effet de levier | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/effet-de-levier/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 15 Dec 2025 13:13:07 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png effet de levier | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/effet-de-levier/ 32 32 Renforcer la protection des investisseurs grâce aux lignes directrices de l’AIMA https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/renforcer-la-protection-des-investisseurs-grace-aux-lignes-directrices-de-laima/ Fri, 12 Dec 2025 11:05:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111497 ZONE EXPERTS — Comment structurer l’évaluation des fonds spéculatifs, des fonds non traditionnels, des FNB alternatifs et des fonds de crédit privés dans un contexte réglementaire en évolution.

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L’AIMA est ravie de publier ces considérations actualisées en matière de diligence raisonnable à l’intention des gestionnaires de portefeuille et de leurs clients qui envisagent d’investir dans des fonds spéculatifs, des produits alternatifs liquides et des crédits privés.

Gestionnaire de portefeuille

  • Expérience : Quels sont les antécédents et l’expérience du gestionnaire de portefeuille et de l’équipe de gestion ?
  • Gouvernance : Quelle est la gouvernance entourant le gestionnaire de portefeuille et l’équipe gestion ?
  • Culture de conformité : Quelles sont les caractéristiques de la culture de conformité du gestionnaire de portefeuille ?
  • Gestion des risques et opérations : Quels sont les cadres de gestion des risques mis en place (par exemple, lignes hiérarchiques indépendantes, gestion des risques opérationnels et résilience opérationnelle, conflits d’intérêts, divulgation des relations, gestion des fonctions externalisées et déléguées, gestion des risques cybernétiques et technologiques) ?
  • Alignement des intérêts : Les membres de la haute direction du gestionnaire de portefeuille ou des administrateurs du fonds ont-ils personnellement investi dans le fonds ?

Stratégie

  • Objectif d’investissement :
    • Objectif et stratégie : Quels sont l’objectif d’investissement et les principales stratégies d’investissement du fonds ?
    • Sources de rendement : Quelles sont les sources de rendement attendues du fonds ?
    • Dérive de style : Les objectifs de la stratégie d’investissement ont-ils changé au cours des cinq dernières années ? Dans l’affirmative, pourquoi ?
    • Capacité : Quelle est la capacité optimale ou maximale pour cette stratégie ?
    • Restrictions d’investissement : Existe-t-il des restrictions au mandat d’investissement ?
  • Considérations relatives au portefeuille :
    • Prise de décision : Qui prend les décisions de gestion du portefeuille et comment sont-elles prises ?
    • Sources d’information : D’où proviennent les données sous-jacentes sur les positions, les données de marché et les modèles sous-jacents utilisés pour cette stratégie ?
    • Diversification/concentration : Comment les niveaux appropriés de diversification ou de concentration du portefeuille sont-ils déterminés ?
    • Limites de position : Existe-t-il des limites de position et, le cas échéant, quelles sont-elles ?
  • Effet de levier :
    • Niveau moyen : Quel est le niveau moyen d’effet de levier financier utilisé par le fonds ?
    • Limites : Quelles sont les limites ?
    • Sources : Quelles sont les sources de l’effet de levier ?

Considérations opérationnelles relatives aux fonds

  • Frais : Quels sont les frais, y compris les frais de performance et la méthode de calcul ?
  • Performance ajustée au risque :
    • Historique de performance : Quel est l’historique de performance ? Sur quels types de marchés cette stratégie devrait-elle surperformer ou sous-performer ?
    • Indicateurs de risque : Quelle(s) méthode(s) le gestionnaire de portefeuille utilise-t-il pour mesurer le risque total d’un portefeuille utilisant cette stratégie ?
  • Transparence et rapports : Quel niveau de transparence et quelles données relatives au portefeuille le gestionnaire de portefeuille fournit-il aux investisseurs, à quelle fréquence et avec quel délai ?
  • Prestataires de services du fonds : Qui sont les prestataires de services du fonds (par exemple, courtier principal, auditeur, dépositaire, administrateur, conseiller juridique, etc.) ?
  • Évaluation et liquidité :
    • Évaluation : Quelles sont la politique d’évaluation et la fréquence des évaluations ?
    • Liquidité : La liquidité sous-jacente des actifs est-elle conforme aux conditions de liquidité du fonds ?
    • Liquidation : Combien de temps faudrait-il, dans des conditions de marché normales et dans des conditions de marché difficiles, pour liquider le fonds sans subir de coûts inhabituels ?

Considérations supplémentaires pour les stratégies de crédit privé

  • Mise en place : Comment le gestionnaire d’investissement identifie-t-il les emprunteurs potentiels ? Par des relations directes avec l’emprunteur (par exemple, conseil interne), des sponsors de capital-investissement, des banques, par l’intermédiaire de conseillers en dette d’entreprise (par exemple, cabinets d’audit/avocats, consultants, etc.), des plateformes de prêt sur le marché ?
  • Échéances : Quelle est la fourchette d’échéances généralement recherchée ?
  • Conditions de remboursement : Comment les conditions de remboursement des prêts accordés sont-elles généralement structurées ?
  • Évaluation de crédit et diligence raisonnable : Veuillez décrire le processus d’évaluation de crédit et de diligence raisonnable du gestionnaire d’investissement.
  • Conditions de prêt et surveillance : Quels types de déclarations, garanties et engagements les emprunteurs sont-ils tenus de fournir et quelles garanties sont exigées ? Comment cela est-il surveillé et à quelle fréquence ?
  • Expérience en matière de restructuration : Quelle est la politique du gestionnaire d’investissement à l’égard des prêts douteux/en difficulté ou des créances irrécouvrables et quels sont ses antécédents dans ce domaine ?

À PROPOS DE L’AIMA

L’AIMA est la plus grande association mondiale regroupant des gestionnaires d’investissements non traditionnels. Elle compte plus d’entreprises membres et gère plus d’actifs que tout autre organisme du secteur. Grâce à nos 10 bureaux répartis dans le monde entier, nous servons plus de 2 000 membres dans 60 pays différents.

L’AIMA Canada a été fondée en 2003. Vous trouverez ici d’autres supports pédagogiques produits par l’AIMA Canada à l’intention des conseillers en investissement locaux.

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En 2025, les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse profitent de la volatilité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/en-2025-les-fnb-a-effet-de-levier-et-a-effet-de-levier-inverse-profitent-de-la-volatilite/ Wed, 10 Dec 2025 11:21:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111269 FOCUS FNB - Ces fonds, qui permettent aux investisseurs de spéculer sur les marchés, enregistrent de solides afflux.

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Les tensions géopolitiques et commerciales qui se sont intensifiées en 2025 ont alimenté l’intérêt des investisseurs pour les produits leur permettant de miser sur la direction des marchés, ou de segments particuliers des marchés.

Cela inclut les fonds négociés en Bourse (FNB) à effet de levier et les FNB à effet de levier inverse, qui utilisent différentes stratégies, notamment les dérivés et l’endettement, pour fournir des multiples positifs ou négatifs, respectivement, de la performance d’un indice ou d’un actif sous-jacent sur une période donnée. Ces stratégies peuvent amplifier autant les gains que les pertes.

Au 30 septembre, ces fonds avaient enregistré environ 4,2 milliards de dollars en souscriptions nettes, soit environ un tiers de leurs actifs sous gestion actuels. En septembre, ils ont attiré 907 millions de dollars, fracassant leur record mensuel d’entrées de capitaux, selon la Financière Banque Nationale.

Les acteurs et observateurs du secteur s’attendent à ce que les actifs et le nombre de ces fonds poursuivent leur croissance. Ils rappellent toutefois que ces produits ne conviennent pas à tous les investisseurs et qu’une meilleure éducation sur les risques qu’ils comportent demeure essentielle.

« À mesure que la participation des investisseurs de détail aux marchés des FNB augmente, les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse resteront probablement attrayants pour certains groupes d’investisseurs », indique Tiffany Zhang, directrice de la recherche et de la stratégie FNB chez Marchés des capitaux Banque Nationale, à Toronto.

« Toutefois, comparativement à la migration continue vers les produits à faible coût et à large diversification, ces FNB à effet de levier et à effet de levier inverse demeureront probablement une part croissante, mais relativement petite, de l’univers des FNB. »

Léger effet de levier, afflux importants

Selon Tiffany Zhang, les « solides » afflux vers cette catégorie de fonds se concentrent surtout dans les FNB dotés d’un effet de levier modéré. Ces produits utilisent des emprunts de trésorerie auprès de courtiers principaux pour augmenter l’exposition du portefeuille de 25 % ou 33 %, de façon à viser 1,25 ou 1,33 fois la performance du placement sous-jacent.

Certains de ces FNB intègrent également des options d’achat couvertes afin d’augmenter leurs rendements.

Evolve Funds Group est l’une des firmes qui misent sur les FNB à effet de levier modéré. Elle offre trois fonds qui utilisent un effet de levier de 25 % et une stratégie active de vente d’options couvertes pouvant aller jusqu’à 33 % de leurs portefeuilles. Elle propose également deux FNB qui appliquent uniquement un effet de levier de 25 % pour offrir 1,25 fois les mouvements quotidiens du bitcoin et de l’ether.

Contrairement à d’autres gestionnaires qui proposent à la fois des FNB à effet de levier et des FNB à effet de levier inverse, Evolve n’offre que des produits à effet de levier. La firme a toujours adopté une philosophie résolument haussière, souligne Raj Lala, président et chef de la direction d’Evolve, de Toronto.

Il ajoute que les FNB à levier modéré peuvent être détenus sur des périodes plus longues que les produits dotés d’un levier plus important, généralement utilisés pour le day trading.

« Cela n’a jamais vraiment été notre domaine de prédilection ou notre public cible », indique l’expert.

Plus de levier, plus de risques

Le public cible des FNB à effet de levier fort et à effet de levier inverse est tout autre. Ces produits sont proposés notamment par LongPoint Asset Management et par la gamme BetaPro de Global X Investments Canada. Elles utilisent des dérivés pour offrir jusqu’à deux ou trois fois les rendements positifs ou négatifs d’un actif ou d’un indice sous-jacent. Global X propose aussi des FNB légèrement levierisés en dehors de sa gamme BetaPro.

Les deux firmes ont introduit des FNB à effet de levier triple et à effet de levier inverse au Canada plus tôt cette année. Auparavant, les investisseurs canadiens devaient se tourner vers les États-Unis pour accéder à ces produits.

Ces FNB, qui appliquent un levier de 200 % ou 300 %, sont conçus « pour répondre à la demande croissante d’outils tactiques de négociation à court terme », sans que les investisseurs aient à ouvrir des comptes sur marge ou à investir directement dans des dérivés, explique Raghav Mehta, vice-président, stratège FNB chez Global X, à Toronto. Ces produits permettent ainsi aux investisseurs de détail avertis d’accéder à des outils auparavant réservés aux investisseurs institutionnels chevronnés.

« Contrairement au trading sur marge ou à la vente à découvert, vous ne pouvez pas perdre plus que votre mise initiale », précise Raghav Mehta.

Global X, qui a introduit les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse au Canada en 2008, dispose d’une vaste gamme de produits offrant une exposition quotidienne à divers indices, comme le Nasdaq 100 ou le TSX 60, et à différents actifs, tels que l’or, le pétrole et le bitcoin (techniquement une marchandise).

Selon Raghav Mehta, les produits dotés d’un levier de 200 % ou 300 % jouent un rôle à court terme dans les portefeuilles, notamment lors de pics de volatilité, d’annonces de tarifs, de décisions monétaires, d’événements géopolitiques ou de publications de résultats, autant de moments « qui créent de courtes fenêtres d’opportunités de négociation et de profit potentiels, parfois en quelques heures à peine ».

Steve Hawkins, président et chef de la direction de LongPoint, partage cet avis. Sa firme a lancé cette année une série de nouveaux FNB à effet de levier et à effet de levier inverse, permettant aux investisseurs avertis de prendre des positions quotidiennes basées sur leurs convictions concernant divers indices, actions et matières premières.

« Sur le long terme, la philosophie est d’acheter, de détenir et de rester investi. Mais ce n’est pas toujours facile pour tout le monde de rester les bras croisés, assure-t-il. Les investisseurs prennent leur avenir en main, s’approprient leurs portefeuilles et utilisent les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse pour mettre en œuvre leurs idées, réflexions et anticipations. »

Avec plus de leviers viennent davantage de risques.

Selon la performance de l’actif sous-jacent, les gains peuvent être amplifiés, tout comme les pertes.

De plus, les FNB à double ou triple levier, ainsi que les FNB à effet de levier inverse, réinitialisent leur exposition quotidiennement. Cela signifie qu’ils sont conçus pour offrir un multiple donné de la performance quotidienne d’un actif pour une seule journée de négociation. Sur des périodes plus longues, surtout en marchés volatils, l’effet de composition peut entraîner des écarts importants par rapport aux rendements attendus, prévient Raghav Mehta.

« Ces produits dépendent du parcours, sont sensibles à l’érosion liée à la volatilité et aux risques de composition, résume-t-il. En raison du rééquilibrage quotidien, nous ne recommandons pas de les détenir plus d’une journée de négociation. »

Autre élément à surveiller : le risque de liquidité. Les besoins de rééquilibrage quotidien et l’utilisation de dérivés peuvent entraîner un élargissement des écarts acheteur-vendeur et nuire à l’efficacité des transactions.

Cette dynamique diffère de celle des FNB à levier léger, qui ont généralement recours à l’emprunt en trésorerie plutôt qu’aux dérivés et n’ont pas forcément besoin d’être rééquilibrés chaque jour, explique Andres Rincon, directeur général et responsable des ventes et de la stratégie FNB chez Valeurs mobilières TD, à Toronto.

Selon lui, ces produits plus modérés attirent un plus large éventail d’investisseurs, notamment des conseillers et des investisseurs de détail en quête de rendement, « parce qu’ils sont moins volatils ».

Certains gestionnaires ont tenté de réduire le risque global en couvrant ces fonds contre le risque de change.

Parmi les autres éléments à considérer : les frais d’exploitation plus élevés des FNB à effet de levier (notamment les ratios des frais d’opération) et la difficulté potentielle de maintenir des distributions élevées, selon la stratégie et le fournisseur, commente Tiffany Zhang. Les compétences du gestionnaire en gestion de la volatilité, ainsi que la maîtrise du programme de levier et d’options, lorsque pertinent, sont également déterminantes pour la performance.

Éducation financière nécessaire

Les participants du secteur s’attendent à ce que les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse poursuivent leur croissance en nombre et en popularité.

« À en juger par la croissance, je pense que ça va simplement continuer », analyse Raj Lala.

En parallèle, ils soulignent l’importance d’une meilleure éducation des investisseurs sur le fonctionnement et les risques de ces produits.

Cela est particulièrement vrai pour les FNB à levier double ou triple, et leurs équivalents inverses, car « beaucoup d’investisseurs ne comprennent pas pleinement ce qu’est l’érosion du bêta (beta decay) et peuvent se retrouver coincés en supposant que le levier est linéaire et qu’il n’y a pas de réinitialisation quotidienne », continue Raj Lala.

Global X publie d’ailleurs du contenu éducatif en parallèle de ses lancements, indique Raghav Mehta, précisant que la firme souhaite « transmettre les bonnes connaissances aux utilisateurs, surtout à mesure que des produits plus innovants voient le jour ».

Andres Rincon appuie ces initiatives des fournisseurs et des régulateurs visant à renforcer l’éducation des investisseurs, soulignant que « de nombreuses mesures de protection devraient accompagner la négociation de ces produits, car encore une fois, ces FNB ne devraient pas être détenus à long terme, ce qui est pourtant souvent le cas dans la réalité ».

« Tout le monde devrait comprendre ce qui se trouve sous le capot de son FNB et ce que signifie réellement le levier », estime-t-il.

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Lancement record de FNB en 2025, tiré par les produits spécialisés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/lancement-record-de-fnb-en-2025-tire-par-les-produits-specialises/ Wed, 10 Dec 2025 11:18:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111538 FOCUS FNB — Ces produits sont pourtant souvent très volatils.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés — dont beaucoup sont fortement volatils — dominent la liste des FNB lancés en 2025, laquelle atteint un record annuel. À quelques semaines de la fin de l’année, l’industrie canadienne des FNB a ajouté environ 300 nouveaux produits en 2025.

Si l’on inclut les séries multiples de certains FNB — par exemple les versions couvertes en dollars canadiens et les versions libellées en dollars américains de fonds existants — le nombre de nouveaux produits cotés atteint 364, portant le total de l’industrie à plus de 1 800 FNB.

Le plus important groupe de nouveaux produits transforme le concept original des FNB en offrant une exposition à une seule action de grande capitalisation américaine ou canadienne. La plupart de ces produits de niche combinent cette exposition ciblée à un effet de levier modéré (1,25 x ou 1.33 x) et une stratégie de vente d’options d’achat couvertes.

Harvest Portfolios Group a été le plus prolifique dans ce sous-segment, ajoutant 27 nouveaux FNB à action unique. Investissements Purpose, qui a lancé cette niche spécialisée en décembre 2022, en a ajouté 17. Ninepoint Partners a lancé pour sa part dix nouveaux FNB.

En poussant l’effet de levier encore plus loin sur des titres individuels, LongPoint Asset Management a fortement élargi sa gamme cette année après son entrée sur le marché des FNB à la fin de 2024.

LongPoint a lancé 15 FNB offrant deux fois la variation quotidienne de titres individuels — principalement les actions américaines des « Sept Magnifiques » et certaines des plus grandes sociétés canadiennes. Par ailleurs, trois FNB de LongPoint adoptent une position « vendeur » et offrent deux fois l’exposition inverse quotidienne sur Nvidia, Tesla, et la canadienne Shopify.

Encore plus spectaculaires, de nouveaux instruments de négociation à triple levier ou levier inverse — sous les marques MegaLong ou MegaShort — offrent une exposition quotidienne à des indices larges, sectoriels, obligataires et de matières premières.

Pour sa part, Global X Investments Canada, pionnière au Canada dans les FNB à levier quotidien et à levier inverse, a élargi sa gamme BetaPro. Parmi les nouveautés figurent des FNB BetaPro qui offrent trois fois les gains ou pertes quotidiens d’indices boursiers larges, sectoriels, et obligataires américains.

Dans la catégorie des cryptoactifs, également très volatile, 19 nouveaux FNB ont été ajoutés par sept sociétés, allant de Gestion d’actifs BlackRock Canada au spécialiste crypto 3iQ Corp. Et comme si les cryptomonnaies n’étaient pas déjà assez risquées, Evolve Funds Group a lancé quatre nouveaux FNB crypto, dont deux avec effet de levier.

Dans le segment des FNB de titres à revenu fixe, le pionnier des FNB obligataires à échéance cible, RBC Gestion mondiale d’actifs, a vu apparaître de nouveaux concurrents en ajoutant trois nouveaux FNB arrivant à échéance à des dates définies.

Banque Nationale Investissements a ajouté six FNB à échéance cible, BMO Gestion mondiale d’actifs et CI Gestion mondiale d’actifs en ont chacun ajouté trois, alors qu’Investissements Mackenzie en a lancé deux. Gestion de Placements TD et Guardian Capital ont ajouté respectivement trois et deux nouveaux produits, portant le total à 22 FNB à échéance cible cette année.

Une gamme de FNB de revenu fixe spécialisés qui a proliféré en 2025 vise à investir dans des obligations structurées adossées à des prêts (CLO). Il s’agit de portefeuilles de prêts vendus par des gestionnaires de CLO à des investisseurs institutionnels, incluant les sociétés de FNB.

Après l’inscription à la cote du Brompton Wellington Square AAA CLO ETF en avril, des FNB CLO ont été lancés par BMO, CIBC, Mackenzie et RBC. Ces FNB ont été précédés en septembre de l’an dernier par Corton Enhanced Income Fund, le seul FNB offert par la société torontoise Corton Capital.

Dans les grandes catégories d’actions — et malgré le conflit tarifaire avec le voisin du Sud — la plus forte expansion s’est produite dans la catégorie déjà bien servie des actions américaines.

J.P. Morgan Asset Management Canada, qui est entré sur le marché canadien des FNB à la fin de 2024, a ajouté trois stratégies actions américaines en 2025 : noyau, valeur et croissance.

Un lancement distinctif provient de BMO, avec le FNB BMO d’actions américaines axées sur le capital humain (ZHC), qui sélectionne des sociétés reconnues pour leur culture organisationnelle forte, susceptibles de surperformer le marché.

Parmi les autres nouveaux FNB actions américaines de cette année — chez CIBC, Evolve et Hamilton — on retrouve des stratégies de génération de revenu telles que la vente d’options d’achat couvertes, parfois combinées à l’effet de levier.

La grande majorité des nouveaux produits ont été lancés par des émetteurs de FNB déjà établis. L’exception notable est Placements mondiaux Sun Life, qui a pris pied modestement en septembre avec trois FNB de titres à revenu fixe.

Même si les lancements sont plus nombreux, plusieurs produits ont été fermés. Les victimes incluent divers mandats spécialisés, tels que les FNB de crédits carbone, abandonnés par Global X, Ninepoint et TD.

D’autres mandats de niche ont disparu en 2025, dont les FNB liés au métavers de CI et Global X, et le Purpose Marijuana Opportunities Fund.

Avec la disparition des FNB de crédits carbone, l’année a également été marquée par des réductions importantes chez Invesco Canada dans ses FNB à mandat axé sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Invesco, qui avait fait de l’investissement ESG l’un des thèmes centraux de sa gamme, a éliminé sept FNB ESG.

Une autre stratégie d’investissement responsable qui n’a pas survécu en 2025 est le Global X S&P Green Bond Index ETF, lancé en 2021 — le premier FNB canadien investissant dans des obligations vertes destinées à financer des projets à objectifs environnementaux précis.

Étant donné que de nombreux nouveaux FNB relèvent de mandats de niche plutôt que de concurrents directs aux chefs de file du marché, l’élargissement des gammes de FNB ne s’est pas forcément traduit par des gains en parts de marché pour certains émetteurs.

Parmi les trois grands manufacturiers de l’industrie canadienne des FNB, seul le deuxième, BMO, a été actif avec 24 nouveaux FNB, alors que BlackRock, le leader du marché, n’en a ajouté que quatre.

Pourtant, la part de marché de BlackRock établie en fonction de l’actif en FNB canadiens a légèrement augmenté pour atteindre 25,7 % au 31 octobre 2025, selon l’Association canadienne des FNB. Or, celle de BMO a reculé à 21,8 % à la même, soit une baisse de deux points de pourcentage par rapport à sa part de marché de décembre 2024.

Pendant ce temps, le troisième acteur, Vanguard Investments Canada — qui mise sur des stratégies indicielles à faibles frais de gestion — n’a apporté aucune modification à sa gamme depuis un an. L’absence de nouveaux produits à promouvoir ne lui a pas nui : la part de marché de Vanguard a progressé à 14,4 % à la fin d’octobre, soit 40 points de base de plus que depuis le début de l’année.

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FNB en 2025 : innovation, croissance et préférences des investisseurs https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/fnb-en-2025-innovation-croissance-et-preferences-des-investisseurs/ Wed, 12 Nov 2025 10:45:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110985 ZONE EXPERTS - Pour les conseillers, il est essentiel de se tenir au courant de ces évolutions du secteur.

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Le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) continue d’évoluer à un rythme rapide en 2025, sous l’effet d’une forte demande des investisseurs, de l’innovation en matière de produits et d’un intérêt croissant pour les stratégies actives et quantitatives. Depuis le début de l’année, le marché a connu des créations nettes importantes, une forte augmentation du nombre de lancements de nouveaux FNB et l’émergence de structures et de stratégies novatrices. Ceci reflète une base de détenteurs de FNB de plus en plus diversifié, mature et sophistiquée.

Entrées nettes importantes

Malgré un contexte marqué par l’incertitude économique mondiale, les pressions inflationnistes et l’évolution de la politique monétaire, les FNB canadiens ont attiré des entrées nettes importantes en 2025.

Selon l’Association canadienne des FNB (ACFNB) et Investor Economics[1], les créations nettes de FNB de janvier à la fin de septembre ont dépassé 88 milliards de dollars (G$), ce qui en fait la meilleure année jamais enregistrée sur ce plan. Durant cette période, les actifs sous gestion ont augmenté de plus de 116 G$, la différence étant attribuable à la forte performance du marché.

À la fin du mois de septembre, l’actif géré des FNB atteignait un niveau record de 685 G$ (après ajustement pour tenir compte des FNB de FNB).

La répartition des actifs reste dominée par les FNB d’actions, qui représentent plus de 66 % des actifs sous gestion et 58,3 % des créations nettes totales. Les FNB de titres à revenu fixe représentant 25 % des créations nettes et 20 % du total des actifs. Les matières premières (1 %), les FNB d’actifs multiples (5 %), le marché monétaire (5 %) et les cryptomonnaies (2 %) représentent respectivement le reste des actifs sous gestion.

La hausse des créations nettes ne reflète pas seulement la performance du marché, elle souligne également l’attrait constant de la structure des FNB, notamment en raison de leur liquidité, de leur transparence et de leur relative efficacité fiscale.

Essor des FNB actifs et quantitatifs

L’une des tendances les plus marquantes en 2025 a été la croissance rapide des FNB à gestion active et des FNB factoriels, ce qui suggère une approche plus nuancée de la construction des portefeuilles.

Cette tendance s’est observée tant en termes d’actifs sous gestion (ASG) que de nombre de nouveaux lancements. Les FNB à gestion active constituent le segment qui connaît la croissance la plus rapide, avec un taux de croissance annualisé de plus de 30 %, représentant plus de 30 % du total des ASG des FNB canadiens et plus de la moitié du nombre de FNB cotés au Canada.

Cette croissance est alimentée par plusieurs facteurs :

  • Efficacité opérationnelle et réglementation : la capacité des gestionnaires actifs à opérer dans le cadre des FNB à moindre coût pour les investisseurs a attiré des actifs vers ces solutions.
  • Construction de portefeuille et demande des investisseurs pour l’alpha : la combinaison de stratégies passives traditionnelles et de solutions actives, les investisseurs consacrant une plus grande partie de leur budget aux stratégies génératrices d’alpha et minimisant les coûts liés au bêta.
  • Innovation dans les stratégies quantitatives et factorielles pour plus de résilience : les FNB quantitatifs, en particulier ceux qui mettent en œuvre l’intelligence artificielle et les données alternatives, ont gagné en popularité. Les investisseurs recherchent des approches systématiques pour l’investissement factoriel, la gestion des risques et l’optimisation des portefeuilles. Les stratégies multifactorielles ont pris un essor considérable.

Certains gestionnaires d’actifs canadiens ont été à l’avant-garde de ce mouvement, en lançant des produits qui couvrent tout, des approches multifactorielles à faible volatilité et quantitatives actives.

Nouvelle vague d’innovation

L’année 2025 a également été marquée par l’innovation en matière de produits, les émetteurs repoussant les limites de ce que les FNB peuvent offrir. Plusieurs solutions « plus récentes » ont fait leur apparition sur le marché canadien, reflétant les tendances déjà observées aux États-Unis et en Europe, mais adaptées aux besoins des investisseurs locaux.

  1. FNB de titres de créance adossés à des prêts (CLO)

Discuté dans cet article – Les FNB de CLO ont fait leur apparition au Canada cette année, offrant une exposition aux prêts garantis de premier rang par l’intermédiaire d’un instrument diversifié et liquide. Ces FNB intéressent les investisseurs à la recherche de revenus qui souhaitent obtenir des rendements supérieurs à ceux des titres de crédit traditionnels de qualité supérieure, avec l’avantage supplémentaire d’une exposition aux taux variables.

Si les CLO ont toujours été l’apanage des investisseurs institutionnels, les FNB ont démocratisé leur accès, tout en mettant fortement l’accent sur la qualité du crédit et l’expertise des gestionnaires. Parmi les premiers à les adopter, on trouve à la fois des particuliers et des conseillers cherchant à diversifier leurs allocations en titres à revenu fixe.

  1. Stratégies à effet de levier et basées sur des options

Les FNB à effet de levier ne sont pas nouveaux, mais leur conception a été affinée en 2025, avec des expositions et des contrôles des risques plus ciblés. Par exemple, les FNB à effet de levier réinitialisés quotidiennement et liés à des secteurs spécifiques (comme la technologie ou l’énergie canadiennes) ont gagné en popularité auprès des traders tactiques.

Plus particulièrement, les FNB basés sur des options, notamment les stratégies de vente d’options d’achats couvertes, de stratégie utilisant des options de vente (put-writing) et FNB offrant une tranche protégée (buffer ETFs), ont connu une forte augmentation de leurs lancements. Ces produits offrent un revenu amélioré ou une protection contre les baisses, répondant ainsi aux besoins des investisseurs ayant moins de tolérance à la volatilité des actions. Le succès de ces FNB reflète une tendance plus large vers l’investissement axé sur les résultats, où les clients recherchent des profils de risque-rendement définis.

  1. FNB à titre unique

Une autre nouveauté qui a fait les manchettes est le lancement de FNB à action unique, qui offrent une exposition à effet de levier ou inverse à des actions canadiennes et américaines individuelles. Ces FNB permettent aux investisseurs d’exprimer des opinions très tranchées ou de couvrir leurs positions sans recourir directement à des marges ou à des dérivés.

Bien que controversés en raison de leur nature spéculative, les FNB à action unique ont trouvé leur place auprès des négociateurs actifs et des investisseurs avertis. Les organismes de réglementation ont souligné l’importance de la divulgation et de l’éducation des investisseurs, et les émetteurs ont répondu en publiant des avertissements solides sur les risques et des directives d’utilisation.

Les entrées nettes records de 2024 étant déjà dépassées avec trois mois restants en 2025, plusieurs thèmes clés confirment d’un environnement favorable à une augmentation de la représentation des FNB dans les portefeuilles des investisseurs.

L’étendue de l’offre disponible en FNB, l’évolution des préférences des investisseurs ainsi que les changements réglementaires ont catalysé le développement de FNB axés sur le cycle de vie et le revenu, en particulier auprès des investisseurs vieillissants qui recherchent la simplicité et la stabilité dans la planification de leur retraite.

Pour les conseillers et les gestionnaires de portefeuille, il est essentiel de se tenir au courant de ces évolutions, non seulement pour tirer parti des nouvelles opportunités, mais aussi pour s’assurer que les portefeuilles restent en phase avec l’évolution des besoins des clients et des conditions du marché.

Clause de non-responsabilité : Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions de vente et de suivi, ainsi qu’à des frais de gestion et autres. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs ne sont pas des placements garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire. Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres, ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’achat, ni comme une promotion, une recommandation ou une commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’intégralité, nous ne pouvons en garantir l’utilisation ou l’interprétation.

[1] NEW-CETFA-September-2025.pdf

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« Ce type de FNB m’inquiète un peu » — Rajiv Silgardo https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/ce-type-de-fnb-minquiete-un-peu-rajiv-silgardo/ Wed, 10 Sep 2025 10:11:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109095 FOCUS FNB – Dans cette deuxième partie d’entretien avec le pionnier du secteur des FNB, Rajiv Silgardo, nous discutons de l’avenir de ce secteur et de certaines conséquences de l’innovation dans ce secteur.

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En mai, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec un de mes anciens patrons : Rajiv Silgardo, qui a entre autres été co-PDG de BMO Gestion mondiale d’actifs (BMO GMA), de 2009 à la mi-2016.

Dans cette seconde partie de notre conversation, nous discutons des défis du secteur. Voici le résumé de la suite de notre discussion.

Lire la première partie : Conversation avec un pionnier du secteur des FNB, Rajiv Silgardo

Alain Desbiens (AD) : Dans un panel Morningstar auquel j’ai participé ce printemps, une des questions portait sur le trop grand nombre de fournisseurs de FNB au Canada (45) et la potentielle saturation du marché des FNB. On parle de ce sujet alors que l’on ne parle jamais de saturation potentielle du marché des fonds communs de placement (115 fournisseurs) … D’ailleurs, on pourrait dire la même chose des fonds distincts, des produits structurés ou des fonds alternatifs. Quel est votre point de vue à ce sujet ?

Rajiv Silgardo (RS) : Au Canada, en décembre 2024, il y avait environ 500 milliards de dollars en actif sous gestion (ASG) de FNB et 2 000 milliards en ASG en fonds communs de placement. Les FNB représentent donc un quart du marché des fonds communs de placement. Aux États-Unis, les chiffres étaient de 10 000 milliards de dollars en FNB et de 28 500 milliards de dollars en fonds communs de placement. Les FNB représentaient environ 35 % du marché aux États-Unis, et environ 25 % au Canada. La croissance des actifs sous gestion des FNB continuera et le marché canadien est loin d’être saturé.

De plus, tout fournisseur sérieux sur notre marché devra adopter une stratégie en matière de FNB. Ceux-ci devront soit fournir leurs propres produits, soit s’associer à un partenaire. En effet, à mesure que les gens comprennent les avantages des FNB, la demande sera là, d’où le besoin d’avoir une offre.

AD : Les investisseurs dans le segment du courtage à escompte, du courtage de plein exercice et du marché institutionnel détiennent à peu près le même poids au Canada en matière d’ASG de FNB inscrit au Canada. Chaque segment a une forte croissance…

RS : Tout type d’investisseur — les assureurs, les banques, les fonds spéculatifs (hedge funds), les portefeuillistes qui gère des fonds communs, ainsi que ceux que tu as nommés — tout le monde peut acheter des FNB. Que ce soit pour mettre en œuvre une stratégie selon le point de vue de l’investisseur. Le marché est vaste et va continuer de croître dans tous les segments.

AD : Vous avez vu la croissance des actifs des FNB indiciels d’actions et la croissance phénoménale de l’offre de FNB de titres à revenu fixe. Les FNB canadiens reproduisent désormais tous les différents indices boursiers et de revenus fixes. Vous avez été présent aux débuts et pendant la croissance des FNB à bêta intelligent. Vous avez assisté à l’introduction du premier FNB à options d’achat de couverture au monde. Et vous avez assisté à l’émergence des FNB actifs. Nous assistons aujourd’hui à l’émergence et à la croissance des FNB de Bitcoin, des FNB de cryptoactifs, des FNB à actions uniques avec ou sans effet de levier, et à la résurgence des FNB à effet de levier, tant au Canada qu’aux États-Unis. Aux États-Unis, certains FNB ont un effet de levier multiplié par cinq. Au Canada, l’effet de levier est désormais multiplié par trois. Quel regard portez-vous sur certaines de ces structures, anciennes et nouvelles, du monde des FNB ?

RS : Je ne suis pas certain qu’elles soient toutes judicieuses (me dit-il sourire en coin).

Quand je pense aux FNB de cryptoactifs, aux FNB à effet de levier, et maintenant on parle de classes d’actifs privés qui arrivent, FNB à nom unique, avec ou sans effet de levier…, ça m’inquiète un peu. Dès le début, j’ai toujours été préoccupé pour ce type de FNB, car pour moi, le pire, c’est qu’un client obtienne un résultat inattendu.

En tant que gestionnaire de portefeuille, je ne voulais pas que cela se produise. En tant que chef d’entreprise, je ne voulais pas que cela se produise non plus.

Quand je pense à l’effet de levier, je pense, à l’époque comme aujourd’hui, qu’il est difficile de l’expliquer correctement à l’investisseur individuel moyen. Que peut-on attendre d’un FNB à effet de levier ? Par exemple, si vous achetez un FNB à effet de levier triple, il s’attend à l’acheter et à le conserver, et à terme, à obtenir un rendement trois fois supérieur à celui du marché. Et malheureusement, comme nous le savons, ça ne fonctionne pas comme ça. Ce sont des FNB qui visent une détention quotidienne (et qui ne devraient pas être achetés ni détenus à long terme). Et combien d’entre nous, à moins d’être spéculateurs sur séance, allons-nous passer de temps à acheter et vendre ces produits sur une base quotidienne ? Je m’inquiète donc qu’en prenant une idée que je considère comme excellente — le FNB — et en la repoussant toujours plus loin, aux limites du paysage de l’investissement, nous ne la déformions un peu.

Nous nous éloignons de la thèse initiale, celle de l’investissement, qui consistait à choisir un bon investissement et à le proposer efficacement et à moindre coût au plus grand nombre d’investisseurs possible. Nous nous éloignons de cette approche pour nous orienter vers des niches de plus en plus pointues, et plus on s’y aventure, plus la complexité augmente.

Un point important concerne la différence entre le marché américain des FNB et le marché canadien : la composition de ce secteur aux États-Unis, par catégorie d’actifs, est toujours proche de 80 % en actions et 20 % en revenu fixe et autres types de FNB (ex : crypto). Au Canada, la répartition est plutôt de 60 % actions et 40 % pour les autres types de FNB.

Cela témoigne de l’innovation sur le marché canadien. Nous avons été les premiers à proposer des titres à revenu fixe, des couvertures de change, des options d’achat couvertes, mais aussi des cryptomonnaies et d’autres FNB. Notre marché, en ce sens, s’est donc diversifié.

Les États-Unis sont encore largement axés sur les actions. Ils ont récemment lancé les cryptomonnaies. Nous verrons donc comment cela évolue.

AD : Dernière question et cela concerne la répartition des portefeuilles. Certaines voix évoquent la nécessité d’une plus grande présence des fonds alternatifs, du capital-privé et des cryptomonnaies dans la répartition d’actifs des clients particuliers comme c’est le cas pour l’institutionnel et les fonds de pension. Quel est ton point de vue sur le sujet en tenant compte que l’horizon de temps et les objectifs de placement d’un particulier ne sont pas toujours identiques à ceux d’un fonds de pension ou d’un client institutionnel ?

RS : Dans le marché des particuliers ou des investisseurs individuels, les horizons temporels peuvent être très différents de ceux des investisseurs institutionnels. La compréhension et la supervision d’un portefeuille d’investissement peuvent être très différentes, n’est-ce pas ?

Je suis donc réticent à l’idée de simplement investir 20 % dans toutes ces alternatives. Pour certains investisseurs, notamment les particuliers, si vous avez un conseiller qui comprend ces investissements et peut vous aider, vous pourriez intégrer certaines de ces solutions. La diligence raisonnable est toujours de mise.

Pour les investisseurs autonomes, à moins d’être prêts à se renseigner, et à effectuer des recherches approfondies (diligence raisonnable), un portefeuille diversifié dans les FNB répliquant les grands marchés boursiers et de revenu fixes restent intéressants.

AD :  Rajiv un immense merci pour votre rigueur et grande générosité dans la discussion.

RS : Alain, merci beaucoup.

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Offre élargie de FNB à actions uniques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/offre-elargie-de-fnb-a-actions-uniques/ Wed, 10 Sep 2025 10:01:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109591 FOCUS FNB - Trois sociétés canadiennes ont lancé chacune dix nouveaux FNB à effet de levier basés sur des titres individuels.

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Trois sociétés indépendantes, Harvest Portfolios Group, Ninepoint Partners et Purpose Investments, ont lancé à la fin août dix nouveaux fonds négociés en Bourse (FNB) à effet de levier basés sur des actions individuelles. Cela élargit ainsi l’accès à ce concept peu conventionnel du marché canadien. Toutes trois prévoient de poursuivre leur expansion dans ce créneau au cours des prochains mois.

L’une des particularités de ces produits spécialisés est leur prix unitaire, nettement inférieur à celui de l’action sous-jacente. Ainsi, au début septembre, l’action de la Banque Royale du Canada se négociait à 200 $, alors que les FNB liés à ce titre oscillaient entre 10,43 $ et 12,72 $, selon l’émetteur.

Ce prix réduit par part de FNB facilite les explications aux clients et, surtout, rend ces fonds à stratégies d’options plus accessibles, puisque les options se négocient par blocs de 100 titres. Un marché d’options liquide est essentiel pour que les gestionnaires de portefeuille puissent mettre en œuvre efficacement leurs stratégies.

Ces produits sont perçus comme plus rassurants pour les investisseurs du fait qu’ils sont généralement adossés à des titres de sociétés à grande capitalisation, bien établies et connues du grand public.

La différence majeure entre ces FNB et les actions individuelles réside toutefois dans l’approche des gestionnaires : ils visent à produire des rendements différenciés grâce à l’utilisation de ventes d’options d’achat couvertes (covered calls) et à un effet de levier modeste.

Un avantage attrayant : les revenus générés sont fiscalement avantageux, puisque les primes d’options perçues par les FNB sont considérées comme des gains en capital, dont seulement 50 % sont imposables.

« Ce que l’on obtient finalement, c’est un profil de rendement plus stable, axé sur le revenu, avec des distributions régulières et une certaine atténuation du risque à la baisse », explique Karl Cheong, vice-président exécutif et responsable des FNB chez Ninepoint, la plus récente société à avoir lancé des FNB à action unique entièrement canadiens.

Ninepoint tente de se démarquer avec une tarification agressive : ses FNB ont des frais de gestion de 29 points de base (pb), contre 40 pb pour Harvest et Purpose. De plus, les frais de gestion sont annulés jusqu’à la fin février.

Harvest, réputée pour ses stratégies axées sur le revenu, est entrée sur le marché en août 2024. Elle offre désormais 21 FNB basés sur des actions américaines, ainsi que dix nouveaux FNB canadiens, tous utilisant un effet de levier de 25 %.

Purpose a été la première à lancer des FNB à actions uniques, en décembre 2022, avec cinq produits liés à des actions américaines. En février 2025, la gamme en comptait 15, auxquels se sont ajoutés dix FNB canadiens, portant le total à 25.

« Notre thèse centrale est de transformer la volatilité en moteur de génération de revenu, plutôt que de la subir », explique Nick Mersch, gestionnaire de portefeuille chez Purpose, qui cogère la gamme Yield Shares.

Purpose combine une stratégie complexe de vente d’options d’achat à un effet de levier de 25 %, avec dix à vingt options d’achat couvertes détenues en simultané pour chaque FNB, aux échéances et prix d’exercice variés. Cette approche vise à limiter les effets négatifs si une action monte rapidement et à permettre une meilleure participation au potentiel de croissance à long terme.

Les rendements de distribution annualisés des FNB à actions uniques peuvent être nettement supérieurs à ceux des actions sous-jacentes. Chez Harvest, ils varient généralement entre 10 % et 40 % de la valeur liquidative (VL), selon Chris Heakes, gestionnaire principal de portefeuille.

« Le principal facteur dans le prix des options est la volatilité implicite, en gros, une mesure du risque associé à une action ou à de la demande pour des options sur cette action », explique-t-il.

Les sociétés à forte croissance étant plus volatiles, leurs FNB produisent souvent des rendements de distributions plus élevés. L’un des plus rémunérateurs est le FNB Harvest d’actions à revenu élevé amélioré Microstrategy (MSTE), avec un taux de distribution annualisé d’environ 45 %. Le titre sous-jacent, renommé Strategy en août, ne verse aucun dividende et se présente comme le plus important gestionnaire de trésorerie sous formede bitcoins au monde.

Karl Cheong note que l’utilisation d’un levier de 25 % ne modifie pas de manière importante le profil de risque par rapport à l’action sous-jacente. « Le but n’est pas d’introduire un risque de type fonds spéculatif, mais d’offrir un léger rehaussement du “rendement” », assure-t-il.

Pour chaque 100 $ investis, le FNB peut détenir environ 125 $ d’actions, générant davantage de dividendes et de primes d’options. Lorsque les marchés sont en hausse, l’effet de levier amplifie les gains. Or, lorsque les marchés baissent, il accentue les pertes. « Nous sommes transparents quant à ce compromis », ajoute-t-il.

La combinaison de ventes d’options d’achat couvertes et d’un effet de levier modéré, qui ont généralement tendance à s’équilibrer mutuellement en ce qui concerne le profil de risque du FNB, fonctionne mieux dans certains types de marchés que dans d’autres, selon lui.

Ces stratégies se révèlent particulièrement efficaces dans des marchés latéraux, où les primes d’options demeurent stables. En revanche, en période haussière, elles risquent de sous-performer les actions sous-jacentes si les options sont exercées, ce qui limite le potentiel de gains en capital.

Les FNB à action unique souffrent d’un manque de diversification, ce qui contredit l’objectif traditionnel d’un FNB. Pour pallier cette limite, les trois émetteurs ont conçu des portefeuilles regroupant plusieurs de ces produits au sein de leurs gammes respectives :

  • High Income,
  • HighShares
  • et Yield Shares.

Le FNB Harvest d’actions à revenu élevé diversifié (HHIS), avec 830 millions de dollars (M$) d’actifs, surpasse en taille tous les FNB américains à action unique qu’il détient. « C’est l’un des plus grands succès commerciaux de la gamme », selon Chris Heakes. En août, Harvest a lancé une version canadienne, le FNB Harvest d’actions canadiennes à revenu élevé (HHIC), qui regroupe des FNB canadiens à actions uniques.

De son côté, Ninepoint Enhanced Canadian HighShares ETF détient l’ensemble des dix FNB à action unique lancés récemment par la firme, avec une pondération accrue pour les titres les plus rémunérateurs, tout en limitant chaque position à 15 % du portefeuille.

Purpose, enfin, adopte une approche thématique avec son FNB Actions à revenu Tech Innovators Purpose, lancé en février, qui regroupe des FNB à action unique axés sur la technologie. D’autres FNB multi-actions axés sur la croissance ou le revenu devraient suivre prochainement.

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Les FNB à titre unique gagnent en popularité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-a-titre-unique-gagnent-en-popularite/ Wed, 13 Aug 2025 04:56:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108901 FOCUS FNB – Leur performance n’en est pas le reflet.

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Autant aux États-Unis qu’au Canada, la popularité des fonds négociés en Bourse de titres uniques (FNBTU) a monté en flèche, rapporte une étude de Valeurs mobilières TD (VMTD). Déjà, on trouve une forte diversité parmi ces produits.

À la base, on voit des FNBTU qui suivent des actions très populaires, comme celles de Tesla, Nvidia, Amazon ou Microsoft. À cela, s’ajoutent les FNBTU à levier/inversés, que les investisseurs utilisent pour amplifier les gains à la hausse ou à la baisse, souvent sur ces mêmes titres vedettes. Enfin, viennent les FNBTU à rendement amplifié, qui visent également ces actions en vue d’en augmenter le rendement, souvent en utilisant un faible effet de levier.

Au Canada, tous les FNBTU sont à rendement « amplifié » et reflètent la performance du titre en question à laquelle s’ajoute un effet de levier et/ou une stratégie d’accroissement des distributions avec la vente d’options d’achat couvertes ou d’autres produits dérivés.

Attention, un FNBTU ne suit pas nécessairement un seul titre. Certaines firmes offrent des FNB contenant un panier de divers FNBTU. Enfin, une dernière catégorie, déjà présente aux États-Unis, vient de faire son apparition au Canada : les FNBTU à levier double.

On pourrait qualifier les cinq premiers mois de 2025 d’effervescents. Aux États-Unis, l’actif total sous gestion a grimpé de 21 milliards de dollars américains (G$ US) en décembre 2024 à 28 G$ US à la fin de mai 2025, avec un apport total d’argent de 11,6 G$ US. De cette somme, 63 % (7,3 G$ US) ont été dirigés vers les FNBTU à levier/inversés, et 37% (4,3 G$ US) vers les FNBTU à rendement amplifié. En parallèle, l’activité de lancement de nouveaux produits a dépassé celle de toute l’année 2024 : 62 nouveaux FNBTU ont vu le jour en seulement cinq mois, contre 56 pour l’ensemble de l’année précédente.

Le secteur canadien des FNB reflète la situation américaine : 21 lancements pour les cinq premiers mois de 2025 contre 20 l’année dernière. Le Canada se distingue par une offre qui se place uniquement sous l’enseigne des FNBTU à rendement amplifié, affirme VMTD.

Performance négative

Comme l’indiquent les chiffres sur les entrées d’argent, celles-ci dépassent la hausse d’actifs. C’est que, « malgré d’importantes entrées dans les FNBTU aux États-Unis, ces fonds ont offert une performance relativement faible », souligne VMTD. En moyenne, la performance a été négative pour l’année en cours : -9,7%. Les deux pires performances ont affiché un recul de 82%. Malgré cela, fait ressortir VMTD, ces deux FNBTU ont quand même reçu de l’argent neuf à hauteur de 237 M$ US.

Il est presque ironique de constater que le FNBTU qui a reçu le plus d’argent neuf pour l’année en cours, soit 3,7 G$ US (Direxion Daily TSLA Bull 2X shares, TSLL US), affiche un recul assez spectaculaire de -63%. Par contre, le deuxième FNBTU à recevoir le plus d’entrées, le YieldMax MSTR Option Income Strategy ETF (MSTY US), a engrangé 1,8 G$ US et donné un rendement positif de 26%.

Au Canada, les deux principaux manufacturiers de FNBTU sont Purpose Investments et Harvest ETFs, tous deux ayant recueilli 745 M$ en entrées nettes pour les cinq premiers mois de 2025 dans 45 fonds au total. Ils offrent des FNBTU à rendement amplifié qui recourent à une stratégie d’achat d’options couvertes, certains de ces fonds accompagnés d’un levier de 1,25 x. Le Harvest Diversified High Income Shares ETF (HHIS CN), qui à lui seul a engrangé 286 M$ cette année, est un fonds de fonds, détenant 14 autres FNBTU de Harvest.

La firme Longpoint s’est distinguée au début de juin en lançant les deux premiers FNBTU à levier double au Canada, et a ajouté deux autres fonds similaires depuis. Ces FNBTU suivent divers méga-titres américains en technologie. Aux États-Unis, de tels fonds sont disponibles depuis 2022, indique une étude de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF), mais c’est en Europe qu’on a vu de tels fonds émerger depuis beaucoup plus longtemps.

La volatilité peut dérouter

Comme les chiffres de VMTD en témoignent, BNMF met en garde les investisseurs contre la volatilité potentielle des FNBTU. « Ces fonds sont conçus pour les transactions à court terme, leur performance pouvant s’éloigner considérablement d’un rendement amplifié attendu des titres sous-jacents, que ce soit par un effet de levier ou d’inversion, surtout s’ils sont détenus plus d’un jour. »

En effet, nombre de FNB à effet de levier et à effet de levier inversé ont pour objectif de répliquer le rendement pour une période d’une seule séance boursière et ne doivent donc pas être détenus plus d’un jour.

BNMF illustre son affirmation en comparant la performance du titre de Tesla (TSL) et d’un produit négocié en Bourse européen à titre unique à double levier. Sur une période de deux ans, le FNBTU montre des hausses trois fois et même quatre fois supérieures à celles du titre de Tesla avec des chutes aussi spectaculaires. Il faut avoir des nerfs solides pour supporter de tels écarts.

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Le CSF s’inquiète de l’usage de l’effet de levier dans les banques parallèles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-csf-sinquiete-de-lusage-de-leffet-de-levier-dans-les-banques-paralleles/ Wed, 23 Jul 2025 11:29:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108515 Le groupe de travail mondial formule des recommandations pour faire face aux risques pesant sur la stabilité financière.

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Dans le cadre de ses efforts continus pour faire face aux risques posés par le secteur bancaire parallèle en pleine expansion, le Conseil de stabilité financière (CSF) recommande une série de mesures politiques pour faire face aux menaces pour la stabilité financière créées par l’effet de levier dans le secteur.

Dans un nouveau rapport, le CSF présente ses recommandations aux régulateurs et aux décideurs politiques pour faire face aux risques liés à l’effet de levier dans les institutions financières non bancaires.

Précédemment, le CSF avait constaté que l’effet de levier avait joué un rôle important dans les récents épisodes de tensions sur les marchés, notamment :

  • les turbulences financières au début de la pandémie en mars 2020,
  • l’effondrement du fonds spéculatif Archegos,
  • les tensions sur les marchés des matières premières en 2022
  • et la crise du marché du Trésor au Royaume-Uni en 2023.

En réponse à ces événements, diverses autorités — dont le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) et le Comité sur les paiements et les infrastructures de marché (CPMI) — ont déjà pris des mesures pour remédier aux vulnérabilités révélées par ces épisodes.

Alors que ces efforts devraient permettre de faire face à certains risques liés à l’effet de levier, le CSF explique que ses nouvelles recommandations sont conçues pour faire face aux risques qui subsistent ou qui pourraient émerger à l’avenir.

Les recommandations du groupe, remises au G20, « définissent une approche intégrée pour traiter les risques de stabilité financière créés par l’effet de levier [des banques parallèles] », résume le CSF.

« Elles se concentrent sur les risques qui peuvent survenir sur les marchés financiers qui sont au cœur du système financier et dont le fonctionnement est essentiel pour l’économie réelle, ainsi que sur les risques qui peuvent découler des liens entre les établissements non bancaires à effet de levier et les établissements financiers d’importance systémique dans leur rôle de fournisseurs d’effet de levier », est-il indiqué.

Les recommandations portent sur l’identification et la surveillance des risques, l’utilisation de l’effet de levier sur les principaux marchés financiers, les lacunes dans l’approche réglementaire, la gestion du risque de crédit de la contrepartie et la coopération transfrontalière. Elles visent également à donner de la flexibilité aux autorités locales pour sélectionner, concevoir et calibrer des mesures politiques adaptées à leurs marchés spécifiques.

Le CSF souligne que ces recommandations s’inscrivent dans le cadre de son travail plus large visant à traiter les risques posés par le secteur bancaire parallèle, qui est vaste et en pleine expansion.

Les propositions de politiques étant finalisées, le CSF compte maintenant travailler avec les organismes mondiaux de normalisation pour soutenir la mise en œuvre sur les différents marchés.

Parallèlement au rapport décrivant ses recommandations, le CSF a également publié un rapport d’étape sur les efforts visant à améliorer la résilience du secteur bancaire parallèle depuis la crise financière mondiale, ainsi qu’un rapport traitant des lacunes dans les données disponibles.

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