audit | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/audit/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 02 Mar 2026 18:17:17 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png audit | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/audit/ 32 32 Femmes en finance : progrès et recherche de sécurité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/femmes-en-finance-progres-et-recherche-de-securite/ Fri, 06 Mar 2026 11:16:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112800 Si les femmes dominent les cohortes universitaires et plusieurs postes professionnels, elles privilégient les banques, l’assurance ou l’audit.

L’article Femmes en finance : progrès et recherche de sécurité est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les études montrent que les femmes ont atteint en général l’égalité dans les professions financières, et l’ont même dépassée. Cependant, elles sont encore sous-représentées dans les postes de haute direction. Leur profil tend à être plus axé sur la sécurité que sur l’ambition.

En finance au Québec, les femmes « représentent 56,6 % des contributeurs individuels et 41,3 % des gestionnaires », constate une étude de 2023 de Finance Montréal intitulée Portrait de la diversité du secteur de la finance et de l’assurance au Québec. En assurance, la représentation des femmes s’élève à 58 % de contributeurs et à 52,5 % des gestionnaires.

Chiffres plus minces vers le haut

Les chiffres s’amenuisent toutefois du côté de la gestion d’actifs et des services bancaires d’investissement. Dans le premier secteur, les femmes représentent 36 % des effectifs au niveau contributeur individuel et 24,6 % au niveau gestionnaire. Dans le deuxième secteur, elles comptent pour 36,5 % et 29,8 % respectivement.

Les chiffres s’affaissent encore au sein de la haute direction. « Les femmes occupent des postes de cadres dans des proportions similaires à l’ensemble des industries (entre 25,4 % et 29,8 %), sauf dans les marchés financiers et services bancaires d’investissement, où elles sont beaucoup moins présentes (13 %) », souligne Finance Montréal.

Dans le secteur des banques d’affaires, la proportion des femmes aux postes de direction est de moins de 10 %, selon Saloua Benkhouya, présidente du conseil d’administration de l’Association des femmes en finance du Québec et vice-présidente, placements privés et investissements d’impact au Fonds de solidarité FTQ. « Aucune femme n’a dirigé une grande banque au Canada », déplore-t-elle.

En revanche, elle salue le fait qu’au Québec des femmes aient pris les rênes d’importantes sociétés financières, notamment Isabelle Hudon, présidente de la BDC, Janie Béïque, présidente et cheffe de la direction du Fonds de solidarité FTQ, sans oublier Monique Leroux, présidente du Mouvement Desjardins.

Même image en conseil financier

Un constat similaire prévaut du côté du conseil financier et de la planification financière. Dans le premier cas, les femmes ont pratiquement atteint la parité avec une proportion de 48 % des postes-conseils, selon Ann-Rebecca Savard, présidente du conseil de l’Association de la relève des services financiers et vice-présidente de Lumos Services financiers, citant des chiffres de la Chambre de la sécurité financière.

En planification financière, la proportion des femmes s’élève à 34,4 %, selon Caroline Champagne, présidente et cheffe de la direction de l’Institut de planification financière. La ventilation par secteur donne un autre portrait. Alors que du côté des banques la proportion des femmes est de 38,3 %, elle est :

  • de 28,2 % du côté des assureurs;
  • de 27,2 % dans les cabinets indépendants en services financiers;
  • de 25,7 % dans les sociétés de gestion de patrimoine;
  • et de 17,4 % dans les cabinets en services financiers.

Au chapitre de l’avancement des femmes, une étude de VersaFi, qui se présente comme le plus grand réseau au Canada de femmes en finance, affirme : « L’avancement professionnel est apparu comme le domaine le plus faible, moins de la moitié des femmes déclarant voir un chemin clair vers la réalisation de leurs ambitions professionnelles, et seulement quatre sur dix s’attendant à être promues au cours des cinq prochaines années. Ces faibles scores mettent en évidence un “écart d’ambition” préoccupant, les parcours peu clairs et le soutien limité contribuant à freiner les aspirations à des postes de direction. » Le rapport révèle que seule la moitié des femmes estiment avoir des chances égales d’avancement, et encore moins considèrent que leur organisation investit dans le développement du leadership.

« Les femmes ne manquent pas d’ambition, mais manquent d’opportunités », résume Saloua Benkhouya, qui dénonce une culture d’entreprise encore essentiellement masculine, où les modèles de leadership ne sont pas toujours alignés avec les compétences féminines. Par exemple, souligne-t-elle, l’accès aux réseaux informels est inégal, voire fermé : « Les femmes ne sont pas invitées au golf ou à la pêche. »

Biais féminins

Dans la profession qui la concerne plus spécifiquement, Ann-Rebecca Savard constate également la présence de modèles qui divergent de la sensibilité des femmes. « Il faudrait revoir la définition de ce qu’est un conseiller à succès. Nous encensons ceux qui choisissent la quantité et qui ont accumulé beaucoup d’actifs, et non ceux qui optent pour la qualité et la relation client », rapporte-t-elle. Cependant, elle reconnaît que la clientèle, même féminine, est la première à chercher par-dessus tout la performance et le rendement, ce que les accolades de l’industrie ne font que refléter.

Ann-Rebecca Savard souligne aussi des « obstacles » qui résident davantage chez les femmes elles-mêmes. « Elles sont plus portées vers des postes offrant une sécurité financière, donc des postes salariés. » Elle calcule que la proportion des femmes allant vers des parcours plus entrepreneuriaux est d’environ 25 %, ce que les chiffres de l’Institut de planification financière confirment.

Quant aux rôles de leadership et de direction, il faut se rappeler qu’il s’agit de carrières très accaparantes qui ne sont pas toujours taillées sur mesure pour les femmes. « En tant que leader, il faut créer des réseaux, serrer des mains, dénicher de l’information. Les hommes ont plus ce genre de “guts”; une femme doit toujours travailler plus fort pour avoir cette confiance en soi. » Elle considère également que « les femmes sont rebutées par la vente à pression et la solitude » que les postes de conseiller et de gestion d’actifs exigent souvent.

Dans les universités et les écoles de formation professionnelle, autant Saloua Benkhouya qu’Ann-Rebecca Savard constatent la forte présence des femmes, les proportions dépassant souvent les 50 %. « Mais elles ne vont pas en conseil indépendant », déplore Ann-Rebecca Savard. Un constat partagé par Saloua Benkhouya : « Il n’y a pas un manque de talent, dit-elle, mais celles qui terminent leurs études ne choisissent pas l’investissement et la gestion d’actifs. Elles sont plutôt recrutées par les banques, les compagnies d’assurance ou les firmes de comptabilité. On constate une forte présence en audit, pas nécessairement dans les postes décisionnels. »

Les étudiantes présentent un autre biais inattendu : « Dans les programmes universitaires, les femmes sont moins susceptibles d’explorer les voies plus avantageuses, même quand elles ont un niveau de littératie financière égal à celle des hommes », constate Caroline Champagne. Elle fait ressortir que le niveau médian de rémunération pour les femmes dans la profession est loin d’être faible : 145 000 $. De plus, poursuit-elle, « il existe de nombreuses possibilités de carrière en planification financière. On pourrait avoir deux fois plus de planificateurs au Québec et peiner encore à suffire à la demande ». Elle rappelle en outre que, selon un rapport de Marchés des capitaux CIBC, les femmes au Canada devraient contrôler près de 4 000 milliards de dollars (G$) d’actifs d’ici 2028, par rapport à environ 2 200 G$ aujourd’hui.

Un autre obstacle réside dans le processus de relève, juge Ann-Rebecca Savard. Offrir un salaire à une femme souhaitant acheter la clientèle d’un conseiller prenant sa retraite faciliterait l’accès à la profession. « Oui, mais…, nuance-t-elle. Un conseiller expérimenté à la recherche d’un successeur qui a le choix entre une femme et un homme trouvera souvent plus facile de faire affaire avec un homme plutôt qu’avec une femme qui veut un salaire et qui s’attend à deux ou trois congés de maternité. »

Au terme de ce tour d’horizon, on peut se demander si les femmes ont atteint un plafond, qui n’est pas seulement le proverbial plafond de verre. « Je crois qu’elles sont encore en progression, estime Ann-Rebecca Savard, mais au même rythme que l’ensemble de l’industrie, qui avance à pas de tortue. »

L’article Femmes en finance : progrès et recherche de sécurité est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
BMO va entreprendre cette année un audit sur l’équité raciale https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/bmo-va-entreprendre-cette-annee-un-audit-sur-lequite-raciale/ Tue, 02 Apr 2024 11:06:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=99871 Comme elles s’y étaient engagées, les six grandes banques canadiennes ont augmenté le nombre de personnes noires au sein de leurs conseils d’administration.

L’article BMO va entreprendre cette année un audit sur l’équité raciale est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
La Banque de Montréal (BMO), qui avait promis d’effectuer un audit sur l’équité raciale en novembre à la suite d’un engagement de la part des actionnaires, commencera celui-ci cette année. Comme la Banque Royale du Canada, la BMO effectuera l’audit en deux parties : l’examen de 2024 portera sur l’équité en matière d’emploi, et celui de 2025 sur les pratiques commerciales de la banque, a indiqué un porte-parole à Advisor.ca.

Les résultats seront rendus publics une fois les examens terminés.

Depuis la saison des procurations de l’an dernier, les six grandes banques, à l’exception de la Banque Scotia, se sont engagées à effectuer des vérifications de l’équité raciale en réponse à l’engagement d’actionnaires activistes. L’audit de la Banque TD a été achevé l’année dernière.

En outre, toutes les grandes banques qui ont signé un engagement largement médiatisé visant à augmenter le nombre de Noirs au sein des conseils d’administration d’ici à 2025 ont atteint cet objectif.

Pour rappel, en 2020, la BMO, la Banque de Nouvelle-Écosse, la CIBC et la Banque Nationale du Canada ont signé l’engagement BlackNorth, qui demande aux signataires de s’engager à ce que les Noirs occupent au moins 3,5 % des postes au sein des conseils d’administration d’ici à 2025, entre autres objectifs.

Les conseils d’administration des six grandes banques comptent entre 13 et 15 membres, de sorte que l’ajout d’un administrateur noir répond à cette exigence.

À un an de l’échéance, les quatre signataires ont atteint leur objectif. La BMO a nommé un administrateur noir en août 2023, la Banque Nationale en avril 2021 et la Banque Scotia en juin 2022. La CIBC compte un membre noir au sein de son conseil d’administration depuis 2017.

La CIBC a également atteint l’un de ses objectifs d’équité raciale fixés en 2021, à savoir qu’au moins 4 % des postes de direction approuvés par le conseil d’administration soient occupés par des membres de la communauté noire d’ici à la fin de 2023. L’année dernière, la banque a mis à jour cet objectif, visant à atteindre au moins 5 % d’ici 2025.

Les banques ont également augmenté le nombre de membres autochtones au sein de leurs conseils d’administration : trois banques ont nommé des administrateurs autochtones cette année, contre deux l’année dernière. Allant encore plus loin, la Banque Toronto-Dominion propose deux administrateurs autochtones, contre un seul l’année dernière.

Les assemblées générales annuelles des banques ont lieu en avril. Voici un aperçu des conseils d’administration proposés par chaque institution :

Banque de Montréal

 

État d’avancement de l’audit sur l’équité raciale : En novembre, la Commission s’est engagée à réaliser un audit sur l’équité raciale à la suite de l’engagement pris par les actionnaires. L’audit commencera cette année et se concentrera d’abord sur les pratiques d’emploi, puis sur les pratiques commerciales.

Statut du conseil d’administration, 2024 :

  • Six des 13 candidats sont des femmes (46 % ; objectif de 33 %).
  • Deux des 13 candidats s’identifient comme des personnes de couleur (15 % ; pas d’objectif)
  • Un candidat s’identifie comme Noir (8 % ; objectif de 3,5 %).
  • Aucun candidat ne s’identifie comme autochtone (pas d’objectif).

Banque de Nouvelle-Écosse

 

Statut de l’audit sur l’équité raciale : Aucun audit officiel n’a été signalé ; aucune résolution d’actionnaire ne demande un tel audit en 2024.

Statut du conseil d’administration :

  • Cinq des 14 candidats sont des femmes (36 % ; objectif de 30 %).
  • Deux des 14 candidats s’identifient comme des personnes de couleur (14 % ; pas d’objectif).
  • Un candidat est noir (7 % ; objectif de 3,5 %).
  • Aucun candidat ne s’identifie comme autochtone (pas d’objectif).

CIBC

 

Statut de l’audit sur l’équité raciale : « La CIBC a engagé un tiers indépendant pour entreprendre une évaluation de l’équité raciale en deux phases sur nos politiques d’emploi et nos pratiques commerciales en 2024 et 2025, indique la banque dans son rapport sur le développement durable 2023. Un rapport final, comprenant des recommandations et un plan d’action, sera inclus dans nos divulgations de l’exercice 2026. »

Statut du conseil d’administration :

  • Six des 13 candidats sont des femmes (46 % ; objectif de 40 %).
  • Deux des 13 candidats s’identifient comme des personnes de couleur (15 % ; pas d’objectif).
  • Un candidat s’identifie comme Noir (8 % ; objectif de 3,5 %)
  • Un candidat s’identifie comme autochtone (8 % ; pas d’objectif)
  • Un des 13 candidats s’identifie comme membre de la communauté LGBTQ+ (8 % ; pas d’objectif)

Banque Nationale du Canada

 

État d’avancement de l’audit sur l’équité raciale : Un travail d’audit est en cours concernant les principes de la banque responsable, et la banque collaborera avec SHARE sur d’autres travaux d’audit relatifs à l’équité raciale.

Statut du conseil d’administration :

  • Six des 13 candidats sont des femmes (46 % ; objectif de 40 %).
  • Un des 13 candidats est une minorité visible (8 % ; pas d’objectif).
  • Ce candidat est noir (8 % ; objectif de 3,5 %).
  • Aucun candidat ne s’est identifié comme autochtone (pas d’objectif).

Banque Royale du Canada

 

État d’avancement de l’audit sur l’équité raciale : La banque s’est engagée à réaliser un audit sur l’équité raciale en novembre à la suite de l’engagement des actionnaires. La banque prévoit d’achever l’audit des pratiques d’emploi en matière d’équité raciale par une tierce partie d’ici à la fin décembre 2024. Toujours d’ici la fin de 2024, la banque a déclaré qu’elle procéderait à un audit de ses pratiques commerciales par un tiers spécialisé dans l’équité raciale, l’audit devant avoir lieu en 2025.

Statut du conseil d’administration :

  • Cinq des 13 candidats sont des femmes (38 % ; objectif de 35 %) ; la banque a également nommé une femme au conseil d’administration en février.
  • Quatre des 13 candidats s’identifient comme Noirs, autochtones, personnes de couleur et/ou LGBTQ+ (31 % ; pas d’objectif).
  • Un candidat s’identifie comme autochtone (8 % ; pas d’objectif).

Banque Toronto-Dominion

Statut de l’audit sur l’équité raciale : La TD a été la première des six grandes banques, et l’une des premières entreprises au Canada, à accepter de réaliser un audit à la suite de la pression exercée par les actionnaires. L’audit de la banque a été achevé en 2023. L’audit a été salué pour son caractère novateur, mais l’actionnaire qui l’avait demandé a fait remarquer qu’il comportait des « limites importantes » parce qu’il ne couvrait que les pratiques en matière d’emploi et la culture de l’entreprise, et non les pratiques commerciales.

Statut du conseil d’administration :

  • Sept des 15 candidats sont des femmes (47 % ; objectif de 30 %-40 %).
  • Dix des 15 candidats s’identifient à une minorité visible, à une personne autochtone, à 2SLGBTQ+ ou à une personne handicapée (67 % ; pas d’objectif).
  • Deux candidats sont autochtones (13 % ; pas d’objectif)
  • Un candidat est noir (7 % ; pas d’objectif)

L’article BMO va entreprendre cette année un audit sur l’équité raciale est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>