Économie | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/economie/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 07 Jan 2026 21:15:20 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Économie | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/economie/ 32 32 IA en Bourse : alerte à la bulle ou simple pause du marché ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/ia-en-bourse-alerte-a-la-bulle-ou-simple-pause-du-marche/ Wed, 07 Jan 2026 11:03:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111669 Pour Alpine Macro, les fondamentaux demeurent solides et la tendance haussière pourrait se prolonger.

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Les craintes d’implosion d’une bulle financière de l’intelligence artificielle (IA) se multiplient, mais Alpine Macro, de Montréal, juge qu’on est encore loin d’un tel moment. Le marché haussier peut se poursuivre encore longtemps.

Les alertes d’orage sur le marché de l’IA se sont multipliées ces derniers temps. Par exemple, deux universitaires de l’Université Yale repèrent des signes troublants.

Tout d’abord, les ententes croisées qui ressemblent à des labyrinthes de surinvestissement abondent, une concentration qui hausse les risques de contagion. « En moins de trois ans, OpenAI est passé du statut de jeu de société à un pilier de l’économie globale », écrivent les deux chercheurs de Yale, OpenAI ayant signé le 1er octobre dernier une entente de 500 milliards de dollars (G$) avec Samsung pour le projet Stargate.

Au cours du Yale Chief Executive Leadership Institute CEO Summit de juin 2025, 40 % des 150 chefs de direction présents ont soulevé d’importantes réserves à l’endroit de l’exubérance AI, « jugeant qu’une correction est imminente », écrivent les auteurs de Yale.

Analyste vedette chez Groupe RBC, Kelly Bogdanova prévoit qu’après les hausses massives de profits de 2023 et 2024, les taux de croissance entre les Magnificent Seven et le reste du marché sont appelés à converger en 2026.

La firme d’analyse BCA Research, de Montréal, vient de publier une étude qui, le 15 décembre, a trouvé écho dans MarketWatch, bulletin financier du Wall Street Journal. Elle annonce une déconfiture de la bulle IA dès 2026. Poursuivant sur la lancée de Kelly Bogdanova, BCA fait observer que l’idée d’une hausse soutenue des profits des firmes technologiques va paraître très chancelante au début de 2026. Le morcellement de l’idée IA va heurter de plein fouet un secteur techno où le niveau des bénéfices par action est de 22,6 comparé à une médiane de 18 pour l’ensemble du S&P 500.

Autre point de vue montréalais

Tout le monde ne partage pas cet avis. Une autre firme de Montréal, Alpine Macro, a également vu MarketWatch donner écho à sa vision, une vision plus optimiste toutefois de la course financière de l’IA. Chef des stratégies quantitatives chez Alpine Macro, Henry Wu considère que, jusqu’à ce jour, les risques sont contenus et ne devraient pas faire dérailler le train IA.

Henry Wu traite de trois sujets anxiogènes liés à l’IA. Tout d’abord, face à l’objection fréquente que l’investissement en IA est démesuré et rappelle les excès de la bulle techno de 2000, il fait remarquer que, comparativement à la tendance courante des investissements, ceux qu’on observe en IA ne sont que légèrement supérieurs à ceux de 2000. Alors que les investissements en technologie ont bondi d’environ 4,6 % du PIB américain à 6,5 % de 1995 à 2000, depuis 2023 le saut est d’à peine trois dixièmes de points de pourcentage du PIB. « Nous sommes encore tôt dans la course », dit Henry Wu.

Une autre facette de la hausse des investissements tient au fait qu’elle a été financée surtout à partir des encaisses gigantesques des sociétés technologiques, ne représentant en 2025 que 38 % des trésoreries. Par ailleurs, l’endettement obligataire des sociétés technologiques ne représente qu’environ 3,5 % du marché obligataire total, alors qu’il s’est élevé à 12 % en 2000.

Quant au « labyrinthe » des investissements que dénonce l’analyse de Yale, Alpine Macro n’y voit rien de tel. « Les entreprises de l’IA sont souvent le mieux habilitées pour évaluer les risques et bénéfices de leurs partenaires en amont et en aval », note Henry Wu.

Plusieurs observateurs dénoncent la rapide dépréciation des puces IA qui mine la réelle profitabilité des leaders du secteur. Ces derniers annoncent des dépréciations sur cinq à six ans, alors que le cycle d’apparition des nouvelles puces est de trois ans ou moins. C’est une situation qui n’émeut pas Henry Wu. « La dépréciation des puces est économique, dit-il, et ne tient pas à une détérioration des composantes. La capacité de traitement des puces antérieures ne décline pas parce qu’une nouvelle puce fait son apparition. Ce sont les prix qui tombent avec l’apparition de produits plus efficients. »

Enfin, les marchés s’inquiètent d’un nouvel événement DeepSeek, le modèle de langage chinois très économique qui a traumatisé tout le monde au début de 2025. Alpine Macro ne s’en émeut pas non plus. Si un tel événement se produit à nouveau, ce sera simplement une occasion de réinvestir sur un fléchissement des marchés, comme ce fut le cas en janvier 2025.

Henry Wu ne nie pas la possibilité d’une « bulle IA ». En fait, il juge que sa probabilité est élevée, « mais nous sommes tôt encore dans le gonflement de cette bulle », dit-il. C’est la même conclusion à laquelle arrive Deutsche Bank, l’analyste Brian Cox affirmant que, même si nous avons affaire à une bulle, elle est encore jeune. En se retirant prématurément, les investisseurs risquent de renoncer à des gains potentiels.

Qu’en est-il du vrai marché?

Une question demeure : le marché des applications de l’IA chez les consommateurs et les entreprises justifiera-t-il la masse des investissements en cours. Henry Wu le croit et note que les ventes tant chez Open AI que chez Anthropic atteignaient les 10 G $US en 2025.

Est-ce suffisant? La question reste ouverte — et inquiétante. Une récente étude du MIT (Massachusetts Institute of Technology) a montré que sur un sondage récent de 52 entreprises, 95 % ont annoncé un rendement de zéro sur leurs investissements en IA d’environ 35 G $US dans 300 projets différents.

Alpine Macro, un trésor caché de Montréal

Sise au 666 rue Sherbrooke à Montréal, la firme de recherche en investissement mondial Alpine Macro occupe peu de place au Québec, mais son empreinte internationale est très large.

Fondée en 2017 avec six employés, la firme en compte aujourd’hui une cinquantaine, avec une équipe essentielle d’environ 25 stratèges et analystes. « Le Québec compte pour environ 1 % de notre activité, cependant nous couvrons plus de 70 pays », affirme Arun Kumar, chef de la direction d’Alpine. C’est ce qui explique l’absence presque complète de stratèges francophones issus du Québec, juge le dirigeant. « Nous recrutons dans tous les marchés que nous couvrons », ajoute-t-il, ce que les noms des stratèges illustrent éloquemment : Yan Wang, stratège en chef des marchés émergents et de la Chine, Harvinder Kalirai, stratège en chef du revenu fixe et des devises, Bassam Nawfal, stratège en chef de l’allocation des actifs.

La perspective est globale et tous les secteurs s’y retrouvent : des denrées de base à l’intelligence artificielle, de l’énergie aux marchés émergents, des obligations américaines aux stratégies quantitatives.

Cette pépinière de cerveaux analytiques se rattache à un fil conducteur unique : Anthony Boeckh, co-fondateur d’Alpine, mais aussi fondateur de cette autre firme montréalaise d’analyse globale, BCA Research, où il a été actif pendant 34 ans avant de fonder Alpine. Pas surprenant qu’on trouve chez Alpine plus d’une dizaine de transfuges de BCA. Aujourd’hui encore, âgé de plus de 80 ans, Anthony Boeckh participe chaque semaine aux rencontres de recherche.

Arun Kumar ne veut pas s’étendre sur les différences qui distinguent Alpine de BCA. Il se contente d’indiquer qu’Anthony Boeckh « voulait recréer ce que BCA Research était à ses débuts ». Il note aussi en passant qu’Alpine vise à présenter à sa large clientèle une vision « maison » unifiée alors que BCA présente une approche « par silo », où différents analystes peuvent être en contradiction les uns avec les autres.

En juin 2025, Alpine est devenue un joueur de niche au sein de la grande famille de la firme londonienne Oxford Economics, qui a acquis un intérêt majoritaire dans la firme de Montréal. Oxford abrite un personnel de 840 employés dispersés entre 20 bureaux mondialement. Alors qu’Oxford est spécialisée en études et prévisions économiques, Alpine contribue une expertise de stratégie financière mondiale.

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L’économie en voie de reprise graduelle, selon l’OCDE https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/leconomie-en-voie-de-reprise-graduelle-selon-locde/ Fri, 12 Dec 2025 12:14:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111446 Un paysage de risques stable, mais un impératif : relancer la productivité.

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Alors que l’économie continue de se remettre des perturbations liées au commerce, la croissance du PIB du Canada devrait progressivement gagner en dynamisme au cours des prochaines années, selon les plus récentes prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Dans un rapport publiant ses nouvelles projections, l’organisation basée à Paris indique qu’elle s’attend à un renforcement de la croissance en 2026 et 2027, alors que le pays poursuit sa reprise du ralentissement causé cette année par l’augmentation des tarifs douaniers américains. La croissance est ainsi prévue à 1,3 % l’an prochain, puis 1,7 % l’année suivante.

« Un rebond du commerce devrait soutenir une reprise graduelle de l’investissement des entreprises, tandis que la consommation des ménages se redresse à mesure que l’incertitude s’estompe », résume l’OCDE.

De plus, l’investissement résidentiel « devrait prendre de l’ampleur en 2026, soutenu par les mesures de soutien au logement et la baisse des taux d’intérêt », note le rapport.

L’organisme prévoit également une amélioration graduelle du marché du travail en 2026 et 2027.

Bien que l’inflation globale devrait connaître une « hausse temporaire » en 2026, « l’inflation fondamentale devrait continuer de se modérer, reflétant un ralentissement de la croissance des salaires et un écart de production qui se creuse », ajoute l’OCDE, précisant que l’inflation globale devrait rester proche de la cible de 2 % de la Banque du Canada au cours des prochaines années.

À la suite de nouvelles baisses de taux d’intérêt en septembre et octobre, la politique monétaire devrait demeurer inchangée, estime l’OCDE.

« Le mécanisme de transmission des taux directeurs plus bas vers les taux de prêt bancaire est en cours, et ses effets sur l’économie réelle devraient devenir plus visibles en 2026, à mesure que l’incertitude diminue », souligne-t-elle.

Parallèlement, la politique budgétaire est devenue plus accommodante, avec du soutien ciblé aux secteurs durement touchés par la hausse des tarifs douaniers, ainsi que des réductions d’impôts plus larges et une augmentation des dépenses en défense et en infrastructures.

L’OCDE estime que les risques entourant ses prévisions sont « globalement équilibrés ».

Une résurgence de l’incertitude commerciale pourrait retarder la reprise, notamment si elle se répercute sur les marchés du travail et affaiblit le revenu des ménages et la demande intérieure. Toutefois, des risques positifs existent également : « la consommation des ménages et l’investissement résidentiel pourraient dépasser les attentes, particulièrement si les ménages puisent davantage dans leur épargne accumulée ».

Quoi qu’il en soit, les politiques publiques devraient se concentrer sur la relance de la croissance de la productivité, souligne le rapport.

« Cela implique de promouvoir l’investissement dans des actifs productifs, notamment les technologies numériques, et de renforcer l’innovation », écrit l’OCDE, ajoutant que les efforts pour lever les barrières au commerce interprovincial et améliorer la mobilité de la main-d’œuvre doivent se poursuivre.

« Les incitatifs fiscaux à la R-D pourraient être simplifiés […] et complétés par un soutien direct accru », conclut-elle. « L’augmentation de l’offre de logements, en particulier de logements locatifs abordables, demeure également une priorité. »

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La Banque du Canada maintient son taux directeur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-banque-du-canada-maintient-son-taux-directeur-2/ Wed, 10 Dec 2025 15:06:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111548 Un contexte mondial incertain, mais une économie canadienne résiliente.

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Comme nombre d’experts l’avaient prédit, la Banque du Canada (BdC) a décidé de maintenir le taux cible du financement à un jour à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, comme prévu. Après deux baisses, Tiff Macklem s’installe clairement dans une posture “on observe et on laisse les effets se matérialiser”. La politique est en zone neutre, et la Banque veut voir comment l’impact des dernières décisions dans l’économie vont se refléter dans les données avant de bouger à nouveau », constate Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine.

Une économie mondiale pleine d’incertitudes

La banque centrale explique sa décision en raison de l’incertitude mondiale encore particulièrement élevée, bien que les grandes économies fassent preuve de résilience face au protectionnisme américain.

« Premièrement, les droits de douane américains élevés sur l’acier, l’aluminium, les automobiles et le bois d’œuvre ont porté un coup dur à ces secteurs. De façon plus générale, l’incertitude entourant la politique commerciale des États-Unis pèse sur les investissements des entreprises. Mais jusqu’à présent, l’économie se montre résiliente dans l’ensemble », explique Tiff Macklem dans sa déclaration préliminaire.

Dans la zone américaine, la paralysie partielle du gouvernement américain a apporté davantage de volatilité en plus de retarder « la publication de certaines données économiques clés ». Toutefois la croissance économique continue grâce à la consommation et l’essor des investissements dans l’intelligence artificielle.

Dans la zone euro, la croissance a positivement surpris les économistes, surtout grâce à la résilience du secteur des services.

En Chine, la demande intérieure modeste et la faiblesse du marché du logement pèse sur la croissance.

Forte croissance au Canada

Le Canada a enregistré une croissance de 2,6 % au troisième trimestre, bien que la demande intérieure finale ait stagné. La BdC s’attend à ce que la demande intérieure finale progresse au quatrième trimestre, mais à ce que la croissance du PIB soit faible avant de se redresser en 2026.

« L’incertitude demeure élevée. Les fluctuations importantes des échanges commerciaux pourraient continuer de causer de la volatilité d’un trimestre à l’autre », peut-on lire dans l’Annonce concernant le taux directeur.

Le marché du travail montre des signes encourageants. L’emploi a enregistré des gains solides au cours du trimestre et le taux de chômage est descendu à 6,5 % en novembre. Mais le marché de l’emploi dans les secteurs sensibles au commerce demeure faible tandis que les intentions d’embauche restent modérées.

« Depuis le début de l’année, il y a eu des pertes d’emplois substantielles dans les secteurs sensibles au commerce. Mais dans les derniers mois, comme l’emploi dans ces secteurs a été plus stable, les gains dans d’autres secteurs – en particulier les services – ont fait augmenter le nombre global d’emplois. Dans l’avenir, cependant, nous pensons que les intentions d’embauche seront modérées dans l’ensemble de l’économie », détaille Tiff Macklem.

« Ce qui a changé depuis la dernière baisse, c’est l’emploi. Et il ne justifie pas une nouvelle intervention », résume Pierre-Benoît Gauthier.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a ralenti pour s’établir à 2,2 % en octobre se situant ainsi depuis maintenant plus d’un an près de la cible de 2 %.

Les mesures de l’inflation fondamentale se maintiennent quant à elle dans une fourchette de 2,5 à 3 % et l’inflation sous-jacente serait encore autour de 2,5 %.

« Les pressions inflationnistes sont encore contenues, malgré les coûts supplémentaires associés à la réorganisation du commerce. L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) global est proche de la cible de 2 % depuis plus d’un an, et nous nous attendons à ce qu’elle y reste », résume Tiff Macklem.

« Le Conseil de direction considère que le taux actuel est essentiellement au niveau approprié pour garder l’inflation proche de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel », conclut la BdC.

« Le marché des contrats à terme prévoit une hausse en 2026. Ca nous semble prématuré. Pour monter les taux, il faut une surchauffe. Ce qu’on a présentement, c’est de la survie, pas de l’excès. L’investissement reste mou, la consommation tient mais ne s’emballe pas, et le Canada fait encore face au choc externe des tarifs américains. Sans oublier que la renégociation de l’ACEUM arrive. À 2,25 %, la politique n’est pas accommodante. Elle est neutre et cohérente avec les conditions. C’est un contexte de patience, pas un contexte de resserrement », commente Pierre-Benoît Gauthier soulignant toutefois la différence avec la politique de la banque centrale américaine.

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La Banque du Canada indique une pause : quelle stratégie adopter pour souscrire une hypothèque ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/la-banque-du-canada-indique-une-pause-quelle-strategie-adopter-pour-souscrire-une-hypotheque/ Mon, 03 Nov 2025 14:00:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110649 ZONE EXPERTS – Voici comment nous envisageons l’avenir.

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La baisse de 0,25 % du taux directeur annoncée par la Banque du Canada (BdC) le 19 octobre dernier n’a pas constitué une véritable surprise pour les marchés. La véritable surprise est venue des commentaires du gouverneur Tiff Macklem. Celui-ci a laissé entendre que le cycle de réduction des taux d’intérêt touche probablement à sa fin. Il a justifié cette affirmation en expliquant que l’économie canadienne traverse une période de transition structurelle, notamment en raison des effets des tarifs américains et du ralentissement de l’investissement des entreprises.

Le gouverneur Macklem a ajouté que, le taux directeur se situe désormais à un niveau approprié pour ramener l’inflation vers la cible de 2 % — du moins tant qu’il demeure proche de son niveau actuel — tout en soutenant l’économie dans cette phase d’ajustement. Il a également reconnu que les dommages structurels causés par le conflit commercial réduisent la capacité de l’économie et augmentent les coûts. Cela limite le rôle que la politique monétaire peut jouer pour stimuler la demande tout en maintenant une faible inflation.

Une baisse rapide des taux d’intérêt

Il faut rappeler que le taux directeur a tout de même reculé de 2,75 % en seulement 15 mois.

Dans ce contexte pour le moins inhabituel, marqué par un choc commercial majeur et une incertitude économique persistante, la décision de la BdC de faire une pause et d’observer les effets de cette série de baisses est une marque de prudence.

Retour sur nos prévisions

Dans notre billet 2024 : année d’assouplissement de la politique monétaire publié en février 2024, nous anticipions une baisse significative des taux provoquée par un ralentissement marqué de l’économie canadienne. L’économie a effectivement frôlé la récession et les taux ont reculé davantage que prévu à l’époque. Nous avions alors recommandé le recourt au taux variable plutôt qu’au taux fixe pour les hypothèques, un conseil qui s’est généralement révélé judicieux.

De même, dans notre billet Analyse des taux hypothécaires : ce que nous anticipons pour 2025 publié en janvier 2025), nous avions évoqué une baisse additionnelle d’au moins 1 % du taux directeur. À nouveau, nos prédictions se sont avérées juste.

Après la forte remontée des taux en 2022, plusieurs consommateurs hésitaient à choisir le taux variable. Or, notre recommandation constante en faveur du taux variable au cours des deux dernières années a permis à de nombreux emprunteurs d’économiser considérablement et leur a évité les pénalités importantes liées aux hypothèques fixes offertes à un taux de plus de 5 %.

Et maintenant ?

En regardant vers l’avenir, nous croyons que l’incertitude qui marque l’économie canadienne, combinée à la poursuite des pertes d’emplois, continuera de freiner la croissance. De plus, il semble maintenant évident que le président américain cherche à conclure sa guerre commerciale en mettant en place de nouvelles ententes commerciales. Lorsque le tour du Canada sera venu, une désescalade tarifaire pourrait ramener un climat plus favorable au commerce et à la stabilité des prix.

Pour ces raisons, nous estimons que l’inflation reviendra graduellement vers la cible de la BdC et que de nouvelles baisses de taux sont probables en 2026.

Nous continuons donc de privilégier le taux variable, qui demeure selon nous la stratégie la plus avantageuse dans le contexte économique actuel. Cela dit, ce choix ne convient pas à tous les emprunteurs : il est essentiel d’évaluer soigneusement son profil de risque et sa tolérance à la volatilité avant de prendre un engagement. Pour ceux qui recherchent davantage de prévisibilité et de stabilité dans leurs paiements, le taux fixe sur trois ans représente une alternative intéressante, permettant de traverser cette période d’ajustement avec une certaine tranquillité d’esprit.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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Budget fédéral : des décisions difficiles à l’horizon https://www.finance-investissement.com/nouvelles/budget-federal-des-decisions-difficiles-a-lhorizon/ Thu, 23 Oct 2025 12:15:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110506 Prévient Mark Carney.

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Le gouvernement fédéral devra prendre des « décisions difficiles » dans son prochain budget fédéral, a prévenu le premier ministre Mark Carney, qui a aussi promis des changements ambitieux, notamment l’intention du gouvernement de doubler les exportations hors-États-Unis pendant la prochaine décennie.

Mark Carney a pris la parole mercredi soir devant des étudiants de l’Université d’Ottawa pour énoncer les grandes lignes du budget fédéral qui sera présenté le 4 novembre. Il s’agira du premier budget de l’ère Carney, après trois mandats de Justin Trudeau.

Le premier ministre a affirmé que les Canadiens se trouvaient dans un « moment charnière » et qu’ils devaient « changer certaines de (leurs) façons de faire, sans changer (qui ils sont) ».

« Cela exigera certains sacrifices et cela prendra du temps, a expliqué le premier ministre. Et lorsque nous devrons faire des choix difficiles, nous le ferons avec réflexion et transparence. »

Pour ce faire, il a signalé que le gouvernement avait l’intention de « réduire les dépenses inutiles » et de « faire plus avec moins ». Son gouvernement a l’intention d’équilibrer le « déficit de fonctionnement » en trois ans.

« Au cours de la dernière décennie, les dépenses fédérales ont augmenté de plus de 7 % sur un an. Nos dépenses ont dépassé la croissance de notre économie. Notre nouveau gouvernement change donc cela », a-t-il expliqué.

Selon lui, son gouvernement a déjà trouvé « près de 500 nouvelles façons de rationaliser les services gouvernementaux, éliminer les dédoublements et réduire les coûts ».

« Ce budget va protéger les programmes essentiels qui donnent à chaque Canadien une vraie chance d’avancer », a-t-il toutefois ajouté.

Se détourner des États-Unis

Le premier ministre Carney a insisté pour dire que le Canada traversait une période de transformations profondes influencées notamment par les décisions du président américain Donald Trump, un grand partisan des droits de douane.

Pour remédier à la situation, Mark Carney a l’intention de doubler les exportations hors des États-Unis dans la prochaine décennie.

Selon lui, cela générerait 300 milliards $ supplémentaires pour le commerce.

« Nous devons prendre soin de nous, car nous ne pouvons pas nous fier à un partenaire étranger », a-t-il soutenu.

Le premier ministre a aussi réitéré que son gouvernement présenterait une « stratégie de compétitivité climatique », qui sera concentrée davantage sur les « résultats que sur les objectifs ».

« Sur les investissements plutôt que sur les interdictions », a-t-il précisé.

Plus tard cette semaine, Mark Carney se rendra en Asie pour participer à des sommets économiques, qui auront lieu dans les jours précédant le dépôt du budget.

Un plan en immigration

Mark Carney a aussi annoncé qu’il dévoilera dans le prochain budget son plan en immigration pour que les niveaux « correspondent aux besoins et à la capacité » du Canada.

Le premier ministre a indiqué que le nouveau plan viserait à améliorer les choses « pour les nouveaux arrivants, pour tout le monde ».

Ottawa est tenu de déposer, chaque automne, une telle feuille de route qui comprend des cibles chiffrées. Habituellement, le plan se tient sur trois ans et établit combien de nouveaux arrivants se verront accorder la résidence permanente canadienne pour la première année, en plus de fixer le seuil envisagé pour les deux autres.

Des cibles sont normalement énumérées pour chacun des différents programmes d’immigration, qu’il s’agisse d’immigration catégorisée comme étant économique ou de l’accueil de réfugiés, par exemple.

Le plan pluriannuel est habituellement déposé avant le 1er novembre, mais pareille date sera un samedi cette année.

Dans leur plateforme électorale, les libéraux de Mark Carney ont promis de « stabiliser les admissions de résidents permanents à moins de 1 % de la population canadienne chaque année au-delà de 2027 ».

D’ici à 2027, les derniers niveaux annoncés en 2024 par le prédécesseur de Mark Carney, Justin Trudeau, se situent déjà sous cette barre, avec une cible de 395 000 admissions en 2025, 380 000 en 2026 et 365 000 en 2027.

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Le pire semble passé pour l’économie canadienne https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-pire-semble-passe-pour-leconomie-canadienne/ Thu, 16 Oct 2025 12:05:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110315 La reprise est en cours, mais l’avenir de l’ACEUM plane sur les perspectives, selon BMO.

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Malgré les risques persistants liés aux tarifs douaniers, le pire semble passé pour l’économie canadienne, estime BMO Marchés des capitaux.

Dans un nouveau rapport économique, les analystes de la banque soulignent que, malgré l’incertitude entourant les échanges commerciaux, l’économie a survécu à la contraction du deuxième trimestre et montre désormais des signes de reprise.

« Le PIB réel s’est légèrement redressé en juillet, ce qui place la croissance sur la bonne voie pour atteindre, voire dépasser, notre estimation actuelle de 0,5 % en rythme annualisé au troisième trimestre », indique le rapport.

La consommation des ménages s’est raffermie après un début d’année marqué par la prudence face aux tensions commerciales avec les États-Unis.

« Les ménages font tout leur possible pour amortir le choc de la guerre commerciale », notent les économistes.

Avec la chute marquée des voyages vers les États-Unis, des milliards de dollars ont été redirigés vers le tourisme intérieur, précisent-ils, ajoutant qu’un TSX en forte progression stimule également les dépenses.

À moins d’une escalade des tensions commerciales, les exportations et les investissements des entreprises devraient bientôt se stabiliser, selon le rapport.

Par ailleurs, le prochain budget fédéral devrait comporter « d’importantes mesures de relance budgétaire » qui, combinées à une politique monétaire accommodante, devraient soutenir la reprise économique au cours des prochains trimestres.

Cependant, le marché du logement et le marché du travail demeurent « les maillons faibles de la chaîne économique », avertissent les économistes.

Le plus grand risque demeure toutefois la possibilité que Washington se retire de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), qui atténue pour l’instant les effets des droits de douane.

« Si cela devait se produire, l’économie canadienne serait vraisemblablement plongée en récession », conclut BMO.

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Pourquoi la baisse des taux hypothécaire se poursuivra-t-elle ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/peter-tsakiris/pourquoi-la-baisse-des-taux-hypothecaire-se-poursuivra-t-elle/ Mon, 06 Oct 2025 13:38:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110213 ZONE EXPERTS – Notre conviction : le scénario de stagflation étant écarté, le taux variable doit être privilégié.

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Les plus récentes statistiques économiques indiquent que l’économie canadienne n’est pas officiellement en récession, du moins pour le moment. Toutefois, elles révèlent une économie à deux vitesses à l’échelle du pays. En effet, les provinces les plus touchées par les tarifs américains, comme l’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique, affichent une croissance anémique. Dans le même temps, les mesures de rétorsion imposées par la Chine sur le canola, le poisson et les fruits de mer risquent d’affecter, à un certain degré, les provinces jusqu’ici épargnées par les tarifs américains.

Il est évident que l’évolution des tarifs aura une influence majeure sur la croissance économique à venir. Toutefois, un élément demeure clair : la diminution des exportations de matières premières et d’autres produits touchés par ces tarifs entraînera une hausse du surplus des marchandises. Combinée à une baisse de la demande intérieure, provoquée par la persistance d’une faible confiance des consommateurs, cette situation devrait exercer une pression à la baisse sur les prix. En conséquence, l’inflation pourrait reculer, éloignant les probabilités de stagflation et offrant ainsi à la Banque du Canada (BdC) une marge de manœuvre pour assouplir davantage sa politique monétaire.

En effet, entre la perte d’emplois dans les provinces qui constituent le moteur de l’économie canadienne, la confiance tremblante des ménages et l’assouplissement des tarifs sur les produits américains destiné à relancer le dialogue commercial, ce qui atténue les pressions inflationnistes, la Banque du Canada devrait prolonger son cycle de baisse des taux d’intérêt.

Face à une croissance économique anémique, le gouvernement Carney a annoncé d’importants projets visant à stimuler l’économie. Ces initiatives, conjuguées à la possible résolution de la guerre commerciale, pourraient permettre au Canada d’éviter une récession. Parallèlement, l’économie américaine devrait être soutenue par le stimulus budgétaire, une politique monétaire accommodante et un programme de déréglementation à venir, dont les effets se feront également sentir positivement au Canada.

Les économistes demeurent divisés quant à la possibilité que la Banque du Canada procède à deux nouvelles baisses de taux d’ici la fin de l’année. Pour notre part, nous anticipons un recul significatif des taux d’intérêt aux États-Unis, tant cette année que l’an prochain. Les économistes avec lesquels nous nous sommes entretenus ne perçoivent pas de lien direct entre la politique monétaire canadienne et celle des États-Unis, d’autant que le Canada a déjà assoupli sa politique de manière plus marquée. Toutefois, l’affaiblissement généralisé, et en partie délibéré, du dollar américain, exercerait une pression supplémentaire sur les exportations canadiennes et sur le marché de l’emploi. Une situation qui selon nous, inciterait la Banque du Canada à poursuivre son cycle de baisses de taux l’année prochaine.

Les anticipations relatives à l’inflation en recul ont ramené les taux obligataires 5 ans à leur niveau le plus faible depuis l’été 2022. Nous estimons toutefois que, sauf dans le cas d’une entrée en récession, le principal mouvement de détente sur les taux fixes est déjà derrière nous.

La récente baisse des taux d’intérêt a ramené le taux hypothécaire variable à un niveau vraisemblablement comparable à celui du taux fixe. Compte tenu de notre analyse exposée ci-dessus, nous continuons de privilégier l’option du taux variable pour les emprunteurs dont la tolérance au risque le permet.

En conclusion, le cycle de détente monétaire amorcé par la Banque du Canada devrait se poursuivre tant que les pressions inflationnistes demeurent contenues et que la croissance reste modérée. Toutefois, l’ampleur et la durée de ces baisses dépendront étroitement de l’inflation qui devrait revenir à la cible de la BdC au cours des prochains trimestres.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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Les perspectives mondiales s’éclaircissent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-perspectives-mondiales-seclaircissent/ Fri, 19 Sep 2025 12:40:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109684 Malgré l’assombrissement de l’économie américaine.

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Malgré des signes croissants de faiblesse dans l’économie américaine, Fitch Ratings a relevé sa prévision de croissance mondiale, citant des données meilleures que prévu pour le deuxième trimestre.

Dans une note de recherche, l’agence de notation indique avoir rehaussé sa prévision de croissance mondiale pour l’année à 2,4 %, soit 0,2 point de pourcentage de plus que dans sa prévision précédente. Cette révision s’explique en partie par de bonnes données au deuxième trimestre, qui « reflètent en partie » un effort anticipé pour devancer les hausses tarifaires américaines.

Fitch Ratings précise que cette prévision révisée, bien que légèrement plus optimiste, représente néanmoins un ralentissement significatif par rapport à la croissance de 2,9 % enregistrée en 2024. Elle demeure également inférieure à la tendance à long terme, les hausses de tarifs américaines pesant sur la croissance mondiale. En 2026, la croissance mondiale devrait encore ralentir légèrement à 2,3 %.

Depuis l’annonce des hausses tarifaires, une meilleure clarté s’est dégagée quant aux niveaux où ces droits de douane se stabilisent, note Fitch Ratings.

« Une plus grande clarté sur les hausses de tarifs aux États-Unis ne change rien au fait qu’elles sont considérables et qu’elles freineront la croissance mondiale, avertit Brian Coulton, économiste en chef chez Fitch, dans un communiqué. Des signes de ralentissement aux États-Unis apparaissent désormais dans les données concrètes ; ce n’est plus seulement une impression issue des sondages de confiance. »

Le rapport souligne que si, dans un premier temps, les entreprises américaines ont absorbé l’impact des hausses tarifaires au détriment de leurs bénéfices, ces coûts plus élevés devraient graduellement être refilés aux consommateurs. Ce transfert alimenterait une inflation accrue et, à terme, freinerait la croissance économique.

« Une inflation plus forte freinera la croissance des salaires réels et pèsera sur les dépenses des ménages américains, qui ont déjà notablement ralenti en 2025 », précise le rapport.

Par ailleurs, le marché du travail commence lui aussi à ressentir les effets de la politique américaine, constate Fitch Ratings.

« La croissance de l’emploi a nettement ralenti, en partie à cause de la pression sur l’immigration, qui freine la croissance de la population active », souligne l’agence de notation.

En conséquence, Fitch Ratings prévoit désormais que la croissance du PIB des États-Unis restera bien inférieure à la tendance, à 1,6 % en 2026.

Le ralentissement du marché de l’emploi devrait également inciter la Réserve fédérale américaine à abaisser ses taux plus rapidement qu’anticipé, selon Fitch Ratings.

L’agence prévoit maintenant deux baisses de 25 points de base en septembre et décembre, suivies de trois autres baisses de taux en 2026.

« Étant donné que la Banque centrale européenne (BCE) semble peu susceptible de réduire encore ses taux, nous ne prévoyons pas de rebond du dollar après sa dépréciation généralisée au premier semestre », conclut Fitch.

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Économie : les dirigeants des banques adoptent une attitude prudente https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/economie-les-dirigeants-des-banques-adoptent-une-attitude-prudente/ Fri, 29 Aug 2025 11:24:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109346 Le pessimisme n’est pas encore de mise.

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Le ton était plus prudent que pessimiste cette semaine, alors que les dirigeants des six grandes banques canadiennes publiaient leurs résultats du troisième trimestre et évoquaient la probabilité que les troubles géopolitiques et les turbulences commerciales continuent d’obscurcir la situation dans les mois à venir.

« Les tensions commerciales mondiales pourraient entraîner un ralentissement de la croissance et une hausse de l’inflation dans de nombreux pays, dont le Canada et les États-Unis », a indiqué Victor Dodig, président et chef de la direction de la Banque CIBC, aux analystes lors d’une conférence téléphonique jeudi.

« Nous prévoyons que la baisse des taux d’intérêt contribuera à soutenir la croissance économique, tandis que la politique budgétaire offrira un soutien ciblé aux secteurs les plus touchés par les négociations commerciales », a-t-il ajouté.

La CIBC, dont les bénéfices trimestriels ont dépassé les 2 milliards de dollars (G$) et les attentes du marché, est bien positionnée pour résister à la volatilité, a ajouté Victor Dodig.

« Quel que soit le contexte macroéconomique, nous continuerons d’exécuter notre stratégie. Nous continuerons de soutenir nos clients. Nous continuerons de contrôler ce que nous contrôlons et de positionner la CIBC pour qu’elle maintienne sa solidité », a-t-il soutenu.

Il semble y avoir un sentiment partagé parmi les dirigeants de grandes banques : si l’optimisme prudent est justifié quant à l’économie, la prudence est de mise tant que l’avenir de l’accord commercial Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) demeure incertain.

« Au début de l’année, mon indicateur d’incertitude était très élevé et il l’est aujourd’hui moins », a mentionné Darryl White, chef de la direction de BMO Groupe financier, lors d’une conférence téléphonique mardi, alors que sa banque annonçait une hausse de 25 % de son bénéfice net trimestriel, à 2,33 G$.

« Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’incertitude », a-t-il nuancé.

Le président et chef de l’exploitation du Groupe Banque TD, Raymond Chun, a souligné jeudi que la dynamique du commerce mondial « reste fluide », avec un examen de l’ACEUM prévu l’année prochaine.

« Bien que les entreprises canadiennes aient bénéficié de cet accord commercial, les droits de douane, et plus particulièrement les tarifs sectoriels, créent de l’incertitude commerciale et des distorsions économiques, avec des répercussions importantes sur les secteurs les plus exposés », a-t-il précisé.

Les économies canadienne et américaine ont fait preuve de résilience malgré l’incertitude, mais leur dynamique s’est ralentie.

« Nous n’en sommes qu’aux prémices. Il faudra probablement beaucoup de temps avant que l’impact complet des droits de douane soit bien compris », a-t-il rappelé.

La TD a annulé une perte de l’année précédente pour enregistrer un bénéfice trimestriel de 3,3 G$.

La Banque Scotia a vu ses provisions pour pertes sur créances diminuer de 1,05 G$ à 1,04 G$.

Cependant, le chef de la gestion du risque de la Scotia, Phil Thomas, a déclaré mardi aux analystes que la durabilité de cette tendance n’était pas certaine.

« L’économie canadienne traverse une période agitée. L’incertitude commerciale continue de peser sur nous. Le consommateur canadien montre encore des signes de stress », a-t-il souligné.

La Banque Scotia a annoncé une hausse de 32 % de son bénéfice trimestriel, à 2,53 G$.

La Banque Royale du Canada a indiqué que ses provisions pour pertes sur créances ont augmenté par rapport à l’année précédente pour atteindre 881 millions de dollars (M$), et son chef de la gestion des risques a indiqué que ce chiffre devrait rester élevé compte tenu de la persistance des tensions commerciales.

« Face à l’incertitude persistante de ce trimestre, nous avons maintenu notre prudence et conservé une pondération élevée de nos scénarios baissiers, conformément au trimestre précédent », a affirmé Graeme Hepworth aux analystes mercredi.

La plus grande banque du Canada a enregistré une hausse de 20 % de son bénéfice trimestriel, à 5,4 G$.

Le PDG de la Banque Nationale, dont le siège social est à Montréal, s’est dit encouragé par la manière dont les gouvernements fédéral et provinciaux cherchent à apporter des changements durables pour stimuler la productivité et la résilience économique.

« Les investissements dans l’énergie, la sécurité et les infrastructures essentielles à la construction nationale stimuleront la croissance et nous mettront sur la bonne voie », a soutenu Laurent Ferreira.

Le bénéfice trimestriel de la Banque Nationale a légèrement progressé, passant de 1,03 G$ un an plus tôt à 1,07 G$.

Le bénéfice par action ajusté de chacune des banques a dépassé l’estimation moyenne des analystes compilée par LSEG Data & Analytics, à l’exception d’un manque à gagner d’un cent pour la Banque Nationale.

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Les banques dévoileront bientôt leurs résultats https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-banques-devoileront-bientot-leurs-resultats/ Tue, 26 Aug 2025 10:59:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109159 Pour le troisième trimestre.

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Les actions des banques canadiennes sont en plein essor après avoir largement ignoré les inquiétudes économiques, mais les analystes commencent à se demander si les résultats du troisième trimestre, publiés la semaine prochaine, mettront à l’épreuve l’optimisme du secteur.

Le secteur est en hausse après avoir perdu du terrain début avril, comme le reste du marché boursier, à la suite des annonces du président américain Donald Trump concernant les droits de douane.

L’analyste Gabriel Dechaine, de la Banque Nationale, a indiqué que les actions des six grandes banques ont surperformé l’ensemble du marché d’un point de pourcentage depuis le début de l’année, laissant les valorisations du cours-bénéfice supérieures d’environ 15 % à la moyenne historique.

Il a ajouté que cela soulève des inquiétudes quant à un décalage avec les tendances économiques générales.

« Cette combinaison est en contradiction avec ce qui a traditionnellement été un facteur défavorable pour les actions bancaires: la faible croissance du PIB national et la hausse du chômage », a expliqué Gabriel Dechaine.

Le contraste entre les inquiétudes canadiennes et mondiales concernant les répercussions d’une guerre commerciale et les valorisations des banques le rend « au mieux neutre sur le secteur », car les valorisations reposent sur un redressement économique à venir qui est loin d’être garanti.

Bien qu’il ne soit pas aussi confiant que certains investisseurs, il ne pense pas non plus qu’il soit probable que des fluctuations négatives importantes se produisent au troisième trimestre.

« Bien que les perspectives demeurent très incertaines et que la hausse du chômage au Canada soit de mauvais augure pour la performance future du crédit, nous ne pensons pas qu’un seul événement survenu au troisième trimestre de 2025 puisse déclencher une nouvelle période de provisions élevées pour créances douteuses », a-t-il souligné.

Les banques ont augmenté leurs provisions pour créances potentiellement douteuses au cours du dernier trimestre, face à la montée des risques économiques.

Cependant, l’ampleur de ces ajustements est généralement l’une des mesures financières les plus difficiles à évaluer pour les analystes. Selon Gabriel Dechaine, les provisions demeurent la principale source d’incertitude pour les prévisions du trimestre.

Bien que les banques ne prévoient pas d’augmentation importante de leurs provisions, elles ne devraient pas non plus enregistrer les mêmes gains commerciaux que le trimestre précédent.

« La diminution des vents favorables ce trimestre laisse entrevoir un risque de baisse », a écrit dans une note Mike Rizvanovic, analyste à la Banque Scotia.

Il a avancé qu’une amélioration des perspectives de bénéfice par action pour l’année prochaine constituait un potentiel de hausse, mais qu’il la jugeait peu probable compte tenu de la modération des bénéfices des marchés financiers par rapport au premier semestre de cette année.

Les banques sont également confrontées à une croissance modérée des prêts, à une dépréciation très progressive des provisions pour créances douteuses et à une réduction des marges si les taux d’intérêt baissent comme prévu, autant d’éléments qui compromettent encore davantage la croissance des bénéfices à venir, a-t-il ajouté.

Les analystes estiment que les valorisations élevées des banques s’appuient en partie sur l’amélioration des conditions économiques prévues pour l’exercice 2027, où certains prévoient des gains notables.

« Les investisseurs semblent plus à l’aise avec le niveau de risque et envisagent les défis à court terme pour l’exercice 2027 », a mentionné Paul Holden, analyste chez CIBC.

Il a publié ses premières estimations pour l’exercice 2027 et prévoit une hausse du bénéfice par action de 14 % d’ici là, tandis que le rendement des capitaux propres pourrait atteindre 14,2 %, en hausse par rapport à 13,6 % estimé pour l’exercice 2026.

Pour le troisième trimestre, il a indiqué s’attendre à une légère hausse des prêts douteux, catégorie pour laquelle les banques doutent de leur remboursement, tandis que les provisions pour prêts productifs, moins préoccupantes, devraient rester stables.

BMO et la Banque Scotia publieront leurs résultats mardi prochain, suivies de la Banque Royale et de la Banque Nationale mercredi. La CIBC et le Groupe Banque TD compléteront leurs résultats jeudi.

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