Donald Trump | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/donald-trump/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 09 Feb 2026 13:03:04 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Donald Trump | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/donald-trump/ 32 32 La flambée de l’or devrait se maintenir https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-flambee-de-lor-devrait-se-maintenir/ Mon, 09 Feb 2026 13:03:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112355 Du moins pour l’instant.

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Alimenté par une politique commerciale et étrangère américaine de plus en plus erratique, le prix de l’or a fortement progressé au cours de la dernière année, un virage géopolitique qui pourrait avoir modifié en profondeur le comportement des investisseurs.

Dans un rapport récent, les économistes du Mouvement Desjardins analysent la hausse des prix de l’or, qui ont brièvement dépassé le seuil de 5 500 $ US l’once plus tôt cette année avant de redescendre autour de 5 000 $ US ; un niveau qui demeure presque le double de celui observé au début de 2025.

Le rapport attribue cette envolée à deux facteurs principaux : « des achats massifs de la part des banques centrales et le climat économique et politique aux États-Unis ».

Ces deux facteurs sont étroitement liés, la hausse de la demande des banques centrales étant elle-même largement alimentée par des considérations géopolitiques.

« Le catalyseur de ce changement dans la dynamique des banques centrales a été la guerre en Ukraine, qui a mis en lumière deux constats majeurs pour l’économie mondiale, indique le rapport. Premièrement, un conflit de grande ampleur en Europe demeure possible. Deuxièmement, les États-Unis ont démontré l’étendue et la puissance du dollar comme arme politique et économique, en excluant la Russie du système financier mondial. »

Dans ce contexte, les banques centrales de pays « qui craignent des conflits ou d’éventuelles sanctions américaines », comme la Chine, sont celles qui ont le plus accru leurs réserves d’or au cours des dernières années, selon le rapport.

De plus, lorsque les tensions géopolitiques s’intensifient, « qu’il s’agisse de tarifs réciproques, de l’Iran, du Venezuela ou même du Groenland », on observe « des hausses brusques et temporaires » du prix de l’or, notent les auteurs.

Dans ce contexte, les facteurs de soutien à la hausse du prix de l’or devraient persister, du moins à court terme.

D’une part, la demande des banques centrales « devrait se maintenir », selon le rapport.

D’autre part, « les investisseurs revoient la composition de leurs portefeuilles face à la volatilité des marchés financiers, à l’imprévisibilité de l’administration Trump en matière de politique commerciale, de politique intérieure et d’interventions militaires, ainsi qu’à la reconfiguration de l’ordre mondial et des chaînes d’approvisionnement », indique le rapport.

Si l’ancien ordre mondial est bel et bien révolu, comme l’a suggéré le premier ministre Mark Carney dans son discours à Davos, et qu’il ne reviendra pas, « les actions de l’administration américaine auraient alors déclenché un changement durable du comportement des investisseurs, ceux-ci cherchant une meilleure protection contre ces risques », ajoute le rapport.

Le rôle traditionnel du dollar américain comme valeur refuge s’est également affaibli, laissant l’or « comme l’un des derniers actifs fiables », souligne Desjardins.

À ce stade, il n’est pas clair si les dommages causés à l’ordre mondial peuvent être réparés. Entre-temps, la perspective de nouveaux épisodes de tensions géopolitiques, liés à des événements tels que « des conflits armés, une nouvelle vague de tarifs douaniers ou les élections de mi-mandat aux États-Unis », devrait continuer de soutenir les prix de l’or dans les mois à venir.

Parallèlement à ces facteurs fondamentaux, la volatilité récente des prix de l’or a également attiré des investisseurs spéculatifs, ce qui accroît à la fois les risques à la hausse et à la baisse des perspectives. Si la spéculation a amplifié les gains récents, elle augmente aussi le risque d’une correction marquée, avertit le rapport.

Ainsi, bien que Desjardins anticipe actuellement que l’or terminera l’année autour de 5 200 $ US l’once, l’institution souligne qu’il existe « une incertitude importante entourant cette prévision ».

À plus long terme, Desjardins s’attend à ce que la progression des prix de l’or ralentisse, voire s’inverse, notamment à mesure que la production aurifère augmentera.

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Kevin Warsh pressenti à la tête de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/kevin-warsh-pressenti-a-la-tete-de-la-fed/ Fri, 30 Jan 2026 14:28:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112232 Wall Street s’inquiète d’un tournant plus politique de la politique monétaire.

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Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé vendredi qu’il proposera la candidature de Kevin Warsh au poste de prochain président de la Réserve fédérale (Fed).

Ce choix est susceptible d’entraîner des changements radicaux au sein de cette puissante institution, qui pourrait se rapprocher de la Maison-Blanche et voir son indépendance vis-à-vis de la politique quotidienne être réduite.

Si sa nomination est confirmée par le Sénat, Kevin Warsh, qui est âgé de 55 ans, succédera à l’actuel président de la Fed, Jerome Powell, à la fin de son mandat, en mai.

Donald Trump avait choisi Jerome Powell pour diriger la Fed en 2017. Ces derniers mois, il l’a sans cesse critiqué pour ne pas avoir abaissé les taux d’intérêt assez rapidement.

Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a fait valoir que Kevin Warsh, qui a été membre du conseil des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011, est « parfait pour le rôle » et qu’il ne « décevra jamais » les Américains.

« Je connais Kevin depuis longtemps et je ne doute pas qu’il restera dans les annales comme l’un des GRANDS présidents de la Fed, peut-être même le meilleur », a écrit Donald Trump.

Kevin Warsh est actuellement membre de la Hoover Institution, un laboratoire d’idées de droite, en plus d’être chargé de cours à la Stanford Graduate School of Business.

À certains égards, Kevin Warsh est un choix improbable pour le président républicain, car il est depuis longtemps un faucillon dans le jargon de la Fed, c’est-à-dire quelqu’un qui soutient généralement des taux d’intérêt plus élevés pour contrôler l’inflation.

Donald Trump plaide que le taux directeur de la Fed devrait être aussi bas que 1 %, soit bien en dessous de son niveau actuel d’environ 3,6 %, une position que peu d’économistes approuvent.

Pendant son mandat de gouverneur, Kevin Warsh s’est opposé à certaines des politiques de taux d’intérêt bas menées par la Fed pendant et après la récession de 2008-2009. Il a également souvent exprimé à l’époque sa crainte que l’inflation s’accélère.

Plus récemment, dans des discours et des tribunes libres, Kevin Warsh s’est dit favorable à une baisse des taux.

Contrôler la Fed 

La nomination de Kevin Warsh constituerait une étape importante vers le renforcement du contrôle de Donald Trump sur la Fed, l’une des rares agences fédérales encore indépendantes.

Si tous les présidents influencent la politique de la Fed par l’intermédiaire des nominations, les attaques rhétoriques de Donald Trump contre la banque centrale ont suscité des inquiétudes quant à son statut d’institution indépendante.

Le président de la Réserve fédérale est l’un des responsables économiques les plus puissants au monde, chargé de lutter contre l’inflation aux États-Unis tout en soutenant le plein emploi.

Les décisions de la Fed en matière de taux d’intérêt influencent, à terme, les coûts d’emprunt dans l’ensemble de l’économie, y compris pour les prêts hypothécaires, les prêts automobiles et les cartes de crédit.

Politiques économiques de Trump

Depuis la réélection de Donald Trump, Kevin Warsh a exprimé son soutien aux politiques économiques du président, malgré son passé de républicain plus conventionnel et favorable au libre-échange.

Dans une chronique publiée en janvier 2025 dans le « Wall Street Journal », Kevin Warsh a écrit que « les politiques de déréglementation énergiques de l’administration Trump, si elles étaient mises en œuvre, auraient un effet désinflationniste ».

Depuis son premier mandat, Donald Trump a rompu avec plusieurs décennies de précédent selon lesquelles les présidents évitaient d’appeler publiquement à des baisses de taux, par respect pour le statut d’agence indépendante de la Fed.

Donald Trump a également cherché à exercer un contrôle accru sur la Fed. En août, il a tenté de licencier Lisa Cook, l’une des sept gouverneurs, afin d’obtenir la majorité au conseil de la Fed. Il a nommé trois autres membres, dont deux lors de son premier mandat.

Mme Cook a toutefois intenté une poursuite pour conserver son poste. La semaine dernière, la Cour suprême s’est montrée encline à lui permettre de conserver son poste pendant que la procédure suit son cours devant les tribunaux.

Des études économiques ont montré que les banques centrales indépendantes obtiennent de meilleurs résultats en matière de contrôle de l’inflation. Les élus, comme Donald Trump, exigent souvent des taux d’intérêt plus bas pour stimuler la croissance et l’emploi, ce qui peut entraîner une hausse des prix.

Défis potentiels

Si sa nomination est confirmée, Kevin Warsh devra relever des défis pour faire baisser les taux d’intérêt de manière significative. Le président n’est que l’un des 19 membres que compte le comité de fixation des taux de la Fed, dont 12 votent lors de chaque décision.

Si la Fed réduit ses taux à court terme de manière trop agressive et que cette décision est perçue comme motivée par des raisons politiques, les investisseurs de Wall Street pourraient vendre leurs bons du Trésor par crainte d’une hausse de l’inflation. Ces ventes feraient grimper les taux d’intérêt à long terme.

Donald Trump a envisagé de nommer Kevin Warsh à la présidence de la Fed pendant son premier mandat, mais il a finalement choisi Jerome Powell. Le beau-père de Kevin Warsh est Ronald Lauder, héritier de la fortune cosmétique Estee Lauder et donateur et confident de longue date de Donald Trump.

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La Fed marque une pause sur les taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-fed-marque-une-pause-sur-les-taux/ Thu, 29 Jan 2026 13:24:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112205 Et laisse son taux directeur inchangé.

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La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) a marqué une pause dans ses baisses de taux d’intérêt, mercredi, laissant son taux directeur inchangé à environ 3,6 % après l’avoir abaissé à trois reprises l’année dernière.

La banque centrale explique dans une déclaration qu’il y a des signes de stabilisation du marché de l’emploi et que la croissance est « solide », une amélioration par rapport à la description « modeste » du mois dernier.

Avec une économie qui croît à un rythme soutenu et aucun signe de détérioration de l’emploi, les responsables de la Fed ne voient probablement pas de raison de précipiter de nouvelles baisses de taux.

Si la plupart des décideurs politiques s’attendent à une nouvelle réduction des coûts d’emprunt cette année, beaucoup souhaitent voir des signes indiquant que l’inflation, qui reste obstinément élevée, se rapproche de l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale. Selon l’indicateur privilégié par la Fed, l’inflation s’élevait à 2,8 % en novembre, soit un niveau légèrement supérieur à celui de l’année dernière.

Deux responsables se sont opposés à cette décision, les gouverneurs Stephen Miran et Christopher Waller, préférant une nouvelle baisse d’un quart de point.

Le président Donald Trump a nommé Stephen Miran en septembre, tandis que Christopher Waller est pressenti par la Maison-Blanche pour remplacer le président Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai.

La décision de la Fed de maintenir le statu quo risque d’alimenter les critiques du président Trump, qui attaque Jerome Powell depuis des mois pour ne pas avoir réduit fortement les taux à court terme.

Lorsque la Fed réduit son taux directeur, elle tend à faire baisser les coûts d’emprunt pour les prêts hypothécaires, les prêts automobiles et les emprunts commerciaux, bien que ces taux soient également influencés par les forces du marché.

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La Banque du Canada défend l’indépendance de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-defend-lindependance-de-la-fed/ Wed, 28 Jan 2026 19:04:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112176 Des conséquences possibles pour les marchés canadiens, selon Tiff Macklem

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Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que la perte d’indépendance de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) aurait des répercussions sur les marchés financiers canadiens en raison de l’intégration des deux économies.

Lors d’une conférence de presse tenue après la dernière décision sur le taux directeur, le gouverneur Tiff Macklem dit qu’il est difficile de prédire quelles seraient les répercussions, mais que le maintien de l’indépendance de la Fed est bénéfique pour les Américains et les Canadiens.

Les commentaires de Tiff Macklem interviennent alors que le président américain Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises le président de la Fed, Jerome Powell, et la banque centrale pour ne pas avoir agi plus rapidement pour réduire les taux.

Donald Trump a considérablement intensifié sa confrontation avec la Fed au début du mois, le département de la Justice ayant ouvert une enquête et menacé de poursuites criminelles, ce que Jerome Powell a qualifié de «prétextes» dans la campagne du président visant à prendre le contrôle de la politique américaine en matière de taux d’intérêt.

Tiff Macklem fait partie des banquiers centraux du monde entier qui ont affirmé leur «solidarité totale» avec M. Powell et ont souligné que l’indépendance des banques centrales est la pierre angulaire de la stabilité des prix, des finances et de l’économie.

Les économistes avertissent qu’une Fed politisée qui cède aux exigences du président nuira à sa crédibilité en tant que combattante de l’inflation et conduira probablement les investisseurs à exiger des taux plus élevés avant d’investir dans les bons du Trésor américain.

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Mark Carney avertit : le monde entre dans une ère de coercition économique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/mark-carney-avertit-le-monde-entre-dans-une-ere-de-coercition-economique/ Wed, 21 Jan 2026 13:21:46 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112031 À Davos, le premier ministre appelle les puissances moyennes à agir ensemble face aux grandes rivalités.

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S’exprimant mardi devant le Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le premier ministre Mark Carney a déclaré que le monde était entré dans une nouvelle ère risquée, marquée par les rivalités entre grandes puissances.

Alors que le président américain Donald Trump continue cette semaine d’appeler à l’annexion du Groenland, Mark Carney met les dirigeants en garde contre l’idée qu’ils peuvent acheter leur sécurité en se soumettant aux grandes puissances.

« Les grandes puissances ont commencé à utiliser l’intégration économique comme une arme. Les droits de douane comme moyen de pression, les infrastructures financières comme moyen de coercition, les chaînes d’approvisionnement comme vulnérabilités à exploiter », a soutenu Mark Carney dans son discours.

« Vous ne pouvez pas vivre dans le mensonge d’un bénéfice mutuel grâce à l’intégration lorsque celle-ci devient la source de votre subordination. »

Le premier ministre a souligné que des pays comme le Canada ont pu prospérer grâce à un ordre international prévisible et fondé sur des règles.

Le premier ministre a affirmé que des pays comme le Canada avaient prospéré sous l’ancien ordre international fondé sur des règles, mais que « cet ancien ordre ne reviendra pas ».

« Les puissances moyennes doivent agir de concert, car si vous n’êtes pas à la table des négociations, vous êtes au menu », a-t-il lancé, reprenant un argument familier de la campagne électorale de l’année dernière et s’adressant à un public international.

Les grandes puissances peuvent agir seules, a affirmé Mark Carney. Les puissances moyennes comme le Canada, elles, ne le peuvent pas.

« Mais lorsque nous ne négocions que bilatéralement avec une puissance hégémonique, nous négocions en position de faiblesse, a poursuivi le premier ministre. Nous acceptons ce qui nous est proposé. Nous rivalisons pour être le plus accommodant possible. Ce n’est pas la souveraineté. C’est une démonstration de souveraineté tout en acceptant la subordination. »

Ce discours intervient alors que Donald Trump approche du premier anniversaire de son second mandat présidentiel, une année marquée par son recours aux droits de douane comme instrument de puissance politique et économique, contre la quasi-totalité des pays du monde.

Parmi ses menaces les plus récentes figurent des droits de douane imposés à huit nations européennes qui s’opposent fermement à son projet d’annexion du Groenland, et un droit de douane de 200 % sur le vin français après le refus du président français Emmanuel Macron de rejoindre le « Conseil de la paix » de Donald Trump pour Gaza.

La crise du Groenland a dominé les débats à Davos, les dirigeants mondiaux dénonçant les menaces américaines.

Emmanuel Macron a qualifié la situation de « délirante », tandis que le premier ministre belge, Bart De Wever, a déclaré que les États-Unis ne se comportaient pas comme un allié.

Mark Carney a rencontré Emmanuel Macron mardi. Un communiqué du cabinet du premier ministre indique que les deux hommes ont « réaffirmé leur engagement mutuel » envers la souveraineté du Danemark, y compris celle du Groenland.

Mark Carney a expliqué à l’auditoire de Davos que l’année écoulée a démontré que le monde évolue vers un système de coercition économique, les grandes puissances privilégiant leurs propres intérêts.

Le premier ministre a affirmé que les puissances moyennes comme le Canada, doivent s’adapter à cette nouvelle réalité, raison pour laquelle le Canada cherche à développer ses échanges commerciaux avec les pays non américains grâce à des accords tels que ceux récemment signés avec la Chine et le Qatar.

Un discours « pragmatique »

Colin Robertson, ancien diplomate canadien et chercheur à l’Institut canadien des affaires mondiales, a expliqué à La Presse Canadienne que le discours de Mark Carney lui semblait « pragmatique ».

« Le multilatéralisme est ce qui nous permet de rétablir l’égalité des chances et, si nous ne le faisons pas, les grandes puissances vont nous éliminer une à une, comme l’a souligné le premier ministre, a-t-il dit. Je pense que cela a posé les bases de ce qui deviendra probablement la doctrine Carney. »

« Je trouve cela très positif, a-t-il ajouté. Je pense que d’autres pays, et notamment les puissances moyennes en Europe, s’y intéresseront probablement. »

Adam Chapnick, professeur d’études de la défense au Collège militaire royal du Canada, a expliqué que, même si le discours de Mark Carney est présenté comme une rupture, il est, à certains égards, conforme aux intérêts nationaux du Canada.

« Lorsqu’on n’est pas une grande puissance, la force du nombre a toujours prévalu, que les grandes puissances soient conflictuelles et agressives ou moins belliqueuses, a soutenu Adam Chapnick. Il ne faut jamais se retrouver en confrontation directe avec une puissance militaire ou économique supérieure, car il est très difficile de gagner de telles négociations. »

Adam Chapnick a déclaré que, même si le Canada s’exprimait rarement ces dernières années en des termes aussi « clairs et pragmatiques », le contenu du discours de Mark Carney n’avait rien de nouveau.

« Il s’agit d’une évaluation réaliste de ce que le Canada peut et ne peut pas faire seul dans le monde, a-t-il affirmé. Pour défendre ses intérêts à l’international, le Canada doit collaborer avec d’autres pays, quel que soit le contexte international. »

Adam Chapnick a ajouté que le discours expliquait autant les actions menées par Mark Carney que ses projets futurs.

« Il explique les déplacements constants, les différents accords commerciaux, les divers partenariats militaires, les accords d’achat et la redéfinition des relations avec tous ces pays », a-t-il précisé.

Mark Carney a été critiqué pour son manque de fermeté sur la question des droits de la personne lors de ses rencontres avec des dictateurs, alors qu’il cherche à attirer de nouveaux investissements étrangers.

Il y a moins d’un an, le premier ministre Carney avait publiquement désigné la Chine comme la plus grande menace pour la sécurité nationale du Canada.

Dans son discours à Davos, le premier ministre a expliqué comment le Canada mise sur un large engagement international pour « maximiser » son influence sur la scène mondiale, dans un contexte turbulent.

« Nous agissons concrètement face au monde tel qu’il est, sans attendre un monde idéal », a expliqué Mark Carney.

Il a affirmé que le Canada avait été parmi les premiers à entendre le “signal d’alarme” de la nouvelle ère des grandes puissances — une allusion aux droits de douane imposés par les États-Unis l’an dernier et à leur menace de faire du Canada le 51e État américain.

Donald Trump, qui participe au Forum économique mondial avec un groupe restreint de membres de son cabinet et de conseillers de la Maison-Blanche, doit prendre la parole mercredi.

Les dirigeants du monde entier peuvent circuler librement dans la ville et pourraient même se croiser par hasard, mais on ignore si Donald Trump et Mark Carney se rencontreront.

Mark Carney devrait rentrer chez lui mercredi soir. Le cabinet du premier ministre a indiqué qu’aucune rencontre n’est prévue pour le moment entre Mark Carney et Donald Trump, mais que cela pourrait changer.

Le bureau ne divulgue pas systématiquement les dates des échanges entre les deux dirigeants.

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Cartes de crédit et Fed : Trump déclenche la fronde de Wall Street https://www.finance-investissement.com/nouvelles/cartes-de-credit-et-fed-trump-declenche-la-fronde-de-wall-street/ Thu, 15 Jan 2026 11:59:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111909 Les grandes banques avertissent la Maison-Blanche des risques économiques.

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Jusqu’à cette semaine, Wall Street avait généralement bénéficié des politiques de l’administration Trump et soutenu le président des États-Unis. Cette relation s’est soudainement détériorée.

Lorsque le président Donald Trump a promulgué la loi « One Big Beautiful Bill » en juillet, celle-ci a entraîné une nouvelle série importante de réductions d’impôts et a également réduit de près de moitié le budget du Bureau de protection financière des consommateurs, parfois considéré comme l’ennemi juré du secteur bancaire. Les régulateurs bancaires de Donald Trump ont également mis en œuvre un programme de déréglementation qui a été bien accueilli par les banques et les grandes entreprises.

Cependant, le président a depuis proposé de plafonner à 10 % pendant un an le taux d’intérêt des cartes de crédit, une activité lucrative pour de nombreuses institutions financières, et son département de la Justice a ouvert une enquête sur le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, ce qui, selon plusieurs, menace l’institution censée fixer les taux d’intérêt sans ingérence politique.

Les chefs de direction des banques ont averti mardi la Maison-Blanche que les mesures prises par Donald Trump feraient plus de mal que de bien à l’économie américaine.

Robin Vince, chef de la direction de BNY, explique aux journalistes que s’attaquer à l’indépendance de la Fed « ne semble pas, à nos yeux, permettre d’atteindre les principaux objectifs de l’administration en matière d’accessibilité financière, de réduction du coût des emprunts, de réduction du coût des prêts hypothécaires et de réduction du coût de la vie quotidienne des Américains ».

« Ne sapons pas les fondements du marché obligataire et ne prenons pas le risque de faire quelque chose qui pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt, simplement parce que l’indépendance de la Fed suscite un certain manque de confiance », ajoute Robin Vince.

L’indépendance de la Réserve fédérale américaine est sacro-sainte parmi les grandes banques. Si les banques auraient peut-être souhaité que Jerome Powell et les autres décideurs de la Fed agissent plus rapidement pour faire évoluer les taux d’intérêt dans un sens ou dans l’autre, elles ont généralement compris les raisons qui ont motivé les décisions de Jerome Powell.

« Je ne suis pas d’accord avec tout ce que la Fed a fait. Mais j’ai un immense respect pour Jay Powell, l’homme », témoigne Jamie Dimon, chef de la direction de JPMorgan Chase.

Revirement dans les cartes de crédit

Outre ses attaques contre la Fed, le président Trump s’en prend également au secteur des cartes de crédit. L’« accessibilité financière » étant susceptible d’être un enjeu majeur des élections de mi-mandat de cette année, Donald Trump souhaite réduire les coûts pour les consommateurs et affirme vouloir plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 % d’ici le 20 janvier. On ignore encore s’il espère y parvenir en intimidant le secteur des cartes de crédit pour qu’il plafonne volontairement les taux d’intérêt, ou en prenant une mesure exécutive.

Selon la Réserve fédérale et d’autres sources spécialisées, le taux d’intérêt moyen des cartes de crédit se situe entre 19,65 % et 21,5 %. Un plafonnement à 10 % coûterait probablement aux banques environ 100 milliards $ US de pertes de revenus par an, selon des chercheurs de l’université Vanderbilt. Les actions des sociétés de cartes de crédit, telles qu’American Express, JPMorgan, Citigroup, Capital One et d’autres ont fortement chuté lundi, les investisseurs s’inquiétant de l’impact potentiel sur les bénéfices de ces banques si un plafonnement des taux d’intérêt était mis en place.

Lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, le directeur financier de JPMorgan, Jeffrey Barnum, indique que le secteur était prêt à se battre avec tous les moyens à sa disposition pour empêcher l’administration Trump de plafonner ces taux. JPMorgan est l’une des plus grandes sociétés de cartes de crédit du pays, avec des clients détenant collectivement 239,4 milliards $ US de soldes auprès de la banque, et des partenariats importants avec des sociétés telles que United Airlines et Amazon. JPMorgan a également récemment acquis le portefeuille de cartes de crédit Apple Card de Goldman Sachs.

« Nous pensons que des mesures comme celle-ci auront exactement l’effet inverse de celui recherché par l’administration en matière d’aide aux consommateurs, souligne Jeffrey Barnum. Au lieu de faire baisser le prix du crédit, cela ne fera que réduire l’offre de crédit, ce qui sera néfaste pour tout le monde : les consommateurs, l’économie en général et, bien sûr, pour nous aussi. »

Même les grandes compagnies aériennes et les chaînes hôtelières qui s’associent à des banques pour émettre leurs cartes n’ont pas apprécié la volonté de la Maison-Blanche de plafonner les taux d’intérêt.

« Je pense que l’un des principaux problèmes et défis liés à (un éventuel plafonnement) est le fait qu’il empêcherait les consommateurs à faibles revenus d’accéder à tout crédit, et pas seulement au taux d’intérêt qu’ils paient, ce qui bouleverserait l’ensemble du secteur des cartes de crédit », affirme Ed Bastion, chef de la direction de Delta Air Lines, aux analystes. Delta a conclu un partenariat majeur avec American Express, et sa carte de crédit rapporte des milliards de dollars de revenus à Delta.

Le président Trump a semblé redoubler d’efforts dans ses attaques contre le secteur des cartes de crédit pendant la nuit. Dans un message publié sur sa plateforme de médias sociaux Truth Social, il a déclaré qu’il soutenait un projet de loi présenté par le sénateur Roger Marshall, républicain du Kansas, qui réduirait probablement les revenus que les banques tirent des commerçants lorsqu’ils acceptent une carte de crédit au point de vente.

« Tout le monde devrait soutenir le Credit Card Competition Act du grand sénateur républicain Roger Marshall, afin de mettre fin à l’arnaque incontrôlable des frais de transaction », a écrit Donald Trump.

Les commentaires de Wall Street interviennent alors que les grandes banques publient leurs résultats trimestriels. JPMorgan, la plus grande banque de détail et d’investissement du pays, et The Bank of New York Mellon Corp, l’une des plus grandes banques dépositaires au monde, ont toutes deux publié leurs résultats mardi, tandis que Citigroup, Bank of America, Wells Fargo et d’autres les publieront plus tard dans la semaine.

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Tiff Macklem appuie Jerome Powell https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tiff-macklem-appuie-jerome-powell/ Tue, 13 Jan 2026 11:58:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111879 Et défend l’indépendance des banques centrales.

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Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, prend la défense de son homologue américain Jerome Powell, alors que le président de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) fait l’objet d’une enquête pénale menée par le département de la Justice du président Donald Trump.

Jerome Powell a dévoilé dimanche que le département américain de la Justice avait assigné la Fed à comparaître à la fin de la semaine dernière en lien avec le témoignage qu’il avait donné au Sénat en juin au sujet d’un projet de rénovation des bâtiments de la Réserve fédérale à Washington, D.C.

Selon Jerome Powell, la menace d’une mise en accusation pénale était une réponse au refus des responsables monétaires indépendants du sud de la frontière d’abaisser les taux d’intérêt, conformément aux souhaits de Donald Trump.

Tiff Macklem avait déjà apporté son soutien à Jerome Powell face aux pressions de l’administration Trump et il affirme lundi dans une déclaration que le président de la Fed « incarne le meilleur du service public » et qu’il bénéficie de son « soutien total ».

Il ajoute que Jerome Powell fait « un très bon travail dans des circonstances difficiles » et prend les décisions de la Fed « sur la base de données factuelles, et non de considérations politiques ».

La Banque du Canada et la Fed américaine fonctionnent toutes deux indépendamment du gouvernement et fixent les taux d’intérêt dans le but de maintenir l’inflation à 2 % par an. La Fed a un double mandat supplémentaire qui consiste à promouvoir le plein emploi dans l’économie américaine.

Donald Trump a critiqué Jerome Powell pour ne pas avoir réduit les taux d’intérêt assez rapidement afin de stimuler la croissance économique.

Des mesures de « pays pauvres »

Selon Tiff Macklem, l’indépendance des banques centrales est essentielle pour assurer la stabilité des prix et donne aux responsables de la politique monétaire la latitude nécessaire pour prendre des décisions difficiles qui profitent à l’économie, « sans ingérence politique à court terme ».

Lundi, un groupe bipartite composé d’anciens présidents de la Fed et d’économistes de renom a comparé les mesures prises par l’administration Trump à celles adoptées dans des pays plus pauvres.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers ne s’attendent pas, lundi, à ce que la Banque du Canada ou la Fed américaine réduisent leurs taux d’intérêt lors de leurs prochaines décisions à la fin du mois de janvier.

Certains analystes ont observé que la réaction modérée du marché reflète la conviction largement répandue que Jerome Powell pourrait réussir à se défendre contre les allégations selon lesquelles sa description aux législateurs du projet de 2,5 milliards de dollars américains de la Fed était criminelle.

Le président Trump a utilisé à plusieurs reprises des enquêtes — qui pourraient ou non aboutir à une mise en accusation — pour attaquer ses rivaux politiques, notamment la gouverneure de la Fed Lisa Cook, la procureure générale de New York Letitia James et James Comey, l’ancien directeur du FBI.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré aux journalistes que Donald Trump n’avait pas demandé au département de la Justice d’enquêter sur Jerome Powell.

« Une chose est sûre, le président l’a clairement indiqué, c’est que Jerome Powell est mauvais dans son travail, a expliqué Mme Leavitt. Quant à savoir si Jerome Powell est un criminel, c’est une question à laquelle le département de la Justice devra répondre. »

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Trump–Fed : une escalade sans précédent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/trump-fed-une-escalade-sans-precedent/ Mon, 12 Jan 2026 13:10:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111856 Jerome Powell dénonce une tentative d’ingérence après une assignation du ministère de la Justice.

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Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a indiqué dimanche que le ministère de la Justice avait assigné la banque centrale à comparaître et l’avait menacée de poursuites pénales à la suite de son témoignage concernant les rénovations des bâtiments de la Fed.

Cette initiative marque une escalade sans précédent dans le conflit qui oppose le président Donald Trump à la Fed, une institution indépendante qu’il a maintes fois critiquée pour ne pas avoir abaissé son taux directeur aussi rapidement que Donald Trump le souhaiterait.

Ce regain de tensions risque de perturber les marchés financiers lundi et pourrait, à terme, faire grimper le coût des emprunts immobiliers et autres prêts.

Les assignations à comparaître font suite à son témoignage devant la commission bancaire du Sénat en juin, a précisé Jerome Powell, au sujet de la rénovation par la Fed de deux immeubles de bureaux, un projet de 2,5 milliards de dollars américains que Donald Trump avait qualifié d’excessif cet été.

Jerome Powell a rompu dimanche avec la retenue dont il avait fait preuve jusqu’alors face aux critiques et aux attaques personnelles de Donald Trump, qu’il avait largement ignorées.

Jerome Powell a préféré publier une déclaration vidéo dans laquelle il qualifie sans ambages la menace de poursuites pénales de simples « prétextes » visant à saper l’indépendance de la Fed en matière de fixation des taux d’intérêt.

« Il s’agit de savoir si la Fed sera en mesure de continuer à fixer les taux d’intérêt en fonction des données et de la conjoncture économique, ou si, au contraire, sa politique monétaire sera dictée par des pressions politiques ou des intimidations », a déclaré Jerome Powell.

Cette réaction tranche nettement avec la discrétion adoptée par la Fed face au président américain cette année. La banque centrale a tenté d’apaiser l’administration en renonçant à certaines mesures, comme la prise en compte de l’impact du changement climatique sur le système bancaire, auxquelles l’administration s’opposait clairement.

Les attaques renouvelées contre l’indépendance de la Fed et la défense acharnée de Jerome Powell ravivent ce qui semblait être une lutte latente entre Donald Trump et le président qu’il a nommé en 2017.

Les assignations à comparaître alimentent les craintes quant à une possible atteinte à l’indépendance de la Fed vis-à-vis de la politique quotidienne, ce qui pourrait miner la confiance des investisseurs internationaux dans les titres du Trésor américain.

« Nous prévoyons une baisse du dollar, des obligations et des actions lundi, dans un contexte de vente massive d’actifs américains similaire à celle observée en avril dernier, au plus fort du choc tarifaire et de la menace qui pesait sur le poste de Jerome Powell à la tête de la Fed », a écrit Krishna Guha, analyste chez Evercore ISI, une banque d’investissement, dans une note à ses clients.

« Nous sommes consternés par cette évolution profondément inquiétante, survenue de manière inattendue après une période où les tensions entre Donald Trump et la Fed semblaient s’être apaisées », a ajouté Krishna Guha.

Lors d’une brève entrevue accordée à NBC News dimanche, Donald Trump a insisté sur le fait qu’il n’était pas au courant de l’enquête visant Jerome Powell. Interrogé sur la possibilité que l’enquête vise à faire pression sur Jerome Powell concernant les taux d’intérêt, le président a répondu que « non, je n’y penserais même pas. »

Le mandat de Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale s’achève en mai, et des responsables de l’administration Trump ont laissé entendre qu’il pourrait nommer un remplaçant potentiel ce mois-ci.

Dans un communiqué publié dimanche, le ministère de la Justice a mentionné ne pouvoir commenter aucun cas particulier, mais a ajouté que la procureure générale Pam Bondi « a donné pour instruction à ses procureurs fédéraux de donner la priorité aux enquêtes sur tout détournement de fonds publics ».

Timothy Lauer, porte-parole du bureau de la procureure fédérale Jeanine Pirro, a déclaré qu’ils ne commentaient pas les enquêtes en cours.

L’éventuelle mise en accusation a déjà suscité l’inquiétude d’un sénateur républicain, qui a déclaré qu’il s’opposerait à toute future nomination à la banque centrale, y compris à tout remplaçant de Jerome Powell, tant que « cette affaire juridique ne sera pas entièrement résolue ».

« S’il subsistait le moindre doute quant à savoir si des conseillers au sein de l’administration Trump s’efforcent activement de mettre fin à l’indépendance de la Réserve fédérale, il ne devrait plus y en avoir », a souligné le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis, membre de la commission bancaire, qui supervise les nominations à la Fed.

« C’est maintenant l’indépendance et la crédibilité du ministère de la Justice qui sont en jeu », a-t-il ajouté.

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Arrestation de Maduro : les marchés restent de marbre https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/arrestation-de-maduro-les-marches-restent-de-marbre/ Tue, 06 Jan 2026 11:03:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111759 Tensions géopolitiques en hausse, réaction financière limitée.

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La capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par l’armée américaine a suscité de vives réactions à travers le monde, l’impact sur les marchés financiers semble toutefois nettement plus limité. Les investisseurs semblent détachés face à cet événement dont les conséquences économiques immédiates, notamment sur le pétrole, demeurent limitées.

Une nouvelle absorbée sans heurt

Les marchés mondiaux ont bien absorbé la montée des tensions géopolitiques suivant la nouvelle de l’attaque des États-Unis contre le Venezuela et l’arrestation du président Nicolas Maduro, selon les perspectives du marché de Corpay.

On observe un léger regain d’intérêt pour les valeurs refuges comme le dollar américain, le yen japonais et le franc suisse au détriment des devises plus exposées au risque. Les rendements des bons du Trésor américain ont enregistré un léger recul, signifiant une plus grande demande pour les actifs sûrs.

Le peso mexicain a quant à lui enregistré une baisse d’environ 0,7 % alors que le président américain disait vouloir « faire quelque chose » face aux expéditions de drogue en provenance du Mexique.

Une nouvelle importante pour le marché du pétrole

Étant donné que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde, comme le souligne Boursorama, la dernière manœuvre du président Trump a placé les sociétés énergétiques et le marché du pétrole au centre de l’attention.

Toutefois, malgré l’ampleur de ses ressources, la production vénézuélienne représente aujourd’hui moins de 1 % de l’offre mondiale, en raison notamment du vieillissement des infrastructures et d’années de sous-investissement. Et si le président américain promet d’investir pour remédier à la situation, cela prendrait au moins une décennie d’engagement des grandes sociétés pétrolières occidentales dans le pays, selon les dires de Peter McNally, responsable mondial de l’analyse sectorielle chez la firme de recherche Third Bridge, rapportés par Business Insider.

Sur le marché de l’énergie, les deux principales références du pétrole brut, le Brent et le WTI, évoluent en légère baisse. Le brut de référence américain, le West Texas Intermediate (WTI), a reculé jusqu’à 1,4 % en début de séance avant d’évoluer à l’horizontale. Le Brent, référence internationale, affichait également une baisse de 0,8 %, à 60,24 $ US le baril, après avoir cédé jusqu’à 1,2 % plus tôt.

En résumé, malgré l’importance symbolique du Venezuela, le marché pétrolier mondial reste dominé par un excès d’offre.

Pour rappel, le marché pétrolier connaît des pressions depuis déjà plusieurs mois, en raison d’une surabondance de l’offre mondiale.

À long terme, les analystes de Goldman Sachs prédisent un environnement politique plus favorable à l’investissement pétrolier. Toutefois, ces développements sont négatifs pour les prix du pétrole, car toute augmentation soutenue de la production vénézuélienne viendrait s’ajouter à une offre déjà abondante, précisent les experts.

Pour cette raison, le contexte macroéconomique mondial reste largement inchangé, selon Corpay.

Une bonne nouvelle pour les raffineurs américains

Les raffineries américaines spécialisées dans le brut lourd accueillent à bras ouvert la nouvelle de l’arrestation du président vénézuélien, car cela pourrait signifier un redémarrage des exportations vénézuéliennes vers les États-Unis, au détriment de la Chine.

En effet, si le Vénézuéla passait à un régime favorable aux États-Unis, cela devrait conduire à l’abrogation des sanctions imposées par Washington et offrir ainsi un répit au secteur pétrolier vénézuélien. Boursorama rappelle ainsi que les exportations de brut vénézuélien vers les États-Unis en 1997 représentaient 44 % de la production vénézuélienne, selon l’Administration de l’information sur l’énergie.

Entre 2020 et 2022, les exportations vénézuéliennes ont dégringolé à zéro en raison des sanctions pétrolières directes à l’entreprise énergétique publique Petróleos de Venezuela, S.A (PDVSA) imposées par Trump avant de se redresser légèrement par suite de la dérogation accordée à Chevron pour continuer à exploiter ses coentreprises au Venezuela.

Un changement dans les exportations du Venezuela se ferait en grande partie au détriment de la Chine, le principal importateur du pétrole vénézuélien après les sanctions imposées par le président Trump. Si ce dernier a promis que la Chine continuerait de recevoir du pétrole vénézuélien sous un gouvernement dirigé par les États-Unis à Caracas, il a toutefois précisé que cette quantité serait certainement limitée.

Sans compter que selon Reuters, la majorité des importations chinoises de pétrole en provenance du Venezuela sont destinées à des raffineries indépendantes qui acceptent d’ignorer les sanctions à condition d’acheter le pétrole à des prix réduits. Mais si les sanctions sont levées, le pétrole sera vendu aux prix internationaux, ce qui pourrait tarir l’intérêt de ces raffineries.

Envolée des obligations vénézuéliennes

La nouvelle de l’arrestation de Nicolas Maduro a eu un impact particulièrement fort sur les obligations souveraines du Venezuela, en défaut de paiement. Les investisseurs ont ainsi espoir que la dette souveraine du pays connaîtra une grande restructuration.

Les obligations de l’État vénézuélien ont gagné près de 30 %. Les investisseurs espèrent ainsi qu’un nouveau président soit synonyme d’un rétablissement de relations diplomatiques formelles et l’élargissement des licences, notamment pour engager des négociations autour d’une restructuration de la dette, selon les experts rapportés par Reuters.

Pour la suite, l’attention des investisseurs se portera essentiellement sur les décisions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) en matière de licences, la clarification d’un cadre juridique stable, le calendrier de transition politique au Venezuela et la capacité de PDVSA à améliorer sa gouvernance.

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L’ACEUM n’est « pas nécessairement en danger » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/laceum-nest-pas-necessairement-en-danger/ Wed, 17 Dec 2025 13:41:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111680 Assure Mark Carney.

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Le premier ministre Mark Carney estime que l’entente commerciale entre le Canada, les États-Unis et le Mexique « n’est pas nécessairement en danger », mais que des changements sont à prévoir au moment de sa révision en 2026.

Le chef libéral a fait ces commentaires lors d’une entrevue de fin d’année diffusée mardi soir sur les ondes de Radio-Canada et de RDI.

Questionné par le chef d’antenne Patrice Roy sur l’avenir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), Mark Carney a répondu : « je crois que l’ACEUM va changer, ce n’est pas nécessairement en danger, mais ça va changer, comme tous les autres accords des relations commerciales des Américains ».

Selon le premier ministre, « c’est l’une des raisons » pour lesquelles il est important « de voyager et de trouver des accords avec des partenaires fiables ». Mark Carney revenait ainsi sur l’une des premières questions de l’animateur concernant ses nombreux déplacements à l’étranger depuis le début de son mandat.

« Il faut voyager parce qu’il faut rendre notre pays plus indépendant, plus prospère, plus fort. Et le Canada a ce dont le monde veut », a d’abord déclaré le chef libéral en début d’entrevue.

Mark Carney a refusé de dire s’il avait été « rassuré » par le président américain Donald Trump à la suite de récentes discussions. Les négociations avec l’administration actuelle à la Maison-Blanche comportent « toujours des changements » et de l’instabilité, a-t-il avancé.

Le premier ministre canadien a néanmoins indiqué que, lors d’une récente réunion avec Donald Trump et leur homologue mexicaine, Claudia Sheinbaum, où les trois ont discuté du processus de révision de l’ACEUM, « il n’y a pas (eu) de suggestion de déchirer (l’entente) ».

Selon l’accord entre les trois pays, l’ACEUM doit faire l’objet d’un premier examen conjoint en 2026, six ans après son entrée en vigueur.

Par ailleurs, Mark Carney maintient que la campagne publicitaire de l’Ontario contre les droits de douane de Washington a eu un effet sur la décision de Donald Trump de rompre les négociations commerciales avec le Canada en octobre dernier.

Il y avait « presque un deal » sur la table, mais « le président a changé son attitude à ce moment-là. C’était clair », a soutenu Mark Carney.

Donald Trump avait décidé de mettre un terme aux négociations commerciales avec Ottawa, prétextant les publicités contre les droits de douane lancées par le gouvernement ontarien aux États-Unis au cours de l’automne.

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