droits de douane | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/droits-de-douane/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 17 Dec 2025 13:41:33 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png droits de douane | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/droits-de-douane/ 32 32 L’ACEUM n’est « pas nécessairement en danger » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/laceum-nest-pas-necessairement-en-danger/ Wed, 17 Dec 2025 13:41:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111680 Assure Mark Carney.

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Le premier ministre Mark Carney estime que l’entente commerciale entre le Canada, les États-Unis et le Mexique « n’est pas nécessairement en danger », mais que des changements sont à prévoir au moment de sa révision en 2026.

Le chef libéral a fait ces commentaires lors d’une entrevue de fin d’année diffusée mardi soir sur les ondes de Radio-Canada et de RDI.

Questionné par le chef d’antenne Patrice Roy sur l’avenir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), Mark Carney a répondu : « je crois que l’ACEUM va changer, ce n’est pas nécessairement en danger, mais ça va changer, comme tous les autres accords des relations commerciales des Américains ».

Selon le premier ministre, « c’est l’une des raisons » pour lesquelles il est important « de voyager et de trouver des accords avec des partenaires fiables ». Mark Carney revenait ainsi sur l’une des premières questions de l’animateur concernant ses nombreux déplacements à l’étranger depuis le début de son mandat.

« Il faut voyager parce qu’il faut rendre notre pays plus indépendant, plus prospère, plus fort. Et le Canada a ce dont le monde veut », a d’abord déclaré le chef libéral en début d’entrevue.

Mark Carney a refusé de dire s’il avait été « rassuré » par le président américain Donald Trump à la suite de récentes discussions. Les négociations avec l’administration actuelle à la Maison-Blanche comportent « toujours des changements » et de l’instabilité, a-t-il avancé.

Le premier ministre canadien a néanmoins indiqué que, lors d’une récente réunion avec Donald Trump et leur homologue mexicaine, Claudia Sheinbaum, où les trois ont discuté du processus de révision de l’ACEUM, « il n’y a pas (eu) de suggestion de déchirer (l’entente) ».

Selon l’accord entre les trois pays, l’ACEUM doit faire l’objet d’un premier examen conjoint en 2026, six ans après son entrée en vigueur.

Par ailleurs, Mark Carney maintient que la campagne publicitaire de l’Ontario contre les droits de douane de Washington a eu un effet sur la décision de Donald Trump de rompre les négociations commerciales avec le Canada en octobre dernier.

Il y avait « presque un deal » sur la table, mais « le président a changé son attitude à ce moment-là. C’était clair », a soutenu Mark Carney.

Donald Trump avait décidé de mettre un terme aux négociations commerciales avec Ottawa, prétextant les publicités contre les droits de douane lancées par le gouvernement ontarien aux États-Unis au cours de l’automne.

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Les inquiétudes financières des Canadiens décortiquées https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-inquietudes-financieres-des-canadiens-decortiquees/ Fri, 05 Dec 2025 13:13:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111255 Coût de la vie, discussions sur les finances, fraude, les enjeux sont multiples.

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En combinant les résultats de ses différents sondages, RBC a identifié les principales sources d’insomnie des Canadiens. L’inflation et les risques de fraude figurent en tête des sources d’angoisse.

La hausse des coûts continue de peser lourd sur les finances des Canadiens. La majorité (60 %) confie ne pas disposer de suffisamment de liquidités pour faire face aux imprévus.

La moitié des répondants au Sondage RBC sur la flexibilité financière 2025 révèle ainsi que l’ensemble de leur revenu passe dans les dépenses et factures essentielles. De plus, 48 % estiment ne plus être capable de maintenir leur niveau de vie actuel.

« La flexibilité financière continue de se détériorer et il n’est pas surprenant que les Canadiens soient anxieux et incertains des mesures qu’ils peuvent prendre pour tenter de retrouver leur équilibre. L’on ferait appel à l’expertise d’un professionnel de la santé, s’il s’agissait d’un problème de santé. Nous invitons les Canadiens à adopter la même approche et à confier leur santé financière à un expert financier », soulignait Brigitte Felx, planificatrice financière, RBC à la lumière de ces résultats.

Une discussion complexe

Selon le sondage L’argent fait parler… sauf à la maison, les parents canadiens se disent anxieux face à l’avenir financier de leurs enfants, pourtant ils sont réticents de parler de finance avec eux. Ce sont ainsi 59 % des répondants qui ne se sentent pas à l’aise d’amorcer une telle discussion.

Alors que 71 % des parents avouent que ce stress s’ajoute au stress qu’ils ressentent déjà à propos de leurs propres finances et que cela pèse lourd sur leur bien-être, la majorité (57 %) préfère attendre que survienne un moment de vie important (36 %) ou que leurs enfants posent eux-mêmes la question (21 %) pour aborder le sujet de l’argent.

« Les parents n’ont pas besoin d’être des experts. Ils ont simplement besoin de s’appuyer sur des ressources de confiance qui leur donneront un point de départ et la confiance nécessaire pour entamer ces conversations. L’important, c’est de commencer à parler d’argent très tôt et de façon régulière, afin de désacraliser ce sujet et de pouvoir l’aborder en tout temps, et pas seulement aux moments clés de la vie ou lorsque le besoin s’en fait sentir », rappelle Lucianna Adragna, vice-présidente, Segments clientèle, Services bancaires courants, RBC.

Un autre défi pour les propriétaires

Outre gruger dans les portefeuilles, la situation économique actuelle frappe de plein fouet les propriétaires de petites entreprises au Canada. La majorité (61 %) a été forcée de réorienter leur stratégie d’entreprise au cours de l’année écoulée, révèle le Sondage RBC sur la petite entreprise de 2025.

Un peu plus de la moitié (51 %) ont dû modifier en profondeur leurs modèles d’affaires pour rester compétitifs, mais 43 % estiment que prendre des risques est un facteur clé de succès à long terme.

« Ces dernières années, les propriétaires de petite entreprise ont vu surgir bien des difficultés. Après la pandémie, ce fut la perturbation des chaînes d’approvisionnement. Puis est survenue la hausse des droits de douane. La résilience des entrepreneurs est une constante : ils changent de cap, s’adaptent et trouvent de nouvelles façons de répondre aux besoins des Canadiens », observe Karen Svendsen, directrice générale principale, Petite entreprise et partenariats, RBC.

La fraude, un nuage omniprésent

Au-delà des préoccupations financières, la fraude demeure un important facteur anxiogène. Ainsi, 86 % des répondants au Sondage RBC du Mois de sensibilisation à la fraude 2025 estiment qu’il est de plus en plus difficile de détecter les arnaques et de s’en protéger.

La vigilance constante qu’impliquent les tentatives de fraude actuelle engendre une certaine lassitude chez 65 % des sondés. Le tiers avoue baisser parfois leur garde.

« Les escroqueries étant de plus en plus nombreuses et sophistiquées, il n’est pas étonnant que la vigilance des Canadiens soit en baisse. En matière d’escroquerie, la moindre erreur peut entraîner des pertes et un stress considérables, d’où l’importance de rester vigilant, de se tenir informé et de passer le mot à ses amis et à sa famille », souligne Geoffrey Morton, directeur général principal, Stratégie, Lutte antifraude numérique, RBC.

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L’économie canadienne surpasse les prévisions https://www.finance-investissement.com/nouvelles/leconomie-canadienne-surpasse-les-previsions/ Thu, 04 Dec 2025 12:04:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111349 Avec une croissance de 2,6 %.

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L’économie canadienne a dépassé les attentes avec un net rebond au troisième trimestre, grâce à une balance commerciale plus favorable qui a contribué à la reprise après une contraction provoquée par les droits de douane.

Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 2,6 % en rythme annualisé au troisième trimestre de 2025, selon les données de Statistique Canada publiées vendredi.

Ce résultat est nettement supérieur aux prévisions de la Banque du Canada et d’un sondage auprès d’économistes qui tablaient sur une croissance annualisée de 0,5 % avant la publication des données.

Les chiffres du troisième trimestre marquent également un rebond après une contraction de 1,8 % du PIB réel au deuxième trimestre, alors que les droits de douane américains pesaient lourdement sur l’économie canadienne.

Ces résultats ont été révisés à la baisse de deux dixièmes de point par rapport aux précédents rapports de Statistique Canada.

L’amélioration de la balance commerciale au cours du trimestre est l’une des principales raisons de cette croissance, a indiqué l’agence fédérale.

Dans une note à ses clients vendredi, Doug Porter, économiste en chef de BMO, a indiqué que si le taux de croissance global constituait une agréable surprise, les détails étaient plus mitigés, la hausse étant principalement due à un repli des importations.

Les exportations ont légèrement progressé de 0,2 % au cours des trois mois allant de juillet à septembre, après une forte baisse de 7 % entre avril et juin, lorsque les droits de douane américains ont pris pleinement effet. Les importations ont quant à elles chuté de 2,2 %, ce qui représente la plus forte baisse du secteur depuis le quatrième trimestre de 2022, ce qui a contribué à la hausse du PIB.

La croissance des dépenses d’investissement du gouvernement a également stimulé la croissance au troisième trimestre, a indiqué l’agence, notamment grâce à une augmentation de 82 % des dépenses consacrées aux systèmes d’armement par rapport au trimestre précédent.

Le marché de la revente de logements s’est également quelque peu dynamisé au troisième trimestre, malgré un ralentissement de la construction.

La croissance du dernier trimestre a été freinée par une baisse des dépenses des ménages, principalement due à une diminution des achats de véhicules particuliers, et par un ralentissement de l’accumulation des stocks manufacturiers.

La demande intérieure, qui englobe toutes les dépenses de consommation, des administrations et des entreprises, a légèrement reculé au troisième trimestre.

« Les données s’annonçaient volatiles ce trimestre, suite au choc commercial du deuxième trimestre. Il est donc important de s’attarder à la stagnation de la demande intérieure, qui confirme la morosité attendue », a prévenu Andrew Hencic, économiste principal de la Banque TD, dans une note.

Doug Porter a souligné que les révisions apportées vendredi aux résultats du PIB pour 2022, 2023 et 2024 montrent également une hausse de la croissance globale de 1,4 point de pourcentage pour ces années par rapport aux estimations antérieures.

Statistique Canada a averti que ses chiffres du PIB du troisième trimestre pourraient faire l’objet de révisions plus importantes que d’habitude en raison de la récente fermeture des services gouvernementaux américains.

Puisque l’organisme dépend des données douanières américaines pour ses calculs sur le commerce des marchandises, Statistique Canada a dû produire une estimation spéciale pour ses chiffres de septembre afin de remplacer les sources de données traditionnelles, compromises par la fermeture des services gouvernementaux.

L’agence fédérale a également annoncé vendredi que le PIB réel a progressé de 0,2 % en septembre, une légère hausse par rapport à ses estimations initiales, compensant largement le repli de 0,1 % enregistré en août.

Le secteur manufacturier a été le principal moteur de la croissance en septembre, tandis que le secteur des transports et de l’entreposage a connu un rebond grâce à la reprise des activités de voyage après la grève des agents de bord d’Air Canada le mois précédent.

Un repli marqué des dépenses des ménages

Les premières estimations de Statistique Canada pour octobre laissent cependant présager un début de quatrième trimestre difficile.

L’organisme prévoit une baisse du PIB réel de 0,3 % pour le mois, les résultats des secteurs de l’extraction de pétrole et de gaz, des services d’éducation et du secteur manufacturier indiquant des pertes. Ces chiffres préliminaires seront révisés lors de la publication officielle du PIB d’octobre en décembre.

Ces résultats du PIB du troisième trimestre surviennent avant la dernière décision de la Banque du Canada concernant le taux directeur, prévue le 10 décembre.

La banque centrale a abaissé son taux directeur d’un quart de point à 2,25 % en octobre, mais a laissé entendre qu’elle pourrait ne plus le baisser à moins que les données économiques ne s’écartent de ses prévisions.

La Banque du Canada prévoit une croissance modeste de 0,75 % annualisée pour le second semestre de 2025 et une reprise lente pour les années à venir.

Bradley Saunders, économiste pour l’Amérique du Nord chez Capital Economics, a indiqué dans une note que la croissance du troisième trimestre, tirée par les importations, masque une faiblesse sous-jacente de la demande intérieure.

Le repli des dépenses des ménages représente la plus forte baisse trimestrielle enregistrée en près de 20 ans, hors pandémie, a précisé Bradley Saunders.

« Le recul de la consommation des ménages et des investissements des entreprises, conjugué à la faible estimation préliminaire du PIB pour octobre, démontre que l’économie peine à retrouver son élan », a-t-il déclaré.

« En l’absence d’un net rebond en novembre, la croissance devrait être inférieure aux prévisions de la Banque du Canada », a ajouté Bradley Saunders.

Doug Porter a affirmé que le rebond du PIB au troisième trimestre devrait au moins faire taire les craintes de récession pour le moment, car les révisions apportées aux résultats du PIB des années précédentes témoignent d’une économie canadienne plus résiliente qu’on ne le pensait initialement.

« Pour la Banque du Canada, il y a beaucoup de messages contradictoires, mais le bilan global est meilleur que prévu, ce qui la place plus fermement dans une position de statu quo à la réunion du mois prochain », a-t-il déclaré.

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Budget Carney : un accueil tiède des Canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/budget-carney-un-accueil-tiede-des-canadiens/ Fri, 14 Nov 2025 12:56:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111018 Le premier budget du gouvernement Carney divise l’opinion publique.

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Un nouveau sondage suggère que les Canadiens ont accueilli le budget fédéral dévoilé la semaine dernière avec un enthousiasme mitigé. Un constat qui a amené un sondeur à affirmer que tous les partis devraient réfléchir à deux fois avant de lancer une campagne électorale sur le plan de dépenses.

Le sondage Léger indique qu’environ 30 % des Canadiens interrogés ont une opinion positive du budget déposé par le gouvernement du premier ministre Mark Carney le 4 novembre. Toutefois, 37 % des répondants ont exprimé une opinion négative, tandis que les autres sont indécis.

Seulement 15 % des personnes sondées par Léger ont affirmé que le budget proposé aura un impact positif sur elles ou sur leur ménage, tandis que 32 % s’attendaient à un impact négatif.

L’organisme professionnel du secteur des sondages, le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien, explique que les sondages en ligne ne peuvent pas être assortis d’une marge d’erreur, car ils ne reposent pas sur un échantillonnage aléatoire de la population.

Andrew Enns, vice-président exécutif de Léger pour le centre du Canada, a fait valoir que, même si les libéraux ont réussi à obtenir un large appui sur certains postes budgétaires importants, comme les nouvelles dépenses en matière de défense et d’infrastructures, le premier budget de Mark Carney n’a pas atteint ses objectifs en ce qui concerne le pouvoir d’achat des Canadiens.

« Là où le budget fait défaut, et je pense que c’est probablement le défi que devra relever le gouvernement dans les mois à venir, c’est sur la question de l’accessibilité financière, qui restait un thème très, très important pour les électeurs », a détaillé Andrew Enns.

Le budget prévoit un déficit de 78,3 milliards $ pour cet exercice financier, ainsi que des milliards de dollars de nouvelles dépenses nettes visant à réduire la dépendance de l’économie canadienne envers les États-Unis.

Le document budgétaire indique que 42 % des dépenses sont destinées à renforcer la souveraineté du Canada face aux droits de douane américains et à l’évolution du contexte commercial mondial, tandis que 36 % sont axées sur l’accessibilité financière.

Cependant, le sondage Léger suggère que les mesures budgétaires visant à atténuer les difficultés économiques immédiates des Canadiens n’étaient pas la priorité de la plupart des ménages.

Environ 55 % des personnes interrogées croient que l’impôt sur le revenu des particuliers aurait dû être réduit dans le budget, malgré la réduction d’un point de pourcentage du taux d’imposition de la tranche la plus basse introduite en juillet.

Selon Andrew Enns, la réduction d’impôt est passée inaperçue parmi les autres chiffres importants du budget, ce qui souligne les difficultés de communication rencontrées par les libéraux.

Malgré le grand nombre de répondants estimant que le budget ne tenait pas suffisamment compte du coût de la vie, environ 42 % se sont dits d’accord avec l’idée de privilégier la croissance à long terme plutôt que l’abordabilité à court terme, tandis que 21 % étaient en désaccord.

Un appui transpartisan pour certains aspects

Le budget sera soumis au vote à la Chambre des communes la semaine prochaine, ce qui constituera un test de confiance majeur pour le gouvernement libéral minoritaire.

Bien que le ralliement, la semaine dernière, du député néo-écossais Chris d’Entremont, des conservateurs aux libéraux, ait permis au gouvernement d’obtenir un vote supplémentaire pour le budget, il aura toujours besoin du soutien d’un autre parti.

Si le budget n’est pas approuvé par le Parlement, cela pourrait déclencher des élections.

Bien que le soutien au budget ait été le plus fort parmi les électeurs libéraux potentiels, Andrew Enns a noté que divers éléments budgétaires ont obtenu un appui transpartisan dans le sondage.

Les électeurs à tendance conservatrice étaient plus enclins à approuver des mesures visant à freiner l’immigration, par exemple, tandis que les sympathisants du Nouveau Parti démocratique approuvaient massivement le financement des infrastructures locales, notamment les routes et les établissements de santé.

Pour cette raison, les autres partis devraient se montrer prudents avant de mobiliser l’électorat contre ce budget en vue d’une éventuelle campagne électorale, a soutenu Andrew Enns.

Il en va de même pour les libéraux, a-t-il ajouté, car l’écart d’abordabilité demeure une préoccupation majeure pour les électeurs, tandis que les droits de douane américains pourraient avoir moins d’impact sur eux qu’au printemps.

« Je pense que tous les partis, s’ils analysent la situation de manière rationnelle, devraient faire preuve de prudence quant à l’agressivité avec laquelle ils souhaitent s’opposer à ce budget, ou le défendre, en période électorale. »

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Le monde retient son souffle avant la décision de la Cour suprême sur les droits de douane de Trump https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/le-monde-retient-son-souffle-avant-la-decision-de-la-cour-supreme-sur-les-droits-de-douane-de-trump/ Fri, 07 Nov 2025 12:07:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110942 Le président dispose encore d’options si la Cour bloque les tarifs.

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Partout dans le monde, y compris au Canada, les pays retiennent leur souffle en attendant la décision de la Cour suprême des États-Unis. Celle-ci doit déterminer si le président Donald Trump est habilité à continuer d’utiliser son outil de prédilection : les droits de douane.

Quelle que soit la décision de la Cour, l’administration Trump devrait maintenir des droits de douane sur les produits des partenaires commerciaux des États-Unis.

« Une décision négative de la Cour suprême serait catastrophique pour notre pays », a déclaré Donald Trump aux journalistes dans le bureau Ovale jeudi.

La Cour suprême, à majorité conservatrice, a examiné mercredi les arguments relatifs à deux recours distincts contre l’utilisation par Trump de la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA) pour imposer des droits de douane.

Donald Trump a utilisé cette loi sur la sécurité nationale, plus connue sous le nom d’IEEPA, pour imposer ses droits de douane dits « du Jour de la Libération » et des droits de douane sur le fentanyl au Canada, au Mexique et à la Chine.

Le principal avocat de Donald Trump devant la Cour suprême, le solliciteur général D. John Sauer, a été confronté à des questions pointues lors de son audition mercredi. Plusieurs juges ont exprimé leur scepticisme quant à l’utilisation par le président de l’IEEPA pour mettre en œuvre son vaste programme tarifaire.

Les juges ont examiné attentivement le texte de loi — notamment la formulation relative au pouvoir du président de « réglementer » les importations — afin de déterminer si cela autorise les droits de douane de grande envergure imposés par Donald Trump.

Des juges libéraux et conservateurs ont pressé l’avocat de Donald Trump d’expliquer pourquoi le président utiliserait cette loi pour instaurer des droits de douane alors qu’elle ne mentionne ni le terme « droits de douane » ni aucun de ses synonymes.

Ils ont également fait remarquer à D. John Sauer que l’IEEPA avait été utilisée à maintes reprises par ses prédécesseurs, notamment pour des sanctions, mais que Donald Trump était le seul à l’avoir employée pour des droits de douane.

John Sauer a soutenu que Donald Trump utilisait l’IEEPA pour réglementer le commerce extérieur plutôt que pour lever des fonds — malgré les affirmations publiques répétées de Donald Trump selon lesquelles ces droits enrichissaient l’Amérique.

La Constitution américaine réserve au Congrès le pouvoir en matière de fiscalité et de droits de douane. Les juges se sont penchés sur les implications plus larges de l’octroi de pouvoirs tarifaires étendus au président. Le juge Neil Gorsuch, nommé par Donald Trump, a suggéré qu’une fois ce pouvoir conféré au président, il serait quasiment impossible pour le Congrès de le lui reprendre.

« C’est un cercle vicieux qui conduit à une accumulation progressive et continue de pouvoir au sein de l’exécutif, au détriment des représentants élus du peuple », a déclaré le juge Gorsuch.

Malgré les réticences exprimées lors de l’audience de mercredi, les juges conservateurs majoritaires ont jusqu’à présent hésité à freiner l’expansion sans précédent du pouvoir exécutif sous l’administration Trump.

UNE DÉCISION D’ICI JUIN

La Cour suprême américaine a jusqu’en juin pour rendre sa décision, mais on s’attend à ce qu’elle intervienne plus tôt.

Si la Cour se prononce contre l’administration Trump, elle annulera probablement les droits de douane de 35 % imposés à l’ensemble des produits canadiens. Ces droits ne s’appliquent pas aux marchandises conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

L’équipe de Donald Trump a affirmé que si la Cour se prononce contre lui, il envisagera d’autres moyens pour mener à bien son vaste programme de droits de douane. Un revirement de la Cour suprême compliquerait la tâche de Donald Trump pour modifier arbitrairement les niveaux de droits de douane. Au cours du siècle dernier, le Congrès a adopté des lois accordant au président un certain contrôle sur les droits de douane dans certaines situations, mais elles sont toutes plus restrictives que l’IEEPA.

Donald Trump pourrait se référer à l’article 338 de la loi tarifaire de 1930, qui autorise le président à imposer des droits de douane allant jusqu’à 50 % aux pays qui accordent un traitement plus favorable aux importations en provenance d’autres pays qu’aux produits américains. L’article 338 n’a jamais été utilisé par un président auparavant.

Donald Trump pourrait également se référer à l’article 301 de la loi sur le commerce de 1974, qui autorise le président à prendre des mesures commerciales si une enquête conclut que les politiques d’un partenaire commercial sont déraisonnables et discriminatoires. Cependant, cette loi exige des enquêtes pays par pays sur la politique commerciale avant l’imposition de droits de douane.

L’article 122 de la loi sur le commerce de 1974 autorise le président à appliquer des droits de douane allant jusqu’à 15 % pour remédier à des déficits importants et graves de la balance des paiements. Ces droits de douane ne peuvent rester en vigueur que pendant 150 jours avant de devoir être approuvés par le Congrès pour être maintenus.

La décision de la Cour suprême n’aura aucune incidence sur l’utilisation accrue par Donald Trump des droits de douane en vertu de l’article 232 de la Loi de 1962 sur l’expansion du commerce — des droits de douane qui pénalisent déjà fortement les industries canadiennes de l’acier, de l’aluminium, de l’automobile, du bois et du cuivre.

Donald Trump a indiqué son intention de cibler d’autres industries avec ces droits de douane.

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La BdC abaisse son taux directeur à 2,25 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-abaisse-son-taux-directeur-a-225/ Wed, 29 Oct 2025 14:10:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110591 En raison du ralentissement de l’économie et des tensions commerciales persistantes.

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Le ralentissement économique et les prévisions d’une inflation revenant près de la cible de 2 % ont incité le Conseil de direction à abaisser le taux directeur de 25 points de base. Conformément aux anticipations des experts, la Banque du Canada (BdC) a ainsi réduit son taux directeur à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte est désormais fixé à 2,5 %, tandis que le taux de rémunération des dépôts s’établit à 2,20 %.

« Pour soutenir l’économie durant cette période d’ajustement, nous avons réduit le taux directeur de 50 points de base avec nos deux dernières décisions. Au total, c’est 100 points de base depuis le début de l’année », explique Tiff Macklem dans sa déclaration préliminaire.

Une situation économique tendue

Malgré la résilience de l’économie mondiale face à la hausse historique des droits de douane américains, la Banque du Canada explique sa décision notamment par les tensions commerciales persistantes. Selon les projections du Rapport sur la politique monétaire, la croissance de l’économie mondiale sera d’environ 3,25 % en 2025 et tournera autour de 3 % en 2026 et en 2027.

Si l’activité économique américaine est restée vigoureuse, notamment grâce aux investissements en intelligence artificielle, la Banque du Canada relève le ralentissement de la croissance de l’emploi et la hausse des prix à la consommation. Dans la zone euro, la croissance est en décélération alors qu’en Chine, les investissements des entreprises se sont affaiblis.

Du côté de l’économie canadienne, la chute des exportations et la faiblesse des investissements des entreprises ont mené à une contraction de 1,6 % au deuxième trimestre. De leur côté, les dépenses des ménages ont augmenté, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait donc être faible dans la deuxième moitié de 2025. Mais cette croissance devrait ensuite se raffermir avec la reprise des exportations et des investissements des entreprises.

Conflit commercial : un frein structurel à l’économie canadienne

« Même si l’économie mondiale s’est montrée résiliente face à la hausse des droits de douane américains et à l’incertitude accrue, les conséquences deviennent plus évidentes. Les relations commerciales sont en train de se redessiner, et l’incertitude modère les investissements dans de nombreux pays », souligne Tiff Macklem.

Le marché du travail canadien reste relativement calme. Les secteurs exposés au commerce continuent de supprimer des emplois, tandis que l’embauche reste timide dans l’ensemble de l’économie. Le taux de chômage reste à 7,1 % en septembre alors que la croissance des emplois ralentit. Toutefois le ralentissement démographique réduit le nombre d’emplois nécessaires.

La BdC prévoit que le PIB progressera de 1,2 % en 2025, de 1,1 % en 2026 et de 1,6 % en 2027.

« Même si la croissance se redresse, la trajectoire globale du PIB est plus faible qu’elle ne l’était avant le revirement de la politique commerciale américaine », observe Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) en septembre a légèrement dépassé les anticipations de la BdC, atteignant 2,4 %, ou 2,9 % hors taxe. Les mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque se sont pour leur part maintenues autour de 3 %. La BdC s’attend toutefois à ce que les pressions inflationnistes faiblissent au cours des prochains mois et pense que l’inflation globale se stabilisera autour de 2 % pendant la période de projection.

« La faiblesse que nous observons dans l’économie canadienne est plus qu’un ralentissement cyclique. C’est aussi une transition structurelle. Le conflit commercial avec les États-Unis a affaibli les perspectives économiques du Canada. Les dommages structurels causés par les droits de douane réduisent notre capacité de production et amènent des coûts supplémentaires. Ça limite la capacité de la politique monétaire à stimuler la demande tout en maintenant l’inflation à un niveau bas », prévient Tiff Macklem.

Un manque de conviction

La BdC vient de porter son taux directeur à 2,25 %, soit son niveau le plus bas depuis la mi-2022. Toutefois les experts relèvent le manque de « conviction ferme » de l’institution alors que celle-ci affirme que les taux sont maintenant « à peu près au bon endroit ». « En réalité, ça ressemble plus à de la gestion d’attentes », souligne Pierre-Benoît Gauthier, Vice-Président, Stratégie De Placement
IG Gestion de Patrimoine.

« Le marché des devises ne s’est d’ailleurs pas laissé impressionner : le huard n’a presque pas bougé, observe-t-il. Mais les taux obligataires, eux, ont réagi : les probabilités d’une autre baisse en décembre sont tombées d’environ 40 % plus tôt cette semaine à à peine 10 %. »

Si la BdC parle maintenant de faire une pause, Pierre-Benoît Gauthier estime que celle-ci ne sera que temporaire et qu’elle devra retoucher à son taux aussi tôt qu’en 2026.

« La Banque tente de faire croire qu’elle a atteint le bon niveau de taux, mais on sent surtout une institution qui veut gagner du temps. Entre la prudence affichée et le ralentissement évident des indicateurs, ce ton “à peu près au bon endroit” ressemble davantage à une parenthèse qu’à une fin de cycle. Les investissements sont faibles, les exportations souffrent du ralentissement de la demande américaine en lien avec les douanes et la consommation s’adoucit. Si les données d’inflation confirment le ralentissement, une autre coupe de taux ne serait pas surprenante », continue Pierre-Benoît Gauthier.

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Pas d’accord pour supprimer les droits de douane américains https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/pas-daccord-pour-supprimer-les-droits-de-douane-americains/ Wed, 08 Oct 2025 10:47:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110271 Mark Carney a laissé deux ministres à Washington.

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Le premier ministre Mark Carney revient à Ottawa mercredi sans aucun accord visant à supprimer les droits de douane américains sur les produits canadiens. Il laisse toutefois deux de ses ministres clés sur place pour continuer à défendre la cause du Canada.

Mark Carney a rencontré le président américain Donald Trump dans le bureau Ovale mardi après-midi. Il s’agissait de la deuxième rencontre de ce type entre les deux dirigeants en moins de six mois.

Avant cette rencontre, Donald Trump a dit aux journalistes que Mark Carney allait repartir « très heureux », mais qu’il ne montrait aucun signe de relâchement sur la question des droits de douane et qu’aucun accord n’avait été annoncé.

Le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, a déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse suivant la réunion que des progrès substantiels avaient été réalisés et qu’il existait désormais une dynamique favorable à la conclusion d’accords, qui n’existait pas avant mardi.

Il a indiqué que Mark Carney et Donald Trump avaient demandé à leurs équipes d’agir rapidement sur les accords commerciaux sectoriels, en commençant par ceux concernant l’acier, l’aluminium et l’énergie.

Dominic LeBlanc et la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, resteront tous deux à Washington mercredi pour d’autres réunions, dont une conversation prévue entre Mme Anand et le secrétaire d’État Marco Rubio.

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Un budget « d’austérité et d’investissement en même temps » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/un-budget-dausterite-et-dinvestissement-en-meme-temps/ Thu, 04 Sep 2025 10:50:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109435 C’est ce que promet Mark Carney.

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Le budget fédéral attendu en octobre en sera un « d’austérité et d’investissement en même temps », soutient le premier ministre Mark Carney.

« C’est possible si on a une discipline », a-t-il plaidé mercredi alors qu’il amorçait une série de discussions avec son conseil des ministres réuni à Toronto en prévision de la rentrée parlementaire de la mi-septembre.

La retraite de deux jours vise notamment à préparer le terrain pour l’exercice annuel financier qui aurait, normalement, dû avoir lieu au printemps, mais qui a été repoussé par le gouvernement Carney alors fraîchement élu.

Les experts prévoient une hausse du déficit fédéral lors de la publication du très attendu premier budget de celui qui est au pouvoir depuis environ quatre mois. Le principal intéressé a déjà annoncé son intention de faire de la défense une priorité budgétaire, le Canada cherchant à atteindre, dès cette année, l’objectif de dépenses de défense de l’OTAN, fixé à 2 % du PIB.

Le premier ministre a également évoqué l’imposition d’un nouveau niveau de discipline budgétaire, la recherche d’économies et l’équilibre du volet fonctionnement du gouvernement.

« Par exemple, le taux de croissance des dépenses du gouvernement fédéral pendant une décennie (a été) de plus de 7 % année par année. C’est plus rapide que le taux de croissance de notre économie », a-t-il déploré mercredi en répondant à quelques questions de journalistes s’étant déplacés à Toronto.

« On doit cesser cette manière de gestion à l’échelle fédérale », a tranché Mark Carney.

Dans cette veine, le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a écrit en juillet à plusieurs de ses collègues du cabinet pour leur demander de trouver des économies de 15 % d’ici 2028-2029 dans des coûts de programmes des ministères dont ils sont responsables.

Comme à son habitude, Mark Carney a réitéré mercredi sa promesse d’investir, malgré la rigueur budgétaire, « dans l’économie » et dans les « travailleurs des sociétés canadiennes ». « On peut faire les deux », a-t-il encore insisté.

Questionné à savoir quels éléments sont « intouchables », selon lui, dans l’exercice de « discipline » qu’il veut insuffler, il a, à nouveau, énuméré les transferts en santé et les prestations « pour les individus ».

Les droits de douane et la révision à venir de l’accord commercial avec les États-Unis et le Mexique seront également au cœur des discussions lors de la retraite de deux jours qui rassemble tant les ministres que les secrétaires d’État.

Mark Carney a signalé que le greffier du conseil privé, Michael Sabia, est à Washington pour des discussions sur ce front.

Il a dit s’attendre à « ce qu’il y ait des accords, des petits accords, dans quelques secteurs stratégiques ».

« Secteurs stratégiques » est l’expression couramment employée par le premier ministre pour qualifier les industries particulièrement touchées par les droits de douane américains, comme celles de l’aluminium, de l’acier et de l’automobile.

« On verra, ce n’est pas une garantie, mais on fait des progrès », s’est-il empressé d’ajouter au sujet de ces possibles « petits accords ».

Quant à Mark Carney, il a révélé s’être entretenu avec le président américain Donald Trump lundi soir. Son bureau n’a pas publié de compte-rendu de cet appel, comme il a coutume de le faire.

« Le premier ministre a toujours été clair sur le fait que lui et le président sont en communication étroite et fréquente », s’est-on justifié.

Le premier ministre a décrit la conversation comme ayant été « assez longue » et « très constructive ».

L’ensemble du conseil des ministres recevait mercredi une présentation donnée par le sondeur Jean-Marc Léger et son collègue Sébastien Dallaire sur les principales préoccupations des Canadiens. D’autres panélistes leur offriront leur point de vue sur d’autres sujets, comme le vice-président principal et économiste en chef de la Banque Scotia, Jean-François Perreault, qui doit aborder les « perspectives économiques », selon un agenda partagé par le bureau de Mark Carney.

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Légalité des droits de douane : Trump veut un jugement rapide https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/legalite-des-droits-de-douane-trump-veut-un-jugement-rapide/ Wed, 03 Sep 2025 12:48:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109405 La Cour suprême aura peu de temps pour se prononcer sur cette question.

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Le président américain, Donald Trump, a indiqué qu’il demanderait mercredi à la Cour suprême d’annuler une décision d’une cour d’appel fédérale qui a jugé illégaux un grand nombre de ses droits de douane.

« Si vous supprimiez les droits de douane, nous pourrions devenir un pays du tiers-monde, a prévenu Donald Trump. Nous demandons donc une décision accélérée. »

Vendredi dernier, la Cour d’appel fédérale des États-Unis a jugé que les droits de douane imposés par le locataire de la Maison-Blanche à l’occasion du soi-disant « Jour de la Libération » et les droits liés au fentanyl outrepassaient les pouvoirs que lui confère la loi sur la sécurité nationale qu’il a utilisée pour les imposer.

Le président américain a utilisé une loi de 1977 sur les pouvoirs d’urgence économique internationale pour imposer des droits de douane à une grande partie du monde, bien que la loi n’inclue pas l’expression « droit de douane » ni ses synonymes.

La cour d’appel a précisé que les droits de douane pourraient être maintenus pendant que l’administration Trump porte l’affaire devant la Cour suprême.

« Nous pensons aller devant la Cour suprême demain, car nous avons besoin d’une décision rapide », a indiqué Donald Trump.

Le président a réagi avec véhémence à la décision de vendredi, affirmant que la Cour est libérale et que les personnes à l’origine de la plainte venaient de pays étrangers.

L’audience combinait deux affaires. L’une concernait cinq petites entreprises américaines contestant spécifiquement les droits de douane internationaux imposés par le président, et l’autre provenait de 12 États qui s’opposaient à la fois aux droits de douane du « Jour de la Libération » et aux droits de douane liés au fentanyl.

Donald Trump a affirmé que, sans les droits de douane, les États-Unis se retrouveraient « en grande difficulté » et a imputé la chute des marchés financiers de mardi à l’instabilité causée par la décision.

La loi utilisée par Donald Trump pour justifier ses droits de douane relève de la sécurité nationale et confère au président le pouvoir de contrôler les transactions économiques après avoir déclaré l’état d’urgence national.

Aucun président ne l’avait jamais utilisée pour imposer des droits de douane avant que Donald Trump ne déclare l’état d’urgence en raison du trafic international de fentanyl, imposant des droits de douane à l’échelle de l’économie canadienne. Ces droits de douane ne touchent pas les marchandises conformes à l’Accord commercial Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).

En avril, le président Trump a étendu sa guerre commerciale au monde entier en imposant des droits de douane à presque tous les pays, affirmant que les déficits commerciaux américains constituaient une urgence nationale.

Certains partenaires commerciaux des États-Unis ont conclu des accords avec l’administration Trump, notamment le Royaume-Uni, le Japon, le Vietnam, l’Indonésie et l’Union européenne, mais des droits de douane élevés demeurent en vigueur.

Le cas du Canada

Un accord avec le Canada n’a jamais été conclu et Donald Trump a augmenté les droits de douane sur le Canada à 35 % début août, invoquant le trafic de fentanyl et les droits de douane de rétorsion du Canada pour justifier cette augmentation.

Les données du gouvernement américain indiquent qu’une infime quantité de fentanyl est saisie à la frontière nord.

Le premier ministre Mark Carney a averti qu’il était peu probable que le Canada soit complètement épargné par les droits de douane de Donald Trump.

Une grande partie du commerce transfrontalier est actuellement protégée par l’ACEUM, mais de nombreuses industries canadiennes subissent les contrecoups des droits de douane sectoriels distincts imposés par le président Trump sur l’acier, l’aluminium, le cuivre et l’automobile. Les responsables canadiens s’inquiètent également de l’arrivée imminente de droits de douane sur le bois d’œuvre.

Même si la Cour suprême américaine rejette les politiques commerciales de Donald Trump, ces droits de douane dommageables pourraient rester en vigueur, car le président a utilisé différents pouvoirs en vertu de l’article 232 de la Trade Expansion Act de 1962 pour les instaurer.

Le ministre du Commerce canado-américain, Dominic LeBlanc, a rencontré le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, à Washington la semaine dernière. Il a déclaré que des progrès avaient été réalisés concernant un nouvel accord économique et de sécurité entre les deux pays. Les responsables canadiens cherchent un moyen d’atténuer les pressions exercées par les droits de douane ciblés de Donald Trump.

Le président Trump a réitéré mardi son affirmation selon laquelle le Canada aurait été appelé au sujet de son projet de bouclier antimissile, le « dôme d’or ». Le dirigeant américain a affirmé que le Canada devrait débourser 61 G$ et 71 G$ pour y adhérer.

« Le Canada souhaite vivement être inclus dans ce projet », a assuré le président en annonçant le transfert du Commandement spatial américain du Colorado à l’Alabama. « Et nous allons trouver une solution avec eux, je l’espère. »

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Certains droits de douane de Trump jugés illégaux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/certains-droits-de-douane-de-trump-juges-illegaux/ Tue, 02 Sep 2025 11:01:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109373 La cour d’appel fédérale américaine a tranché.

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Une cour d’appel fédérale des États-Unis a statué vendredi que de nombreux droits de douane imposés par le président Donald Trump étaient illégaux, mais a autorisé leur maintien en vigueur, l’affaire étant susceptible d’être portée devant la Cour suprême.

La Cour d’appel fédérale des États-Unis a estimé que les droits de douane imposés par Donald Trump lors du « Jour de la Libération » et ceux liés au fentanyl outrepassaient les pouvoirs de la loi sur la sécurité nationale qu’il a utilisée pour imposer ces mesures.

« Il semble peu probable que le Congrès ait eu l’intention d’accorder au président un pouvoir illimité pour imposer des droits de douane », ont écrit les juges dans une décision à 7 voix contre 4.

« La loi ne mentionne pas les droits de douane (ni aucun de leurs synonymes) et ne prévoit pas de garanties procédurales limitant clairement le pouvoir du président d’imposer des droits de douane. »

Le président Trump a déclaré sur les réseaux sociaux que « tous les droits de douane sont toujours en vigueur » et a qualifié la cour de « hautement partisane ».

« Si ces droits de douane disparaissaient un jour, ce serait un désastre total pour le pays », a-t-il affirmé dans un message publié peu après la décision. « Cela nous fragiliserait financièrement, et nous devons être forts. »

Contestation du pouvoir présidentiel

Le Liberty Justice Center, qui représentait certaines des entreprises contestant les droits de douane, a expliqué dans une déclaration sur les réseaux sociaux que le président ne pouvait pas imposer à lui seul des droits de douane.

Le président Trump a utilisé la loi de 1977 sur les pouvoirs d’urgence économique internationale pour imposer des droits de douane à presque tous les pays. Cette loi, généralement désignée par l’acronyme IEEPA, est une loi de sécurité nationale qui confère au président américain le pouvoir de contrôler les transactions économiques après la déclaration de l’état d’urgence.

L’IEEPA ne mentionne pas le terme « droit de douane » et la Constitution américaine confère au Congrès le pouvoir d’imposer des taxes et des droits de douane.

Le Centre a déclaré que « l’IEEPA ne lui confère pas un pouvoir tarifaire illimité et unilatéral ».

« Cette décision protège les entreprises et les consommateurs américains de l’incertitude et des dommages causés par ces droits de douane illégaux », a-t-il ajouté.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Kush Desai, a indiqué à La Presse Canadienne que « le président Trump a exercé légalement les pouvoirs tarifaires qui lui ont été accordés par le Congrès pour défendre (la) sécurité nationale et économique contre les menaces étrangères. »

« Les droits de douane du président restent en vigueur, et nous espérons une victoire finale dans cette affaire », a indiqué M. Desai.

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump s’appuie sur les droits de douane douaniers pour réorienter le commerce mondial, et cette décision pourrait bouleverser ses plans.

Le président a affirmé que ses mesures tarifaires appliquées sur les importations en provenance du monde entier permettraient de nombreux résultats : la restauration du secteur manufacturier américain, des accords commerciaux aux conditions des États-Unis et des sommes colossales pour le gouvernement fédéral.

En mars, Donald Trump a imposé au Canada des droits de douane sur l’ensemble de son économie après avoir déclaré l’état d’urgence à la frontière nord en raison du trafic de fentanyl. Quelques jours plus tard, il a partiellement suspendu les prélèvements pour les importations conformes à l’Accord commercial Canada-États-Unis-Mexique.

Début août, le président a porté les droits de douane sur le Canada à 35 %, la Maison-Blanche justifiant cette augmentation par le fentanyl et les droits de douane de rétorsion.

Les données du gouvernement américain montrent qu’un volume infime de fentanyl est saisi à la frontière nord.

En avril, Donald Trump a étendu sa guerre commerciale au monde entier en imposant des droits de douane sur presque tous les pays, affirmant que les déficits commerciaux américains constituaient une urgence nationale.

Quelques pays ont conclu des accords avec l’administration Trump, notamment le Royaume-Uni, le Japon, le Vietnam, l’Indonésie et l’Union européenne, mais d’importants droits de douane demeurent en vigueur.

Le ministre du Commerce canado-américain, Dominic LeBlanc, a rencontré le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, à Washington cette semaine et a affirmé que des progrès avaient été réalisés. Cependant, les responsables canadiens ont averti qu’il était peu probable qu’ils repartent sans droits de douane.

Ottawa a déclaré chercher un accord bilatéral pour alléger la pression exercée par les droits de douane sur l’acier, l’aluminium, le cuivre et les automobiles. Le président Trump a utilisé différents pouvoirs en vertu du Trade Expansion Act de 1962 pour instaurer ces droits.

Au moins huit poursuites judiciaires contestent ces mesures tarifaires.

Un affrontement devant la Cour suprême

Le Tribunal du commerce international des États-Unis a statué en mai que Trump n’avait pas le pouvoir d’imposer des droits de douane à la quasi-totalité des pays utilisant l’IEEPA. L’administration Trump a rapidement fait appel de la décision de la juridiction inférieure.

L’audience de la Cour d’appel des États-Unis a combiné deux affaires. L’une concernait cinq petites entreprises américaines contestant spécifiquement les droits de douane mondiaux imposés par Donald Trump, et l’autre provenait de 12 États qui s’opposaient à la fois aux droits de douane du « Jour de la Libération » et aux droits de douane liés au fentanyl.

Les entreprises et les États ont fait valoir que l’IEEPA ne confère pas au président le pouvoir d’imposer les droits de douane de son choix, à n’importe quel pays, pour quelque raison que ce soit, et aussi longtemps qu’il le souhaite.

Ils ont également allégué que ni les déficits commerciaux ni le flux de fentanyl à la frontière avec le Canada ne constituaient une menace inhabituelle et extraordinaire.

Les avocats de l’administration Trump ont plaidé que le président use légalement des pouvoirs conférés à l’exécutif par la Constitution et le Congrès.

L’administration Trump devrait porter l’affaire devant la plus haute juridiction américaine. Karoline Leavitt, attachée de presse de la Maison-Blanche, a soutenu que la Cour suprême devrait « mettre un terme à cette situation ».

Si les droits de douane sont finalement annulés, l’administration Trump a reconnu qu’elle pourrait devoir rembourser une partie des droits perçus. Les recettes douanières s’élèvent désormais à 159 milliards $, soit plus du double de ce qu’elles étaient à la même période l’année précédente.

Donald Trump avait écrit dans une précédente publication sur les réseaux sociaux que cela provoquerait « une grande dépression », faisant référence à la crise économique de 1929.

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