Réserve fédérale américaine | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/reserve-federale-americaine/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 09 Feb 2026 13:03:09 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Réserve fédérale américaine | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/reserve-federale-americaine/ 32 32 Les modèles d’IA savent prévoir, mais leurs choix demeurent flexibles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-modeles-dia-savent-prevoir-mais-leurs-choix-demeurent-flexibles/ Mon, 09 Feb 2026 13:03:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112329 Des recherches de la Réserve fédérale mettent en lumière les tendances décisionnelles des modèles d’IA.

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À mesure que les modèles d’intelligence artificielle (IA) se multiplient dans le secteur financier, tant chez les investisseurs que chez les décideurs publics, de nouvelles recherches du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) montrent qu’ils tendent à se comporter comme des humains dans la prise de décisions économiques simples, tout en demeurant facilement influençables.

Dans un nouveau document de travail du personnel, des chercheurs de la Fed examinent la manière dont les modèles d’IA prennent des décisions économiques.

« À mesure que les grands modèles de langage assument des rôles en matière de conseil financier, de négociation et d’analyse des politiques publiques, la compréhension de leurs objectifs implicites devient aussi importante que celle de leur exactitude », souligne le document.

Par exemple, un modèle qui est un bon outil de prévision, mais qui présente certains biais décisionnels, « pourrait effectuer des choix inattendus ou sous-optimaux du point de vue de l’utilisateur du modèle », indiquent les auteurs.

Pour évaluer la prise de décision des modèles, les chercheurs ont recours à des expériences classiques issues de la théorie des jeux. Ils constatent que les modèles se comportent souvent de manière très similaire aux humains dans des expériences comparables.

Ainsi, dans des jeux où un modèle doit répartir une somme donnée entre lui-même et une autre partie, les chercheurs observent que « la plupart des modèles proposent un partage presque égal, même dans des situations où un agent strictement intéressé par son propre gain ne partagerait pas ».

Ces résultats correspondent largement à ceux observés dans les expériences menées auprès d’humains. En fait, les modèles ont démontré « une aversion encore plus marquée à l’égard des résultats inéquitables que ce que suggèrent habituellement les données humaines », notent les chercheurs.

Toutefois, l’étude conclut également que cette « apparente équité est fragile : lorsque le contexte économique de la tâche est masqué ou reformulé, les allocations évoluent vers des comportements plus intéressés ».

Par exemple, les chercheurs ont constaté que « présenter une décision comme un échange de devises plutôt que comme une allocation de ressources […] peut modifier le comportement de façon systématique ».

Selon le document, ces changements de comportement sont plus prononcés dans des jeux simples et ponctuels de répartition que dans des tâches plus complexes.

« Dans ces environnements dynamiques, les préférences des modèles semblent moins stables et davantage influencées par le hasard ou par des indices propres au contexte », précise le rapport.

En définitive, l’étude conclut que les modèles d’IA « ne sont pas de simples outils de calcul neutres, mais présentent plutôt des tendances comportementales structurées et quantifiables », des tendances qui sont flexibles, plutôt que figées.

Par conséquent, les auteurs estiment qu’« il existe un besoin clair d’outils de diagnostic plus performants afin d’identifier et d’ajuster les objectifs que les modèles poursuivent implicitement ».

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Taux d’intérêt, hypothèques et économie canadienne : un équilibre fragile https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/taux-dinteret-hypotheques-et-economie-canadienne-un-equilibre-fragile/ Mon, 02 Feb 2026 13:22:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112263 ZONE EXPERTS – Une lecture divergente du consensus actuel.

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Les hypothèques contractées avant la forte hausse des taux amorcée en 2022 arrivent progressivement à échéance. Bien que les ménages s’attendent naturellement à une augmentation de leurs paiements au renouvellement, la situation demeure, pour l’instant, gérable. Avec des taux hypothécaires avoisinant les 4 %, le choc reste limité pour la majorité des emprunteurs.

Du côté de la Banque du Canada (BdC), le message est clair : la politique monétaire est en pause. Les anticipations actuelles suggèrent que ce statu quo pourrait se maintenir tout au long de l’année.

Les grandes banques canadiennes affichent toutefois des visions divergentes pour la suite. La Banque Royale du Canada est la seule à prévoir, à ce stade, une hausse du taux directeur de 1 % en 2027. La Banque de Nouvelle-Écosse anticipe plutôt une augmentation de 0,5 % dans la deuxième moitié de 2026, suivie de 0,25 % en 2027. La Banque Nationale envisage une hausse de 0,5 % dès cette année. À l’inverse, TD, CIBC et BMO misent sur un maintien des taux en 2026 et 2027.

Ces anticipations reposent sur un scénario clé : celui d’une économie canadienne évitant la récession et affichant une croissance modeste en 2026. Jusqu’à présent, le Canada semble effectivement avoir évité le pire. Selon les projections de la BdC publiées en octobre dernier, les nouveaux tarifs imposés par l’administration américaine ne représenteraient qu’un impact de 5,9 %, notamment parce que la majorité des échanges commerciaux demeure protégée par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Toutefois, le risque demeure bien réel. Les marchés craignent que le gouvernement américain invoque une clause de renégociation de l’ACEUM dès cette année. Un tel scénario serait lourd de conséquences : près de 90 % des exportations canadiennes vers les États-Unis bénéficient actuellement d’une exemption tarifaire grâce à cet accord.

Toute détérioration de l’ACEUM affecterait directement un marché du travail déjà fragilisé, avec des répercussions immédiates sur la consommation intérieure. À cela s’ajoute un autre facteur structurel : les premiers effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi, particulièrement chez les travailleurs débutants, dont certains postes disparaissent déjà.

Dans ce contexte, nous estimons que l’économie canadienne est probablement déjà en récession, malgré les indicateurs officiels, et que l’inflation ne constitue plus un enjeu majeur. La Banque du Canada elle-même prévoit une croissance limitée à environ 1,25 %, avec une inflation alignée sur la cible de 2 %.

Par ailleurs, le changement récent à la tête de la Réserve fédérale américaine, avec la nomination de Kevin Warsh annoncée vendredi dernier, ouvre la porte à un assouplissement monétaire dès la deuxième moitié de l’année. Nous anticipons ainsi une baisse significative des taux d’intérêt aux États-Unis.

Dans un tel scénario, il devient difficile d’imaginer que la Banque du Canada ne suive pas le mouvement. Une économie canadienne à la croissance anémique, combinée à un dollar canadien qui s’apprécierait si les taux baissaient aux États-Unis, mais pas au Canada, exercerait une pression considérable sur la politique monétaire canadienne.

Nous nous positionnons donc à contre-courant des anticipations formulées par la majorité des grandes banques et estimons que la Banque du Canada amorcera une nouvelle phase de baisse du taux directeur au cours de la deuxième moitié de l’année. Dans ce contexte, le taux variable demeure, selon nous, l’option la plus avantageuse sur le plan stratégique. Cette approche ne convient toutefois pas à tous les emprunteurs : une analyse rigoureuse du profil de risque et de la tolérance à la volatilité demeure essentielle avant toute décision. Pour ceux qui recherchent avant tout une plus grande stabilité, le taux fixe sur trois ans offre un compromis raisonnable pour traverser cette phase d’incertitude économique.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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Kevin Warsh pressenti à la tête de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/kevin-warsh-pressenti-a-la-tete-de-la-fed/ Fri, 30 Jan 2026 14:28:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112232 Wall Street s’inquiète d’un tournant plus politique de la politique monétaire.

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Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé vendredi qu’il proposera la candidature de Kevin Warsh au poste de prochain président de la Réserve fédérale (Fed).

Ce choix est susceptible d’entraîner des changements radicaux au sein de cette puissante institution, qui pourrait se rapprocher de la Maison-Blanche et voir son indépendance vis-à-vis de la politique quotidienne être réduite.

Si sa nomination est confirmée par le Sénat, Kevin Warsh, qui est âgé de 55 ans, succédera à l’actuel président de la Fed, Jerome Powell, à la fin de son mandat, en mai.

Donald Trump avait choisi Jerome Powell pour diriger la Fed en 2017. Ces derniers mois, il l’a sans cesse critiqué pour ne pas avoir abaissé les taux d’intérêt assez rapidement.

Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a fait valoir que Kevin Warsh, qui a été membre du conseil des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011, est « parfait pour le rôle » et qu’il ne « décevra jamais » les Américains.

« Je connais Kevin depuis longtemps et je ne doute pas qu’il restera dans les annales comme l’un des GRANDS présidents de la Fed, peut-être même le meilleur », a écrit Donald Trump.

Kevin Warsh est actuellement membre de la Hoover Institution, un laboratoire d’idées de droite, en plus d’être chargé de cours à la Stanford Graduate School of Business.

À certains égards, Kevin Warsh est un choix improbable pour le président républicain, car il est depuis longtemps un faucillon dans le jargon de la Fed, c’est-à-dire quelqu’un qui soutient généralement des taux d’intérêt plus élevés pour contrôler l’inflation.

Donald Trump plaide que le taux directeur de la Fed devrait être aussi bas que 1 %, soit bien en dessous de son niveau actuel d’environ 3,6 %, une position que peu d’économistes approuvent.

Pendant son mandat de gouverneur, Kevin Warsh s’est opposé à certaines des politiques de taux d’intérêt bas menées par la Fed pendant et après la récession de 2008-2009. Il a également souvent exprimé à l’époque sa crainte que l’inflation s’accélère.

Plus récemment, dans des discours et des tribunes libres, Kevin Warsh s’est dit favorable à une baisse des taux.

Contrôler la Fed 

La nomination de Kevin Warsh constituerait une étape importante vers le renforcement du contrôle de Donald Trump sur la Fed, l’une des rares agences fédérales encore indépendantes.

Si tous les présidents influencent la politique de la Fed par l’intermédiaire des nominations, les attaques rhétoriques de Donald Trump contre la banque centrale ont suscité des inquiétudes quant à son statut d’institution indépendante.

Le président de la Réserve fédérale est l’un des responsables économiques les plus puissants au monde, chargé de lutter contre l’inflation aux États-Unis tout en soutenant le plein emploi.

Les décisions de la Fed en matière de taux d’intérêt influencent, à terme, les coûts d’emprunt dans l’ensemble de l’économie, y compris pour les prêts hypothécaires, les prêts automobiles et les cartes de crédit.

Politiques économiques de Trump

Depuis la réélection de Donald Trump, Kevin Warsh a exprimé son soutien aux politiques économiques du président, malgré son passé de républicain plus conventionnel et favorable au libre-échange.

Dans une chronique publiée en janvier 2025 dans le « Wall Street Journal », Kevin Warsh a écrit que « les politiques de déréglementation énergiques de l’administration Trump, si elles étaient mises en œuvre, auraient un effet désinflationniste ».

Depuis son premier mandat, Donald Trump a rompu avec plusieurs décennies de précédent selon lesquelles les présidents évitaient d’appeler publiquement à des baisses de taux, par respect pour le statut d’agence indépendante de la Fed.

Donald Trump a également cherché à exercer un contrôle accru sur la Fed. En août, il a tenté de licencier Lisa Cook, l’une des sept gouverneurs, afin d’obtenir la majorité au conseil de la Fed. Il a nommé trois autres membres, dont deux lors de son premier mandat.

Mme Cook a toutefois intenté une poursuite pour conserver son poste. La semaine dernière, la Cour suprême s’est montrée encline à lui permettre de conserver son poste pendant que la procédure suit son cours devant les tribunaux.

Des études économiques ont montré que les banques centrales indépendantes obtiennent de meilleurs résultats en matière de contrôle de l’inflation. Les élus, comme Donald Trump, exigent souvent des taux d’intérêt plus bas pour stimuler la croissance et l’emploi, ce qui peut entraîner une hausse des prix.

Défis potentiels

Si sa nomination est confirmée, Kevin Warsh devra relever des défis pour faire baisser les taux d’intérêt de manière significative. Le président n’est que l’un des 19 membres que compte le comité de fixation des taux de la Fed, dont 12 votent lors de chaque décision.

Si la Fed réduit ses taux à court terme de manière trop agressive et que cette décision est perçue comme motivée par des raisons politiques, les investisseurs de Wall Street pourraient vendre leurs bons du Trésor par crainte d’une hausse de l’inflation. Ces ventes feraient grimper les taux d’intérêt à long terme.

Donald Trump a envisagé de nommer Kevin Warsh à la présidence de la Fed pendant son premier mandat, mais il a finalement choisi Jerome Powell. Le beau-père de Kevin Warsh est Ronald Lauder, héritier de la fortune cosmétique Estee Lauder et donateur et confident de longue date de Donald Trump.

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La Fed marque une pause sur les taux https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-fed-marque-une-pause-sur-les-taux/ Thu, 29 Jan 2026 13:24:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112205 Et laisse son taux directeur inchangé.

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La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) a marqué une pause dans ses baisses de taux d’intérêt, mercredi, laissant son taux directeur inchangé à environ 3,6 % après l’avoir abaissé à trois reprises l’année dernière.

La banque centrale explique dans une déclaration qu’il y a des signes de stabilisation du marché de l’emploi et que la croissance est « solide », une amélioration par rapport à la description « modeste » du mois dernier.

Avec une économie qui croît à un rythme soutenu et aucun signe de détérioration de l’emploi, les responsables de la Fed ne voient probablement pas de raison de précipiter de nouvelles baisses de taux.

Si la plupart des décideurs politiques s’attendent à une nouvelle réduction des coûts d’emprunt cette année, beaucoup souhaitent voir des signes indiquant que l’inflation, qui reste obstinément élevée, se rapproche de l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale. Selon l’indicateur privilégié par la Fed, l’inflation s’élevait à 2,8 % en novembre, soit un niveau légèrement supérieur à celui de l’année dernière.

Deux responsables se sont opposés à cette décision, les gouverneurs Stephen Miran et Christopher Waller, préférant une nouvelle baisse d’un quart de point.

Le président Donald Trump a nommé Stephen Miran en septembre, tandis que Christopher Waller est pressenti par la Maison-Blanche pour remplacer le président Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai.

La décision de la Fed de maintenir le statu quo risque d’alimenter les critiques du président Trump, qui attaque Jerome Powell depuis des mois pour ne pas avoir réduit fortement les taux à court terme.

Lorsque la Fed réduit son taux directeur, elle tend à faire baisser les coûts d’emprunt pour les prêts hypothécaires, les prêts automobiles et les emprunts commerciaux, bien que ces taux soient également influencés par les forces du marché.

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La Banque du Canada défend l’indépendance de la Fed https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-defend-lindependance-de-la-fed/ Wed, 28 Jan 2026 19:04:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112176 Des conséquences possibles pour les marchés canadiens, selon Tiff Macklem

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Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que la perte d’indépendance de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) aurait des répercussions sur les marchés financiers canadiens en raison de l’intégration des deux économies.

Lors d’une conférence de presse tenue après la dernière décision sur le taux directeur, le gouverneur Tiff Macklem dit qu’il est difficile de prédire quelles seraient les répercussions, mais que le maintien de l’indépendance de la Fed est bénéfique pour les Américains et les Canadiens.

Les commentaires de Tiff Macklem interviennent alors que le président américain Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises le président de la Fed, Jerome Powell, et la banque centrale pour ne pas avoir agi plus rapidement pour réduire les taux.

Donald Trump a considérablement intensifié sa confrontation avec la Fed au début du mois, le département de la Justice ayant ouvert une enquête et menacé de poursuites criminelles, ce que Jerome Powell a qualifié de «prétextes» dans la campagne du président visant à prendre le contrôle de la politique américaine en matière de taux d’intérêt.

Tiff Macklem fait partie des banquiers centraux du monde entier qui ont affirmé leur «solidarité totale» avec M. Powell et ont souligné que l’indépendance des banques centrales est la pierre angulaire de la stabilité des prix, des finances et de l’économie.

Les économistes avertissent qu’une Fed politisée qui cède aux exigences du président nuira à sa crédibilité en tant que combattante de l’inflation et conduira probablement les investisseurs à exiger des taux plus élevés avant d’investir dans les bons du Trésor américain.

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Stabilisation de l’économie canadienne malgré l’incertitude https://www.finance-investissement.com/nouvelles/stabilisation-de-leconomie-canadienne-malgre-lincertitude/ Wed, 28 Jan 2026 12:22:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112074 Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

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« L’année 2025 aurait pu prendre une tangente carrément désastreuse après l’annonce de l’imposition de tarifs par l’administration Trump, un événement sans précédent, mais le Canada s’est somme toute bien tiré d’affaire », réagissait Frances Donald, économiste en chef de RBC et conférencière lors de l’événement annuel Perspectives 2026, organisé par CFA Montréal le 22 janvier. Elle anticipe cette année une croissance modeste du PIB canadien de 1,3 %, alors que l’économie canadienne amorcerait une phase de stabilisation.

L’économie canadienne a évité la récession redoutée en 2025 malgré une année marquée par des tensions commerciales, lesquelles continueront de planer sur l’économie. Mais ce choc tarifaire s’est avéré beaucoup plus faible que ce que les gens croient en général, selon l’économiste en chef de RBC. « 90 % du commerce vers les États-Unis demeure exempt de tarifs. » Pourtant, selon l’experte, qui cite un récent sondage, « 50 % des Canadiens croient que nous sommes actuellement en récession. »  Ce qui lui fait dire que les choses ne vont pas si mal, au contraire, elle mentionne entre autres la hausse du marché boursier canadien de 40 % depuis le fameux Jour de la Libération de l’administration Trump et trois trimestres consécutifs d’investissements directs étrangers. « On est en droit de se faire un petit pep talk. »

L’économiste en chef de RBC entrevoit néanmoins trois enjeux pour l’économie canadienne en 2026. Le premier a trait au coût de la vie, une préoccupation qui toucherait plus des deux tiers des Canadiens. « Même si l’inflation globale depuis 2020 a augmenté de 21 %, l’inflation des aliments et des loyers a augmenté de plus de 30 %, ce qui a impacté les ménages à revenu faible et moyen qui consacrent une plus grande part de leurs revenus à ces dépenses. »

L’experte a mentionné par ailleurs que l’épargne est presque exclusivement le domaine du quintile supérieur (les 20 % des ménages les plus riches). « Tandis que les quintiles inférieurs dépensent plus que ce qu’ils ne gagnent, non pas par excès, mais parce que le coût des denrées essentielles dépasse leurs revenus. »

Le deuxième enjeu, selon elle, est celui d’économies régionales fort différentes. « Si on anticipe une croissance modeste du PIB canadien de 1,3%, dans les faits, seule la province du Manitoba pourrait atteindre cette croissance. L’Alberta pourrait dépasser ce pourcentage, alors que d’autres provinces comme l’Ontario et le Québec pourraient avoir des croissances inférieures. Un peu comme avoir la tête dans le four et les pieds dans le congélateur, en moyenne tout va bien, mais en réalité les écarts sont importants. » Elle souligne que la guerre commerciale avec les États-Unis a surtout frappé l’Ontario. « En somme, cela complique la tâche pour adopter une seule et unique politique monétaire qui convienne à tout un chacun. »

Le troisième enjeu selon l’économiste est celui de la croissance nulle de la population, soit « l’effondrement de la croissance démographique ». « Le Canada est en train de corriger la politique d’immigration de 2022-2024. Durant cette période, il devait créer 60 000 emplois par mois pour satisfaire à la demande de main-d’œuvre. Si vous invitez 10 personnes chez vous, vous avez besoin de 10 chaises. » L’an prochain, l’experte croit que le Canada pourrait perdre en moyenne 12 000 emplois par mois tout en gardant le taux de chômage stable. « On n’aura pas à rajouter des chaises, on pourra même en retirer. »

Accélération de l’économie mondiale

Dans son tour d’horizon, Sébastien McMahon, économiste senior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs, a expliqué que leurs indicateurs avancés pointaient vers une accélération de l’économie mondiale en 2026. Si le consensus pour le Canada est une croissance modeste de son économie d’environ 1,3 % (1,1 % pour la Banque du Canada), l’expert dit afficher une vision légèrement plus optimiste. « Quand on regarde du côté des consommateurs, des dépenses en défense, il y a un bon potentiel pour un revirement et une croissance économique plus forte, surtout si on obtient un peu plus de clarté du côté des échanges commerciaux. »

Concernant la croissance du PIB américain sur 10 ans, le stratège en chef évoque un consensus des attentes autour de 1,1%. Il ne faut pas oublier qu’on était à 2, 9 % en 2023 et à 2,8 % en 2024, on anticipe une croissance du PIB de 2,0 % en 2026. « Les gains de productivité liés à l’IA ne sont pas encore visibles. Historiquement, chaque million de dollars ajouté au PIB américain génère plusieurs emplois, alors que les investissements dans les centres de données, eux, n’en créent qu’une fraction. Oui, l’IA entraîne des investissements massifs, mais la question demeure : soutient-elle la croissance de façon durable, même si tous s’entendent pour dire qu’elle est appelée à jouer un rôle très important ? »

Sur le plan des actions, même si les attentes de croissance attendue sur 12 mois semblent très élevées pour les entreprises (surtout pour le Canada à 25 % et l’Europe à 19,4 %, les États-Unis sont plutôt stables à 17,9 %), l’économiste est d’avis que les perspectives économiques soutiennent une surperformance de celles-ci. Il anticipe un rendement de 10-15 % pour le marché canadien et de 5-10 % pour le marché américain. « Avoir une quatrième année consécutive de rendement de 10 % et plus sur l’indice du S&P 500, cela ne s’est produit que 4 fois au cours des 100 dernières années. » Il juge dans l’ensemble les valorisations des actions élevées sauf hors des États-Unis, il signale notamment les valorisations attrayantes en Europe. Il partage par ailleurs l’avis qu’il n’y a actuellement pas de bulle dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA).

À l’égard des taux d’intérêt, l’expert a souligné que les marchés « escomptent la fin du cycle global d’assouplissement monétaire. » Les marchés anticipent deux baisses des taux d’intérêt à venir du côté de la Réserve fédérale américaine (juillet et décembre), mais selon lui « les conditions financières ne supportent pas des coupures agressives ». Au Canada, il s’attend à une hausse des taux d’intérêt, soit en décembre 2026 ou l’année prochaine, mais aucun changement du côté de la Banque centrale européenne.

Interrogés en période de questions à commenter l’impact des tarifs sur l’inflation et l’économie en général, les experts ont évoqué quelques-unes des raisons qui expliquent l’effet à retardement de l’impact des tarifs. L’économiste en chef de RBC, Frances Donald, a évoqué l’accord de libre-échange actuel entre le Canada et les États-Unis, en vertu duquel 90 % des exportations et importations sont exemptes de droits de douane. Sans l’ACEUM des tarifs s’appliqueraient et les entreprises auraient répercuté ces coûts sur les consommateurs. « En raison de la paralysie du gouvernement, il nous manque aussi trois mois de données crédibles sur l’inflation, mais je crois que la donnée la plus importante à suivre à ce sujet est celle sur le coût des aliments et elle est en hausse. »

Sébastien McMahon a rappelé que le plein effet inflationniste des tarifs ne s’est pas encore fait ressentir, car plusieurs entreprises ont absorbé les coûts. « On ne le voit peut-être pas dans les données d’inflation, mais on le voit dans les marges bénéficiaires d’entreprises. » Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

Au sujet de la nomination du nouveau Président de la Réserve fédérale américaine et du caractère indépendant de l’organisme qui dicte la politique monétaire du pays, les panélistes se sont montrés optimistes malgré la pression politique constante exercée ces derniers mois. « Nous étions très inquiets en 2025, particulièrement par rapport au processus de nomination des présidents régionaux, mais ces craintes ont été dissipées, fort heureusement pour l’indépendance de la Fed qui est cruciale pour les marchés mondiaux » a mentionné Sébastien McMahon. « Je trouve fascinant cet intérêt pour le nouveau président de la Fed (est-il Hawkish ou Dovish ?), mais ce n’est pas nouveau en soi, ce qui est nouveau c’est d’avoir un président qui interfère dans le processus en intimidant », a laissé entendre Frances Donald.

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L’IA dans le secteur financier : opportunités, risques et encadrement https://www.finance-investissement.com/outils_/livres-blancs/lia-dans-le-secteur-financier-opportunites-risques-et-encadrement/ Mon, 19 Jan 2026 13:11:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111929 ZONE EXPERTS — Selon l’AMF, l’intelligence artificielle ouvre la voie à une offre financière plus personnalisée, plus efficace et plus accessible.

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L’intelligence artificielle (« IA ») s’impose progressivement comme un vecteur de transformation dans le secteur financier, en ouvrant la voie à de nouvelles possibilités d’innovation et de développement. Selon l’Autorité des marchés financiers (l’« AMF »), l’intégration de l’IA accélère non seulement le développement de nouveaux produits et services financiers personnalisés, mais permet également une segmentation plus précise de la clientèle et une réduction des coûts opérationnels à l’avantage des consommateurs[i].

Aujourd’hui : l’IA dans le secteur financier

L’AMF a souligné que les progrès de l’IA en matière de traitement des données et d’analyse améliorent l’efficacité des institutions financières, pouvant permettre une prise de décision plus éclairée et plus rapide[ii]. Ces innovations technologiques s’accompagnent de mesures de protection des consommateurs renforcées, car l’IA permet aux régulateurs de mieux détecter et traiter les risques émergents et les pratiques contraires à l’éthique. Parmi les risques importants se trouve le « AI Washing » ou l’« IA blanchiment ». Ce phénomène est similaire à celui du « Green Washing », qui consiste pour les entreprises à exagérer leurs efforts en matière de durabilité environnementale afin de séduire les investisseurs soucieux de l’environnement.

Vulnérabilité des consommateurs face à l’IA blanchiment

L’IA blanchiment désigne la pratique de certaines entreprises à faire des déclarations fausses, trompeuses ou exagérées sur l’utilisation ou les capacités de l’IA au niveau de leurs produits, services ou opérations commerciales pour attirer les investisseurs ou les consommateurs en capitalisant sur l’engouement actuel entourant l’IA[iii]. Les lois en valeurs mobilières interdisent les déclarations trompeuses pouvant influencer la valeur des titres. Ainsi, une entreprise qui met de l’avant l’usage d’un système IA doit expliquer clairement ce qu’elle entend par « système IA », comment elle l’utilise et doit pouvoir le démontrer ; sinon, ses affirmations risquent d’être considérées de l’IA blanchiment induisant les investisseurs en erreur[iv].

Les risques associés à l’IA blanchiment sont au cœur de certaines mesures d’exécution prises par les autorités réglementaires des marchés financiers. Par exemple, la commission de valeurs mobilières des États-Unis, la Securities and Exchange Commission (« SEC »), a imposé une amende aux conseillers en investissement Delphia et Global Predictions pour avoir fait de fausses déclarations sur leur utilisation de l’IA dans des stratégies d’investissement, alors qu’ils ne disposaient pas de la technologie ou des données nécessaires pour étayer leurs affirmations[v]. La SEC a constaté que ces entreprises ont trompé leurs clients et le public en promouvant des capacités d’investissement basées sur l’IA qui n’existaient pas, violant ainsi les obligations d’information en vertu de la loi sur les conseillers en investissements (Investment Advisers Act of 1940) et les lois sur les valeurs mobilières. De même, les autorités canadiennes de réglementation des valeurs mobilières ont mis en garde les émetteurs contre les allégations non fondées ou excessivement promotionnelles concernant l’IA, en insistant sur la nécessité de fournir des informations factuelles sur l’utilisation de l’IA et son impact sur les activités de l’entreprise[vi].

Régime applicable:

Dans le contexte de législation en valeurs mobilières, des interdictions contre les déclarations fausses ou trompeuses faites aux investisseurs existent de longue date, exigeant des entreprises qu’elles fournissent des informations complètes[vii]. La SEC et les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (« ACVM ») ont clairement indiqué que l’IA blanchiment violait ces obligations d’information[viii]. Au Canada, ces principes s’appliquent en vertu des lois provinciales sur les valeurs mobilières, les émetteurs étant tenus d’éviter les affirmations non fondées ou excessivement promotionnelles quant à l’IA[ix]. Les ACVM ont explicitement averti que l’IA blanchiment peut constituer une fausse déclaration s’il n’y a pas de base raisonnable pour l’affirmation en question, et que de telles fausses déclarations sont interdites dans les documents déposés en vertu des obligations d’information continue des émetteurs assujettis, les communiqués de presse ou les notices d’offre[x]. Les conséquences de telles fausses déclarations peuvent inclure des mesures réglementaires, une condamnation en responsabilité civile et, dans les cas les plus graves, des poursuites pénales si des déclarations d’IA blanchiment sont faites dans le but de tromper les investisseurs[xi].

La Loi sur la concurrence du Canada, quant à elle, considère également comme une infraction civile et potentiellement criminelle le fait de faire des déclarations matériellement fausses ou trompeuses au public, y compris des affirmations non fondées sur les performances ou l’efficacité d’un produit, telles que celles concernant l’IA[xii]. Ces dispositions en matière de concurrence sont directement applicables à l’IA blanchiment, car la présence et l’utilisation de l’IA sont souvent associées à une perception d’augmentation de la valeur d’un produit, d’un service ou d’un intérêt commercial. Dans ce sens, les références à l’IA peuvent jouer un rôle important dans le processus décisionnel des consommateurs et dans la concurrence entre entreprises[xiii].

Gestion des risques liés à l’IA blanchiment:

Au Canada comme aux États-Unis, les entreprises doivent veiller à ce que toute allégation relative à l’IA soit véridique, justifiée et non trompeuse, sous peine de s’exposer à des mesures d’exécution et à des poursuites. Les ACVM soulignent que l’intérêt des investisseurs pour l’IA renforce la nécessité d’une divulgation robuste et non embellie à cet égard, afin d’éviter des décisions d’investissement mal informées[xiv].

L’AMF continue de suivre les développements de l’IA en maintenant un dialogue continu avec l’industrie sur les meilleures pratiques d’utilisation de l’IA, en mettant l’accent sur la conformité avec les lois et les exigences existantes.

Par Me Sarah Woods, avec la collaboration de Yassine Khadir et Vincent Leduc, respectivement associé et avocat chez McCarthy Tétrault, S.EN.C.R.L.

Le présent article ne constitue pas un avis juridique.

[i] Issues & Discussion Paper : Best Practices for the Responsible Use of AI in the Financial Sector, Autorité des Marchés Financier, 2024, p 5, par. 2..

[ii] Ibid.

[iii] Daniel G.C. Glover, Marissa Caldwell, (2024, August 8). Is it really AI? Emerging enforcement against AI washing. https://www.mccarthy.ca/en/insights/blogs/techlex/it-really-ai-emerging-enforcement-against-ai-washing

[iv] CSA Staff Notice and Consultation 11-348 – Applicability of Canadian Securities Laws and the use of Artificial Intelligence Systems in Capital Markets. (2024, December 5). OSC. https://www.osc.ca/en/securities-law/instruments-rules-policies/1/11-348/csa-staff-notice-and-consultation-11-348-applicability-canadian-securities-laws-and-use-artificial

[v] Smagalla, D. (2024, March 18). SEC Settles With Two Investment Advisers Over Alleged ‘AI Washing’. https://www.wsj.com/articles/sec-settles-with-two-investment-advisers-over-alleged-ai-washing-cd067049

[vi] CSA Staff Notice and Consultation 11-348.

[vii] CSA Staff Notice and Consultation 11-348.

[viii] Smagalla, D. (2024, March 18). SEC Settles With Two Investment Advisers Over Alleged ‘AI Washing’. https://www.wsj.com/articles/sec-settles-with-two-investment-advisers-over-alleged-ai-washing-cd067049

[ix] CSA Staff Notice and Consultation 11-348

[x] CSA Staff Notice and Consultation 11-348.

[xi] Daniel G.C. Glover, Marissa Caldwell, (2024, August 8). Is it really AI? Emerging enforcement against AI washing. https://www.mccarthy.ca/en/insights/blogs/techlex/it-really-ai-emerging-enforcement-against-ai-washing

[xii] Loi sur la concurrence, LRC 1985, c C-34, ss. 74.01(1), 52(1).

[xiii] Daniel G.C. Glover, Marissa Caldwell, (2024, August 8). Is it really AI? Emerging enforcement against AI washing. https://www.mccarthy.ca/en/insights/blogs/techlex/it-really-ai-emerging-enforcement-against-ai-washing

[xiv] Marr, B. (2024, April 25). Spotting AI Washing: How companies overhype Artificial intelligence. Forbes. https://www.forbes.com/sites/bernardmarr/2024/04/25/spotting-ai-washing-how-companies-overhype-artificial-intelligence/.

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Cartes de crédit et Fed : Trump déclenche la fronde de Wall Street https://www.finance-investissement.com/nouvelles/cartes-de-credit-et-fed-trump-declenche-la-fronde-de-wall-street/ Thu, 15 Jan 2026 11:59:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111909 Les grandes banques avertissent la Maison-Blanche des risques économiques.

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Jusqu’à cette semaine, Wall Street avait généralement bénéficié des politiques de l’administration Trump et soutenu le président des États-Unis. Cette relation s’est soudainement détériorée.

Lorsque le président Donald Trump a promulgué la loi « One Big Beautiful Bill » en juillet, celle-ci a entraîné une nouvelle série importante de réductions d’impôts et a également réduit de près de moitié le budget du Bureau de protection financière des consommateurs, parfois considéré comme l’ennemi juré du secteur bancaire. Les régulateurs bancaires de Donald Trump ont également mis en œuvre un programme de déréglementation qui a été bien accueilli par les banques et les grandes entreprises.

Cependant, le président a depuis proposé de plafonner à 10 % pendant un an le taux d’intérêt des cartes de crédit, une activité lucrative pour de nombreuses institutions financières, et son département de la Justice a ouvert une enquête sur le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, ce qui, selon plusieurs, menace l’institution censée fixer les taux d’intérêt sans ingérence politique.

Les chefs de direction des banques ont averti mardi la Maison-Blanche que les mesures prises par Donald Trump feraient plus de mal que de bien à l’économie américaine.

Robin Vince, chef de la direction de BNY, explique aux journalistes que s’attaquer à l’indépendance de la Fed « ne semble pas, à nos yeux, permettre d’atteindre les principaux objectifs de l’administration en matière d’accessibilité financière, de réduction du coût des emprunts, de réduction du coût des prêts hypothécaires et de réduction du coût de la vie quotidienne des Américains ».

« Ne sapons pas les fondements du marché obligataire et ne prenons pas le risque de faire quelque chose qui pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt, simplement parce que l’indépendance de la Fed suscite un certain manque de confiance », ajoute Robin Vince.

L’indépendance de la Réserve fédérale américaine est sacro-sainte parmi les grandes banques. Si les banques auraient peut-être souhaité que Jerome Powell et les autres décideurs de la Fed agissent plus rapidement pour faire évoluer les taux d’intérêt dans un sens ou dans l’autre, elles ont généralement compris les raisons qui ont motivé les décisions de Jerome Powell.

« Je ne suis pas d’accord avec tout ce que la Fed a fait. Mais j’ai un immense respect pour Jay Powell, l’homme », témoigne Jamie Dimon, chef de la direction de JPMorgan Chase.

Revirement dans les cartes de crédit

Outre ses attaques contre la Fed, le président Trump s’en prend également au secteur des cartes de crédit. L’« accessibilité financière » étant susceptible d’être un enjeu majeur des élections de mi-mandat de cette année, Donald Trump souhaite réduire les coûts pour les consommateurs et affirme vouloir plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 % d’ici le 20 janvier. On ignore encore s’il espère y parvenir en intimidant le secteur des cartes de crédit pour qu’il plafonne volontairement les taux d’intérêt, ou en prenant une mesure exécutive.

Selon la Réserve fédérale et d’autres sources spécialisées, le taux d’intérêt moyen des cartes de crédit se situe entre 19,65 % et 21,5 %. Un plafonnement à 10 % coûterait probablement aux banques environ 100 milliards $ US de pertes de revenus par an, selon des chercheurs de l’université Vanderbilt. Les actions des sociétés de cartes de crédit, telles qu’American Express, JPMorgan, Citigroup, Capital One et d’autres ont fortement chuté lundi, les investisseurs s’inquiétant de l’impact potentiel sur les bénéfices de ces banques si un plafonnement des taux d’intérêt était mis en place.

Lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, le directeur financier de JPMorgan, Jeffrey Barnum, indique que le secteur était prêt à se battre avec tous les moyens à sa disposition pour empêcher l’administration Trump de plafonner ces taux. JPMorgan est l’une des plus grandes sociétés de cartes de crédit du pays, avec des clients détenant collectivement 239,4 milliards $ US de soldes auprès de la banque, et des partenariats importants avec des sociétés telles que United Airlines et Amazon. JPMorgan a également récemment acquis le portefeuille de cartes de crédit Apple Card de Goldman Sachs.

« Nous pensons que des mesures comme celle-ci auront exactement l’effet inverse de celui recherché par l’administration en matière d’aide aux consommateurs, souligne Jeffrey Barnum. Au lieu de faire baisser le prix du crédit, cela ne fera que réduire l’offre de crédit, ce qui sera néfaste pour tout le monde : les consommateurs, l’économie en général et, bien sûr, pour nous aussi. »

Même les grandes compagnies aériennes et les chaînes hôtelières qui s’associent à des banques pour émettre leurs cartes n’ont pas apprécié la volonté de la Maison-Blanche de plafonner les taux d’intérêt.

« Je pense que l’un des principaux problèmes et défis liés à (un éventuel plafonnement) est le fait qu’il empêcherait les consommateurs à faibles revenus d’accéder à tout crédit, et pas seulement au taux d’intérêt qu’ils paient, ce qui bouleverserait l’ensemble du secteur des cartes de crédit », affirme Ed Bastion, chef de la direction de Delta Air Lines, aux analystes. Delta a conclu un partenariat majeur avec American Express, et sa carte de crédit rapporte des milliards de dollars de revenus à Delta.

Le président Trump a semblé redoubler d’efforts dans ses attaques contre le secteur des cartes de crédit pendant la nuit. Dans un message publié sur sa plateforme de médias sociaux Truth Social, il a déclaré qu’il soutenait un projet de loi présenté par le sénateur Roger Marshall, républicain du Kansas, qui réduirait probablement les revenus que les banques tirent des commerçants lorsqu’ils acceptent une carte de crédit au point de vente.

« Tout le monde devrait soutenir le Credit Card Competition Act du grand sénateur républicain Roger Marshall, afin de mettre fin à l’arnaque incontrôlable des frais de transaction », a écrit Donald Trump.

Les commentaires de Wall Street interviennent alors que les grandes banques publient leurs résultats trimestriels. JPMorgan, la plus grande banque de détail et d’investissement du pays, et The Bank of New York Mellon Corp, l’une des plus grandes banques dépositaires au monde, ont toutes deux publié leurs résultats mardi, tandis que Citigroup, Bank of America, Wells Fargo et d’autres les publieront plus tard dans la semaine.

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Protégeons le secteur canadien des FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/protegeons-le-secteur-canadien-des-fnb/ Wed, 14 Jan 2026 10:56:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111826 ZONE EXPERTS — Dans bien des cas, privilégier un FNB coté au Canada est avantageux pour des Canadiens.

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Alors que nous venons de clore 2025, nous pouvons officiellement la qualifier d’année record pour l’écosystème canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) : des créations nettes records de plus de 122 milliards de dollars (G$), un actif sous gestion record de plus de 802 G$ non-ajusté (714 G$) ajusté) et une croissance de l’actif sous gestion de 268 G$ notamment grâce à la vigueur des marchés.

2025 a également été marquée par l’essor et l’adoption des FNB à gestion active, qui représentent désormais 32 % des actifs sous gestion des FNB canadiens, 65 % des créations nettes de FNB en 2025 et plus de 50 % de tous les FNB canadiens cotés en Bourse[1].

Ce segment du marché (ainsi que le secteur des fonds communs de placement) pourrait être confronté à une concurrence nouvelle et inégalée en 2026 avec l’expiration du brevet de Vanguard sur les séries FNB de fonds communs (ETF share class) aux États-Unis[2]. L’expiration du brevet a ouvert la voie aux sociétés de fonds communs de placement américaines pour déposer et lancer des versions FNB de leurs fonds communs de placement existants, accordant ainsi à ces fonds communs de placement dotés de la structure FNB un traitement fiscal plus avantageux.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de certaines des sensibilisations menées par divers acteurs du marché canadien des FNB[3][4].

Bien que les investisseurs canadiens ne soient pas légalement autorisés à acheter des fonds communs de placement américains, nous avons un accès (presque) illimité aux titres et aux FNB cotés en Bourse aux États-Unis… Selon les estimations de RBC, la Securities and Exchange commission (SEC) pourrait approuver jusqu’à 1 200 FNB dans les mois à venir, créant ainsi potentiellement 1 200 solutions d’investissement accessibles aux investisseurs canadiens et en concurrence directe avec les FNB actifs et les fonds communs de placement canadiens.

Ces catégories de FNB seront probablement gérées de manière active et leur prix sera fixé de manière agressive, car elles bénéficient d’économies d’échelle sur un marché intérieur plusieurs fois plus grand que le marché canadien. Ces séries FNB profitent également d’une réglementation et d’une fiscalité qui placent les FNB américains dans une position avantageuse par rapport au cadre fiscal actuel canadien. Les FNB américains ne sont pas touchés par la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat (Allocation to redeemers) de l’Agence de revenu du Canada ni par les taxes de vente sur les frais de gestion, contrairement aux fonds d’investissement destinés aux investisseurs canadiens.

À la fin de 2025, environ 30 % de tous les actifs détenus en FNB par des Canadiens, qu’ils soient des investisseurs institutionnels et de détail, seront investis dans des produits américains, selon Investor Economics.

L’Association canadienne des FNB (ACFNB) et de nombreux participants dans l’écosystème canadien des FNB ont présenté des propositions et des arguments au gouvernement fédéral visant à garantir un marché concurrentiel équitable où les produits nationaux ne sont pas structurellement désavantagés.

Parmi ces propositions, l’ACFNB milite pour le rétablissement de la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat qui a été supprimé en 2019 au Canada. Or, celle-ci est toujours en vigueur aux États-Unis, offrant aux FNB cotés aux États-Unis un avantage fiscal majeur, tout comme la suppression/réduction de la taxe de vente sur les frais de gestion, les FNB cotés aux États-Unis n’y étant pas soumis.

Avantages pour les clients canadiens

Malgré ces différences, les FNB canadiens offrent de nombreux avantages pour les investisseurs canadiens, comme le souligne un récent billet sur les FNB de Valeurs mobilières TD[5]:

Protection des investisseurs : les FNB canadiens sont réglementés au Canada pour les investisseurs canadiens, ce qui n’est pas le cas des FNB cotés aux États-Unis, ce qui rend difficile de déterminer le niveau de protection qui serait accordé aux investisseurs en dehors des États-Unis.

Gestion des devises : les devises constituent un facteur de risque supplémentaire lors d’investissements dans des actifs étrangers. Les FNB cotés au Canada et libellés en dollars canadiens atténuent ou couvrent l’impact des fluctuations entre le dollar canadien et le dollar américain. Cela pourrait avoir une incidence importante sur le rendement des placements d’un investisseur. Pour les investisseurs canadiens qui souhaitent s’exposer au dollar américain, de nombreux FNB cotés au Canada sont offerts en dollars américains, ce qui leur donne cette option s’ils le souhaitent.

L’efficacité fiscale et d’autres implications fiscales ont également été analysées dans des publications précédentes[6] : l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte lors de l’acquisition d’un FNB. Pour les investisseurs canadiens, investir dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans le cadre de comptes non enregistrés.

Les implications fiscales négatives potentielles liées à l’investissement dans des FNB cotés aux États-Unis ont été examinées et résumées par les fournisseurs de FNB[7].

Comme l’ont publié Prerna Mathews et Ron Landry au nom de l’ACFNB[8], « l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte dans l’acquisition de parts de FNB. Pour les investisseurs canadiens, l’investissement dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans les comptes non enregistrés. Les FNB canadiens sont assujettis aux lois fiscales canadiennes, et les distributions de ces FNB sont traitées comme un revenu de source canadienne, qui peut faire l’objet d’une imposition plus favorable que le revenu étranger.

De plus, en ce qui concerne les régimes d’épargne-retraite comme les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), les FNB cotés en bourse au Canada procurent un avantage fiscal important en général.

Il est important que les conseillers prennent en considération que lorsqu’un investisseur canadien détient des titres américains directement ou par l’intermédiaire d’un FNB coté en bourse aux États-Unis, il est assujetti à une retenue d’impôt étranger de 15 % sur les dividendes de source américaine. Toutefois, en vertu d’une convention fiscale conclue entre le Canada et les États-Unis, cette retenue d’impôt sur les revenus de source américaine peut être évitée si un REER détient directement les titres américains. En revanche, le fait de détenir un FNB coté en bourse au Canada qui investit dans des titres américains, dans un REER, ne permet pas de bénéficier de la même exemption de retenue d’impôt. Si un investisseur canadien cherche à maximiser l’efficacité fiscale de son REER, un FNB coté en bourse aux États-Unis pourrait être un placement à envisager pour l’exposition de ses actifs étrangers.

Si un client investit dans un compte enregistré ou un CELI, lorsqu’il ajoute une exposition aux actions étrangères, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada qui fait directement l’acquisition des actions étrangères peut vous permettre d’éviter la double retenue d’impôt étranger. S’il investit dans un compte non imposable, lorsqu’on ajoute une exposition aux obligations du Trésor américain, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada peut vous permettre d’éviter la retenue d’impôt étranger.

Il est toujours prudent pour un investisseur canadien d’avoir une meilleure connaissance des autres facteurs fiscaux avant d’investir dans un FNB américain. Par exemple, les FNB américains sont considérés comme des actifs américains aux fins de l’impôt américain sur les successions, quelle que soit la résidence ou la citoyenneté de l’investisseur. Contrairement au régime fiscal canadien, le régime fiscal américain impose la valeur des actifs détenus par la personne décédée. Un résident canadien détenant un FNB américain pourrait être assujetti à l’impôt américain sur les successions et à l’impôt canadien sur le revenu à son décès. De plus, un investisseur canadien devra produire le formulaire T1135 et le déposer auprès de l’Agence du revenu du Canada si le coût total des biens étrangers qu’il possède dépasse 100 000 $ à tout moment de l’année ».

En résumé, l’année 2025 a été marquée par une forte croissance et une adoption massive des FNB actifs, ce qui a profité tant aux investisseurs canadiens qu’à l’écosystème canadien des FNB. L’année 2026 et l’évolution du cadre réglementaire américain pourraient entraîner des conséquences imprévues sur le marché canadien des FNB, avec une forte augmentation potentielle du nombre de FNB cotés aux États-Unis accessibles aux investisseurs canadiens. Comme toujours, les investisseurs devront faire preuve de diligence raisonnable et approfondir leur réflexion afin d’évaluer et de comprendre correctement les implications d’un investissement dans des FNB cotés aux États-Unis s’ils choisissent de le faire.

Clause de non-responsabilité : Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions de vente et de suivi, ainsi qu’à des frais de gestion et autres. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs ne sont pas des placements garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire. Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres, ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’achat, ni comme une promotion, une recommandation ou une commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’intégralité, nous ne pouvons en garantir l’utilisation ou l’interprétation.

[1] ETF-strategy.pdf

[2] This SEC decision will have huge consequences for Canada’s capital markets – The Globe and Mail

[3]CETFA-Article.pdf

[4] N’alourdissez pas les coûts des investisseurs, demande l’ACFNB | Finance et Investissement

[5] ETF-strategy.pdf

[6] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

[7] Aspects fiscaux importants pour les investisseurs en FNB

[8] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

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Tiff Macklem appuie Jerome Powell https://www.finance-investissement.com/nouvelles/tiff-macklem-appuie-jerome-powell/ Tue, 13 Jan 2026 11:58:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111879 Et défend l’indépendance des banques centrales.

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Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, prend la défense de son homologue américain Jerome Powell, alors que le président de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) fait l’objet d’une enquête pénale menée par le département de la Justice du président Donald Trump.

Jerome Powell a dévoilé dimanche que le département américain de la Justice avait assigné la Fed à comparaître à la fin de la semaine dernière en lien avec le témoignage qu’il avait donné au Sénat en juin au sujet d’un projet de rénovation des bâtiments de la Réserve fédérale à Washington, D.C.

Selon Jerome Powell, la menace d’une mise en accusation pénale était une réponse au refus des responsables monétaires indépendants du sud de la frontière d’abaisser les taux d’intérêt, conformément aux souhaits de Donald Trump.

Tiff Macklem avait déjà apporté son soutien à Jerome Powell face aux pressions de l’administration Trump et il affirme lundi dans une déclaration que le président de la Fed « incarne le meilleur du service public » et qu’il bénéficie de son « soutien total ».

Il ajoute que Jerome Powell fait « un très bon travail dans des circonstances difficiles » et prend les décisions de la Fed « sur la base de données factuelles, et non de considérations politiques ».

La Banque du Canada et la Fed américaine fonctionnent toutes deux indépendamment du gouvernement et fixent les taux d’intérêt dans le but de maintenir l’inflation à 2 % par an. La Fed a un double mandat supplémentaire qui consiste à promouvoir le plein emploi dans l’économie américaine.

Donald Trump a critiqué Jerome Powell pour ne pas avoir réduit les taux d’intérêt assez rapidement afin de stimuler la croissance économique.

Des mesures de « pays pauvres »

Selon Tiff Macklem, l’indépendance des banques centrales est essentielle pour assurer la stabilité des prix et donne aux responsables de la politique monétaire la latitude nécessaire pour prendre des décisions difficiles qui profitent à l’économie, « sans ingérence politique à court terme ».

Lundi, un groupe bipartite composé d’anciens présidents de la Fed et d’économistes de renom a comparé les mesures prises par l’administration Trump à celles adoptées dans des pays plus pauvres.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers ne s’attendent pas, lundi, à ce que la Banque du Canada ou la Fed américaine réduisent leurs taux d’intérêt lors de leurs prochaines décisions à la fin du mois de janvier.

Certains analystes ont observé que la réaction modérée du marché reflète la conviction largement répandue que Jerome Powell pourrait réussir à se défendre contre les allégations selon lesquelles sa description aux législateurs du projet de 2,5 milliards de dollars américains de la Fed était criminelle.

Le président Trump a utilisé à plusieurs reprises des enquêtes — qui pourraient ou non aboutir à une mise en accusation — pour attaquer ses rivaux politiques, notamment la gouverneure de la Fed Lisa Cook, la procureure générale de New York Letitia James et James Comey, l’ancien directeur du FBI.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré aux journalistes que Donald Trump n’avait pas demandé au département de la Justice d’enquêter sur Jerome Powell.

« Une chose est sûre, le président l’a clairement indiqué, c’est que Jerome Powell est mauvais dans son travail, a expliqué Mme Leavitt. Quant à savoir si Jerome Powell est un criminel, c’est une question à laquelle le département de la Justice devra répondre. »

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