détroit d'Ormuz | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/detroit-dormuz/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 14 Apr 2026 15:57:23 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png détroit d'Ormuz | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/detroit-dormuz/ 32 32 Un congé de taxe d’accise sur l’essence https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-conge-de-taxe-daccise-sur-lessence/ Tue, 14 Apr 2026 15:57:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113445 Et ce jusqu’à la fête du Travail.

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Le premier ministre Mark Carney annonce une suspension de la taxe d’accise sur l’essence et le diesel jusqu’à la fête du Travail, alors que la guerre en Iran fait flamber les coûts de l’énergie.

Mark Carney précise que cette mesure prendra effet lundi et devrait permettre aux Canadiens d’économiser 10 cents sur le litre d’essence ordinaire et 4 cents sur le litre de diesel.

En point de presse, Mark Carney a parlé d’un allègement fiscal responsable et temporaire.

Selon lui, cette mesure contribuera également à réduire les coûts pour les camionneurs et les entreprises qui sont confrontées à une hausse de leurs frais liés au transport.

Le gouvernement libéral ne va cependant pas aussi loin que ce que proposait le Parti conservateur. La formation dirigée par Pierre Poilievre suggérait de suspendre les taxes sur l’essence et le diesel pour le reste de l’année et de retirer définitivement d’autres prélèvements sur la production d’énergie.

Les prix de l’essence ont grimpé en flèche à l’échelle mondiale, alors que le conflit au Moyen-Orient a fait flamber les cours mondiaux du pétrole.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé lundi que l’armée américaine a commencé à bloquer les ports iraniens dans le cadre de ses efforts visant à forcer Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz.

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Taux inchangé : la guerre en Iran pèse sur la décision de la Banque du Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/taux-inchange-la-guerre-en-iran-pese-sur-la-decision-de-la-banque-du-canada/ Wed, 18 Mar 2026 14:12:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113044 La hausse des prix de l’énergie et les incertitudes mondiales brouillent les perspectives.

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Dans la continuité de sa dernière décision, la Banque du Canada (BdC) a une fois de plus laissé son taux directeur inchangé à 2,25 %. Le taux officiel d’escompte demeure quant à lui à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« Il n’y avait pratiquement aucune attente d’un changement de taux aujourd’hui, et la Banque du Canada a fait exactement ce que le marché anticipait en maintenant son taux directeur à 2,25 % », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement chez IG Gestion de patrimoine.

La BdC mentionne notamment la guerre au Moyen-Orient. En plus d’accentuer les risques pesant sur l’économie mondiale, celle-ci a fait augmenter la volatilité des prix de l’énergie et des marchés financiers.

« L’économie canadienne reste confrontée à l’incertitude élevée liée à la politique commerciale américaine et aux risques géopolitiques. La guerre en Iran vient ajouter une nouvelle couche d’incertitude. Son impact sur les économies mondiale et canadienne va dépendre de la durée du conflit et de la mesure dans laquelle il va s’étendre ailleurs au Moyen-Orient », indique Tiff Macklem, gouverneur de la BdC, dans sa déclaration préliminaire.

Avant le déclenchement du conflit, l’économie mondiale devait croître d’environ 3 %, en ligne avec les prédictions du Rapport sur la politique monétaire de janvier. Aux États-Unis, la croissance demeurait solide malgré un certain ralentissement, tandis que l’inflation suivait la trajectoire attendue.

Dans la zone euro, la demande intérieure soutenait l’activité malgré un recul des exportations. À l’inverse, en Chine, la faiblesse de la demande intérieure était compensée par des exportations robustes.

Depuis le début du conflit, les prix du pétrole et du gaz naturel ont explosé, accentuant les pressions inflationnistes mondiales, selon la Banque du Canada. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz perturbe l’approvisionnement énergétique et pourrait aussi affecter d’autres matières premières.

Les conditions financières jusque-là accommodantes se sont resserrées :

  • les rendements obligataires ont augmenté,
  • les marchés boursiers ont reculé
  • et les écarts de crédit se sont creusés.

« À nos yeux, le message était plus conciliant que menaçant. La Banque a clairement reconnu que l’économie canadienne ralentit, que le marché du travail demeure faible et que la croissance récente est plus faible qu’anticipé. En même temps, elle a aussi souligné que la remontée du pétrole et la fermeture effective du détroit d’Hormuz risquent de pousser l’inflation à la hausse à court terme », résume Pierre-Benoît Gauthier.

Vers une progression de l’économie canadienne

Après une croissance de 2,4 % au troisième trimestre, l’économie canadienne a reculé de 0,6 % au dernier trimestre de 2025, un résultat plus faible que ce qu’envisageait le Rapport de janvier. Toutefois, cette contraction s’explique essentiellement par une réduction des stocks plus importante qu’anticipée.

La demande intérieure a néanmoins progressé, soutenue par les dépenses de consommation et les dépenses publiques, malgré une activité toujours faible sur le marché du logement.

Soulignant qu’il est encore trop tôt pour connaître l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la croissance au Canada, la BdC continue de prédire une progression modeste de l’économie, en raison des droits de douane et de l’incertitude des politiques commerciales. Cependant, la croissance à court terme devrait être plus faible que prévue et le marché du travail reste détendu.

« L’économie canadienne connaît déjà de nombreux défis, auxquels s’ajoute maintenant plus de volatilité. Le rôle de la Banque du Canada est d’être une source de stabilité. Nous soutenons l’activité économique tout en nous assurant que la montée des prix de l’énergie ne se transforme pas en inflation persistante », résume Tiff Macklem.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a de nouveau ralenti, s’établissant à 1,8 % en février. L’IPC hors effets des variations d’impôts indirects, ainsi que les mesures de l’inflation fondamentale, ont également reculé et se situent près de 2 %.

La croissance des prix des aliments a ralenti en février, tout en demeurant élevée. Par ailleurs, la forte hausse des prix mondiaux de l’énergie a fait grimper les coûts de l’essence, ce qui devrait entraîner une remontée de l’inflation globale dans les mois à venir.

Au vu de ces différents facteurs, le Conseil de direction de la BdC a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Il promet toutefois de garder à l’œil l’évolution des répercussions des politiques commerciales, notamment les droits de douane, et le déroulement du conflit au Moyen-Orient sur la croissance et l’inflation, se disant prêt à réagir au besoin.

« Il nous semble peu probable que la Banque réagisse à ce genre de choc par une hausse de taux. Ce n’est pas une inflation née d’une économie qui surchauffe. C’est un choc d’offre lié à la géopolitique. Et quand l’inflation provient d’un pétrole plus cher, monter les taux serait une double attaque sur la consommation. La hausse des prix de l’énergie agit déjà comme un frein sur la demande en grugeant le pouvoir d’achat des ménages. Autrement dit, le pétrole fait une partie du travail restrictif à la place de la banque centrale », souligne Pierre-Benoît Gauthier.

« Pourtant, les marchés s’attendent toujours à presque DEUX HAUSSES de taux selon le marché des contrats à terme obligataire. Nous allons fermement contre cette vue. Nous continuons de croire qu’une baisse de taux demeure plus plausible qu’une hausse au Canada », affirme Pierre-Benoît Gauthier.

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