Conformité | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/conformite/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 24 Mar 2026 11:03:35 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Conformité | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/conformite/ 32 32 Les ACVM lancent un projet de communication semestrielle d’information financière https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-acvm-lancent-un-projet-de-communication-semestrielle-dinformation-financiere/ Tue, 24 Mar 2026 11:03:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113136 Cela pourrait mener à une réduction plus large de la fréquence des rapports.

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Dans le but de réduire les coûts liés au statut de société ouverte pour les petits émetteurs, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) lancent un projet pilote permettant à certains émetteurs d’abandonner deux rapports trimestriels et d’adopter une information financière semestrielle, une expérience qui pourrait éventuellement être étendue au-delà du marché de capital de risque.

L’automne dernier, les ACVM ont mené une consultation sur ce projet, qui a révélé un large appui à l’idée de permettre aux émetteurs d’opter volontairement pour une publication semestrielle. Le projet vise à réduire les coûts liés au dépôt des états financiers trimestriels, tout en reconnaissant les risques d’une diminution de l’information disponible pour les investisseurs et d’une hausse du risque de divulgation sélective.

« Bien que les états financiers trimestriels fournissent une information opportune aux investisseurs, il peut arriver, pour certains émetteurs assujettis, que les coûts réglementaires et internes associés à une telle fréquence de production dépassent les avantages », ont indiqué les autorités dans un avis du personnel détaillant l’initiative.

Certains émetteurs du marché du capital de risque pourront être exemptés de l’obligation de produire les rapports du premier et du troisième trimestre. Cette mesure vise notamment ceux dont les revenus annuels sont inférieurs à 10 millions de dollars, qui disposent d’un historique de divulgation d’au moins 12 mois et dont les titres sont activement négociés à la Bourse de croissance TSX ou sur les marchés CNSX, sous réserve d’autres conditions.

Cette exemption pourrait s’appliquer à 89 % des émetteurs du marché du capital de risque en Ontario, calcule une analyse d’impact réglementaire de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO). Le secteur des matériaux domine largement, représentant 58 % des émetteurs admissibles, suivi des services financiers (12 %), des technologies (7 %) et des soins de santé (6 %).

Selon les résultats du projet pilote, les ACVM indiquent qu’il pourrait ouvrir la voie à une adoption plus large de l’information financière semestrielle.

En effet, les ACVM ont précisé qu’elles « entendent entreprendre un projet réglementaire plus vaste concernant la publication volontaire d’états financiers semestriels pour les émetteurs admissibles et utiliseront les enseignements tirés du projet pilote pour orienter ces travaux ».

Entre-temps, les autorités ont indiqué qu’elles continueront également de « surveiller l’évolution des pratiques à l’échelle internationale » dans ce domaine. Il est notamment prévu que les autorités américaines proposent, dans les prochains mois, la possibilité d’adopter une information financière semestrielle.

« Le projet pilote de communication semestrielle d’information financière est un exemple éloquent des efforts d’harmonisation des organismes de réglementation du Canada visant à soutenir la compétitivité des marchés des capitaux du pays, en particulier pour ce qui est des petits émetteurs émergents », affirme Stan Magidson, président des ACVM et président-directeur général de l’Alberta Securities Commission.

Si la perspective d’une réduction des coûts de conformité pouvait encourager davantage de petites entreprises à entrer en bourse, stimuler la concurrence et faciliter la formation de capital, l’analyse de la CVMO reconnaît également les risques associés à une transition vers une information semestrielle.

Parmi ceux-ci figurent un possible impact négatif sur la formation des prix en raison d’une information moins fréquente, une comparabilité réduite entre les émetteurs et des effets incertains sur la perception du marché.

Par exemple, la décision d’un émetteur d’adopter une information semestrielle pourrait être perçue comme un signal d’alerte.

« Le marché et les investisseurs pourraient considérer une fréquence de publication réduite comme un signal négatif, entraînant un coût du capital plus élevé, une diminution de la valeur de marché et une liquidité réduite pour les titres de l’émetteur », indique l’analyse.

Cela pourrait également « nuire à l’ensemble du marché de capital de risque et accroître le coût du capital pour tous les émetteurs, puisqu’il devient plus difficile de comparer ou d’évaluer les émetteurs qui continuent de publier des rapports trimestriels avec ceux qui optent pour une publication semestrielle ».

Dans l’ensemble, toutefois, les autorités estiment que les avantages potentiels du projet sont proportionnés aux coûts attendus.

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Une amende de 1 M$ pour la Financière Banque Nationale https://www.finance-investissement.com/nouvelles/une-amende-de-1-m-pour-la-financiere-banque-nationale/ Mon, 23 Mar 2026 11:51:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113021 L’OCRI estime que la firme n’a pas supervisé adéquatement un représentant.

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L’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) a conclu une entente de règlement avec Financière Banque Nationale (FBN), qui devra payer une amende de 1 million de dollars, ainsi que 50 000 $ en frais. La firme a admis ne pas avoir adéquatement supervisé un ancien représentant, notamment en matière de prise de notes et de convenance des placements, selon le régulateur.

L’entente doit encore être approuvée par un comité d’audience.

L’ancien représentant inscrit, Matthew Philip Ewing, avait déjà été sanctionné en janvier pour sa conduite lorsqu’il travaillait chez RBC Dominion Securities, puis chez FBN.
À la suite d’une audience, OCRI lui a imposé une interdiction d’exercer de dix ans, ainsi qu’une amende de 75 000 $ et 50 000 $ en frais.

Un grand nombre de transactions, mais trop peu de notes

L’OCRI a maintenant conclu que FBN n’a pas exercé une supervision adéquate de Philip Ewing entre avril 2021 et août 2022.

Lorsque FBN a détecté des lacunes dans la prise de notes durant des périodes de fort volume de transactions et de transactions inappropriées dans certains comptes clients, la firme a interrogé Philip Ewing. Toutefois, selon le régulateur, elle n’a pas suffisamment poursuivi l’examen malgré plusieurs signaux d’alerte.

La majorité des clients de Philip Ewing ont transféré leurs placements depuis RBC Dominion Securities lorsqu’il a été embauché par FBN en mars 2021. Plusieurs comptes détenaient déjà des titres et certains comportaient de la dette sur marge. Philip Ewing a indiqué que ces portefeuilles nécessitaient des ajustements importants pour se conformer aux règles de FBN.

Un mois après son arrivée, Philip Ewing et son associé, Philip Soares, effectuaient en moyenne 267 transactions par jour. Entre mai et décembre 2021, Philip Ewing — qui n’était ni inscrit ni qualifié comme gestionnaire de portefeuille — a dépassé 200 transactions lors de huit journées de négociation.

La FBN a examiné certaines transactions et interrogé Philip Ewing au sujet de ce volume élevé et de la qualité de ses notes. Toutefois, elle n’a vérifié que les notes liées à 12 transactions sur les 5 887 effectuées en avril 2021.

Après que le régulateur eut informé FBN d’une enquête visant Philip Ewing en août, la firme a procédé à une nouvelle révision et constaté que :

  • 49 % des transactions de juin n’avaient aucune note ;
  • 17 % des transactions de juillet examinées n’en avaient pas non plus.

FBN a alors questionné Philip Ewing au sujet de 13 transactions sélectionnées dans le rapport de juillet 2021, dont 12 sans notes. Philip Ewing n’a jamais fourni les notes manquantes, ni celles de juin ni celles de juillet, mais la firme a tout de même clos l’enquête interne.

« La petite taille de l’échantillon, l’insuffisance des notes examinées et l’explication fournie par Philip Ewing auraient dû soulever d’autres signaux d’alarme et pousser FBN à exiger des notes confirmant les instructions des clients. FBN ne l’a pas fait », selon l’OCRI.

Forte exposition à des titres à haut risque

En décembre 2021, près de 35 % du portefeuille de Philip Ewing était investi dans six titres à haut risque, ce qui était incompatible avec les objectifs déclarés de certains comptes clients.

Dans plusieurs cas, la portion d’actions des portefeuilles dépassait la limite autorisée par le profil d’investissement des clients.

Lorsque FBN a demandé à Philip Ewing de corriger ces problèmes de convenance, l’OCRI indique qu’il a menti en affirmant que les clients étaient au courant.

Utilisation accrue de l’effet de levier

Le nombre de comptes clients utilisant l’effet de levier est passé de 61 en avril 2021 à 101 en novembre.

Cette année-là, il y a eu :

  • 251 appels de marge en août
  • et 260 en novembre.

Malgré le fait que certains employés de FBN connaissaient le nombre élevé d’appels de marge, la firme n’a pas pris de mesures appropriées pour corriger la situation, selon l’OCRI.

En décembre, Philip Ewing comptait plus de clients utilisant la marge que tout autre conseiller de la Financière Banque Nationale. La firme lui a demandé de s’expliquer, mais il n’a pas donné suite.

La FBN lui a alors demandé de mettre fin à l’utilisation de la marge dans les comptes concernés d’ici mai 2022.

Philip Ewing a continué à utiliser la marge sans approbation documentée. La firme a prolongé l’échéance jusqu’en août, qu’il a également manquée. Il a finalement été suspendu en octobre et congédié en novembre 2022.

À la suite de ces événements, FBN a indemnisé 28 clients concernés et mis en place de nouvelles mesures de conformité afin d’éviter que de telles lacunes de supervision se reproduisent.

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Changement à la direction de Patrimoine Richardson https://www.finance-investissement.com/nouvelles/changement-a-la-direction-de-patrimoine-richardson/ Wed, 11 Mar 2026 12:11:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112938 NOUVELLES DU MONDE — Julie Gallagher hérite du défi d’intégrer la firme au sein d’iA Groupe financier.

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iA Groupe financier a nommé Julie Gallagher à titre de présidente et cheffe de la direction de Patrimoine Richardson. Elle succède à Dave Kelly, président et chef de la direction sortant de RF Capital, et aura pour responsabilité de poursuivre la transformation amorcée depuis l’acquisition de la firme de gestion de patrimoine par iA l’automne dernier.

« Nous intensifions notre présence dans le secteur de la gestion de patrimoine, et Julie possède exactement les compétences, l’expérience et la persévérance dont nous avons besoin », a déclaré Stéphan Bourbonnais, vice-président exécutif d’iA Gestion de patrimoine.

Dans ses nouvelles fonctions, Julie Gallagher sera responsable de l’orientation stratégique de l’entreprise, de sa croissance et de sa rentabilité, ainsi que du soutien aux équipes de conseillers. Elle devra également relever le défi d’intégrer les cultures respectives d’iA et de Patrimoine Richardson.

« Je suis ravie des possibilités qui se profilent à l’horizon alors que nos organisations entament un nouveau chapitre de leur histoire commune, a-t-elle affirmé.

Jusqu’à récemment, Julie Gallagher occupait le poste de vice-présidente principale et cheffe des produits et solutions d’investissement et marché des capitaux d’iA Gestion de patrimoine. Elle s’est jointe à l’entreprise en septembre 2021 à titre de vice-présidente et chef de la conformité. Depuis l’acquisition de RF Capital par iA, le 31 octobre 2025, ses responsabilités s’étaient étendues au soutien des équipes de conseillers de Patrimoine Richardson.

Avant de se joindre à iA, elle était directrice principale, conformité, à la Financière Banque Nationale. Auparavant, elle a agi comme avocate et directrice pour la branche de gestion de patrimoine de la Banque de Montréal, et comme avocate en pratique privée au sein du cabinet Bélanger Sauvé. Titulaire d’une licence en droit de l’Université d’Ottawa, elle participe au Conseil régional du Québec de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), et en préside le conseil de section du Québec.

Sur le plan opérationnel, iA prévoit que l’intégration de Patrimoine Richardson générera des synergies importantes, tant au niveau des revenus que des coûts. Les travaux porteront notamment sur les plateformes numériques, les fonctions d’entreprise et les fournisseurs externes, tout en préservant l’indépendance opérationnelle des conseillers de Patrimoine Richardson.

Dave Kelly restera au sein de l’organisation jusqu’à la fin juin à titre de vice-président du conseil, afin d’accompagner Julie Gallagher durant sa période de transition. Il conservera ensuite un siège au conseil d’administration de Patrimoine Richardson.

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Cybersécurité et IA : les nouveaux défis de conformité des courtiers canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/cybersecurite-et-ia-les-nouveaux-defis-de-conformite-des-courtiers-canadiens/ Mon, 09 Mar 2026 12:07:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112669 L’OCRI resserre l’encadrement contre les risques numériques.

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Dans un secteur financier transformé par l’innovation technologique et la complexification des modèles d’affaires, la gestion des risques devient un exercice de plus en plus stratégique, selon l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI).

Dans son Rapport sur la conformité 2026, il met en évidence les points de fragilité qui persistent chez les courtiers, tant sur le plan technologique que dans leurs mécanismes internes de surveillance.

L’organisme attire notamment l’attention sur la montée des cyberrisques, l’encadrement des plateformes de négociation de cryptoactifs et l’intégration croissante de l’intelligence artificielle (IA) dans les opérations. En parallèle, ses inspections continuent de révéler des faiblesses récurrentes en matière de surveillance, de gestion des conflits d’intérêts et d’application des réformes axées sur le client.

La transformation numérique du secteur financier, bien qu’elle ouvre de nouvelles possibilités, crée également des vulnérabilités que les courtiers doivent gérer avec prudence, estime Andrew J. Kriegler, président et chef de la direction de l’OCRI.

Cybersécurité : la vulnérabilité des tiers

La cybersécurité demeure un risque d’affaires majeur. L’OCRI observe une hausse des incidents touchant des fournisseurs de services tiers, dont les conséquences se répercutent directement sur les courtiers.

Même si des progrès ont été réalisés dans la correction des lacunes relevées ces dernières années, le régulateur rappelle que les contrôles doivent évoluer au même rythme que les menaces. La formation du personnel demeure un levier central : plusieurs incidents découlent encore d’erreurs humaines, notamment d’attaques d’hameçonnage ayant permis des accès non autorisés aux systèmes.

Les inspections continueront d’évaluer non seulement les mécanismes de détection et de signalement des incidents, mais aussi la qualité des contrôles entourant l’externalisation des fonctions critiques.

Cryptoactifs : normalisation et encadrement renforcé

Du côté des plateformes de négociation de cryptoactifs, l’OCRI poursuit leur intégration progressive dans son cadre réglementaire. L’accent est mis sur la solidité des contrôles opérationnels, la garde des actifs numériques et les pratiques de dépôt fiduciaire.

L’organisme a d’ailleurs publié un cadre visant à structurer les exigences techniques et opérationnelles entourant la détention de cryptoactifs par des fiduciaires. Parallèlement, la « Boîte à innovations » que l’organisme a mis sur pied permet d’expérimenter certains produits ou modèles, notamment des prêts garantis par des cryptoactifs ou l’utilisation de cryptomonnaies stables pour faciliter les règlements hors des heures bancaires traditionnelles.

L’approche se veut pragmatique : soutenir l’innovation, mais dans un environnement contrôlé.

IA : gains d’efficacité, nouvelles responsabilités

L’IA s’impose progressivement dans les processus des courtiers : automatisation, analyse, surveillance. L’OCRI indique qu’elle examinera l’utilisation de celle-ci lors de ses inspections de la conformité des finances et des opérations.

Le régulateur s’attardera particulièrement aux contrôles mis en place pour s’assurer que ces outils fonctionnent comme prévu et que leur utilisation ne crée pas de risques non maîtrisés. Les courtiers doivent également déterminer si l’intégration de l’IA constitue un changement important nécessitant une déclaration préalable.

Réformes axées sur le client : des politiques trop génériques

Sur le plan de la conduite, le rapport revient sur les constats de la phase 2 des Réformes axées sur le client. La lacune la plus fréquemment observée : des politiques et procédures insuffisamment détaillées ou trop génériques.

Des documents qui reprennent les principes réglementaires sans décrire les processus concrets de la firme sont jugés inadéquats. Le régulateur invite les courtiers à revoir leurs cadres internes afin qu’ils reflètent réellement leurs pratiques opérationnelles.

Surveillance : angles morts persistants

Les équipes de conformité ont également relevé des écarts dans la surveillance des activités externes des employés et dans la détection des communications avec les clients par des canaux non approuvés.

La gestion des conflits d’intérêts demeure un autre point sensible. Certaines firmes divulguent les conflits aux clients sans avoir procédé à une analyse interne complète ; d’autres documentent les conflits sans en assurer une communication claire et structurée.

Des préoccupations persistent aussi quant à l’efficacité des systèmes de surveillance quotidienne et mensuelle des opérations ainsi qu’aux contrôles entourant les ententes d’indication de clients.

Inscription et compétences : rigueur accrue

Le rapport fait également le point sur la délégation élargie des fonctions d’inscription à l’OCRI, qui traite désormais la majorité des dossiers d’inscription des personnes physiques actives dans le secteur des valeurs mobilières.

L’organisme rappelle l’importance de fournir des dossiers complets, notamment lorsque des éléments sensibles — poursuites civiles, difficultés financières, antécédents réglementaires — exigent un examen approfondi.

Par ailleurs, le nouveau modèle d’assurance des compétences axé sur des évaluations est entré en vigueur au début janvier. Les courtiers doivent adapter leurs politiques internes et s’assurer du respect des nouvelles exigences de formation.

Un signal clair aux dirigeants

 

En conclusion, le rapport de l’OCRI lance un appel clair aux courtiers : la conformité réglementaire n’est pas qu’une question de cases à cocher, mais bien un enjeu fondamental de protection des investisseurs.

« Tandis que les courtiers continuent d’adopter des technologies novatrices et de faire évoluer leurs activités pour satisfaire les besoins changeants des investisseurs canadiens, il est essentiel d’atténuer les nouveaux risques », souligne Andrew J. Kriegler, président et chef de la direction de l’OCRI.

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Maximizer lance une version française de son CRM https://www.finance-investissement.com/nouvelles/maximizer-lance-une-version-francaise-de-son-crm/ Mon, 02 Mar 2026 13:10:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112678 Un logiciel bilingue pour renforcer les efforts de conformité.

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L’entreprise de gestion de la relation client (CRM) Maximizer, établie à Vancouver, a lancé en février la version française de son édition destinée aux services financiers.

Le logiciel cible principalement les secteurs de la gestion de patrimoine et de l’assurance, souligne Mike Curliss, président de Maximizer, en entrevue. Il a fallu environ six mois à l’équipe pour traduire l’ensemble de l’interface utilisateur et former du personnel de soutien à la clientèle francophone.

« Nous avons des clients comme Richardson Wealth et iA Groupe financier ; ces organisations exercent leurs activités au Québec. Nous voulons nous assurer qu’elles disposent d’un CRM qu’elles peuvent utiliser dans leur deuxième plus grande province », explique Mike Curliss.

L’assistant d’intelligence artificielle (IA) du logiciel, IQ Boost, est également offert en français grâce à cette mise à jour. Il peut analyser les dossiers clients afin de résumer des renseignements tels que les placements détenus et les polices d’assurance, ce qui aide les conseillers à se préparer pour leur prochaine rencontre.

Mike Curliss souligne que si certains fournisseurs de logiciels américains cherchent à pénétrer le marché canadien, plusieurs de leurs produits ne proposent ni interface bilingue ni serveurs situés au Canada.

« Les entreprises canadiennes sont très préoccupées par la souveraineté des données : où vont leurs données et quelle quantité d’information, parfois de nature exclusive, est transmise », observe-t-il.

Maximizer utilise des centres de données situés au Canada, et les renseignements personnels des clients ne quittent jamais la firme de gestion de patrimoine, précise-t-il. Par ailleurs, IQ Boost est entraîné à partir de données anonymisées.

Selon lui, offrir une version française du logiciel contribue également aux efforts de conformité en veillant à ce que les données soient bien saisies dans le CRM. Par exemple, si des conseillers francophones sont frustrés par un logiciel offert uniquement en anglais, ils pourraient conserver les dossiers clients ailleurs, ce qui complique les vérifications et la démonstration du respect des exigences relatives à la connaissance du client.

« Lorsque tout le reste de la journée de travail se déroule en français, le CRM ne devrait pas faire exception. Éliminer cette friction permet réellement à la technologie d’être utilisée », continue Mike Curliss.

Pour l’instant, le CRM doit être installé soit en anglais, soit en français, mais une prochaine mise à jour permettra aux utilisateurs de passer d’une langue à l’autre, précise-t-il. Il souhaite également que Maximizer ouvre un bureau au Québec lorsque la situation financière de l’entreprise le permettra.

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Une nouvelle cheffe de la conformité chez Mérici https://www.finance-investissement.com/nouvelles/une-nouvelle-cheffe-de-la-conformite-chez-merici/ Fri, 20 Feb 2026 12:55:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112489 NOUVELLES DU MONDE – Une promotion interne après quatre ans au sein de l’organisation.

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Julianne Fafard occupe désormais le poste de cheffe de la conformité chez le courtier en épargne collective Mérici Services Financiers.

Arrivée comme adjointe en mai 2021, elle a occupé différents postes au sein de la firme au cours des quatre dernières années, notamment en conformité, en développement professionnel et en épargne collective.

« Merci à toute mon équipe pour la confiance accordée. Je suis reconnaissante de pouvoir évoluer au sein d’une organisation qui valorise la rigueur, le professionnalisme et le développement continu, tout en conservant son côté tellement humain », a-t-elle déclaré dans une publication LinkedIn.

Diplômée en administration du Champlain College de Lennoxville, Julianne Fafard a complété l’examen d’aptitude pour les chefs de la conformité du Canadian Securities Institute (CSI), Elle détient également la certification de représentante en épargne collective délivrée par l’Institut IFSE.

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L’industrie expérimente l’IA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lindustrie-experimente-lia/ Wed, 18 Feb 2026 11:41:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112258 TOP DES LEADERS – Cette technologie engendre notamment des défis humains et de sécurité.

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Alors que l’industrie financière expérimente l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) générative pour accroître sa productivité, ses dirigeants sont lucides face aux défis liés à l’intégration de cette technologie à leurs activités.

À l’occasion du Top des leaders de l’industrie financière, nous avons demandé aux dirigeants honorés de s’exprimer sur les défis rencontrés sur ce plan et comment ils en tiennent compte.

« En tant que PME de l’assurance, nous aurons une stratégie qui répond à nos besoins et non une stratégie qui suit les tendances. Nous sommes en mode analyse et observation et allons appliquer l’IA dans un contexte qui répond à nos besoins opérationnels et qui bénéficie à notre clientèle de jeune famille ainsi qu’à notre réseau de distribution », soutient Jean-Mathieu Sigouin, premier vice-président, stratégie et innovation, chez UV Assurance.

Selon lui, la fibre mutualiste d’UV reste au cœur de sa stratégie et il entend mettre des choses en place en en tenant compte « sans être les premiers à la ligne de départ ».

L’IA est devenue incontournable dans différents domaines, dont l’analyse des données organisationnelles et leur valorisation, selon Denis Dubois, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins. D’après lui, ces données doivent servir notamment à améliorer l’expérience des membres et clients, avec de la personnalisation. Elles peuvent également être un levier de croissance, un outil de gestion des risques et une source de productivité.

« Ce sont vraiment ces quatre thèmes sur lesquels on essaie de voir comment la donnée et l’analytique sont capables de nous amener beaucoup plus loin. Le thème de l’éthique et de la sécurité est très important sur ce sujet-là. C’est-à-dire qu’on veut avancer vite, mais de façon sécuritaire et très éthique », note Denis Dubois.

Desjardins a lancé un outil sur AccèsD qui s’appelle Alvie, une assistante virtuelle, qui produit en moyenne sept conseils personnalisés par mois, par membre. « On avance là-dedans et nécessairement, ça va transformer le visage des organisations parce que les outils sont puissants », précise le dirigeant.

Selon lui, un défi reste la gestion de la qualité de la donnée afin de nourrir les outils d’IA et la gestion de leurs hallucinations.

Chez iA Groupe financier, l’organisation expérimente l’IA dans ses processus. « Nous avons enregistré des succès à certains endroits, même s’ils demeurent modestes. Les gens pensent que l’IA va tout changer, mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’instant, nous testons certains modèles prédictifs avancés », explique Denis Ricard, président et chef de la direction d’iA Groupe financier.

L’un des objectifs est de rendre les employés plus productifs en les formant sur une utilisation saine des ChatGPT et Copilot de ce monde. « Nous avons des projets d’affaires qui intègrent l’IA. Par exemple, dans nos centres d’appels, lorsqu’un agent parle à un client, avant, il écrivait ses notes. Aujourd’hui, c’est produit automatiquement. L’agent n’a qu’à réviser [la prise de note] », illustre Denis Ricard.

« L’intelligence artificielle s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue de nos opérations. Une approche que nous appliquons depuis longtemps et que nous allons comptons poursuivre », ajoute-t-il.

À la Banque Scotia, l’IA sert d’abord à rendre les travailleurs plus efficients dans l’accès aux procédures internes. « Nous demandons à l’intelligence artificielle “Sors-moi tel document, quelle opération devrions-nous…” Cela rend nos employés plus efficaces », assure Geneviève Brouillard, première vice-présidente, Québec et Est de l’Ontario, Banque Scotia.

L’IA permet également de mieux conseiller les clients. « Nous sommes encore à l’aube de son utilisation. Parfois, les gens disent “Ah, nous allons perdre des emplois parce qu’il y a l’intelligence artificielle.” Je le vois davantage dans une relation de personne à personne où l’intelligence artificielle va rendre nos employés encore plus brillants. C’est une adoption confiante et enthousiaste », dit-elle.

Les occasions d’améliorations dans l’industrie sont multiples, à condition de bien accompagner ceux qui les utilisent : les humains. « Beaucoup d’employés se sentaient intéressés, intimidés et craintifs de l’intelligence artificielle tout en même temps. Alors, nous avons mis sur pied des formations et des comités », souligne Robert Frances, président et chef de la direction du Groupe financier PEAK.

Chez PEAK, cet accompagnement a permis de susciter également espoir et soulagement, une fois que les humains comprennent comment s’en servir. « Notre défi est de créer un environnement qui est sécuritaire au point de vue psychologique, que les gens se disent “Chez PEAK, ils vont m’appuyer, ils vont me former, ils vont me protéger.” »

Le dirigeant relate une amélioration découlant de l’IA. « Une source de grande frustration était l’exigence de prendre des notes après chaque rencontre avec un client et de placer ces notes dans le dossier client. Ensuite, un employé du département de conformité révisait les notes pour s’assurer qu’elles étaient conformes dans leur contenu et dans leur forme à ce qui est exigé par la réglementation », note-t-il.

Avec ses équipes du service de conformité, PEAK a créé un outil qui s’en assure. « Si [les notes] ne sont pas [conformes aux exigences réglementaires], l’outil va le dire tout de suite au conseiller. Au lieu d’attendre que [les notes soient] envoyées au département de conformité, que ça revienne et que ça crée une chaîne de va-et-vient entre les gens de conformité. Les conseillers en sont ravis », note-t-il.

Selon Robert Frances, le plus grand défi de l’IA reste la sécurité des données et la sécurité des outils utilisés, toutes des préoccupations de son organisation.

Pour Gino-Sébastian Savard, président de MICA cabinet de services financiers, le principal enjeu n’est pas technologique, mais sécuritaire. L’essor du travail à distance et l’utilisation accrue d’outils intégrés à des environnements comme Microsoft 365 — notamment Copilot ou des solutions de type ChatGPT — multiplient les points d’accès aux données sensibles. « Plus on ouvre les systèmes, plus il faut renforcer les mécanismes de protection », résume-t-il.

Chez MICA, l’IA est déjà utilisée à l’interne, notamment dans ServiceNow, pour automatiser certaines tâches, réduire la saisie manuelle et limiter les risques d’erreur dans le traitement des transactions. Pour le dirigeant, il est illusoire de vouloir freiner cette évolution. « L’IA va s’imposer partout, pas seulement en services financiers. La question n’est pas de savoir si nous l’adoptons, mais comment l’encadrer », explique-t-il.

David Lemieux, vice-président et directeur général de Valeurs mobilières Desjardins, est sur la même longueur d’onde. « Le principal défi, qui touche la prestation de services, c’est la gestion des données confidentielles du client. C’est le petit nœud à bien attacher avant de déployer des outils d’intelligence artificielle », s’exprime-t-il.

Si tous conviennent que l’IA facilite la prise de note lors des rencontres avec les clients, il faut garder confidentielles ces informations, ajoute-t-il : « Il faut encore bien baliser le cadre d’utilisation, notamment en matière de gouvernance des données et de sécurité de l’information. »

De plus, David Lemieux évalue actuellement comment l’IA permettra d’améliorer la gestion de portefeuille ou la gestion des risques.

Chez Nymbus Capital, la gestion de portefeuille s’appuie depuis un bon moment sur l’IA et l’analyse d’importantes quantités de données. La firme utilisait déjà ces approches bien avant que des outils comme ChatGPT ne se démocratisent, confirme Gabriel Cefaloni, chef des placements de Nymbus. Leur popularisation a suscité de la curiosité dans l’industrie et surtout, « cela a apporté une forme de validation externe par rapport à ce que nous faisons depuis des années ».

« Il y avait toujours une crainte liée à l’effet “boîte noire” et à l’idée d’une automatisation complète, y compris de l’exécution. De notre côté, nous avons toujours maintenu un contrôle humain sur cette étape. [L’IA aide à construire] le portefeuille, puis quand c’est le temps d’exécuter, c’est l’équipe d’investissement qui le fait. Quand nous rentrons dans les marchés, c’est nous qui décidons d’un titre ou même de faire un rééquilibrage », explique Gabriel Cefaloni.

Nymbus s’appuie sur deux grands systèmes complémentaires. Le premier agit au niveau macro et oriente le positionnement global et l’allocation sectorielle en revenu fixe, en reproduisant le travail d’un gestionnaire de portefeuille senior. Le second se concentre sur la sélection de titres individuels à l’intérieur des secteurs, à la manière d’un analyste fondamental qui plonge dans les états financiers et les caractéristiques propres à chaque émetteur. L’IA permet également de gérer des exigences de clients par exemple, les paramètres de sa politique d’investissement.

Avec la multiplication des outils d’IA, les conseillers devront continuer d’exercer leur jugement professionnel et apprendre à développer une distance critique par rapport aux évaluations faites par ces outils, d’après Annabelle Dumais, copropriétaire du cabinet en planification financière Dumais Sauvageau Garon : « Le défi est de demeurer l’expert, de ne pas tomber dans le panneau de prendre une réponse [d’une IA] comme étant forcément correcte. »

« L’intelligence artificielle peut nous aider à avancer nos réflexions, peut nous donner des bases sur plein de choses, mais il faut être capable de rester critique et faire les validations nécessaires parce qu’il faut demeurer professionnel dans notre approche. Nous avons une responsabilité importante, donc il ne faut pas déléguer trop l’expertise. Il faut rester en contrôle, en étant imputable de nos conseils », soutient-elle.

Avec la collaboration de Yan Barcelo, Alizée Calza, Richard Cloutier, Carole Le Hirez, Sylvie Lemieux.

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Participez au Pointage des régulateurs 2026 https://www.finance-investissement.com/edition-papier/participez-au-pointage-des-regulateurs-2026/ Mon, 12 Jan 2026 21:30:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111875 Votre avis compte.

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Finance et Investissement lance l’édition 2026 de son Pointage des régulateurs, un sondage confidentiel et exclusif destiné aux responsables et agents de conformité de l’industrie financière (assurance de personnes et valeurs mobilières).

L’objectif est de recueillir votre opinion sur vos relations avec les principaux organismes de réglementation au Québec : l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) et la Chambre de la sécurité financière (Chambre de l’assurance).

Si vous exercez des responsabilités en matière de conformité, entre autres à titre de dirigeant ou de directeur (trice) de succursale, votre participation est essentielle pour contribuer à l’amélioration des pratiques réglementaires.

Vous pouvez répondre au sondage en ligne, en français ou en anglais.

Si votre système informatique ne permet pas l’accès, il est possible de participer à partir d’un appareil personnel.

Les résultats seront analysés et publiés au cours des prochains mois sur le site de Finance et Investissement.

Vous pouvez également consulter l’édition 2025 de l’enquête via ce lien.

N’hésitez pas à transmettre cette invitation à vos collègues et connaissances qui occupent des tâches liées à la conformité.

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Plateforme de cryptomonnaies sanctionnée par la CANAFE https://www.finance-investissement.com/nouvelles/plateforme-de-cryptomonnaies-sanctionnee-par-la-canafe/ Mon, 05 Jan 2026 13:00:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111705 L’entreprise n’a pas déclaré des tentatives de transactions suspectes.

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Une plateforme de négociation de cryptomonnaies établie à l’étranger a été sanctionnée par le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) pour des manquements à ses obligations de conformité, notamment pour avoir omis de déclarer des tentatives de transactions suspectes liées à des marchés du darknet.

Le CANAFE a imposé une sanction administrative pécuniaire de 536 853,35 $ à MP Technology Services, une filiale de MoonPay, qui exerçait ses activités au Canada à titre d’entreprise de services monétaires étrangère, à la suite d’un examen de conformité ayant révélé quatre violations des règles de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes.

Selon un avis publié par le CANAFE, la violation la plus grave concernait le défaut de déclarer plusieurs tentatives de transactions pour lesquelles il existait des motifs raisonnables de soupçonner qu’elles étaient liées au recyclage des produits de la criminalité ou au financement d’activités terroristes.

« L’examen du CANAFE a révélé que la majorité de ces transactions avaient été refusées parce que les adresses de portefeuilles avaient été signalées par les systèmes de surveillance des transactions comme ayant une exposition directe ou indirecte à des marchés du darknet, à des entités sanctionnées ou à du matériel d’exploitation sexuelle d’enfants », indique l’avis.

L’organisme précise que, même si les clients ayant tenté d’effectuer ces transactions ont été retirés de la plateforme une fois les risques identifiés par l’entreprise, les opérations n’ont pas été déclarées au CANAFE, comme l’exige la loi. Cette omission a empêché l’organisme de recueillir des renseignements financiers et de remplir pleinement son mandat de lutte contre les activités financières illicites.

La mesure d’exécution vise également deux autres violations jugées « graves » ainsi qu’une violation « mineure », selon le CANAFE. Celles-ci comprennent notamment des politiques de conformité incomplètes, des processus d’évaluation des risques non conformes aux exigences canadiennes, ainsi que le défaut de déclarer un virement entrant dépassant le seuil de 10 000 $.

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Êtes-vous prêt au MRCC 3 ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/etes-vous-pret-au-mrcc-3/ Wed, 10 Dec 2025 11:32:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111283 FOCUS FNB — Notre chroniqueur propose une liste de vérification pour vous guider.

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Devant affronter de nouveaux concurrents, le secteur du conseil financier doit bien se préparer à l’entrée en vigueur de la phase trois du Modèle de relation client conseiller (MRCC 3), qui porte sur les obligations d’information sur le coût total des fonds.

Au début de 2027, les clients recevront leurs premiers rapports annuels conformes au MRCC 3 pour les fonds détenus le 1er janvier 2026. Cette plus grande transparence pour les clients survient à un moment où le secteur du conseil en investissement est confronté à plusieurs changements.

Les conseillers sont confrontés à une concurrence accrue de la part des plateformes en ligne et des outils d’intelligence artificielle (IA) qui promettent des conseils sans interaction humaine.

Le paysage de l’investissement est lui aussi en pleine mutation, au gré des nouvelles technologies, du changement des habitudes médiatiques et des nouveaux modes de communication. Ici encore, les facteurs générationnels jouent un rôle clé.

Tout récemment Broadridge a partagé son Étude des investisseurs canadiens 2025.

Voici quelques-unes des tendances tirées du rapport :

  • « Les modèles de conseil hybrides ne sont plus une préférence de niche : ils deviennent la norme tant parmi les générations que les niveaux de richesse, la flexibilité, le contrôle et l’engagement numérique redéfinissant la manière dont les Canadiens gèrent leur avenir financier»
  • « Le taux le plus élevé d’utilisation actuelle des plateformes de courtage à escompte de type investisseur autonome ou do it yourself (DYI) (47 %) provient des investisseurs disposant de plus d’un million de dollars en actifs à investir, ce qui suggère que même les Canadiens aisés intègrent des stratégies autodirigées dans leur approche. Les conseils hybrides deviennent la nouvelle norme.»
  • La croissance et la sophistication croissante des outils et plateformes d’IA représentent également un changement radical, « 88 % des utilisateurs d’IA déclarant qu’ils sont susceptibles d’agir en fonction des conseils d’investissement donnés par l’IA ».

 

Par ailleurs, la génération Z s’appuie fortement sur les finfluenceurs — les influenceurs financiers — par l’intermédiaire de canaux tels que YouTube, TikTok, Facebook et Instagram, afin d’éviter les frais de conseil.

Or, l’univers des finfluenceurs est peu réglementé[1]. La triste vérité est que de nombreux membres de la génération Z vont avoir un réveil brutal lorsque les investissements qu’ils ont réalisés sur la base de conseils en ligne douteux ne produiront pas les résultats qu’ils espéraient.

Les changements apportés par le MRCC3 comportent trois aspects essentiels :

  • Obligations d’information sur le coût total : Les courtiers doivent révéler le montant total en dollars de tous les coûts associés aux investissements d’un client, y compris les frais intégrés (par exemple le ratio des frais de gestion et le ratio des frais d’opération) pour tous les fonds, ainsi que la rémunération du courtier ou conseiller et les coûts directs.
  • Rapports standardisés : Les entreprises doivent fournir à leurs clients des rapports annuels dans un format standardisé, ce qui rend les coûts plus clairs et plus faciles à comparer.
  • Plus de types de produits : Le MRCC3 s’applique également aux fonds distincts, de même qu’aux fonds communs de placement, aux FNB, aux régimes de bourses d’études, aux fonds à capital fixe et à d’autres investissements avec des frais intégrés.

Effort d’équipe

Comme toute autre chose dans votre entreprise, le succès est un effort d’équipe. Chaque membre de votre équipe, y compris les conseillers associés, le personnel administratif et les services à la clientèle, a un rôle à jouer.

Voici quelques étapes clés pour préparer votre équipe à la réussite, d’après une présentant conçue avec mes collègues de BMO Gestion mondiale d’actif, Erika Toth et Ron Walsh.

  • Habituez votre équipe aux rapports : Formez votre équipe à la lecture des rapports. Ils seront ainsi en mesure d’aider les clients à répondre aux questions de routine, ce qui vous permettra de vous concentrer sur les entretiens client les plus importants et sur la prospection.
  • Offrez des activités de formation : Organisez des activités de formation pour les clients, partagez de manière proactive des documents à valeur ajoutée tels que des questions posées fréquemment (FAQ) et des documents d’une page, rédiger des articles de blogue et d’autres articles en ligne, etc.
  • Maîtrisez les échéances réglementaires : Comprenez non seulement le calendrier réglementaire du déploiement de l’obligation d’information sur le coût total, mais aussi celui propre à votre entreprise.
  • Préparez votre équipe : Fournissez à votre équipe des scripts en cas de questions délicates, des FAQ, des modèles de courriel et d’autres documents du genre.

Parlons maintenant de comment vous pouvez prospérer — et fidéliser davantage vos clients, considérant ces changements.

L’un des moyens les plus efficaces d’y parvenir est de formuler clairement votre proposition de valeur. Il s’agit d’un cadre concis, facile à retenir et différencié qui vous aide à communiquer ce que vous offrez à vos clients.

Votre proposition de valeur doit répondre directement aux besoins et aux objectifs des différents types de clients ou de clients potentiels — et vous positionner comme le partenaire idéal pour les aider à atteindre ces résultats.

Il n’existe pas de formule unique pour élaborer une proposition de valeur convaincante. Toutefois, les plus efficaces tendent à présenter quelques caractéristiques essentielles :

  • Elles sont axées sur les résultats. Au lieu de s’appuyer sur des phrases trop génériques ou clichées telles que « vous aider à atteindre vos objectifs », elles visent directement les besoins particuliers du client, par exemple la croissance, la préservation du capital ou les revenus de retraite.
  • Elles bâtissent la confiance. Elles démontrent votre professionnalisme, votre expertise approfondie et vos normes éthiques inébranlables.
  • Elles misent sur le service, soulignant le niveau de soutien personnalisé que vos clients peuvent attendre de vous.
  • Elles justifient les frais, montrant que la valeur que vous apportez est mesurable et vaut la peine d’être rémunérée.
  • Elles sont personnalisées et ajustables. Elles s’adaptent pour répondre aux objectifs et aux préférences uniques de chaque client ou client potentiel.

Une proposition de valeur n’est pas statique. Il s’agit plutôt d’une partie vivante de votre pratique. Elle doit être affinée au fil du temps grâce à l’expérience et à l’expérimentation par différents canaux de communication tels que les réunions en personne, les courriels de prospection, les médias sociaux, les blogues et le contenu Web, entre autres.

Êtes-vous un peu plus prêt maintenant ?

Je remercie Finance et Investissement de me permettre d’exprimer mon point de vue sur les forces, les défis et les enjeux d’un secteur auquel je crois énormément. Au plaisir de continuer à dialoguer avec vous sur le secteur des FNB, des CCAÉ et le monde de l’investissement.

Alain Desbiens

[1] Sources : Finfluenceurs sous surveillance : l’AMF unit ses forces à celles d’autres régulateurs du monde entier ; et Les influenceurs financiers sous surveillance.

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