Valeurs Mobilières TD | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/valeurs-mobilieres-td/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 04 Feb 2026 13:01:10 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Valeurs Mobilières TD | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/valeurs-mobilieres-td/ 32 32 FNB : tendances émergentes du secteur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-tendances-emergentes-du-secteur/ Wed, 04 Feb 2026 13:01:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112203 Les FNB à gestion active poursuivent leur élan.

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« Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont devenus l’instrument par défaut des conseillers pour élaborer des portefeuilles au Canada », affirme Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNB chez Placements Mackenzie, dont la firme vient de publier un rapport intitulé Perspectives des FNB pour 2026.

Les chiffres confirment cette assertion. Atteignant 714 milliards de dollars (G$) à la fin de 2025, l’actif total des FNB canadiens a augmenté de 37,6 % en 2025, soit à un rythme supérieur au taux de croissance annuel composé de 23 % dans la dernière décennie. Certes, avec un actif total s’élevant à 2528 G$ à la fin de 2025, selon les statistiques de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI, précédemment IFIC), les fonds communs de placement (FCP) gardent encore le haut du pavé sur le plan des actifs détenus. Mais depuis 2022, autant la croissance que l’intérêt ont définitivement basculé du côté des FNB.

Après avoir connu des rachats nets de 44 G$ et 56 G$ en 2022 et 2023, les ventes nettes de FCP sont devenues positives à nouveau, atteignant 15 G$ en 2024, puis 40,5 G$ en 2025. Pendant tout ce temps, les créations nettes de FNB n’ont jamais fléchi :  36 G$ en 2022, 37 G$ en 2023,75 G$ en 2024. En 2025, selon l’analyse de Banque Nationale du Canada Marchés financiers, elles ont bondi de 166 % : 125 G$, l’actif total sous gestion grimpant de 195 % à 714 G$.

La nouvelle réalité des FNB se décline en trois développements de fond, selon Placements Mackenzie : le retour, via les FNB, de la gestion active traditionnelle ; l’accès à des stratégies systématiques (factorielles qui privilégient la qualité, la valeur, la croissance, le momentum ou la faible volatilité) ; l’émergence des fonds alternatifs liquides.

Montée en flèche de la gestion active

À la fin de 2025, l’actif sous gestion dans les FNB à gestion active était passé à 217 G$ et représentait 28 % de l’actif total. En 2015, la part des FNB à gestion active était de 14 %, mais n’accaparait que 12 G$ des actifs. Laurent Boukobza caractérise comme gestion active « tout ce qui n’est pas indiciel ». Dans sa forme la plus accomplie, la gestion active est la même, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un FCP : sélection de titres, orientation stratégique, variation de l’allocation, etc.

Cependant, souligne-t-il, « on peut être très actif avec du passif ». Il donne l’exemple d’un fonds de fonds chez Mackenzie composé de huit fonds indiciels, mais où un gestionnaire fait une allocation active en s’appuyant sur de la gestion algorithmique et de l’analyse de marché par une intelligence artificielle (IA).

L’attrait de la gestion active répond au désir, de la part des conseillers, « de combiner l’analyse active avec la liquidité et l’efficacité des FNB, écrit Mackenzie. La distinction entre “gestion active” et “FNB” s’estompe (…) permettant aux conseillers de s’appuyer sur la même prise de décision basée sur la conviction et la recherche fondamentale qu’offraient auparavant uniquement les fonds communs de placement. »

Selon Mackenzie, ce déplacement vers la gestion active sera renforcé par la phase 3 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3) qui porte sur la divulgation du coût total des fonds. Celui-ci « devrait procurer une plus grande transparence quant aux frais et permettre de mieux comparer les coûts de l’ensemble des produits de placement. » Pour les conseillers canadiens, « cet élan est l’occasion de différencier leur proposition de valeur en tirant parti des FNB à gestion active pour exprimer des points de vue stratégiques et tactiques, gérer le risque et démontrer leur expertise en construction de portefeuille ».

Imbrication des stratégies systématiques

On appelle « systématiques » les stratégies qui recourent à la notion de « facteur » comme la valeur, la croissance, la qualité, le momentum ou la volatilité.

« Les stratégies systématiques et fondées sur des facteurs deviennent discrètement l’épine dorsale des portefeuilles FNB modernes, affirme l’étude de Mackenzie. En 2026, on ne se demandera plus s’il faut utiliser des facteurs, mais comment les intégrer au mieux. L’objectif n’est pas de remplacer la gestion active, mais de la combiner avec des expositions rigoureuses et basées sur des règles qui renforcent la cohérence à long terme. »

Avec une volatilité élevée, on constate que l’information est intégrée de plus en plus rapidement, rappelle Laurent Boukobza : « On voit que différents facteurs peuvent s’appliquer à différents régimes de marché et qu’on peut en faire une rotation systématique pour ajuster le style de gestion au régime de marché en force. Le processus systématique, qui fait appel à des processus testés à travers le temps, permet la reproduction des rendements. »

Émergence de l’alternatif

Une catégorie plus jeune encore que les FNB, les fonds alternatifs liquides ont rapidement percé dans le paysage des FCP. À présent, leur déplacement vers les FNB est plus fulgurant encore. Ici, on parle de stratégies qui se caractérisent par le recours à du levier financier, à de la vente à découvert, à des instruments dérivés, surtout des options. Laurent Boukobza identifie les catégories suivantes comme appartenant aux « alternatifs liquides » : actions en position acheteur/vendeur, revenu fixe en position acheteur/vendeur, actions inversées, actions à levier, revenu fixe à levier.

Valeurs mobilières TD comptait 277 FNB de type alternatif liquides au Canada lesquels cumulent 22,9 G$ en actifs sous gestion, soit 3,2 % de l’actif en FNB canadien à la fin de décembre 2025. L’année dernière, ces fonds ont capté 7,2 G$ en créations nettes, soit 6 % des créations nettes annuelles. Les FNB alternatifs liquides ont ainsi dépassé l’actif en FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), qui s’établissait à 21,3 G$ à la fin de 2025 et dont les créations nettes s’établissaient à 1,47 G$ selon VMTD.

« Les conseillers peuvent désormais intégrer des placements non traditionnels liquides directement dans les portefeuilles afin d’atteindre un éventail plus large d’objectifs, écrit Mackenzie, notamment la gestion de la volatilité, la production de revenus et l’amélioration des rendements d’un portefeuille grâce à des stratégies d’extension d’alpha. »

Laurent Boukobza donne l’exemple d’un fonds alternatif liquide de Mackenzie, le Fonds américain d’extension d’alpha Mackenzie GQE, qui a recours à un peu de levier et à la vente à découvert, et qui réplique le fonds institutionnel Quantative US Core Extended Strategy, également de Mackenzie Le premier fonds n’a pas encore un an de parcours, par contre le fonds institutionnel, lancé en août 2020, affiche depuis sa création une surperformance annuelle de 310 points de base par rapport à l’indice S&P 500.

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Claire Van Wyk-Allan quitte AIMA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/claire-van-wyk-allan-quitte-aima/ Tue, 20 Jan 2026 12:04:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111920 NOUVELLES DU MONDE – Pour poursuivre de nouveaux défis.

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Après huit années à AIMA, dont deux ans à titre de directrice générale, responsable du Canada et de l’engagement des investisseurs, Amériques, Claire Van Wyk-Allan annonce son départ pour « entamer une nouvelle aventure professionnelle » via un post LinkedIn.

« J’ai été extrêmement fière, honorée et privilégiée de travailler avec nos membres dévoués, mes collègues formidables et notre industrie dans son ensemble pour faire avancer la mission d’AIMA, à la fois en tant que personnel et ancien membre de notre comité exécutif d’AIMA Canada », déclare-t-elle sur LinkedIn.

Alors qu’elle quittera définitivement son poste le 20 mars prochain, Claire Van Wyk-Allan assure travailler avec l’équipe d’AIMA pour embaucher et former un remplaçant, « tout en réalisant notre feuille de route AIMA Canada 2026 ».

Claire Van Wyk-Allan quitte AIMA pour un poste chez Valeurs Mobilières TD division Prime Brokerage.

« C’est une opportunité passionnante de continuer à apprendre et à construire tout en diversifiant mon expérience professionnelle avec une équipe formidable », se réjouit-elle.

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Finfluenceurs : les régulateurs encadrent, des zones grises restent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/finfluenceurs-les-regulateurs-encadrent-des-zones-grises-restent/ Wed, 14 Jan 2026 11:37:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111828 FOCUS FNB — Dans certains cas, les influenceurs devraient être encadrés comme des employés.

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L’augmentation du phénomène des influenceurs financiers, aussi désignés « finfluenceurs », et leurs auditoires croissants imposait que cette activité soit encadrée. C’est un tel cadre que les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) et l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) proposent dans un avis émis le 11 décembre dernier.

Un « finfluenceur », ou influenceur financier, selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), est « toute personne qui crée du contenu diffusé en ligne (par exemple, sur des blogues, des forums de discussion ou divers médias sociaux) afin de donner des astuces ou des conseils sur la gestion des finances, l’investissement ou l’atteinte d’objectifs financiers. »

La hausse du phénomène coïncide avec celle des investisseurs autonomes (do-it-yourself ou DIY investors). « Des directives mises à jour sont nécessaires quand on considère la croissance rapide du secteur des investisseurs autonomes, surtout actifs en FNB, juge Banque Nationale Marchés financiers. Depuis 2011, l’investissement en FNB par les “autonomes” est en hausse accélérée ; Investor Economics calcule que ce segment est passé de 34,3 % de l’actif total au détail en FNB à 45,9 % en seulement 4,5 années. »

En effet, les régulateurs constatent « que les investisseurs individuels jeunes et peu expérimentés sont nombreux à puiser leurs renseignements en matière d’investissement dans les médias sociaux ».

L’interdit du conseil personnalisé

Un finfluenceur passe dans l’orbite de surveillance des régulateurs quand il traverse du territoire des avis généraux à celui des conseils personnalisés. Tant qu’il en demeure aux généralités, il bénéficie de « la dispense relative aux conseils généraux, qui prévoit que l’inscription à titre de conseiller n’est pas obligatoire si les conseils fournis ne visent pas à répondre aux besoins de la personne qui les reçoit ».

Un avertissement s’impose : « la personne dispensée qui a un intérêt financier ou autre sur les titres qu’elle recommande doit en faire mention ». Cette mention doit être « claire, bien en vue et suffisamment étoffée pour faire connaître au public la nature précise des honoraires ou de l’intérêt financier ».

Attention, il n’y a pas seulement le conseil personnalisé qui rend un finfluenceur susceptible d’enregistrement, fait valoir Valeurs mobilières TD (VMTD). « Si un finfluenceur fournit des liens permettant à ses abonnés d’acheter ou de vendre certains titres via une plateforme de trading

et reçoit une rémunération de la part de ses abonnés ou de la plateforme, cela constitue un acte visant à promouvoir une transaction. Dans ce cas, le finfluenceur serait tenu d’obtenir l’enregistrement approprié. »

Un finfluenceur, comme un employé

Avec l’avis actuel des organismes de réglementation, le phénomène des finfluenceurs devient un sujet de préoccupation très spécifique pour les personnes enregistrées et les émetteurs de produits. « Le finfluenceur qui reçoit quelque forme de paiement pour la commercialisation des services d’un courtier inscrit ou d’un conseiller inscrit, avertit l’AMF, pourrait être partie à une “entente d’indication de clients” et, de ce fait, être assujetti à des obligations prévues par la législation en valeurs mobilières. »

VMTD précise certains aspects plus subtils qui pourraient échapper aux personnes enregistrées. Ainsi, plusieurs investisseurs qui suivent des finfluenceurs sont des clients de courtiers chargés uniquement de l’exécution des transactions (par exemple, les courtiers à escompte/en ligne). Or, ces courtiers n’ont pas le droit de faire des recommandations à leurs clients. « Ils doivent donc s’assurer, avertit VMTD, qu’ils ne font pas indirectement de telles recommandations ou ne facilitent pas les activités enregistrables par des tiers non enregistrés à la suite d’un accord de recommandation avec un finfluenceur. »

Les émetteurs de titres doivent également traiter avec beaucoup de soin toute relation avec un finfluenceur, comme le détaille Marché des capitaux CIBC. Ainsi, « les émetteurs qui engagent des finfluenceurs pour susciter l’intérêt pour leurs titres doivent considérer le contenu des médias sociaux comme faisant partie de leur empreinte en matière de divulgation publique.

« Les organismes de réglementation attendent des émetteurs qu’ils veillent à ce que le contenu soit factuel et équilibré, sans fausses déclarations ni activités créant une apparence trompeuse de négociation ou un prix artificiel ; qu’ils évitent la divulgation sélective d’informations prospectives ; qu’ils veillent à ce que le paiement des relations promotionnelles soit clairement indiqué, qu’ils empêchent les pratiques frauduleuses ou trompeuses de leurs partenaires promotionnels. »

VMTD trace la ligne avec plus de sévérité encore : « En tenant compte des risques et responsabilités des émetteurs, ils devront évaluer de plus près les finfluenceurs et les traiter comme leurs propres employés. »

Dans l’avis des ACVM, les régulateurs recommandent aux émetteurs d’être proactifs lorsqu’ils font affaire avec un finfluenceur pour la promotion de leurs titres : « Ils sont censés prendre des mesures pour veiller à ce que ce dernier soit bien au fait des obligations relatives aux communications publiques qui leur incombent en vertu de la législation en valeurs mobilières. Ils peuvent notamment lui fournir de la formation et des indications appropriées. Nous attendons également des émetteurs qu’ils mettent en place des contrôles adéquats afin que les déclarations faites pour leur compte par les finfluenceurs soient conformes aux dispositions applicables de la législation en valeurs mobilières », lit-on dans l’avis des ACVM.

Éclaircissements nécessaires

VMTD salue l’initiative des régulateurs à l’endroit des finfluenceurs, tout en relevant certaines zones grises qui requerront plus de précisions. Par exemple, les conseils généraux implicites dans des portefeuilles modèles sans lien à un courtier strictement transactionnel constituent une zone floue, juge VMTD. Pourtant, souligne ce courtier, ces modèles sont un véhicule de choix par lequel les finfluenceurs ont un impact sur les investisseurs.

Certaines questions demeurent également pour un émetteur canadien relié à un émetteur qui œuvre dans plusieurs juridictions. Par exemple, demande VMTD, « si un émetteur ayant des activités à l’échelle mondiale rémunère un finfluenceur basé à l’étranger pour promouvoir ses FNB à partir de ses activités américaines, mais que la promotion ou les modèles incluent également des FNB canadiens, existe-t-il des exigences pour l’émetteur canadien ? »

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Protégeons le secteur canadien des FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/protegeons-le-secteur-canadien-des-fnb/ Wed, 14 Jan 2026 10:56:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111826 ZONE EXPERTS — Dans bien des cas, privilégier un FNB coté au Canada est avantageux pour des Canadiens.

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Alors que nous venons de clore 2025, nous pouvons officiellement la qualifier d’année record pour l’écosystème canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) : des créations nettes records de plus de 122 milliards de dollars (G$), un actif sous gestion record de plus de 802 G$ non-ajusté (714 G$) ajusté) et une croissance de l’actif sous gestion de 268 G$ notamment grâce à la vigueur des marchés.

2025 a également été marquée par l’essor et l’adoption des FNB à gestion active, qui représentent désormais 32 % des actifs sous gestion des FNB canadiens, 65 % des créations nettes de FNB en 2025 et plus de 50 % de tous les FNB canadiens cotés en Bourse[1].

Ce segment du marché (ainsi que le secteur des fonds communs de placement) pourrait être confronté à une concurrence nouvelle et inégalée en 2026 avec l’expiration du brevet de Vanguard sur les séries FNB de fonds communs (ETF share class) aux États-Unis[2]. L’expiration du brevet a ouvert la voie aux sociétés de fonds communs de placement américaines pour déposer et lancer des versions FNB de leurs fonds communs de placement existants, accordant ainsi à ces fonds communs de placement dotés de la structure FNB un traitement fiscal plus avantageux.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de certaines des sensibilisations menées par divers acteurs du marché canadien des FNB[3][4].

Bien que les investisseurs canadiens ne soient pas légalement autorisés à acheter des fonds communs de placement américains, nous avons un accès (presque) illimité aux titres et aux FNB cotés en Bourse aux États-Unis… Selon les estimations de RBC, la Securities and Exchange commission (SEC) pourrait approuver jusqu’à 1 200 FNB dans les mois à venir, créant ainsi potentiellement 1 200 solutions d’investissement accessibles aux investisseurs canadiens et en concurrence directe avec les FNB actifs et les fonds communs de placement canadiens.

Ces catégories de FNB seront probablement gérées de manière active et leur prix sera fixé de manière agressive, car elles bénéficient d’économies d’échelle sur un marché intérieur plusieurs fois plus grand que le marché canadien. Ces séries FNB profitent également d’une réglementation et d’une fiscalité qui placent les FNB américains dans une position avantageuse par rapport au cadre fiscal actuel canadien. Les FNB américains ne sont pas touchés par la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat (Allocation to redeemers) de l’Agence de revenu du Canada ni par les taxes de vente sur les frais de gestion, contrairement aux fonds d’investissement destinés aux investisseurs canadiens.

À la fin de 2025, environ 30 % de tous les actifs détenus en FNB par des Canadiens, qu’ils soient des investisseurs institutionnels et de détail, seront investis dans des produits américains, selon Investor Economics.

L’Association canadienne des FNB (ACFNB) et de nombreux participants dans l’écosystème canadien des FNB ont présenté des propositions et des arguments au gouvernement fédéral visant à garantir un marché concurrentiel équitable où les produits nationaux ne sont pas structurellement désavantagés.

Parmi ces propositions, l’ACFNB milite pour le rétablissement de la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat qui a été supprimé en 2019 au Canada. Or, celle-ci est toujours en vigueur aux États-Unis, offrant aux FNB cotés aux États-Unis un avantage fiscal majeur, tout comme la suppression/réduction de la taxe de vente sur les frais de gestion, les FNB cotés aux États-Unis n’y étant pas soumis.

Avantages pour les clients canadiens

Malgré ces différences, les FNB canadiens offrent de nombreux avantages pour les investisseurs canadiens, comme le souligne un récent billet sur les FNB de Valeurs mobilières TD[5]:

Protection des investisseurs : les FNB canadiens sont réglementés au Canada pour les investisseurs canadiens, ce qui n’est pas le cas des FNB cotés aux États-Unis, ce qui rend difficile de déterminer le niveau de protection qui serait accordé aux investisseurs en dehors des États-Unis.

Gestion des devises : les devises constituent un facteur de risque supplémentaire lors d’investissements dans des actifs étrangers. Les FNB cotés au Canada et libellés en dollars canadiens atténuent ou couvrent l’impact des fluctuations entre le dollar canadien et le dollar américain. Cela pourrait avoir une incidence importante sur le rendement des placements d’un investisseur. Pour les investisseurs canadiens qui souhaitent s’exposer au dollar américain, de nombreux FNB cotés au Canada sont offerts en dollars américains, ce qui leur donne cette option s’ils le souhaitent.

L’efficacité fiscale et d’autres implications fiscales ont également été analysées dans des publications précédentes[6] : l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte lors de l’acquisition d’un FNB. Pour les investisseurs canadiens, investir dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans le cadre de comptes non enregistrés.

Les implications fiscales négatives potentielles liées à l’investissement dans des FNB cotés aux États-Unis ont été examinées et résumées par les fournisseurs de FNB[7].

Comme l’ont publié Prerna Mathews et Ron Landry au nom de l’ACFNB[8], « l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte dans l’acquisition de parts de FNB. Pour les investisseurs canadiens, l’investissement dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans les comptes non enregistrés. Les FNB canadiens sont assujettis aux lois fiscales canadiennes, et les distributions de ces FNB sont traitées comme un revenu de source canadienne, qui peut faire l’objet d’une imposition plus favorable que le revenu étranger.

De plus, en ce qui concerne les régimes d’épargne-retraite comme les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), les FNB cotés en bourse au Canada procurent un avantage fiscal important en général.

Il est important que les conseillers prennent en considération que lorsqu’un investisseur canadien détient des titres américains directement ou par l’intermédiaire d’un FNB coté en bourse aux États-Unis, il est assujetti à une retenue d’impôt étranger de 15 % sur les dividendes de source américaine. Toutefois, en vertu d’une convention fiscale conclue entre le Canada et les États-Unis, cette retenue d’impôt sur les revenus de source américaine peut être évitée si un REER détient directement les titres américains. En revanche, le fait de détenir un FNB coté en bourse au Canada qui investit dans des titres américains, dans un REER, ne permet pas de bénéficier de la même exemption de retenue d’impôt. Si un investisseur canadien cherche à maximiser l’efficacité fiscale de son REER, un FNB coté en bourse aux États-Unis pourrait être un placement à envisager pour l’exposition de ses actifs étrangers.

Si un client investit dans un compte enregistré ou un CELI, lorsqu’il ajoute une exposition aux actions étrangères, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada qui fait directement l’acquisition des actions étrangères peut vous permettre d’éviter la double retenue d’impôt étranger. S’il investit dans un compte non imposable, lorsqu’on ajoute une exposition aux obligations du Trésor américain, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada peut vous permettre d’éviter la retenue d’impôt étranger.

Il est toujours prudent pour un investisseur canadien d’avoir une meilleure connaissance des autres facteurs fiscaux avant d’investir dans un FNB américain. Par exemple, les FNB américains sont considérés comme des actifs américains aux fins de l’impôt américain sur les successions, quelle que soit la résidence ou la citoyenneté de l’investisseur. Contrairement au régime fiscal canadien, le régime fiscal américain impose la valeur des actifs détenus par la personne décédée. Un résident canadien détenant un FNB américain pourrait être assujetti à l’impôt américain sur les successions et à l’impôt canadien sur le revenu à son décès. De plus, un investisseur canadien devra produire le formulaire T1135 et le déposer auprès de l’Agence du revenu du Canada si le coût total des biens étrangers qu’il possède dépasse 100 000 $ à tout moment de l’année ».

En résumé, l’année 2025 a été marquée par une forte croissance et une adoption massive des FNB actifs, ce qui a profité tant aux investisseurs canadiens qu’à l’écosystème canadien des FNB. L’année 2026 et l’évolution du cadre réglementaire américain pourraient entraîner des conséquences imprévues sur le marché canadien des FNB, avec une forte augmentation potentielle du nombre de FNB cotés aux États-Unis accessibles aux investisseurs canadiens. Comme toujours, les investisseurs devront faire preuve de diligence raisonnable et approfondir leur réflexion afin d’évaluer et de comprendre correctement les implications d’un investissement dans des FNB cotés aux États-Unis s’ils choisissent de le faire.

Clause de non-responsabilité : Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions de vente et de suivi, ainsi qu’à des frais de gestion et autres. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs ne sont pas des placements garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire. Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres, ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’achat, ni comme une promotion, une recommandation ou une commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’intégralité, nous ne pouvons en garantir l’utilisation ou l’interprétation.

[1] ETF-strategy.pdf

[2] This SEC decision will have huge consequences for Canada’s capital markets – The Globe and Mail

[3]CETFA-Article.pdf

[4] N’alourdissez pas les coûts des investisseurs, demande l’ACFNB | Finance et Investissement

[5] ETF-strategy.pdf

[6] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

[7] Aspects fiscaux importants pour les investisseurs en FNB

[8] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

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En 2025, les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse profitent de la volatilité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/en-2025-les-fnb-a-effet-de-levier-et-a-effet-de-levier-inverse-profitent-de-la-volatilite/ Wed, 10 Dec 2025 11:21:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111269 FOCUS FNB - Ces fonds, qui permettent aux investisseurs de spéculer sur les marchés, enregistrent de solides afflux.

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Les tensions géopolitiques et commerciales qui se sont intensifiées en 2025 ont alimenté l’intérêt des investisseurs pour les produits leur permettant de miser sur la direction des marchés, ou de segments particuliers des marchés.

Cela inclut les fonds négociés en Bourse (FNB) à effet de levier et les FNB à effet de levier inverse, qui utilisent différentes stratégies, notamment les dérivés et l’endettement, pour fournir des multiples positifs ou négatifs, respectivement, de la performance d’un indice ou d’un actif sous-jacent sur une période donnée. Ces stratégies peuvent amplifier autant les gains que les pertes.

Au 30 septembre, ces fonds avaient enregistré environ 4,2 milliards de dollars en souscriptions nettes, soit environ un tiers de leurs actifs sous gestion actuels. En septembre, ils ont attiré 907 millions de dollars, fracassant leur record mensuel d’entrées de capitaux, selon la Financière Banque Nationale.

Les acteurs et observateurs du secteur s’attendent à ce que les actifs et le nombre de ces fonds poursuivent leur croissance. Ils rappellent toutefois que ces produits ne conviennent pas à tous les investisseurs et qu’une meilleure éducation sur les risques qu’ils comportent demeure essentielle.

« À mesure que la participation des investisseurs de détail aux marchés des FNB augmente, les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse resteront probablement attrayants pour certains groupes d’investisseurs », indique Tiffany Zhang, directrice de la recherche et de la stratégie FNB chez Marchés des capitaux Banque Nationale, à Toronto.

« Toutefois, comparativement à la migration continue vers les produits à faible coût et à large diversification, ces FNB à effet de levier et à effet de levier inverse demeureront probablement une part croissante, mais relativement petite, de l’univers des FNB. »

Léger effet de levier, afflux importants

Selon Tiffany Zhang, les « solides » afflux vers cette catégorie de fonds se concentrent surtout dans les FNB dotés d’un effet de levier modéré. Ces produits utilisent des emprunts de trésorerie auprès de courtiers principaux pour augmenter l’exposition du portefeuille de 25 % ou 33 %, de façon à viser 1,25 ou 1,33 fois la performance du placement sous-jacent.

Certains de ces FNB intègrent également des options d’achat couvertes afin d’augmenter leurs rendements.

Evolve Funds Group est l’une des firmes qui misent sur les FNB à effet de levier modéré. Elle offre trois fonds qui utilisent un effet de levier de 25 % et une stratégie active de vente d’options couvertes pouvant aller jusqu’à 33 % de leurs portefeuilles. Elle propose également deux FNB qui appliquent uniquement un effet de levier de 25 % pour offrir 1,25 fois les mouvements quotidiens du bitcoin et de l’ether.

Contrairement à d’autres gestionnaires qui proposent à la fois des FNB à effet de levier et des FNB à effet de levier inverse, Evolve n’offre que des produits à effet de levier. La firme a toujours adopté une philosophie résolument haussière, souligne Raj Lala, président et chef de la direction d’Evolve, de Toronto.

Il ajoute que les FNB à levier modéré peuvent être détenus sur des périodes plus longues que les produits dotés d’un levier plus important, généralement utilisés pour le day trading.

« Cela n’a jamais vraiment été notre domaine de prédilection ou notre public cible », indique l’expert.

Plus de levier, plus de risques

Le public cible des FNB à effet de levier fort et à effet de levier inverse est tout autre. Ces produits sont proposés notamment par LongPoint Asset Management et par la gamme BetaPro de Global X Investments Canada. Elles utilisent des dérivés pour offrir jusqu’à deux ou trois fois les rendements positifs ou négatifs d’un actif ou d’un indice sous-jacent. Global X propose aussi des FNB légèrement levierisés en dehors de sa gamme BetaPro.

Les deux firmes ont introduit des FNB à effet de levier triple et à effet de levier inverse au Canada plus tôt cette année. Auparavant, les investisseurs canadiens devaient se tourner vers les États-Unis pour accéder à ces produits.

Ces FNB, qui appliquent un levier de 200 % ou 300 %, sont conçus « pour répondre à la demande croissante d’outils tactiques de négociation à court terme », sans que les investisseurs aient à ouvrir des comptes sur marge ou à investir directement dans des dérivés, explique Raghav Mehta, vice-président, stratège FNB chez Global X, à Toronto. Ces produits permettent ainsi aux investisseurs de détail avertis d’accéder à des outils auparavant réservés aux investisseurs institutionnels chevronnés.

« Contrairement au trading sur marge ou à la vente à découvert, vous ne pouvez pas perdre plus que votre mise initiale », précise Raghav Mehta.

Global X, qui a introduit les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse au Canada en 2008, dispose d’une vaste gamme de produits offrant une exposition quotidienne à divers indices, comme le Nasdaq 100 ou le TSX 60, et à différents actifs, tels que l’or, le pétrole et le bitcoin (techniquement une marchandise).

Selon Raghav Mehta, les produits dotés d’un levier de 200 % ou 300 % jouent un rôle à court terme dans les portefeuilles, notamment lors de pics de volatilité, d’annonces de tarifs, de décisions monétaires, d’événements géopolitiques ou de publications de résultats, autant de moments « qui créent de courtes fenêtres d’opportunités de négociation et de profit potentiels, parfois en quelques heures à peine ».

Steve Hawkins, président et chef de la direction de LongPoint, partage cet avis. Sa firme a lancé cette année une série de nouveaux FNB à effet de levier et à effet de levier inverse, permettant aux investisseurs avertis de prendre des positions quotidiennes basées sur leurs convictions concernant divers indices, actions et matières premières.

« Sur le long terme, la philosophie est d’acheter, de détenir et de rester investi. Mais ce n’est pas toujours facile pour tout le monde de rester les bras croisés, assure-t-il. Les investisseurs prennent leur avenir en main, s’approprient leurs portefeuilles et utilisent les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse pour mettre en œuvre leurs idées, réflexions et anticipations. »

Avec plus de leviers viennent davantage de risques.

Selon la performance de l’actif sous-jacent, les gains peuvent être amplifiés, tout comme les pertes.

De plus, les FNB à double ou triple levier, ainsi que les FNB à effet de levier inverse, réinitialisent leur exposition quotidiennement. Cela signifie qu’ils sont conçus pour offrir un multiple donné de la performance quotidienne d’un actif pour une seule journée de négociation. Sur des périodes plus longues, surtout en marchés volatils, l’effet de composition peut entraîner des écarts importants par rapport aux rendements attendus, prévient Raghav Mehta.

« Ces produits dépendent du parcours, sont sensibles à l’érosion liée à la volatilité et aux risques de composition, résume-t-il. En raison du rééquilibrage quotidien, nous ne recommandons pas de les détenir plus d’une journée de négociation. »

Autre élément à surveiller : le risque de liquidité. Les besoins de rééquilibrage quotidien et l’utilisation de dérivés peuvent entraîner un élargissement des écarts acheteur-vendeur et nuire à l’efficacité des transactions.

Cette dynamique diffère de celle des FNB à levier léger, qui ont généralement recours à l’emprunt en trésorerie plutôt qu’aux dérivés et n’ont pas forcément besoin d’être rééquilibrés chaque jour, explique Andres Rincon, directeur général et responsable des ventes et de la stratégie FNB chez Valeurs mobilières TD, à Toronto.

Selon lui, ces produits plus modérés attirent un plus large éventail d’investisseurs, notamment des conseillers et des investisseurs de détail en quête de rendement, « parce qu’ils sont moins volatils ».

Certains gestionnaires ont tenté de réduire le risque global en couvrant ces fonds contre le risque de change.

Parmi les autres éléments à considérer : les frais d’exploitation plus élevés des FNB à effet de levier (notamment les ratios des frais d’opération) et la difficulté potentielle de maintenir des distributions élevées, selon la stratégie et le fournisseur, commente Tiffany Zhang. Les compétences du gestionnaire en gestion de la volatilité, ainsi que la maîtrise du programme de levier et d’options, lorsque pertinent, sont également déterminantes pour la performance.

Éducation financière nécessaire

Les participants du secteur s’attendent à ce que les FNB à effet de levier et à effet de levier inverse poursuivent leur croissance en nombre et en popularité.

« À en juger par la croissance, je pense que ça va simplement continuer », analyse Raj Lala.

En parallèle, ils soulignent l’importance d’une meilleure éducation des investisseurs sur le fonctionnement et les risques de ces produits.

Cela est particulièrement vrai pour les FNB à levier double ou triple, et leurs équivalents inverses, car « beaucoup d’investisseurs ne comprennent pas pleinement ce qu’est l’érosion du bêta (beta decay) et peuvent se retrouver coincés en supposant que le levier est linéaire et qu’il n’y a pas de réinitialisation quotidienne », continue Raj Lala.

Global X publie d’ailleurs du contenu éducatif en parallèle de ses lancements, indique Raghav Mehta, précisant que la firme souhaite « transmettre les bonnes connaissances aux utilisateurs, surtout à mesure que des produits plus innovants voient le jour ».

Andres Rincon appuie ces initiatives des fournisseurs et des régulateurs visant à renforcer l’éducation des investisseurs, soulignant que « de nombreuses mesures de protection devraient accompagner la négociation de ces produits, car encore une fois, ces FNB ne devraient pas être détenus à long terme, ce qui est pourtant souvent le cas dans la réalité ».

« Tout le monde devrait comprendre ce qui se trouve sous le capot de son FNB et ce que signifie réellement le levier », estime-t-il.

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FNB : risques d’exiger au moins deux PA par fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-risques-dexiger-au-moins-deux-pa-par-fonds/ Wed, 12 Nov 2025 10:45:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110972 FOCUS FNB - Les régulateurs doivent avoir une approche équilibrée, selon l’industrie.

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Il n’est pas évident qu’on devrait forcer les émetteurs de fonds négociés en Bourse (FNB) de signer une entente avec au moins deux participants autorisés (PA) considérant leur rôle crucial dans le fonctionnement et la liquidité d’un FNB, d’après des membres de l’industrie financière.

Ceux-ci répondaient ainsi à la consultation 81-409 portant sur le rehaussement de la réglementation en matière de fonds négociés en Bourse des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

Communément nommés courtiers désignés, les PA sont les seuls participants au marché qui sont autorisés par le gestionnaire d’un FNB à créer et à racheter des parts d’un tel fonds, ce qui leur permet d’ajuster l’offre de parts du FNB à la demande du marché. En plus de ce rôle qu’ils remplissent sur le marché primaire, les PA sont aussi d’importants fournisseurs de liquidité pour les FNB du marché secondaire en général (achats et vente de parts de FNB).

Dans le secteur des FNB, la coexistence des marchés primaire et secondaire donne lieu à des occasions d’arbitrage qui facilitent le rapprochement du cours des parts des FNB et de la valeur sous-jacente du portefeuille du FNB.

« Notre analyse d’impact montre des preuves statistiques qu’un plus grand nombre de PA était associé à un plus faible écart de prix par rapport à la valeur liquidative, ce qui suggère qu’un plus grand nombre de PA peut contribuer à améliorer le mécanisme d’arbitrage d’un FNB », lit-on dans une étude de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario à la base de cette consultation.

Le fait d’avoir un seul PA autorisé pour un FNB crée donc un risque advenant une défaillance du PA, ce qui ferait accroître de manière significative l’écart cours acheteur/cours vendeur durant la période de défaillance. Il s’agit également d’un risque commercial pour un émetteur d’un FNB, d’où la suggestion des ACVM d’imposer un nombre minimal de deux PA par FNB.

Une minorité de mémoires déposés auprès des régulateurs du Québec et de l’Ontario sont en faveur de cette proposition, dont certains groupes de défense des intérêts des investisseurs et Mackenzie Investments. « Obliger d’avoir au moins deux PA est raisonnable, écrit cet émetteur de fonds. Une surveillance accrue peut certainement aider à ce qu’un seul PA maintienne un arbitrage efficient, mais une manière plus robuste d’assurer cet arbitrage est de favoriser » la présence de multiples PA qui se livrent concurrence.

« Les courtiers en placement que nous représentons ont observé des cas où des émetteurs de FNB ont refusé des demandes légitimes de courtiers non affiliés souhaitant agir à titre de participants autorisés (PA), et ont plutôt choisi de conclure des ententes de participation avec des courtiers liés ou affiliés », signale Annie Sinigagliese, du Conseil Indépendant Finance et Innovation du Canada (CIFIC).

Étant donné que cette pratique soulève un conflit d’intérêts important et nuit à une saine concurrence sur le marché, le CIFIC souhaite que les ACVM exigent la présence de plusieurs participants autorisés indépendants.

FAIR Canada appuie la proposition des ACVM pour des raisons d’équité et de protection des clients, mais convient qu’une telle exigence présente des défis pour les FNB nichés, plus petits ou lancés récemment. « Dans les cas où le fait d’avoir un seul PA soit dû à des contraintes légitimes, nous recommandons que les ACVM interdisent des ententes exclusives avec des PA afin de s’assurer que l’ajout de nouveau PA soit faisable. »

FAIR Canada, tout comme Investor Advisory Panel, jugent que les émetteurs de fonds devraient divulguer les FNB pour lesquels un seul PA agit pour son compte.

Prudence svp

La majorité des mémoires présentée conviennent que la présence d’un seul PA pour un FNB représente un risque, mais qu’imposer deux PA par FNB constitue une barrière à l’entrée indue qui risque de saper l’innovation et nuire aux petits acteurs.

Ainsi, nombre de membres de l’industrie financière soulignent que la présence de plusieurs participants autorisés (PA) est bénéfique, assure la continuité des activités et favorise la concurrence, ce qui améliore l’efficience du marché et les résultats pour les investisseurs.

Or, « la simple présence de plusieurs PA “sur papier” ne garantit pas nécessairement une participation ou une cotation active », fait valoir l’Association canadienne des FNB (ACFNB).

« Les PA doivent aussi être incités économiquement à coter quotidiennement ; sans cet engagement, la présence de plusieurs PA peut n’avoir que peu d’impact réel sur les résultats pour les investisseurs », poursuit l’association.

L’enjeu est que les nouveaux émetteurs ou les émetteurs de plus petite taille peuvent avoir du mal à attirer plus d’un PA, compte tenu du nombre de produits déjà en marché et des importantes exigences en capital et en systèmes nécessaires pour agir à ce titre. C’est sans compter que les FNB nichés ou à faible volume de transactions peuvent ne pas offrir des occasions de négociation ou d’arbitrage suffisantes pour motiver plusieurs PA à participer.

« Les pratiques internationales offrent aussi des pistes de solution. En Europe, les émetteurs de FNB versent souvent des honoraires aux teneurs de marchés afin d’assurer un niveau minimal de liquidité sur leurs FNB. Au Canada, un tel cadre n’existe pas, ce qui peut rendre plus difficile pour les émetteurs plus petits ou plus récents d’obtenir plusieurs PA. Les régulateurs pourraient envisager d’examiner si des lignes directrices similaires relatives au soutien à la tenue de marché amélioreraient la cohérence et les résultats pour les investisseurs », écrit l’ACFNB.

Cette association soutient que le fait de n’avoir qu’un seul PA ne crée pas nécessairement un risque systémique nécessitant une intervention réglementaire, alors que cela peut accroître les risques opérationnels et les coûts pour les investisseurs.

« Imposer l’obligation d’avoir plus d’un PA représenterait un fardeau disproportionné pour les petites sociétés et pourrait décourager ou empêcher les petits gestionnaires de fonds de lancer de nouveaux FNB, ce qui réduirait la concurrence sur le marché », plaide l’AGPC.

Vanguard reprend par ailleurs l’argument présenté par Valeurs mobilières TD voulant que l’important ne soit pas le nombre de PA pour un FNB, mais la qualité des activités de maintien de marchés.

Certains deviennent des PA dans le cadre de leur fonction de tenue de marché, tandis que d’autres le deviennent principalement pour pouvoir faciliter l’exécution de transaction sur le FNB en question. Ces derniers ne doivent pas nécessairement être impliqués dans l’arbitrage de FNB ou dans la cotation active et constante de prix pour un FNB. Certains PA peuvent ne participer qu’à l’activité du marché primaire et ne pas fournir de liquidité quotidienne en tant que mainteneur de marché.

Bref, davantage de PA ne veut pas dire davantage de mainteneurs de marchés. Or, ce sont ces derniers qui favorisent la liquidité, pas seulement les PA.

Vanguard reconnaît « que l’accent devrait être mis sur la qualité, l’activité et l’engagement des PA plutôt que sur leur simple nombre. Une vérification diligente rigoureuse, une surveillance continue et des incitatifs bien alignés constituent des moyens plus efficaces de préserver l’intégrité du marché que l’imposition d’un nombre minimal de PA. »

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Un FNB devient rentable après cinq ans https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/un-fnb-devient-rentable-apres-cinq-ans/ Wed, 12 Nov 2025 10:39:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110968 FOCUS FNB — Le quart des FNB atteignent 50 M$ d'actifs un an après leur lancement.

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En moyenne, un fonds négocié en Bourse (FNB) a besoin d’environ cinq années pour atteindre un actif sous gestion de 50 millions de dollars (M$), soit un seuil approximatif qui lui permettra de générer des revenus suffisants pour excéder ses coûts opérationnels, selon Valeurs mobilières TD (VMTD), qui s’est intéressée au cycle de vie et à la probabilité de survie des FNB lancés au Canada.

Chaque jour de négociation boursière voit le lancement de 1,4 nouveau FNB au Canada ; aux États-Unis, la cadence est de 3,8, rapporte une étude de VMTD. Un tel rythme, apparemment effréné, « déclenche inévitablement des discussions dans l’industrie, à savoir si le secteur est surpeuplé », avance VMTD.

Une question connexe concerne le taux de mortalité : s’il y a trop de FNB, à quel rythme expirent-ils ? Quant à ceux qui survivent, comment le font-ils ?

Après tout, il n’y a aucune raison de maintenir en vie des produits « zombies », juge VMTD. Le lancement et la gestion d’un FNB « ont un coût pour l’émetteur et les mainteneurs de marché ; il faut donc avoir de bonnes raisons pour maintenir en vie un produit impopulaire. »

VMTD a procédé à une revue de tous les FNB actifs depuis 2016 (mais ne tient pas compte du biais de survie, susceptible d’influer sur les résultats). Selon VMTD, une règle empirique conservatrice au Canada établit à 50 M$ en actifs sous gestion (ASG) le seuil de rentabilité d’un FNB. Ce seuil varie selon plusieurs facteurs : économies d’échelle, coût d’implantation et de suivi de la stratégie, gestion indicielle ou active, etc, et varie en fonction de l’émetteur du FNB.

Selon VMTD, seulement 23 % des FNB atteignent un actif supérieur à 50 M$ au bout d’un an. Après cinq ans, 51 % y parviennent. Le rythme de croissance varie selon qu’il s’agit d’une gestion indicielle ou d’une gestion active : les FNB indiciels tardent un peu à rejoindre le seuil de 50 M$ par comparaison avec les FNB à gestion active, mais ils se rattrapent à partir de la troisième année. Toutefois, les deux stratégies atteignent les 50 M$ d’actifs au bout de cinq ans, dans une proportion de 51 % pour les FNB indiciels et de 50 % pour les FNB à gestion active.

Il y a une différence immense entre l’actif médian et l’actif moyen. Après cinq ans, l’actif sous gestion médian des FNB ayant soufflé leurs cinq bougies est de 52 M$, alors que l’actif sous gestion moyen s’établit à 226 M$. Cet écart s’explique par la forte popularité de certains FNB dont celui ayant le symbole boursier CSAV, qui a atteint 7,2 milliards de dollars (G$) d’actifs après cinq ans.

« La proportion (de FNB) ayant plus de 50 M$ d’actifs sous gestion demeure stable après cinq ans, ce qui indique que le succès se produit généralement au cours de cette période », indique VMTD.

Aux États-Unis, le rythme d’atteinte de la rentabilité est accéléré : 50 % des stratégies indicielles et 58 % des stratégies actives atteignent le seuil de 50 M$ après seulement deux ans. Après cinq ans, 78 % s’y rendent. Chez l’Oncle Sam, l’écart entre l’ASG médian et l’ASG moyen est plus marqué. Après une durée de vie de cinq ans, le premier est de 168 M$, le second, de 750 M$. Ici, la moyenne est fortement tirée par un champion, le FNB affichant le symbole SGOV, qui récoltait 46,7 G$ après cinq ans.

Attention, l’ASG n’est pas le seul facteur à tenir en compte dans la décision de laisser vivre ou mourir un FNB. Un facteur majeur, par exemple, tient à son appartenance à un groupe plus large de fonds. Plusieurs FNB ont maintenu un actif inférieur à 50 M$ au-delà de cinq ans, puis ont été retirés du marché ou fusionnés à un autre FNB. « Certains FNB étaient des versions couvertes contre le risque de change de FNB déjà établis, tandis que d’autres représentaient des séries de FNB de fonds communs de placement existants », précise VMTD.

Feuille de route des perdants

Il reste qu’un faible ASG entraîne plus de risques de voir un FNB fermer à cause d’un manque d’intérêt de la part des investisseurs. Les chiffres de VMTD montrent qu’au Canada, les fermetures de FNB surviennent surtout entre la deuxième et la quatrième année de leur existence. Aux États-Unis, les actes de décès sont nettement plus hâtifs ; ils se concentrent dans la deuxième année surtout, et se prolongent dans une moindre mesure au cours de la troisième. Après cinq ans de survie, les décès s’amenuisent considérablement, tant au Canada qu’aux États-Unis.

Au Canada, on retarde davantage la fermeture d’un FNB « malgré des niveaux d’ASG inférieurs », note VMTD. Aux États-Unis, les actes de décès sont émis plus rapidement.

Depuis 2016, constate VMTD, le taux de fermeture des FNB américains est supérieur à celui des FNB canadiens (20 % contre 16 %). Pour tous les FNB radiés au Canada, la durée de vie moyenne avant la fermeture est de 3,1 ans et la durée de vie médiane de 2,9 ans. Pour tous les FNB radiés aux États-Unis, la durée de vie moyenne avant la fermeture est de 2,6 ans et la durée de vie médiane de 2,2 ans.

Certaines catégories de FNB échappent à ces grandes moyennes. Les FNB de titres de revenu fixe ont la vie un peu plus longue : une durée de vie de 3,5 ans avant fermeture au Canada, 3,1 ans aux États-Unis. Les FNB alternatifs affichent une très bonne longévité : sur 126 FNB alternatifs recensés, seulement 8 sont fermés, un taux de 7 % par rapport à une moyenne de 16 % pour toutes les catégories. C’est dans les FNB d’allocation mixte et de produits de base que l’on compte le plus haut taux de mortalité.

« Fait à noter : il n’y a eu aucune fermeture de FNB du marché monétaire au Canada au cours des dix dernières années », indique VMTD.

Au Canada, les FNB à gestion active montrent un taux de fermeture légèrement inférieur à celui des FNB indiciels : 15 % contre 17 %. Cependant, aux États-Unis, où le marché des FNB à gestion active est plus jeune, ils affichent une très bonne tenue : un taux de fermeture de seulement 13 % par rapport à 32 % pour les FNB indiciels. Cela explique sans doute qu’une majorité de FNB soit désormais émise en gestion active.

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Vitaux, les mainteneurs de marché https://www.finance-investissement.com/edition-papier/guide-des-fnb/vitaux-les-mainteneurs-de-marche/ Mon, 10 Nov 2025 05:09:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110722 Au point d’encadrer leur rôle ? demandent les régulateurs.

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Plus un fonds négocié en Bourse (FNB) est soutenu par un grand nombre de mainteneurs de marchés (MM), meilleure est sa liquidité. Le problème est que l’inverse est aussi vrai, ont constaté la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) et les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) dans deux rapports étudiant l’efficacité du crucial mécanisme d’arbitrage par lequel les MM contribuent à cette liquidité par l’alignement des cours d’un FNB avec sa valeur liquidative.

Les régulateurs se demandent s’il faudrait imposer que les émetteurs de FNB signent des ententes avec au moins deux MM, dans leur intérêt et dans celui des investisseurs. La réponse n’est pas évidente.

Survolons le rôle des émetteurs de FNB, des MM et des participants autorisés (PA). Un émetteur signe une entente avec un ou plusieurs « courtiers autorisés », aussi désignés PA, qui sont les seuls autorisés à la création et au rachat de parts du FNB sur le marché primaire.

Le courtier désigné « est celui qui donne le capital initial à l’émetteur, un minimum d’un million de dollars, pour qu’il puisse lancer son FNB et le coter en Bourse », explique Frédéric Viger, co-chef des ventes institutionnelles, FNB, et lui-même MM chez Banque Nationale Marchés des capitaux. « Ce courtier devient ainsi le MM principal qui sera là pour assurer que le FNB ouvre à la bonne valeur et continue tout au long de la journée d’afficher des offres d’achat et de vente qui reflètent la valeur du titre. »

Des PA peuvent signer une entente avec l’émetteur, pour avoir le droit de créer ou de racheter des unités de fonds. « Les PA, précise Frédéric Viger, ont une responsabilité plus flexible. Ils peuvent très bien participer dans le marché seulement quand ça fait leur affaire. Le MM principal n’a pas le choix d’y être. »

D’autres courtiers peuvent agir comme MM à leur discrétion en affichant des offres d’achat et de vente pour des titres de FNB tout au long du jour de Bourse, ce qui accroît la liquidité et la profondeur du marché.

« Au cours des trois derniers mois, 51 courtiers au Canada ont publié au moins une fois une offre d’achat ou de vente sur un FNB coté sur le TSX au Canada pour un montant important (100 000 $ ou plus) », apprend-on dans une étude de Valeurs mobilières TD (VMTD). Or, seuls 19 d’entre eux ont régulièrement saisi des cours acheteur et vendeur pendant plus de 50 % des heures d’ouverture du marché au Canada sur au moins un FNB.

Au Canada, les banques sont les principaux mainteneurs de marché pour les FNB, compte tenu des exigences technologiques importantes et du capital requis pour les administrer, selon VMTD.

La Banque Nationale est une institution de premier plan dans ce secteur, selon Frédéric Viger : « Nous sommes MM principal sur environ 37 % de tous les FNB au Canada et nous avons une part de marché de 38 % des volumes échangés. Dans le marché en pleine explosion des FNB, c’est une position que les autres banques nous disputent âprement. Ça fait au moins cinq ans que nous maintenons la même part de marché. »

Au Canada, une large portion de transactions se font entre investisseurs et MM. Les MM apportent une valeur ajoutée en assurant des prix équitables, mais cela est souvent négligé par l’écosystème des FNB, d’après VMTD.

Pour un FNB, avoir un seul MM représente un risque commercial, selon VMTD : « Les FNB qui n’ont qu’un seul teneur de marché peuvent voir leurs écarts entre le cours acheteur et le cours vendeur s’élargir considérablement (multiplié par dix) lors de pannes imprévues. »

En décembre 2023, 71 FNB (gérés par cinq émetteurs), soit 8 % du total de ces fonds, comptaient un seul PA ; il s’agissait principalement de petits fonds représentant moins de 5 % de l’actif total en FNB canadiens, constate la CVMO : « Près de la moitié des FNB avaient au moins huit AP et représentaient à eux seuls près de 80 % de l’actif net total de l’échantillon. »

Par contre, le nombre de PA peut influencer l’efficacité de l’arbitrage, les FNB comptant un plus grand nombre de PA affichaient un plus faible écart de prix par rapport à la valeur liquidative, ajoute le régulateur.

D’après VMTD, pour 266 FNB qui ne comptaient qu’un seul MM en 2024, l’écart moyen entre prix et valeur liquidative était de 0,89 %. Pour 294 FNB qui comptent deux MM, l’écart baisse à 0,73 % ; puis pour 237 FNB où interviennent trois MM, l’écart chute à 0,34 %. De 2022 à 2024, le nombre de MM actifs par FNB est passé de 2,5 à 3,8. « Il est dans l’intérêt des émetteurs de recruter plus de MM pour appuyer leurs FNB », soutient VMTD.

Pourquoi un FNB a-t-il si peu de MM ? Divers facteurs l’expliquent, dont le faible Volume de transactions du FNB, qui réduit les possibilités d’arbitrage ainsi que l’absence de divulgation publique des actifs sous-jacents du fonds. Pour des raisons commerciales, un émetteur de fonds peut choisir de ne divulguer l’ensemble de ses actifs sous-jacents qu’à un seul PA. C’est parfois le cas pour les FNB gérés activement.

Les ACVM constatent que « la plupart des FNB canadiens sont liquides et fonctionnent bien, comme en témoignent des écarts de prix serrés et une déviation mince à l’endroit de la valeur liquidative ». Toutefois, en périodes de stress, on a vu s’installer d’importants écarts. Par exemple, quand la pandémie de la COVID-19 a débuté, « les écarts affichés et la déviation des prix par rapport à la valeur nette ont bondi à près de dix fois les valeurs normales, rapporte la CVMO. Toutefois, ils sont rapidement revenus aux écarts pré-pandémiques à l’intérieur de quelques mois ». En effet, en temps normal, l’écart médian quotidien entre cours et valeur nette est d’environ neuf points de base. Durant la COVID, il a explosé à 119 points de base.

Pour un émetteur de fonds, le fait d’avoir engagé plusieurs PA qui sont en mesure de négocier des parts du FNB réduit le risque qu’aucun PA ne puisse en créer ni en racheter. « Lorsque le marché est volatil, le fait d’avoir engagé un groupe diversifié de PA ayant des appétences pour le risque et des contraintes différentes accroîtrait également la probabilité qu’au moins un PA maintienne l’arbitrage », indiquent les ACVM.

L’ajout de PA serait aussi bénéfique, selon les ACVM : « Le fait que le gestionnaire du FNB ait déjà engagé un second PA capable de tenir le marché pourrait inciter le premier PA à maintenir des écarts acheteurs-vendeurs faibles et à suivre de près la valeur sous-jacente du FNB pour éviter de perdre des opérations. Il pourrait s’avérer particulièrement important de promouvoir un comportement concurrentiel dans le cas des FNB qui ne rendent pas publique l’information sur leur portefeuille aux fins d’arbitrage. »

Des gestionnaires de FNB ont indiqué aux ACVM que la conclusion d’accords avec de multiples PA réduisait la possibilité que des PA bénéficient injustement de l’information sur la composition du portefeuille qui n’est divulguée qu’aux PA, selon le rapport.

Les ACVM se demandent entre autres s’ils devraient imposer un nombre minimal de PA pour un FNB.

Il est indéniable qu’il y a corrélation entre le nombre de PA et l’efficacité du système d’arbitrage. Mais le lien de causalité est incertain. L’offre et la demande restent un enjeu fondamental.

« Un FNB qui ne se négocie pas beaucoup n’attirera pas des MM et ça n’améliorera pas l’écart acheteur-vendeur, dit Frédéric Viger. C’est le volume sur un FNB qui se négocie beaucoup qui va faire venir d’autres MM. Ce n’est pas le nombre de MM qui va réduire les écarts, mais la concurrence qui provient des acheteurs et vendeurs naturels ». « Si on n’est pas le MM principal sur un FNB, il est peu probable qu’on se précipite s’il n’y a pas de volume », explique Frédéric Viger se basant sur sa propre expérience.

Par ailleurs, établir un minimum de deux MM par FNB accroîtrait les barrières à l’entrée pour certains émetteurs de fonds. Souvent, ceux-ci ne jouissent pas des relations nécessaires même pour recruter un seul MM. Comme l’explique Frédéric Viger, des petits acteurs qui n’ont pas les relations requises recourent à des intermédiaires, qu’on désigne de l’appellation anglaise de white labeler. Ces derniers, après avoir réglé tous les détails administratifs et financiers de l’émission d’un nouveau FNB, approchent un courtier pour le convaincre que le risque d’avancer un million de dollars à la souscription est valable. C’est seulement si le FNB connaît le succès et trouve beaucoup d’acheteurs qu’il attirera d’autres MM.

Quant aux risques d’interruption de transactions autour d’un FNB, Frédéric Viger juge qu’ils tiennent surtout à la qualité et à l’efficience de l’équipe et des systèmes technologiques que le MM principal entretient. « Si ces systèmes ne sont pas efficaces, d’autres MM pourront aider les choses. Mais s’il est efficace, d’autres MM ne changeront pas grand-chose. » En fait, si les circonstances sont trop tendues et si le volume de transactions ne le justifie pas, aucun autre MM ne voudra intervenir.

Par ailleurs, les PA peuvent avoir des activités différentes les uns des autres, a précisé VMTD. Certains deviennent des PA dans le cadre de leur fonction de tenue de marché, tandis que d’autres le deviennent pour pouvoir faciliter l’exécution de transaction sur le FNB en question. Ces derniers ne doivent pas nécessairement être impliqués dans l’arbitrage de FNB ou dans la cotation active et constante de prix pour un FNB. Bref, davantage de PA ne veut pas dire davantage de MM. Or, c’est de ces derniers que les FNB ont besoin, explique VMTD.

Les ACVM se demandent aussi s’il faudrait interdire qu’un émetteur puisse conclure des accords d’exclusivité avec un PA principal. De telles ententes ont cours, croit Frédéric Viger, et tiennent souvent au fait que « le gestionnaire ne veut pas divulguer à toute la rue ses stratégies. Il ne veut pas révéler ses transactions et ses positions. L’exclusivité ne devrait pas être interdite ; le choix de l’émetteur devrait être respecté ».

Pour réduire le risque de panne chez un MM, peut-être faudrait-il imposer aux émetteurs qu’ils s’assurent de choisir un MM principal doté de systèmes solides qui ne flancheront pas, même s’il est difficile de le faire en pratique.

Pour inciter des MM à offrir une qualité minimale de tenue de marché, même s’il n’y a pas de raison économique de le faire, les émetteurs pourraient les payer, suggère VMTD : « Au Canada, un tel arrangement n’existe pas et les régulateurs devraient envisager de fournir des lignes directrices autour du modèle de rémunération de la tenue de marché. »

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FNB tendances obligataires https://www.finance-investissement.com/edition-papier/guide-des-fnb/fnb-tendances-obligataires/ Mon, 10 Nov 2025 05:07:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110719 Les FNB de courte échéance sont en demande et l'appétit pour le risque est accru.

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À l’instar de l’an dernier, les fonds négociés en Bourse (FNB) obligataires à courte durée ainsi que les FNB de marché large ont été en demande au cours des huit premiers mois de 2025. Malgré l’appétit actuel pour le risque, les investisseurs restent prudents entre autres en raison de la guerre tarifaire en cours et des perspectives sur l’endettement du gouvernement américain. Survol des tendances du secteur des FNB de titres à revenu fixe, qui comptait 167,8 milliards de dollars (G$) à la fin du mois d’août dernier, soit 26,6 % de l’actif en FNB canadiens.

Pour les huit premiers mois de 2025, les FNB de titres à revenu fixe ont capté 31 % des créations nettes de FNB canadiens, par rapport à 31,5 % pour toute l’année 2024, d’après Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Parmi les créations nettes de FNB de titres à revenu fixe de janvier à août 2025, celles des FNB de revenu fixe de marché large ont représenté 43 %, et celles des FNB à courte échéance, 28 %. Pour l’année 2024, ces proportions étaient respectivement de 54 % et 19 %, ces deux types de FNB représentant la part du lion des entrées nettes en FNB de titres à revenu fixe.

BNMF segmente autrement les entrées nettes de FNB de titres à revenu fixe pour les huit mois de 2025 et montre que celles des FNB de revenu fixe de sociétés canadiennes ont eu une part de 26 %, et celles de marché large canadien (Canada aggregate), 25 %. Pour 2024, ces parts étaient de 31 % et 33 % respectivement. Pour ces deux périodes, ces sous-catégories de FNB étaient les plus en demande.

Ces préférences pour les FNB obligataires d’entreprises et les FNB obligataires de marché total montrent un appétit de risque accru de la part des investisseurs, juge BNMF. « Les investisseurs, dans leur sélection de produits, ont à la fois accru la durée et descendu dans l’échelle de risque de crédit, affichant un appétit croissant pour plus de risque », notait-elle en mai.

Mais prudemment. On constate que les FNB du marché monétaire continuent d’attirer des capitaux, soit 23 % des créations nettes de FNB de titres à revenu fixe pour la première partie de 2025 et 12 % pour 2024, selon BNMF. « Les investisseurs ont adopté une approche assez tactique vis-à-vis des FNB à revenu fixe cette année, allongeant la duration après la hausse des rendements, puis la raccourcissant face aux incertitudes », commente-t-elle.

Haltérophiles obligataires

La faveur accordée au crédit à court terme et aux fonds obligataires de marché total témoigne cette année encore d’un goût marqué pour une stratégie de portefeuille en forme d’haltère (barbell shaped). Elle se définit comme une surpondération des titres à revenu fixe aux extrémités de la courbe des rendements obligataires et une sous-pondération des titres à échéance moyenne. « On voit cette stratégie gagner en faveur quand la courbe des taux d’intérêt est disloquée, alors que les taux à court terme et les taux à long terme sont plus attrayants », explique Laurent Boukobza, vice-président et stratège, FNB chez Placements Mackenzie.

Attention, toutefois : cet haltère qui surpondère les FNB à « court terme » et les FNB de « marché total » se situe uniquement à l’intérieur du Canada. De plus, nous avons affaire à une partie à long terme bigarrée étant donné que les FNB de marché total canadiens ont comme actif sous-jacent autant des échéances courtes que moyennes et longues ainsi que des obligations du gouvernement du Canada, des obligations provinciales et de sociétés. Par exemple, les FINB BMO obligations totales (ZAG) affichaient en septembre une duration moyenne pondérée de 7,05 ans ainsi que 41 % d’obligations fédérales, 32 % de titres provinciaux et 25 % de titres de sociétés.

L’haltère classique, où un portefeuille se divise nettement entre court terme et long terme, et où le moyen terme est sous-pondéré, n’est pas au goût du jour. Comme le font ressortir les statistiques de BNMF, les FNB à échéance à long terme ont capté 0,1 % des entrées nettes en FNB de titres à revenu fixe de janvier à août 2025. Notons que les FNB de crédit américain conservent une certaine popularité, affichant 23 % des entrées nettes des premiers mois de 2025, le quatrième sous-groupe le plus important du classement de BNMF.

Celui-ci ne précise pas quel type de crédit américain est populaire parmi les investisseurs canadiens. Toutefois, les bons du Trésor américain à long terme ont nettement perdu leur attrait, malgré des baisses importantes de taux à venir du côté de la Réserve fédérale.

« Pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, les investisseurs jugent qu’il y a des problèmes sérieux avec les finances publiques aux États-Unis, observe Yanick Desnoyers, chef économiste et stratège chez Addenda Capital. La dette est tout simplement trop élevée. Les bons du Trésor de 30 ans font peur ; selon les projections, on s’attend à ce que durant cette période, la dette se gonfle à 200 % du PIB. »

C’est un point de vue que partage Frédéric L’Heureux, gestionnaire de portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins. « Pour les obligations à long terme aux États-Unis, il y a des risques non négligeables avec les déficits élevés, et ça exerce une pression à la hausse sur la portion long terme des taux. On n’est pas rendu à un point de penser que ces titres offrent une opportunité. »

Valeurs mobilières TD souligne un événement qui a agité le monde américain des FNB au printemps, au moment où les annonces tarifaires américaines secouaient les marchés : l’élargissement de l’escompte entre le prix de certains FNB et leur valeur liquidative. Durant cette période de volatilité, d’importants escomptes et volumes de transaction ont touché les secteurs des FNB de prêts bancaires de premier rang, des FNB à rendement élevé et des FNB de titres de créance adossés à des prêts (CLO ETFs).

Reflet de la liquidité relative du marché, ces escomptes ont été inférieurs à 1 % de la valeur liquidative de ces fonds, ce que VMTD qualifie de modéré. Pour les FNB de prêts bancaires de premier rang, de titres à rendement élevé, malgré l’importance des volumes de transaction, ces fonds se négociaient à des escomptes par rapport à leur valeur liquidative à « des niveaux nettement plus faibles que ceux durant la période de la COVID (mars 2020) », selon VMTD. Par exemple, le fonds BKLN a connu un escompte de 3,86 % le 23 mars 2020.

Les investisseurs doivent tenir compte de ce risque additionnel, lequel ne s’est pas matérialisé parmi les FNB de titres de haute qualité (investment grade). Durant la période de turbulence d’avril, ces fonds ont affiché « un modeste roulement, de modestes achats et rachats ainsi qu’aucun bouleversement notable du prix du FNB par rapport à sa valeur liquidative », d’après VMTD.

Le risque de crédit en provenance du gouvernement du Canada est totalement différent, insiste Yanick Desnoyers. Alors que le taux directeur de la Réserve fédérale américaine se tient encore dans la fourchette 3,75 %-4 %, il est de 2,25 % à la Banque du Canada. Par ailleurs, la dette du gouvernement fédéral canadien représente 40 % du PIB. « On n’a pas d’enjeu de viabilité de la dette comme aux États-Unis », note-t-il.

C’est dire que le Canada présente un havre de plus grande sécurité dans les remous mondiaux actuels, de telle sorte que c’est là que la part du lion des FNB obligataires prend refuge, comme en témoignent les statistiques de BNMF. C’est ce que constate Frédéric L’Heureux dans son portefeuille : « La robustesse de l’économie n’est pas la même qu’aux États-Unis, c’est pourquoi la majorité de notre exposition est au Canada. »

Par ailleurs, indiquent les données de BNMF, les FNB de titres à revenu fixe ayant une exposition internationale se distinguent comme une destination attrayante, la cinquième en importance avec 8 % des entrées nettes en FNB de titres à revenu fixe dans la première partie de 2025. « Il y a des pays comme le Brésil et le Mexique qui ont des taux réels (taux nominal moins taux d’inflation) assez élevés qui peuvent être intéressants, propose Laurent Boukobza. On aime aussi la Nouvelle-Zélande, dont l’économie est très similaire à celle du Canada. Mais là aussi il faut bien mesurer l’impact des devises. »

Pour repérer les occasions à l’international, Frédéric L’Heureux compte sur les services d’un FNB à gestion active qui se spécialise dans les régions hors Amérique du Nord. C’est d’ailleurs par un recours systématique aux FNB obligataires, tant passifs qu’à gestion active, que son équipe gère l’ensemble de la portion de titres à revenu fixe du portefeuille.

Il n’y voit que des avantages : « Ça augmente la facilité de gestion. On n’a pas à se soucier des échéances de centaines de titres, et c’est sans compter qu’on a accès à des obligations qui se négocient hors cote et auxquelles on n’aurait pas normalement accès. On a une meilleure diversification et une meilleure liquidité sur un marché coté que dans des transactions gré à gré. Et même si les frais de gestion sont un peu plus élevés, on a tout ça pour un montant modeste. »

Ces avantages expliquent en partie une autre tendance qu’observe BNMF : le relatif attrait des FNB à gestion active, dont les racines sont plus profondes dans le segment des FNB obligataires. A la fin de 2024, 26,3 % de l’actif en FNB de titres à revenu fixe cotés au Canada était dans des FNB à revenu fixe gérés activement (57 % des FNB offerts), selon BNMF. Par comparaison, 8,7 % des FNB d’actions étaient gérés activement (31 % des fonds offerts).

« La gestion active est plus répandue dans le revenu fixe que dans les actions. L’actif sous gestion (ASG) par produit dans le secteur des FNB de revenu fixe passifs est de 514 millions de dollars (M$), comparativement à 193 M$ pour les FNB de revenu fixe gérés activement. Dans le secteur des actions, l’ASG par produit pour les FNB passifs pondérés selon la capitalisation boursière est de 1 milliard de dollars, tandis qu’il est de 178 M$ pour les FNB d’actions stratégiques (fondés sur des facteurs) et de 139 M$ pour les FNB d’actions gérés activement », lit-on dans l’étude de BNMF.

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Émissions d’actions en hausse au Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/emissions-dactions-en-hausse-au-canada/ Wed, 15 Oct 2025 12:11:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110255 À l’inverse, les émissions de titres de créance sont en baisse.

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Les émissions de titres de créance ont légèrement reculé cette année au Canada, mais la valeur des émissions d’actions a augmenté, selon de nouvelles données de LSEG Data & Analytics.

Dans un rapport publié récemment, la firme indique que la valeur totale des émissions d’actions a bondi de 24 %, pour atteindre 14,7 milliards de dollars (G$) au cours des neuf premiers mois de l’année. Le nombre d’opérations a également progressé de 34 % sur un an.

Le secteur des matériaux arrive en tête, représentant 41,6 % des émissions d’actions, suivi du secteur de l’énergie et de l’électricité à 30,3 %.

Selon LSEG, RBC Marchés des Capitaux occupe la première place dans plusieurs classements canadiens liés aux émissions d’actions, tandis que CIBC Marchés mondiaux domine dans la catégorie des titres privilégiés et que Canaccord Genuity arrive en tête pour les produits structurés destinés au détail.

CIBC se classe également deuxième au classement général, derrière RBC, suivie de Financière Banque Nationale, BMO Marchés des Capitaux et Banque Scotia.

Alors que les émissions d’actions se sont raffermies cette année, la valeur totale des émissions de titres de créance est demeurée relativement stable à 216 G$ pour les neuf premiers mois de 2025, soit une baisse de 2 % par rapport à la même période en 2024. Le volume d’opérations a reculé de 5 %, précise LSEG.

RBC domine également le classement des émissions de titres de créance, notamment pour la dette d’entreprise domestique. BMO s’est hissée en tête pour la dette gouvernementale et prend la deuxième place au classement général, suivie de Valeurs mobilières TD, CIBC et Banque Scotia.

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