ACEUM | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/aceum/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 28 Jan 2026 15:38:58 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png ACEUM | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/aceum/ 32 32 La BdC maintient ses taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-bdc-maintient-ses-taux/ Wed, 28 Jan 2026 15:08:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112142 Le taux directeur reste à 2,25 %.

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La Banque du Canada (BdC) a décidé de laisser ses taux inchangés, comme le prédisaient les experts. Ainsi, le taux du financement à un jour reste à 2,25 %, le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.

« En tant que stratège, il n’y a rien qui change quoique ce soit ce matin avec cette décision. Ce qui se passe avec le dollar américain et la Fed est largement plus important pour les marchés. Les taux sont assez restrictifs pour garder l’inflation sous contrôle, et la barre est haute avant de reparler de hausses incontrôlées », souligne Pierre-Benoît Gauthier, vice-président, Stratégie de placement à IG Gestion de patrimoine.

Pour expliquer sa décision, la BdC souligne que les perspectives concernant les économies mondiale et canadienne n’ont que peu évolué par rapport à la projection présentée dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’octobre.

La banque centrale s’inquiète toutefois encore de l’imprévisibilité des politiques commerciales américaines et des risques géopolitiques actuels, mais elle estime que la croissance mondiale devrait s’établir à environ 3 %.

Pour le moment, l’expansion économique américaine dépasse les attentes, notamment grâce aux investissements liés à l’intelligence artificielle et les dépenses de consommation. Les droits de douane auront un impact à la hausse sur l’inflation, mais pas avant quelques mois.

Dans la zone euro, la croissance a été portée par le dynamisme du secteur des services et devrait également bénéficier du soutien de la politique budgétaire.

Au Canada, les restrictions commerciales imposées par les États-Unis et l’incertitude pèsent sur la croissance. Le PIB a stagné au quatrième trimestre de 2025 et les exportations sont encore ébranlées par les droits de douane.

Toutefois, la récente faiblesse du dollar américain a propulsé le dollar canadien au-dessus de 72 cents, tandis que l’emploi a progressé au cours des derniers mois, même si le taux de chômage demeure élevé, à 6,8 %. La BdC anticipe une croissance économique de 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027, tout en demeurant vigilante à l’approche de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique.

« Le décor économique est celui qu’on décrit depuis un bout. Croissance modeste, pas très linéaire. Après un troisième trimestre solide en 2025, le PIB semble avoir plafonné au quatrième. Les restrictions commerciales américaines continuent de peser sur les exportations, toujours sous pression à cause des tarifs, ou du moins la perception des tarifs. En revanche, la demande intérieure se tient mieux, ce qui empêche l’économie de caler complètement. La Banque parle d’une croissance autour de 1,1 % cette année et 1,5 % en 2027. On est loin d’un scénario de récession, mais on n’est clairement pas dans une économie qui surchauffe non plus. Ça avance, tranquillement », commente Pierre-Benoît Gauthier.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation a grimpé en décembre atteignant ainsi 2,4 %, mais cela peut être attribué aux effets de glissement annuel liés au congé de TPS/TVH accordé l’hiver dernier. Sans l’effet des changements relatifs aux taxes, l’inflation ralentit depuis septembre.

La politique monétaire cherche à « maintenir l’inflation près de la cible de 2 % tout en aidant l’économie à traverser cette période d’ajustement structurel », rappelle la BdC.

« Le Conseil de direction estime que le taux directeur actuel demeure approprié, à condition que l’économie évolue de manière généralement conforme aux perspectives publiées aujourd’hui », continue-t-elle en assurant rester à l’écoute des risques et être prête à réagir.

« La Banque du Canada a fait exactement ce que tout le monde avait prévu. Taux directeur inchangé à 2,25 %. La décision n’a jamais été le point central. C’est le ton qui compte. Et le ton, c’est une Banque qui dit clairement que l’incertitude reste élevée et qu’il est presque impossible de prévoir le moment ou même la direction du prochain mouvement. Traduction simple: ils gardent toutes les portes ouvertes », conclut Pierre-Benoît Gauthier.

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Stabilisation de l’économie canadienne malgré l’incertitude https://www.finance-investissement.com/nouvelles/stabilisation-de-leconomie-canadienne-malgre-lincertitude/ Wed, 28 Jan 2026 12:22:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112074 Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

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« L’année 2025 aurait pu prendre une tangente carrément désastreuse après l’annonce de l’imposition de tarifs par l’administration Trump, un événement sans précédent, mais le Canada s’est somme toute bien tiré d’affaire », réagissait Frances Donald, économiste en chef de RBC et conférencière lors de l’événement annuel Perspectives 2026, organisé par CFA Montréal le 22 janvier. Elle anticipe cette année une croissance modeste du PIB canadien de 1,3 %, alors que l’économie canadienne amorcerait une phase de stabilisation.

L’économie canadienne a évité la récession redoutée en 2025 malgré une année marquée par des tensions commerciales, lesquelles continueront de planer sur l’économie. Mais ce choc tarifaire s’est avéré beaucoup plus faible que ce que les gens croient en général, selon l’économiste en chef de RBC. « 90 % du commerce vers les États-Unis demeure exempt de tarifs. » Pourtant, selon l’experte, qui cite un récent sondage, « 50 % des Canadiens croient que nous sommes actuellement en récession. »  Ce qui lui fait dire que les choses ne vont pas si mal, au contraire, elle mentionne entre autres la hausse du marché boursier canadien de 40 % depuis le fameux Jour de la Libération de l’administration Trump et trois trimestres consécutifs d’investissements directs étrangers. « On est en droit de se faire un petit pep talk. »

L’économiste en chef de RBC entrevoit néanmoins trois enjeux pour l’économie canadienne en 2026. Le premier a trait au coût de la vie, une préoccupation qui toucherait plus des deux tiers des Canadiens. « Même si l’inflation globale depuis 2020 a augmenté de 21 %, l’inflation des aliments et des loyers a augmenté de plus de 30 %, ce qui a impacté les ménages à revenu faible et moyen qui consacrent une plus grande part de leurs revenus à ces dépenses. »

L’experte a mentionné par ailleurs que l’épargne est presque exclusivement le domaine du quintile supérieur (les 20 % des ménages les plus riches). « Tandis que les quintiles inférieurs dépensent plus que ce qu’ils ne gagnent, non pas par excès, mais parce que le coût des denrées essentielles dépasse leurs revenus. »

Le deuxième enjeu, selon elle, est celui d’économies régionales fort différentes. « Si on anticipe une croissance modeste du PIB canadien de 1,3%, dans les faits, seule la province du Manitoba pourrait atteindre cette croissance. L’Alberta pourrait dépasser ce pourcentage, alors que d’autres provinces comme l’Ontario et le Québec pourraient avoir des croissances inférieures. Un peu comme avoir la tête dans le four et les pieds dans le congélateur, en moyenne tout va bien, mais en réalité les écarts sont importants. » Elle souligne que la guerre commerciale avec les États-Unis a surtout frappé l’Ontario. « En somme, cela complique la tâche pour adopter une seule et unique politique monétaire qui convienne à tout un chacun. »

Le troisième enjeu selon l’économiste est celui de la croissance nulle de la population, soit « l’effondrement de la croissance démographique ». « Le Canada est en train de corriger la politique d’immigration de 2022-2024. Durant cette période, il devait créer 60 000 emplois par mois pour satisfaire à la demande de main-d’œuvre. Si vous invitez 10 personnes chez vous, vous avez besoin de 10 chaises. » L’an prochain, l’experte croit que le Canada pourrait perdre en moyenne 12 000 emplois par mois tout en gardant le taux de chômage stable. « On n’aura pas à rajouter des chaises, on pourra même en retirer. »

Accélération de l’économie mondiale

Dans son tour d’horizon, Sébastien McMahon, économiste senior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs, a expliqué que leurs indicateurs avancés pointaient vers une accélération de l’économie mondiale en 2026. Si le consensus pour le Canada est une croissance modeste de son économie d’environ 1,3 % (1,1 % pour la Banque du Canada), l’expert dit afficher une vision légèrement plus optimiste. « Quand on regarde du côté des consommateurs, des dépenses en défense, il y a un bon potentiel pour un revirement et une croissance économique plus forte, surtout si on obtient un peu plus de clarté du côté des échanges commerciaux. »

Concernant la croissance du PIB américain sur 10 ans, le stratège en chef évoque un consensus des attentes autour de 1,1%. Il ne faut pas oublier qu’on était à 2, 9 % en 2023 et à 2,8 % en 2024, on anticipe une croissance du PIB de 2,0 % en 2026. « Les gains de productivité liés à l’IA ne sont pas encore visibles. Historiquement, chaque million de dollars ajouté au PIB américain génère plusieurs emplois, alors que les investissements dans les centres de données, eux, n’en créent qu’une fraction. Oui, l’IA entraîne des investissements massifs, mais la question demeure : soutient-elle la croissance de façon durable, même si tous s’entendent pour dire qu’elle est appelée à jouer un rôle très important ? »

Sur le plan des actions, même si les attentes de croissance attendue sur 12 mois semblent très élevées pour les entreprises (surtout pour le Canada à 25 % et l’Europe à 19,4 %, les États-Unis sont plutôt stables à 17,9 %), l’économiste est d’avis que les perspectives économiques soutiennent une surperformance de celles-ci. Il anticipe un rendement de 10-15 % pour le marché canadien et de 5-10 % pour le marché américain. « Avoir une quatrième année consécutive de rendement de 10 % et plus sur l’indice du S&P 500, cela ne s’est produit que 4 fois au cours des 100 dernières années. » Il juge dans l’ensemble les valorisations des actions élevées sauf hors des États-Unis, il signale notamment les valorisations attrayantes en Europe. Il partage par ailleurs l’avis qu’il n’y a actuellement pas de bulle dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA).

À l’égard des taux d’intérêt, l’expert a souligné que les marchés « escomptent la fin du cycle global d’assouplissement monétaire. » Les marchés anticipent deux baisses des taux d’intérêt à venir du côté de la Réserve fédérale américaine (juillet et décembre), mais selon lui « les conditions financières ne supportent pas des coupures agressives ». Au Canada, il s’attend à une hausse des taux d’intérêt, soit en décembre 2026 ou l’année prochaine, mais aucun changement du côté de la Banque centrale européenne.

Interrogés en période de questions à commenter l’impact des tarifs sur l’inflation et l’économie en général, les experts ont évoqué quelques-unes des raisons qui expliquent l’effet à retardement de l’impact des tarifs. L’économiste en chef de RBC, Frances Donald, a évoqué l’accord de libre-échange actuel entre le Canada et les États-Unis, en vertu duquel 90 % des exportations et importations sont exemptes de droits de douane. Sans l’ACEUM des tarifs s’appliqueraient et les entreprises auraient répercuté ces coûts sur les consommateurs. « En raison de la paralysie du gouvernement, il nous manque aussi trois mois de données crédibles sur l’inflation, mais je crois que la donnée la plus importante à suivre à ce sujet est celle sur le coût des aliments et elle est en hausse. »

Sébastien McMahon a rappelé que le plein effet inflationniste des tarifs ne s’est pas encore fait ressentir, car plusieurs entreprises ont absorbé les coûts. « On ne le voit peut-être pas dans les données d’inflation, mais on le voit dans les marges bénéficiaires d’entreprises. » Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

Au sujet de la nomination du nouveau Président de la Réserve fédérale américaine et du caractère indépendant de l’organisme qui dicte la politique monétaire du pays, les panélistes se sont montrés optimistes malgré la pression politique constante exercée ces derniers mois. « Nous étions très inquiets en 2025, particulièrement par rapport au processus de nomination des présidents régionaux, mais ces craintes ont été dissipées, fort heureusement pour l’indépendance de la Fed qui est cruciale pour les marchés mondiaux » a mentionné Sébastien McMahon. « Je trouve fascinant cet intérêt pour le nouveau président de la Fed (est-il Hawkish ou Dovish ?), mais ce n’est pas nouveau en soi, ce qui est nouveau c’est d’avoir un président qui interfère dans le processus en intimidant », a laissé entendre Frances Donald.

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Un monde plus risqué, une économie plus résiliente https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-monde-plus-risque-une-economie-plus-resiliente/ Fri, 09 Jan 2026 12:12:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111789 Les dirigeants bancaires canadiens font le point sur 2026.

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La sécurité nationale et les inégalités croissantes sont deux des plus grands risques actuels, ont indiqué le 6 janvier dernier les dirigeants des banques canadiennes lors d’une conférence.

« Je résumerais la situation mondiale actuelle comme une guerre économique », a souligné Laurent Ferreira, président et chef de la direction de la Banque Nationale, lors de la Conférence des chefs de la direction des banques canadiennes 2026 de RBC Marchés des capitaux à Toronto.

« La géopolitique est à nos portes. La sécurité nationale est, à mon avis, l’une des priorités les plus importantes de notre pays. »

Il a ajouté que l’incertitude entraîne une hésitation à investir et une fragilisation du marché du travail et du moral des consommateurs. Bien qu’il soit encouragé par la direction prise par Ottawa, il a estimé que tout doit aller plus vite.

« Si nous voulons faire partie du nouvel ordre mondial, nous devons accélérer le mouvement. »

Parmi les quatre chefs de la direction qui se sont exprimés dans la matinée, Laurent Ferreira a été celui qui a le plus évoqué les mesures extraordinaires prises par les États-Unis pour capturer le président du Venezuela samedi matin. Il a déclaré que « les événements de ce week-end » devraient influencer la prise de décision alors que le Canada se concentre sur la construction de la nation, la réindustrialisation et la défense.

Le nouveau ton adopté par le gouvernement canadien et l’accent mis sur la réalisation des projets sont les bienvenus, a affirmé Dave McKay, président et chef de la direction de la Banque Royale.

« Compte tenu de la situation géopolitique mondiale dans laquelle nous vivons, la motivation, en particulier pour le Canada, à mener à bien ces projets est vraiment très forte. »

Il a toutefois averti que l’augmentation des inégalités est une cause sous-jacente majeure de certains des changements politiques en cours, les 20 % des personnes les plus riches se démarquant de plus en plus de la majorité.

« Cette différenciation et cette disparité croissantes déterminent véritablement le programme politique dans les deux pays », a affirmé Dave McKay.

« Cette disparité est beaucoup plus importante aux États-Unis, où elle est beaucoup plus grave et constitue un enjeu politique majeur qui ne cessera de prendre de l’ampleur. »

Ralentissement immobilier et hausse des dépenses

Pour l’instant, les consommateurs sont en mesure de rembourser leurs dettes et continuent de dépenser, mais cela s’explique en partie par le fait que les Canadiens ont réduit leurs achats immobiliers, a-t-il expliqué.

L’argent que les Canadiens consacreraient autrement au remboursement de leurs dettes immobilières est plutôt dépensé en biens et services, a précisé Dave McKay.

Il a ajouté que la faible activité dans le domaine de la prévente et de la construction de copropriétés pèse sur l’économie, mais que l’augmentation des dépenses dans d’autres secteurs a contribué à créer des emplois et à stabiliser l’emploi dans le pays.

Cette tendance, associée à une stabilisation des droits de douane, a permis à l’économie de se porter mieux que beaucoup ne l’avaient prévu.

« Les économies sont beaucoup plus résilientes aujourd’hui que je ne l’aurais imaginé il y a trois mois », a affirmé Darryl White, chef de la direction de BMO.

Il a ajouté que, même si de nombreux clients s’adaptent bien à l’environnement commercial, la banque leur conseille de ne pas compter sur une résolution rapide, car l’examen officiel de l’accord Canada–États-Unis–Mexique approche pour le milieu de l’année.

« Je pense qu’il est erroné de croire que nous allons soudainement nous réveiller avec un nouvel accord en juin ou en juillet. »

Le rôle de l’IA

Outre les tendances macroéconomiques, les banques canadiennes s’intéressent également de près au potentiel de réduction des coûts de l’intelligence artificielle (IA) afin d’améliorer leur rendement sur capitaux propres.

Harry Culham, président et chef de la direction de la Banque CIBC depuis le 1er novembre, a rapporté que la banque avait investi près de 20 % de ses dépenses dans la technologie, notamment dans des systèmes d’IA qui devraient permettre d’augmenter les revenus et le rendement des capitaux propres à l’avenir.

« Nous pouvons travailler plus efficacement. Les nouvelles technologies vont donc nous aider, et la manière dont nous les adoptons va nous aider », a déclaré Harry Culham.

« Plutôt que d’embaucher, disons trois, quatre ou cinq pour cent supplémentaires (équivalent temps plein) par an, nous n’aurons peut-être plus besoin de le faire. »

Raymond Chun, président et chef de la direction du Groupe Banque TD, a affirmé que la banque s’orientait vers l’IA et modernisait et automatisait ses systèmes de manière générale.

Il a cité l’exemple de la gestion des prêts hypothécaires, où les coûts liés à l’adjudication, au financement et à la quittance ont déjà diminué de plus de 20 %.

« Au cours des deux prochains trimestres, vous verrez l’IA agentive s’intégrer dans chacun de ces domaines », a déclaré Raymond Chun.

« En ce qui concerne la composante de quittance, à mesure que vous intégrez l’IA agentive et que vous automatisez l’ensemble du processus sans intervention humaine, nous passons des 19 $ actuels à une réduction supplémentaire de 50 %. »

Il a ajouté que la banque encourageait également ses clients à effectuer leurs opérations bancaires courantes, telles que les dépôts de chèques, sur des appareils mobiles plutôt qu’en succursales, et à transférer vers son application une partie des plus de deux millions d’appels qu’elle reçoit chaque mois.

Mais il a précisé que la banque menait également une campagne de recrutement afin d’augmenter ses effectifs de conseillers en gestion de patrimoine, de banquiers d’affaires et de spécialistes en prêts hypothécaires et en investissements dans tous ses services.

Dave McKay, de la Banque Royale, qui a été classée parmi les trois premières banques mondiales en matière d’IA, a souligné qu’il y avait encore de nombreuses possibilités d’utiliser l’IA à l’avenir.

« Je suis vraiment enthousiaste, et l’IA n’est qu’une nouvelle vague d’occasions pour créer de la valeur pour les actionnaires et les clients, en fin de compte. »

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ACEUM : les pourparlers formels commenceront en janvier https://www.finance-investissement.com/nouvelles/aceum-les-pourparlers-formels-commenceront-en-janvier/ Fri, 19 Dec 2025 13:21:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111688 Ottawa et Washington rouvrent le dialogue commercial.

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Le premier ministre Mark Carney a confirmé que le Canada entamera en janvier des discussions formelles avec les États-Unis afin de revoir l’accord de libre-échange.

Dans un communiqué publié jeudi soir, le cabinet du premier ministre a annoncé que le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, rencontrera ses homologues américains à la mi-janvier.

Le cabinet de Mark Carney a aussi affirmé que le gouvernement fédéral a l’intention de conclure des accords commerciaux avec d’autres partenaires économiques dans la prochaine année.

Mark Carney a fait part de ces informations aux premiers ministres des provinces et des territoires lors d’une rencontre tenue virtuellement jeudi après-midi.

Selon Mark Carney, les irritants commerciaux signalés par les États-Unis font partie d’une « discussion beaucoup plus large » sur le commerce continental.

Mark Carney estime que le Canada et les États-Unis ont « énormément à gagner » à coopérer dans des secteurs économiques clés.

L’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), entré en vigueur en 2020, doit faire l’objet d’une renégociation obligatoire en 2026.

Selon le représentant commercial de Washington, la révision de l’ACEUM dépendra de la résolution des préoccupations concernant les politiques canadiennes sur les produits laitiers, l’alcool et les services numériques.

Jamieson Greer a fait savoir que les Américains s’inquiètent de l’accès au marché laitier canadien et des exportations de certains produits laitiers par le Canada.

Jamieson Greer a affirmé que son bureau collaborera avec le Canada et le Mexique afin de déterminer les questions qui peuvent être traitées sur une base bilatérale et celles qui nécessitent les efforts des trois pays.

Mark Carney a affirmé que le Canada avait clairement exprimé son intention de protéger la gestion de l’offre des produits agricoles.

« Nous continuons à soutenir cette position », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Ottawa avec le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.

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L’ACEUM n’est « pas nécessairement en danger » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/laceum-nest-pas-necessairement-en-danger/ Wed, 17 Dec 2025 13:41:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111680 Assure Mark Carney.

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Le premier ministre Mark Carney estime que l’entente commerciale entre le Canada, les États-Unis et le Mexique « n’est pas nécessairement en danger », mais que des changements sont à prévoir au moment de sa révision en 2026.

Le chef libéral a fait ces commentaires lors d’une entrevue de fin d’année diffusée mardi soir sur les ondes de Radio-Canada et de RDI.

Questionné par le chef d’antenne Patrice Roy sur l’avenir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), Mark Carney a répondu : « je crois que l’ACEUM va changer, ce n’est pas nécessairement en danger, mais ça va changer, comme tous les autres accords des relations commerciales des Américains ».

Selon le premier ministre, « c’est l’une des raisons » pour lesquelles il est important « de voyager et de trouver des accords avec des partenaires fiables ». Mark Carney revenait ainsi sur l’une des premières questions de l’animateur concernant ses nombreux déplacements à l’étranger depuis le début de son mandat.

« Il faut voyager parce qu’il faut rendre notre pays plus indépendant, plus prospère, plus fort. Et le Canada a ce dont le monde veut », a d’abord déclaré le chef libéral en début d’entrevue.

Mark Carney a refusé de dire s’il avait été « rassuré » par le président américain Donald Trump à la suite de récentes discussions. Les négociations avec l’administration actuelle à la Maison-Blanche comportent « toujours des changements » et de l’instabilité, a-t-il avancé.

Le premier ministre canadien a néanmoins indiqué que, lors d’une récente réunion avec Donald Trump et leur homologue mexicaine, Claudia Sheinbaum, où les trois ont discuté du processus de révision de l’ACEUM, « il n’y a pas (eu) de suggestion de déchirer (l’entente) ».

Selon l’accord entre les trois pays, l’ACEUM doit faire l’objet d’un premier examen conjoint en 2026, six ans après son entrée en vigueur.

Par ailleurs, Mark Carney maintient que la campagne publicitaire de l’Ontario contre les droits de douane de Washington a eu un effet sur la décision de Donald Trump de rompre les négociations commerciales avec le Canada en octobre dernier.

Il y avait « presque un deal » sur la table, mais « le président a changé son attitude à ce moment-là. C’était clair », a soutenu Mark Carney.

Donald Trump avait décidé de mettre un terme aux négociations commerciales avec Ottawa, prétextant les publicités contre les droits de douane lancées par le gouvernement ontarien aux États-Unis au cours de l’automne.

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Le monde retient son souffle avant la décision de la Cour suprême sur les droits de douane de Trump https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/le-monde-retient-son-souffle-avant-la-decision-de-la-cour-supreme-sur-les-droits-de-douane-de-trump/ Fri, 07 Nov 2025 12:07:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110942 Le président dispose encore d’options si la Cour bloque les tarifs.

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Partout dans le monde, y compris au Canada, les pays retiennent leur souffle en attendant la décision de la Cour suprême des États-Unis. Celle-ci doit déterminer si le président Donald Trump est habilité à continuer d’utiliser son outil de prédilection : les droits de douane.

Quelle que soit la décision de la Cour, l’administration Trump devrait maintenir des droits de douane sur les produits des partenaires commerciaux des États-Unis.

« Une décision négative de la Cour suprême serait catastrophique pour notre pays », a déclaré Donald Trump aux journalistes dans le bureau Ovale jeudi.

La Cour suprême, à majorité conservatrice, a examiné mercredi les arguments relatifs à deux recours distincts contre l’utilisation par Trump de la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA) pour imposer des droits de douane.

Donald Trump a utilisé cette loi sur la sécurité nationale, plus connue sous le nom d’IEEPA, pour imposer ses droits de douane dits « du Jour de la Libération » et des droits de douane sur le fentanyl au Canada, au Mexique et à la Chine.

Le principal avocat de Donald Trump devant la Cour suprême, le solliciteur général D. John Sauer, a été confronté à des questions pointues lors de son audition mercredi. Plusieurs juges ont exprimé leur scepticisme quant à l’utilisation par le président de l’IEEPA pour mettre en œuvre son vaste programme tarifaire.

Les juges ont examiné attentivement le texte de loi — notamment la formulation relative au pouvoir du président de « réglementer » les importations — afin de déterminer si cela autorise les droits de douane de grande envergure imposés par Donald Trump.

Des juges libéraux et conservateurs ont pressé l’avocat de Donald Trump d’expliquer pourquoi le président utiliserait cette loi pour instaurer des droits de douane alors qu’elle ne mentionne ni le terme « droits de douane » ni aucun de ses synonymes.

Ils ont également fait remarquer à D. John Sauer que l’IEEPA avait été utilisée à maintes reprises par ses prédécesseurs, notamment pour des sanctions, mais que Donald Trump était le seul à l’avoir employée pour des droits de douane.

John Sauer a soutenu que Donald Trump utilisait l’IEEPA pour réglementer le commerce extérieur plutôt que pour lever des fonds — malgré les affirmations publiques répétées de Donald Trump selon lesquelles ces droits enrichissaient l’Amérique.

La Constitution américaine réserve au Congrès le pouvoir en matière de fiscalité et de droits de douane. Les juges se sont penchés sur les implications plus larges de l’octroi de pouvoirs tarifaires étendus au président. Le juge Neil Gorsuch, nommé par Donald Trump, a suggéré qu’une fois ce pouvoir conféré au président, il serait quasiment impossible pour le Congrès de le lui reprendre.

« C’est un cercle vicieux qui conduit à une accumulation progressive et continue de pouvoir au sein de l’exécutif, au détriment des représentants élus du peuple », a déclaré le juge Gorsuch.

Malgré les réticences exprimées lors de l’audience de mercredi, les juges conservateurs majoritaires ont jusqu’à présent hésité à freiner l’expansion sans précédent du pouvoir exécutif sous l’administration Trump.

UNE DÉCISION D’ICI JUIN

La Cour suprême américaine a jusqu’en juin pour rendre sa décision, mais on s’attend à ce qu’elle intervienne plus tôt.

Si la Cour se prononce contre l’administration Trump, elle annulera probablement les droits de douane de 35 % imposés à l’ensemble des produits canadiens. Ces droits ne s’appliquent pas aux marchandises conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

L’équipe de Donald Trump a affirmé que si la Cour se prononce contre lui, il envisagera d’autres moyens pour mener à bien son vaste programme de droits de douane. Un revirement de la Cour suprême compliquerait la tâche de Donald Trump pour modifier arbitrairement les niveaux de droits de douane. Au cours du siècle dernier, le Congrès a adopté des lois accordant au président un certain contrôle sur les droits de douane dans certaines situations, mais elles sont toutes plus restrictives que l’IEEPA.

Donald Trump pourrait se référer à l’article 338 de la loi tarifaire de 1930, qui autorise le président à imposer des droits de douane allant jusqu’à 50 % aux pays qui accordent un traitement plus favorable aux importations en provenance d’autres pays qu’aux produits américains. L’article 338 n’a jamais été utilisé par un président auparavant.

Donald Trump pourrait également se référer à l’article 301 de la loi sur le commerce de 1974, qui autorise le président à prendre des mesures commerciales si une enquête conclut que les politiques d’un partenaire commercial sont déraisonnables et discriminatoires. Cependant, cette loi exige des enquêtes pays par pays sur la politique commerciale avant l’imposition de droits de douane.

L’article 122 de la loi sur le commerce de 1974 autorise le président à appliquer des droits de douane allant jusqu’à 15 % pour remédier à des déficits importants et graves de la balance des paiements. Ces droits de douane ne peuvent rester en vigueur que pendant 150 jours avant de devoir être approuvés par le Congrès pour être maintenus.

La décision de la Cour suprême n’aura aucune incidence sur l’utilisation accrue par Donald Trump des droits de douane en vertu de l’article 232 de la Loi de 1962 sur l’expansion du commerce — des droits de douane qui pénalisent déjà fortement les industries canadiennes de l’acier, de l’aluminium, de l’automobile, du bois et du cuivre.

Donald Trump a indiqué son intention de cibler d’autres industries avec ces droits de douane.

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Le pire semble passé pour l’économie canadienne https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-pire-semble-passe-pour-leconomie-canadienne/ Thu, 16 Oct 2025 12:05:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110315 La reprise est en cours, mais l’avenir de l’ACEUM plane sur les perspectives, selon BMO.

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Malgré les risques persistants liés aux tarifs douaniers, le pire semble passé pour l’économie canadienne, estime BMO Marchés des capitaux.

Dans un nouveau rapport économique, les analystes de la banque soulignent que, malgré l’incertitude entourant les échanges commerciaux, l’économie a survécu à la contraction du deuxième trimestre et montre désormais des signes de reprise.

« Le PIB réel s’est légèrement redressé en juillet, ce qui place la croissance sur la bonne voie pour atteindre, voire dépasser, notre estimation actuelle de 0,5 % en rythme annualisé au troisième trimestre », indique le rapport.

La consommation des ménages s’est raffermie après un début d’année marqué par la prudence face aux tensions commerciales avec les États-Unis.

« Les ménages font tout leur possible pour amortir le choc de la guerre commerciale », notent les économistes.

Avec la chute marquée des voyages vers les États-Unis, des milliards de dollars ont été redirigés vers le tourisme intérieur, précisent-ils, ajoutant qu’un TSX en forte progression stimule également les dépenses.

À moins d’une escalade des tensions commerciales, les exportations et les investissements des entreprises devraient bientôt se stabiliser, selon le rapport.

Par ailleurs, le prochain budget fédéral devrait comporter « d’importantes mesures de relance budgétaire » qui, combinées à une politique monétaire accommodante, devraient soutenir la reprise économique au cours des prochains trimestres.

Cependant, le marché du logement et le marché du travail demeurent « les maillons faibles de la chaîne économique », avertissent les économistes.

Le plus grand risque demeure toutefois la possibilité que Washington se retire de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), qui atténue pour l’instant les effets des droits de douane.

« Si cela devait se produire, l’économie canadienne serait vraisemblablement plongée en récession », conclut BMO.

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Baisse du taux directeur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/baisse-du-taux-directeur/ Wed, 17 Sep 2025 13:48:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109878 La Banque du Canada a tranché.

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Suivant la prédiction des experts, la Banque du Canada (BdC) a abaissé son taux cible du financement à un jour de 25 points de base, le ramenant à 2,5 %. Le taux officiel d’escompte s’établit désormais à 2,75 %, tandis que le taux de rémunération des dépôts est fixé à 2,45 %.

Après être restée ferme lors des trois dernières annonces, malgré les tensions liées la guerre commerciale, la banque centrale du Canada a choisi d’abaisser son taux directeur. Cette annonce était plus qu’attendu par la plupart des experts.

« Pendant la récente période de bouleversements commerciaux, le Conseil de direction a procédé avec prudence, en portant une attention particulière aux risques et aux incertitudes pour l’économie canadienne », explique le gouverneur Tiff Macklem dans sa déclaration préliminaire à la conférence de presse suivant la décision de politique monétaire.

« C’est pas mal un consensus, au vu des dernières informations, que la Banque du Canada devrait décréter cette baisse-là », déclarait ainsi Jimmy Jean, économiste en chef à Desjardins quelques jours avant l’annonce officielle. Selon lui, l’économie a besoin de stimulation.

Dans son annonce, la BdC souligne que la croissance économique mondiale montre des signes de ralentissement.

Aux États-Unis, les consommateurs font preuve de prudence face à la hausse de l’inflation et le ralentissement de la croissance de l’emploi. En Europe, les droits de douane mettent également un frein à la croissance.

« Après être demeurée résiliente face à la hausse marquée des droits de douane américains, la croissance économique mondiale montre maintenant des signes de ralentissement », observe Tiff Macklem.

« C’est parti. Un nouveau cycle de baisse des taux a officiellement commencé. La faiblesse du marché du travail au pays et le répit accordé par la Réserve fédérale américaine ont ouvert la voie à un nouvel assouplissement des conditions par la Banque du Canada. L’économie canadienne a connu des difficultés ces derniers mois, et les données sont désormais trop faibles pour être ignorées », commente par courriel Pierre-Benoît Gauthier, Vice-Président, Stratégie de Placement chez IG Gestion de Patrimoine.

Moins d’optimisme dans les chiffres

Les droits de douane et l’incertitude commerciale pèsent lourd sur l’économie canadienne. Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut canadien a reculé d’environ 1,5 %. Dans le même temps, les exportations ont chuté de 27 %. Les investissements des entreprises ont baissé.

« L’économie canadienne est touchée tant par les droits de douane que par l’imprévisibilité de la politique commerciale des États-Unis », analyse Tiff Macklem.

Du côté des ménages, la consommation a connu une solide progression ces derniers mois. Toutefois, la Banque du Canada s’attend à un ralentissement à court terme.

Les chiffres liés à l’emploi sont en baisse ces deux derniers mois. La croissance de l’emploi a ralenti, reflétant de faibles intentions d’embauche. Le taux de chômage, en hausse depuis mars, a atteint 7,1 % en août, et la croissance des salaires continue de se modérer.

En août, l’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation s’est chiffrée à 1,9 % et à 2,4 % abstraction faite des taxes.

« L’inflation ne constitue plus une raison convaincante d’attendre. […] Après trois réunions consécutives sans changement, le risque de croissance a définitivement dépassé le risque d’inflation », souligne Pierre-Benoît Gauthier.

« Les effets perturbateurs des changements commerciaux feront monter les coûts et pèseront sur l’activité économique. Il est difficile de prédire l’ampleur des hausses de coûts, quels produits seront touchés et la façon dont elles pourraient être répercutées sur les prix à la consommation », résume le gouverneur Tiff Macklem.

« Vu la stabilité relative des droits de douane américains depuis quelques semaines, l’incertitude à court terme pourrait avoir légèrement diminué. Mais l’attention se tourne maintenant vers l’examen prochain de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Les nouvelles menaces de l’administration américaine voulant qu’elle utilise les droits de douane pour exercer des pressions géopolitiques contribuent également à l’incertitude mondiale », continue-t-il.

Face à l’affaiblissement de l’économie et aux risques persistants liés à l’inflation, le Conseil de direction a conclu qu’une baisse du taux directeur s’imposait afin de mieux équilibrer les risques.

« Un degré considérable d’incertitude demeure. Mais étant donné que l’économie s’est affaiblie et que les risques à la hausse entourant l’inflation ont diminué, le Conseil de direction a jugé qu’une réduction du taux directeur était appropriée pour mieux équilibrer les risques dans l’avenir », commente Tiff Macklem.

Malgré cette baisse et les menaces entourant l’ACEUM, Tony Stillo, directeur de l’économie canadienne chez Oxford Economics, et Michael Davenport, économiste principal ne croient pas qu’il s’agisse du début d’un véritable cycle de baisse des taux menant à une politique monétaire fortement expansionniste.

Ces derniers tablent sur une autre réduction de taux de 25 points de base lors de la prochaine réunion avant que la BdC ne fasse une pause. Ils soulignent d’ailleurs qu’un important plan de relance budgétaire est attendu dans le budget fédéral cet automne, ce qui devrait assurer un soutien temporaire à l’économie.

« Au sud de la frontière, l’orientation politique devrait être similaire, et nous prévoyons que lors du prochain cycle, les deux économies chercheront à maintenir les taux réels à peine au-dessus de zéro. Cela permettra également à l’inflation de contribuer à réduire le poids de la dette. Il n’est pas clair s’il s’agit là de l’objectif secret de la stratégie ou d’un effet secondaire heureux, mais ça ne pourra certainement pas nuire aux budgets des deux pays. Ce n’est peut-être pas une bonne nouvelle pour les détenteurs d’obligations, mais pour les actions, c’est un contexte favorable », ajoute Pierre-Benoît Gauthier.

Une bonne nouvelle pour les futurs propriétaires

Cette baisse représente une excellente nouvelle pour les Canadiens en quête d’une propriété, de même que pour les détenteurs de prêts hypothécaires à taux variable et ceux qui s’apprêtent à renouveler leur emprunt. Bien que les mensualités demeurent plus élevées qu’à l’époque des taux historiquement bas de 2020-2021, les conditions actuelles sont déjà nettement plus avantageuses qu’il y a un an, souligne Alexandre Bélanger, directeur de district chez TD, dans un courriel envoyé à la rédaction.

Il estime que le taux directeur a chuté de plus de 40 % depuis septembre 2024. Ce repli pourrait inciter de nombreux acheteurs potentiels à revenir sur le marché, malgré le prix élevé des maisons.

Ces bouleversements des dernières années ont d’ailleurs modifié les comportements des emprunteurs, observe l’expert. « Les consommateurs magasinent de plus de plus et essaient de prévoir leur achat ou leur renouvellement hypothécaire », note-t-il.

Quant au choix entre un taux fixe ou variable dans le contexte actuel, il rappelle qu’il n’existe pas « de solution universelle lorsqu’il est question de prêts hypothécaires ». Tout dépend des besoins et de la situation de chaque emprunteur. D’où l’importance, selon lui, de consulter un professionnel.

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Légalité des droits de douane : Trump veut un jugement rapide https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/legalite-des-droits-de-douane-trump-veut-un-jugement-rapide/ Wed, 03 Sep 2025 12:48:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109405 La Cour suprême aura peu de temps pour se prononcer sur cette question.

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Le président américain, Donald Trump, a indiqué qu’il demanderait mercredi à la Cour suprême d’annuler une décision d’une cour d’appel fédérale qui a jugé illégaux un grand nombre de ses droits de douane.

« Si vous supprimiez les droits de douane, nous pourrions devenir un pays du tiers-monde, a prévenu Donald Trump. Nous demandons donc une décision accélérée. »

Vendredi dernier, la Cour d’appel fédérale des États-Unis a jugé que les droits de douane imposés par le locataire de la Maison-Blanche à l’occasion du soi-disant « Jour de la Libération » et les droits liés au fentanyl outrepassaient les pouvoirs que lui confère la loi sur la sécurité nationale qu’il a utilisée pour les imposer.

Le président américain a utilisé une loi de 1977 sur les pouvoirs d’urgence économique internationale pour imposer des droits de douane à une grande partie du monde, bien que la loi n’inclue pas l’expression « droit de douane » ni ses synonymes.

La cour d’appel a précisé que les droits de douane pourraient être maintenus pendant que l’administration Trump porte l’affaire devant la Cour suprême.

« Nous pensons aller devant la Cour suprême demain, car nous avons besoin d’une décision rapide », a indiqué Donald Trump.

Le président a réagi avec véhémence à la décision de vendredi, affirmant que la Cour est libérale et que les personnes à l’origine de la plainte venaient de pays étrangers.

L’audience combinait deux affaires. L’une concernait cinq petites entreprises américaines contestant spécifiquement les droits de douane internationaux imposés par le président, et l’autre provenait de 12 États qui s’opposaient à la fois aux droits de douane du « Jour de la Libération » et aux droits de douane liés au fentanyl.

Donald Trump a affirmé que, sans les droits de douane, les États-Unis se retrouveraient « en grande difficulté » et a imputé la chute des marchés financiers de mardi à l’instabilité causée par la décision.

La loi utilisée par Donald Trump pour justifier ses droits de douane relève de la sécurité nationale et confère au président le pouvoir de contrôler les transactions économiques après avoir déclaré l’état d’urgence national.

Aucun président ne l’avait jamais utilisée pour imposer des droits de douane avant que Donald Trump ne déclare l’état d’urgence en raison du trafic international de fentanyl, imposant des droits de douane à l’échelle de l’économie canadienne. Ces droits de douane ne touchent pas les marchandises conformes à l’Accord commercial Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).

En avril, le président Trump a étendu sa guerre commerciale au monde entier en imposant des droits de douane à presque tous les pays, affirmant que les déficits commerciaux américains constituaient une urgence nationale.

Certains partenaires commerciaux des États-Unis ont conclu des accords avec l’administration Trump, notamment le Royaume-Uni, le Japon, le Vietnam, l’Indonésie et l’Union européenne, mais des droits de douane élevés demeurent en vigueur.

Le cas du Canada

Un accord avec le Canada n’a jamais été conclu et Donald Trump a augmenté les droits de douane sur le Canada à 35 % début août, invoquant le trafic de fentanyl et les droits de douane de rétorsion du Canada pour justifier cette augmentation.

Les données du gouvernement américain indiquent qu’une infime quantité de fentanyl est saisie à la frontière nord.

Le premier ministre Mark Carney a averti qu’il était peu probable que le Canada soit complètement épargné par les droits de douane de Donald Trump.

Une grande partie du commerce transfrontalier est actuellement protégée par l’ACEUM, mais de nombreuses industries canadiennes subissent les contrecoups des droits de douane sectoriels distincts imposés par le président Trump sur l’acier, l’aluminium, le cuivre et l’automobile. Les responsables canadiens s’inquiètent également de l’arrivée imminente de droits de douane sur le bois d’œuvre.

Même si la Cour suprême américaine rejette les politiques commerciales de Donald Trump, ces droits de douane dommageables pourraient rester en vigueur, car le président a utilisé différents pouvoirs en vertu de l’article 232 de la Trade Expansion Act de 1962 pour les instaurer.

Le ministre du Commerce canado-américain, Dominic LeBlanc, a rencontré le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, à Washington la semaine dernière. Il a déclaré que des progrès avaient été réalisés concernant un nouvel accord économique et de sécurité entre les deux pays. Les responsables canadiens cherchent un moyen d’atténuer les pressions exercées par les droits de douane ciblés de Donald Trump.

Le président Trump a réitéré mardi son affirmation selon laquelle le Canada aurait été appelé au sujet de son projet de bouclier antimissile, le « dôme d’or ». Le dirigeant américain a affirmé que le Canada devrait débourser 61 G$ et 71 G$ pour y adhérer.

« Le Canada souhaite vivement être inclus dans ce projet », a assuré le président en annonçant le transfert du Commandement spatial américain du Colorado à l’Alabama. « Et nous allons trouver une solution avec eux, je l’espère. »

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Économie : les dirigeants des banques adoptent une attitude prudente https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/economie-les-dirigeants-des-banques-adoptent-une-attitude-prudente/ Fri, 29 Aug 2025 11:24:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109346 Le pessimisme n’est pas encore de mise.

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Le ton était plus prudent que pessimiste cette semaine, alors que les dirigeants des six grandes banques canadiennes publiaient leurs résultats du troisième trimestre et évoquaient la probabilité que les troubles géopolitiques et les turbulences commerciales continuent d’obscurcir la situation dans les mois à venir.

« Les tensions commerciales mondiales pourraient entraîner un ralentissement de la croissance et une hausse de l’inflation dans de nombreux pays, dont le Canada et les États-Unis », a indiqué Victor Dodig, président et chef de la direction de la Banque CIBC, aux analystes lors d’une conférence téléphonique jeudi.

« Nous prévoyons que la baisse des taux d’intérêt contribuera à soutenir la croissance économique, tandis que la politique budgétaire offrira un soutien ciblé aux secteurs les plus touchés par les négociations commerciales », a-t-il ajouté.

La CIBC, dont les bénéfices trimestriels ont dépassé les 2 milliards de dollars (G$) et les attentes du marché, est bien positionnée pour résister à la volatilité, a ajouté Victor Dodig.

« Quel que soit le contexte macroéconomique, nous continuerons d’exécuter notre stratégie. Nous continuerons de soutenir nos clients. Nous continuerons de contrôler ce que nous contrôlons et de positionner la CIBC pour qu’elle maintienne sa solidité », a-t-il soutenu.

Il semble y avoir un sentiment partagé parmi les dirigeants de grandes banques : si l’optimisme prudent est justifié quant à l’économie, la prudence est de mise tant que l’avenir de l’accord commercial Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) demeure incertain.

« Au début de l’année, mon indicateur d’incertitude était très élevé et il l’est aujourd’hui moins », a mentionné Darryl White, chef de la direction de BMO Groupe financier, lors d’une conférence téléphonique mardi, alors que sa banque annonçait une hausse de 25 % de son bénéfice net trimestriel, à 2,33 G$.

« Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’incertitude », a-t-il nuancé.

Le président et chef de l’exploitation du Groupe Banque TD, Raymond Chun, a souligné jeudi que la dynamique du commerce mondial « reste fluide », avec un examen de l’ACEUM prévu l’année prochaine.

« Bien que les entreprises canadiennes aient bénéficié de cet accord commercial, les droits de douane, et plus particulièrement les tarifs sectoriels, créent de l’incertitude commerciale et des distorsions économiques, avec des répercussions importantes sur les secteurs les plus exposés », a-t-il précisé.

Les économies canadienne et américaine ont fait preuve de résilience malgré l’incertitude, mais leur dynamique s’est ralentie.

« Nous n’en sommes qu’aux prémices. Il faudra probablement beaucoup de temps avant que l’impact complet des droits de douane soit bien compris », a-t-il rappelé.

La TD a annulé une perte de l’année précédente pour enregistrer un bénéfice trimestriel de 3,3 G$.

La Banque Scotia a vu ses provisions pour pertes sur créances diminuer de 1,05 G$ à 1,04 G$.

Cependant, le chef de la gestion du risque de la Scotia, Phil Thomas, a déclaré mardi aux analystes que la durabilité de cette tendance n’était pas certaine.

« L’économie canadienne traverse une période agitée. L’incertitude commerciale continue de peser sur nous. Le consommateur canadien montre encore des signes de stress », a-t-il souligné.

La Banque Scotia a annoncé une hausse de 32 % de son bénéfice trimestriel, à 2,53 G$.

La Banque Royale du Canada a indiqué que ses provisions pour pertes sur créances ont augmenté par rapport à l’année précédente pour atteindre 881 millions de dollars (M$), et son chef de la gestion des risques a indiqué que ce chiffre devrait rester élevé compte tenu de la persistance des tensions commerciales.

« Face à l’incertitude persistante de ce trimestre, nous avons maintenu notre prudence et conservé une pondération élevée de nos scénarios baissiers, conformément au trimestre précédent », a affirmé Graeme Hepworth aux analystes mercredi.

La plus grande banque du Canada a enregistré une hausse de 20 % de son bénéfice trimestriel, à 5,4 G$.

Le PDG de la Banque Nationale, dont le siège social est à Montréal, s’est dit encouragé par la manière dont les gouvernements fédéral et provinciaux cherchent à apporter des changements durables pour stimuler la productivité et la résilience économique.

« Les investissements dans l’énergie, la sécurité et les infrastructures essentielles à la construction nationale stimuleront la croissance et nous mettront sur la bonne voie », a soutenu Laurent Ferreira.

Le bénéfice trimestriel de la Banque Nationale a légèrement progressé, passant de 1,03 G$ un an plus tôt à 1,07 G$.

Le bénéfice par action ajusté de chacune des banques a dépassé l’estimation moyenne des analystes compilée par LSEG Data & Analytics, à l’exception d’un manque à gagner d’un cent pour la Banque Nationale.

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