Statistique Canada | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/statistique-canada/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 18 Feb 2026 11:49:14 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Statistique Canada | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/statistique-canada/ 32 32 Léger recul de l’inflation en janvier https://www.finance-investissement.com/nouvelles/leger-recul-de-linflation-en-janvier/ Wed, 18 Feb 2026 11:49:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112576 Elle s’est établie à 2,3 %.

L’article Léger recul de l’inflation en janvier est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Un ralentissement de l’inflation globale, mais une accélération de l’inflation alimentaire dans un contexte de modifications fiscales et de pressions persistantes dans les magasins d’alimentation continuent de peser sur les consommateurs, annonce mardi Statistique Canada.

L’agence fédérale indique que l’inflation s’est établie à 2,3 % en janvier au pays, en léger recul par rapport à sa progression de 2,4 % en décembre. Les économistes s’attendaient à ce que l’inflation se maintienne à 2,4 %.

Les prix de l’essence ont diminué de 16,7 % en janvier par rapport à la même période l’an dernier. Ce recul est surtout attribuable à l’absence de la tarification fédérale du carbone pour les consommateurs, qui a été retirée en avril dernier. L’inflation du logement, qui est depuis longtemps un casse-tête pour les ménages canadiens, a également atteint son niveau le plus bas en près de cinq ans, grâce à l’atténuation des pressions sur les loyers.

Ces baisses ont contribué à contrebalancer l’inflation alimentaire, qui s’est accélérée pour atteindre 7,3 % en janvier, contre 6,2 % le mois précédent.

Leslie Preston, économiste à la TD, souligne qu’une partie de la hausse de l’inflation alimentaire est un phénomène statistique, tandis que d’autres facteurs liés aux pressions inflationnistes passées continuent de se répercuter sur la chaîne d’approvisionnement.

Les prix des aliments achetés au restaurant ont bondi de 12,3 % le mois dernier par rapport à janvier 2025, ce qui a entraîné l’accélération de l’inflation alimentaire.

L’impact du congé de TPS

Cette hausse est principalement liée au congé temporaire de TPS accordé par le gouvernement fédéral — une suspension de deux mois de la partie fédérale de la taxe sur les produits et services admissibles — qui est entré pleinement en vigueur un an plus tôt.

Janvier 2025 a été le seul mois complet de l’exonération fiscale temporaire accordée par Ottawa sur les repas au restaurant et divers biens et services, et les comparaisons annuelles sont quelque peu faussées, car cette taxe est réintégrée dans les calculs de l’inflation pour janvier 2026.

Les prix de l’alcool, des vêtements pour enfants, des jouets et des jeux ont également fortement augmenté le mois dernier, puisqu’ils avaient diminué en janvier 2025 en raison du congé de TPS.

Février étant le dernier mois partiel de l’allègement fiscal temporaire en 2025, Leslie Preston prévient que ces facteurs commenceront à disparaître des calculs de l’inflation.

L’inflation alimentaire a été un sujet brûlant à la colline du Parlement.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a publié mardi un message sur les réseaux sociaux dans lequel il attribue la hausse des prix des denrées alimentaires aux frais réglementaires qui font grimper les prix tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Il a écrit une lettre au premier ministre Mark Carney exigeant un revirement d’urgence des politiques libérales avant que les Canadiens ne souffrent de la faim.

Les importations en cause

Les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 4,8 % en janvier, soit un ralentissement par rapport à la hausse de 5,0 % enregistrée en décembre. Selon Statistique Canada, les prix des fruits frais ont baissé de 3,1 % au cours du mois, car la stabilité des saisons de croissance dans les régions productrices a fait diminuer les prix des baies, des oranges et des melons.

Mais les prix de produits de base, tels que le café et le bœuf, continuent d’afficher des hausses à deux chiffres, et Leslie Preston précise qu’il ne s’agit pas d’un effet du congé fiscal.

Elle explique que la hausse actuelle des prix est en grande partie liée à la faiblesse du dollar canadien au début de l’année 2025 ainsi qu’aux droits de douane de rétorsion imposés par le Canada aux États-Unis, qui visaient des produits alimentaires tels que le jus d’orange de Floride. Ces deux facteurs rendent plus coûteux pour les importateurs l’achat de denrées alimentaires ou d’ingrédients à l’étranger.

Bien que le dollar canadien se soit quelque peu redressé et qu’Ottawa ait abandonné la plupart de ses droits de douane de rétorsion en septembre, Leslie Preston note que les répercussions sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire ont tendance à toucher les consommateurs avec un certain décalage.

Une analyse publiée au début du mois par Olga Bilyk, économiste à la Banque du Canada, a montré une forte corrélation entre l’inflation alimentaire et l’augmentation des coûts de la chaîne d’approvisionnement après avoir pris en compte un délai de six mois.

Cela signifie que l’allègement de ces pressions sur les coûts mettra également du temps à se répercuter sur les factures d’épicerie des Canadiens.

« Ces effets mettent du temps à se faire sentir au niveau de la vente au détail, nous nous attendons donc à voir l’inflation des produits alimentaires ralentir au cours de l’année à venir », avance Leslie Preston.

Certains des facteurs qui influent sur l’inflation des produits alimentaires au Canada sont mondiaux, comme les sécheresses des années passées, qui ont entraîné une diminution des troupeaux de bétail et des conditions de culture plus difficiles pour les grains de café, fait remarquer Leslie Preston.

Cependant, même si les prix des matières premières exercent une pression sur les rayons des épiceries à travers le monde, aux États-Unis, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 2,9 % en janvier.

Leslie Preston indique que le Canada a tendance à être plus durement touché que les États-Unis, en particulier pendant les mois d’hiver, car moins de produits frais sont cultivés au nord de la frontière. Le Canada est donc plus vulnérable aux effets des prix à l’importation et aux fluctuations monétaires.

Dans son analyse, Mme Bilyk attribue également une grande partie de la responsabilité de la récente inflation alimentaire à la flambée des coûts d’importation. Elle explique que les denrées alimentaires, telles que le café et le chocolat, sont confrontées à une hausse des prix à l’échelle mondiale en raison des conditions météorologiques extrêmes et des droits de douane.

Quel rôle pour la Banque du Canada ?

Le rapport sur l’indice des prix à la consommation de janvier de Statistique Canada marque le premier examen des données sur l’inflation depuis que la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le mois dernier.

Leslie Preston affirme que, dans l’ensemble, les données montrent que les prix du panier de consommation des ménages déclinent à un rythme un peu plus rapide que prévu par la TD.

Elle ajoute que la Banque du Canada devrait observer plusieurs mois consécutifs de ralentissement de l’inflation à ce rythme avant d’envisager de nouvelles baisses des taux d’intérêt.

« Nous surveillerons de près l’évolution de la situation au cours des deux prochains mois pour voir si cette tendance se poursuit, mais si c’est le cas, nous nous attendons à ce que la Banque du Canada s’oriente vers une baisse des taux d’intérêt », avance Leslie Preston.

Selon LSEG Data & Analytics, les probabilités d’une baisse des taux d’intérêt lors de la prochaine décision de la Banque du Canada, le 18 mars, s’élevaient à un peu plus de 10 % mardi après-midi.

Doug Porter, économiste en chef chez BMO, écrit mardi dans une note à ses clients que les progrès réalisés en janvier en matière d’inflation sous-jacente, l’indicateur préféré de la banque centrale, seront encourageants.

Il ajoute que la barre est haute pour une nouvelle baisse des taux, les responsables de la banque centrale avertissant que la politique monétaire ne pouvait guère faire plus pour soutenir l’économie dans sa transition structurelle induite par le commerce.

Doug Porter fait également valoir qu’une baisse éventuelle n’est pas totalement exclue.

« Même dans ce cas, si l’inflation continue de ralentir, la banque pourrait être en mesure de soutenir l’économie si la croissance venait à connaître de réelles difficultés en raison de la transition structurelle », détaille-t-il.

La Banque du Canada examinera à nouveau la dynamique de l’inflation pour février avant de prendre sa prochaine décision en mars.

L’article Léger recul de l’inflation en janvier est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Composer avec les tendances démographiques https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/composer-avec-les-tendances-demographiques/ Wed, 11 Feb 2026 11:17:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112322 FOCUS FNB — Les FNB peuvent aider les conseillers à le faire.

L’article Composer avec les tendances démographiques est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le Canada et le Québec traversent une profonde transformation démographique qui influencera la trajectoire économique du pays et le paysage d’investissement à long terme. La population du Canada vieillit rapidement : la plupart des baby-boomers sont à la retraite ou en voie de l’être. Les Canadiennes et les Canadiens vivent plus longtemps et moins de naissances sont dénombrées. Environ 7,6 millions de Canadiennes et de Canadiens avaient 65 ans en juillet 2023, ce qui représente près du cinquième (18,9 %) de la population totale. D’ici 2030, les personnes âgées pourraient représenter de 21,4 % à 23,4 % de la population. (1)

D’une part, l’économie doit composer avec des défis tels que l’augmentation des dépenses de santé et de soutien social, ainsi qu’une pression croissante sur les systèmes de revenu de retraite. Pour les conseillers, les planificateurs financiers et les gestionnaires de portefeuilles, se spécialiser dans les enjeux du vieillissement, de la santé, de la planification successorale et du transfert intergénérationnel devient un facteur de différentiation face aux courtiers à escompte.

Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont des outils performants pour mettre en œuvre les stratégies d’accumulation et de décaissement pour les clients. Utiles à la création de portefeuilles, ils permettent également de composer avec l’entrée en vigueur des divulgations du coût total des fonds, aussi désignée troisième phase du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3). Survolons ces tendances qui touchent déjà les clients.

  1. Vieillissement de la population

Les baby-boomers représentent encore environ un quart de la population canadienne, mais d’ici 2029, les millénariaux devraient dépasser les baby-boomers en nombre absolu. (2)
Ce changement générationnel redéfinira la demande en matière d’habitation, de consommation et de services financiers. Les millénariaux et les membres de la génération Z (Gen Z) privilégient les conseils numériques. De leur côté, les personnes de la génération X et les baby-boomers continuent de mettre l’accent sur la génération de croissance et de revenu, la préservation du capital et des stratégies de décumulation fiscalement avantageuses. L’évolution de cet équilibre influencera les solutions d’investissement et les FNB ainsi que les stratégies alternatives qui continueront de gagner en popularité.

  1. Vague de départs à la retraite et vente d’entreprises

Le Canada entre dans une période où un nombre record de baby-boomers quittent la population active, ce qui augmente la demande pour pivoter de stratégies d’accumulation vers des stratégies de décaissement. Cette transition rime avec un besoin accru de conseils financiers, de planification successorale et testamentaire. De plus en plus d’entrepreneurs vendent leurs entreprises et ont besoin de conseils pointus en transfert d’entreprise ainsi qu’en planification fiscale et financière.

  1. Longévité et espérance de vie en santé

Les Canadiens et les Québécois vivent plus longtemps que jamais, ce qui a des effets majeurs pour la retraite.

  • Sur 1 000 femmes âgées de 65 ans, plus de la moitié vivront jusqu’à 90 ans. (3)
  • Sur 1 000 hommes âgés de 65 ans, environ la moitié vivront jusqu’à 90 ans, mais seuls 39 d’entre eux n’auront pas de maladie grave à cet âge. (4)
  • Selon les Normes d’hypothèses de projection de FP Canada et de l’Institut de planification financière : une personne de 50, 60 ou 70 ans a environ 25 % de probabilité de vivre jusqu’à 94 ans (hommes) ou 96 ans (femmes). (5)

Cet allongement de la vie amplifie le risque de longévité — le risque d’épuiser son capital avant la fin de sa vie. Les plans financiers doivent maintenant être testés pour des horizons de retraite plus longs, des coûts de vie croissants et des situations de santé variables.

  1. Hausse des coûts pour le maintien à domicile et les soins

Les coûts liés aux soins de longue durée et aux services de soins à domicile devraient continuer à augmenter de façon marquée. Ces réalités renforcent la nécessité de solutions d’assurance spécialisées, de portefeuilles sensibles à l’inflation et d’outils de placement générant des revenus stables pouvant soutenir les retraités durant plusieurs décennies.

  1. Distribution du patrimoine et segmentation des investisseurs

Le Canada et le Québec connaîtront progressivement un important transfert de richesse :

  • Les membres de la génération X devraient dépasser les baby-boomers en termes de valeur nette moyenne. (6)
  • Environ 450 milliards de dollars devraient être transférés à la génération X au cours de la prochaine décennie. (7)
  • La richesse totale des ménages en actif investissable devrait atteindre 10 billions de dollars d’ici 2030, selon Investor Economics modifiant le comportement des investisseurs, la tolérance au risque et la demande de conseils. (8)
  • Un transfert de richesse historique des baby-boomers va secouer le Québec au cours des prochaines années: 1000 milliards de dollars passeront aux mains d’héritiers. (9)

Dans ce contexte, il y a plusieurs solutions et outils de placement sous forme d’investissement en FNB qui peuvent répondre à certains besoins de la clientèle.

  1. Solutions de diversification simplifiée
  • FNB d’allocation d’actifs : Ce sont des portefeuilles tout-en-un qui offrent une diversification mondiale, un rééquilibrage automatique, avec différents profils de risques pour l’accumulation et le décaissement de capital.
  1. Solutions de croissance
  • Les FNB axés sur la croissance peuvent permettre de composer avec la longévité accrue et les horizons de placement en hausse pour les personnes des générations Alpha, Z, X et les millénariaux. Par exemple, les FNB indiciels, factoriels, sectoriels et actifs à faible coût peuvent permettre de générer de la croissance et ainsi envisager de se protéger de l’inflation dans les portefeuilles.
  1. Solutions de revenu
  • La longévité accrue pour les membres de la génération X et les baby-boomers crée une forte demande pour de la croissance et du revenu stable et fiscalement efficace.
  • Les FNB à dividendes et FNB d’options d’achat couvertes permettent de générer du revenu de dividendes ou de combiner dividendes plus des primes d’options pour générer du revenu sur une base mensuelle.
  1. Solutions innovatrices  
  • Les FNB de série T : offrent des retraits systématiques, combinant l’efficacité des FNB avec un flux de trésorerie prévisible. Ils sont conçus pour les retraités ayant besoin de retraits constants sans vendre les positions principales.

Chacun des types de FNB présentés précédemment comporte des risques qui leur sont propres et pour lesquels les conseillers doivent informer leurs clients. Par exemple, les FNB sectoriels apportent un risque de concentration alors que les stratégies de ventes d’options d’achat couvertes viennent plafonner partiellement le rendement des actifs du FNB. Les conseillers devraient notamment comparer l’effet de l’implantation d’une stratégie avec d’autres options d’investissement indicielles largement diversifiée et à faible frais ou encore avec une répartition d’actif (mélange d’actions et de titres à revenu fixe) qui correspond au profil d’investisseur du client.

En conclusion, le rôle et l’importance des conseillers, des planificateurs financiers et des gestionnaires de portefeuille n’ont jamais été aussi vitaux dans une ère où les firmes de technologie financière, l’intelligence artificielle et les médias sociaux prennent de plus en plus d’ampleur.

Comme conseiller, planificateurs financiers et gestionnaire de portefeuille, votre proposition de valeur, vos compétences vous permettent de répondre aux besoins et aux défis causés par les changements démographiques auprès de vos clients actuels et potentiels.

Les firmes de gestion d’actifs et leurs équipes ont des solutions de FNB et de certificat canadien d’actions étrangères (CCAÉ) ainsi qu’une boîte à outils robuste pour vous aider à bâtir des portefeuilles solides dans les périodes d’accumulation et de décaissement.

Je remercie Finance et Investissement de me permettre d’exprimer mon point de vue sur les forces, les défis et les enjeux d’un secteur auquel je crois énormément. Au plaisir de continuer à dialoguer avec vous sur le secteur des FNB, des CCAÉ et le monde de l’investissement.

Alain Desbiens

Sources

  1. Statistique Canada — : Le troisième âge au premier plan — Statistique Canada
  2. Statistique Canada — Portrait générationnel de la population vieillissante du Canada (Recensement 2021) : : A generational portrait of Canada’s aging population from the 2021 Census
  3. Globe and Mail – Espérance de vie des femmes canadiennes : : Here’s how long Canadian women can expect to live in retirement – The Globe and Mail
  4. Globe and Mail – Probabilité pour un homme d’atteindre 100 ans en bonne santé : : What are the odds of a man reaching 100 in reasonably good health? – The Globe and Mail
  5. Institute IQFP –2025 : InstituteFP-PAG2025
  6. Financial Post – La génération X pourrait dépasser les boomers : Generation X may soon beat the boomers in household wealth | Financial Post
  7. Financial Post — La génération X pourrait dépasser les boomers : Generation X may soon beat the boomers in household wealth | Financial Post
  8. Advisor.ca — Les actifs des ménages vers 10 billions d’ici 2030 : Household assets to approach $10 trillion by 2030 | Advisor.ca
  9. Journal de Montréal : Mourir, c’est facile ; régler une succession, beaucoup moins : Mourir, c’est facile ; régler une succession, beaucoup moins | JDM

L’article Composer avec les tendances démographiques est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le chômage grimpe malgré des créations d’emplois en décembre https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-chomage-grimpe-malgre-des-creations-demplois-en-decembre/ Mon, 12 Jan 2026 13:14:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111853 La croissance de la population active dépasse les gains d’emplois au Canada.

L’article Le chômage grimpe malgré des créations d’emplois en décembre est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Une hausse du nombre de personnes à la recherche de travail a entraîné une augmentation du taux de chômage au pays en décembre, selon Statistique Canada.

L’agence fédérale a indiqué vendredi que l’économie canadienne a ajouté 8200 emplois en décembre, dépassant les attentes des économistes.

Le taux de chômage a malgré tout atteint 6,8 %, en hausse par rapport à 6,5 % en novembre.

Les données montrent que les gains d’emplois en Ontario et au Québec le mois dernier n’ont pas suivi le rythme de la croissance de la population active dans ces deux provinces, ce qui a entraîné une hausse du taux de chômage.

Au Québec, l’économie a ajouté 16 000 emplois. Le taux de chômage a aussi connu une hausse, passant de 5,1 % en novembre à 5,4 % en décembre.

Au niveau national, la croissance s’est concentrée sur les emplois à temps plein. Le secteur des soins de santé et de l’aide sociale a mené la croissance, avec 21 000 postes créés en décembre.

Le secteur de la construction et celui des « autres services » — une vaste catégorie qui comprend des professions allant des coiffeurs aux mécaniciens automobiles — ont également connu une augmentation.

Le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques a quant à lui perdu 18 000 emplois à la fin de l’année, et le secteur de l’hébergement et de la restauration a également subi des pertes.

Le secteur manufacturier, sensible au commerce, a créé 4300 emplois en décembre.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,4 % en décembre par rapport à la même période il y a un an, après une hausse de 3,6 % en novembre.

Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que l’économie perde 5000 emplois en décembre, ce qui aurait annulé une partie des 181 000 emplois créés au cours des trois mois précédents.

Statistique Canada a souligné que le marché du travail a été confronté à des vents contraires liés aux droits de douane américains pendant une grande partie de l’année 2025, mais que la situation s’est améliorée pour les personnes à la recherche d’un emploi vers la fin de l’année.

L’agence a noté que les jeunes, en particulier, ont été confrontés à un marché du travail difficile au cours de l’année 2025.

Les jeunes travailleurs âgés de 15 à 24 ans ont perdu 27 000 postes le mois dernier, effaçant ainsi les gains enregistrés en novembre et octobre.

Statistique Canada a noté que le taux de chômage des jeunes avait augmenté d’un demi-point de pourcentage pour atteindre 13,3 % à la fin de 2025. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 14,7 % enregistrés en septembre, un sommet inégalé depuis 15 ans en dehors de la pandémie de COVID-19.

Le rapport sur l’emploi publié vendredi marque la dernière analyse de la Banque du Canada sur l’état du marché du travail avant sa première décision sur les taux d’intérêt de l’année, à la fin du mois.

L’article Le chômage grimpe malgré des créations d’emplois en décembre est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le taux de chômage a reculé à 6,5 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-taux-de-chomage-a-recule-a-65/ Mon, 08 Dec 2025 13:06:08 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111508 Surprenant encore une fois les économistes.

L’article Le taux de chômage a reculé à 6,5 % est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le marché du travail a encore une fois surpris les économistes en novembre, alors que l’emploi a été en hausse pour un troisième mois consécutif.

Selon Statistique Canada, l’économie a ajouté 54 000 emplois le mois dernier, alors que les experts anticipaient une légère baisse.

Le taux de chômage est ainsi passé de 6,9 % en octobre à 6,5 % en novembre à l’échelle nationale, affichant un recul pour un deuxième mois de suite. Au Québec, il a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 5,1 %.

L’économie canadienne a créé 181 000 emplois entre septembre et novembre, après un début d’année relativement lent pour un marché du travail confronté à l’incertitude liée aux droits de douane américains.

La majeure partie de la croissance de l’emploi est attribuable au travail à temps partiel, dont la croissance a été plus rapide que celle de l’emploi à temps plein au cours des trois derniers mois, selon Statistique Canada.

L’agence fédérale a noté que le taux de personnes travaillant à temps partiel involontairement était demeuré stable par rapport à l’an dernier, à 17,9 %, et inférieur à la moyenne prépandémique de 19,3 % pour le mois.

Les jeunes âgés de 15 à 24 ans ont également contribué à la croissance de l’emploi le mois dernier, après avoir connu des difficultés sur le marché du travail jusqu’à présent cette année.

Selon l’agence fédérale, 50 000 emplois se sont ajoutés pour les jeunes de 15 à 24 ans en novembre, après une augmentation de 21 000 postes en octobre. Il s’agissait des premiers mois de croissance de l’emploi pour les jeunes depuis le début de l’année.

Le taux d’emploi des jeunes s’est établi à 55,3 % en novembre, en hausse de 1,7 point de pourcentage par rapport au creux record enregistré en juillet.

Doug Porter, économiste en chef de BMO, a mentionné que les détails de l’enquête sur la population active de novembre n’étaient pas aussi impressionnants que le titre le laissait présager, notamment en raison de la concentration de la croissance de l’emploi dans le travail à temps partiel.

Il a toutefois avancé que la récente série de créations d’emplois inattendues constitue un résultat solide au regard des indicateurs historiques.

« Pour vous donner une idée, la dernière fois que nous avons constaté une baisse de six points du taux de chômage en deux mois, mis à part la période de forte volatilité liée à la COVID-19, c’était lors du dernier boom technologique en 1999 », a expliqué Doug Porter.

L’économiste principal de TD, Andrew Hencic, a indiqué dans une note que le taux de chômage demeure élevé malgré la récente dynamique du marché du travail.

« Bien qu’il s’agisse d’une amélioration, la reprise n’est pas encore acquise », a-t-il ajouté.

Parmi les personnes sans emploi en octobre, 19,6 % ont trouvé un poste en novembre. Ce taux d’obtention d’emploi était en légère hausse sur un an, signe que les chercheurs d’emploi étaient plus susceptibles de trouver du travail qu’à pareille date en 2024.

Le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a été le plus dynamique en novembre, avec 46 000 nouveaux emplois, tandis que le secteur du commerce de gros et de détail a perdu 34 000 postes.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,6 % en novembre, soit légèrement plus qu’en octobre, selon Statistique Canada.

Pas de baisse des taux en vue

Les données sur l’emploi en novembre constituent la dernière publication importante que la Banque du Canada pourra prendre en compte en prévision de sa dernière décision de l’année sur les taux d’intérêt, mercredi prochain.

Après avoir abaissé son taux directeur d’un quart de point à 2,25 % en octobre, la banque centrale a indiqué qu’elle pourrait ne plus procéder à des ajustements si les données économiques à venir ne s’avèrent pas nettement plus faibles.

Selon Doug Porter, trois mois de solides créations d’emplois, conjugués à une hausse inattendue de 2,6 % en rythme annualisé du PIB réel au troisième trimestre, devraient dissiper « toute perspective d’une baisse des taux de la Banque du Canada à court terme ».

Les marchés financiers estimaient vendredi matin à près de 93 % la probabilité d’un maintien du taux directeur le 10 décembre, contre environ 90 % avant la publication du rapport sur l’emploi, selon LSEG Data & Analytics.

Andrew Hencic s’attend à ce que la Banque du Canada marque une pause dans sa décision finale sur le taux directeur pour cette année.

« Nous estimons que, compte tenu de la poursuite du ralentissement de l’inflation, la banque restera en retrait la semaine prochaine et continuera de guetter les signes d’une reprise durable », a-t-il précisé.

L’article Le taux de chômage a reculé à 6,5 % est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
L’économie canadienne surpasse les prévisions https://www.finance-investissement.com/nouvelles/leconomie-canadienne-surpasse-les-previsions/ Thu, 04 Dec 2025 12:04:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111349 Avec une croissance de 2,6 %.

L’article L’économie canadienne surpasse les prévisions est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
L’économie canadienne a dépassé les attentes avec un net rebond au troisième trimestre, grâce à une balance commerciale plus favorable qui a contribué à la reprise après une contraction provoquée par les droits de douane.

Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 2,6 % en rythme annualisé au troisième trimestre de 2025, selon les données de Statistique Canada publiées vendredi.

Ce résultat est nettement supérieur aux prévisions de la Banque du Canada et d’un sondage auprès d’économistes qui tablaient sur une croissance annualisée de 0,5 % avant la publication des données.

Les chiffres du troisième trimestre marquent également un rebond après une contraction de 1,8 % du PIB réel au deuxième trimestre, alors que les droits de douane américains pesaient lourdement sur l’économie canadienne.

Ces résultats ont été révisés à la baisse de deux dixièmes de point par rapport aux précédents rapports de Statistique Canada.

L’amélioration de la balance commerciale au cours du trimestre est l’une des principales raisons de cette croissance, a indiqué l’agence fédérale.

Dans une note à ses clients vendredi, Doug Porter, économiste en chef de BMO, a indiqué que si le taux de croissance global constituait une agréable surprise, les détails étaient plus mitigés, la hausse étant principalement due à un repli des importations.

Les exportations ont légèrement progressé de 0,2 % au cours des trois mois allant de juillet à septembre, après une forte baisse de 7 % entre avril et juin, lorsque les droits de douane américains ont pris pleinement effet. Les importations ont quant à elles chuté de 2,2 %, ce qui représente la plus forte baisse du secteur depuis le quatrième trimestre de 2022, ce qui a contribué à la hausse du PIB.

La croissance des dépenses d’investissement du gouvernement a également stimulé la croissance au troisième trimestre, a indiqué l’agence, notamment grâce à une augmentation de 82 % des dépenses consacrées aux systèmes d’armement par rapport au trimestre précédent.

Le marché de la revente de logements s’est également quelque peu dynamisé au troisième trimestre, malgré un ralentissement de la construction.

La croissance du dernier trimestre a été freinée par une baisse des dépenses des ménages, principalement due à une diminution des achats de véhicules particuliers, et par un ralentissement de l’accumulation des stocks manufacturiers.

La demande intérieure, qui englobe toutes les dépenses de consommation, des administrations et des entreprises, a légèrement reculé au troisième trimestre.

« Les données s’annonçaient volatiles ce trimestre, suite au choc commercial du deuxième trimestre. Il est donc important de s’attarder à la stagnation de la demande intérieure, qui confirme la morosité attendue », a prévenu Andrew Hencic, économiste principal de la Banque TD, dans une note.

Doug Porter a souligné que les révisions apportées vendredi aux résultats du PIB pour 2022, 2023 et 2024 montrent également une hausse de la croissance globale de 1,4 point de pourcentage pour ces années par rapport aux estimations antérieures.

Statistique Canada a averti que ses chiffres du PIB du troisième trimestre pourraient faire l’objet de révisions plus importantes que d’habitude en raison de la récente fermeture des services gouvernementaux américains.

Puisque l’organisme dépend des données douanières américaines pour ses calculs sur le commerce des marchandises, Statistique Canada a dû produire une estimation spéciale pour ses chiffres de septembre afin de remplacer les sources de données traditionnelles, compromises par la fermeture des services gouvernementaux.

L’agence fédérale a également annoncé vendredi que le PIB réel a progressé de 0,2 % en septembre, une légère hausse par rapport à ses estimations initiales, compensant largement le repli de 0,1 % enregistré en août.

Le secteur manufacturier a été le principal moteur de la croissance en septembre, tandis que le secteur des transports et de l’entreposage a connu un rebond grâce à la reprise des activités de voyage après la grève des agents de bord d’Air Canada le mois précédent.

Un repli marqué des dépenses des ménages

Les premières estimations de Statistique Canada pour octobre laissent cependant présager un début de quatrième trimestre difficile.

L’organisme prévoit une baisse du PIB réel de 0,3 % pour le mois, les résultats des secteurs de l’extraction de pétrole et de gaz, des services d’éducation et du secteur manufacturier indiquant des pertes. Ces chiffres préliminaires seront révisés lors de la publication officielle du PIB d’octobre en décembre.

Ces résultats du PIB du troisième trimestre surviennent avant la dernière décision de la Banque du Canada concernant le taux directeur, prévue le 10 décembre.

La banque centrale a abaissé son taux directeur d’un quart de point à 2,25 % en octobre, mais a laissé entendre qu’elle pourrait ne plus le baisser à moins que les données économiques ne s’écartent de ses prévisions.

La Banque du Canada prévoit une croissance modeste de 0,75 % annualisée pour le second semestre de 2025 et une reprise lente pour les années à venir.

Bradley Saunders, économiste pour l’Amérique du Nord chez Capital Economics, a indiqué dans une note que la croissance du troisième trimestre, tirée par les importations, masque une faiblesse sous-jacente de la demande intérieure.

Le repli des dépenses des ménages représente la plus forte baisse trimestrielle enregistrée en près de 20 ans, hors pandémie, a précisé Bradley Saunders.

« Le recul de la consommation des ménages et des investissements des entreprises, conjugué à la faible estimation préliminaire du PIB pour octobre, démontre que l’économie peine à retrouver son élan », a-t-il déclaré.

« En l’absence d’un net rebond en novembre, la croissance devrait être inférieure aux prévisions de la Banque du Canada », a ajouté Bradley Saunders.

Doug Porter a affirmé que le rebond du PIB au troisième trimestre devrait au moins faire taire les craintes de récession pour le moment, car les révisions apportées aux résultats du PIB des années précédentes témoignent d’une économie canadienne plus résiliente qu’on ne le pensait initialement.

« Pour la Banque du Canada, il y a beaucoup de messages contradictoires, mais le bilan global est meilleur que prévu, ce qui la place plus fermement dans une position de statu quo à la réunion du mois prochain », a-t-il déclaré.

L’article L’économie canadienne surpasse les prévisions est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les investisseurs étrangers reviennent timidement vers les titres canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-investisseurs-etrangers-reviennent-timidement-vers-les-titres-canadiens/ Thu, 21 Aug 2025 10:57:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109083 L’économie canadienne a enregistré une sortie nette de titres de 8,3 G$ pour le mois.

L’article Les investisseurs étrangers reviennent timidement vers les titres canadiens est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les investisseurs étrangers ont acheté pour 709 millions de dollars (M$) de titres canadiens en juin, leur premier investissement depuis janvier, tandis que les investisseurs canadiens ont acquis pour 9 milliards de dollars (G$) de titres étrangers, selon les données publiées le 18 août par Statistique Canada sur les transactions internationales de titres au Canada.

Les transactions internationales de titres ont entraîné une sortie nette de 8,3 G$ de l’économie canadienne en juin. Cela a porté le total des sorties au deuxième trimestre à 43,7 G$, un montant comparable à celui du premier trimestre.

Les investisseurs étrangers ont augmenté leur exposition aux titres de créance canadiens en juin, tout en vendant des titres de participation.

Ils ont acquis pour 6,9 G$ d’obligations canadiennes, après avoir acheté pour 9,7 G$ en mai. L’activité en juin a porté sur des obligations d’entreprises (5,6 G$) et des obligations provinciales (3 G$), modérée par une réduction de 1,3 G$ des avoirs étrangers en obligations fédérales.

Il y a également eu un désinvestissement étranger de 3,2 G$ dans les instruments du marché monétaire canadien en juin, principalement dans les titres de créance privés (-3 G$).

En outre, les investisseurs étrangers ont réduit leur exposition aux actions canadiennes de 3 G$ en juin, après un désinvestissement de 11,5 G$ en mai. Cette réduction a été principalement attribuable aux actions du secteur bancaire et de l’industrie du commerce et des transports.

Les investisseurs canadiens ont acheté pour 9 G$ de titres étrangers au cours du mois, contre 13,5 G$ en mai. La majeure partie du total de juin (8,2 G$) concernait des actions étrangères, les actions américaines représentant 5,7 G$ d’achats et les actions non américaines 2,5 G$.

Les Canadiens ont acheté pour 850 M$ de titres de créance étrangers en juin, principalement des obligations étrangères non américaines (4,5 G$). Les investisseurs canadiens ont réduit leurs avoirs en titres de créance du gouvernement américain de 7,5 G$, mais ont ajouté 3,7 G$ de titres de créance d’entreprises américaines.

L’article Les investisseurs étrangers reviennent timidement vers les titres canadiens est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
L’inflation en baisse en juillet https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/linflation-en-baisse-en-juillet/ Wed, 20 Aug 2025 10:58:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109074 Elle s’est établie à 1,7 %.

L’article L’inflation en baisse en juillet est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
L’indice des prix à la consommation a augmenté de 1,7 % d’une année à l’autre en juillet au pays, ce qui représente une baisse par rapport à la hausse de 1,9 % observée en juin.

Statistique Canada indique que les prix de l’essence ont diminué de 16,1 % d’une année à l’autre en juillet, alors que les effets du retrait de la tarification fédérale du carbone pour les consommateurs ont continué de se faire sentir.

Les prix de l’essence ont également baissé de 0,7 % sur une base mensuelle, à la suite d’une augmentation de la production des pays exportateurs de pétrole et d’un cessez-le-feu dans le conflit entre Israël et l’Iran.

Des signes de pression sur les prix des aliments ont été observés le mois dernier, les coûts ayant augmenté de 3,4 % en glissement annuel dans les épiceries, comparativement à 2,8 % en juin.

Les confiseries et le café ont connu des hausses de prix importantes en juillet par rapport à l’année précédente. Selon Statistique Canada, cela s’explique par les conditions de croissance difficiles dans les pays producteurs de cacao et de café.

Les prix des logements ont quant à eux connu leur première accélération de la croissance depuis février 2024, en raison d’une hausse des loyers.

Au Québec, l’inflation s’est établie à 2,3 % en juillet, après avoir été de 2,2 % en juin. Le Québec est l’une des deux provinces où l’inflation a été plus élevée que la moyenne nationale, l’autre étant le Manitoba.

L’article L’inflation en baisse en juillet est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Recul de l’emploi au Canada en juillet : 41 000 postes supprimés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/recul-de-lemploi-au-canada-en-juillet-41-000-postes-supprimes/ Mon, 11 Aug 2025 11:38:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108941 Mais le taux de chômage reste stable à 6,9 %.

L’article Recul de l’emploi au Canada en juillet : 41 000 postes supprimés est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
L’économie canadienne a perdu quelque 41 000 emplois en juillet, les jeunes et le secteur privé ayant été les plus touchés, a rapporté vendredi Statistique Canada.

Le taux de chômage est resté stable à 6,9 %, le nombre de personnes à la recherche d’un emploi étant resté pratiquement inchangé par rapport au mois de juin.

L’économie canadienne a perdu 51 000 emplois à temps plein en juillet, et la majeure partie des pertes concernait le secteur privé, a noté Statistique Canada.

La perte nette de 41 000 emplois en juillet est venue contrebalancer en partie la hausse inattendue de 83 000 postes enregistrée en juin.

Au Québec, l’emploi est demeuré stable en juillet, après avoir augmenté de 23 000 en juin. Le taux de chômage a diminué de 0,8 point de pourcentage, pour s’établir à 5,5 %, ce que Statistique Canada attribue à une baisse du nombre de personnes à la recherche de travail.

Les économistes s’attendaient à une légère hausse de l’emploi avant la publication de vendredi.

Doug Porter, économiste en chef à la BMO, a indiqué dans une note à ses clients que le rapport sur l’emploi de juillet était le plus faible en trois ans, selon le bulletin de la banque.

Il a noté que le nombre total d’heures travaillées avait diminué de 0,2 % en juillet, marquant un mauvais début de troisième trimestre pour l’économie canadienne.

« Il s’agit d’un rapport clairement faible […], même s’il suit de près un rapport clairement positif », a souligné Doug Porter.

Leslie Preston, économiste principale à la Banque TD, a précisé dans une note que les chiffres de l’emploi sont souvent volatils dans l’Enquête sur la population active, mais que le taux de chômage est « l’indicateur clé à surveiller ».

« Le taux de chômage est resté stable, mais, comme il est dû à une baisse de la participation au marché du travail, ce n’est pas un signe très positif, a-t-elle avancé. Nous prévoyons que la stagnation de la croissance de la population active se poursuivra, ce qui empêchera le taux de chômage d’augmenter trop haut, malgré la faiblesse de la demande de main-d’œuvre. »

Les jeunes travailleurs, en particulier, ont continué d’être confrontés à un contexte difficile sur le marché des emplois d’été.

Les jeunes de 15 à 24 ans ont perdu 34 000 emplois le mois dernier, tandis que le taux d’emploi pour ce groupe d’âge est tombé à 53,6 % — son niveau le plus bas depuis novembre 1998, si l’on exclut la période marquée par la pandémie de COVID-19.

Plusieurs secteurs touchés

Le recul de l’emploi à l’échelle nationale s’est manifesté dans plusieurs secteurs économiques, dont l’information, la culture et les loisirs (-29 000) et la construction (-22 000).

Ces pertes ont été partiellement compensées par une augmentation de 26 000 emplois dans le transport et l’entreposage, marquant la première hausse du nombre d’emplois dans ce secteur depuis janvier.

Pour ce qui est de l’industrie manufacturière, qui est particulièrement vulnérable aux conséquences des droits de douane américains, l’augmentation de l’emploi a été modeste pour un deuxième mois consécutif (+5300). L’emploi dans le secteur manufacturier est toujours en baisse de 9400 d’une année à l’autre.

Statistique Canada a noté que le taux de licenciement — soit la proportion de personnes employées en juin, mais licenciées en juillet — est resté pratiquement inchangé à 1,1 % par rapport au même mois l’an dernier, et ce, malgré l’incertitude liée au commerce et aux droits de douane.

L’agence fédérale a cependant indiqué que de nombreuses personnes à la recherche d’un emploi peinent à se trouver un poste.

Sur les 1,6 million de personnes sans emploi en juillet, 23,8 % étaient en chômage de longue durée, c’est-à-dire qu’elles étaient à la recherche d’un emploi depuis 27 semaines ou plus. Selon Statistique Canada, il s’agit du taux de chômage de longue durée le plus élevé depuis février 1998, en excluant la pandémie.

Le salaire horaire moyen a quant à lui augmenté de 3,3 % sur une base annuelle en juillet, soit une légère hausse par rapport à juin.

La Banque du Canada évaluera la vigueur du marché du travail en prévision de sa prochaine décision sur le taux directeur prévue le 17 septembre.

La banque centrale a laissé son taux directeur inchangé à 2,75 % dans sa décision de la semaine dernière.

L’économiste principal de la Banque CIBC, Andrew Grantham, a affirmé vendredi dans une note que les chiffres de l’emploi « plus faibles que prévu » justifient sa demande d’une baisse d’un quart de point lors de la réunion de septembre de la Banque du Canada.

La banque centrale examinera une autre série de données sur l’emploi pour le mois d’août, ainsi que des rapports sur l’inflation et une mise à jour trimestrielle du PIB avant sa prochaine décision.

L’article Recul de l’emploi au Canada en juillet : 41 000 postes supprimés est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Les investisseurs canadiens continuent d’acheter des actions américaines https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-investisseurs-canadiens-continuent-dacheter-des-actions-americaines-2/ Fri, 01 Aug 2025 11:33:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108636 Les investisseurs étrangers se désengagent des actions canadiennes pour le quatrième mois consécutif en mai.

L’article Les investisseurs canadiens continuent d’acheter des actions américaines est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
En mai, les investisseurs canadiens ont augmenté leur exposition aux titres étrangers de 13,4 milliards de dollars (G$), en hausse par rapport à avril, où ils avaient effectué des achats nets de 4,1 G$, selon les données publiées jeudi par Statistique Canada.

Les actions américaines ont représenté la majeure partie de cette somme, les Canadiens ayant acheté pour 14,2 G$ d’actions américaines en mai et vendu pour 2,8 G$ d’actions non américaines. Les investisseurs ont également acheté pour 3,2 G$ d’obligations de sociétés américaines, tout en se délestant de 2,8 milliards de dollars de bons du Trésor américains et de 1,3 G$ d’obligations d’État américaines.

Les investisseurs étrangers ont réduit leurs avoirs en titres canadiens de 2,8 G$ en mai, un quatrième désinvestissement mensuel consécutif.

Les investisseurs étrangers ont réduit leur exposition aux actions canadiennes de 11,4 G$, principalement dans les secteurs de l’énergie et de l’exploitation minière, de la gestion de sociétés et d’entreprises et de l’industrie manufacturière. Ils ont également acquis pour 13,1 G$ d’obligations canadiennes, après un désinvestissement de 25,1 G$ en avril.

Dans le même temps, les désinvestissements étrangers dans les instruments du marché monétaire canadien ont totalisé 4,5 G$ en mai et ont principalement visé les titres du gouvernement du Canada (-4 G$). Les acquisitions étrangères d’obligations des gouvernements provinciaux (8 G$) et fédéral (6,9 G$) ont été modérées par un désinvestissement des obligations d’entreprises privées (-4,2 G$).

Par conséquent, les transactions internationales sur titres ont généré des sorties nettes de 16,2 G$ de l’économie canadienne en mai, soit un quatrième mois consécutif de sorties nettes.

L’article Les investisseurs canadiens continuent d’acheter des actions américaines est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Le CELI plus populaire que le REER en 2023 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/le-celi-plus-populaire-que-le-reer-en-2023/ Wed, 09 Apr 2025 11:01:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106596 Les cotisants au CELIAPP sont plus jeunes et plus aisés.

L’article Le CELI plus populaire que le REER en 2023 est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>
Plus de contribuables ont cotisé à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI), et pour des montants plus élevés, qu’à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) en 2023, selon des données publiées récemment par Statistique Canada.

Sur les 11,3 millions de personnes qui ont cotisé à l’un ou l’autre compte, 5 millions ont cotisé à un CELI, avec une cotisation médiane de 6 500 $, et 3,8 millions ont cotisé uniquement à un REER, avec une cotisation médiane de 3 420 $.

Les 2,5 millions qui ont cotisé aux deux comptes enregistrés l’ont fait avec des cotisations médianes de 5 000 $ dans leur REER et de 6 150 $ dans leur CELI.

Parmi les 6,3 millions de déclarants qui ont cotisé à un REER, 54 % avaient un revenu total supérieur à 80 000 $ et 55 % étaient des déclarants âgés de 45 à 64 ans.

À l’inverse, 66 % de ceux qui ont cotisé à un CELI gagnaient moins de 80 000 $ et il n’y a pas eu de baisse significative des cotisations à un CELI chez les contribuables plus âgés.

Le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) a été lancé en avril 2023, et les données de Statistique Canada montrent que le plus grand groupe de cotisants était constitué de personnes plus jeunes ayant des revenus plus élevés. Sur les 484 320 déclarants qui ont cotisé au cours de la première année du programme, 61 % gagnaient plus de 60 000 $ et 57 % étaient âgés de 25 à 34 ans. La contribution médiane de tous les contributeurs correspondait au plafond annuel de 8 000 $.

L’article Le CELI plus populaire que le REER en 2023 est apparu en premier sur Finance et Investissement.

]]>