développement des affaires | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/developpement-des-affaires/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 22 Jan 2026 17:14:01 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png développement des affaires | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/developpement-des-affaires/ 32 32 Acheter une clientèle pour pouvoir se permettre de dire non https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/acheter-une-clientele-pour-pouvoir-se-permettre-de-dire-non/ Thu, 22 Jan 2026 17:14:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111953 ZONE EXPERTS — Les jeunes conseillers rêvent de sélectionner leur clientèle, mais la réalité impose d’abord de bâtir.

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Il est extrêmement difficile de dire non à un client lorsqu’on débute dans la carrière. Il faut vraiment se réveiller de bonne heure pour avoir le courage de dire non à des clients et surtout, il faut vraiment avoir le luxe de pouvoir le faire.

On rêve tous un jour d’avoir la liberté de dire non à un client, que ce se soit parce qu’il ne se colle pas à notre type de clientèle, ou parce qu’il a un air bête. On a tous déjà entendu cette phrase d’un conseiller ou conseillère dans le domaine : « je refuse tous les clients en bas de 250 000 $, 500 000 $ ou même 1 000 000 $ ». Mais le pain ne s’amène pas seul sur la table. Il faut pouvoir grignoter quelques miettes de pain blanc, pas juste du pain noir, surtout en début de carrière.

Quel jeune professionnel en finance peut se vanter d’avoir un réseau de professionnels et de gens d’affaires âgé de 50-60 ans qui ont capitalisé financièrement ? C’est extrêmement rare. Le réseau d’un ou d’une jeune conseillèr.e est composé dans la majorité des cas de gens appartenant au même groupe d’âge, et ces derniers sont à l’âge de dégonfler leur CELI, CELIAPP et REER pour acheter une propriété et pour fonder une famille.

C’est juste normal, les personnes âgées de 25 à 35 ans décaissent pour être en mesure de construire leur avenir. Alors, comment devancer le jour où tu diras non ? Je crois que ça passe par une acquisition de clientèle.

Potentiel de référencement

Oui, l’acquisition de clientèle ne se passe jamais comme prévu. Pour ceux qui voient le verre à moitié vide : il y aura possiblement des clients qui partiront, des baisses de marchés boursiers, des retraits importants. Pour ceux qui voient le verre à moitié plein : il y aura possiblement des gens qui apprécieront ton service et qui n’hésiteront pas à te référer, des hausses de marchés, des cotisations importantes. Peu importe ce qui arrivera, tu ne partiras jamais de zéro si tu achètes une clientèle et si tu donnes un service exemplaire, car c’est un leurre de référencement extrêmement puissant.

Tu as également la possibilité d’acquérir et de servir des clients retraités. Avoir une clientèle hétérogène à ses débuts ne sera jamais une mauvaise idée. C’est en fait une belle façon de gérer le risque. Je ne dis pas que les gens doivent absolument acheter une clientèle. Dans mon cas toutefois, j’étais pas mal dans l’obligation de le faire, car ma qualité première n’est pas le développement des affaires. Je ne suis même pas capable de vendre un calorifère à une personne vivant dans le Nord !

Si tu as fait l’acquisition d’une clientèle en placements, il se peut que tu t’occupes maintenant de gens plus âgés que toi. Ces gens-là, si tu les sers bien, ils pourraient t’envoyer un beau courriel : « Salut Thomas, j’apprécie énormément ton service, j’aimerais que tu rencontres mon frère. »

La qualité des références te permettra aussi de dire non plus rapidement. Imaginez que du jour au lendemain vous n’avez plus 70 clients, mais plutôt 150. Oui, ça fait plus de gens à servir, mais ça fait aussi 80 nouveaux clients à connaître qui ont des parents, des enfants et des amis. Un pas de plus vers ta pleine capacité, ce qui t’amènera à refuser des clients plus rapidement.

Plus de clients à servir, donc moins de temps

Dans notre domaine, j’ai l’impression que de segmenter sa clientèle peut uniquement débuter en l’absence de temps. Lorsqu’on est jeune, le temps, on en a en abondance. On manque souvent de clients et on trouve que ça prend trop de temps avant que le bouche à oreille fasse son petit bout de chemin.

Refuser un client, ce n’est jamais facile, mais ça s’explique beaucoup mieux lorsque tu as 600 clients sous ta charge qu’une centaine.

L’acquisition de la clientèle t’amènera également à segmenter ta clientèle. Plus tu segmentes rapidement en dédiant ton temps à une niche (Entrepreneur, famille, retraité, professionnel, etc.), plus il sera facile pour toi de dire non en justifiant que tu ne peux pas prendre tout le monde, car tu dessers maintenant un type de clientèle en particulier.

Pour ma part, je veux travailler avec les actionnaires, car je veux mettre à profit mon titre de comptable professionnel agréé. Je crois que ça s’explique mieux lorsque tu te concentres dans une niche.

Mais en réalité, ça sert à quoi d’avoir le pouvoir de dire non ? Qui refuse des revenus ? Dire non, c’est jouissif, car parfois tu respectes tes clients et c’est spécifiquement pour cette raison qu’ils te recommandent. Dire non, c’est, par exemple :

  • se libérer du temps pour pouvoir se former, produire des vidéos,
  • enregistrer des podcasts dans le but d’améliorer le service que tu donnes à tes clients.

La meilleure richesse d’un conseiller, c’est la compétence de son service. C’est cette qualité qui entretiendra son jardin pour les années à venir.

Par Thomas Gaudet, membre du conseil d’administration de l’ARSF

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Technologies : 5 façons de rendre les conseillers plus heureux https://www.finance-investissement.com/fi-releve/nouvelles-fi-releve/technologies-5-facons-de-rendre-les-conseillers-plus-heureux/ Thu, 22 Jan 2026 12:03:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111693 DÉVELOPPEMENT – Selon une enquête d’Investment Executive.

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Malgré des investissements soutenus en technologie de la part des firmes, un décalage demeure entre les attentes des conseillers envers les outils mis à leur disposition et leur niveau réel de satisfaction, selon les résultats d’une étude d’Investment Executive (IE).

Plus précisément, les conseillers signalent un écart de satisfaction dans plusieurs domaines : les outils proprement dits (notamment les outils administratifs, les plateformes d’intégration des clients et les systèmes de gestion des relations clients), la qualité et la pertinence de la formation technologique et du soutien informatique interne, les relevés de compte et les portails clients, de même que la réceptivité de l’entreprise aux commentaires et suggestions des conseillers.

Voici cinq stratégies concrètes pour améliorer la satisfaction des conseillers vis-à-vis de la technologie, présentées le 13 novembre lors d’un webinaire.

1- Offrir une expérience technologique fluide
La performance d’un outil pris isolément ne suffit pas, ont indiqué les panélistes, Daniele Farinaccia, vice-présidente principale, Distribution et gestion des canaux, chez Sun Life, Jenny MacMillan Brown, vice-présidente, Développement des affaires, Logiciels pour conseillers, chez Morningstar, et Susan Silma, spécialiste de la transformation de l’engagement client, chez OMERS.

Selon eux, l’expérience technologique doit plutôt être considérée de bout en bout et couvrir l’ensemble du parcours quotidien du conseiller. Des plateformes performantes, mais mal intégrées entre elles, peuvent créer des frictions inutiles et des frustrations chez les conseillers, qui nuisent à l’adoption des outils.

D’après un sondage express réalisé durant le webinaire auprès des participants, 58 % des répondants estiment que le manque d’harmonisation entre les systèmes constitue le principal frein à l’utilisation optimale des technologies disponibles.

Il demeure souvent difficile dans la pratique d’obtenir et de maintenir une expérience fluide en continu avec ces plateformes, observent les panélistes. En effet, la plupart des entreprises font appel à différents fournisseurs de technologies qui ne sont pas toujours compatibles entre elles et sont constamment mises à jour, modifiées ou remplacées par de nouvelles versions.

Dans ce contexte, il peut être fastidieux et exigeant pour les firmes de réviser complètement l’expérience utilisateur à chaque fois. Néanmoins, il demeure essentiel d’effectuer cet exercice au moins périodiquement, de façon structurée et méthodique, signalent les panélistes.

  1. Demander de la rétroaction (et en tenir compte)
    Lorsqu’une nouvelle technologie est implantée dans l’organisation, il est préférable de solliciter l’avis des conseillers de manière continue, et pas seulement de manière ponctuelle, lors du lancement initial, afin d’identifier rapidement les irritants, les incohérences ou les bogues techniques qui subsistent, signalent les experts.

Ils observent également que face aux problèmes techniques récurrents, certains conseillers recourent parfois à des stratégies de contournement, et font preuve de créativité dans le domaine, pour accomplir leurs tâches. Or, ces solutions de rechange improvisées peuvent finir par miner la confiance des utilisateurs envers les outils mis à leur disposition par la firme.

Que faire si cet enjeu se présente ? S’attaquer à ses causes profondes en sollicitant l’avis des conseillers concernés, répondent les experts. Pourquoi se comportent-ils ainsi ? Quels aspects précis de la technologie pourraient être améliorés ou repensés ? Cette approche permet non seulement d’améliorer les outils technologiques déployés, mais aussi de renforcer du même coup l’adhésion des utilisateurs au changement proposé.

  1. Exploiter TOUS les avantages des outils
    L’éventail de technologies mises à la disposition des conseillers par les firmes est souvent sous-utilisé et leur adoption varie considérablement d’une entreprise à l’autre, constatent les panélistes. La raison principale évoquée : certains conseillers craignent que la technologie finisse par prendre le dessus sur leur pratique.

Or, c’est plutôt l’inverse qui se produit sur le terrain. L’intelligence artificielle et les outils d’automatisation, par exemple, peuvent aider les conseillers à se montrer plus efficaces sur le plan administratif et en matière de conformité réglementaire. Ces gains d’efficacité leur permettent de consacrer davantage de temps aux interactions avec les clients ainsi qu’au développement de leur pratique et à la prospection de nouveaux marchés.

  1. Personnaliser la formation offerte

La formation figure parmi les principaux obstacles à l’adoption des technologies. Elle arrive au deuxième rang des freins les plus souvent cités par les participants au webinaire, mentionnée par 22 % des répondants.

Or, pour être efficace, une formation doit avant tout expliquer clairement les objectifs et les principes fondamentaux de la technologie, afin que les utilisateurs en comprennent le contexte et puissent résoudre efficacement les problèmes, indiquent les experts. Selon eux, la formation continue permet également de mieux exploiter les fonctionnalités avancées souvent méconnues et de réaliser les gains d’efficacité les plus importants.

Les formations génériques standardisées offertes par les fournisseurs externes de technologies sont moins efficaces, soulèvent-ils. Ils préconisent plutôt des approches personnalisées et sur mesure, adaptées aux réalités opérationnelles des firmes concernées et aux besoins particuliers des conseillers.

  1. Soutenir la gestion du changement
    Voici quelques éléments éprouvés cités par les panélistes pour faciliter la gestion du changement :
  • des communications claires, transparentes et répétées sur les objectifs poursuivis et la valeur ajoutée de la technologie pour les utilisateurs finaux ;
  • des champions désignés à l’interne pour favoriser l’adoption et répondre aux questions des collègues ;
  • des stratégies structurées pour comprendre, anticiper et gérer les résistances naturelles au changement ;
  • des mécanismes de rétroaction continus et systématiquement suivis d’actions pour démontrer que les commentaires sont pris au sérieux.

En tirant parti de ces idées, il devient possible pour les firmes d’améliorer l’adoption et l’utilisation des technologies déployées, et ainsi obtenir un meilleur retour sur leurs investissements.

De leur côté, les conseillers qui s’engagent dans cette démarche peuvent améliorer leur efficacité quotidienne, réduire leur charge administrative et consacrer davantage de temps de qualité à leurs clients existants.

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Le vouvoiement en affaires : respect ou distance ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/le-vouvoiement-en-affaires-respect-ou-distance/ Wed, 07 Jan 2026 13:40:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111771 ZONE EXPERTS — Est-ce une marque de professionnalisme ou un frein à la complicité ?

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Le vouvoiement est au cœur de l’actualité. Qu’on pense au retour du « vous » obligatoire entre étudiants et professeurs ou à la parodie du Bye Bye sur les employés des supermarchés Métro qui vouvoient les clients mais pas entre eux. Une caricature qui fait sourire, mais qui révèle surtout une dynamique relationnelle beaucoup plus profonde qu’on ne le pense.

Récemment, lors d’une entrevue à QUB radio, on m’a posé une question révélatrice : qu’est-ce que ça fait, réellement, de vouvoyer quelqu’un ?

Sans entrer dans le débat éducatif, cette discussion m’a amené à élargir la réflexion vers un terrain qui nous concerne tous : le vouvoiement dans le monde des affaires.

Diversité générationnelle

La première clé de compréhension est générationnelle. Les règles relationnelles n’ont pas la même signification selon l’époque dans laquelle on a grandi.

  • Baby-boomers et Génération silencieuse : Le « vous » est la norme, un gage de sérieux et de respect.
  • Génération X : La génération pivot, elle navigue entre les deux règles selon la personne/situation.
  • Milléniaux, Gen Z et Alphas : Pour eux, le « vous » peut sonner faux ou créer une barrière. Le « tu » est le langage de la proximité, de l’inclusion égalitaire et de l’authenticité.

Ceci dit, même à l’intérieur d’une même génération, le vouvoiement prolongé peut créer un effet de distance. Il peut être élégant et respectueux au départ, mais s’il s’installe à long terme, il empêche parfois la relation d’évoluer. Dans un contexte social comme professionnel, le vouvoiement devient alors un « plafond » relationnel. On se parle, mais on ne se rapproche pas vraiment.

Avec nos clients, une règle simple permet d’éviter bien des malaises. On vouvoie les générations qui nous précèdent et on tutoie les générations plus jeunes. Un millénial qui vouvoie un boomer renforce la perception de respect attendue. Ce même millénial qui tutoie un autre millénial ou une personne de la génération Z crée un climat plus fluide, plus égalitaire et souvent plus engageant.

L’échelle de la proximité

Le vouvoiement et le tutoiement ne sont pas figés, ils évoluent avec la relation ou font évoluer la relation (la poule ou l’œuf à vous de voir selon le contexte !)

Une relation d’affaires commence souvent dans la formalité pour glisser vers la proximité à mesure que la confiance s’installe.

Une progression de la relation en utilisant la linguistique ressemble à ceci :

  • Le sommet de la formalité : Madame/Monsieur + nom de famille & le « vous »

: Bonjour Madame Tremblay, comment allez-vous aujourd’hui ?

  • L’entre-deux : Prénom & le « vous »

: Bonjour Suzanne, comment allez-vous aujourd’hui ?

(On retrouve ces structures linguistiques particulièrement dans le marketing)

  • La politesse de proximité: Madame/Monsieur + prénom & le « tu »

: Bonjour Madame Suzanne, comment vas-tu aujourd’hui ?

(On retrouve ces structures linguistiques particulièrement dans les écoles)

  • La complicité : Prénom & le « tu »

: Bonjour Suzanne, comment vas-tu aujourd’hui ?

Cette évolution n’est pas qu’une question de mots, elle marque une transformation de la relation, de la formalité à la connexion.

En affaires, le véritable enjeu n’est donc pas de choisir entre le « vous » ou le « tu » de façon rigide. Il s’agit de lire la relation, la génération et surtout l’intention relationnelle.

Je vois souvent des conseillers tutoyer un client de longue date alors que leur équipe (adjointes, réception) utilise plutôt le « vous » formel ou l’entre-deux. Ce décalage est sain : il permet de maintenir une structure professionnelle tout en soulignant la relation privilégiée qu’a le conseiller avec son client.

En conclusion

Au final, le choix entre le « tu » et le « vous » n’est pas une question de grammaire, mais d’intelligence émotionnelle. En tant que conseillers, votre rôle est de lire l’intention de l’autre. Le pronom idéal est celui qui met votre client à l’aise, sans jamais sacrifier la crédibilité. La clé ? Ne laissez pas le protocole devenir une barrière, mais utilisez-le comme un tremplin vers une relation d’affaires humaine et durable.

Que vous choisissiez le « vous » protocolaire sur LinkedIn, le « tu » décontracté sur Instagram ou sur Facebook, sachez que vos retours me font toujours un immense plaisir. Brisons ensemble le plafond relationnel : retrouvez-moi sur mes réseaux sociaux ou écrivez-moi par courriel pour poursuivre la conversation !

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4 actions à entreprendre avant le 31 décembre https://www.finance-investissement.com/fi-releve/4-actions-a-entreprendre-avant-le-31-decembre/ Tue, 23 Dec 2025 12:09:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111529 DÉVELOPPEMENT – Pour terminer 2025 en beauté et aborder 2026 sereinement.

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Le dernier trimestre combine souvent un tas d’échéances : suivis clients, dossiers à boucler, etc. Clore l’année sans laisser de dossiers en suspens, tout en construisant les fondations d’un bon départ pour l’année suivante, demande une approche structurée.

Voici quelques stratégies suggérées par Advisorpedia pour conclure l’année 2025 en beauté et commencer 2026 du bon pied.

Se concentrer sur les occasions les plus porteuses

Chaque dossier en cours représente une occasion, mais aussi un risque si des éléments importants restent flous. Avant de relancer un client, il importe de s’assurer que l’enjeu est vraiment prioritaire pour lui. Un besoin perçu comme non urgent risque de freiner les avancées malgré les efforts, et d’entraîner une perte de temps et d’énergie.

  • Vérifier l’alignement stratégique

Afin de s’assurer d’être aligné, il est utile de vérifier si la proposition correspond bien aux objectifs stratégiques de l’organisation cliente. Si l’offre est mal connectée à ces priorités, elle aura moins de chances d’être acceptée.

Le problème initial a-t-il été bien cadré et compris ? Une solution qui ne couvre qu’une partie d’un enjeu freine l’adhésion du client. Avant tout, ses attentes doivent être comblées par la proposition. En les revisitant, on peut repérer les éléments qui bloquent l’avancée du dossier.

  • Établir la crédibilité et la confiance

Autre réflexe à développer : évaluer si l’argumentaire est crédible. Les clients recherchent des bénéfices concrets, mesurables et réalistes. À l’inverse, des promesses excessives ou imprécises suscitent méfiance et prudence.

De même, quel est le niveau de confiance du client ? En période de décisions, il faut plus que jamais se montrer rassurant, expliquer les enjeux de façon claire et accessible, et apporter de la valeur à chaque échange.

  • Quatre leviers d’influence

Quatre éléments sont particulièrement efficaces pour convaincre, selon Advisorpedia :

  1. Un argument rationnel solide : données, faits, analyses qui démontrent la pertinence.
  2. Un appel personnel : expliquer en quoi le mandat bénéficiera directement au client.
  3. Un élément émotionnel mesuré : mobilisation, engagement, cohérence avec les valeurs du client.
  4. Un premier pas simple : une action accessible qui facilite l’adhésion et enclenche la dynamique.

Cerner les priorités immédiates

Souvent, en fin d’année, les urgences immédiates prennent le dessus sur la planification stratégique. Interroger le client sur ses priorités absolues d’ici le 1er janvier aide à détecter des besoins concrets et urgents qui nécessitent une attention rapide.

Cette démarche proactive ouvre la porte à des interventions sur des aspects auxquels le client n’avait peut-être pas songé dans le tourbillon de fin d’année. Cela crée des occasions d’offrir un soutien ciblé et immédiat.

Optimiser les revenus avant le 31 décembre

Au dernier trimestre, la gestion budgétaire devient également un défi pour plusieurs clients. Certains doivent composer avec des budgets serrés, des enjeux d’équipe ou des questionnements professionnels.

Selon le contexte de chacun, des mandats anticipés ou différés peuvent être envisagés, ou encore un mandat peut être amorcé de manière progressive, afin de répartir les coûts sur deux périodes budgétaires distinctes. Reporter carrément le début d’un mandat peut aussi répondre à certaines situations.

Miser sur la dimension humaine

Les derniers mois de l’année sont propices pour renforcer la relation avec le client sur le plan humain, au-delà de la transaction commerciale ou des enjeux techniques. Être disponible pour écouter, clarifier des questionnements, simplifier certaines démarches ou offrir un soutien ponctuel contribue à renforcer la confiance.

Préparer progressivement le terrain pour 2026 permet un début d’année efficace. Une année bien clôturée, avec des dossiers complétés, aide à débuter la suivante dans de bonnes conditions. Réviser ses objectifs, repérer de nouvelles occasions d’affaires et planifier les premières actions du mois de janvier : autant de manières, dès le retour du congé des Fêtes, d’être en mesure de foncer plutôt que de rattraper le temps perdu.

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Franchir le cap des dossiers d’envergure https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/franchir-le-cap-des-dossiers-denvergure/ Fri, 19 Dec 2025 13:10:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111678 ZONE EXPERTS — Quelques astuces pour la relève

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Le moment est enfin arrivé : votre premier dossier d’envergure en tant que conseiller. Un membre de votre famille, un ami, le parent d’un ami ou une référence inattendue… bref, vous vous retrouvez devant un mandat rempli de potentiel et l’excitation s’installe rapidement.

Or, ce dossier implique un client propriétaire d’entreprise, plusieurs associées, une structure corporative imposante, beaucoup de zéros… et vous, en début de carrière, appelé à accompagner ce client dans ses besoins complexes. Peu à peu, l’excitation laisse place à un sentiment d’inconfort, voire d’impuissance.

Avant d’appuyer sur le bouton panique, rassurez-vous : les dossiers de cette envergure ne sont pas réservés à une poignée de vétérans intouchables. Les conseillers de la relève y ont leur place, à condition d’aborder le mandat avec intention.

Poser de solides bases dès le départ

Devant un premier dossier important en début de carrière, il est normal de se sentir intimidé. L’essentiel est de reconnaître ses limites et d’éviter de surjouer son expertise. Les propriétaires d’entreprise ou clients fortunés détectent rapidement un décalage entre le discours et votre réel niveau de confort.

La clé, c’est la posture. On ne vous confie pas un dossier d’envergure parce que vous avez réponse à tout, mais parce que vous inspirez confiance. Pour la préserver, misez sur une attitude professionnelle : préparation rigoureuse, langage simple, questions pertinentes, etc.

Autre piège fréquent : vouloir porter tous les chapeaux à la fois. Interrogez le client sur son équipe de professionnels et sur son niveau de satisfaction à leur égard. Bien souvent, il sera préférable de prôner la collaboration avec ses partenaires — CPA, fiscaliste, notaire, avocat. Vous envoyez ainsi un message rassurant : vous ne remplacez pas ses professionnels, vous cherchez à travailler avec eux dans son meilleur intérêt.

Gérer adéquatement la complexité

Lorsqu’on se retrouve devant un premier dossier d’envergure, la tentation initiale est souvent d’imposer d’emblée « sa » méthode ou séquence. Bien que pertinent dans certains contextes, il est préférable de résister à ce réflexe. Votre premier rôle consiste à questionner le client pour bien comprendre sa situation et ses priorités. Plus vos questions sont précises, plus le cadre du dossier devient clair. Ensuite, bâtissez un plan de travail simple : quelques étapes logiques, des échéances réalistes et des responsabilités bien définies.

Avant d’implanter une recommandation importante, prenez le temps de demander au client « pourquoi » il prend une telle décision et ce que votre accompagnement représente pour lui. Simplement valider le niveau de satisfaction du client en fin de rencontre (évaluation sur une échelle de 1 à 10) peut représenter un moyen efficace de suivre la progression du dossier. Finalement, documentez les réponses fournies et mettez les choses par écrit — résumés, schémas, tableaux. Comme me l’a déjà rappelé un mentor : « ce que l’œil voit, l’œil croit ».

Votre crédibilité, un atout essentiel à la croissance

En fin de compte, ce qui fait vraiment la différence dans ce type de mandat, c’est votre crédibilité, portée d’abord par votre savoir-être plutôt que par le nombre d’années d’expérience. Une attitude humble, professionnelle et cohérente, combinée à une bonne communication avec l’équipe du client, rassure bien plus qu’un jargon technique et incohérent. Dossier après dossier, cette façon de faire bâtit votre réputation et transforme chaque mandat d’envergure en levier de carrière important. Bientôt, ce type de dossier deviendra potentiellement une formalité !

Par Léo Deblois, membre du conseil d’administration de l’ARSF

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Aider les enfants sans compromettre sa retraite https://www.finance-investissement.com/fi-releve/aider-les-enfants-sans-compromettre-sa-retraite/ Thu, 18 Dec 2025 13:14:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111499 DÉVELOPPEMENT — Établir des limites : une étape essentielle.

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Le phénomène des enfants « boomerang — les jeunes adultes revenus au domicile familial ou dépendants du soutien financier de leurs parents — prend de l’ampleur. Ces jeunes s’appuient de plus en plus longtemps sur la génération X, celle de leurs parents, âgés dans la quarantaine et la cinquantaine, pour lesquels cette solidarité peut compromettre une retraite bien planifiée.

Or, cette pression survient à un moment charnière pour les Gen X, qui se sentent déjà en retard dans leur préparation à la retraite, soutient le planificateur financier Preston Cherry dans Advisorpedia.

Les montants en jeu sont considérables et peuvent transformer radicalement une trajectoire financière. Aux États-Unis, des études montrent que les parents qui soutiennent un enfant adulte déboursent en moyenne près de 2 000 $ par mois, une somme qui représente souvent l’équivalent d’une contribution retraite substantielle. En outre, plus de la moitié des parents de la génération X s’attendent à ce que leurs enfants demeurent financièrement dépendants bien après l’entrée dans l’âge adulte, selon une enquête de U.S. Bancorp.

Pendant ce temps, l’épargne retraite n’avance pas au même rythme, créant un écart préoccupant. Le solde médian des comptes de retraite des Gen X oscille entre 55 000 $ et 85 000 $, un coussin nettement insuffisant quand il reste seulement une dizaine ou une vingtaine d’années avant le départ prévu. Or, chaque transfert d’argent vers un enfant équivaut directement à un retard dans les cotisations, les placements ou les versements destinés à l’épargne retraite.

Les parents de la génération X se retrouvent souvent pris en sandwich entre des enfants qui font face à un coût de la vie élevé et des parents vieillissants dont les besoins augmentent. En parallèle, ils doivent préserver leur propre avenir financier au risque de s’épuiser au niveau émotionnel et financier, et de sacrifier leur autonomie future.

Sans plan clair, plusieurs d’entre eux risquent de se retrouver à sacrifier leur avenir au nom de la solidarité familiale.

Pour éviter ce scénario, Preston Cherry propose une démarche structurée de recentrage qui commence par un principe fort : remettre le client au centre de sa planification financière.

Invitez les clients à prioriser leur propre retraite

Adopter un réflexe « moi d’abord » peut sembler contre-intuitif pour des parents habitués à jouer le rôle de filet de sécurité. Ce n’est pourtant pas un acte d’égoïsme, mais de responsabilité. Préserver son indépendance financière aujourd’hui permet d’éviter que les enfants deviennent, demain, les aidants d’un parent dépourvu d’épargne.

La première étape consiste à mettre cartes sur table. Une discussion honnête et ouverte permet d’aborder les émotions souvent mêlées à ces décisions : culpabilité, devoir moral, peur de « laisser tomber » un enfant en difficulté. Clarifier ces aspects facilite ensuite l’analyse des chiffres sans se laisser guider uniquement par l’affect.

Aider ses clients à dresser un inventaire avant d’agir

Quatre vérifications simples permettent de reprendre le contrôle de la situation, selon Preston Cherry :

  • Calculer l’aide réelle fournie. Combien d’argent sort-il chaque mois du budget familial pour soutenir un enfant adulte ? Inclure tous les postes : loyer, épicerie, frais de transport, assurances, abonnements divers.
  • Évaluer sa progression vers la retraite : les cotisations actuelles, les placements accumulés et le remboursement des dettes sont-ils en phase avec les objectifs de retraite fixés ? Où se situe-t-on par rapport à la trajectoire idéale ?
  • Identifier les zones de vulnérabilité financière : où manque-t-il des ressources pour assurer un avenir stable ? Quels sont les points faibles du plan actuel ?
  • Combler ses propres besoins en premier : une fois ses fondations renforcées, l’on peut décider de maintenir, réduire ou rediriger l’aide apportée.

Redéfinir les règles du jeu

Une fois le portrait financier clarifié, fixer des limites s’avère essentiel pour éviter l’essoufflement financier et émotionnel :

  • Quel type d’aide le client peut-il offrir sans nuire à sa propre retraite ?
  • Quelle durée est réaliste pour maintenir le soutien ?
  • Quelles formes de soutien ne seront plus possibles à l’avenir (par exemple, financer des dépenses discrétionnaires ou éponger des dettes récurrentes) ?

Il ne s’agit pas de couper les ponts avec les enfants ou de leur tourner le dos, mais d’expliquer clairement et calmement les enjeux financiers : les parents doivent financer leur propre retraite pour ne pas devenir un fardeau. Cette stabilité financière constitue aussi une forme de protection pour les enfants.

Après tout, en donnant à leurs enfants la capacité de se prendre en main et de construire une sécurité durable, les parents leur offrent une forme de richesse supérieure à l’aide financière immédiate. Ils leur transmettent des compétences et une indépendance qui les serviront toute leur vie. Un héritage plus précieux qu’un chèque.

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Résolutions financières 2026 : pourquoi en discuter dès maintenant https://www.finance-investissement.com/fi-releve/resolutions-financieres-2026-pourquoi-en-discuter-des-maintenant/ Tue, 09 Dec 2025 12:42:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111437 DÉVELOPPEMENT – Une occasion de lancer des conversations souvent repoussées.

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Nouvelle année, nouvelles résolutions. Après la mise en forme et l’alimentation, place aux finances. Décembre et janvier marquent le moment où les clients veulent reprendre le contrôle : remettre de l’ordre dans leurs comptes, corriger leurs habitudes d’épargne, et surtout y voir enfin clair pour les douze mois à venir.

Cette réflexion saisonnière ne passe pas inaperçue. Chaque année, une vague de demandes déferle : nouveaux clients, anciens contacts, curieux en quête d’un avis professionnel. L’occasion est là, encore faut-il savoir la saisir, souligne Financial Planning.

Un phénomène mesurable

Les chiffres le confirment : les recherches Google liées aux conseils financiers s’intensifient systématiquement au premier trimestre, selon Google Trends. L’intérêt grimpe, puis s’estompe graduellement. Il y a donc une fenêtre privilégiée pour renouer le dialogue.

Les intentions des clients suivent la même dynamique. Un sondage de Vanguard mené auprès d’un millier d’Américains révèle que plus de huit répondants sur dix ont déjà déterminé des objectifs financiers pour 2026. En tête : constituer un fonds d’urgence et utiliser des comptes à rendement élevé pour les économies à court terme.

Ce regain d’intérêt survient malgré une année 2025 difficile, où près des trois quarts des répondants n’ont pas atteint leurs objectifs d’épargne. Pourtant, l’optimisme demeure intact : 82 % estiment pouvoir épargner davantage en 2026. Cette résilience traduit une volonté de changement, mais aussi un besoin d’être mieux accompagné.

À chaque génération ses défis

Les aspirations sont communes, mais les obstacles diffèrent d’une génération à l’autre. Les baby-boomers redoutent surtout les dépenses imprévues qui peuvent déstabiliser un budget bien planifié. Les millénariaux évoquent surtout des revenus stagnants ou insuffisants pour épargner comme ils le souhaiteraient. La génération Z, elle, a tendance à dépenser plus que prévu.

Au-delà de ces différences, une même inquiétude domine : l’incertitude économique et son impact sur la capacité à épargner. Cette inquiétude rend l’accompagnement professionnel encore plus essentiel.

Ce que recherchent vraiment les clients

Les réponses recueillies par Vanguard montrent que les clients veulent avant tout des outils pour prendre de meilleures décisions. Trois questions reviennent régulièrement :

  • Où placer son argent pour obtenir un rendement raisonnable ?
  • Comment maximiser ses économies ?
  • Comment se préparer aux imprévus ?

Des questions simples en apparence, mais qui nécessitent des réponses personnalisées. Selon Financial Planning, les premières semaines de l’année sont le moment idéal pour :

  • Traiter de sujets sensibles sous un jour nouveau

Cette période permet d’aborder des thèmes souvent repoussés, comme la mise à jour d’un plan successoral ou l’ajustement d’une stratégie de retraite. Présentées comme des « résolutions financières », ces démarches deviennent moins intimidantes :

  • on dédramatise,
  • on encourage,
  • et on transforme une obligation en objectif stimulant.

Pour plusieurs conseillers, le début d’année constitue une « excuse » naturelle pour revisiter certains sujets. Même un simple échange peut ouvrir la porte à une discussion plus approfondie.

  • Proposer des actions concrètes

Les clients réagissent mieux aux recommandations pratiques qu’aux concepts théoriques. Par exemple :

  • créer un fonds d’urgence couvrant trois mois de dépenses essentielles ;
  • ajuster la répartition d’actifs en fonction des objectifs de 2026 ;
  • comparer le rendement d’un compte d’épargne ordinaire et d’un compte à rendement élevé ;
  • illustrer l’impact de saines habitudes financières, comme automatiser des virements vers les comptes d’épargne ou la réviser ses dépenses discrétionnaires chaque trimestre.

L’intérêt pour les résolutions financières crée un contexte idéal pour avancer des actions simples, mesurables et réalistes. Résultat : une meilleure adhésion et une mise en action plus rapide.

  • Renforcer la relation de confiance

L’augmentation des recherches en ligne témoigne d’un besoin réel d’être guidé. Les conseillers proactifs peuvent se démarquer en expliquant les étapes, en anticipant les questions et en comprenant les préoccupations du moment. Même si ces échanges ne débouchent pas immédiatement sur une transaction, ils nourrissent la relation, créent un espace de dialogue et préparent le terrain pour des actions futures.

L’enjeu n’est pas seulement de capter l’attention que suscitent les finances en fin de l’année, mais de l’utiliser pour démontrer la valeur du conseil et poser les bases d’une année 2026 mieux planifiée.

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La confiance : un indicateur clé de performance https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/mesurer-la-confiance-un-indicateur-cle-de-performance/ Tue, 02 Dec 2025 13:07:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110950 DÉVELOPPEMENT DES AFFAIRES — La confiance peut être évaluée, suivie et gérée comme un actif.

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La confiance influence la fidélité des clients, la collaboration au sein des équipes et la performance globale de l’entreprise. Pourtant, la confiance reste souvent difficile à cerner et à mesurer.

John Blakey, coach pour dirigeants, indique dans Harvard Business Review (HBR), que la plupart de ses clients reconnaissent l’importance de la confiance. Dans ses entretiens avec plus de 70 leaders de secteurs variés, tous affirment qu’elle est essentielle pour la performance, la fidélité des clients, l’innovation et la cohésion des équipes.

Pourtant, lorsqu’on leur demande comment ils mesurent cette confiance, la plupart admettent ne pas disposer d’outils fiables. Certains utilisent des indicateurs indirects comme l’indicateur de satisfaction (Net Promoter Score) ou les sondages d’engagement. D’autres considèrent la confiance comme trop subjective pour être quantifiée.

Ce décalage devient de plus en plus problématique, considère l’auteur. Les attentes élevées des parties prenantes et des environnements de travail complexe, avec le télétravail, la responsabilité sociale et les changements générationnels, font que la confiance est scrutée plus que jamais.

Or, de nombreuses organisations continuent de la traiter comme une impression intuitive plutôt que comme une variable mesurable. Une enquête récente de PwC souligne que « personne au sein de la haute direction n’est véritablement responsable de la confiance ».

Cependant, la confiance n’est pas une notion abstraite, indique l’auteur. Elle entraîne des répercussions concrètes : un client qui doute de son conseiller pourrait remettre en question ses décisions d’investissement. Une équipe qui ne se sent pas en confiance risque de perdre en productivité ou de commettre davantage d’erreurs.

La confiance en leadership peut être mesurée et suivie, rapporte l’article de HBR, et elle mérite d’être intégrée aux outils de gestion comme n’importe quel autre indicateur clé. Suivre la confiance permet de prévenir les risques et de renforcer la qualité des interactions avec les clients et au sein des équipes.

Choisir un outil de mesure

Plusieurs outils permettent de suivre l’évolution de la confiance. Le Leadership Trust Index (LTI) mesure les comportements de leadership liés à la confiance en s’appuyant sur des caractéristiques comme l’ouverture, l’honnêteté, l’humilité et la capacité à inspirer. L’Organizational Trust Index se fonde sur la neuroscience. Le Speed of Trust considère la confiance comme un actif mesurable ayant un impact direct sur l’efficacité et les coûts organisationnels.

Ces outils aident à repérer à quel moment la confiance se renforce ou s’érode et repérer les comportements qui influencent la dynamique, à l’instar des indicateurs financiers ou de satisfaction client.

Suivre et évaluer la confiance au sein d’une équipe ou auprès des clients permet de détecter tôt les signaux d’alerte et d’intervenir avant que la situation ne se dégrade.

Suivre la confiance

La confiance évolue selon les décisions, les interactions et les changements dans l’environnement. Il ne suffit pas de la mesurer une fois. Il est nécessaire de mettre en place un suivi régulier, comme on le ferait pour des indicateurs financiers ou de satisfaction client.

Les outils de mesure peuvent se traduire par des tableaux de bord, des sondages internes ou des évaluations périodiques. Ils permettent de repérer les tendances et d’agir rapidement. Un niveau de confiance faible peut signaler un désengagement des équipes ou un risque de perte de clients.

Agir sur la confiance au quotidien

Pour faire de la confiance un véritable levier, il faut poser des gestes simples, mais constants, comme :

  • favoriser une communication transparente et régulière pour clarifier les attentes et partager les décisions ;
  • encourager un feedback constructif et ouvert afin que les clients se sentent écoutés et impliqués ;
  • et valoriser les comportements qui renforcent la confiance, comme l’honnêteté, l’écoute et la fiabilité.

John Blakey souligne qu’un risque répandu consiste à surestimer sa propre fiabilité par rapport à la perception d’autrui. Les évaluations objectives permettent de combler cet écart et d’ajuster les pratiques.

Comment mesurer la confiance 

Mesurer la confiance peut se traduire concrètement par :

  • L’évaluation régulière de la satisfaction et de la fidélité des clients pour anticiper les risques de rupture de relation.
  • L’observation de la collaboration afin d’identifier les points de tension ou de coopération réussie.
  • La détection précoce des signaux faibles, comme le désengagement ou les conflits, avant qu’ils n’affectent la performance.

Ces pratiques permettent de maintenir un niveau de confiance suffisant pour sécuriser les relations avec les clients.

Comparer et progresser

Une fois mesurée, la confiance peut être comparée à celle d’autres organisations ou aux normes de l’industrie. Cette comparaison permet de repérer les points forts et les axes d’amélioration. Comme pour les indicateurs financiers ou de satisfaction client, la confiance doit être suivie dans le temps pour détecter les tendances et réagir rapidement si elle diminue.

Disposer de données sur la confiance des clients offre une base pour prendre des décisions éclairées et prioriser les actions à mettre en place. En appliquant ces méthodes de mesure, en analysant les résultats et en ajustant les comportements, il devient plus facile de comprendre les clients, sécuriser les relations et renforcer la cohésion.

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Débuter comme conseiller : faut-il viser large ou se nicher ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/lassociation-de-la-releve-des-services-financiers/debuter-comme-conseiller-faut-il-viser-large-ou-se-nicher/ Fri, 21 Nov 2025 10:58:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111165 ZONE EXPERTS — Pour un nouveau conseiller, choisir la bonne approche peut accélérer autant la crédibilité que la croissance de la clientèle.

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Lorsque vous amorcez votre pratique en services financiers, la question finit toujours par se poser : est-ce que je suis un généraliste ou un spécialiste ? Les deux chemins peuvent mener loin, mais reposent sur des approches différentes.

Le généraliste touche à tout. Par exemple, il se promène à travers les sept domaines de la planification financière définis par l’Institut de planification financière s’il détient la formation requise et le titre professionnel réservé : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

Vous connaissez l’expression en anglais « jack of all trades, master of none » ? Le généraliste se montre donc adaptable, polyvalent, capable de couvrir plusieurs volets sans se limiter à un seul. Face à un client, il doit saisir l’ensemble du portrait : les dettes, les placements, les objectifs, les projets et la situation familiale et corporative. Il devient chef d’orchestre, celui qui fait en sorte que toutes les pièces du plan s’emboîtent.

Ce rôle occupe une place cruciale. Selon Vanguard Canada (2024), 89 % des investisseurs canadiens voient leur conseiller comme leur principale source d’information financière. Le généraliste ne se contente donc pas de proposer des produits : il éduque ses clients, met en œuvre leurs projets de retraite ou d’entreprise et donne du sens à leurs finances.

Les avantages ? Vous développez une vision globale, vous rencontrez des situations variées en gardant une liberté de pratique. C’est aussi une excellente façon de bâtir des bases solides dans tous les aspects du métier. Cependant, cette polyvalence a ses limites. Il peut être difficile d’approfondir chaque spécialité quand vous jonglez avec beaucoup de clients. Vous pouvez finir par vous sentir éparpillé. Dans un marché où la spécialisation est régulièrement valorisée, se démarquer devient un défi. Si vous êtes du genre à vouloir creuser un sujet à fond, le rôle de généraliste risque de vous frustrer éventuellement. La plupart des conseillers démarrent avec une pratique plus généraliste et large, puis découvrent avec le temps ce qui les passionne le plus.

Le spécialiste pour sa part va plus loin dans un domaine ciblé. Certains plongent dans la fiscalité, d’autres dans la planification de retraite avancée, le développement des affaires, les stratégies d’assurance corporative ou des stratégies plus pointues comme les placements alternatifs. Son expertise devient précieuse quand les situations se corsent techniquement.

Avec plus de la moitié des planificateurs financiers qui ont 55 ans et plus, selon FP Canada (2024), la relève manque cruellement dans ces niches spécialisées. Néanmoins, personne ne travaille en silo. Le spécialiste s’intègre habituellement dans une équipe : pendant qu’il analyse la fiscalité d’un dossier, un collègue s’occupe des placements ou des assurances. Cette collaboration garantit une vision complète et cohérente pour le client.

Se spécialiser permet souvent de devenir une référence, d’offrir une valeur ajoutée plus marquée, d’attirer des mandats complexes. Contrairement à la croyance populaire, le spécialiste ne perd pas de vue l’ensemble du portrait : il a accès aux documents et aux données complètes pour bien comprendre la situation globale. Cependant, il doit pouvoir compter sur une bonne équipe pour coordonner les différents volets.

Peu importe la voie choisie, une constante demeure : la relation humaine. Toujours selon Vanguard Canada, les clients qui échangent mensuellement avec leur conseiller se disent deux fois plus optimistes face à leur avenir financier (46 %) que ceux qui n’ont qu’un contact annuel (18 %). Cette proximité change tout dans votre relation avec le client.

Pour un jeune conseiller, partir avec une perspective davantage généraliste est souvent judicieux. Cela donne l’occasion de côtoyer différents types de clients, de voir plusieurs réalités, de construire des fondations solides. Ensuite, les intérêts se précisent naturellement : certains se découvrent une passion pour la fiscalité, d’autres pour la planification successorale, la gestion de portefeuille, le développement des affaires ou simplement le contact humain et les relations durables. Que vous restiez généraliste ou que vous vous spécialisiez, gardez toujours l’accent sur les relations que vous avez avec vos clients, leurs objectifs, leur réalité. Ce métier repose avant tout sur la confiance et la capacité à comprendre les projets que les gens veulent accomplir, leurs rêves, leur vision de leurs finances, et sur votre capacité à bien les éduquer.

Finalement, il ne s’agit pas tant de choisir entre généraliste et spécialiste que de trouver votre équilibre. L’un vous apprend à voir large, l’autre vous pousse en profondeur. Ce qui importe vraiment, c’est la valeur concrète que vous créez pour les clients que vous accompagnez.

Par Philip Boivin, membre du conseil d’administration de l’ARSF

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Soignez votre présence numérique https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/soignez-votre-presence-numerique/ Thu, 20 Nov 2025 11:00:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110510 DÉVELOPPEMENT — Cette vitrine ne cesse de gagner en importance.

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Alors que la technologie a pris d’assaut notre quotidien, la présence numérique est devenue vitale. Ce constat est d’autant plus vrai pour les conseillers, car les clients potentiels ou actuels passent toujours plus de temps sur internet.

Dans un monde numérique, la première impression en ligne d’un conseiller doit être à la fois captivante et convaincante, souligne Advisorpedia dans un article récent. De nombreux prospects recherchent maintenant leur conseiller via internet, il est donc plus que nécessaire de soigner sa présence en ligne et de tenter de se démarquer dans le paysage numérique.

Pour ce dernier point, Advisorpedia recommande aux conseillers de raconter leur histoire. Les clients recherchent avant tout une connexion humaine : ils veulent mieux connaître la personne derrière le professionnel. Après tout, ils s’apprêtent à vous confier leurs rêves et objectifs, des éléments profondément personnels qu’on ne partage pas avec n’importe qui.

De nombreux changements de conseiller s’expliquent d’ailleurs par des facteurs émotionnels. Les clients ont tendance à quitter leur conseiller lorsque survient un événement marquant, comme un problème de santé, un héritage ou un déménagement. Autant de moments clés chargés en émotions, où l’urgence d’agir prend le dessus.

Pour attirer et retenir des clients dans ces situations, un professionnel doit inspirer empathie et confiance, aussi bien en personne qu’en ligne.

Une bonne première impression

La première impression numérique, comme toute première impression, est cruciale. Les prospects commencent presque toujours leurs recherches en ligne, principalement sur Google et LinkedIn. Il est donc essentiel que votre profil et votre site Web leur fassent une grande impression.

Si votre site est flou, désuet ou dépourvu d’un appel à l’action clair, vous aurez perdu la partie avant même d’avoir réellement participé.

Mais alors, qu’est-ce qui attire et retient l’attention des clients potentiels ? Tout repose sur la compréhension de ce que les prospects évaluent et scrutent pour faire leur choix.

Selon les recherches de WisdomTree, les visiteurs portent d’abord attention à trois éléments :

  • la section « À propos de nous » et les biographies des membres de l’équipe ;
  • la structure des honoraires ;
  • les titres professionnels et l’ancienneté du cabinet.

Il est donc essentiel d’y présenter une photo professionnelle de qualité et un bouton « planifier un appel » bien visible. Le langage utilisé doit être clair et concis, tandis que les vieilles photos et le jargon technique sont à éviter absolument.

À vous de jouer !

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