Assurance | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/assurance/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 23 Dec 2025 14:53:11 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Assurance | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/assurance/ 32 32 Aegon change de nom et déménage son siège social aux États-Unis https://www.finance-investissement.com/livres-blancs/aegon-change-de-nom-et-demenage-son-siege-social-aux-etats-unis/ Tue, 23 Dec 2025 14:53:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111729 Le géant néerlandais de l’assurance deviendra Transamerica.

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Le groupe d’assurance Aegon poursuit sa transformation en annonçant le transfert de son siège social et de son domicile juridique aux États-Unis. Selon des informations rapportées par Zonebourse, cette réorganisation doit être finalisée d’ici le 1er janvier 2028, date à laquelle l’assureur opérera sous une nouvelle identité : Transamerica.

Ce changement de siège et de nom s’inscrit dans une stratégie de recentrage sur le marché américain, qui représente aujourd’hui environ 70 % des activités du groupe. Aegon avait amorcé ce virage en 2023 avec la cession de ses activités néerlandaises à ASR Nederland, une transaction qui lui a permis de conserver une participation significative au capital de son ancien concurrent.

Pour le directeur général d’Aegon, Lard Friese, ce changement reflète aussi une nouvelle réalité boursière. Dans un entretien accordé à Reuters, il a indiqué que les volumes d’échanges du titre sur la Bourse de New York devraient prochainement dépasser ceux enregistrés à Amsterdam, faisant de New York la principale place de cotation du groupe.

Sur le plan financier, Aegon a profité de la publication de ses orientations avant sa journée des investisseurs pour annoncer un programme de rachat d’actions de 400 millions d’euros (près de 647 millions de dollars canadiens) prévu pour 2026, ainsi qu’une hausse annuelle du dividende supérieure à 5 %. Une annonce qui n’a toutefois pas convaincu les marchés : le titre a reculé d’environ 8 % en début de séance, les analystes de JP Morgan jugeant le montant du rachat inférieur aux attentes.

Le groupe vise néanmoins une croissance annuelle d’environ 5 % de son résultat opérationnel et de son flux de trésorerie disponible en 2026 et 2027. Le capital opérationnel devrait, pour sa part, rester stable ou progresser jusqu’à 5 % par an sur la même période. Aegon prévoit également une injection de capital de 800 millions de dollars américains dans Transamerica afin de réduire les risques associés à certains anciens contrats d’assurance aux États-Unis.

Parallèlement, le groupe poursuit une gestion active de son portefeuille d’actifs. Début 2025, le directeur financier Duncan Russel avait indiqué qu’Aegon ne se pressait pas pour céder sa participation dans ASR. Depuis, celle-ci a toutefois été ramenée à 24 %. « Nous conserverons cette participation tant que la valeur intrinsèque de l’entreprise ne sera pas pleinement reflétée dans le cours de l’action, ou tant que ce capital ne pourra pas être mobilisé pour d’autres opportunités », a précisé Lard Friese.

Aegon a également annoncé la révision de ses activités au Royaume-Uni, un processus qui pourrait déboucher sur une cession. Cette analyse stratégique devrait s’achever au premier semestre de 2026. Le groupe a toutefois précisé qu’une éventuelle vente n’inclurait pas son activité de gestion d’actifs au Royaume-Uni.

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Un agent d’assurance accusé d’avoir détourné de l’argent auprès de membres d’une église https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/un-agent-dassurance-accuse-davoir-detourne-de-largent-aupres-de-membres-dune-eglise/ Tue, 23 Dec 2025 12:09:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111636 L’ARSF révoque son permis.

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L’Autorité ontarienne de réglementation des services financiers (ARSF) a révoqué le permis d’un agent d’assurance qui aurait détourné plus de 700 000 $ auprès de deux aînés vulnérables, des membres d’une église où l’ancien agent d’assurance agissait comme ministre laïc bénévole.

Selon la base de données du régulateur, l’ARSF a révoqué le permis de Donald Newton Mason, agent d’assurance vie et d’assurance accidents et maladie depuis 2012 à Ajax (Ontario). Dans un communiqué, l’ARSF indique qu’il a « persuadé deux consommateurs vulnérables de lui remettre des fonds, prétendument à des fins d’investissement, et n’a pas remboursé ni rendu compte de l’argent qui lui avait été prêté. Cette conduite constitue des motifs raisonnables de croire que Donald Newton Mason n’est pas apte à détenir un permis ».

L’ARSF a rendu l’ordonnance de révocation sans audience, puisque Donald Newton Mason n’en a pas demandé et n’a pas répondu aux multiples demandes du régulateur à la suite d’allégations de détournement de fonds signalées par son assureur mandataire et d’une plainte déposée par un membre du public.

Un avis d’intention de révocation, daté du 23 octobre, allègue que Donald Newton Mason a « abusé de sa position de ministre laïc » pour détourner des fonds appartenant à deux paroissiennes d’une église située à Pickering (Ontario). Selon l’avis, les deux membres de l’église lui auraient remis respectivement 307 000 $ et 400 000 $ à investir.

L’une des deux était une aînée ayant une littératie financière limitée et se trouvant aux premiers stades de la démence, selon l’avis. Elle aurait vendu sa maison à la fin de 2021 avec l’aide de Donald Newton Mason et de son épouse, qui est courtière immobilière.

Selon la base de données du Conseil ontarien de l’immobilier, l’organisme de réglementation des courtiers et maisons de courtage immobiliers de la province, l’épouse de Donald Newton Mason ne fait l’objet d’aucune mesure disciplinaire ni condition d’inscription.

L’avis indique que la paroissienne vulnérable a acheté un condominium et contracté une hypothèque avec l’aide de Donald Newton Mason. Lors de la vente de sa maison, Donald Newton Mason l’aurait pressée d’investir une partie du produit de la vente dans une « occasion d’investissement ». Elle a signé une convention d’investisseur avec une société à numéro contrôlée par Donald Newton Mason au début de 2022.

Toutefois, Donald Newton Mason n’a pas effectué les versements mensuels attendus, et la fille de la paroissienne « a été forcée de payer l’hypothèque et les dépenses connexes de sa mère », selon l’avis.

La seconde paroissienne était également une aînée ayant une littératie financière limitée. Veuve, elle a vendu sa maison en 2022 en utilisant l’épouse de Donald Newton Mason comme courtière immobilière, indique l’avis. Donald Newton Mason l’aurait ensuite pressée d’investir avec lui. Comme dans le premier cas, il aurait omis d’effectuer les paiements mensuels promis.

Selon l’avis, Donald Newton Mason n’a également pas répondu aux tentatives de communication des deux paroissiennes.

Les dossiers judiciaires indiquent que la seconde paroissienne a intenté une poursuite contre Mason en juin pour 400 000 $.

Motifs de révocation

Dans l’avis, l’ARSF souligne que le refus répété de Donald Newton Mason de répondre aux demandes du régulateur « démontre qu’il ne respectera pas les règles et qu’il est ingouvernable ».

De plus, « Donald Newton Mason s’est rendu coupable d’un acte ou d’une pratique frauduleuse », allègue l’ARSF. « Il a utilisé sa position de confiance comme ministre laïc dans son église pour frauder deux paroissiennes vulnérables. »

Le régulateur ajoute que Donald Newton Mason a démontré un manque de fiabilité. « Il a abusé de sa position de confiance au sein de l’église à des fins personnelles pendant une période de deux ans et a causé un préjudice à deux paroissiennes vulnérables », indique l’avis. « Un message clair doit être envoyé à Donald Newton Mason, au secteur de l’assurance et aux consommateurs : un tel comportement ne sera pas toléré. »

En mai, l’ARSF avait averti les consommateurs de ne pas effectuer d’opérations hypothécaires avec Donald Newton Mason, puisqu’il n’est pas titulaire d’un permis pour exercer ce type d’activités.

Donald Newton Mason n’a pas répondu à une demande de commentaires laissée sur une boîte vocale à un numéro de téléphone que le régulateur indique pouvoir lui être associé. L’église de Pickering n’a pas répondu à une demande visant à savoir si Donald Newton Mason est toujours ministre bénévole.

Interrogée sur l’implication de l’épouse de Donald Newton Mason à titre de courtière immobilière, l’ARSF a indiqué par courriel qu’il serait inapproprié de commenter des communications de supervision spécifiques avec d’autres organismes de réglementation.

« De façon générale, et sans référence à un cas particulier, lorsque l’ARSF découvre des renseignements ou des comportements préoccupants impliquant un professionnel qui n’est pas titulaire d’un permis de l’ARSF, nous collaborons avec d’autres organismes de réglementation et/ou les forces de l’ordre et partageons l’information de façon appropriée », précise le courriel.

Règles liées à la position d’influence

La base de données d’inscription des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) indique que Donald Newton Mason était représentant de fonds communs de placement auprès de Quadrus Investment Services, à Pickering, de 2012 à 2023. Durant cette période, il a fait l’objet d’une intervention de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) liée à des conflits d’intérêts.

En 2017 — l’année où Donald Newton Mason est devenu ministre laïc à l’église de Pickering — la CVMO lui a interdit d’agir comme représentant de fonds communs pour les membres de l’église, en raison de sa « position d’influence potentielle » sur des clients éventuels.

Donald Newton Mason a demandé une suspension de cette décision. La CVMO a rejeté la demande dans l’attente d’une audience et d’un réexamen, que Donald Newton Mason avait demandés. Avant que ceux-ci n’aient lieu, l’affaire a été réglée, et les restrictions ont été modifiées.

Plus précisément, Donald Newton Mason a accepté de ne pas traiter avec toute personne qu’il visitait dans des hôpitaux, prisons ou établissements carcéraux dans le cadre de son permis de travailleur chrétien. Toutefois, il n’était pas interdit de traiter avec les membres de l’église de façon générale, « compte tenu de son rôle non dirigeant au sein de l’église et du fait qu’il ne prononçait des messages qu’occasionnellement et à la demande du pasteur », selon le rapport sommaire de la CVMO pour l’exercice 2018-2019.

Dans un courriel, le porte-parole de la CVMO, Andy McNair-West, a indiqué que la décision reposait sur les circonstances propres au dossier et sur le cadre réglementaire en vigueur à l’époque.

« Des conditions ont été imposées afin de contrôler la position d’influence [de Mason] et d’atténuer les conflits d’intérêts potentiels, puis ont été modifiées dans le règlement afin de définir plus précisément son champ d’influence reconnu », a écrit Andy McNair-West.

« Une analyse effectuée aujourd’hui tiendrait compte de la législation actuellement en vigueur », a-t-il ajouté — une référence aux réformes axées sur le client (RAC), pleinement entrées en vigueur en 2022.

Les règles des RAC en matière de conflits « interdisent à toute personne en position d’influence de traiter avec des investisseurs susceptibles d’être influencés par cette position, ou avec les membres de leur famille », a expliqué McNair-West. « La législation interdit également aux sociétés de permettre à des personnes d’exercer des activités de courtage ou de conseil dans des situations constituant une position d’influence. »

Voir l’article 13.4.3 du Règlement 31-103.

En 2023, à la suite d’un examen des pratiques de gestion des conflits d’intérêts des sociétés en vertu des RAC, la CVMO a publié un avis faisant état de lacunes : 53 % des sociétés examinées présentaient des insuffisances en matière de divulgation des conflits, et 34 % n’avaient pas reconnu un ou plusieurs conflits importants.

Le 10 décembre, les autorités de réglementation ont publié un autre examen de la conformité aux RAC, qui a relevé des manquements liés aux obligations de connaissance du client, de connaissance du produit et d’évaluation de la convenance.

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Bond du stress financier en 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/bond-du-stress-financier-en-2025/ Wed, 10 Dec 2025 15:01:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111185 Un plan financier peut toutefois calmer le jeu.

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Le stress financier a atteint de nouveaux sommets cette année au Québec. Plus de deux Québécois sur cinq (42 %) disent en souffrir, une hausse de dix points de pourcentage par rapport à 2024, révèle le plus récent sondage de l’Institut de planification financière (l’Institut).

Ce sentiment est encore plus marqué chez les personnes ne disposant pas de plan financier. Ainsi 46 % d’entre elles se disent préoccupées par leur situation financière.

« Ces données ont de quoi faire réfléchir sur l’importance de planifier pour être apte à affronter les tempêtes, mais aussi, pour ne pas compromettre nos projets et nos rêves en cas de contexte économique plus difficile », souligne Caroline Champagne, présidente-directrice générale de l’Institut.

L’Institut s’inquiète d’ailleurs de constater que 56 % des Québécois ne disposent pas encore de plan financier.

Des sources pas toujours fiables

Le sondage permet également de voir la place de l’intelligence artificielle (IA) dans les finances des Québécois, puisque plus d’un sondé sur cinq dit l’avoir consulté pour obtenir de l’information ou des conseils en lien avec leurs finances personnelles. Cette proportion grimpe à 49 % chez les 25 à 34 ans.

Si l’Institut estime que cet outil peut être intéressant, il invite toutefois à la prudence. Les réponses générées par l’IA doivent parfois être interprétées avec réserve, et la PDG de l’Institut ajoute une deuxième mise en garde : l’importance de bien formuler les questions posées à ces outils.

« La réponse de l’IA est seulement aussi bonne que la question que vous lui posez. Les planificateurs financiers, eux, sont des experts pour poser les bonnes questions, celles auxquelles vous n’avez peut-être pas pensé, ce qui leur permet de vous fournir une réponse adaptée à votre réalité », rappelle Caroline Champagne.

Toutefois, 83 % des répondants assurent que l’IA n’a que peu, voire aucune, influence sur leurs décisions financières.

« La tendance d’utiliser l’IA est clairement installée, mais nous remarquons tout de même qu’avec raison, la population est encore méfiante à l’égard des résultats générés. L’Institut invite les Québécois et les Québécoises à consulter plutôt un planificateur financier ou une planificatrice financière qui peut intervenir de manière professionnelle pour les rassurer et mettre en place un plan adapté à leur situation particulière afin de réduire leur stress financier. En résumé, il ne faut pas laisser l’intelligence artificielle faire tout le travail », ajoute Caroline Champagne.

Outre l’IA, les balados et vidéos en ligne sur les finances ont également leur cote de popularité. Près de la moitié des sondés (45 %) disent en écouter régulièrement ou à l’occasion.

À la lumière des résultats du sondage, l’Institut recommande aux Québécois de se tourner vers un spécialiste afin d’y voir clair et de s’assurer que tous les aspects soient pris en compte dans un plan solide : placements, assurances, retraite, aspects légaux, fiscalité, succession, etc.

« La Semaine de la planification financière est le moment de tourner les projecteurs sur l’importance de s’intéresser aux questions de finances personnelles, et ce, à tout âge et peu importe votre situation. Il n’y a pas de budget trop petit ni d’âge pour commencer à planifier. Et il n’est jamais trop tôt, ou trop tard ! », conclut Caroline Champagne.

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Canada Vie mise sur l’expertise de Karen Rondeau en assurance vie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/canada-vie-mise-sur-lexpertise-de-karen-rondeau-en-assurance-vie/ Tue, 09 Dec 2025 12:42:46 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111414 NOUVELLES DU MONDE — Elle prend les rênes de la distribution au Québec.

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Karen Rondeau a été promue directrice générale régionale — Distribution chez Canada Vie. Elle continuera parallèlement d’assumer ses fonctions de stratège en planification complexe au sein du Centre de solutions de produits de Canada Vie, un rôle qu’elle occupe depuis huit ans.

« J’aurai le privilège de collaborer étroitement avec nos partenaires afin de faire évoluer nos relations stratégiques et créer une expérience unique pour le marché québécois. Mon objectif est de renforcer notre position en misant sur l’innovation, la proximité et la valeur ajoutée pour nos partenaires », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux.

Elle se joint à l’équipe de Silvia Breahna, nommée en septembre au poste de vice-présidente régionale, Réseaux indépendants, Québec, en provenance d’UV Assurance. Cette dernière voit dans cette nomination une occasion d’unifier les forces de l’organisation. « Karen apportera son expertise et son leadership pour renforcer notre engagement envers l’excellence et offrir une expérience cohérente et innovante à nos partenaires et clients. Cette collaboration marque une étape importante pour notre équipe et notre marché. Ensemble, nous continuerons à bâtir des solutions qui créent de la valeur et favorisent la croissance », a souligné Silvia Breahna.

Diplômée en administration des affaires de l’Université Laval, Karen Rondeau cumule plus de 25 ans d’expérience en assurance vie (protection du vivant) et en accompagnement des conseillers dans la mise en place de stratégies adaptées aux besoins de leur clientèle. Avant cette nomination, elle a occupé divers postes liés à la protection du vivant au sein de Great-West, développant une expertise en planification financière avancée et en accompagnement stratégique des conseillers.

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Back office : des progrès réels, une exécution inégale https://www.finance-investissement.com/edition-papier/barometre-de-lassurance/back-office-des-progres-reels-une-execution-inegale/ Mon, 08 Dec 2025 11:02:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111351 BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE - Les outils évoluent, mais pas toujours au rythme des conseillers.

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Les outils d’arrière-guichet (back office) offerts par les agences en assurance (AA) progressent dans un paysage contrasté. Des outils de plus en plus perfectionnés n’empêchent pas des frustrations de conseillers en sécurité financière. Les innovations technologiques sont saluées pour leur capacité à améliorer la productivité. Pourtant, des enjeux de délais, de communication et d’accès à l’information minent parfois l’efficacité. Certains conseillers décrivent des processus « très rapides et concis », tandis que d’autres parlent d’« une grosse machine de production en vase clos » à propos de leur AA.

Selon le Baromètre de l’assurance 2025, les répondants attribuent à leur AA une note moyenne de 8,5 sur 10 pour les outils et le soutien aux fonctions administratives liés au traitement des nouvelles polices, en hausse par rapport à l’an dernier (8,2). L’importance accordée à ces outils reste très élevée, avec une note moyenne de 9,1. Tandis que 61 % des répondants leur attribuent une note de 9 ou 10, 11 % se disent insatisfaits ou moyennement satisfaits. Les irritants touchent tant la qualité des outils que les lourdeurs de certains processus et, dans plusieurs cas, la capacité des équipes internes à absorber les volumes de travail liés au back office.

La situation est similaire pour les outils et le soutien de back office pour les polices en vigueur : les répondants accordent une note moyenne de 8,4 à leur agence en assurance, tout en soulignant des difficultés d’accès aux archives, aux polices anciennes ou aux historiques de transactions. Certains reconnaissent cependant des améliorations, évoquant un soutien plus « rapide et précis ». D’autres mentionnent que la performance dépend fortement des procédures des assureurs, jugées « de plus en plus lourdes ».

Plusieurs conseillers déplorent un manque de communication, des retards importants ou encore l’impossibilité de déterminer si les ralentissements proviennent du back office ou de l’assureur. D’autres soulignent un manque de collaboration : « La compagnie fait ce qu’elle a à faire, mais aucun travail collaboratif avec le conseiller », résume un représentant.

Souvent conscientes de ces enjeux, les AA déploient dans leur réseau différents outils pour améliorer la productivité.

Voici quelques outils nommés par les répondants au Baromètre de l’assurance :

  • iPipeline : faciliter le contact avec les agents généraux

Chez PPI, les notes progressent, notamment grâce à une amélioration du traitement des polices en vigueur. Christian McGuire, vice-président régional, ventes, pour le Québec de PPI, y voit l’effet d’une collaboration renforcée avec la plateforme iPipeline, qui vise à faciliter le contact entre conseillers et agents généraux. Un nombre croissant d’assureurs y transmettent désormais leurs flux de données, ce qui « offre une meilleure visibilité aux conseillers et accélère l’accès à l’information », observe le dirigeant. Cette automatisation centralise l’ensemble des opérations et réduit les frictions.

  • BlueSun : collaboration attendue

Des conseillers relèvent des irritants chez BlueSun, une suite d’outils conçus pour automatiser les processus utilisés par un grand nombre d’assureurs vie et d’agents généraux canadiens. Ces irritants se situent surtout sur le plan de la fiabilité, de la mise à jour des données et de la gestion des polices en vigueur.

Christian McGuire indique que la fiabilité des données dépend en grande partie des assureurs. « Tous les assureurs n’envoient pas encore leurs données automatiquement. Cela oblige parfois les équipes à effectuer un travail manuel », déclare-t-il. Il souligne toutefois que la situation s’améliore au fur et à mesure de l’intégration progressive de nouveaux partenaires. La messagerie sécurisée, ajoutée récemment, contribue également à uniformiser et sécuriser les échanges entre les conseillers et les assureurs, ce qu’apprécient certains répondants de PPI.

  • EVO Assurance : souscription en moins de 10 minutes

Chez l’agence carrière d’iA Groupe financier, la progression des résultats s’explique en grande partie par l’utilisation d’EVO Assurance, une plateforme appréciée des conseillers pour sa simplicité d’utilisation et sa rapidité d’exécution. Elle permet de créer facilement des fiches clients, de rédiger des analyses de besoins financiers, d’ouvrir des contrats, de procéder aux modifications et de recueillir les signatures électroniques. La majorité des demandes standards sont acceptées quasi instantanément, sans tests médicaux ni analyses sanguines, selon la firme. Développée à l’interne en collaboration avec les équipes TI et les conseillers, la plateforme est désormais utilisée par 98 % du réseau. Une version web plus intuitive a été lancée l’automne dernier, accessible sur ordinateur, tablette ou téléphone. L’outil est également offert aux conseillers indépendants.

  • Assure&go : harmonisation en cours

Les conseillers d’iA ont aussi accès à Assure&go, hérité de L’Excellence, acquise par iA en 2007. Bien que toujours fonctionnelle, cette plateforme coexiste avec des outils plus récents, ce qui peut créer des incohérences dans le suivi des ventes et la tarification. iA évalue différentes avenues pour harmoniser l’ensemble : intégration, bonification ou redéfinition complète. Samuel Lajoie, vice-président, Ventes, Agences de carrière chez iA Groupe financier, précise que, même si des défis demeurent pour les conseillers historiquement très actifs du côté de L’Excellence, ceux-ci représentent aujourd’hui moins de 20 % du réseau.

Pour soutenir les conseillers dans l’adoption de ces outils, iA déploie une structure d’accompagnement multicanal allant des directions des ventes jusqu’au centre de soutien de carrière, en passant par les équipes locales. L’entreprise mise également sur de nouveaux outils d’analyse, comme Rayon X, qui segmente la clientèle et repère les actions prioritaires, ou Parcours financier, un instrument de diagnostic financier qui renforce la qualité du conseil.

  • APEXA : formation nécessaire

SFGT utilise la plateforme numérique APEXA. Développée par BlueSun et souvent imposée par les assureurs, elle peut représenter un défi pour les nouveaux conseillers. Son utilisation n’est pas toujours intuitive, selon des représentants. L’organisation a donc mis en place un accompagnement serré, notamment pour aider les conseillers dans la création et la gestion de leur profil ainsi que dans le processus de signature. Comme APEXA constitue souvent le premier contact entre le conseiller et l’agent général, SFGT s’assure d’offrir un soutien attentif dès cette étape, assure Caroline Thibeault, directrice générale de SFGT. Ateliers en petit groupe, accompagnement individuel, webinaires interactifs. Cette approche a permis à plusieurs conseillers de devenir de véritables experts de l’outil, signale Caroline Thibeault.

  • Live Design Analysis : analyse simplifiée

IG Gestion de patrimoine mise notamment sur Live Design Analysis, un outil lancé récemment permettant de comparer différentes polices en fonction des besoins et des coûts. Une version enrichie, prévue pour 2026, intégrera l’analyse simplifiée de l’assurance invalidité. L’entreprise développe également un environnement intégré basé sur Salesforce et Conquest Planning afin de réduire la duplication des données et d’offrir une vue unifiée du dossier client. Un réseau de spécialistes technologiques régionaux accompagne les conseillers dans cette transition. Carl Thibeault, vice-président principal, ventes et distribution d’IG, reconnaît que le réseau a subi une véritable « vague de changements technologiques » à absorber et que le soutien humain est essentiel pour en maximiser les bénéfices.

Certains représentants soulignent une déconnexion entre la promesse technologique et l’expérience vécue. Des conseillers mentionnent un manque de soutien du back office ou de la difficulté à obtenir des informations de base sur les polices. Un autre déplore la nécessité de « contacter mille et un numéros » pour obtenir une réponse. Carl Thibeault est surpris de ces commentaires. Il indique que chaque assureur partenaire offre un accès direct à des contacts spécialisés et évoque plutôt des enjeux de communication ou de perception.

Délais chez les assureurs

Les délais chez les assureurs continuent de créer des frustrations. Des conseillers constatent des lenteurs importantes dans l’émission des nouvelles polices. Patrick Cloutier, président de Cloutier Groupe financier, explique que ces retards proviennent souvent de facteurs hors du contrôle des agents généraux.

Selon lui, deux éléments principaux allongent les délais d’émission des polices : la tarification, d’une part, qui dépend du rythme d’exécution propre aux assureurs. D’autre part, les services paramédicaux, souvent requis pour certaines polices, qui font face à des pénuries de personnel. Pour réduire les délais, Cloutier Groupe financier a resserré ses suivis internes afin d’éviter que les dossiers « tombent entre deux chaises ».

L’entreprise s’appuie aussi sur deux équipes spécialisées, l’une pour les nouvelles affaires et l’autre pour les polices en vigueur. Elles connaissent bien les systèmes des assureurs et entretiennent des relations personnalisées avec les conseillers, ce qui facilite la fluidité et la cohérence des échanges, indique Patrick Cloutier. La firme, dont les notes progressent sur le plan du back office en 2025, suit également de près la performance des assureurs grâce à des rapports hebdomadaires internes sur leurs délais de réponse selon le type de police, ce qui permet d’ajuster rapidement les interventions.

Avec la collaboration d’Alizée Calza et Guillaume Poulin-Goyer.

Pour accéder au tableau, cliquez ici.

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Proposition électronique : gain de temps… pas sans irritants https://www.finance-investissement.com/edition-papier/barometre-de-lassurance/proposition-electronique-gain-de-temps-pas-sans-irritants/ Mon, 08 Dec 2025 11:01:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111405 BAROMÈTRE DE L'ASSURANCE - Son adoption progresse, mais l’expérience conseiller reste fragmentée d’un assureur à l’autre.

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Une majorité de conseillers en sécurité financière considèrent la proposition électronique comme l’outil le plus utile offert par les assureurs, selon le Baromètre de l’assurance 2025. Elle permet de travailler plus vite, de réduire les tâches répétitives, d’accélérer l’analyse des dossiers et, surtout, de servir les clients à distance.

« Cela facilite les relations commerciales avec eux [les assureurs] », résume un répondant au sondage. Un autre ajoute : « Moins il y a de technologie, moins ça va vite. »

Les avantages les plus appréciés sont la rapidité et la fluidité accrues ainsi que la diminution du temps consacré aux tâches administratives. En général, les plateformes permettent aussi d’ouvrir un compte enregistré en ligne en quelques minutes, un point apprécié des conseillers travaillant avec de jeunes familles.

Pour ceux qui jonglent entre rendez-vous, obligations personnelles et déplacements, la proposition numérique change la donne : « Cela permet de joindre davantage ma vie personnelle à ma vie professionnelle », note un répondant. La vente à distance élimine les trajets inutiles, optimise le temps et facilite la gestion des agendas.

Ces propositions sont également perçues comme sûres et fiables. Elles évitent les formulaires incomplets, réduisent les erreurs de transcription et assurent une meilleure protection des données.

D’autres outils connexes mis à disposition des conseillers bonifient l’expérience : Morningstar pour l’analyse financière, Laylah ou les solutions infonuagiques de Microsoft pour les échanges sécurisés, ou encore les systèmes de gestion de la relation client (GRC) intégrant des rappels automatiques de renouvellement.

Alors que les clients s’attendent à plus d’instantanéité, les propositions électroniques permettent d’envoyer des documents ou de proposer des comparaisons de produits en temps réel. « J’aime utiliser les plateformes d’illustrations en ligne. Elles sont claires et me permettent rapidement de faire des illustrations pour ma clientèle », explique un conseiller.

Cette rapidité améliore directement l’expérience client. Les assureurs offrant des systèmes fluides sont favorisés par les conseillers : « Je vais vendre avec des compagnies où c’est plus facile en matière de technologie », indique un sondé. La communication devient plus rapide et les suivis plus efficaces. « Ça permet de se concentrer sur les nouvelles affaires et la planification », dit un autre conseiller.

Trop de portails, trop de procédures

Malgré les progrès, des irritants ralentissent les conseillers. La multiplication des portails et des processus propres à chaque assureur complique le travail. « Les politiques et procédures varient d’un assureur à l’autre et il faut du temps pour trouver le processus approprié pour chacun », observe un conseiller. La recherche du bon formulaire, les nombreuses règles et étapes différentes freinent la productivité.

Certaines propositions électroniques sont difficiles à présenter en mode virtuel. Par exemple, des plateformes ne s’adaptent pas bien à l’écran partagé lors des rendez-vous à distance. Par ailleurs, des conseillers constatent que les exigences de conformité se sont alourdies. « Ça prend plus de temps pour la conformité, mais c’est mieux pour les ventes », estime l’un d’eux.

Le traitement des demandes pourrait être simplifié, admet Carl Thibeault, vice-président principal, ventes et distribution d’IG Gestion de patrimoine. « Aucun logiciel ne permet de tout traiter au même endroit et ça crée une charge énorme de travail », dit-il. Plusieurs agents généraux travaillent donc à intégrer les différentes plateformes des assureurs à leurs propres systèmes.

Plus de 98 % des opérations des conseillers d’IG peuvent désormais se faire à distance grâce à DocuSign et à d’autres solutions de signature électronique, ce qui permet de produire des cotations, d’établir des tarifications et de conclure des contrats en ligne tout en respectant la conformité, signale Carl Thibeault.

La firme rencontre les assureurs deux fois par an pour suivre leurs progrès technologiques et leur rappeler les attentes du terrain. « Ils sont très réceptifs », note le dirigeant, qui observe une convergence progressive des propositions électroniques, malgré les particularités de chaque assureur.

Chez PPI, la multiplicité des portails des assureurs est un problème considéré comme sérieux, selon Christian McGuire, vice-président régional pour le Québec. « C’est une frustration courante pour les conseillers. »

Pour y répondre, l’entreprise a développé une application centralisée (1APP) qui permet de soumettre des propositions à plusieurs assureurs à partir d’un seul formulaire. L’outil, d’abord lancé en anglais, sera par la suite déployé en français au Québec.

Accompagner sans imposer

Pour SFGT, les propositions électroniques sont un levier d’efficacité. Cela se ressent dans les communications de la firme avec ses conseillers. « Ils insistent et nous aident beaucoup pour que l’on produise avec les propositions électroniques », mentionne un répondant.

Chaque année, l’entreprise repère les conseillers qui ne les utilisent pas encore et se fixe l’objectif de les accompagner dans la transition. « On ne le fait pas pour notre propre gain. Quand un conseiller utilise une proposition électronique une seule fois, il voit immédiatement la rapidité de traitement et la réduction des suivis », dit Caroline Thibeault, directrice générale de SFGT.

Elle note que certains dossiers ne se prêtent pas au numérique et que plusieurs conseillers préfèrent encore le papier. L’approche de SFGT vise donc à encourager la transition, sans l’imposer.

Certains conseillers affichent une préférence pour les assureurs qui proposent les plateformes les plus efficaces. Ce n’est pas un problème, sauf si cette préférence se traduit par un produit qui n’est pas optimal pour le client. « On va pointer vers les assureurs dont les garanties sont les plus compétitives. Et s’il y a hésitation, on accompagne le conseiller », précise la directrice générale.

Moins d’erreurs, moins de retours

Un avantage majeur des propositions électroniques réside dans la réduction des erreurs. Elles éliminent les formulaires incomplets et limitent les allers-retours administratifs, souligne Patrick Cloutier, président de Cloutier Groupe Financier. Le système oblige à remplir toutes les sections nécessaires avant l’envoi. Résultat : moins de suivis et moins d’oublis.

« Pour nous, ça a un avantage. On en fait la promotion depuis longtemps et on offre du [soutien pour] la formation sur chacune des plateformes de propositions électroniques qui sont offertes par nos partenaires assureurs. »

Les conseillers adoptent généralement deux ou trois plateformes avec lesquelles ils sont à l’aise. L’agent général offre du soutien quand ils doivent en apprendre une nouvelle, par exemple pour servir un client qui a besoin d’un produit qui n’est pas offert par une des plateformes fréquemment utilisées.

Le groupe a également réduit les délais pour les rappels aux nouvelles affaires. « Rien de pire qu’un conseiller qui se demande ce qui se passe avec un dossier qu’il a soumis il y a un mois. C’est important qu’il sache où en est rendue sa demande d’assurance », dit le dirigeant.

En général, la plateforme de proposition électronique EVO d’iA Groupe financier est bien perçue des répondants, celle-ci étant assortie de nombreux outils pertinents. Certains conseillers trouvent que les propositions électroniques alourdissent le processus de conformité. Samuel Lajoie, vice-président, ventes, agences de carrière chez iA Groupe financier, rappelle que chaque étape du processus a sa raison d’être — qualité de la tarification, identification et protection du client — et que les processus sont progressivement ciblés pour être améliorés, simplifiés et accélérés.

« Il y a eu un raffinement du processus, puis on est toujours à l’affût. Si on peut enlever du superflu, on va le faire, pour notre force de vente et pour notre clientèle. On veut que le processus soit efficace pour nos clients aussi », déclare-t-il.

Avec la collaboration d’Alizée Calza et Guillaume Poulin-Goyer.

Pour accéder au tableau, cliquez ici.

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Assurance vie : UV et Empire se distinguent https://www.finance-investissement.com/outils_/livres-blancs/assurance-vie-uv-et-empire-se-distinguent/ Mon, 08 Dec 2025 10:53:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111477 BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE – Ces assureurs font bonne figure, même si la lutte est souvent serrée entre compagnies d’assurance.

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Cette année, les conseillers en sécurité financière ont apprécié un trio d’assureurs pour les critères d’évaluation se rapportant à l’assurance vie dans le Baromètre de l’assurance 2025.

Rappelons que, pour chaque critère d’évaluation, un répondant devait désigner la ou les compagnies d’assurance qui, selon lui, se démarquent dans le groupe d’assureurs avec lesquels il fait personnellement affaire. Un conseiller ne pouvait pas noter un assureur dont il ne distribuait pas les produits. Le tableau reflète les avis des conseillers non rattachés à une agence de carrière et qui distribuent les produits de plus d’un assureur.

Lire le texte principal : Assureurs qui continuent de briller

Par rapport à ses pairs, UV est la compagnie d’assurance qui a obtenu le plus souvent la proportion la plus élevée de votes favorables auprès des conseillers qui traitaient avec cet assureur à un critère (5 critères) lié à l’assurance vie en 2025. Empire Vie et iA la suivent à ce chapitre, car elles sont gagnantes dans trois critères d’évaluation et deux critères, respectivement. Pour le trio d’assureurs, il s’agit d’un score semblable à celui affiché l’an dernier.

En élargissant l’observation aux trois assureurs ayant obtenu la plus forte proportion de votes favorables des conseillers, iA prend la tête (10 places sur le podium). Elle est suivie d’UV (9 podiums), d’Empire Vie (7 podiums), puis de Desjardins sécurité financière (DSF) (3 podiums), Financière Sun Life (FSL) (2 podiums) et RBC, Humania et Manuvie (1 podium chacune).

Pour le marché des familles, Empire Vie s’illustre au chapitre des meilleures gammes de produits temporaires et permanents, distançant les quatre assureurs suivants, lesquels obtiennent des résultats serrés entre eux. Pour le marché des professionnels et gens en affaires, RBC prend la tête du classement de la meilleure gamme de temporaires dans un classement où les cinq meneurs ont des résultats très près les uns des autres. FSL domine le classement des permanentes pour les professionnels, alors que les trois suivants sont au coude à coude.

Pour la meilleure gamme de produits d’assurance vie sans examen médical, UV et Canada Protection Plan se livrent encore cette année une chaude compétition en tête, devançant leurs concurrents dans les perceptions des répondants.

À l’instar de l’an dernier, iA prend la tête de la catégorie des meilleurs outils et services de soutien afin de réaliser des opérations électroniques et transmettre de l’information aux conseillers, cabinets et clients. Elle dispute sa place avec Empire Vie et UV pour ce critère. On observe un scénario semblable pour le nouveau critère d’évaluation de la meilleure flexibilité des souscriptions en fonction des profils des clients.

Pour le critère des meilleurs outils afin de réaliser des opérations électroniques, plusieurs répondants jugent que la plateforme EVO est « très simple et efficace ». « iA offre une foule d’outils très pertinents. EVO permet de tout faire simplement et rapidement », ajoute un répondant.

« Presque toutes les transactions peuvent être effectuées sur le portail d’iA ou sa plateforme électronique. Les messages peuvent être envoyés par messagerie sécurisée. C’est la meilleure plateforme pour suivre les activités quotidiennes et les dossiers clients, et elle permet de mettre facilement à jour les informations des clients ainsi que de demander des modifications aux contrats existants. »

Quant à UV et Empire Vie, des sondés saluent leurs plateformes à jour, intuitives, efficaces et faciles d’utilisation. « Avec Empire, j’ai des réponses rapides et un soutien technique disponible », dit un sondé.

Pour ce qui est du critère relatif à la flexibilité des souscriptions, certains des répondants apprécient la possibilité de s’entretenir avec le tarificateur de quelques assureurs, dont Canada Vie, Assomption Vie et RBC.

« Avec UV, beaucoup de cas passent rapidement qui auraient été refusés ou surprimés ailleurs », dit un sondé. « RBC et Sun Life sont les plus solides pour les [problèmes de santé] difficiles », ajoute un autre conseiller répondant.

« Avec Assomption Vie, pas besoin de transmettre des informations supplémentaires par le biais de notre agent général. La souscription comprend une section où on peut ajouter des informations de plus, à même la proposition électronique. Peu d’assureurs offrent cette fonction pourtant importante ! », juge un autre sondé.

Pour accéder au tableau, cliquez ici.

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Planification financière : des outils qui dopent la productivité https://www.finance-investissement.com/edition-papier/barometre-de-lassurance/planification-financiere-des-outils-qui-dopent-la-productivite/ Mon, 08 Dec 2025 10:51:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111403 BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE – Les outils se multiplient, mais leur efficacité repose encore sur la formation et le soutien des agences.

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Les agences en assurance (AA) investissent massivement dans les innovations technologiques pour aider les conseillers à être plus productifs en planification financière. Ces outils sont généralement bien accueillis, mais ils entraînent aussi des défis : mises à jour constantes, besoin de formation, temps nécessaire pour maîtriser leur utilisation et problèmes de compatibilité entre plateformes, révèle le Baromètre de l’assurance 2025.

Selon le sondage, les répondants attribuent une note moyenne de 8,2 sur 10 à leur agence en assurance pour le soutien offert en matière de planification fiscale et successorale des clients (optimisation fiscale, transfert intergénérationnel de patrimoine, dons philanthropiques, etc.) et jugent ce critère important (8,9 sur 10). Plus de la moitié des répondants donnent une note de 9 ou 10 sur 10 à leur AA, tandis que 17 % se montrent insatisfaits.

La modernisation des outils de planification financière progresse à des rythmes inégaux. Certaines agences n’offrent aucun service technologique, alors que d’autres disposent de solutions parmi les plus appréciées par les conseillers et utiles pour les clients. Lorsqu’elles sont bien intégrées, accompagnées de formation et de soutien, ces technologies augmentent la productivité, tant pour les tâches quotidiennes que pour les analyses complexes.

Un segment de conseillers en sécurité financière sondés citent les outils technologiques en matière de planification financière provenant de leur AA comme une occasion d’accroître leur valeur ajoutée auprès de leurs clients.

Les logiciels les plus plébiscités sont Conquest Planning (Plan vivant), ClearEstate et PureFacts, ou encore certaines solutions maison développées par les agences. Ces outils permettent de rendre compréhensibles des stratégies souvent perçues comme abstraites.

« L’utilisation d’une plateforme comme Conquest facilite l’explication aux clients à valeur élevée », note un répondant. Un autre renchérit : « Le Plan vivant nous permet d’illustrer les conséquences d’un décès très facilement tout en incluant les analyses fiscales. »

Les plateformes comparant des illustrations d’assurance ou différents scénarios de décaissement sont également appréciées. Elles accélèrent la prise de décision et réduisent les aller-retour administratifs. « Nous avons un logiciel qui nous permet de comparer plusieurs illustrations (primes) en même temps, ce qui me fait [épargner] du temps. Je suis donc plus productif », résume un conseiller.

Cependant, l’accès à des spécialistes ou à des formations en planification successorale reste limité dans certaines organisations, mentionnent des sondés, tandis que d’autres saluent des progrès récents : « Davantage de formations sont actuellement dispensées à ce sujet, ce qui est très important », déclare un répondant.

Les firmes qui combinent outils de pointe et expertise humaine tirent leur épingle du jeu. Les conseillers veulent des logiciels efficaces, mais aussi des experts capables d’accompagner les cas complexes et d’expliquer les angles morts.

Parmi les solutions améliorant directement la productivité, les conseillers citent :

  • Les CRM automatisés, qui permettent « moins de travail et plus de rencontres clients »;
  • Les plateformes intégrées (VieFund, Centralize, Agora), offrant une visibilité claire des affaires en vigueur, une conformité automatisée et une transmission électronique simplifiée;
  • Les applications de comparaison : « Le comparateur de prix, c’est une force », dit un répondant.

Ces outils, lorsqu’ils sont combinés, créent de la valeur tant pour les conseillers que pour les clients.

La modernisation ne se fait toutefois pas sans heurts. Certains systèmes sont jugés lents et complexes. Des développements se font « à la vitesse de l’escargot ». Des problèmes de compatibilité entre les plateformes sont également rapportés. Par ailleurs, même si les conseillers sont avides de nouveautés, ils souhaitent consolider les outils existants avant d’en adopter de nouveaux. L’un d’eux résume : « J’en veux plus, mais avant d’en ajouter, je veux qu’ils stabilisent leurs outils. »

Chez IG Gestion de patrimoine, l’action combinée de Conquest Planning pour les plans et ClearEstate pour la succession permet « une interaction continue entre le planificateur et le client, y compris via des applications mobiles donnant accès au plan financier complet », signale Carl Thibeault, vice-président principal, ventes et distribution chez IG. Toutefois, il insiste : la technologie n’a de valeur que lorsqu’elle est combinée à une expertise humaine (notaires, fiscalistes, spécialistes en succession, etc.). Le tout repose aussi sur une intégration avec d’autres logiciels de gestion de relation client, dont Salesforce et Live Design Analysis, qui réduit la duplication de tâches.

Pour Carl Thibeault, la recherche de simplicité dans les outils et les processus est essentielle, même si cela peut sembler paradoxal dans un environnement financier de plus en plus complexe. Selon lui, « plus la base est claire et fluide, plus les conseillers peuvent aller loin dans les analyses complexes ».

IG a intégré la solution d’intelligence artificielle (IA) générative sécurisée Copilot dans ses systèmes afin d’aider les conseillers à explorer des scénarios, interpréter des stratégies ou orienter des analyses. L’engouement pour l’IA a explosé chez les conseillers d’IG au cours des derniers mois, suivant l’évolution rapide de la technologie et la multiplication de ses usages concrets dans le secteur de l’assurance, signale Carl Thibeault. En réponse, la firme a inclus des formations pour encadrer un usage responsable et efficace de l’IA à son offre.

Chez PPI aussi, la technologie est un élément important de la planification financière, indique Christian McGuire, vice-président régional de PPI pour le Québec. L’entreprise mise sur une gamme d’outils complémentaires, dont le logiciel Purefacts pour la planification financière de la retraite, qui est utilisé avec d’autres logiciels aux différentes étapes de la planification.

Pour chacun de ces outils, les conseillers de PPI ont accès à un cercle de soutien comprenant des spécialistes en planification, des experts en banque numérique et des consultants en développement des affaires. Objectif : s’assurer que les conseillers ne soient jamais isolés dans l’utilisation des outils. Récemment, PPI a aussi lancé la Boussole d’assurance, une application mobile qui centralise ressources fiscales, juridiques, financières et relie les conseillers à une bibliothèque de contenus éducatifs en planification financière.

Cloutier Groupe financier utilise Conquest Planning pour la planification financière. Le déploiement de la plateforme a été accompagné d’un programme de formation et de soutien. Des équipes internes accompagnent les conseillers dans l’utilisation du logiciel, la création de plans financiers et la préparation de présentations. L’objectif est de permettre aux représentants d’évaluer avec précision les besoins des clients en matière de retraite, de planification successorale et de produits d’assurance, précise Patrick Cloutier, président de Cloutier Groupe financier. La firme dispose d’une équipe de spécialistes à l’interne par gamme de produits (assurance vie, prestations du vivant, placements, assurance collective) afin de fournir des réponses rapides et précises aux représentants.

D’ici la fin de l’année, la firme lancera une application mobile qui permettra aux clients d’accéder en temps réel aux données de leurs portefeuilles de placements. D’autres innovations suivront : mises à jour client automatisées, circulation des données optimisée et soutien opérationnel renforcé.

Plusieurs conseillers de SFGT vantent un outil de planification avancée d’optimisation fiscale développé par leur firme. Initialement conçu par des conseillers pour servir leur clientèle, cet outil a ensuite été offert à l’ensemble du groupe, indique Caroline Thibeault, directrice générale de SFGT. Il permet d’optimiser les décaissements et d’intégrer les programmes socio-fiscaux fédéraux et provinciaux dans le but de maximiser les avantages pour tous les types de clients. SFGT accompagne le conseiller dans l’utilisation de cet outil afin qu’il conçoive une présentation pour son client. Selon elle, cette innovation a « transformé l’approche de la planification du décaissement et contribué à l’essor de nouveaux portefeuilles ».

Outiller et former : c’est la stratégie d’iA Groupe financier. iA Campus, sa plateforme de formation à distance, a été enrichie par de nouveaux contenus en planification financière avancée et par un accompagnement terrain. « Des directeurs régionaux rencontrent régulièrement les conseillers pour les aider à développer leurs compétences sur des dossiers complexes », signale Samuel Lajoie, vice-président, Ventes, Agences de carrière chez iA.

Un partenariat avec l’Université TÉLUQ permet d’offrir aux représentants l’accès au programme Ascension, une formation menant au titre de planificateur financier, afin de rendre les conseillers plus autonomes. Ce programme procure entre autres des bases en déontologie, fiscalité, marketing et gestion d’entreprise.

Les outils de planification financière peuvent transformer le quotidien des conseillers, mais leur plein potentiel n’est atteint que lorsqu’ils sont soutenus par des experts, de la formation continue et un accompagnement personnalisé, indiquent les dirigeants interrogés. Au bout du compte, l’alliance technologie-humain permet de gagner du temps, d’améliorer la qualité des analyses et d’offrir un service plus personnalisé aux clients.

Avec la collaboration d’Alizée Calza et Guillaume Poulin-Goyer.

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Assureurs qui continuent de briller https://www.finance-investissement.com/outils_/livres-blancs/assureurs-qui-continuent-de-briller/ Mon, 08 Dec 2025 10:40:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111475 BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE  – iA Groupe financier est souvent parmi les mieux perçus.

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Plusieurs tendances portant sur les assureurs les mieux perçus par les représentants en assurance de personnes canadiens en 2024 se maintiennent en 2025.

Bon nombre de conseillers en sécurité financière perçoivent favorablement iA Groupe financier (iA), Desjardins sécurité financière (DSF), Empire Vie, UV Assurance, RBC Assurances et Beneva, d’après le sondage en ligne mené dans le cadre du Baromètre de l’assurance 2025.

À cette occasion, les sondés ont donné leur appréciation des compagnies d’assurance avec lesquelles ils faisaient affaire, parmi une sélection des 27 plus importantes sur le plan des parts de marché au Canada.

Pour chaque critère d’évaluation, un répondant devait désigner la ou les compagnies d’assurance qui, selon lui, se démarquent dans le groupe d’assureurs avec lesquels il fait personnellement affaire. Un conseiller ne pouvait pas noter un assureur dont il ne distribuait pas les produits. Le tableau reflète les avis des conseillers non rattachés à une agence de carrière et qui distribuent les produits de plus d’un assureur.

À l’instar des résultats du Baromètre de 2024, en 2025, iA est l’assureur qui a obtenu le plus souvent la proportion la plus élevée de votes favorables auprès des conseillers qui faisaient affaire avec lui à un critère donné. Les répondants ont ainsi été plus enclins à l’élire pour 17 critères d’évaluation sur les 30 présentés dans le tableau ci-dessous. UV, Empire Vie, Financière Sun Life (FSL) et Manuvie les suivent à ce chapitre, avec la probabilité la plus élevée à cinq critères, trois critères, deux critères et deux critères, respectivement. Cette performance d’iA s’explique par sa dominance dans le segment qui se rapporte aux rentes et aux fonds distincts ainsi que par certains critères dans le secteur de l’assurance prestations du vivant.

Le tableau montre également qu’iA a obtenu le plus souvent la proportion la plus élevée ou la deuxième ou la troisième proportion les plus élevées de votes favorables auprès des conseillers qui traitaient avec elle à un critère d’évaluation donné.

Ainsi, pour 27 critères d’évaluation, iA mérite l’or, l’argent ou le bronze, une performance remarquable. DSF la suit avec une première, une deuxième ou troisième place à 14 critères. Empire Vie, UV, RBC et Beneva figurent sur le podium pour 11 catégories, 9 catégories, 8 catégories et 7 catégories, respectivement.

De plus, iA est également la compagnie d’assurance la plus susceptible de recevoir la meilleure note auprès des conseillers non rattachés qu’elle sert, tous critères d’évaluation confondus. L’assureur a donc des activités diversifiées pour lesquelles les représentants qui offrent ses produits le perçoivent bien. Empire Vie, DSF, UV, RBC et FSL arrivent aux rangs suivants sur le plan de cette probabilité, tous critères confondus.

À l’instar de l’an dernier, le tableau ci-dessous présente uniquement les assureurs, en ordre décroissant, qui sont les plus susceptibles d’être désignés comme les meilleurs à un critère d’évaluation donné par le sous-groupe de représentants en assurance de personnes non exclusifs qui font affaire avec cet assureur. Cette probabilité diffère d’un critère à l’autre. Pour les premiers rangs, elle varie de 27 % à 71 %, même si elle est le plus souvent entre 35 % et 45 %. Pour beaucoup d’éléments évalués, les résultats sont souvent serrés en tête ou en queue de peloton, si bien que tous les assureurs qui figurent dans le tableau sont méritants.

Découvrez les faits saillants du secteur de l’assurance vie dans ce texte : Assurance vie : UV et Empire se distinguent

Découvrez les faits saillants du secteur de l’assurance à prestations du vivant dans ce texte : Prestations du vivant : trio d’assureurs en tête

Voyez les résultats du secteur des contrats de rentes et fonds distincts dans ce texte : Contrats de rente : lutte à quatre

Profil des conseillers

En 2025, en moyenne, les conseillers faisaient affaire avec 9,4 assureurs différents, ce qui est semblable à l’an dernier et près du sommet de 2023 (9,8). En effet, de 2015 à 2019, le nombre moyen d’assureurs avec lesquels un conseiller traitait était passé de 7 à 5,2, baissant sensiblement d’année en année. En 2020, il y a eu un renversement de tendance. Cette moyenne s’est alors établie à 7,8 assureurs, alors qu’elle se chiffrait en 2021 à 8,1 assureurs.

Parmi le sous-groupe de conseillers qui ne sont pas rattachés de manière exclusive à un réseau de distribution, le nombre moyen d’assureurs par conseiller est de 10,4 en 2025, ce qui est assez stable depuis 2022, par rapport à 9,7 en 2021 et à 9,1 en 2020.

En 2025, parmi le groupe des conseillers « indépendants », 45 % tirent 50 % ou plus de leurs revenus bruts en assurance d’un même assureur, iA, Empire Vie, Manuvie, DSF, Beneva et Canada Vie étant les plus susceptibles de recevoir la part du lion de ces revenus. Cette proportion est en progression par rapport à l’an dernier.

Par ailleurs, les représentants non exclusifs sondés utilisent en plus grand nombre les produits de Canada Vie, suivi en ordre décroissant des produits de Manuvie, de RBC, d’iA, d’Empire Vie, de Beneva et d’Humania.

Pour tout le groupe des conseillers non rattachés, la proportion moyenne du revenu brut en assurance provenant d’Empire était de 14,4 %, d’iA, de 14,2 %, de Manuvie, de 10,2 %, de Beneva, 9,2 %, de RBC, de 8,2 %, de Canada Vie, 7,9 %, et de FSL, 6,5 %.

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Vers une compréhension plus approfondie des produits https://www.finance-investissement.com/nouvelles/vers-une-comprehension-plus-approfondie-des-produits/ Tue, 25 Nov 2025 11:58:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111239 Le cadre encadrant la formation des conseillers et leur compréhension des produits est uniformisé.

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Fini les recommandations inadaptées et les zones grises dans la compréhension des produits, la nouvelle directive du Conseil canadien des responsables de la réglementation d’assurance (CCRRA) et des Organismes canadiens de réglementation en assurance (OCRA) vient renforcer le cadre actuel et uniformiser la formation des conseillers, afin d’améliorer leur maîtrise des produits.

La connaissance du produit à son pic

La directive revient sur les obligations de connaissance du produit des conseillers et les pousse encore plus loin.

Avant de conclure un contrat individuel à capital variable (CICV), le conseiller doit s’assurer de bien comprendre le produit et de pouvoir en expliquer chaque aspect. Il doit ainsi s’assurer de saisir les clients ciblés par le CICV, mais également connaître et pouvoir expliquer clairement à son client :

  • les garanties offertes au titre du CICV et leur fonctionnement ;
  • les conséquences des retraits sur les garanties offertes au titre du CICV ;
  • les coûts initiaux et continus liés à la souscription, à la détention et au rachat ou à la résiliation du CICV ;
  • le droit du client de résoudre le CICV ou d’annuler l’opération sur CICV ;
  • les conflits d’intérêts liés au CICV, s’il y a lieu, y compris la rémunération pécuniaire et non pécuniaire ou la participation d’une partie liée au CICV ;
  • et la complexité globale du CICV et le lien entre cette complexité et les caractéristiques, les intérêts et les besoins attendus de chaque groupe cible de clients visé par le CICV.

Il doit aussi déterminer la volatilité potentielle du rendement, les objectifs et l’horizon de placement du CICV et se renseigner sur son historique de rendement.

Avant de proposer le produit à son client, il doit comparer plusieurs CICV et figurer ce que le client pourrait perdre en transférant d’un CICV à un autre.

À la suite de cela, le conseiller se doit de bien documenter sa réflexion et expliquer pour chaque recommandation pourquoi le produit et l’option de placement choisie conviennent au client et expliquer comment il a évalué les garanties, les frais, le risque.

Dans ce document, il doit également mentionner ce qu’il a expliqué au client.

Une formation obligatoire et standardisée

Afin de soutenir le conseiller de ses nouvelles obligations, la directive du CCRRA et des OCRA oblige les conseillers qui veulent vendre un CICV d’avoir suivi la formation spécifique de l’assureur et démontré sa compréhension.

« Le CCRRA et les OCRA s’attendent à ce que l’assureur qui émet des CICV prenne des mesures compatibles avec le traitement équitable des clients :

  • pour mettre à la disposition des intermédiaires qui, directement ou indirectement, concluent ses CICV ou assurent le service à leur égard du matériel de formation raisonnablement conçu pour leur permettre de se conformer aux attentes prévues par la présente directive ;
  • raisonnablement conçues pour faire que les intermédiaires connaissent et comprennent le matériel de formation. »

La directive précise que l’assureur peut concevoir lui-même le matériel de formation ou le faire concevoir par un tiers. Toutefois, pour chaque CICV, l’assureur doit préparer un matériel de formation expliquant notamment les caractéristiques du CICVC et de chaque option de placement offerte au titre du CICV.

La formation doit également faire mention des éléments de la structure du CICV qui sont offerts pour ce CICV et la manière dont ces éléments peuvent répondre aux besoins d’un client et expliquer les renseignements dont les intermédiaires auront besoin relativement aux formulaires et aux processus de l’assureur pour être en mesure de répondre aux attentes des régulateurs.

En résumé, le matériel fourni par les assureurs doit couvrir :

  • les caractéristiques du CICV, ainsi que les garanties, les frais et les risques qui lui sont associés,
  • le fonctionnement de chaque option de placement,
  • une comparaison entre les différents CICV offerts,
  • l’utilisation du levier financier,
  • les processus internes de l’assureur.

En somme, la directive instaure le cade de formation et de compétence le plus strict jamais imposé dans l’assurance au Canada. Il s’agit d’un véritable tournant réglementaire, dans la même lignée que les grandes réformes qui ont transformé la distribution des fonds communs au cours des dernières années.

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