chaises, on pourra même en retirer. »

Accélération de l’économie mondiale

Dans son tour d’horizon, Sébastien McMahon, économiste senior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs, a expliqué que leurs indicateurs avancés pointaient vers une accélération de l’économie mondiale en 2026. Si le consensus pour le Canada est une croissance modeste de son économie d’environ 1,3 % (1,1 % pour la Banque du Canada), l’expert dit afficher une vision légèrement plus optimiste. « Quand on regarde du côté des consommateurs, des dépenses en défense, il y a un bon potentiel pour un revirement et une croissance économique plus forte, surtout si on obtient un peu plus de clarté du côté des échanges commerciaux. »

Concernant la croissance du PIB américain sur 10 ans, le stratège en chef évoque un consensus des attentes autour de 1,1%. Il ne faut pas oublier qu’on était à 2, 9 % en 2023 et à 2,8 % en 2024, on anticipe une croissance du PIB de 2,0 % en 2026. « Les gains de productivité liés à l’IA ne sont pas encore visibles. Historiquement, chaque million de dollars ajouté au PIB américain génère plusieurs emplois, alors que les investissements dans les centres de données, eux, n’en créent qu’une fraction. Oui, l’IA entraîne des investissements massifs, mais la question demeure : soutient-elle la croissance de façon durable, même si tous s’entendent pour dire qu’elle est appelée à jouer un rôle très important ? »

Sur le plan des actions, même si les attentes de croissance attendue sur 12 mois semblent très élevées pour les entreprises (surtout pour le Canada à 25 % et l’Europe à 19,4 %, les États-Unis sont plutôt stables à 17,9 %), l’économiste est d’avis que les perspectives économiques soutiennent une surperformance de celles-ci. Il anticipe un rendement de 10-15 % pour le marché canadien et de 5-10 % pour le marché américain. « Avoir une quatrième année consécutive de rendement de 10 % et plus sur l’indice du S&P 500, cela ne s’est produit que 4 fois au cours des 100 dernières années. » Il juge dans l’ensemble les valorisations des actions élevées sauf hors des États-Unis, il signale notamment les valorisations attrayantes en Europe. Il partage par ailleurs l’avis qu’il n’y a actuellement pas de bulle dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA).

À l’égard des taux d’intérêt, l’expert a souligné que les marchés « escomptent la fin du cycle global d’assouplissement monétaire. » Les marchés anticipent deux baisses des taux d’intérêt à venir du côté de la Réserve fédérale américaine (juillet et décembre), mais selon lui « les conditions financières ne supportent pas des coupures agressives ». Au Canada, il s’attend à une hausse des taux d’intérêt, soit en décembre 2026 ou l’année prochaine, mais aucun changement du côté de la Banque centrale européenne.

Interrogés en période de questions à commenter l’impact des tarifs sur l’inflation et l’économie en général, les experts ont évoqué quelques-unes des raisons qui expliquent l’effet à retardement de l’impact des tarifs. L’économiste en chef de RBC, Frances Donald, a évoqué l’accord de libre-échange actuel entre le Canada et les États-Unis, en vertu duquel 90 % des exportations et importations sont exemptes de droits de douane. Sans l’ACEUM des tarifs s’appliqueraient et les entreprises auraient répercuté ces coûts sur les consommateurs. « En raison de la paralysie du gouvernement, il nous manque aussi trois mois de données crédibles sur l’inflation, mais je crois que la donnée la plus importante à suivre à ce sujet est celle sur le coût des aliments et elle est en hausse. »

Sébastien McMahon a rappelé que le plein effet inflationniste des tarifs ne s’est pas encore fait ressentir, car plusieurs entreprises ont absorbé les coûts. « On ne le voit peut-être pas dans les données d’inflation, mais on le voit dans les marges bénéficiaires d’entreprises. » Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

Au sujet de la nomination du nouveau Président de la Réserve fédérale américaine et du caractère indépendant de l’organisme qui dicte la politique monétaire du pays, les panélistes se sont montrés optimistes malgré la pression politique constante exercée ces derniers mois. « Nous étions très inquiets en 2025, particulièrement par rapport au processus de nomination des présidents régionaux, mais ces craintes ont été dissipées, fort heureusement pour l’indépendance de la Fed qui est cruciale pour les marchés mondiaux » a mentionné Sébastien McMahon. « Je trouve fascinant cet intérêt pour le nouveau président de la Fed (est-il Hawkish ou Dovish ?), mais ce n’est pas nouveau en soi, ce qui est nouveau c’est d’avoir un président qui interfère dans le processus en intimidant », a laissé entendre Frances Donald.

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5 règles financières à revoir https://www.finance-investissement.com/fi-releve/nouvelles-fi-releve/5-regles-financieres-que-la-generation-z-devrait-abandonner/ Thu, 15 Jan 2026 11:11:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111748 DÉVELOPPEMENT – Elles ne conviennent plus pour la génération Z.

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Certains conseils longtemps érigés en règle d’or méritent d’être remis au goût du jour, signale Jessica Moorhouse, planificatrice financière et auteure du livre Everything But Money, dans une analyse publiée dans MoneySense.

Selon un sondage de Simplii Financial, un quart des Canadiens estiment que les conseils financiers hérités des générations précédentes ne sont plus applicables ou pertinents aujourd’hui. Chez la génération Z, cette proportion grimpe à 34 %. L’écart est encore plus marqué lorsqu’il est question de décisions importantes : près de la moitié des 18 à 34 ans estiment que les conseils traditionnels sur l’achat d’une maison ne tiennent plus la route, et un tiers remettent aussi en question ceux reçus de leurs parents pour orienter leur avenir professionnel.

Voici cinq « vérités » financières à réexaminer à la lumière de la réalité économique actuelle.

  1. Devenir propriétaire le plus tôt possible

Être locataire peut aujourd’hui générer plus de richesse que l’achat d’un bien immobilier, compte tenu de la flambée des prix des propriétés. Encourager les jeunes à devenir propriétaire dès que possible faisait sens à une époque où l’immobilier était plus accessible, souligne Jessica Moorhouse. Or, avec des prix qui augmentent beaucoup plus rapidement que les salaires, ce conseil a aujourd’hui perdu de sa pertinence.

« Lorsqu’on fait les calculs, il n’est pas toujours logique financièrement d’investir tout son argent dans un condo. D’autant plus que certains types de logements ne prennent plus de valeur dans le contexte actuel », souligne-t-elle.

Les stratégies doivent aussi être revues à la lumière de nouveaux outils, comme le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP). Même sans projet immédiat, ce véhicule peut s’avérer intéressant, puisque les sommes accumulées peuvent être transférées dans un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) sous certaines conditions.

Dans une décision immobilière, rappelle Jessica Moorhouse, l’objectif ne devrait pas tant être l’acte de propriété en soi que la préservation d’une flexibilité financière à long terme.

  1. Rester fidèle à son employeur

La stabilité financière repose désormais davantage sur les compétences acquises que sur l’ancienneté. Le marché du travail actuel est différent de celui qu’ont connu les baby-boomers, pour qui il était courant d’effectuer toute sa carrière auprès d’un seul employeur.

Aujourd’hui, la loyauté absolue n’est plus une valeur refuge. La reconnaissance, les possibilités d’évolution et la rémunération prennent le pas sur la fidélité, observe Jessica Moorhouse. La norme chez les jeunes consiste plutôt à réévaluer leur situation tous les deux ou trois ans et à demeurer en poste uniquement tant que cela demeure avantageux.

Autre évolution notable : les activités parallèles, autrefois purement alimentaires, deviennent de véritables laboratoires de carrière. Elles peuvent mener, dans certains cas, au travail autonome à temps plein ou à la création d’une petite entreprise.

Plus largement, les parcours professionnels sont de moins en moins linéaires. Les virages, la requalification et les détours sont désormais perçus comme des stratégies de carrière plutôt que comme des signes d’instabilité.

  1. Épargner 10 % de chaque paie 

La règle qui consiste à se payer en premier en mettant systématiquement 10 % de son salaire de côté demeure pertinente, estime Jessica Moorhouse. « Ça crée une habitude et une preuve concrète qu’il y a toujours une façon d’épargner », dit-elle.

Cette règle gagne toutefois à être assouplie pour s’adapter aux réalités actuelles. Le principe demeure d’épargner en priorité et de façon automatique, mais le pourcentage peut varier selon la réalité financière. La planificatrice suggère de programmer des versements automatiques d’un montant réaliste vers un compte d’épargne ou de placement, puis de l’augmenter lorsque les finances le permettent.

Lorsque le revenu est insuffisant, chercher à générer des gains supplémentaires devient plus accessible qu’auparavant, notamment grâce aux emplois à temps partiel en télétravail et au travail flexible à domicile.

  1. Avoir peur des cartes de crédit

Le crédit peut être un outil d’autonomie financière, à condition d’en comprendre les mécanismes, rappelle Jessica Moorhouse. Les cartes de crédit comportent des risques, notamment en raison de leurs taux d’intérêt élevés, mais elles jouent aussi un rôle pour se bâtir un historique de crédit, accéder au logement locatif ou profiter de programmes de protections et de récompenses.

L’approche moderne consiste à éduquer les jeunes sur le fonctionnement du crédit : taux d’intérêt, cycles de facturation, taux d’utilisation et importance de payer le solde en entier chaque mois.

  1. Les REER sont dépassés

Les REER ont mauvaise presse auprès de la génération Z, souvent perçus comme des outils d’un autre âge. Cependant, ils demeurent essentiels dans une stratégie financière à long terme, particulièrement à mesure que les revenus augmentent. Ils favorisent l’épargne disciplinée et contribuent à se bâtir un patrimoine pour la retraite. Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) reste un excellent point de départ, mais les REER ne devraient pas être écartés trop rapidement, estime la planificatrice.

S’il n’y avait qu’une seule règle financière héritée du passé à conserver, selon Jessica Moorhouse, ce serait l’automatisation. Automatiser le règlement des factures, l’épargne et les investissements permet d’éviter les oublis, de réduire l’anxiété financière et de se protéger contre la tentation de réagir aux mouvements du marché.

Elle suggère également de suivre l’évolution de sa valeur nette au moins une fois par année, en dressant le bilan de ses actifs et ses dettes. Un exercice révélateur, qui agit à la fois comme test de réalité et moteur de motivation.

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Les FCP n’ont pas dit leur dernier mot https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fcp-nont-pas-dit-leur-dernier-mot/ Mon, 15 Sep 2025 09:42:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109430 Les FCP obligataires et spécialisés restent en demande.

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Après deux années difficiles en raison de l’inflation et des taux d’intérêt élevés, les fonds communs de placement (FCP) reprennent leur souffle. Selon de récentes données de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI), la demande envers les FCP n’est pas morte. Au contraire, elle connait une deuxième jeunesse, portés par les FCP d’obligations et certains fonds spécialisés. Avec plus de 2 300 milliards (G$) d’actifs sous gestion, les FCP tiennent encore leur place dans l’épargne canadienne, révèle un rapport de l’AMVI.

À la fin du mois de juin 2025, l’actif sous gestion des FCP dans le marché canadien atteignait 2 342 G$, un sommet historique, selon l’AMVI. Pour le seul mois de juin, les FCP ont enregistré des entrées nettes de 1,4 G$. De mai à juin, leur actif a augmenté de 48,7 G$, soit 2,1 %. De plus, les ventes nettes cumulatives pour les six premiers mois de 2025 s’élèvent à 17,1 G$, par rapport à des rachats nets de 4 G$ pour la même période de 2024.

En 2024, l’industrie des FCP a connu une croissance de 15,7 % de son actif géré par rapport à l’année précédente, engrangeant 303,7 G$ supplémentaires pour atteindre 2242 G$ à la fin de 2024. En deux ans, l’actif détenu dans les fonds communs a gonflé de 433 G$, effaçant le recul enregistré en 2022. À la fin de 2024, 116 sociétés offraient des fonds communs de placement répartis dans 3 398 fonds, signale le rapport.

La croissance des fonds communs est propulsée par les rendements des marchés boursiers et obligataires, qui ont contribué à augmenter la confiance des investisseurs. D’autre part, la réduction de l’inflation a créé un contexte économique plus stable qui, combiné à la baisse des taux d’intérêt et à la hausse des taux d’épargne des ménages, a fait gonfler les sommes disponibles à investir, indique le rapport.

Résultat, pour l’année 2024, les FCP de titres à revenu fixe ont connu des ventes nettes de 25,7 G$, les FCP spécialisés, de 7,4 G$ tandis que les FCP équilibrés ont enregistré des rachats nets de 22,7 G$. Les FCP d’actions ont quant à eux connu des ventes nettes de 1,3 G$ en 2024 alors qu’ils avaient subi des rachats nets de 24 G$ en 2023.

Malgré le fait que les FCP équilibrés subissent des rachats nets annuels depuis 2022, ce type de FCP représentait environ 44 % de l’actif total des fonds communs de placement en juin, suivi par les fonds d’actions qui représentaient environ 39 % de l’actif total. Pour les FCP de titres à revenu fixe, c’est 12,5 % de l’actif total.

Grand retour des obligations

Dans la grande famille des fonds communs, les fonds obligataires volent la vedette. Avec 25,7 G$ de ventes nettes, ils ont dominé le marché en 2024. Cette tendance se poursuit en 2025. Au premier semestre, les FCP obligataires ont généré la majorité des ventes nettes, attirant 13,8 G$, signe que les obligations sont à nouveau privilégiées par les investisseurs à des fins de diversification des portefeuilles. La baisse des taux directeurs de la Banque du Canada a fait grimper le prix des obligations, stimulant l’appétit des investisseurs, signale l’AMVI.

Les FCP spécialisés ont également le vent dans les voiles. En 2024, ils ont engrangé 7,4 G$ d’entrées nettes, principalement grâce aux fonds alternatifs. Ces produits, devenus admissibles aux prospectus en 2019, ont trouvé leur place dans le marché, représentant près de 37 % des ventes totales de FCP l’an dernier.

Pour les six premiers mois de 2025, les FCP spécialisés affichent des ventes nettes de 7 G$. La recherche de produits pour sécuriser les portefeuilles dans un marché incertain, qu’il s’agisse de stratégies alternatives, de fonds sectoriels ou de solutions à bêta différent, explique ces résultats.

Recul des fonds équilibrés

Cependant, tout n’a pas été rose. Les FCP équilibrés ont continué d’enregistrer des rachats nets en 2025, lesquels s’élèvent à 2,5 G$ pour le premier semestre de l’année. Les fonds d’actions affichent des rachats nets de 6,5 G$ pour cette période.

La prudence des investisseurs et le repositionnement des portefeuilles vers les titres obligataires expliquent en grande partie ce recul, selon l’AMVI.

Après plusieurs années de croissance, les fonds d’investissement responsable (IR) ont également subi une baisse de l’appétit, avec de légers rachats nets, aussi bien pour les FCP (44,5 G$ en actif à la fin de 2024) que pour les fonds négociés en Bourse (FNB) (actif total de 18,3 G$ en décembre 2024). L’AMVI explique ce phénomène par la politisation accrue des placements ESG (environnement, société, gouvernance) aux États-Unis, qui a des répercussions jusque de ce côté-ci de la frontière.

Les FNB poursuivent leur envolée

Depuis 2022, les créations nettes annuelles de FNB dépassent les ventes nettes de FCP. Et la tendance est encore vraie pour les six premiers mois de 2025 où les premières ont atteint 55,8 G$ par rapport à 17,1 G$ pour les secondes, selon le rapport de l’AMVI.

Par ailleurs, les actifs en FNB poursuivent leur croissance et ont atteint un niveau record de 592 G$ en juin

Pour le premier semestre de 2025, ce sont les FNB d’actions qui ont capté les plus importantes créations nettes (27,8 G$), suivies par les FNB obligataires (13,8 G$) et les FNB spécialisés (4,7 G$). Le nombre d’émetteurs de FNB canadiens (45) est en hausse et le nombre de produits également (1 243). L’attrait des FNB repose sur leurs faibles coûts, leur liquidité et leur adoption croissante par les particuliers et par les institutions. En 2025, la majorité des gestionnaires d’actifs offrent à la fois des FCP des FNB.

Si le rythme de croissance des FNB reste supérieur à celui des FCP, ces deux catégories demeurent complémentaires dans les stratégies de placements, précise l’AMVI. Chez les FCP, les fonds équilibrés et obligataires séduisent pour la sécurité et la stabilité qu’ils apportent dans les portefeuilles, tandis que les FNB attirent surtout les investisseurs pour les stratégies de niche.

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Les épargnes pré-union parentale valent leur pesant d’or https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/serge-lessard/les-epargnes-pre-union-parentale-valent-leur-pesant-dor/ Fri, 13 Jun 2025 11:21:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107884 ZONE EXPERTS — Leur utilisation peut entraîner un partage inégal du patrimoine d’union parental, même pour une résidence détenue moitié-moitié entre des ex-conjoints.

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L’union parentale (UP) est un nouveau régime de type matrimonial pour les couples en union de fait, de même sexe ou de sexe différent, dont un enfant commun naît ou est légalement adopté, après le 29 juin 2025. Ses effets au moment de sa dissolution risquent d’être méconnus des clients et ne doivent pas être négligés lorsque ceux-ci possèdent des placements. Examinons une situation qui pourrait toucher certains d’entre eux.

Un des effets de l’union parentale (UP) est la création d’un patrimoine d’union parentale (PUP). Celui-ci inclut les résidences de la famille, les meubles qui garnissent ou ornent ces résidences et qui servent à l’usage du ménage et les véhicules automobiles utilisés pour les déplacements de la famille. En cas de séparation, de décès ou de mariage, il faudra procéder au partage de la valeur du patrimoine d’union parentale entre les conjoints ou ex-conjoints.

On comprend que, la plupart du temps, la résidence de la famille constituera la quasi-totalité de la valeur du PUP.

Or, souvent, la résidence est acquise par les conjoints après la naissance d’un enfant et chacun détient déjà la moitié de la propriété.

On pense parfois à tort qu’une résidence acquise dans une proportion 50 %/50 % et dont chaque conjoint a mis une mise de fonds identique aura pour conséquence que le PUP sera déjà partagé. À la dissolution de l’union parentale, il suffira de vendre la résidence pour que chacun obtienne 50 % du produit de la vente. Or, ce n’est pas toujours le cas lorsque des conjoints détiennent des placements accumulés avant le début de l’union parentale.

Étude de cas

Prenons un exemple. Jean et Jeanne sont conjoints de fait, avec un enfant né avant le 30 juin 2025. Ils ne sont pas en union parentale. Jean n’a aucune épargne et Jeanne possède 25 000 $ dans son CELI. Avec l’arrivée d’un deuxième enfant (après le 29 juin 2025), ils se sentent à l’étroit dans leur petit appartement et décident d’acheter éventuellement un immeuble en copropriété (condo). Par la suite et pour atteindre cet objectif, Jean et Jeanne accumulent chacun 25 000 $ à même leur salaire et leurs bonis en un an. Avec ce bel effort financier, ils disposent maintenant de 75 000 $ comptant et achètent conjointement (50/50) un condo de 500 000 $ en mettant chacun une mise de fonds de 25 000 $ (50 000 $ au total).

Malheureusement, au bout de quelques années, leurs chemins se séparent et ils vendent le condo en 30 jours pour 600 000 $.

Depuis, la naissance du deuxième enfant, ils sont en union parentale. À la suite de la séparation, il y a fin de l’union parentale et il faudra partager le patrimoine d’union parentale (PUP). Tenons pour acquis que les voitures sont louées (donc elles ne font pas partie du PUP, car ils n’en sont pas propriétaires) et que les meubles sont déjà partagés également et ne représentent qu’une toute petite valeur quasi négligeable. Le gros morceau, c’est le condo de 600 000 $ moins l’hypothèque rattachée dont le solde est de 400 000 $ au moment de la vente.

Calculons le partage. L’étape numéro 1 est le calcul de la valeur nette du PUP. Facile : [Valeur marchande — les dettes ayant servi à l’acquisition, l’amélioration, l’entretien ou la conservation (article 521.35 du Code civil du Québec (C.c.Q))]. Donc 600 000 $ – 400 000 $ = 200 000 $.

Faut-il partager le 200 000 $ moitié-moitié ? Non pas encore, car l’étape 2 consiste à retrancher de ce 200 000 $ la valeur de l’apport fait par l’un des conjoints pour l’acquisition ou l’amélioration de la résidence (521.36 C.c.Q.) à même des biens détenus avant le début du patrimoine d’union parentale (PUP).

Dans tous les cas, la mise de fonds de Jean provient de ses épargnes accumulées durant l’union parentale (plus précisément, durant le PUP).

Dans l’hypothèse no 1, la mise de fonds de Jeanne provient de ses épargnes accumulées durant le PUP (25 000 $). Les mises de fonds de Jean et Jeanne ne sont pas des apports déductibles au sens de l’article 521.36 C.c.Q. La valeur partageable est donc de 200 000 $, 100 000 $ pour Jean, 100 000 $ pour Jeanne.

Dans l’hypothèse no 2, la mise de fonds de Jeanne (25 000 $ du CELI) provient de ses épargnes accumulées avant la constitution du patrimoine d’union parentale (cette constitution a débuté en même temps que le début de l’union parentale dans notre exemple). La mise de fonds de Jeanne est un apport déductible de la valeur nette partageable au sens de 521.36 C.c.Q., car il a été fait pour l’acquisition d’un bien du PUP avec des biens (les placements du compte CELI) accumulés avant la constitution du PUP et potentiellement avec des fruits et revenus provenant du compte avant ou pendant le PUP. Jeanne a ainsi le droit de récupérer les 25 000 $.

De plus, puisque le condo a pris 20 % de valeur (de 500 000 $ à 600 000 $), elle recevra aussi 20 % de 25 000 $, soit 5 000 $. La valeur nette de 200 000 $ sera réduite de 30 000 $ (le 25 000 $ et le 5 000 $ payable à Jeanne), soit une valeur partageable de 170 000 $. Donc 85 000 $ pour Jean, 85 000 $ pour Jeanne. À cela s’ajoute le 30 000 $ d’apport et de plus-value déductible pour Jeanne. Notez que la déduction de 521.36 C.c.Q. ne s’applique pas au patrimoine familial, i.e. aux personnes mariées. Dans le cas des personnes mariées, l’hypothèse 2 mènerait à un partage véritablement égal.

Score final de l’hypothèse 2: 85 000 $ pour Jean et 115 000 $ pour Jeanne, plutôt que 100 000 $ pour Jean et 100 000 $ pour Jeanne. Une différence de 15 000 $ en faveur de Jeanne pour l’hypothèse 2.

L’hypothèse 2 démontre que le fait d’avoir acheté une résidence à deux en mettant chacun une mise de fonds égale ne provoquera pas toujours un partage final 50/50.

Est-ce que ce genre de scénario sera rare ? Nous croyons que non. D’autant plus qu’un apport déductible pourrait aussi provenir de biens reçus par succession ou par donation. Eh oui, par les temps qui courent, il est de plus en plus fréquent qu’un parent donne une somme à son enfant pour servir de mise de fonds. Les résultats seraient similaires à l’hypothèse 2.

De plus, si la mise de fonds d’un conjoint provient des épargnes non enregistrées, d’un compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) ou du régime d’accession à la propriété (RAP) et que ces placements ont été accumulés avant l’union parentale, les résultats seront aussi similaires à l’hypothèse 2. Notez que si la mise de fonds provient d’un simple retrait REER imposable, il arrive parfois que l’on augmente la retenue à la source pour qu’elle corresponde à la portion d’impôt additionnel payable sur la déclaration de revenus à venir. Si l’on décide plutôt de ne payer que la retenue obligatoire inférieure (lorsque c’est le cas), ceci pourrait, dans certaines situations, augmenter la portion de la mise de fonds déductible dans le calcul de la valeur partageable.

Évidemment, afin que Jeanne puisse réclamer la déduction pour apport de l’hypothèse 2, elle devra être en mesure de prouver la provenance des fonds ayant servi de mise de fonds. Si elle en est incapable, malheureusement pour elle, sa déduction lui sera refusée et elle sera traitée selon le scénario 1. Les conseillers en services financiers peuvent d’ailleurs contribuer à fournir ces preuves. De plus, les conseillers peuvent pratiquer la ségrégation des comptes, c’est-à-dire ne pas fusionner un compte contenant des placements accumulés après le début de l’union parentale avec un compte contenant des placements accumulés avant le début de l’union parentale et ne pas faire de dépôts additionnels dans un compte de placement pré-union parentale après le début de l’union parentale sans s’assurer que le client comprenne les implications.

Gageons que la plupart de ces subtilités échapperont au citoyen moyen qui n’aura pas consulté son juriste ! Les conseillers gagneraient à recommander à leurs clients d’en consulter un.

Il est important de noter que cet article a été rédigé à titre informatif et qu’il ne constitue pas une opinion juridique, fiscale, de placement ou de planification financière. Tout client ou conseiller qui est dans une telle situation devrait s’assurer de bien comprendre les notions applicables à sa situation propre. Il devrait aussi obtenir des conseils d’un professionnel pour savoir si le contenu s’applique ou non à sa situation.

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Les générations Y et Z peinent à épargner https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-generations-y-et-z-peinent-a-epargner/ Mon, 10 Mar 2025 10:52:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105944 Plusieurs membres de la génération Z avouent que c’est par manque de connaissances.

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Les salariés de la génération Y et Z ont davantage de peine à épargner pour leur retraite que les autres générations, révèle une enquête menée par Edward Jones Canada et reprise par Avantages.

Alors que le quart des Canadiens (26 %) se vantent d’être sur la bonne voie pour leur retraite idéale, seuls 15 % des millénariaux et 10 % des sondés de la génération Z sont d’accord avec cette affirmation.

Parmi les obstacles, 14 % des membres de la génération Y et 15 % des membres de la génération avouent ne pas savoir comment épargner. L’horizon lointain de la retraite est évoqué par 15 % des millénariaux et 21 % des membres de la génération Z.

La résilience, un facteur pris en compte

Outre ces chiffres, la plupart des 1 500 employés interrogés reconnaissant l’importance de la résilience financière une fois à la retraite. Et 84 % des sondés assurent être en mesure de pouvoir s’adapter à l’inflation et aux ajustements du coût de la vie pendant leur retraite.

Il est toutefois intéressant de noter qu’un pourcentage équivalent désire maintenir son mode de vie actuel pendant toute la durée de la retraite.

Des disparités hommes/femmes

Les priorités semblent dépendre du sexe du répondant. Ainsi alors que les femmes accordent plus facilement la priorité au coût des soins de santé, puisque 85 % d’entre elles citent ce point contre 80 % des hommes ; les hommes sont un peu plus enclins à souligner l’importance de subvenir aux besoins des personnes à charge (55 % contre 48 % des femmes).

Les femmes sont également plus enclines à considérer la poursuite d’objectifs personnels comme une priorité (76 % contre 71 %).

Quant au montant à épargner, 20 % des Canadiens confient ne pas avoir de stratégie spécifique. La moitié (51 %) disent se fier à leur revenu et à leur budget pour déterminer leur contribution, tandis que 22 % se fient aux conseils de leurs conseillers en services financiers.

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Le compte chèque n’est pas fait pour épargner https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/le-compte-cheque-nest-pas-fait-pour-epargner/ Mon, 03 Mar 2025 11:57:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105764 Cela entraîne des rendements manqués importants, selon un sondage.

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La moitié des Québécois (50 %) utilisent leur compte chèques pour épargner, mais à peine 26 % de ces dépôts génèrent des intérêts.

C’est l’un des constats d’un récent sondage commandé par la Banque EQ, qui met en lumière un écart significatif entre les pratiques d’épargne et les objectifs financiers des citoyens.

Pourtant, l’épargne demeure une priorité puisque 86 % des Québécois mettent de l’argent de côté, notamment :

  • pour des voyages (60 %),
  • un fonds d’urgence (57 %)
  • ou des rénovations résidentielles (38 %).

Ce manque d’optimisation des placements représente un enjeu à l’heure où les taux d’intérêt sont au cœur des stratégies financières.

C’est dans ce contexte que la Banque EQ lance son Compte d’épargne à préavis au Québec. Cette nouvelle offre, qui promet jusqu’à sept fois plus d’intérêts que les comptes d’épargne traditionnels, propose des taux de 3 % et 3,05 % selon que le client choisisse un préavis de retrait de 10 ou 30 jours.

Ce compte leur offre une option qui maximise leur argent tout en conservant une certaine flexibilité, souligne Mahima Poddar, chef de groupe, Services bancaires aux particuliers chez EQ.

Le sondage a été mené en ligne en janvier auprès de 1 515 membres du Forum Angus Reid.

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Leadership d’impact au Fonds de solidarité FTQ https://www.finance-investissement.com/edition-papier/dossier/leadership-dimpact-au-fonds-de-solidarite-ftq/ Tue, 11 Feb 2025 23:43:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105394 TOP DES LEADERS - Janie C. Béïque allie performance financière et responsabilité sociétale pour un avenir durable

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Depuis 2021, Janie C. Béïque est la présidente et cheffe de la direction du Fonds de solidarité FTQ. Sous sa gouverne, cette institution conjugue résultats financiers et impact sur la société québécoise.

C’est ce que le jury du ­Top des leaders de l’industrie financière a souligné en lui décernant un coup de cœur. « ­Elle est à la tête d’une organisation qui investit grandement dans l’économie québécoise et qui en favorise l’essor dans toutes les régions. Avec son équipe, elle fait un excellent travail, entre autres afin de favoriser le transfert d’entreprise et l’éducation financière. Bravo ! »

Pour le premier semestre de l’exercice 2024-2025, le Fonds affiche des profits de 1,6 milliard de dollars, soit un rendement de 7,8 % pour ses 795 374 épargnants. Ces résultats s’accompagnent d’un investissement de 444 millions de dollars dans l’économie québécoise. Les rendements composés annuels à l’actionnaire du Fonds, en date du 30 novembre 2024, sont de 14,1 % pour 1 an, 4,5 % pour 3 ans, 6,6 % pour 5 ans, et 7,3 % pour 10 ans. « On est fiers, mais notre mission va ­au-delà des chiffres », dit Janie C. Béïque, insistant sur l’équilibre entre la performance financière et l’impact sociétal.

« ­Pour moi, le rendement financier est à court terme, alors que le rendement sociétal s’inscrit à long terme. C’est ce qu’on va léguer. C’est important de préparer l’avenir des gens et des entreprises », ­dit-elle.

Sous sa direction, le Fonds poursuit plusieurs priorités, dont l’immobilier durable et la relève d’entreprises. « ­Il y a 1000 entreprises qui vont être vendues en 2025 et 6000 dans les cinq prochaines années. Perdre des sièges sociaux a des répercussions majeures sur les chaînes d’approvisionnement et les communautés locales », s’inquiète-t-elle. L’éducation financière est aussi une priorité.

« ­Nous avons développé une formation sur l’épargne. On vise à ce que 100 000 personnes sur cinq ans commencent à épargner. » ­Le Fonds cible particulièrement celles qui gagnent plus ou moins le salaire annuel moyen (environ 62 000 $) et qui n’ont pas de régime de retraite. « ­En deux ans, déjà 50 000 personnes ont pris l’habitude d’épargner et peuvent aspirer à une retraite décente », se ­réjouit-elle.

La diversité fait aussi partie de ses priorités. Elle a transformé la composition du comité de direction du Fonds, qui compte maintenant cinq femmes sur huit membres. « ­Je n’ai pas nommé des femmes. J’ai nommé des personnes qui étaient les plus compétentes », ­précise-t-elle.

Elle a également instauré une politique exigeant un quota de 40 % de femmes aux conseils d’administration des entreprises dans lesquelles le Fonds investit. Son leadership, façonné par son expérience de joueuse de hockey et d’avocate devenue investisseuse, privilégie la diversité d’opinions et les débats. « ­Elle enrichit les décisions. Je sais bien écouter et aussi trancher. L’important est que les gens comprennent mes décisions. »

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Le gouvernement fédéral fournit plus de détails sur les REEE à adhésion automatique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/le-gouvernement-federal-fournit-plus-de-details-sur-les-reee-a-adhesion-automatique/ Fri, 30 Aug 2024 10:49:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102543 Les enfants de familles à faible revenu n’auraient pas accès à des paiements pouvant atteindre 2 000 $.

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Les parents ne pourront pas cotiser aux Régime enregistré d’épargne-études (REEE) ouverts par le gouvernement pour leurs enfants dans le cadre du système d’inscription automatique adopté en début d’année.

Les parents pourront toutefois reprendre les comptes et commencer à y cotiser.

Le gouvernement fédéral a proposé pour la première fois l’adhésion automatique aux REEE dans son budget 2024, et cette mesure est devenue une loi avec l’adoption du premier projet de loi budgétaire le 20 juin. Toutefois, les modifications de la Loi canadienne sur l’épargne-études décrites dans ce projet de loi n’entreront en vigueur qu’à une date de proclamation ultérieure.

Dans le cadre de cette initiative, un REEE sera ouvert pour l’enfant d’une famille à faible revenu si sa famille ne l’a pas encore inscrit à un régime avant qu’il n’atteigne l’âge de quatre ans. Ainsi, les enfants admissibles recevront jusqu’à 2 000 $ de Bon d’études canadien (BEC), même si leur famille n’ouvre jamais de REEE en leur nom.

Une famille n’a pas besoin de cotiser à un REEE pour recevoir le BEC, mais doit ouvrir un REEE.

« Il s’agit simplement pour [le gouvernement] de donner un coup de pouce [aux familles] en leur disant : “D’accord, si vous n’avez pas [ouvert de REEE] et que votre enfant a maintenant quatre ans, nous le ferons pour vous” », explique Sara Kinnear, directrice de la planification fiscale et successorale chez IG Wealth Management, à Winnipeg.

Le ministère des Finances a fourni de plus amples détails sur le programme de REEE dans un avant-projet de loi publié ce mois-ci.

Dans le cadre de ce programme, la famille de l’enfant ne peut pas cotiser au régime à adhésion automatique, mais elle peut le reprendre du gouvernement et le faire. À l’âge de 18 ans, l’enfant peut reprendre le régime et recevoir le BEC plus les intérêts.

« Si j’étais le parent, je voudrais probablement reprendre [le REEE] [le plus tôt possible], non seulement pour pouvoir choisir l’investissement pour le BEC, mais aussi pour avoir la possibilité de verser mes propres cotisations au cours des années où j’aurai de l’argent pour le faire », affirme Sara Kinnear.

Les seuils de revenus pour bénéficier du BEC sont indexés.

Par exemple, pour la période allant du 1er juillet 2023 au 30 juin 2024, un enfant recevra le BEC si sa famille compte d’un à trois enfants et si son revenu familial ajusté est inférieur ou égal à 53 359 $. Le seuil augmente au fur et à mesure que la famille a plus d’enfants.

Le BEC prévoit 500 $ pour la première année d’éligibilité, plus 100 $ pour chaque année supplémentaire d’éligibilité jusqu’à l’âge de 15 ans, pour les enfants nés en 2004 ou après.

Le plan d’inscription automatique débutera en 2028-29 pour les enfants admissibles nés en 2024 et après. Emploi et Développement social Canada (EDSC) déposera jusqu’à 800 $ de BEC dans le régime, dont 500 $ pour la première année d’admissibilité de l’enfant et 100 $ pour les trois années suivantes.

Les 800 $ de BEC représentent les prestations rétroactives pour les années précédant la quatrième année de l’enfant qu’il aurait reçues si un REEE avait été établi à la naissance de l’enfant, s’il avait été admissible au BEC pour chacune de ces années.

EDSC déposerait également 100 $ pour chaque année suivant la première année d’admissibilité, pour un total de 2 000 $ de BEC au moment où l’enfant atteint l’âge de 16 ans.

Le projet de loi propose également que les REEE auto-enregistrés ne puissent pas effectuer de paiements d’aide aux études, c’est-à-dire des montants versés à un étudiant bénéficiaire d’un REEE pour l’aider à financer ses frais d’études postsecondaires. Selon cette proposition, un parent ou un enfant adulte devrait reprendre le REEE pour que l’enfant puisse recevoir ces paiements.

Le gouvernement n’a pas encore indiqué comment le BEC déposé dans les régimes à adhésion automatique serait investi, mais Sara Kinnear croit que le gouvernement choisira un véhicule de placement garanti.

Sara Kinnear note qu’il reste encore beaucoup à connaître sur le fonctionnement et l’administration des REEE à adhésion automatique, notamment sur la façon dont le gouvernement pourrait collaborer avec les promoteurs — les institutions financières qui offrent des REEE — pour mettre en place des régimes à adhésion automatique.

Dans l’avant-projet de loi, le gouvernement propose que le ministre responsable de la Loi canadienne sur l’épargne-études, c’est-à-dire le ministre du EDSC, soit le « souscripteur désigné » du REEE à adhésion automatique.

Le gouvernement a également proposé que le promoteur du REEE n’ait pas à informer le parent d’un enfant pour lequel un régime a été ouvert. Toutefois, « il est envisagé que [le gouvernement] informe les parties nécessaires que le régime a été établi ».

Le projet de loi est soumis à consultation jusqu’au 11 septembre.

Selon le gouvernement, 130 000 enfants supplémentaires recevront le Bon d’études canadien chaque année grâce à l’inscription automatique.

D’autres changements pour les REEE et les BEC

Comme l’indique le projet de loi budgétaire maintenant adopté, un bénéficiaire admissible peut demander le BEC rétroactivement jusqu’à son 31e anniversaire pour les années au cours desquelles il était admissible. Auparavant, un bénéficiaire pouvait demander le BEC rétroactivement jusqu’à ce qu’il atteigne 21 ans.

Le budget 2024 proposait également qu’à partir de 2028-29, les parents d’enfants nés avant 2024 puissent demander au EDSC d’ouvrir un REEE pour leur enfant et de commencer les dépôts automatiques du BEC. Cette proposition « permettrait à tous les enfants de bénéficier de ce processus simplifié », a déclaré le gouvernement dans le budget.

Cette proposition ne figurait ni dans le projet de loi de finances de juin ni dans l’avant-projet de loi publié ce mois-ci.

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