diversification – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 02 Mar 2026 16:58:26 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png diversification – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Diversifier vers l’Europe : la solution de Quadra Capital https://www.finance-investissement.com/nouvelles/diversifier-vers-leurope-la-solution-de-quadra-capital/ Wed, 04 Mar 2026 10:54:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112797 Faut-il réduire son exposition aux États-Unis et se tourner davantage vers l’Europe ? La question se pose avec une acuité nouvelle depuis le début de 2025, selon Guillaume Touze, président et chef de la direction de Quadra Capital.

« Il y a toujours eu un argument structurel en faveur de l’Europe. Mais depuis la montée des tensions entre le Canada et les États-Unis sous la présidence de Donald Trump, un facteur plus émotionnel est venu s’y ajouter. Nombre de Canadiens ont décidé de boycotter les États-Unis », constate-t-il. La volatilité des marchés nord-américains et l’incertitude géopolitique croissante à l’échelle mondiale les incitent aussi à passer à l’action.

Chez Quadra Capital, cette réflexion n’est pas nouvelle. La firme, née en Angleterre avant de se développer à Paris et à Madrid, s’est établie au Québec il y a sept ans en partenariat avec des acteurs locaux, dont le Groupe Walter. Son équipe, composée d’une dizaine de personnes, gère aujourd’hui environ un milliard de dollars d’actifs.

Des entreprises mondiales

Plusieurs facteurs rendent le marché européen plus attrayant que jamais, selon Guillaume Touze. D’abord, la qualité des sociétés européennes. « L’Europe regorge de chefs de file mondiaux dans de nombreux secteurs », affirme Guillaume Touze dont l’approche repose sur la sélection de titres individuels (stock picking).

Il mentionne notamment Airbus dans le secteur aéronautique, L’Oréal dans les cosmétiques, LVMH et Hermès dans le luxe, ainsi qu’EssilorLuxottica dans l’optique. « Hermès est un exemple remarquable de ce qu’on appelle le quiet luxury. Sur dix ans, sa performance a été environ deux fois supérieure à celle de LVMH », souligne-t-il.

EssilorLuxottica, pour sa part, s’est illustrée avec le développement de lunettes connectées en partenariat avec Meta, un produit particulièrement populaire auprès des jeunes générations. « Ce sont de belles histoires d’investissement », commente-t-il.

Face aux inquiétudes liées à la guerre en Ukraine ou au Brexit, il insiste sur un point : « Les grandes entreprises européennes sont en réalité très internationales. Nestlé, L’Oréal ou Siemens réalisent une part importante de leurs revenus à l’extérieur de l’Europe. La corrélation entre les risques géopolitiques locaux et leur performance est relativement faible. »

Un potentiel de rattrapage boursier

Au-delà des entreprises elles-mêmes, les valorisations constituent un autre argument de poids. « Les ratios cours-bénéfices demeurent inférieurs en Europe comparativement aux États-Unis », note Guillaume Touze. Même après un certain rattrapage l’an dernier, « le marché européen reste attractif ».

Il compare l’Euro Stoxx 600 au S&P 500 et observe que l’écart de valorisation ne s’est pas encore entièrement résorbé. « Il existe un réel potentiel de rattrapage », estime-t-il.

À cela s’ajoute une dimension structurelle : l’Europe est moins dominée par les géants technologiques américains, les fameux Sept Magnifiques. « Cette concentration sectorielle aux États-Unis peut accroître la volatilité. L’Europe offre une diversification plus équilibrée », soutient-il.

Il évoque également les plans de relance en infrastructures et en défense sur le continent. L’exemple de Siemens Energy, qui aurait bénéficié des investissements allemands massifs, illustre cette dynamique. Selon lui, le plan de relance allemand actuel serait, en équivalent euro, supérieur à ce qu’avait représenté le plan Marshall après la Seconde Guerre mondiale. « Cela pourrait générer entre 1 % et 2 % de croissance annuelle du PIB européen sur les cinq prochaines années », dit-il.

Diverses solutions d’investissement

Pour accroître son exposition au marché de l’Europe, plusieurs avenues sont possibles. Les portefeuilles offerts par les banques et les courtiers incluent déjà des titres européens, même si leur pondération demeure souvent inférieure à celle des actions américaines.

Les fonds d’investissement constituent une autre solution. « Par l’intermédiaire du système Fundserv, il est possible d’accéder à des fonds diversifiés de 40 à 50 titres ou plus », explique Guillaume Touze. Cette approche réduit le risque associé à la sélection de quelques actions.

Il met toutefois en garde contre certains fonds dits internationaux qui restent fortement exposés aux États-Unis. « On peut se retrouver avec une double exposition involontaire au marché américain. » Il recommande donc de vérifier si le fonds exclut l’Amérique du Nord ou s’il est spécifiquement axé sur l’Europe.

Quadra Capital, qui a obtenu l’année dernière sa licence de gestionnaire de portefeuille, a pour sa part lancé un fonds d’obligations internationales investi à plus de 60 % en Europe, ainsi qu’un projet de fonds d’actions européennes sous forme de fonds nourricier. « Les fonds strictement européens sont relativement rares au Canada. Il y a une opportunité », assure-t-il.

Selon lui, un investisseur canadien pourrait raisonnablement allouer entre 21 % et 30 % de son portefeuille à l’Europe, selon son profil de risque. « Pour les plus audacieux, on peut aller plus loin », suggère-t-il.

La fraise et la vanille

Guillaume Touze insiste sur la prudence. « La diversification, c’est d’abord une gestion de père de famille », affirme-t-il. Concentrer l’ensemble de ses actifs sur un seul marché n’est pas nécessairement optimal, même si cela n’a pas été pénalisant au cours de la dernière décennie.

Convaincre un investisseur habitué à la surperformance nord-américaine demande toutefois un travail pédagogique. « C’est comme un enfant habitué à la crème glacée à la vanille. Il faut lui faire découvrir d’autres saveurs, comme la fraise, par exemple. »

Quadra Capital propose des parts libellées en dollars canadiens et couvertes contre le risque de change. « Cela permet d’évaluer la performance réelle des titres sans être influencé par les fluctuations entre l’euro et le dollar canadien », explique Guillaume Touze. Selon lui, cette couverture réduit le risque global et favorise une lecture plus transparente des rendements.

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Les enjeux géopolitiques, une préoccupation majeure https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-enjeux-geopolitiques-une-preoccupation-majeure/ Mon, 02 Mar 2026 13:10:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112649 Les tensions géopolitiques dominent désormais les préoccupations des investisseurs. Partout au pays, les clients expriment leurs inquiétudes à leurs conseillers et conseillères, cherchant des repères dans un contexte mondial incertain.

C’est ce qui ressort clairement des sondages DialoguesFidelity, menés dans le cadre de Fidelity VISION 2026, un événement qui a réuni plus de 6 000 conseillers à Toronto et en ligne. Réalisés en temps réels, ces sondages ont permis de recueillir leurs opinions et leurs points de vue sur les priorités de la clientèle, les risques et occasions sur les marchés, ainsi que les stratégies de création de valeur pour l’année à venir.

En effet, selon 59 % des conseillers, la géopolitique constitue le facteur macroéconomique qui aura l’impact le plus considérable sur les portefeuilles en 2026, suivie de la volatilité des marchés (17 %), de l’inflation (12 %) et des taux d’intérêt (12 %).

De même, 54 % des personnes sondées mentionnent que les chocs géopolitiques représentent actuellement la principale source de préoccupation de leur clientèle, devant la volatilité des marchés (25 %), le risque de récession (13 %), l’intelligence artificielle (6 %) et la crainte de rater la reprise des marchés (2 %).

En outre, cette année, 35 % des conseillers estiment que leur principale priorité consiste à aider la clientèle à garder le cap malgré la volatilité.

Suivent :

  • la planification de la retraite (24 %),
  • la gestion du risque (19 %),
  • les stratégies de croissance (15 %)
  • et l’efficacité fiscale (7 %).

Diversifier les portefeuilles

Pour 61 % des personnes sondées, la diversification mondiale constitue la principale occasion d’ajouter de la valeur en 2026 afin d’optimiser des portefeuilles.

L’investissement factoriel (18 %) arrive au deuxième rang, suivi par la productivité et l’innovation propulsées par l’intelligence artificielle (15 %), puis par le repositionnement des titres à revenu fixe (6 %).

Enfin, 26 % des conseillers estiment que le Canada offre le meilleur potentiel risque-rendement pour les cinq prochaines années, en raison notamment de la résilience de certains secteurs, de la solidité des entreprises et des données fondamentales à long terme robustes.

Signe d’une évolution positive marquée de la confiance à l’égard du Canada, 26 % des personnes sondées considèrent aussi les États-Unis comme la plus importante occasion de placement, suivis des marchés émergents (23 %), de l’Europe (19 %) et de l’Asie (7 %).

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Février, ce n’est pas seulement la saison des REER https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fevrier-ce-nest-pas-seulement-la-saison-des-reer/ Fri, 20 Feb 2026 12:55:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112510 Février demeure la période la plus occupée de l’année, mais elle est devenue moins frénétique au cours de la dernière décennie, les clients étalant davantage leurs cotisations grâce à des versements réguliers au Régime enregistré d’épargne-retraite (REER), observe Devin Cattelan, gestionnaire de portefeuille chez Verecan Capital Management, à Toronto.

« Ce n’est définitivement plus comme à l’époque où les gens se précipitaient avant la date limite pour faire une cotisation par chèque », rapporte-t-il.

Les cotisations forfaitaires n’ont toutefois pas disparu. Les clients qui reçoivent des commissions, des primes ou des distributions de sociétés de gestion effectuent encore d’importants placements ponctuels dans leur REER au cours des 60 premiers jours de l’année, souligne Stephanie Pantaleo, vice-présidente, gestion de patrimoine et services de family office chez Pembroke Management, à Toronto.

C’est aussi la saison des FERR

Les conseillers constatent que le début d’année est de plus en plus associé aux retraits de Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), à mesure que leur clientèle vieillit, tandis que les plus jeunes cherchent à respecter la date limite de décembre pour d’autres régimes enregistrés.

Julie Seberras, responsable de la planification du patrimoine et de la gestion des pratiques chez Gestion de patrimoine Manuvie, à Toronto, indique que les conseillers consacrent davantage de temps aux clients en phase de décaissement. Ils examinent le revenu annuel des retraités et planifient les retraits afin d’éviter les récupérations fiscales.

« Les stratégies de transfert d’actifs sont très importantes pour nous. Beaucoup cherchent à réduire l’impact de la disposition réputée au décès », affirme Jason Szeto, conseiller chez Sun Life, à Bedford, en Nouvelle-Écosse.

Le début de l’année peut également être un bon moment pour retirer le minimum d’un FERR ou le maximum d’un fonds de revenu viager (FRV) et placer ces sommes dans un Compte d’épargne libre d’impôt (CELI), afin d’éviter d’être imposé sur les 12 mois de croissance subséquente, ajoute Jason Szeto.

Les comptes d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), les Régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) et les régimes enregistrés d’épargne-invalidité (REEI) gagnent aussi en popularité, relève Julie Seberras.

« Nous voyons la jeune génération orienter une partie de son épargne vers ces autres régimes enregistrés, qui fonctionnent selon l’année civile. »

Comme la date limite de cotisation pour bénéficier des déductions fiscales et des subventions gouvernementales dans ces régimes est le 31 décembre, « il y a un peu plus de pression en décembre », convient Devin Cattelan.

Les jeunes clients sont particulièrement attirés par le CELIAPP en raison de sa déductibilité fiscale et de sa flexibilité, précise Julie Seberras. Si le titulaire ne procède pas à l’achat d’une propriété dans le délai prévu, les fonds peuvent être transférés vers un REER sans réduire les droits de cotisation.

Même si la planification fiscale débute en début d’année, les conseillers s’assurent que les stratégies sont appliquées d’ici la fin de l’année. Pour les comptes non enregistrés, décembre est un moment clé pour revoir les stratégies de réalisation de pertes fiscales, souligne Jason Szeto.

« À mesure que le patrimoine d’un client augmente, ces considérations deviennent plus fréquentes et il faut surveiller ces transactions. »

Une saison à forte intensité relationnelle

Les conseillers s’appuient sur le soutien administratif de leur firme et sur la collaboration entre collègues durant les périodes les plus chargées.

Jason Szeto utilise les outils technologiques de Sun Life, notamment une application de prise de notes alimentée par l’intelligence artificielle et des outils automatisés de communication avec la clientèle comprenant des modèles de messages.

Chez Manuvie, des attentes claires sont fixées quant au moment où les conseillers doivent communiquer avec les clients avant une date limite fiscale, et l’entreprise aide les clients à obtenir leurs feuillets fiscaux, indique Julie Seberras.

Chez Verecan, les conseillers travaillent en équipe sur les dossiers, explique Devin Cattelan. Aucun conseiller n’est exclusivement responsable d’un client donné. Si un conseiller est débordé et qu’un client a une demande urgente, un collègue peut intervenir.

Peu importe le type de transaction effectuée durant le point de contrôle de février, les conseillers devraient en profiter pour examiner la situation globale du client, affirme Stephanie Pantaleo.

« On parle de saison des REER, mais c’est aussi le début de l’année. On réfléchit à l’année écoulée et à celle qui s’en vient. »

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Lancement du Portefeuille de paiements Dynamique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/lancement-du-portefeuille-de-paiements-dynamique/ Mon, 19 Jan 2026 13:11:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111912 Dynamique lance son Portefeuille de paiements Dynamique, un fonds reposant sur l’approche « dépenser le revenu, protéger le capital » des Portefeuilles à revenu. Ce fonds est conçu pour générer de la croissance ainsi qu’un revenu mensuel stable.

En créant ce produit, Dynamique avait en tête les retraités canadiens confrontés au risque de longévité à la recherche d’un revenu suffisant pour leurs vieux jours, explique Mark Brisley, directeur général et chef de Dynamique.

« Nous avons combiné des stratégies complémentaires en une solution unique, le Portefeuille de paiements Dynamique, qui vise à générer un revenu constant et durable. Les clients peuvent l’utiliser avant leur retraite et tout au long de leurs belles années, et ainsi limiter l’érosion de leur épargne », résume-t-il.

Pour générer du revenu, la structure du Portefeuille de paiements Dynamique comprend aussi bien une exposition au crédit, que des stratégies basées sur les options, ainsi que des placements alternatifs liquides et des actifs privés.

Cette diversité renforce la stabilité des revenus et réduit la dépendance aux obligations et aux actions traditionnelles.

Craig Maddock, Marc-André Gaudreau et Damian Hoang, spécialistes des stratégies multi-actifs, du crédit spécialisé et des stratégies quantitatives, ont été désignés à titre de gestionnaires de ce produit.

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Une nouvelle année pour tester la discipline et la diversification https://www.finance-investissement.com/nouvelles/une-nouvelle-annee-pour-tester-la-discipline-et-la-diversification/ Thu, 15 Jan 2026 11:58:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111812 Personne ne peut prédire à quoi ressemblera l’année 2026, mais une chose est certaine : les investisseurs devront conserver les atouts gagnants de 2025, à savoir rester discipliné et diversifié.

L’année 2026 pourra difficilement faire mieux que 2025, qui s’est conclue sur une hausse de 32 % de l’indice TSX, porté par les secteurs financier et minier, tandis qu’un portefeuille mondial équilibré affichait un gain de 14 %, rappelle une note de la firme Purpose Investments.

Mais, quelles que soient les performances des marchés en 2026, les investisseurs devront savoir s’appuyer sur la recette gagnante de l’année dernière. « Les portefeuilles qui ont obtenu les meilleurs résultats en 2025 ne sont pas ceux qui ont su prédire tous les rebondissements, mais ceux qui ont su se diversifier et faire preuve de discipline, prouvant une fois de plus l’importance de rester investi même pendant les périodes difficiles », explique la note de Purpose Investments, intitulée Perspectives pour 2026 — Sans crainte.

Cela signifie que les investisseurs devront encore savoir résister à la tentation de réagir émotionnellement aux aléas politiques et aux nouvelles. Cette attitude a été payante en 2025, parce qu’ils ont su « faire la distinction entre les gros titres alarmistes et les dommages économiques réels », mais aussi « peut-être que les dommages économiques prennent simplement plus de temps à se manifester ».

L’an dernier, l’économie canadienne a elle aussi su garder le cap. Mais c’est en 2026 que l’impact des tarifs douaniers pourrait se faire sentir.

Aux États-Unis, l’économie affiche une bonne santé, stimulée par les investissements technologiques. Il convient cependant de rester vigilant sur les chiffres de l’emploi et de la consommation. Il faudra aussi éviter d’être victime des préjugés récents : ce n’est pas parce que l’année 2025 a été positivement surprenante que les années à venir ne réservent pas des surprises… plus négatives.

Dans le reste du monde, l’Allemagne, le Japon et la France déploient des efforts budgétaires en direction de leurs infrastructures et du secteur de la défense. En Europe, les baisses de taux d’intérêt de la Banque centrale européenne commencent à avoir des effets.

En matière d’allocation d’actifs pour 2026, Purpose Investments prône une stratégie plus défensive, d’abord pour protéger les gains obtenus au cours des trois dernières années. Il s’agit également d’anticiper la volatilité, en gardant des liquidités permettant de saisir des occasions en cas de chute brutale des marchés. Enfin, les excellentes performances de 2025 font que tout est aujourd’hui beaucoup plus cher, rendant les perspectives de gains futurs bien plus limitées.

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Capital Group entrevoit un marché plus équilibré en 2026 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/capital-group-entrevoit-un-marche-plus-equilibre-en-2026/ Tue, 06 Jan 2026 13:09:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111716 Dans ses Perspectives pour 2026, Capital Group anticipe une transition vers un marché plus équilibré, marqué par une résilience économique, une diversification accrue et un essor significatif de l’intelligence artificielle (IA). La firme estime que les investisseurs devront faire preuve d’agilité, en conjuguant innovation et prudence, pour évoluer dans cet environnement en transformation.

Selon les économistes de Capital Group, l’économie canadienne fait preuve de résilience, soutenue par un apaisement des relations commerciales avec les États-Unis. Ils prévoient une légère hausse du PIB, qui passera de 1,0 % à 1,2 % d’ici 2026, signe d’une amélioration des perspectives macroéconomiques, même si la croissance reste modérée.

Sur le plan international, la domination des actions des « Sept Magnifiques » (Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, NVIDIA, Tesla) pourrait s’essouffler. Dans ce contexte, les marchés européens, japonais et émergents seraient appelés à surpasser le S&P 500, illustrant une diversification sectorielle et géographique accrue.

L’IA, entre innovation et prudence

La montée en puissance des titres liés à l’IA suscite à la fois enthousiasme et vigilance. Si les bénéfices soutiennent actuellement les valorisations, le débat sur une possible bulle, à l’image de celle d’Internet, persiste.

Les investisseurs sont donc encouragés à intégrer des secteurs plus stables comme l’énergie et le transport pour équilibrer leurs portefeuilles.

Le retour des obligations et l’importance des dividendes

Face à la volatilité des marchés, les obligations retrouvent leur rôle défensif, offrant des rendements attractifs (4,3 % aux États-Unis, 3,4 % au Canada) et une protection contre les corrections boursières.

Les économistes de Capital Group estiment qu’en 2026, les dividendes joueront un rôle clé dans les portefeuilles d’actions, en contribuant à produire des rendements positifs lorsque les marchés fluctuent.

Les risques pour 2026

D’après le rapport, les risques principaux pour l’année à venir incluent une valorisation élevée des marchés avec des ratios cours/bénéfices supérieurs aux moyennes historiques, une inflation persistante accompagnée d’une dette publique croissante (notamment aux États-Unis dépassant 140 % du PIB d’ici 2030), ainsi que des corrections de marché fréquentes, historiquement tous les 16 mois pour une baisse d’environ 10 %.

Ces risques montrent la nécessité d’une gestion active et sélective des investissements.

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Les gestionnaires de patrimoine accélèrent leur virage vers les actifs numériques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-gestionnaires-de-patrimoine-accelerent-leur-virage-vers-les-actifs-numeriques/ Mon, 05 Jan 2026 13:00:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111709 Près de neuf gestionnaires de patrimoine sur dix ont déjà une exposition aux actifs numériques, et la majorité prévoit d’en augmenter la part dans les prochains mois. C’est ce que révèle une étude internationale menée par Brava Finance, une plateforme de gestion non dépositaire de stablecoins, auprès de 50 gestionnaires de patrimoine répartis dans 13 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse, Singapour et le Luxembourg.

L’enquête montre que 92 % des répondants ont déjà mis en place une stratégie en actifs numériques ou sont en train de le faire. Pour la moitié d’entre eux, cette adoption est jugée « urgente et immédiate ».

Une allocation encore minime

Cette orientation se traduit déjà dans les portefeuilles. Quatre gestionnaires sur cinq (84 %) détiennent actuellement une allocation en actifs numériques, le plus souvent comprise entre 1 % et 3 % des actifs sous gestion. Plus précisément, 36 % des répondants indiquent une exposition de 2 % à 3 %, tandis qu’un autre tiers se situe entre 1 % et 2 %.

Cette tendance devrait s’accentuer. L’ensemble des gestionnaires interrogés prévoit d’augmenter ses allocations au cours des 12 prochains mois, et les projections à cinq ans font état d’un glissement progressif vers des niveaux d’exposition plus élevés, notamment dans la tranche de 2 % à 3 %, qui pourrait concerner près de la moitié des répondants.

Diversification et rendement 

Selon l’étude, 96 % des gestionnaires considèrent les actifs numériques comme un outil efficace de diversification des portefeuilles, un constat largement partagé malgré la volatilité historique du marché. Plus de la moitié évoquent le potentiel d’amélioration des rendements ajustés au risque, tandis que 36 % mettent de l’avant la recherche de nouvelles sources de rendement pour leurs clients.

Les valorisations record du bitcoin ont également joué un rôle de catalyseur. Près de tous les répondants (98 %) disent que ces sommets ont déclenché des discussions internes ou avec les clients, dont plus du quart qualifient ces échanges de « stratégiques ».

Le contexte politique et réglementaire entre aussi en ligne de compte. La performance de certains actifs numériques, un environnement perçu comme plus favorable aux États-Unis, ainsi que l’amélioration progressive des cadres réglementaires figurent parmi les principaux facteurs ayant accéléré l’intérêt du secteur.

Les stablecoins gagnent du terrain 

Si le bitcoin reste un point d’entrée symbolique, les stablecoins s’imposent de plus en plus comme une solution jugée plus stable et opérationnelle. Une large majorité des gestionnaires (88 %) se disent préoccupés par les replis du bitcoin après ses sommets, ce qui pousse 82 % d’entre eux à rechercher des alternatives moins volatiles.

« Les gestionnaires de patrimoine du monde entier ont reconnu que certains actifs numériques, comme les stablecoins, sont à la fois robustes et stables, observe Graham Cooke, chef de la direction et fondateur de Brava. Ils cherchent désormais à bâtir des stratégies en actifs numériques afin d’offrir à leurs clients des sources de rendement diversifiées et d’améliorer les rendements ajustés au risque. »

Des freins surtout internes 

Malgré cet engouement, plusieurs obstacles persistent. Les répondants citent en priorité l’incertitude réglementaire, les enjeux de conservation et de sécurité, le manque d’expertise interne et la volatilité, sans oublier les considérations ESG (Environnemental, Social et Gouvernance) et réputationnelles.

Toutefois, l’étude souligne que les principaux blocages sont d’ordre organisationnel. Les processus internes insuffisamment définis, les difficultés d’approbation et les enjeux de gouvernance freinent davantage l’adoption que la résistance des clients. À l’inverse, 98 % des gestionnaires affirment que leur clientèle et leurs fiduciaires les encouragent à intégrer les actifs numériques dans leurs stratégies.

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Un nouveau produit pour s’exposer à l’énergie, les métaux et l’agriculture https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-nouveau-produit-pour-sexposer-a-lenergie-les-metaux-et-lagriculture/ Tue, 04 Nov 2025 11:47:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110545 BMO Gestion d’actifs lance le FNB BMO de produits de base généraux (ZCOM). Ce fonds négocié en Bourse (FNB), négocié à la bourse Cboe Canada, permet de diversifier son portefeuille sans avoir à s’exposer à des actions sur une base individuelle.

« Le FNB BMO de produits de base généraux réduit la complexité, offrant aux investisseurs un accès simplifié aux marchés mondiaux des matières premières grâce à une solution d’investissement unique, tout en négociant en dollars canadiens afin de réduire le risque de change », commente Bipan Rai, premier directeur général et chef, Stratégies liées aux FNB et aux placements non traditionnels, BMO Gestion mondiale d’actifs.

Il explique ainsi que ce produit couvre un large éventail de secteurs de matières premières, dont l’énergie, l’agriculture, le bétail et les métaux industriels et précieux. Ce FNB est selon lui idéal pour les investisseurs à la recherche de diversification.

Le ZCOM tente de reproduire le rendement total d’un indice de produits de base généraux, en l’occurrence, l’indice Bloomberg Commodity. Pour cela, il investit dans des instruments dérivés et réinvestit toute trésorerie excédentaire dans des instruments du marché monétaire, des titres à revenu fixe, des fonds sous-jacents ou d’autres placements similaires, afin de reproduire le rendement de l’indice de référence.

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Perspectives issues du Forum mondial des investisseurs 2025 de l’AIMA https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/perspectives-issues-du-forum-mondial-des-investisseurs-2025-de-laima/ Fri, 31 Oct 2025 10:18:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110553 L’AIMA tenait récemment la 11e édition de son Forum mondial des investisseurs à Toronto. L’événement de deux jours a attiré plus de 600 participants venus de 18 pays à travers le monde. Les principaux allocataires institutionnels, gestionnaires d’actifs non traditionnels et experts du secteur à l’échelle mondiale s’y sont réunis pour des discussions pratiques, axées sur les investisseurs couvrant toutes les classes d’actifs, tous les mandats et toutes les zones géographiques.

Voici les 10 points clés à retenir de la conférence de cette année :

1— Les allocataires mondiaux concilient optimisme et prudence dans un monde fragmenté

Les divergences entre les modèles de croissance régionaux, l’évolution des relations commerciales et les programmes budgétaires façonnent la manière dont les investisseurs déploient leurs capitaux.

Malgré les inquiétudes liées à la concentration des indices boursiers, les marchés américains restent dynamiques, tandis que l’optimisme en Asie et au Moyen-Orient est alimenté par les réformes structurelles et le déploiement de capitaux à long terme.

Le Canada et l’Europe réévaluent leur productivité et leur compétitivité afin de relancer la croissance dans un ordre mondial en mutation.

2— La volatilité est devenue une condition préalable à la performance

Pour obtenir des rendements supérieurs à l’indice de référence, il faut de plus en plus accepter une plus grande volatilité à court terme.

Les allocataires réexaminent ainsi les hypothèses formulées pendant les années de soutien des banques centrales et intègrent des stratégies d’alpha portable et macroéconomiques afin de mieux gérer le risque de taux et de change.

Une couverture dynamique, une diversification des styles de négociation et des budgets de risque rigoureux sont essentiels pour maintenir la performance malgré les changements de régime.

3— La liquidité comme contrainte majeure

Avec l’augmentation des allocations sur les marchés privés et le ralentissement des distributions, la gestion de la liquidité est devenue le principal facteur de risque à prendre en compte.

Les institutions réévaluent leurs modèles de rythme, leurs réserves de trésorerie et leurs cadres de rééquilibrage afin de préserver leur flexibilité, d’éviter les ventes forcées et de saisir les opportunités créées par les perturbations du marché.

4— La diversification est en train d’être repensée à partir des principes fondamentaux, dans un contexte de convergence générale

Les relations traditionnelles entre actions et obligations se sont affaiblies, incitant les investisseurs à rechercher de nouvelles sources de rendement non corrélées dans les matières premières, les stratégies multiples et les actifs réels. Les tests de résistance et l’attribution des facteurs sont utilisés pour révéler le bêta caché et garantir la résilience des portefeuilles lorsque les corrélations convergent.

5— Toutes les voies mènent à l’approche de portefeuille global

Compte tenu des corrélations élevées, l’approche de portefeuille global devient la norme, les allocataires de toutes tailles intégrant les actifs publics et privés dans des cadres unifiés en matière de risque, de liquidité et d’efficacité du capital.

La gestion des risques est de plus en plus intégrée au niveau de l’entreprise, reliant chaque décision d’investissement à son impact marginal sur le rendement et la volatilité du fonds total. Les données, la technologie, le leadership et la culture sont les principaux catalyseurs de cette transformation.

6— Le crédit privé reste une valeur sûre dans les portefeuilles institutionnels

Dépassant désormais les 3 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion à l’échelle mondiale, le crédit privé continue d’attirer des capitaux à long terme et de se diversifier au-delà des prêts aux entreprises, avec une croissance des stratégies de prêt garanti par des actifs, immobilière et de dette d’infrastructure.

Le resserrement des écarts et les autres effets secondaires de la concurrence sur les marchés du crédit concentrent l’attention sur la discipline de souscription et la sélection des gestionnaires, mais les investisseurs continuent de considérer le crédit privé comme une allocation stratégique plutôt que tactique.

7— Le capital-investissement traverse une période de réinitialisation de la liquidité

L’allongement des périodes de détention et le ralentissement des sorties remettent en question les modèles traditionnels de réalisation de valeur, même si les fusions-acquisitions reprennent lentement.

Les marchés secondaires, les véhicules de continuation et les structures de co-investissement offrent des solutions de liquidité, tandis que la tokenisation et les fonds accessibles aux particuliers laissent entrevoir des innovations futures. L’accent est désormais mis non plus sur le taux de rendement interne, mais sur les rendements en espèces réalisés, l’alignement des intérêts et la transparence.

8— Les actifs numériques et l’intelligence artificielle redessinent le paysage de l’investissement

La jetonisation, l’infrastructure des chaînes de blocs et les modèles de propriété numérique passent du stade pilote à celui de la mise en œuvre, améliorant la transparence et l’efficacité des règlements, tout en continuant à démocratiser les marchés privés.

Parallèlement, l’intelligence artificielle (IA) transforme la recherche, la gestion des risques et les opérations. Les propriétaires d’actifs accordent la priorité à la gouvernance, à l’intégrité des données et à la supervision humaine afin de garantir que la technologie améliore le jugement sans le remplacer.

9— Les mégatendances entraînent une réallocation stratégique du capital

La réindustrialisation, la transition énergétique, l’évolution démographique et la numérisation redéfinissent les occasions à long terme. Les matières premières sont en train de passer du statut de couverture contre l’inflation à celui de moteurs de rendement actifs, tandis que les réformes des marchés émergents ouvrent de nouvelles perspectives de rendement réel par rapport aux économies développées endettées.

10— La culture, l’alignement et la transparence sont les fondements du succès et des partenariats à long terme

Dans toutes les classes d’actifs, la culture institutionnelle apparaît comme un avantage décisif. Les organisations qui remettent en question les hypothèses, acceptent l’incertitude et communiquent avec transparence sont mieux armées pour faire face aux perturbations tout en gérant le risque de réputation publique.

Un alignement solide entre les gestionnaires et les allocataires, fondé sur la confiance, la responsabilité et un objectif commun, ainsi qu’une structure de frais flexible, définira la prochaine ère du leadership en matière d’investissements non traditionnels.

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Davantage de diversification dans les portefeuilles des Canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/davantage-de-diversification-dans-les-portefeuilles-des-canadiens/ Mon, 15 Sep 2025 10:32:28 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109283 Les Canadiens rééquilibrent leurs portefeuilles, changent leur rapport aux fonds communs de placement (FCP) et confirment la valeur des conseils professionnels, selon la plus récente enquête Pollara 2024, menée auprès de plus de 5 000 investisseurs à travers le pays.

L’étude met aussi en évidence une inclusion croissante de l’investissement responsable (IR) dans les stratégies financières.

Portefeuilles plus diversifiés

Selon l’enquête, les investisseurs en FCP réduisent progressivement leur dépendance à ce type de produit. Alors qu’en 2022, ceux-ci représentaient en moyenne 63 % de leur portefeuille, la part est tombée à 43 % en 2024. Cette baisse est compensée par une plus grande place accordée aux actions (19 %, +4) et aux certificats de placement garanti (18 %, +6), témoignant d’une volonté de diversification accrue.

Les investisseurs en fonds négociés en Bourse (FNB) présentent pour leur part une répartition plus équilibrée, avec environ 28 % de leur portefeuille en FNB, 28 % en actions et 21 % en FCP.

Fonds communs : évolution des habitudes

Les comportements d’achat de fonds connaissent aussi des mutations. L’étude révèle que 72 % des Canadiens ont acquis leur dernier FCP par l’intermédiaire d’un conseiller et que 78 % détiennent au moins un produit acheté de cette manière.

En revanche, les FNB attirent davantage les investisseurs autonomes : près de la moitié (49 %) déclarent en avoir achetés sans conseil. Les profils les plus enclins à agir seuls sont les hommes plus jeunes, disposant de portefeuilles moins importants et se percevant comme bien informés.

Le rôle des conseils dans la prise de décision

Parmi les investisseurs qui consultent un conseiller, 57 % suivent ses recommandations, mais 42 % choisissent plutôt d’évaluer les options et de trancher eux-mêmes.

Cela suggère que le conseil demeure un pilier central, mais s’intègre dans une dynamique de collaboration croissante avec des clients plus avertis.

Les résultats confirment toutefois l’importance stratégique des conseillers en services financiers. Plus de 87 % des répondants estiment obtenir un meilleur rendement grâce à leur conseiller, et près de neuf sur dix se disent plus confiants dans l’atteinte de leurs objectifs financiers lorsqu’ils bénéficient de conseils.

La confiance s’exprime aussi dans les périodes de volatilité : 85 % reconnaissent que leur conseiller les aide à rester disciplinés lors des baisses de marché, et 93 % disent avoir confiance dans la qualité des recommandations reçues.

Intérêt croissant pour l’investissement responsable

L’IR gagne encore du terrain. Près du quart des investisseurs (23 %) disposent de fonds pour l’IR, un niveau légèrement en hausse par rapport à 2023 (21 %).

Les investisseurs en FNB sont davantage attirés (30 %) que ceux qui optent pour les FCP (22 %).

Près de la moitié des investisseurs canadiens se disent assez ou très bien informés à ce sujet, un niveau en hausse constante depuis quelques années. Parmi ceux qui détiennent des produits IR, une large majorité estime que ces placements leur permettront d’atteindre leurs objectifs financiers.

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