RBC | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/rbc/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 17 Feb 2026 12:01:12 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png RBC | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/rbc/ 32 32 RBC lance une solution mobile pour autonomiser les investisseurs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/rbc-lance-une-solution-mobile-pour-autonomiser-les-investisseurs/ Tue, 17 Feb 2026 12:01:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112434 Astucio permet d’effectuer des opérations sans commission.

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RBC Placements en Direct lance Astucio, une solution mobile qui permet aux investisseurs d’investir de façon autonome. En quelques minutes, les clients de RBC peuvent ouvrir un compte, y virer de l’argent à partir de leur compte bancaire et ainsi effectuer des opérations sans commission.

Astucio offre plusieurs options, notamment :

  • des placements récurrents dans des fonds négociés en Bourse (FNB) tout-en-un avec la possibilité de déterminer le montant et la fréquence des cotisations, ainsi que de les modifier ou de les suspendre en tout temps,
  • une solution de placement automatisée pour aider les investisseurs qui ne savent pas par où commencer,
  • ainsi qu’un nombre limité d’opérations sans commission sur des actions et des FNB cotés au Canada et aux États-Unis, pour les investisseurs plus expérimentés.

Astucio est disponible pour certains des comptes les plus couramment utilisés par les nouveaux investisseurs, dont le compte d’épargne libre d’impôt (CELI), le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) et le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP).

Cette nouvelle s’inscrit dans la volonté de RBC d’offrir toujours plus de produits à faible coût. Ces derniers mois, RBC Placements en Direct a élargi son offre de FNB sans commission en plus d’éliminer certains frais.

« Avec Astucio, nous démystifions les placements et nous nous positionnons à l’avant-plan d’une nouvelle ère d’autonomisation financière des nouveaux investisseurs, affirme Dimitri Busevs, président et chef de la direction, RBC Placements en Direct. Élaborée à partir de perspectives des clients et optimisée par RBC, Astucio guidera la prochaine génération d’investisseurs autonomes à chaque étape. »

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La Banque Scotia et la CIBC se joignent à la banque de la défense https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-scotia-et-la-cibc-se-joignent-a-la-banque-de-la-defense/ Tue, 10 Feb 2026 12:47:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112333 Toronto et Ottawa rivalisent pour accueillir la nouvelle banque internationale multilatérale.

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La Banque Scotia et la CIBC sont désormais des banques partenaires de la Defence, Security and Resilience Bank (Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience ou DSRB), ont annoncé les institutions financières dans des communiqués distincts publiés mardi.

Cette nouvelle banque internationale multilatérale, actuellement en développement, vise à fournir du financement pour des projets liés à la défense, à la sécurité et aux infrastructures au bénéfice des pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de leurs alliés. Une fois établie, elle permettra aux gouvernements d’accéder à des financements à faible coût et à un soutien en matière d’approvisionnement, tandis que les capitaux privés seront protégés par un programme de garanties de crédit.

La Banque Royale du Canada (RBC) est déjà partenaire du projet, aux côtés d’institutions financières allemandes telles que Deutsche Bank et Commerzbank, de la banque américaine J. P. Morgan, ainsi que d’autres établissements.

Selon la DSRB, les dépenses actuelles de défense des pays membres de l’OTAN et de leurs alliés se heurtent à deux obstacles majeurs : l’absence d’outils de financement du côté de la demande et un manque de capacité industrielle du côté de l’offre.

La banque espère que des prêts à faible taux d’intérêt consentis aux gouvernements nationaux permettront de réduire les coûts d’emprunt, tandis que les capitaux privés contribueront à accroître les capacités industrielles dans les domaines de l’armement et des infrastructures.

Traditionnellement, les dépenses de défense reposaient sur les budgets nationaux, les fonds internationaux provenant d’alliés et les capitaux privés. La DSRB se positionne comme une plateforme de capital public-privé, dans laquelle les États membres deviennent actionnaires et détenteurs d’obligations, tandis que les investissements privés sont soutenus par des garanties.

La semaine dernière, le Canada s’est joint à des discussions avec plus de dix autres pays au sujet de la DSRB. Isabelle Hudon, présidente-directrice générale de la Banque de développement du Canada, collaborera avec des partenaires internationaux afin de diriger la contribution canadienne à la banque, a indiqué le ministre fédéral des Finances François-Philippe Champagne dans un message publié sur X.

En décembre, le gouvernement de l’Ontario a lancé une candidature visant à faire de Toronto le siège de la DSRB, un projet qui pourrait créer jusqu’à 3 500 emplois dans la ville, selon un communiqué.

Parallèlement, Invest Ottawa a dirigé la candidature de la région de la capitale nationale pour accueillir la banque. « La nouvelle stratégie du pôle d’innovation en défense de la ville contribuera à positionner Ottawa comme un centre mondial de la défense », a déclaré le premier ministre Mark Carney lors du déjeuner annuel du maire d’Ottawa en décembre.

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Plafonnement et fermeture d’un fonds d’actions RBC https://www.finance-investissement.com/nouvelles/plafonnement-et-fermeture-dun-fonds-dactions-rbc/ Fri, 06 Feb 2026 12:51:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112241 PRODUITS – Le fonds n’accepte déjà plus de nouveaux achats.

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RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) fermera le Fonds d’actions de marchés émergents à faible volatilité QUBE RBC vers le 30 mars prochain en raison de son potentiel de croissance limité. Le fonds n’accepte déjà plus de nouveaux achats depuis le 28 janvier.

RBC GMA compte, dans la mesure du possible, vendre l’actif du fonds et le convertir en espèces avant la fin du mois de mars. Après la fermeture du fonds, RBC GMA distribuera l’actif net du fonds au prorata aux porteurs de parts inscrits à la date d’entrée en vigueur, compte tenu de la valeur liquidative (VL) par part.

Les porteurs de parts ont jusqu’au 26 mars pour demander le rachat ou l’échange de leurs parts. Les parts encore en circulation seront rachetées et le produit sera distribué aux porteurs.

RBC GMA rappelle aux investisseurs détenant des parts de ce produit dans un compte non enregistré que la fermeture pourrait avoir un impact fiscal important puisqu’elle sera considérée comme une disposition et pourrait potentiellement entraîner un gain ou une perte en capital imposable, selon la situation personnelle de chaque porteur de parts.

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Stabilisation de l’économie canadienne malgré l’incertitude https://www.finance-investissement.com/nouvelles/stabilisation-de-leconomie-canadienne-malgre-lincertitude/ Wed, 28 Jan 2026 12:22:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112074 Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

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« L’année 2025 aurait pu prendre une tangente carrément désastreuse après l’annonce de l’imposition de tarifs par l’administration Trump, un événement sans précédent, mais le Canada s’est somme toute bien tiré d’affaire », réagissait Frances Donald, économiste en chef de RBC et conférencière lors de l’événement annuel Perspectives 2026, organisé par CFA Montréal le 22 janvier. Elle anticipe cette année une croissance modeste du PIB canadien de 1,3 %, alors que l’économie canadienne amorcerait une phase de stabilisation.

L’économie canadienne a évité la récession redoutée en 2025 malgré une année marquée par des tensions commerciales, lesquelles continueront de planer sur l’économie. Mais ce choc tarifaire s’est avéré beaucoup plus faible que ce que les gens croient en général, selon l’économiste en chef de RBC. « 90 % du commerce vers les États-Unis demeure exempt de tarifs. » Pourtant, selon l’experte, qui cite un récent sondage, « 50 % des Canadiens croient que nous sommes actuellement en récession. »  Ce qui lui fait dire que les choses ne vont pas si mal, au contraire, elle mentionne entre autres la hausse du marché boursier canadien de 40 % depuis le fameux Jour de la Libération de l’administration Trump et trois trimestres consécutifs d’investissements directs étrangers. « On est en droit de se faire un petit pep talk. »

L’économiste en chef de RBC entrevoit néanmoins trois enjeux pour l’économie canadienne en 2026. Le premier a trait au coût de la vie, une préoccupation qui toucherait plus des deux tiers des Canadiens. « Même si l’inflation globale depuis 2020 a augmenté de 21 %, l’inflation des aliments et des loyers a augmenté de plus de 30 %, ce qui a impacté les ménages à revenu faible et moyen qui consacrent une plus grande part de leurs revenus à ces dépenses. »

L’experte a mentionné par ailleurs que l’épargne est presque exclusivement le domaine du quintile supérieur (les 20 % des ménages les plus riches). « Tandis que les quintiles inférieurs dépensent plus que ce qu’ils ne gagnent, non pas par excès, mais parce que le coût des denrées essentielles dépasse leurs revenus. »

Le deuxième enjeu, selon elle, est celui d’économies régionales fort différentes. « Si on anticipe une croissance modeste du PIB canadien de 1,3%, dans les faits, seule la province du Manitoba pourrait atteindre cette croissance. L’Alberta pourrait dépasser ce pourcentage, alors que d’autres provinces comme l’Ontario et le Québec pourraient avoir des croissances inférieures. Un peu comme avoir la tête dans le four et les pieds dans le congélateur, en moyenne tout va bien, mais en réalité les écarts sont importants. » Elle souligne que la guerre commerciale avec les États-Unis a surtout frappé l’Ontario. « En somme, cela complique la tâche pour adopter une seule et unique politique monétaire qui convienne à tout un chacun. »

Le troisième enjeu selon l’économiste est celui de la croissance nulle de la population, soit « l’effondrement de la croissance démographique ». « Le Canada est en train de corriger la politique d’immigration de 2022-2024. Durant cette période, il devait créer 60 000 emplois par mois pour satisfaire à la demande de main-d’œuvre. Si vous invitez 10 personnes chez vous, vous avez besoin de 10 chaises. » L’an prochain, l’experte croit que le Canada pourrait perdre en moyenne 12 000 emplois par mois tout en gardant le taux de chômage stable. « On n’aura pas à rajouter des chaises, on pourra même en retirer. »

Accélération de l’économie mondiale

Dans son tour d’horizon, Sébastien McMahon, économiste senior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs, a expliqué que leurs indicateurs avancés pointaient vers une accélération de l’économie mondiale en 2026. Si le consensus pour le Canada est une croissance modeste de son économie d’environ 1,3 % (1,1 % pour la Banque du Canada), l’expert dit afficher une vision légèrement plus optimiste. « Quand on regarde du côté des consommateurs, des dépenses en défense, il y a un bon potentiel pour un revirement et une croissance économique plus forte, surtout si on obtient un peu plus de clarté du côté des échanges commerciaux. »

Concernant la croissance du PIB américain sur 10 ans, le stratège en chef évoque un consensus des attentes autour de 1,1%. Il ne faut pas oublier qu’on était à 2, 9 % en 2023 et à 2,8 % en 2024, on anticipe une croissance du PIB de 2,0 % en 2026. « Les gains de productivité liés à l’IA ne sont pas encore visibles. Historiquement, chaque million de dollars ajouté au PIB américain génère plusieurs emplois, alors que les investissements dans les centres de données, eux, n’en créent qu’une fraction. Oui, l’IA entraîne des investissements massifs, mais la question demeure : soutient-elle la croissance de façon durable, même si tous s’entendent pour dire qu’elle est appelée à jouer un rôle très important ? »

Sur le plan des actions, même si les attentes de croissance attendue sur 12 mois semblent très élevées pour les entreprises (surtout pour le Canada à 25 % et l’Europe à 19,4 %, les États-Unis sont plutôt stables à 17,9 %), l’économiste est d’avis que les perspectives économiques soutiennent une surperformance de celles-ci. Il anticipe un rendement de 10-15 % pour le marché canadien et de 5-10 % pour le marché américain. « Avoir une quatrième année consécutive de rendement de 10 % et plus sur l’indice du S&P 500, cela ne s’est produit que 4 fois au cours des 100 dernières années. » Il juge dans l’ensemble les valorisations des actions élevées sauf hors des États-Unis, il signale notamment les valorisations attrayantes en Europe. Il partage par ailleurs l’avis qu’il n’y a actuellement pas de bulle dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA).

À l’égard des taux d’intérêt, l’expert a souligné que les marchés « escomptent la fin du cycle global d’assouplissement monétaire. » Les marchés anticipent deux baisses des taux d’intérêt à venir du côté de la Réserve fédérale américaine (juillet et décembre), mais selon lui « les conditions financières ne supportent pas des coupures agressives ». Au Canada, il s’attend à une hausse des taux d’intérêt, soit en décembre 2026 ou l’année prochaine, mais aucun changement du côté de la Banque centrale européenne.

Interrogés en période de questions à commenter l’impact des tarifs sur l’inflation et l’économie en général, les experts ont évoqué quelques-unes des raisons qui expliquent l’effet à retardement de l’impact des tarifs. L’économiste en chef de RBC, Frances Donald, a évoqué l’accord de libre-échange actuel entre le Canada et les États-Unis, en vertu duquel 90 % des exportations et importations sont exemptes de droits de douane. Sans l’ACEUM des tarifs s’appliqueraient et les entreprises auraient répercuté ces coûts sur les consommateurs. « En raison de la paralysie du gouvernement, il nous manque aussi trois mois de données crédibles sur l’inflation, mais je crois que la donnée la plus importante à suivre à ce sujet est celle sur le coût des aliments et elle est en hausse. »

Sébastien McMahon a rappelé que le plein effet inflationniste des tarifs ne s’est pas encore fait ressentir, car plusieurs entreprises ont absorbé les coûts. « On ne le voit peut-être pas dans les données d’inflation, mais on le voit dans les marges bénéficiaires d’entreprises. » Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

Au sujet de la nomination du nouveau Président de la Réserve fédérale américaine et du caractère indépendant de l’organisme qui dicte la politique monétaire du pays, les panélistes se sont montrés optimistes malgré la pression politique constante exercée ces derniers mois. « Nous étions très inquiets en 2025, particulièrement par rapport au processus de nomination des présidents régionaux, mais ces craintes ont été dissipées, fort heureusement pour l’indépendance de la Fed qui est cruciale pour les marchés mondiaux » a mentionné Sébastien McMahon. « Je trouve fascinant cet intérêt pour le nouveau président de la Fed (est-il Hawkish ou Dovish ?), mais ce n’est pas nouveau en soi, ce qui est nouveau c’est d’avoir un président qui interfère dans le processus en intimidant », a laissé entendre Frances Donald.

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2025 : une autre année record pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/2025-une-autre-annee-record-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 14 Jan 2026 11:43:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111831 FOCUS FNB – Les créations nettes atteignent 125 milliards de dollars.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une année historique en 2025, avec des créations nettes record de 125 milliards de dollars (G$), selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les actifs sous gestion (ASG) des FNB canadiens atteignaient à la fin de décembre 713 G$, avec un taux de croissance annuel composé de 23 % sur les dix dernières années.

En 2024, les FNB canadiens avaient déjà dépassé de 45 % le précédent record établi en 2021 sur le plan des créations nettes annuelles de FNB canadiens, en raison de la confiance accrue des investisseurs et à une offre de produits plus diversifiée.

En 2025, les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes. Les FNB d’actions ont été les plus prisés en 2025, avec des créations nettes 66 G$, dont 10 G$ en décembre, portant leur ASG à 458 G$.

En 2025, les FNB d’actions internationales ont tenu le haut du pavé avec des entrées nettes de 33 G$ pour l’année, suivies par les FNB d’actions américaines (20 G$) et les FNB d’actions canadiennes (13,5 G$). En décembre, les entrées nettes se sont élevées à 4,2 G$ pour les FNB d’actions internationales, 3,1 G$ pour les FNB d’actions canadiennes et 2,5 G$ pour les fonds d’actions américaines.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent avec 35 G$ de créations nettes en 2025, suivis par les FNB de dividendes (8 G$) et les FNB factoriels à faible volatilité (3,5 G$). Les FNB thématiques ont récolté 2,2 G$ de créations nettes en 2025.

Sur le plan des FNB d’actions sectorielles, les FNB qui ciblent le secteur des services publics enregistrent les plus importantes créations nettes de l’année (851 M$), tandis que ceux qui ciblent les services financiers, l’immobilier, l’énergie et la technologie connaissent des rachats nets.

Les FNB d’actions ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont récolté des créations nettes de 1,2 G$ en 2025, dont 135 M$ en décembre. Les FNB ESG axés sur l’environnement ont connu le plus de succès, avec des créations nettes de 72 M$ pour le mois. Sur l’année, les FNB ESG du marché américain ont dominé le marché, suivis de ceux des marchés émergents et développés.

FNB de revenu fixe en demande

Les FNB de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 37 G$ en 2025, dont 4,4 G$ en décembre, pour un ASG total de 183 G$ à la fin de décembre. Les FNB d’obligations canadiennes totales (aggregate) arrivent en tête avec 12 G$ d’entrées nettes de 2025, suivies par les FNB d’obligations corporatives (9 G$) et les FNB du marché monétaire (7 G$). Les FNB d’obligations gouvernementales canadiennes ont, quant à elles, connu des rachats nets l’an dernier.

Les FNB multi-actifs ont enregistré des entrées nettes de 12 G$ en 2025, dont 1,3 G$ en décembre, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu une année en dents de scie avec 933 millions de dollars (M$) de créations nettes, dont 121 M$ en décembre, portant leur ASG à 8 G$.

Malgré « une année marquée par la guerre commerciale, le développement accéléré des technologies et les turbulences géopolitiques », la valeur des transactions sur FNB a explosé, atteignant 1,2 billion de dollars (soit 4,6 milliards de dollars par jour), surpassant de 47 % le record de 2024, souligne le rapport.

Sur 10 ans (de 2015 à 2025), les FNB canadiens ont connu une croissance importante : leur nombre est passé de 414 à 1792 et l’ASG a grimpé de 90 G$ à 714 G$.

Pour l’année 2025, RBC iShares s’est taillé la part du lion, avec des créations nettes de 28 G$, suivi de BMO et Vanguard (18 G$ chacune), Fidelity (12 G$), TDAM et Mackenzie (7 G$ chacune). RBC iShares détient actuellement l’ASG le plus important en FNB canadiens (196 G$), devant BMO (150 G$), Vanguard (105 G$), Global X (44 G$) et TDAM (29 G$).

Les FNB ayant attiré les plus importantes créations nettes en 2025 sont : iShares Core Equity ETF Portfolio (XEQT) (4,7 G$), Vanguard S&P 500 Index ETF (VFV) (4,2 G$), Fidelity All-in-One Balanced ETF (FBAL) (3,7 G$), Vanguard All-Equity ETF Portfolio (VEQT) (3 G$) et iShares Core MSCI EAFE IMI Index ETF (XEF) (2,7 G$). BMO Long Federal Bond Index ETF (ZFL) a enregistré les plus importants rachats nets.

L’année a également été marquée par le lancement de 364 nouveaux FNB, ce qui porte le compte à 1792 FNB au Canada. De plus, quatre fournisseurs ont rejoint le marché canadien : Capstone Asset Management, Rocklinc Investment Partners, SLGI Asset Management et True Exposure Investments, portant à 48 le nombre total de fournisseurs de FNB au Canada.

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Protégeons le secteur canadien des FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/protegeons-le-secteur-canadien-des-fnb/ Wed, 14 Jan 2026 10:56:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111826 ZONE EXPERTS — Dans bien des cas, privilégier un FNB coté au Canada est avantageux pour des Canadiens.

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Alors que nous venons de clore 2025, nous pouvons officiellement la qualifier d’année record pour l’écosystème canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) : des créations nettes records de plus de 122 milliards de dollars (G$), un actif sous gestion record de plus de 802 G$ non-ajusté (714 G$) ajusté) et une croissance de l’actif sous gestion de 268 G$ notamment grâce à la vigueur des marchés.

2025 a également été marquée par l’essor et l’adoption des FNB à gestion active, qui représentent désormais 32 % des actifs sous gestion des FNB canadiens, 65 % des créations nettes de FNB en 2025 et plus de 50 % de tous les FNB canadiens cotés en Bourse[1].

Ce segment du marché (ainsi que le secteur des fonds communs de placement) pourrait être confronté à une concurrence nouvelle et inégalée en 2026 avec l’expiration du brevet de Vanguard sur les séries FNB de fonds communs (ETF share class) aux États-Unis[2]. L’expiration du brevet a ouvert la voie aux sociétés de fonds communs de placement américaines pour déposer et lancer des versions FNB de leurs fonds communs de placement existants, accordant ainsi à ces fonds communs de placement dotés de la structure FNB un traitement fiscal plus avantageux.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de certaines des sensibilisations menées par divers acteurs du marché canadien des FNB[3][4].

Bien que les investisseurs canadiens ne soient pas légalement autorisés à acheter des fonds communs de placement américains, nous avons un accès (presque) illimité aux titres et aux FNB cotés en Bourse aux États-Unis… Selon les estimations de RBC, la Securities and Exchange commission (SEC) pourrait approuver jusqu’à 1 200 FNB dans les mois à venir, créant ainsi potentiellement 1 200 solutions d’investissement accessibles aux investisseurs canadiens et en concurrence directe avec les FNB actifs et les fonds communs de placement canadiens.

Ces catégories de FNB seront probablement gérées de manière active et leur prix sera fixé de manière agressive, car elles bénéficient d’économies d’échelle sur un marché intérieur plusieurs fois plus grand que le marché canadien. Ces séries FNB profitent également d’une réglementation et d’une fiscalité qui placent les FNB américains dans une position avantageuse par rapport au cadre fiscal actuel canadien. Les FNB américains ne sont pas touchés par la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat (Allocation to redeemers) de l’Agence de revenu du Canada ni par les taxes de vente sur les frais de gestion, contrairement aux fonds d’investissement destinés aux investisseurs canadiens.

À la fin de 2025, environ 30 % de tous les actifs détenus en FNB par des Canadiens, qu’ils soient des investisseurs institutionnels et de détail, seront investis dans des produits américains, selon Investor Economics.

L’Association canadienne des FNB (ACFNB) et de nombreux participants dans l’écosystème canadien des FNB ont présenté des propositions et des arguments au gouvernement fédéral visant à garantir un marché concurrentiel équitable où les produits nationaux ne sont pas structurellement désavantagés.

Parmi ces propositions, l’ACFNB milite pour le rétablissement de la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat qui a été supprimé en 2019 au Canada. Or, celle-ci est toujours en vigueur aux États-Unis, offrant aux FNB cotés aux États-Unis un avantage fiscal majeur, tout comme la suppression/réduction de la taxe de vente sur les frais de gestion, les FNB cotés aux États-Unis n’y étant pas soumis.

Avantages pour les clients canadiens

Malgré ces différences, les FNB canadiens offrent de nombreux avantages pour les investisseurs canadiens, comme le souligne un récent billet sur les FNB de Valeurs mobilières TD[5]:

Protection des investisseurs : les FNB canadiens sont réglementés au Canada pour les investisseurs canadiens, ce qui n’est pas le cas des FNB cotés aux États-Unis, ce qui rend difficile de déterminer le niveau de protection qui serait accordé aux investisseurs en dehors des États-Unis.

Gestion des devises : les devises constituent un facteur de risque supplémentaire lors d’investissements dans des actifs étrangers. Les FNB cotés au Canada et libellés en dollars canadiens atténuent ou couvrent l’impact des fluctuations entre le dollar canadien et le dollar américain. Cela pourrait avoir une incidence importante sur le rendement des placements d’un investisseur. Pour les investisseurs canadiens qui souhaitent s’exposer au dollar américain, de nombreux FNB cotés au Canada sont offerts en dollars américains, ce qui leur donne cette option s’ils le souhaitent.

L’efficacité fiscale et d’autres implications fiscales ont également été analysées dans des publications précédentes[6] : l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte lors de l’acquisition d’un FNB. Pour les investisseurs canadiens, investir dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans le cadre de comptes non enregistrés.

Les implications fiscales négatives potentielles liées à l’investissement dans des FNB cotés aux États-Unis ont été examinées et résumées par les fournisseurs de FNB[7].

Comme l’ont publié Prerna Mathews et Ron Landry au nom de l’ACFNB[8], « l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte dans l’acquisition de parts de FNB. Pour les investisseurs canadiens, l’investissement dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans les comptes non enregistrés. Les FNB canadiens sont assujettis aux lois fiscales canadiennes, et les distributions de ces FNB sont traitées comme un revenu de source canadienne, qui peut faire l’objet d’une imposition plus favorable que le revenu étranger.

De plus, en ce qui concerne les régimes d’épargne-retraite comme les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), les FNB cotés en bourse au Canada procurent un avantage fiscal important en général.

Il est important que les conseillers prennent en considération que lorsqu’un investisseur canadien détient des titres américains directement ou par l’intermédiaire d’un FNB coté en bourse aux États-Unis, il est assujetti à une retenue d’impôt étranger de 15 % sur les dividendes de source américaine. Toutefois, en vertu d’une convention fiscale conclue entre le Canada et les États-Unis, cette retenue d’impôt sur les revenus de source américaine peut être évitée si un REER détient directement les titres américains. En revanche, le fait de détenir un FNB coté en bourse au Canada qui investit dans des titres américains, dans un REER, ne permet pas de bénéficier de la même exemption de retenue d’impôt. Si un investisseur canadien cherche à maximiser l’efficacité fiscale de son REER, un FNB coté en bourse aux États-Unis pourrait être un placement à envisager pour l’exposition de ses actifs étrangers.

Si un client investit dans un compte enregistré ou un CELI, lorsqu’il ajoute une exposition aux actions étrangères, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada qui fait directement l’acquisition des actions étrangères peut vous permettre d’éviter la double retenue d’impôt étranger. S’il investit dans un compte non imposable, lorsqu’on ajoute une exposition aux obligations du Trésor américain, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada peut vous permettre d’éviter la retenue d’impôt étranger.

Il est toujours prudent pour un investisseur canadien d’avoir une meilleure connaissance des autres facteurs fiscaux avant d’investir dans un FNB américain. Par exemple, les FNB américains sont considérés comme des actifs américains aux fins de l’impôt américain sur les successions, quelle que soit la résidence ou la citoyenneté de l’investisseur. Contrairement au régime fiscal canadien, le régime fiscal américain impose la valeur des actifs détenus par la personne décédée. Un résident canadien détenant un FNB américain pourrait être assujetti à l’impôt américain sur les successions et à l’impôt canadien sur le revenu à son décès. De plus, un investisseur canadien devra produire le formulaire T1135 et le déposer auprès de l’Agence du revenu du Canada si le coût total des biens étrangers qu’il possède dépasse 100 000 $ à tout moment de l’année ».

En résumé, l’année 2025 a été marquée par une forte croissance et une adoption massive des FNB actifs, ce qui a profité tant aux investisseurs canadiens qu’à l’écosystème canadien des FNB. L’année 2026 et l’évolution du cadre réglementaire américain pourraient entraîner des conséquences imprévues sur le marché canadien des FNB, avec une forte augmentation potentielle du nombre de FNB cotés aux États-Unis accessibles aux investisseurs canadiens. Comme toujours, les investisseurs devront faire preuve de diligence raisonnable et approfondir leur réflexion afin d’évaluer et de comprendre correctement les implications d’un investissement dans des FNB cotés aux États-Unis s’ils choisissent de le faire.

Clause de non-responsabilité : Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions de vente et de suivi, ainsi qu’à des frais de gestion et autres. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs ne sont pas des placements garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire. Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres, ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’achat, ni comme une promotion, une recommandation ou une commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’intégralité, nous ne pouvons en garantir l’utilisation ou l’interprétation.

[1] ETF-strategy.pdf

[2] This SEC decision will have huge consequences for Canada’s capital markets – The Globe and Mail

[3]CETFA-Article.pdf

[4] N’alourdissez pas les coûts des investisseurs, demande l’ACFNB | Finance et Investissement

[5] ETF-strategy.pdf

[6] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

[7] Aspects fiscaux importants pour les investisseurs en FNB

[8] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

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Les inquiétudes financières des Canadiens décortiquées https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-inquietudes-financieres-des-canadiens-decortiquees/ Fri, 05 Dec 2025 13:13:05 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111255 Coût de la vie, discussions sur les finances, fraude, les enjeux sont multiples.

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En combinant les résultats de ses différents sondages, RBC a identifié les principales sources d’insomnie des Canadiens. L’inflation et les risques de fraude figurent en tête des sources d’angoisse.

La hausse des coûts continue de peser lourd sur les finances des Canadiens. La majorité (60 %) confie ne pas disposer de suffisamment de liquidités pour faire face aux imprévus.

La moitié des répondants au Sondage RBC sur la flexibilité financière 2025 révèle ainsi que l’ensemble de leur revenu passe dans les dépenses et factures essentielles. De plus, 48 % estiment ne plus être capable de maintenir leur niveau de vie actuel.

« La flexibilité financière continue de se détériorer et il n’est pas surprenant que les Canadiens soient anxieux et incertains des mesures qu’ils peuvent prendre pour tenter de retrouver leur équilibre. L’on ferait appel à l’expertise d’un professionnel de la santé, s’il s’agissait d’un problème de santé. Nous invitons les Canadiens à adopter la même approche et à confier leur santé financière à un expert financier », soulignait Brigitte Felx, planificatrice financière, RBC à la lumière de ces résultats.

Une discussion complexe

Selon le sondage L’argent fait parler… sauf à la maison, les parents canadiens se disent anxieux face à l’avenir financier de leurs enfants, pourtant ils sont réticents de parler de finance avec eux. Ce sont ainsi 59 % des répondants qui ne se sentent pas à l’aise d’amorcer une telle discussion.

Alors que 71 % des parents avouent que ce stress s’ajoute au stress qu’ils ressentent déjà à propos de leurs propres finances et que cela pèse lourd sur leur bien-être, la majorité (57 %) préfère attendre que survienne un moment de vie important (36 %) ou que leurs enfants posent eux-mêmes la question (21 %) pour aborder le sujet de l’argent.

« Les parents n’ont pas besoin d’être des experts. Ils ont simplement besoin de s’appuyer sur des ressources de confiance qui leur donneront un point de départ et la confiance nécessaire pour entamer ces conversations. L’important, c’est de commencer à parler d’argent très tôt et de façon régulière, afin de désacraliser ce sujet et de pouvoir l’aborder en tout temps, et pas seulement aux moments clés de la vie ou lorsque le besoin s’en fait sentir », rappelle Lucianna Adragna, vice-présidente, Segments clientèle, Services bancaires courants, RBC.

Un autre défi pour les propriétaires

Outre gruger dans les portefeuilles, la situation économique actuelle frappe de plein fouet les propriétaires de petites entreprises au Canada. La majorité (61 %) a été forcée de réorienter leur stratégie d’entreprise au cours de l’année écoulée, révèle le Sondage RBC sur la petite entreprise de 2025.

Un peu plus de la moitié (51 %) ont dû modifier en profondeur leurs modèles d’affaires pour rester compétitifs, mais 43 % estiment que prendre des risques est un facteur clé de succès à long terme.

« Ces dernières années, les propriétaires de petite entreprise ont vu surgir bien des difficultés. Après la pandémie, ce fut la perturbation des chaînes d’approvisionnement. Puis est survenue la hausse des droits de douane. La résilience des entrepreneurs est une constante : ils changent de cap, s’adaptent et trouvent de nouvelles façons de répondre aux besoins des Canadiens », observe Karen Svendsen, directrice générale principale, Petite entreprise et partenariats, RBC.

La fraude, un nuage omniprésent

Au-delà des préoccupations financières, la fraude demeure un important facteur anxiogène. Ainsi, 86 % des répondants au Sondage RBC du Mois de sensibilisation à la fraude 2025 estiment qu’il est de plus en plus difficile de détecter les arnaques et de s’en protéger.

La vigilance constante qu’impliquent les tentatives de fraude actuelle engendre une certaine lassitude chez 65 % des sondés. Le tiers avoue baisser parfois leur garde.

« Les escroqueries étant de plus en plus nombreuses et sophistiquées, il n’est pas étonnant que la vigilance des Canadiens soit en baisse. En matière d’escroquerie, la moindre erreur peut entraîner des pertes et un stress considérables, d’où l’importance de rester vigilant, de se tenir informé et de passer le mot à ses amis et à sa famille », souligne Geoffrey Morton, directeur général principal, Stratégie, Lutte antifraude numérique, RBC.

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Résultats financiers contrastés pour les banques canadiennes au T4 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/resultats-financiers-contrastes-pour-les-banques-canadiennes-au-t4/ Fri, 05 Dec 2025 13:11:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111491 Entre baisse des bénéfices pour la Banque Laurentienne et profits records pour les grandes banques du pays.

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Les résultats financiers du quatrième trimestre montrent une dynamique contrastée au sein du secteur bancaire canadien. Alors que la Banque Laurentienne enregistre une baisse marquée de son bénéfice et annonce sa scission et sa vente, les six plus grandes banques affichent au contraire des profits en hausse. Ce panorama met en lumière les défis structurels auxquels certaines institutions font face, ainsi que la solidité du marché bancaire global au Canada.

La Banque Laurentienne enregistre un bénéfice en baisse

La Banque Laurentienne, qui a annoncé mardi sa scission et sa vente à la Banque Fairstone et à la Banque Nationale, a réalisé un bénéfice de 31,5 M$ au quatrième trimestre, comparativement à 40,7 millions de dollars (M$) à la même période l’an dernier.

La banque montréalaise précise que ce bénéfice représente 0,66 $ par action pour le trimestre clos le 31 octobre, comparativement à 0,88 $ par action il y a un an.

Le chiffre d’affaires s’est établi à 244,7 M$ pour le trimestre, en baisse par rapport à 250,8 M$ l’an dernier.

La provision pour pertes sur créances de la Banque Laurentienne s’est élevée à 18 M$ au quatrième trimestre, contre 10,4 M$ pour le quatrième trimestre de 2024.

Sur une base ajustée, la Banque Laurentienne a réalisé un bénéfice de 0,73 $ par action au cours de son dernier trimestre, comparativement à un bénéfice ajusté de 0,89 $ par action un an plus tôt.

Les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice ajusté de 0,78 $ par action, selon les estimations compilées par LSEG Data & Analytics.

Les profits des six grandes banques totalisent 16,45 G $ au quatrième trimestre

La Banque de Montréal, la CIBC et la TD ont toutes dévoilé jeudi des bénéfices supérieurs aux attentes lors de la publication de leurs résultats, venant compléter le tableau des performances positives entamé par les autres grandes banques canadiennes plus tôt cette semaine.

Les bénéfices, totalisant 16,45 G$ pour le trimestre, sont en hausse par rapport aux 14,73 G$ de l’an dernier, les banques et l’économie ayant largement surmonté les effets de l’incertitude commerciale avec les États-Unis.

Les résultats ont toutefois révélé quelques signes de tension. Alors que le taux de chômage canadien se maintient autour de 7 %, la plupart des banques ont augmenté leurs provisions pour prêts douteux dans le secteur des services bancaires aux particuliers et ont fait état d’une croissance modérée des prêts hypothécaires.

Mais ces pressions ont été plus que compensées par la bonne santé des marchés des capitaux, où les banques accompagnent leurs grands clients en matière de prêts et de transactions, ainsi que par la gestion de patrimoine, qui a connu des niveaux records, bien que parfois volatils, cette année.

« Nous avons profité d’un contexte favorable, notamment sur les marchés des capitaux », a souligné Kelvin Tran, chef des finances du Groupe Banque TD, lors de la conférence téléphonique sur les résultats de jeudi.

Toutes les banques ont enregistré une hausse de leurs résultats. Les bénéfices des marchés des capitaux de la Banque CIBC ont bondi de 58 % par rapport à l’an dernier, ceux de la Banque Royale du Canada (RBC), de 62 %, et ceux de la Banque Nationale, de 41 %.

Les bénéfices de la gestion de patrimoine ont également progressé, les banques ayant vu leurs revenus de commissions augmenter au même rythme que les marchés.

Ces tendances s’inscrivent dans la solide performance globale des banques pour l’ensemble de l’année, malgré un contexte difficile, avec des bénéfices cumulés de 69,86 G$, comparativement à 51,27 G$ l’an dernier.

Plus difficile pour certains particuliers

Les profits exceptionnels des banques et de leurs clients investisseurs, alors que de nombreux Canadiens ordinaires peinent à joindre les deux bouts, ont suscité l’inquiétude de Dave McKay, président et chef de la direction de la Royale, mardi.

« L’impact d’une économie en forme de K polarise de plus en plus les consommateurs. Les consommateurs les plus aisés investissent leur revenu disponible et les marchés sont en croissance, tandis que les consommateurs les moins fortunés peinent à faire face aux coûts », a-t-il fait remarquer.

Les banques ont souligné que leurs clients, particulièrement dans la région du Grand Toronto, subissaient de plein fouet la hausse du chômage et le coût élevé des prêts hypothécaires, ce qui a entraîné une augmentation des défaillances.

Cette tendance se manifeste également par un nombre croissant de consommateurs en retard de paiement sur leurs cartes de crédit, surtout hors du segment des cartes de crédit haut de gamme.

« La conjoncture actuelle affecte indéniablement le grand public et plus particulièrement les personnes ayant les faibles revenus », a affirmé Mathew Mehrotra, chef du secteur des services bancaires aux particuliers et aux entreprises au Canada à la Banque de Montréal.

Quelles perspectives pour 2026 ? 

Les banques anticipent une meilleure croissance économique vers la fin de l’année prochaine, mais il faudra peut-être plus de temps avant que tous ne ressentent les effets, notamment avec une nouvelle vague de renouvellements hypothécaires à des taux plus élevés, a ajouté Graeme Hepworth, chef de la gestion du risque à la Royale.

« Nous prévoyons que les pertes des particuliers resteront élevées en 2026, le temps que les effets différés de la hausse du chômage, des faillites de consommateurs et des chocs persistants liés aux renouvellements hypothécaires au Canada se résorbent », a-t-il expliqué.

La baisse des coûts d’emprunt et des taux d’intérêt, conjuguée aux initiatives du budget fédéral, pourrait contribuer à une amélioration de la situation, mais les tensions actuelles devraient tout de même limiter la croissance des prêts, a avancé Tayfun Tuzun, chef des finances de la Banque de Montréal.

« À l’horizon 2026, au Canada, nous prévoyons une faible croissance des prêts, car les défis du contexte macroéconomique continuent d’affecter la demande des particuliers et des entreprises », a-t-il précisé.

Bien que les banques restent très concurrentielles sur le marché des services bancaires aux particuliers, elles cherchent à attirer une clientèle plus fortunée, où les marges sont plus élevées.

« Notre priorité stratégique est de développer notre clientèle de particuliers fortunés et de gestion de patrimoine », a souligné Christian Exshaw, chef du groupe des marchés des capitaux à la CIBC, lors de sa première conférence téléphonique avec les analystes depuis sa prise de fonctions début novembre.

Les banques ont également évoqué leurs efforts d’expansion aux États-Unis, leurs investissements dans l’intelligence artificielle et d’autres technologies, ainsi que les perspectives de croissance découlant de la nouvelle orientation du gouvernement fédéral.

« L’accent renouvelé mis par le Canada sur la mise en valeur des ressources naturelles stimulera la croissance du PIB et améliorera la prospérité nationale à moyen terme », a affirmé Scott Thomson, président de la Banque Scotia.

Malgré la persistance de l’incertitude commerciale et un taux de chômage qui devrait se maintenir au-dessus de 7 % jusqu’au milieu de l’année prochaine, des signes positifs se font voir, selon le chef de la direction de la Banque de Montréal, Darryl White.

« Je suis encouragé par le fait que les initiatives visant à investir au Canada et à diversifier les relations commerciales pour renforcer l’économie canadienne à moyen terme commencent à progresser », a-t-il ajouté.

Dave McKay a indiqué que les dépenses publiques en infrastructures et en défense devraient contribuer à stimuler la création d’emplois, même s’il reste à voir à quelle vitesse les projets pourront obtenir l’approbation de toutes les parties prenantes.

« Bien que le contexte opérationnel demeure instable et complexe et qu’il reste beaucoup de travail à accomplir par les gouvernements et le secteur privé, je suis prudemment optimiste quant aux perspectives du Canada », a-t-il mentionné.

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T4 solide pour les grandes banques canadiennes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-scotia-depasse-les-attentes-au-t4/ Tue, 02 Dec 2025 18:27:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111400 Trois institutions annoncent des revenus et des profits en progression pour le trimestre.

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La Banque Scotia, la Banque Nationale du Canada et la Banque Royale du Canada affichent des résultats en hausse pour le quatrième trimestre de 2025. La Banque Scotia dépasse les attentes, la Banque Nationale augmente son dividende et RBC affiche un bénéfice record.

La Banque Scotia dépasse les attentes

La Banque Scotia a annoncé un bénéfice net de 2,21 milliards de dollars (G$) pour son quatrième trimestre, contre 1,69 G$ au même trimestre de l’année précédente, grâce à la performance de ses activités de gestion de patrimoine et de marchés des capitaux.

La banque a indiqué mardi que le bénéfice s’élevait à 1,65 $ par action pour le trimestre clos le 31 octobre, comparativement à 1,22 $ par action pour la même période l’an dernier.

Le chiffre d’affaires a totalisé 9,80 G$, alors qu’il était de 8,53 G$ au même trimestre de l’année précédente.

La dotation au compte de correction de valeur pour pertes sur créances de la banque s’est élevée à 1,11 G$ pour le trimestre, contre 1,03 G$ un an plus tôt.

Sur une base ajustée, la Banque Scotia a réalisé un bénéfice de 1,93 $ par action au cours du dernier trimestre, comparativement à un bénéfice ajusté de 1,57 $ par action un an plus tôt.

Les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice ajusté de 1,84 $, selon les estimations compilées par LSEG Data & Analytics.

Le président et chef de la direction de la Banque Scotia, Scott Thomson, a déclaré que 2025 avait été une année très positive pour la banque.

« Nous avons dégagé des résultats à la hausse tout au long de l’exercice grâce au renforcement de notre bilan, à l’amélioration de notre ratio prêts-dépôts et à la hausse du rendement des capitaux propres », a-t-il soutenu par communiqué.

« Au cours du trimestre considéré, tous nos secteurs d’activité ont enregistré une croissance de leur bénéfice d’un exercice à l’autre, la Gestion de patrimoine mondiale et les Services bancaires et marchés mondiaux ayant enregistré des résultats particulièrement solides, tandis que le Réseau canadien a vu ses résultats s’améliorer. »

Le secteur de la gestion de patrimoine mondiale de la banque a généré un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 447 millions de dollars (M$), comparativement à 380 M$ au même trimestre de l’année précédente, tandis que le secteur des services bancaires et de marchés mondiaux a généré un bénéfice de 519 M$, comparativement à 347 M$ il y a un an.

Les activités bancaires canadiennes de la Banque Scotia ont généré un bénéfice de 941 M$ au cours du dernier trimestre, contre 934 M$ au même trimestre de l’année précédente.

Parallèlement, la division des services bancaires internationaux de la Banque Scotia a enregistré un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 634 M$ au cours du trimestre, comparativement à 600 M$ un an plus tôt.

La Banque Nationale affiche un bénéfice de 1,06 G$

La Banque Nationale du Canada a augmenté son dividende après avoir annoncé un bénéfice de 1,06 G$ au quatrième trimestre.

La banque versera maintenant un dividende trimestriel de 1,24 $ par action, soit une hausse de 0,06 $.

La Banque Nationale, qui a annoncé mardi l’acquisition des activités de détails pour les particuliers et les PME de la Banque Laurentienne, indique que son bénéfice au quatrième trimestre s’est élevé à 2,57 $ par action, comparativement à un bénéfice net de 955 M$, soit 2,66 $ par action, un an plus tôt, alors que le nombre d’actions en circulation était inférieur.

Les revenus pour le trimestre clos le 31 octobre ont totalisé 3,70 G$, par rapport à 2,94 G$ un an plus tôt.

Sur une base ajustée, la Banque Nationale précise avoir réalisé un bénéfice de 2,82 $ par action au cours de son dernier trimestre, comparativement à un bénéfice ajusté de 2,58 $ par action au cours du même trimestre de l’exercice précédent.

Les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice ajusté de 2,62 $ par action, selon les estimations compilées par LSEG Data & Analytics.

RBC annonce un bénéfice en hausse

La Banque Royale du Canada (RBC) a augmenté son dividende trimestriel après avoir annoncé une hausse de son bénéfice au quatrième trimestre par rapport à l’an dernier.

La banque versera désormais un dividende trimestriel de 1,64 $ par action, contre 1,54 $ auparavant.

Cette hausse du dividende intervient alors que RBC a enregistré un bénéfice net de 5,43 G$, soit 3,76 $ par action, pour le trimestre clos le 31 octobre, comparativement à un bénéfice de 4,22 G$, soit 2,91 $ par action, un an plus tôt.

Le chiffre d’affaires s’est élevé à 17,21 G$, contre 15,07 G$ au même trimestre de l’année précédente, tandis que la dotation à la provision pour pertes de crédit a atteint 1,01 G$, contre 840 M$ un an plus tôt.

La RBC annonce un bénéfice ajusté de 3,85 $ par action pour son dernier trimestre, en hausse par rapport à un bénéfice ajusté de 3,07 $ par action pour le même trimestre de l’exercice précédent.

Les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice ajusté de 3,53 $ par action, selon les estimations compilées par LSEG Data & Analytics.

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Un beau trimestre pour la BN et la RBC https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/un-beau-trimestre-pour-la-bn-et-la-rbc/ Thu, 28 Aug 2025 11:00:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109248 Les deux rapportent un bénéfice en hausse par rapport à la même période l’an dernier.

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La Banque Nationale du Canada a vu son bénéfice net s’établir à 1,07 G$ (G$) au troisième trimestre, en hausse par rapport à 1,03 G$ à la même période l’an dernier.

Le bénéfice de la banque montréalaise s’est élevé à 2,58 $ par action lors du trimestre clos le 31 juillet, comparativement à 2,89 $ par action il y a un an.

Ses revenus ont atteint 3,45 G$, en hausse par rapport à 3,00 G$ un an plus tôt.

Ses dotations aux pertes de crédit se sont élevées à 203 millions de dollars (M$), contre 149 M$ à la même période l’an dernier.

La banque a indiqué que son bénéfice ajusté s’est élevé à 2,68 $ par action, tout comme au troisième trimestre de 2024.

Selon LSEG Data & Analytics, les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 2,69 $ par action.

La Banque Royale annonce un bénéfice de 5,4 G$

La Banque Royale du Canada a annoncé un bénéfice de 5,4 G$ au troisième trimestre, en hausse par rapport aux 4,5 G$ du même trimestre de l’exercice précédent.

La banque indique que le bénéfice par action s’est élevé à 3,75 $ pour le trimestre clos le 31 juillet, contre 3,09 $ un an plus tôt.

Le chiffre d’affaires a totalisé 16,99 G$, comparativement à 14,63 G$.

La dotation à la provision pour pertes de crédit de la banque a atteint 881 M$ pour le trimestre, contre 659 M$ un an plus tôt.

Sur une base ajustée, l’institution bancaire indique avoir réalisé un bénéfice de 3,84 $ par action au cours de son dernier trimestre, en hausse par rapport à un bénéfice ajusté de 3,26 $ par action au même trimestre de l’exercice précédent.

L’estimation moyenne des analystes était un bénéfice ajusté de 3,32 $ par action, selon LSEG Data & Analytics.

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