Statistique Canada | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/statistique-canada/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 19 Jun 2026 12:11:26 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Statistique Canada | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/statistique-canada/ 32 32 Retour de l’économie physique aux États-Unis https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/retour-de-leconomie-physique-aux-etats-unis/ Thu, 25 Jun 2026 10:10:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114403 Le retour en force de l’industrie manufacturière et des infrastructures pourrait redéfinir les gagnants du prochain cycle économique.

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Les États-Unis semblent entreprendre un retour vers l’économie physique où va dominer la fabrication de produits matériels plutôt que la conception de choses intangibles. « Nous sommes probablement arrivés à la limite de productivité de l’ère Internet, avance Jeff Mo, gestionnaire du portefeuille de titres américains à moyenne capitalisation chez Mawer Investment Management.   Désormais il y aura une plus grande importance du capital. » Le premier signe de ce déplacement se fait déjà sentir dans les titres américains de capitalisation moyenne que suit le gestionnaire.

Nick Georgi, stratège en chef des actions chez Alpine Macro, abonde dans le même sens. « Je pense que c’est définitivement une tendance, et une tendance importante, » lance-t-il.

Au cours des dernières décennies, l’économie post-industrielle a mené le bal, « une économie “intangible” autour d’Internet et de la montée de la classe des professionnels dans les services et dans la propriété intellectuelle, explique Jeff Mo. Mais maintenant, on voit des activités plus “physiques” dans l’économie, par exemple dans les centres de données, les processeurs, et la construction d’usines. » Dans le seul domaine de la fabrication de machines-outils, secteur fondamental au manufacturier, « les ventes sont en hausse de 25 % cette année », souligne Harry Moser, président de Reshoring Initiative.

Décimation post-industrielle

Cette ère post-industrielle a été caractérisée par trois tendances de fond : la délocalisation des entreprises manufacturières, surtout vers l’Asie, la désindustrialisation des économies avancées et une chute marquée de l’emploi manufacturier.

Aux États-Unis et au Canada, la chute industrielle a été particulièrement aiguë, selon les données de la Banque mondiale WDI — Economy. Alors que le secteur manufacturier représentait 20 % du PIB tant américain que canadien au cours des années 1970-90, il a plongé dès les années 2000 avec l’émergence de la Chine pour atteindre 11 % dès 2010. Les États-Unis ont freiné la chute et maintiennent encore la part manufacturière à ce niveau ; au Canada, la glissade s’est poursuivie jusqu’à un creux d’environ 9 % aujourd’hui.

L’emploi manufacturier a évidemment décliné d’autant. Au Canada, , il a plongé à 10 % de l’emploi total en 2010 selon Statistiques Canada puis continué de glisser à 8,4 % aujourd’hui, partant d’un niveau de 15,4 % en 2001. Aux États-Unis, l’emploi manufacturier, qui était de 17 millions en 2000, a chuté à un creux de 11,5 millions en 2010, soit 7,7 % de l’emploi total. Mais il a fait preuve de résistance : depuis ce creux de 2010, il a remonté à 12,6 millions aujourd’hui, soit 7,9 % de l’emploi total aux États-Unis.

Les États-Unis se distinguent à ce chapitre parmi les économies avancées. L’Allemagne, par exemple, qui a le mieux préservé sa capacité manufacturière parmi les pays industrialisés, a vu un déclin persistant de son secteur manufacturier, le voyant passer d’une part de 24 % du PIB en 1980 à 18 % aujourd’hui. Même la Chine a vu son secteur manufacturier fléchir, passant d’un sommet de 33 % du PIB en 2000 à 25 % en 2024.

Depuis 2010, les États-Unis ont épousé la cause d’une « renaissance manufacturière », notamment par la voix de l’ex-président Bill Clinton. Celui-ci faisait valoir sur toutes les plateformes que 80 % de toutes les exportations provenaient du secteur manufacturier, 90 % des brevets et innovations, et que le secteur manufacturier était le socle sur lequel repose la classe moyenne.

Relocalisation en cours

Le Reshoring Initiative a commencé en 2010 à chiffrer le nombre d’emplois qui revenaient de l’étranger en terre américaine. Au début, le nombre était infinitésimal : seulement 11 000 emplois sont revenus aux États-Unis, leur nombre étant largement dépassé par la quantité d’emplois que l’industrie américaine délocalisait encore. Mais vers 2017, le retour d’emplois a atteint 178 000, alors que les délocalisations cessaient. À la fin de 2026, les États-Unis auront rapatrié 2,7 millions d’emplois depuis le creux de 2010, une accélération sans précédent survenant depuis 2020 avec le retour de 1,8 million d’emplois.

Si on en croit le plus récent sondage mené par le Reshoring Initiative, les tarifs mis de l’avant par l’administration Trump agiront comme un accélérateur sur les retours d’emploi. Comparé au sondage de 2024 auprès de manufacturiers, celui de 2025 montre une hausse de 454 % des réponses indiquant que les tarifs constituent la principale raison de rapatrier des emplois. Selon les projections du Reshoring Initiative, 339 000 emplois reviendront en terre américaine en 2026, le deuxième plus haut niveau après celui de 343 000 inscrits en 2022.

Toutes les économies avancées, notamment l’Allemagne, commencent à adopter le discours d’une renaissance manufacturière, un discours que les États-Unis tiennent depuis déjà 15 ans. « La “dé-globalisation” survient dans presque toutes les régions, constate Nick Georgi. Les entreprises veulent créer de la redondance dans leur chaîne logistique. On construit des unités de fabrication aux États-Unis pour desservir le client américain, mais on fait de même en Europe pour desservir le client européen. »

Une renaissance manufacturière ?

Les États-Unis assistent présentement à une explosion sans précédent d’investissements dans des installations physiques. Alors que cet investissement s’est maintenu autour de 70 milliards de dollars américains (G$ US) pendant la décennie 2010-2020, il a monté en flèche pour atteindre 240 G$ US en août 2024, reculant à 196 G$ US en janvier 2026.

Ces chiffres n’indiquent pas encore une « renaissance manufacturière », fait ressortir Jean-Pierre Couture, économiste et gestionnaire de portefeuille principal chez Desjardins Gestion internationale d’actifs. Par exemple, un chiffre majeur, l’indice d’utilisation de capacité manufacturière (CPM) est seulement à 76 %. « Avant de justifier des investissements supplémentaires, cet indice devrait être à 80 % », note-t-il.

La Réserve fédérale de Saint-Louis, qui a colligé les chiffres sur l’investissement en infrastructures manufacturières le reconnaît volontiers, mais entrevoit la possibilité d’une telle renaissance. « La production, l’emploi et les investissements en équipements n’ont pas augmenté au même rythme que la croissance des investissements dans les infrastructures, note la Réserve. Nous interprétons ces résultats comme la preuve que le secteur manufacturier américain est peut-être en train d’effectuer un retour, mais que ce retour pourrait prendre du temps : les investissements dans les infrastructures nécessitent beaucoup de temps et précèdent la croissance de l’emploi et de la production qui résulte de l’achèvement des nouvelles usines de fabrication. »

Remous du côté des PME

Les PME seront les premières à bénéficier de l’immense vague de construction manufacturière en cours, juge Nick Georgi, et il en repère un signal dans l’indice PMI des achats manufacturiers, qui est présentement en hausse à 55 %. « C’est un des plus forts indicateurs pour les petites et moyennes capitalisations et pour les titres boursiers en général », dit le stratège. « Plus de 50 % des achats de machines-outils (en hausse de 25 %) sont faits par de petits ateliers de fabrication », fait ressortir Harry Moser.

Nick Georgi pense qu’une chaîne d’événements prochains est susceptible de catapulter les avancées manufacturières en cours : la fin de la guerre en Iran, qui va abaisser les coûts en énergie, va encourager la Réserve fédérale à abaisser son taux directeur, ce qui va propulser les prêts bancaires et les investissements. Cela pourrait même atteindre le secteur résidentiel qui est présentement léthargique. À ce moment-là, l’ensemble de l’économie américaine pourrait se trouver propulsée, et les PME en seraient les premières bénéficiaires.

Dans les titres américains de moyenne capitalisation qu’il suit, Jeff Mo repère les premiers signes de ce qu’il appelle « le retour de l’économie physique ». Son portefeuille s’en ressent. « Nous avons déplacé notre portefeuille, dit-il, hors des secteurs orientés vers les consommateurs au fur et à mesure que les dépenses en capital croissent ».

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L’Institut C.D. Howe écarte pour l’instant le scénario d’une récession https://www.finance-investissement.com/nouvelles/linstitut-c-d-howe-ecarte-pour-linstant-le-scenario-dune-recession/ Fri, 05 Jun 2026 12:24:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114386 Deux trimestres de recul du PIB ne suffisent pas à conclure à une contraction généralisée de l’économie.

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L’expert non officiel en matière de déclarations de récession au Canada estime qu’il est trop tôt pour employer ce terme afin de décrire le ralentissement économique actuel au pays.

Un débat fait rage à Ottawa pour savoir si le pays est en récession depuis que Statistique Canada a annoncé la semaine dernière que l’économie s’était contractée pendant deux trimestres consécutifs.

Le Conseil du cycle économique de l’Institut C.D. Howe est traditionnellement considéré comme l’arbitre lorsque vient le temps de trancher si le Canada est récession ou non.

Dans un bulletin publié vendredi, le Conseil souligne que deux trimestres consécutifs de baisse du PIB ne suffisent pas pour parler de récession. Il invite à la prudence quant à une interprétation excessive des données récentes.

Le groupe d’économistes fait valoir que la faiblesse de l’économie canadienne n’est pas encore suffisamment généralisée ou persistante pour parler de récession.

À son avis, la baisse marginale enregistrée au premier trimestre de l’année fera l’objet de révisions dans les prochains mois.

Au cours des derniers jours, le Parti conservateur du Canada a soutenu que «la récession est bien réelle» et a imputé la responsabilité au gouvernement libéral.

Pour sa part, le premier ministre Mark Carney a fait valoir que la croissance sera inégale alors que le gouvernement tente de réorienter l’économie pour qu’elle ne dépende plus autant des États-Unis.

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Faut-il craindre une nouvelle hausse des taux d’intérêt ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/faut-il-craindre-une-nouvelle-hausse-des-taux-dinteret/ Mon, 01 Jun 2026 14:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114266 ZONE EXPERTS – Le taux variable demeure-t-il une option avantageuse ?

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L’annonce d’une récession technique au Canada à la suite de la publication par Statistique Canada d’une baisse de 0,1 % du PIB au premier trimestre, a fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, cette situation n’a rien de nouveau. La croissance de l’économie canadienne a reculé au cours de trois des quatre derniers trimestres, et nous avions déjà exposé les raisons de la faiblesse économique dans nos publications récentes. Le marché du travail montre également des signes de détérioration, avec une perte de 112 000 emplois au cours des quatre premiers mois de l’année. Il s’agit d’une situation préoccupante !

Malgré cette faible croissance économique, la récente hausse du prix du pétrole a amené plusieurs économistes à remettre le scénario de stagflation au cœur de leurs prévisions et à évoquer la possibilité que la Banque du Canada (BdC) reprenne son cycle de hausse des taux d’intérêt. D’ailleurs, les marchés anticipent actuellement trois augmentations du taux directeur.

Ce scénario nous paraît toutefois peu probable. À notre avis, une seule hausse supplémentaire des taux suffirait à freiner considérablement les projets de croissance et risquerait de plonger l’économie dans une récession plus marquée. Dans ce contexte, nous continuons de privilégier le taux variable pour les emprunteurs dont le profil s’y prête.

Afin d’éclairer la prise de décision, différents scénarios ont été élaborés pour mesurer l’incidence qu’une variation des taux d’intérêt pourrait avoir sur les paiements hypothécaires.

Notre analyse porte sur une hypothèque de 300 000 $, amortie sur 25 ans, avec un paiement hebdomadaire de 367,08 $. Nous comparons les options offertes pour un terme de cinq ans dans le cas d’une hypothèque assurée ou assurable avec une mise de fonds supérieure à 35 %. Le meilleur taux fixe de cinq ans, disponible actuellement, est de 4,09 %, tandis que le meilleur taux variable est établi au taux préférentiel moins 0,85 %, soit 3,60 %.

Nous avons retenu les trois scénarios suivants, en utilisant les meilleures offres hypothécaires actuellement disponibles sur le marché pour une hypothèque assurée, puis en évaluant le solde hypothécaire après cinq ans dans chacun des cas :

  1. Scénario de hausse des taux: Il s’agit d’un scénario que l’on peut qualifier d’extrême. Il prévoit trois hausses du taux directeur totalisant 0,75 point de pourcentage, soit une première en juillet, une deuxième en octobre et une troisième en décembre. De telles augmentations accentueraient le ralentissement économique et forceraient, selon nous, la BdC à réduire ensuite ses taux. Ce scénario représente donc l’argument le plus favorable au choix d’un taux fixe.
  1. Scénario opposé: Dans ce scénario, l’inflation s’avère temporaire. La BdC ne procède à aucune hausse de taux et est même contrainte de réduire son taux directeur à quatre reprises l’année suivante pour un total de 1 % afin de stimuler l’économie. Il s’agit du scénario démontrant l’avantage maximal du taux variable. Nous demeurons néanmoins conservateurs en supposant une première baisse en avril de l’année prochaine. En réalité, dans un contexte de récession, la première baisse devrait survenir beaucoup plus tôt.
  1. Scénario intermédiaire : Ce scénario prévoit trois hausses de taux cette année, suivies de trois baisses débutant en juin de l’année suivante et se terminant en décembre. Bien que nous croyions que les réductions de taux pourraient intervenir plus rapidement, nous avons retenu des hypothèses prudentes afin d’éviter de biaiser l’analyse en faveur de notre scénario privilégié.

Le solde hypothécaire après cinq ans serait de 261 570 $ pour l’hypothèque à taux fixe. Pour l’hypothèque à taux variable, les résultats seraient les suivants :

  • Scénario 1 : 264 595 $
  • Scénario 2 : 243 283 $
  • Scénario 3 : 256 368 $

Nous constatons que, dans le scénario récessionniste comportant quatre baisses de taux l’année suivante, l’hypothèque à taux variable procurerait une économie de 18 287 $.

À l’inverse, le scénario comportant trois hausses de taux favorise légèrement l’hypothèque à taux fixe, avec un avantage de 3 025 $.

Enfin, le scénario intermédiaire, combinant trois hausses cette année et trois baisses l’année suivante, se traduit par une économie de 5 202 $ en faveur du taux variable.

Le coût d’opportunité associé au choix du taux variable demeure donc relativement faible comparativement aux gains potentiels si notre scénario de récession se concrétise.

La présente analyse porte sur les taux applicables aux hypothèques assurées. Selon la situation propre à chaque client, il pourrait également être pertinent d’évaluer les taux applicables aux hypothèques assurables ou conventionnelles. Toute décision devrait par ailleurs s’appuyer sur une analyse approfondie tenant compte de l’évolution des taux d’intérêt, des caractéristiques du prêt et du profil financier de l’emprunteur.

Nous demeurons disponibles pour effectuer des simulations personnalisées afin d’évaluer avec précision le potentiel de gain associé à chaque stratégie avant qu’une décision finale soit prise.

Faites donc appel à un courtier hypothécaire afin de vous assurer que votre client bénéficie du meilleur programme disponible sur le marché.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, en mesure d’accompagner son client et de lui faire pleinement comprendre les conséquences de ses choix financiers. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

 

 

 

 

 

 

 

1 Scénario 1 : Augmentation totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026

2 Scénario 2 : Baisse totale de 1 % (0,25 % à la fois) : 14 avril 2027, 9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

3 Scénario 3 : Augmentation totale de 0,75 % suivie d’une baisse totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : Augmentations 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026 suivis des baisses

9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

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Le PIB canadien recule pour un deuxième trimestre consécutif https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-pib-canadien-recule-pour-un-deuxieme-trimestre-consecutif/ Mon, 01 Jun 2026 12:12:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114230 Statistique Canada attribue le ralentissement à la hausse des importations d’or et à la faiblesse du secteur des ressources.

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La croissance économique du Canada a stagné au premier trimestre et le produit intérieur brut (PIB) réel a affiché une légère baisse en rythme annualisé, selon Statistique Canada.

L’organisme fédéral attribue principalement ce ralentissement à la hausse des importations d’or et à la faiblesse du secteur de l’extraction de ressources en mars.

Le PIB réel a maintenant reculé pendant deux trimestres consécutifs – ce qui correspond à la définition d’une récession technique – bien qu’un examen attentif des données dresse un tableau plus contrasté de l’économie.

Le PIB réel avait déjà diminué en octobre et en mars, mais la croissance était restée stable ou positive au cours des quatre mois intermédiaires.

Sur une base trimestrielle, Statistique Canada indique que la croissance est demeurée pratiquement inchangée, mais que les faibles variations des chiffres trimestriels sont amplifiées lorsqu’elles sont annualisées.

Les premières estimations de l’organisme fédéral pour le PIB réel en avril prévoient un net rebond à une croissance de 0,4 % pour le mois, grâce au retour à la croissance de l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de pétrole et de gaz.

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L’abordabilité du logement transforme le parcours des jeunes adultes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/labordabilite-du-logement-transforme-le-parcours-des-jeunes-adultes/ Wed, 13 May 2026 12:07:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113867 Les millénariaux accèdent plus tard à la propriété et à la vie familiale que les générations précédentes.

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Une nouvelle analyse de Statistique Canada révèle que les millénariaux qui étaient âgés de 25 à 39 ans en 2021 sont près de deux fois plus susceptibles de vivre chez leurs parents que ne l’étaient les baby-boomers au même âge.

Selon les données du recensement, 16,3 % des millénariaux vivaient avec au moins un de leurs parents en 2021, contre 8,2 % des baby-boomers en 1991.

L’agence indique que la proportion de millénariaux vivant chez leurs parents était la plus élevée à Toronto et à Vancouver, les deux marchés immobiliers les plus chers du pays.

Pour les personnes âgées de 25 à 29 ans, la tendance à vivre chez ses parents s’est considérablement accentuée.

Le taux de millénariaux âgés de 25 à 29 ans vivant chez leurs parents a doublé à l’échelle nationale pour atteindre 31,1 % en 2021, contre 15,7 % en 1991.

Ce chiffre est encore plus élevé à Toronto et à Vancouver, dépassant les niveaux nationaux. À Toronto, 48,6 % des millénariaux vivaient chez leurs parents en 2021, contre 21,8 % en 1991. À Vancouver, ce chiffre est passé à 36,9 %, contre 16,7 % il y a trente ans.

« Ces résultats peuvent indiquer que les problèmes d’abordabilité du logement ont une incidence sur le moment du départ du domicile parental, mais qu’un certain rattrapage pourrait également se produire vers la fin de la trentaine en ce qui concerne la formation des familles et des ménages », indique le rapport.

Statistique Canada observe une augmentation progressive de la proportion de jeunes adultes vivant chez leurs parents et sans conjoint, partenaire ou enfant.

Le rapport a examiné les données du recensement pour le groupe des 25-39 ans en 1991, 2006 et 2021, qui correspondait approximativement aux baby-boomers, à la génération X et aux millénariaux.

En tenant compte du fait que les jeunes Canadiens vivent désormais plus longtemps chez leurs parents, l’agence a indiqué que les millénariaux affichaient toujours un taux d’accession à la propriété plus faible en 2021 par rapport aux générations précédentes.

Elle a indiqué que 49,9 % des millénariaux étaient propriétaires de leur logement en 2021, contre 56,2 % en 2006 et 55,9 % en 1991.

Cette tendance s’est confirmée dans les huit grandes agglomérations du pays. La baisse du taux d’accession à la propriété chez les millénariaux était particulièrement marquée à Halifax, Toronto, Winnipeg et Vancouver.

Parmi les millénariaux propriétaires, la proportion de ceux possédant une maison individuelle était également plus faible que chez les générations précédentes.

Par exemple, la proportion de baby-boomers âgés de 25 à 39 ans propriétaires d’une maison individuelle à Vancouver était de 36,3 % en 1991. Ce taux était tombé à 12,2 % en 2021 pour les millénariaux.

Statistique Canada suggère que l’évolution du marché immobilier chez les jeunes Canadiens s’inscrit dans un changement sociétal plus large : ils poursuivent leurs études plus longtemps, entrent plus tard sur le marché du travail, se marient plus tard et achètent une maison lorsqu’ils ont accès au modèle traditionnel du ménage à double revenu.

Le fait que de plus en plus de millénariaux vivent plus longtemps chez leurs parents « n’est pas uniquement attribuable aux difficultés plus récentes en matière d’abordabilité du logement qui ont été observées dans certaines des plus grandes villes du Canada », a affirmé l’agence.

Par ailleurs, le report de ces étapes importantes a été en partie compensé par l’allongement de l’espérance de vie des jeunes générations.

Statistique Canada a indiqué qu’il y avait eu une baisse notable de la proportion de Canadiens vivant avec un conjoint, un partenaire ou un enfant, passant de 74,4 % en 1991 à 62,8 % en 2021.

Cependant, certains signes indiquent que les millénariaux franchissaient certaines étapes traditionnelles vers la fin de la trentaine, ce que Statistique Canada a qualifié de « rattrapage ».

En 2021, les millénariaux âgés de 25 à 29 ans étaient 31 % moins susceptibles de vivre avec un conjoint, un partenaire ou un enfant que les baby-boomers en 1991. Toutefois, l’écart relatif entre les deux générations est tombé à 7,2 % lorsqu’on compare les millénariaux âgés de 35 à 39 ans à leurs homologues baby-boomers.

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Emploi : une reprise timide après un début d’année difficile https://www.finance-investissement.com/nouvelles/emploi-une-reprise-timide-apres-un-debut-dannee-difficile/ Mon, 13 Apr 2026 12:11:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113384 La création de 14 000 postes compense partiellement les pertes des derniers mois.

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L’économie canadienne a créé 14 000 emplois en mars, selon Statistique Canada, tandis que le taux de chômage est resté stable à 6,7 %.

Cette création d’emplois était en phase avec les attentes des économistes. Elle marquait un léger rebond du marché du travail après les pertes importantes enregistrées en janvier et février.

Selon Statistique Canada, en mars, on a observé peu de variations selon les tranches d’âge, le type d’emploi (à temps plein ou à temps partiel) et le secteur (privé ou public).

Au Québec, l’emploi est resté stable en mars, mais une baisse du nombre de personnes à la recherche d’un emploi a entraîné un recul de 0,5 point de pourcentage du taux de chômage, qui s’est établi à 5,4 %. L’économie québécoise avait perdu 57 000 emplois en février.

La croissance de l’emploi à l’échelle nationale a surtout été attribuable à une catégorie que Statistique Canada appelle les « autres services », qui comprend les services de soins personnels et les services de réparation.

Les 15 000 emplois créés dans ce secteur ont compensé une baisse d’ampleur similaire enregistrée en février.

Des postes ont aussi été créés dans le secteur de la fabrication, qui est particulièrement sensible aux droits de douane, tout comme dans celui des services professionnels, scientifiques et techniques.

Le secteur de la finance, des assurances, des services immobiliers et des services de location a perdu 11 000 postes en mars. Il s’agissait de la première baisse mensuelle significative pour ce secteur depuis novembre 2023.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 4,7 % d’une année à l’autre, soit une augmentation par rapport à la hausse de 3,9 % enregistrée en février.

La légère hausse de l’emploi survenue en mars faisait suite à une période marquée par des fluctuations sur le marché du travail.

Alors que les quatre derniers mois de 2025 ont été marqués par une forte accélération de la croissance de l’emploi, une partie de ces gains a été contrebalancée par une perte combinée de plus de 100 000 emplois en janvier et février.

Par rapport à un an plus tôt, l’emploi était en hausse de 87 000 en mars, selon Statistique Canada.

Les données sur le marché du travail publiées vendredi sont les dernières que la Banque du Canada pourra consulter avant sa prochaine décision sur les taux d’intérêt, le 29 avril.

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Léger recul de l’inflation en janvier https://www.finance-investissement.com/nouvelles/leger-recul-de-linflation-en-janvier/ Wed, 18 Feb 2026 11:49:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112576 Elle s’est établie à 2,3 %.

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Un ralentissement de l’inflation globale, mais une accélération de l’inflation alimentaire dans un contexte de modifications fiscales et de pressions persistantes dans les magasins d’alimentation continuent de peser sur les consommateurs, annonce mardi Statistique Canada.

L’agence fédérale indique que l’inflation s’est établie à 2,3 % en janvier au pays, en léger recul par rapport à sa progression de 2,4 % en décembre. Les économistes s’attendaient à ce que l’inflation se maintienne à 2,4 %.

Les prix de l’essence ont diminué de 16,7 % en janvier par rapport à la même période l’an dernier. Ce recul est surtout attribuable à l’absence de la tarification fédérale du carbone pour les consommateurs, qui a été retirée en avril dernier. L’inflation du logement, qui est depuis longtemps un casse-tête pour les ménages canadiens, a également atteint son niveau le plus bas en près de cinq ans, grâce à l’atténuation des pressions sur les loyers.

Ces baisses ont contribué à contrebalancer l’inflation alimentaire, qui s’est accélérée pour atteindre 7,3 % en janvier, contre 6,2 % le mois précédent.

Leslie Preston, économiste à la TD, souligne qu’une partie de la hausse de l’inflation alimentaire est un phénomène statistique, tandis que d’autres facteurs liés aux pressions inflationnistes passées continuent de se répercuter sur la chaîne d’approvisionnement.

Les prix des aliments achetés au restaurant ont bondi de 12,3 % le mois dernier par rapport à janvier 2025, ce qui a entraîné l’accélération de l’inflation alimentaire.

L’impact du congé de TPS

Cette hausse est principalement liée au congé temporaire de TPS accordé par le gouvernement fédéral — une suspension de deux mois de la partie fédérale de la taxe sur les produits et services admissibles — qui est entré pleinement en vigueur un an plus tôt.

Janvier 2025 a été le seul mois complet de l’exonération fiscale temporaire accordée par Ottawa sur les repas au restaurant et divers biens et services, et les comparaisons annuelles sont quelque peu faussées, car cette taxe est réintégrée dans les calculs de l’inflation pour janvier 2026.

Les prix de l’alcool, des vêtements pour enfants, des jouets et des jeux ont également fortement augmenté le mois dernier, puisqu’ils avaient diminué en janvier 2025 en raison du congé de TPS.

Février étant le dernier mois partiel de l’allègement fiscal temporaire en 2025, Leslie Preston prévient que ces facteurs commenceront à disparaître des calculs de l’inflation.

L’inflation alimentaire a été un sujet brûlant à la colline du Parlement.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a publié mardi un message sur les réseaux sociaux dans lequel il attribue la hausse des prix des denrées alimentaires aux frais réglementaires qui font grimper les prix tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Il a écrit une lettre au premier ministre Mark Carney exigeant un revirement d’urgence des politiques libérales avant que les Canadiens ne souffrent de la faim.

Les importations en cause

Les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 4,8 % en janvier, soit un ralentissement par rapport à la hausse de 5,0 % enregistrée en décembre. Selon Statistique Canada, les prix des fruits frais ont baissé de 3,1 % au cours du mois, car la stabilité des saisons de croissance dans les régions productrices a fait diminuer les prix des baies, des oranges et des melons.

Mais les prix de produits de base, tels que le café et le bœuf, continuent d’afficher des hausses à deux chiffres, et Leslie Preston précise qu’il ne s’agit pas d’un effet du congé fiscal.

Elle explique que la hausse actuelle des prix est en grande partie liée à la faiblesse du dollar canadien au début de l’année 2025 ainsi qu’aux droits de douane de rétorsion imposés par le Canada aux États-Unis, qui visaient des produits alimentaires tels que le jus d’orange de Floride. Ces deux facteurs rendent plus coûteux pour les importateurs l’achat de denrées alimentaires ou d’ingrédients à l’étranger.

Bien que le dollar canadien se soit quelque peu redressé et qu’Ottawa ait abandonné la plupart de ses droits de douane de rétorsion en septembre, Leslie Preston note que les répercussions sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire ont tendance à toucher les consommateurs avec un certain décalage.

Une analyse publiée au début du mois par Olga Bilyk, économiste à la Banque du Canada, a montré une forte corrélation entre l’inflation alimentaire et l’augmentation des coûts de la chaîne d’approvisionnement après avoir pris en compte un délai de six mois.

Cela signifie que l’allègement de ces pressions sur les coûts mettra également du temps à se répercuter sur les factures d’épicerie des Canadiens.

« Ces effets mettent du temps à se faire sentir au niveau de la vente au détail, nous nous attendons donc à voir l’inflation des produits alimentaires ralentir au cours de l’année à venir », avance Leslie Preston.

Certains des facteurs qui influent sur l’inflation des produits alimentaires au Canada sont mondiaux, comme les sécheresses des années passées, qui ont entraîné une diminution des troupeaux de bétail et des conditions de culture plus difficiles pour les grains de café, fait remarquer Leslie Preston.

Cependant, même si les prix des matières premières exercent une pression sur les rayons des épiceries à travers le monde, aux États-Unis, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 2,9 % en janvier.

Leslie Preston indique que le Canada a tendance à être plus durement touché que les États-Unis, en particulier pendant les mois d’hiver, car moins de produits frais sont cultivés au nord de la frontière. Le Canada est donc plus vulnérable aux effets des prix à l’importation et aux fluctuations monétaires.

Dans son analyse, Mme Bilyk attribue également une grande partie de la responsabilité de la récente inflation alimentaire à la flambée des coûts d’importation. Elle explique que les denrées alimentaires, telles que le café et le chocolat, sont confrontées à une hausse des prix à l’échelle mondiale en raison des conditions météorologiques extrêmes et des droits de douane.

Quel rôle pour la Banque du Canada ?

Le rapport sur l’indice des prix à la consommation de janvier de Statistique Canada marque le premier examen des données sur l’inflation depuis que la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le mois dernier.

Leslie Preston affirme que, dans l’ensemble, les données montrent que les prix du panier de consommation des ménages déclinent à un rythme un peu plus rapide que prévu par la TD.

Elle ajoute que la Banque du Canada devrait observer plusieurs mois consécutifs de ralentissement de l’inflation à ce rythme avant d’envisager de nouvelles baisses des taux d’intérêt.

« Nous surveillerons de près l’évolution de la situation au cours des deux prochains mois pour voir si cette tendance se poursuit, mais si c’est le cas, nous nous attendons à ce que la Banque du Canada s’oriente vers une baisse des taux d’intérêt », avance Leslie Preston.

Selon LSEG Data & Analytics, les probabilités d’une baisse des taux d’intérêt lors de la prochaine décision de la Banque du Canada, le 18 mars, s’élevaient à un peu plus de 10 % mardi après-midi.

Doug Porter, économiste en chef chez BMO, écrit mardi dans une note à ses clients que les progrès réalisés en janvier en matière d’inflation sous-jacente, l’indicateur préféré de la banque centrale, seront encourageants.

Il ajoute que la barre est haute pour une nouvelle baisse des taux, les responsables de la banque centrale avertissant que la politique monétaire ne pouvait guère faire plus pour soutenir l’économie dans sa transition structurelle induite par le commerce.

Doug Porter fait également valoir qu’une baisse éventuelle n’est pas totalement exclue.

« Même dans ce cas, si l’inflation continue de ralentir, la banque pourrait être en mesure de soutenir l’économie si la croissance venait à connaître de réelles difficultés en raison de la transition structurelle », détaille-t-il.

La Banque du Canada examinera à nouveau la dynamique de l’inflation pour février avant de prendre sa prochaine décision en mars.

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Composer avec les tendances démographiques https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/composer-avec-les-tendances-demographiques/ Wed, 11 Feb 2026 11:17:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112322 FOCUS FNB — Les FNB peuvent aider les conseillers à le faire.

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Le Canada et le Québec traversent une profonde transformation démographique qui influencera la trajectoire économique du pays et le paysage d’investissement à long terme. La population du Canada vieillit rapidement : la plupart des baby-boomers sont à la retraite ou en voie de l’être. Les Canadiennes et les Canadiens vivent plus longtemps et moins de naissances sont dénombrées. Environ 7,6 millions de Canadiennes et de Canadiens avaient 65 ans en juillet 2023, ce qui représente près du cinquième (18,9 %) de la population totale. D’ici 2030, les personnes âgées pourraient représenter de 21,4 % à 23,4 % de la population. (1)

D’une part, l’économie doit composer avec des défis tels que l’augmentation des dépenses de santé et de soutien social, ainsi qu’une pression croissante sur les systèmes de revenu de retraite. Pour les conseillers, les planificateurs financiers et les gestionnaires de portefeuilles, se spécialiser dans les enjeux du vieillissement, de la santé, de la planification successorale et du transfert intergénérationnel devient un facteur de différentiation face aux courtiers à escompte.

Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont des outils performants pour mettre en œuvre les stratégies d’accumulation et de décaissement pour les clients. Utiles à la création de portefeuilles, ils permettent également de composer avec l’entrée en vigueur des divulgations du coût total des fonds, aussi désignée troisième phase du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3). Survolons ces tendances qui touchent déjà les clients.

  1. Vieillissement de la population

Les baby-boomers représentent encore environ un quart de la population canadienne, mais d’ici 2029, les millénariaux devraient dépasser les baby-boomers en nombre absolu. (2)
Ce changement générationnel redéfinira la demande en matière d’habitation, de consommation et de services financiers. Les millénariaux et les membres de la génération Z (Gen Z) privilégient les conseils numériques. De leur côté, les personnes de la génération X et les baby-boomers continuent de mettre l’accent sur la génération de croissance et de revenu, la préservation du capital et des stratégies de décumulation fiscalement avantageuses. L’évolution de cet équilibre influencera les solutions d’investissement et les FNB ainsi que les stratégies alternatives qui continueront de gagner en popularité.

  1. Vague de départs à la retraite et vente d’entreprises

Le Canada entre dans une période où un nombre record de baby-boomers quittent la population active, ce qui augmente la demande pour pivoter de stratégies d’accumulation vers des stratégies de décaissement. Cette transition rime avec un besoin accru de conseils financiers, de planification successorale et testamentaire. De plus en plus d’entrepreneurs vendent leurs entreprises et ont besoin de conseils pointus en transfert d’entreprise ainsi qu’en planification fiscale et financière.

  1. Longévité et espérance de vie en santé

Les Canadiens et les Québécois vivent plus longtemps que jamais, ce qui a des effets majeurs pour la retraite.

  • Sur 1 000 femmes âgées de 65 ans, plus de la moitié vivront jusqu’à 90 ans. (3)
  • Sur 1 000 hommes âgés de 65 ans, environ la moitié vivront jusqu’à 90 ans, mais seuls 39 d’entre eux n’auront pas de maladie grave à cet âge. (4)
  • Selon les Normes d’hypothèses de projection de FP Canada et de l’Institut de planification financière : une personne de 50, 60 ou 70 ans a environ 25 % de probabilité de vivre jusqu’à 94 ans (hommes) ou 96 ans (femmes). (5)

Cet allongement de la vie amplifie le risque de longévité — le risque d’épuiser son capital avant la fin de sa vie. Les plans financiers doivent maintenant être testés pour des horizons de retraite plus longs, des coûts de vie croissants et des situations de santé variables.

  1. Hausse des coûts pour le maintien à domicile et les soins

Les coûts liés aux soins de longue durée et aux services de soins à domicile devraient continuer à augmenter de façon marquée. Ces réalités renforcent la nécessité de solutions d’assurance spécialisées, de portefeuilles sensibles à l’inflation et d’outils de placement générant des revenus stables pouvant soutenir les retraités durant plusieurs décennies.

  1. Distribution du patrimoine et segmentation des investisseurs

Le Canada et le Québec connaîtront progressivement un important transfert de richesse :

  • Les membres de la génération X devraient dépasser les baby-boomers en termes de valeur nette moyenne. (6)
  • Environ 450 milliards de dollars devraient être transférés à la génération X au cours de la prochaine décennie. (7)
  • La richesse totale des ménages en actif investissable devrait atteindre 10 billions de dollars d’ici 2030, selon Investor Economics modifiant le comportement des investisseurs, la tolérance au risque et la demande de conseils. (8)
  • Un transfert de richesse historique des baby-boomers va secouer le Québec au cours des prochaines années: 1000 milliards de dollars passeront aux mains d’héritiers. (9)

Dans ce contexte, il y a plusieurs solutions et outils de placement sous forme d’investissement en FNB qui peuvent répondre à certains besoins de la clientèle.

  1. Solutions de diversification simplifiée
  • FNB d’allocation d’actifs : Ce sont des portefeuilles tout-en-un qui offrent une diversification mondiale, un rééquilibrage automatique, avec différents profils de risques pour l’accumulation et le décaissement de capital.
  1. Solutions de croissance
  • Les FNB axés sur la croissance peuvent permettre de composer avec la longévité accrue et les horizons de placement en hausse pour les personnes des générations Alpha, Z, X et les millénariaux. Par exemple, les FNB indiciels, factoriels, sectoriels et actifs à faible coût peuvent permettre de générer de la croissance et ainsi envisager de se protéger de l’inflation dans les portefeuilles.
  1. Solutions de revenu
  • La longévité accrue pour les membres de la génération X et les baby-boomers crée une forte demande pour de la croissance et du revenu stable et fiscalement efficace.
  • Les FNB à dividendes et FNB d’options d’achat couvertes permettent de générer du revenu de dividendes ou de combiner dividendes plus des primes d’options pour générer du revenu sur une base mensuelle.
  1. Solutions innovatrices  
  • Les FNB de série T : offrent des retraits systématiques, combinant l’efficacité des FNB avec un flux de trésorerie prévisible. Ils sont conçus pour les retraités ayant besoin de retraits constants sans vendre les positions principales.

Chacun des types de FNB présentés précédemment comporte des risques qui leur sont propres et pour lesquels les conseillers doivent informer leurs clients. Par exemple, les FNB sectoriels apportent un risque de concentration alors que les stratégies de ventes d’options d’achat couvertes viennent plafonner partiellement le rendement des actifs du FNB. Les conseillers devraient notamment comparer l’effet de l’implantation d’une stratégie avec d’autres options d’investissement indicielles largement diversifiée et à faible frais ou encore avec une répartition d’actif (mélange d’actions et de titres à revenu fixe) qui correspond au profil d’investisseur du client.

En conclusion, le rôle et l’importance des conseillers, des planificateurs financiers et des gestionnaires de portefeuille n’ont jamais été aussi vitaux dans une ère où les firmes de technologie financière, l’intelligence artificielle et les médias sociaux prennent de plus en plus d’ampleur.

Comme conseiller, planificateurs financiers et gestionnaire de portefeuille, votre proposition de valeur, vos compétences vous permettent de répondre aux besoins et aux défis causés par les changements démographiques auprès de vos clients actuels et potentiels.

Les firmes de gestion d’actifs et leurs équipes ont des solutions de FNB et de certificat canadien d’actions étrangères (CCAÉ) ainsi qu’une boîte à outils robuste pour vous aider à bâtir des portefeuilles solides dans les périodes d’accumulation et de décaissement.

Je remercie Finance et Investissement de me permettre d’exprimer mon point de vue sur les forces, les défis et les enjeux d’un secteur auquel je crois énormément. Au plaisir de continuer à dialoguer avec vous sur le secteur des FNB, des CCAÉ et le monde de l’investissement.

Alain Desbiens

Sources

  1. Statistique Canada — : Le troisième âge au premier plan — Statistique Canada
  2. Statistique Canada — Portrait générationnel de la population vieillissante du Canada (Recensement 2021) : : A generational portrait of Canada’s aging population from the 2021 Census
  3. Globe and Mail – Espérance de vie des femmes canadiennes : : Here’s how long Canadian women can expect to live in retirement – The Globe and Mail
  4. Globe and Mail – Probabilité pour un homme d’atteindre 100 ans en bonne santé : : What are the odds of a man reaching 100 in reasonably good health? – The Globe and Mail
  5. Institute IQFP –2025 : InstituteFP-PAG2025
  6. Financial Post – La génération X pourrait dépasser les boomers : Generation X may soon beat the boomers in household wealth | Financial Post
  7. Financial Post — La génération X pourrait dépasser les boomers : Generation X may soon beat the boomers in household wealth | Financial Post
  8. Advisor.ca — Les actifs des ménages vers 10 billions d’ici 2030 : Household assets to approach $10 trillion by 2030 | Advisor.ca
  9. Journal de Montréal : Mourir, c’est facile ; régler une succession, beaucoup moins : Mourir, c’est facile ; régler une succession, beaucoup moins | JDM

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Le chômage grimpe malgré des créations d’emplois en décembre https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-chomage-grimpe-malgre-des-creations-demplois-en-decembre/ Mon, 12 Jan 2026 13:14:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111853 La croissance de la population active dépasse les gains d’emplois au Canada.

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Une hausse du nombre de personnes à la recherche de travail a entraîné une augmentation du taux de chômage au pays en décembre, selon Statistique Canada.

L’agence fédérale a indiqué vendredi que l’économie canadienne a ajouté 8200 emplois en décembre, dépassant les attentes des économistes.

Le taux de chômage a malgré tout atteint 6,8 %, en hausse par rapport à 6,5 % en novembre.

Les données montrent que les gains d’emplois en Ontario et au Québec le mois dernier n’ont pas suivi le rythme de la croissance de la population active dans ces deux provinces, ce qui a entraîné une hausse du taux de chômage.

Au Québec, l’économie a ajouté 16 000 emplois. Le taux de chômage a aussi connu une hausse, passant de 5,1 % en novembre à 5,4 % en décembre.

Au niveau national, la croissance s’est concentrée sur les emplois à temps plein. Le secteur des soins de santé et de l’aide sociale a mené la croissance, avec 21 000 postes créés en décembre.

Le secteur de la construction et celui des « autres services » — une vaste catégorie qui comprend des professions allant des coiffeurs aux mécaniciens automobiles — ont également connu une augmentation.

Le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques a quant à lui perdu 18 000 emplois à la fin de l’année, et le secteur de l’hébergement et de la restauration a également subi des pertes.

Le secteur manufacturier, sensible au commerce, a créé 4300 emplois en décembre.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,4 % en décembre par rapport à la même période il y a un an, après une hausse de 3,6 % en novembre.

Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que l’économie perde 5000 emplois en décembre, ce qui aurait annulé une partie des 181 000 emplois créés au cours des trois mois précédents.

Statistique Canada a souligné que le marché du travail a été confronté à des vents contraires liés aux droits de douane américains pendant une grande partie de l’année 2025, mais que la situation s’est améliorée pour les personnes à la recherche d’un emploi vers la fin de l’année.

L’agence a noté que les jeunes, en particulier, ont été confrontés à un marché du travail difficile au cours de l’année 2025.

Les jeunes travailleurs âgés de 15 à 24 ans ont perdu 27 000 postes le mois dernier, effaçant ainsi les gains enregistrés en novembre et octobre.

Statistique Canada a noté que le taux de chômage des jeunes avait augmenté d’un demi-point de pourcentage pour atteindre 13,3 % à la fin de 2025. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 14,7 % enregistrés en septembre, un sommet inégalé depuis 15 ans en dehors de la pandémie de COVID-19.

Le rapport sur l’emploi publié vendredi marque la dernière analyse de la Banque du Canada sur l’état du marché du travail avant sa première décision sur les taux d’intérêt de l’année, à la fin du mois.

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Le taux de chômage a reculé à 6,5 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-taux-de-chomage-a-recule-a-65/ Mon, 08 Dec 2025 13:06:08 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111508 Surprenant encore une fois les économistes.

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Le marché du travail a encore une fois surpris les économistes en novembre, alors que l’emploi a été en hausse pour un troisième mois consécutif.

Selon Statistique Canada, l’économie a ajouté 54 000 emplois le mois dernier, alors que les experts anticipaient une légère baisse.

Le taux de chômage est ainsi passé de 6,9 % en octobre à 6,5 % en novembre à l’échelle nationale, affichant un recul pour un deuxième mois de suite. Au Québec, il a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 5,1 %.

L’économie canadienne a créé 181 000 emplois entre septembre et novembre, après un début d’année relativement lent pour un marché du travail confronté à l’incertitude liée aux droits de douane américains.

La majeure partie de la croissance de l’emploi est attribuable au travail à temps partiel, dont la croissance a été plus rapide que celle de l’emploi à temps plein au cours des trois derniers mois, selon Statistique Canada.

L’agence fédérale a noté que le taux de personnes travaillant à temps partiel involontairement était demeuré stable par rapport à l’an dernier, à 17,9 %, et inférieur à la moyenne prépandémique de 19,3 % pour le mois.

Les jeunes âgés de 15 à 24 ans ont également contribué à la croissance de l’emploi le mois dernier, après avoir connu des difficultés sur le marché du travail jusqu’à présent cette année.

Selon l’agence fédérale, 50 000 emplois se sont ajoutés pour les jeunes de 15 à 24 ans en novembre, après une augmentation de 21 000 postes en octobre. Il s’agissait des premiers mois de croissance de l’emploi pour les jeunes depuis le début de l’année.

Le taux d’emploi des jeunes s’est établi à 55,3 % en novembre, en hausse de 1,7 point de pourcentage par rapport au creux record enregistré en juillet.

Doug Porter, économiste en chef de BMO, a mentionné que les détails de l’enquête sur la population active de novembre n’étaient pas aussi impressionnants que le titre le laissait présager, notamment en raison de la concentration de la croissance de l’emploi dans le travail à temps partiel.

Il a toutefois avancé que la récente série de créations d’emplois inattendues constitue un résultat solide au regard des indicateurs historiques.

« Pour vous donner une idée, la dernière fois que nous avons constaté une baisse de six points du taux de chômage en deux mois, mis à part la période de forte volatilité liée à la COVID-19, c’était lors du dernier boom technologique en 1999 », a expliqué Doug Porter.

L’économiste principal de TD, Andrew Hencic, a indiqué dans une note que le taux de chômage demeure élevé malgré la récente dynamique du marché du travail.

« Bien qu’il s’agisse d’une amélioration, la reprise n’est pas encore acquise », a-t-il ajouté.

Parmi les personnes sans emploi en octobre, 19,6 % ont trouvé un poste en novembre. Ce taux d’obtention d’emploi était en légère hausse sur un an, signe que les chercheurs d’emploi étaient plus susceptibles de trouver du travail qu’à pareille date en 2024.

Le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a été le plus dynamique en novembre, avec 46 000 nouveaux emplois, tandis que le secteur du commerce de gros et de détail a perdu 34 000 postes.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,6 % en novembre, soit légèrement plus qu’en octobre, selon Statistique Canada.

Pas de baisse des taux en vue

Les données sur l’emploi en novembre constituent la dernière publication importante que la Banque du Canada pourra prendre en compte en prévision de sa dernière décision de l’année sur les taux d’intérêt, mercredi prochain.

Après avoir abaissé son taux directeur d’un quart de point à 2,25 % en octobre, la banque centrale a indiqué qu’elle pourrait ne plus procéder à des ajustements si les données économiques à venir ne s’avèrent pas nettement plus faibles.

Selon Doug Porter, trois mois de solides créations d’emplois, conjugués à une hausse inattendue de 2,6 % en rythme annualisé du PIB réel au troisième trimestre, devraient dissiper « toute perspective d’une baisse des taux de la Banque du Canada à court terme ».

Les marchés financiers estimaient vendredi matin à près de 93 % la probabilité d’un maintien du taux directeur le 10 décembre, contre environ 90 % avant la publication du rapport sur l’emploi, selon LSEG Data & Analytics.

Andrew Hencic s’attend à ce que la Banque du Canada marque une pause dans sa décision finale sur le taux directeur pour cette année.

« Nous estimons que, compte tenu de la poursuite du ralentissement de l’inflation, la banque restera en retrait la semaine prochaine et continuera de guetter les signes d’une reprise durable », a-t-il précisé.

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