RBC Gestion mondiale d'actifs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/rbc-gestion-mondiale-dactifs-2/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 09 Jun 2026 12:03:49 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png RBC Gestion mondiale d'actifs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/rbc-gestion-mondiale-dactifs-2/ 32 32 La couverture de change a un prix https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/la-couverture-de-change-a-un-prix/ Wed, 10 Jun 2026 10:03:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114409 FOCUS FNB — Si elle réduit l’incidence des fluctuations du dollar américain, la couverture entraîne aussi des coûts qui peuvent peser sur les rendements à long terme.

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Selon l’évolution des devises, un placement sur des marchés boursiers étrangers comme celui des États-Unis peut générer des gains de change ou, au contraire, réduire les rendements. Cette dynamique est toutefois atténuée lorsque l’exposition aux devises est couverte en dollars canadiens, ce qui permet aux investisseurs en actions américaines de profiter du rendement des titres tout en se protégeant contre une dépréciation du billet vert.

De nombreux émetteurs de fonds négociés en Bourse (FNB) offrent aux investisseurs le choix entre des versions couvertes et non couvertes de leurs stratégies d’actions américaines.

« Dans le cas d’une stratégie couverte, nous suivons simplement l’évolution des cours des actions, tout en diminuant le risque de change, explique Bipan Rai, chef, stratégie des FNB et des placements alternatifs chez Gestion mondiale d’actifs BMO. Avec une exposition non couverte, nous demeurons exposés aux fluctuations du dollar américain par rapport au dollar canadien. Cela ajoute donc un niveau de risque supplémentaire, mais aussi une source potentielle de rendement. »

Il importe également de rappeler qu’une couverture de change n’élimine pas entièrement le risque de devise. La plupart des gestionnaires rééquilibrent leurs contrats de couverture selon un calendrier prédéterminé, souvent mensuel. Comme l’exposition réelle du portefeuille et les taux de change évoluent quotidiennement, un risque résiduel subsiste entre les dates d’ajustement. Les investisseurs demeurent donc exposés à une partie des variations de devises, même dans un fonds dit « couvert » contre le risque de change.

LIRE : Rarement optimal, de couvrir le risque de change

Au cours de la dernière année et demie, les investisseurs canadiens en FNB ont bénéficié de leur exposition aux actions américaines, et ceux qui détenaient des produits couverts contre le risque de change ont fait encore mieux. Au début de 2025, un dollar américain valait 1,44 $ CA, soit cinq cents de plus qu’à son niveau récent.

Même s’il faut encore environ 1,39 $ CA pour acheter un dollar américain, le huard demeure près du bas de sa fourchette historique face à son homologue américain.

Le dollar canadien pourrait-il continuer à s’apprécier face au billet vert ? C’est le scénario privilégié par RBC Gestion mondiale d’actifs. À la fin de mai, la société a relevé sa prévision à 12 mois pour le dollar canadien à 1,30 $ CA par dollar américain, tablant sur un affaiblissement généralisé de la devise américaine.

Selon RBC Gestion mondiale d’actifs, cette prévision optimiste pour le dollar canadien « dépendrait d’une voie plus claire vers la conclusion d’un accord commercial nord-américain, d’un nombre relativement faible de défauts de paiement hypothécaires au moment où les Canadiens renouvellent leurs prêts à des taux plus élevés, ainsi que de l’optimisme des investisseurs à l’égard d’un éventuel retour de la Banque du Canada aux hausses de taux ».

Étant donné que le taux de change actuel est proche d’un creux pluriannuel pour le huard, il est logique de couvrir une partie de l’exposition au dollar américain, estime Aubrey Hearn, vice-président principal et gestionnaire de portefeuille principal responsable des actions américaines et des sociétés à petite capitalisation chez Gestion mondiale d’actifs CI.

L’augmentation des dépenses publiques au Canada « devrait contribuer à améliorer la croissance du PIB canadien à moyen et à long terme, ce qui devrait entraîner une appréciation graduelle du dollar canadien », affirme Aubrey Hearn.

Pour sa part, Bipan Rai privilégie une approche tactique à court terme en matière de couverture de change.

« Il est très, très difficile de prévoir l’orientation des taux de change à long terme et de s’attendre à obtenir un rendement excédentaire », souligne-t-il. Selon lui, il est plus sain d’évaluer les décisions de couverture sur un horizon de trois à six mois plutôt que sur un an ou deux.

L’une des principales considérations pour Bipan Rai concerne les décisions attendues de la Réserve fédérale américaine et de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt, ainsi que les attentes déjà intégrées par les marchés des changes.

À la fin de mai, les marchés des swaps de devises anticipaient un resserrement supplémentaire de 27 points de base de la part de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année, contre une hausse de 34 points de base pour la Banque du Canada.

Toutefois, les stratèges de Gestion mondiale d’actifs BMO estiment qu’il existe probablement des arguments plus solides en faveur d’une hausse des taux aux États-Unis qu’au Canada. Cette situation laisserait présager un renforcement du dollar américain, puisque des taux plus élevés rendraient le billet vert plus attrayant.

Bipan Rai nuance toutefois l’interprétation des indications fournies par les marchés des swaps : « Cela pourrait évidemment changer demain ou après-demain. »

Outre le risque de manquer des gains si le dollar américain s’apprécie à partir de son niveau actuel, la couverture de change entraîne des coûts additionnels. Il ne s’agit pas de frais de gestion — ceux-ci étant généralement identiques pour les FNB couverts et non couverts — mais plutôt de coûts de transaction et de portage.

Pour mettre en place une couverture de change, les FNB doivent prendre des positions sur des contrats à terme ou des contrats à terme de gré à gré sur devises. Les coûts de transaction associés à ces instruments dérivés sont généralement modestes, se situant à quelques points de base seulement dans le cas des opérations institutionnelles.

Un coût beaucoup plus important est celui du portage. Pour couvrir son exposition en dollars américains au moyen de produits dérivés, le gestionnaire du fonds emprunte en pratique des dollars américains et les vend contre des dollars canadiens, qui sont ensuite placés à des taux d’intérêt à court terme.

Comme les taux d’intérêt sans risque aux États-Unis sont supérieurs d’environ 150 points de base à ceux du Canada, « le coût de portage constitue vraiment le principal coût associé à la couverture du risque de change », souligne Stephen Hoffman, directeur général des FNB chez RBC Gestion mondiale d’actifs.

Historiquement, sur de longues périodes de plusieurs années, les FNB américains non couverts ont surclassé leurs équivalents couverts, souvent de manière importante. À titre d’exemple, le FNB BMO S&P 500 non couvert, qui n’a pas à supporter de coûts de portage liés à la couverture de change, a affiché un rendement annualisé de 15,8 % sur dix ans au 30 avril. C’est plus de deux points de pourcentage de mieux que le rendement de 13,4 % du FNB BMO S&P 500 couvert en dollars canadiens pour la même période.

« Il existe certainement des arguments en faveur du maintien d’une exposition non couverte au risque de change, assure Aubrey Hearn. Sur de longues périodes, les devises fluctuent, mais ces mouvements tendent à s’équilibrer avec le temps. »

Au cours des dernières années, l’économie américaine — et, par conséquent, les entreprises américaines — ont constitué une destination particulièrement attrayante pour les investisseurs, observe Aubrey Hearn. Récemment, cette vigueur s’est traduite par une appréciation du dollar américain face à la plupart des grandes devises.

« Si cette relation se maintient, il pourrait être judicieux de conserver une exposition au dollar américain », souligne-t-il.

Les investisseurs peuvent choisir entre plusieurs approches : ne pas couvrir leur exposition, la couvrir entièrement ou encore adopter une stratégie tactique. Une autre possibilité consiste à couvrir 50 % de l’exposition au dollar américain et à laisser l’autre moitié non couverte.

« C’est le portefeuille qui minimise les regrets, résume Stephen Hoffman. Et, de cette façon, vous avez toujours à moitié raison. »

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RBC GMA modifie la cote de risque d’un FNB https://www.finance-investissement.com/nouvelles/rbc-gma-modifie-la-cote-de-risque-dun-fnb/ Mon, 30 Mar 2026 12:18:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113099 PRODUITS – Celle-ci passe de « faible à moyen » à « faible »

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RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) modifie à la baisse la cote de risque du FNB d’obligations de sociétés américaines Objectif 2030 RBC.

La cote est ainsi passée de « faible à moyen » à « faible » le 17 mars. L’Aperçu du FNB du FNB d’obligations de sociétés américaines Objectif 2030 RBC, qui devrait être déposé vers le 18 mars 2026, reflétera ce changement.

Cette modification découle d’une révision annuelle et non de changements qui auraient été apportés aux objectifs de placement, aux stratégies ou à la gestion du FNB d’obligations de sociétés américaines Objectif 2030 RBC.

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Lancement record de FNB en 2025, tiré par les produits spécialisés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/lancement-record-de-fnb-en-2025-tire-par-les-produits-specialises/ Wed, 10 Dec 2025 11:18:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111538 FOCUS FNB — Ces produits sont pourtant souvent très volatils.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés — dont beaucoup sont fortement volatils — dominent la liste des FNB lancés en 2025, laquelle atteint un record annuel. À quelques semaines de la fin de l’année, l’industrie canadienne des FNB a ajouté environ 300 nouveaux produits en 2025.

Si l’on inclut les séries multiples de certains FNB — par exemple les versions couvertes en dollars canadiens et les versions libellées en dollars américains de fonds existants — le nombre de nouveaux produits cotés atteint 364, portant le total de l’industrie à plus de 1 800 FNB.

Le plus important groupe de nouveaux produits transforme le concept original des FNB en offrant une exposition à une seule action de grande capitalisation américaine ou canadienne. La plupart de ces produits de niche combinent cette exposition ciblée à un effet de levier modéré (1,25 x ou 1.33 x) et une stratégie de vente d’options d’achat couvertes.

Harvest Portfolios Group a été le plus prolifique dans ce sous-segment, ajoutant 27 nouveaux FNB à action unique. Investissements Purpose, qui a lancé cette niche spécialisée en décembre 2022, en a ajouté 17. Ninepoint Partners a lancé pour sa part dix nouveaux FNB.

En poussant l’effet de levier encore plus loin sur des titres individuels, LongPoint Asset Management a fortement élargi sa gamme cette année après son entrée sur le marché des FNB à la fin de 2024.

LongPoint a lancé 15 FNB offrant deux fois la variation quotidienne de titres individuels — principalement les actions américaines des « Sept Magnifiques » et certaines des plus grandes sociétés canadiennes. Par ailleurs, trois FNB de LongPoint adoptent une position « vendeur » et offrent deux fois l’exposition inverse quotidienne sur Nvidia, Tesla, et la canadienne Shopify.

Encore plus spectaculaires, de nouveaux instruments de négociation à triple levier ou levier inverse — sous les marques MegaLong ou MegaShort — offrent une exposition quotidienne à des indices larges, sectoriels, obligataires et de matières premières.

Pour sa part, Global X Investments Canada, pionnière au Canada dans les FNB à levier quotidien et à levier inverse, a élargi sa gamme BetaPro. Parmi les nouveautés figurent des FNB BetaPro qui offrent trois fois les gains ou pertes quotidiens d’indices boursiers larges, sectoriels, et obligataires américains.

Dans la catégorie des cryptoactifs, également très volatile, 19 nouveaux FNB ont été ajoutés par sept sociétés, allant de Gestion d’actifs BlackRock Canada au spécialiste crypto 3iQ Corp. Et comme si les cryptomonnaies n’étaient pas déjà assez risquées, Evolve Funds Group a lancé quatre nouveaux FNB crypto, dont deux avec effet de levier.

Dans le segment des FNB de titres à revenu fixe, le pionnier des FNB obligataires à échéance cible, RBC Gestion mondiale d’actifs, a vu apparaître de nouveaux concurrents en ajoutant trois nouveaux FNB arrivant à échéance à des dates définies.

Banque Nationale Investissements a ajouté six FNB à échéance cible, BMO Gestion mondiale d’actifs et CI Gestion mondiale d’actifs en ont chacun ajouté trois, alors qu’Investissements Mackenzie en a lancé deux. Gestion de Placements TD et Guardian Capital ont ajouté respectivement trois et deux nouveaux produits, portant le total à 22 FNB à échéance cible cette année.

Une gamme de FNB de revenu fixe spécialisés qui a proliféré en 2025 vise à investir dans des obligations structurées adossées à des prêts (CLO). Il s’agit de portefeuilles de prêts vendus par des gestionnaires de CLO à des investisseurs institutionnels, incluant les sociétés de FNB.

Après l’inscription à la cote du Brompton Wellington Square AAA CLO ETF en avril, des FNB CLO ont été lancés par BMO, CIBC, Mackenzie et RBC. Ces FNB ont été précédés en septembre de l’an dernier par Corton Enhanced Income Fund, le seul FNB offert par la société torontoise Corton Capital.

Dans les grandes catégories d’actions — et malgré le conflit tarifaire avec le voisin du Sud — la plus forte expansion s’est produite dans la catégorie déjà bien servie des actions américaines.

J.P. Morgan Asset Management Canada, qui est entré sur le marché canadien des FNB à la fin de 2024, a ajouté trois stratégies actions américaines en 2025 : noyau, valeur et croissance.

Un lancement distinctif provient de BMO, avec le FNB BMO d’actions américaines axées sur le capital humain (ZHC), qui sélectionne des sociétés reconnues pour leur culture organisationnelle forte, susceptibles de surperformer le marché.

Parmi les autres nouveaux FNB actions américaines de cette année — chez CIBC, Evolve et Hamilton — on retrouve des stratégies de génération de revenu telles que la vente d’options d’achat couvertes, parfois combinées à l’effet de levier.

La grande majorité des nouveaux produits ont été lancés par des émetteurs de FNB déjà établis. L’exception notable est Placements mondiaux Sun Life, qui a pris pied modestement en septembre avec trois FNB de titres à revenu fixe.

Même si les lancements sont plus nombreux, plusieurs produits ont été fermés. Les victimes incluent divers mandats spécialisés, tels que les FNB de crédits carbone, abandonnés par Global X, Ninepoint et TD.

D’autres mandats de niche ont disparu en 2025, dont les FNB liés au métavers de CI et Global X, et le Purpose Marijuana Opportunities Fund.

Avec la disparition des FNB de crédits carbone, l’année a également été marquée par des réductions importantes chez Invesco Canada dans ses FNB à mandat axé sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Invesco, qui avait fait de l’investissement ESG l’un des thèmes centraux de sa gamme, a éliminé sept FNB ESG.

Une autre stratégie d’investissement responsable qui n’a pas survécu en 2025 est le Global X S&P Green Bond Index ETF, lancé en 2021 — le premier FNB canadien investissant dans des obligations vertes destinées à financer des projets à objectifs environnementaux précis.

Étant donné que de nombreux nouveaux FNB relèvent de mandats de niche plutôt que de concurrents directs aux chefs de file du marché, l’élargissement des gammes de FNB ne s’est pas forcément traduit par des gains en parts de marché pour certains émetteurs.

Parmi les trois grands manufacturiers de l’industrie canadienne des FNB, seul le deuxième, BMO, a été actif avec 24 nouveaux FNB, alors que BlackRock, le leader du marché, n’en a ajouté que quatre.

Pourtant, la part de marché de BlackRock établie en fonction de l’actif en FNB canadiens a légèrement augmenté pour atteindre 25,7 % au 31 octobre 2025, selon l’Association canadienne des FNB. Or, celle de BMO a reculé à 21,8 % à la même, soit une baisse de deux points de pourcentage par rapport à sa part de marché de décembre 2024.

Pendant ce temps, le troisième acteur, Vanguard Investments Canada — qui mise sur des stratégies indicielles à faibles frais de gestion — n’a apporté aucune modification à sa gamme depuis un an. L’absence de nouveaux produits à promouvoir ne lui a pas nui : la part de marché de Vanguard a progressé à 14,4 % à la fin d’octobre, soit 40 points de base de plus que depuis le début de l’année.

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Changement à la direction de RBC https://www.finance-investissement.com/nouvelles/changement-a-la-direction-de-rbc/ Tue, 25 Nov 2025 11:58:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111100 NOUVELLES DU MONDE – Stu Kedwell devient le chef mondial des placements de l’institution.

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Stu Kedwell vient d’être nommé au poste de chef mondial des placements de RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) pour remplacer Dan Chornous qui prendra sa retraite le 31 janvier 2026. Ce dernier restera en poste jusqu’à son départ pour assurer une transition harmonieuse.

Stu Kedwell travaille depuis près de trois décennies pour RBC. Il y a occupé plusieurs postes dont, plus récemment, celui de directeur général, premier gestionnaire de portefeuille et chef mondial, Actions.

Lauréat de plusieurs distinctions soulignant son statut parmi les meilleurs investisseurs boursiers au Canada, Stu Kedwell collabore étroitement avec Dan Chornous depuis plus de 25 ans.

« C’est un honneur pour moi de devenir chef mondial des placements et de pouvoir tirer parti du remarquable héritage que laisse Dan Chornous, précise Stu Kedwell. La philosophie de placement et l’approche axée sur le client de RBC GMA sont au cœur de sa mission de gestionnaire mondial d’actifs et je suis ravi de pouvoir diriger cette équipe talentueuse. Ensemble, nous continuerons d’obtenir les meilleurs résultats possibles pour nos clients. »

À son nouveau poste, Stu Kedwell dirigera une équipe multinationale de gestion de placements comptant plus de 400 professionnels des placements.

« La contribution de Dan Chornous à la réussite de RBC GMA est tout simplement extraordinaire, explique Damon Williams, chef de la direction, RBC GMA. Son approche tournée vers l’avenir, son engagement à innover et son dévouement à l’égard des clients ont fixé des normes élevées au sein de notre organisation et ont permis à notre équipe mondiale de gestion de placements de continuer de croître et d’évoluer. Tout comme Dan Chornous, Stu Kedwell est déterminé à favoriser une culture fondée sur la diversité des points de vue, l’apprentissage et l’amélioration continue. Grâce à son leadership, RBC GMA sera en mesure de réaliser ses plans de croissance ambitieux, d’obtenir les meilleurs résultats possibles pour ses clients et de renforcer sa position de gestionnaire mondial d’actifs de premier plan. »

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FNB : créations nettes et diversification marquent mai https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/fnb-creations-nettes-et-diversification-marquent-mai/ Wed, 11 Jun 2025 09:41:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107926 FOCUS FNB – L’appétit pour les actions ne faiblit pas malgré l’incertitude économique.

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Après un mois d’avril marqué par la volatilité et l’incertitude économique, les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont repris de l’élan en mai. Portés par une dynamique de diversification et de réduction du risque, les investisseurs ont privilégié les FNB d’actions internationales, qui arrivent en tête des créations nettes.

Les créations nettes de FNB se sont chiffrées à 9,2 milliards de dollars (G$) en mai, un rebond marqué après le creux d’avril. Depuis le début de l’année, les FNB canadiens ont enregistré des entrées nettes records de 48,5 G$ en cinq mois, dépassant les créations nettes annuelles d’avant la pandémie. L’actif total sous gestion atteignait 572,7 G$ à la fin de mai.

Les FNB d’actions ont dominé les créations nettes du mois avec 4,3 G$. Toutefois, leur rythme de croissance montre un certain essoufflement depuis la suspension des droits de douane américains annoncée par Donald Trump le 9 avril, selon Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF). Ce ralentissement n’a toutefois pas freiné la performance des actions internationales, qui ont généré à elles seules 2,7 G$, soit 62 % des entrées nettes en FNB d’actions.

Les fonds d’actions américaines, en particulier, ont retrouvé l’intérêt des investisseurs avec des créations nettes d’1,2 G$ en mai. Or, ce regain n’égale pas l’engouement pour les marchés internationaux. BNMF souligne que cette tendance à la diversification est présente depuis le début de l’année, alors que les investisseurs cherchent à s’exposer à des marchés moins corrélés aux risques nord-américains.

Parallèlement, en mai, les FNB d’actions sectoriels ont enregistré des rachats nets totalisant 830 M$, en particulier dans les secteurs financier (850 M$), technologique (126 M$) et énergétique (67 M$). Les FNB multifactoriels ont également subi des rachats.

Les FNB de titres à revenu fixe, quant à eux, poursuivent leur progression avec 3,4 G$ d’entrées nettes en mai. BNMF signale que les investisseurs semblent rallonger la duration de leurs portefeuilles et prennent davantage de risque sur la qualité du crédit, confirmant leur appétit grandissant pour le risque. Cette approche tactique s’est confirmée depuis le début de l’année, les investisseurs augmentant la duration lorsque les taux montent, puis la réduisant en cas d’incertitude.

Les entrées nettes dans les FNB de titres à revenu fixe s’élèvent à 17,6 G$ au cours des cinq premiers mois de l’année, soit plus de trois fois le niveau observé à la même période l’an dernier.

Les FNB d’obligations agrégées canadiennes et à longue duration figurent parmi les plus populaires auprès des investisseurs. De leur côté, les FNB à effet de levier ou inversés ont connu un regain d’intérêt, notamment grâce au lancement d’une série de produits quotidiens à levier triple par LongPoint, note BNMF.

Du côté des actifs non traditionnels, les FNB de cryptoactifs ont enregistré quelques entrées nettes (6 M$), dominées par le FNB Solana de 3iQ. Depuis janvier, les créations nettes dans cette catégorie atteignent 234 M$. Les FNB adossés à l’or, pour leur part, ont attiré 177 M$, en mai, reflétant un intérêt pour les actifs refuges.

En mai, les principaux émetteurs de FNB ont profité de cette dynamique. RBC iShares se hisse en tête avec 2,2 G$ de créations nettes, suivi de BMO (1,4 G$), Vanguard (1,0 G$), Fidelity (954 M$) et TDAM (671 M$). Parmi les 20 premiers fournisseurs de FNB, seule Manuvie affiche des sorties nettes, à hauteur de 275 M$. Le FNB XSEM d’iShares s’est distingué comme le produit le plus populaire du mois, attirant 541 M$ de créations nettes, tandis que le ZEB de BMO enregistre pour un troisième mois consécutif les plus importants rachats (897 M$).

Pour les cinq premiers mois de 2025, RBC iShares prend la tête des créations nettes avec 9,4 G$, suivie de BMO (8,8 G$), Vanguard (6,9 G$) et Fidelity (4 G$).

Mai a aussi été marqué par une vague de lancements. Pas moins de 39 nouveaux FNB canadiens sont arrivés sur le marché, dont quatre produits d’obligation structurée adossée à des prêts (CLO) par BMO, CIBC, Mackenzie et RBC. Manuvie a lancé quatre séries FNB de fonds communs existants. BMO a lancé plusieurs FNB de stratégies diverses et un FNB d’or avec stratégie d’options. Purpose a ajouté à son offre deux FNB de cryptoactifs au comptant à frais réduits. LongPoint a lancé les premiers FNB canadiens avec levier/inverse quotidien triple.

FNB ESG en hausse

Les FNB ESG cotés au Canada ont aussi le vent en poupe. Ils ont attiré 630 M$ en mai, portant les entrées nettes des cinq premiers mois de 2025à 1,3 G$. Ce résultat est attribuable à un achat institutionnel du fonds XSEM d’iShares, qui a reçu 541 M$ en une seule journée.

BNMF signale par ailleurs que trois FNB de Franklin Templeton, dont deux gérés par Clearbridge, ont retiré le mot « durable » de leur nom. La firme prévoit faire de même en août avec le FNB américain Clearbridge Large Cap Growth ESG ETF (LRGE), qui abandonnera la mention ESG.

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Les FNB et la potentielle facture fiscale américaine https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-et-la-potentielle-facture-fiscale-americains/ Fri, 06 Jun 2025 11:10:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107919 FOCUS FNB — Un projet de loi américain pourrait nuire aux rendements des clients.

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Les clients qui investissent aux États-Unis risquent de subir une hausse de la retenue d’impôt étranger si un projet de loi américain est adopté tel quel, d’après Valeurs mobilières TD (VMTD).

Le 22 mai dernier, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté un projet de loi qui prévoit des augmentations d’impôts pour les résidents des « pays étrangers discriminatoires » et qui risque de toucher nombre de Canadiens.

L’article 899, s’il est adopté, peut s’appliquer à tous les investisseurs canadiens dans les fonds négociés en Bourse (FNB), y compris les particuliers, les sociétés et les régimes de retraite, qui sont exposés à des actifs américains.

En règle générale, les investisseurs non américains sont soumis à une retenue à la source de 30 % (ou à un taux inférieur prévu par la convention fiscale Canada-États-Unis) sur les revenus de dividendes et d’intérêts américains, à condition que ces revenus ne soient pas liés à la conduite d’un commerce ou d’une entreprise aux États-Unis.

« Les investisseurs canadiens peuvent bénéficier des avantages de la convention Canada-États-Unis, auquel cas les distributions de dividendes peuvent être imposées à un taux réduit de 15 %, tandis que les revenus d’intérêts qualifiés sont exonérés de l’impôt américain. Pour les revenus d’intérêts, il peut également y avoir d’autres exonérations nationales américaines, telles que l’exonération des intérêts de portefeuille », lit-on dans une note de VMTD.

Selon les nouvelles règles proposées, les investisseurs canadiens en FNB seront soumis à une augmentation de 5 points de pourcentage de la retenue à la source chaque année, jusqu’à ce qu’elle atteigne 50 % (taux de 30 % applicable en vertu de l’Internal Revenue Code plus 20 %). Si la législation proposée est adoptée et mise en œuvre cette année, les investisseurs canadiens pourraient être soumis à une retenue à la source de 20 % pour les distributions de dividendes l’année prochaine, et de 25 % l’année suivante, jusqu’à atteindre le plafond de 50 %.

Cette nouvelle hausse d’impôt s’applique à la fois aux particuliers et à la plupart des investisseurs institutionnels, comme les régimes de retraite canadiens.

Une foule d’outils de placement risque d’être touchés par cette hausse de la retenue d’impôt étranger américaine, selon VMTD. À commencer par les actions américaines et les FNB canadiens ou américains qui détiennent ce type d’actions. De manière analogue, les titres à revenu fixe américains ainsi que les FNB qui en détiennent seront aussi touchés.

« Il s’agit là d’un nouveau signe que la guerre commerciale est en train de se transformer en guerre des capitaux, ce qui est baissier pour les marchés en général », indique Bipan Rai, Directeur, stratégies et solutions en FNB chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Une subtilité découlant de la manière dont est conçu un FNB mérite d’être connue des clients, selon Valeurs mobilières TD.

En effet, les clients canadiens qui investissent dans des titres internationaux directement par l’intermédiaire d’un FNB américain ou indirectement par l’intermédiaire d’un FNB canadien qui achète un FNB américain détenant des titres internationaux peuvent être soumis à la fois à la retenue d’impôt étranger américaine et à la retenue à la source étrangère.

Or, les clients canadiens qui achètent directement un FNB canadien détenant des titres internationaux (et non américains) peuvent n’être soumis qu’à une retenue d’impôt étranger et éviter toute retenue à la source américaine.

« Si l’article 899 est adopté dans la loi américaine sous sa forme actuelle et que les Canadiens sont soumis à des retenues à la source plus élevées, les pénalités liées à l’utilisation d’un FNB américain pour une exposition internationale favoriseront fortement l’utilisation de FNB canadiens pour une exposition internationale », lit-on dans l’article.

Lire : Les FNB et la retenue d’impôt étranger

Évidemment, le Canada risque de tenter d’éviter qu’on lui accole l’étiquette de « pays étranger discriminatoire ». Ce faisant, il pourrait abandonner un impôt sur les services en ligne de 2024 lequel rapporterait au gouvernement des revenus de 1 milliard de dollars (G$)..

« L’Association des marchés de valeurs et des investissements a été citée dans la presse, suggérant que les investisseurs canadiens pourraient être confrontés à une facture fiscale accrue de 81 G$ sur 7 ans. Malgré les avantages de l’impôt sur les services en ligne pour les Canadiens, les pénalités potentielles imposées par le nouveau projet de loi risquent d’être trop coûteuses pour les Canadiens, qui n’ont pas besoin d’impôt supplémentaire », fait valoir VMTD.

Effet sur les clients de détail

L’effet marginal de cet impôt sur les clients dépend de la stratégie d’investissement à l’étranger des conseillers et pourrait être plus faible pour certains clients, comme le mentionne un bulletin de RBC Dominion Valeurs mobilières.

Dans cette firme de courtage, lorsqu’un client a un compte non enregistré, les modèles de gestion discrétionnaire évaluent l’exposition aux actions américaines et internationales en mettant l’accent sur l’optimisation du rendement total, plutôt que de compter sur le rendement des dividendes des titres étrangers. En effet, les revenus de dividendes étrangers, comme les revenus de dividendes américains, ne bénéficient pas de traitement fiscal privilégié au Canada, contrairement au traitement fiscal des dividendes d’actions canadiennes.

« Des retenues à la source supplémentaires seraient certainement malvenues, mais comme nous tirons déjà des dividendes minimes des actions américaines, le pire scénario d’une retenue à la source de 50 % sur les dividendes américains n’aurait que très peu d’impact sur le rendement après impôt de nos clients canadiens imposables », lit-on dans la note adressée à des clients de RBC Dominion.

Par ailleurs, nombre de clients canadiens ont un biais en faveur des actifs canadiens dans leur portefeuille, si bien que l’effet marginal de ces mesures pourrait être faible, selon le profil des clients.

Lire aussi : Lumière sur l’imposition des FNB pour les Canadiens

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Les investissements alternatifs : une stratégie en forte croissance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-investissements-alternatifs-une-strategie-en-forte-croissance/ Tue, 20 May 2025 09:45:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106989 Ces derniers ont le vent en poupe. Les conseillers doivent rattraper leur retard.

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Greg Rodger, président et directeur des investissements à HighView Financial Group à Oakville (Ontario), a découvert le secteur des investissements alternatifs il y a environ 25 ans, alors qu’il travaillait dans une grande institution financière qui commençait à offrir des fonds spéculatifs et des fonds de capital-investissement.

« Cela m’a permis, en tant que conseiller travaillant directement avec les clients, de passer en revue toutes les recherches effectuées, de poser des questions en interne et aux fournisseurs d’investissements alternatifs, afin de bien en comprendre les nuances », rapporte-t-il.

Aujourd’hui, Greg Rodger est un investisseur chevronné dans ce domaine et sa société accueille des clients qui ont quitté d’autres cabinets de conseil parce qu’ils n’étaient pas du tout exposés aux investissements alternatifs.

Bien que l’adoption des placements alternatifs ait augmenté au Canada ces dernières années, en particulier avec la baisse des rendements des revenus fixes due aux taux d’intérêt plus élevés, de nombreux conseillers et investisseurs individuels restent encore réticents. Parmi ceux qui ont franchi le pas, certains l’ont fait sans mener la diligence nécessaire.

Selon les professionnels de l’investissement, il est essentiel de mieux faire connaître les nuances, les risques et les avantages liés à ces véhicules pour améliorer l’accès aux investissements alternatifs et renforcer la protection des investisseurs.

« Il se peut que la grande majorité des investisseurs soient encore en train de s’habituer à ces types de stratégies et de structures », estime Claire Van Wyk-Allan, directrice générale et responsable de la branche canadienne de l’Alternative Investment Management Association (AIMA) à Toronto.

Un effet d’entraînement

Il y a vingt ans, les investissements alternatifs représentaient 4,8 trillions (ou millions de milliards) de dollars, soit 6 % des actifs mondiaux sous gestion, les fonds spéculatifs représentant la majeure partie de cette allocation, selon un rapport de l’association Chartered Alternative Investment Analyst (CAIA) de janvier 2024.

En 2023, la CAIA a indiqué que les placements alternatifs représentaient 22 trillions de dollars (G$), soit 15 % des actifs mondiaux sous gestion. À cette date, la catégorie s’était diversifiée plus que jamais, avec notamment des investissements dans le capital-investissement, les fonds spéculatifs, l’immobilier, la dette privée, les ressources naturelles et les infrastructures.

Au Canada, l’intérêt et les investissements dans les stratégies alternatives continuent de croître dans les canaux institutionnels, familiaux et patrimoniaux, indique l’AIMA dans son rapport 2024 Canadian Alternative Investment Landscape.

Le marché canadien des fonds spéculatifs a atteint près de 138 milliards de dollars américains (G$ US), selon le fournisseur de données sur les investissements alternatifs Preqin, tandis que les alternatives liquides ont accumulé plus de 30 G$ US d’actifs sous gestion depuis leur arrivée sur le marché en 2019, selon le rapport.

Les investisseurs institutionnels ont une plus longue histoire avec les investissements alternatifs, « et il est évident que les tendances qui commencent au niveau institutionnel finissent par se répercuter sur le canal de la richesse », constate Claire Van Wyk-Allan.

De nombreux clients ont recherché ces investissements en raison de leur capacité à compléter les portefeuilles traditionnels d’actions et de titres à revenu fixe en offrant une diversification, une faible corrélation avec d’autres classes d’actifs, une appréciation du capital et un rendement.

Pourtant, leur adoption reste relativement limitée au Canada.

Claire Van Wyk-Allan estime qu’environ 10 % des conseillers de l’ancien canal de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières — qui fait désormais partie de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) — allouent fréquemment des fonds spéculatifs et des actifs de crédit privé. L’AIMA ne couvre que ces deux catégories d’actifs.

Elle ajoute qu’environ 7 à 10 % des investisseurs américains ont des investissements alternatifs dans leurs portefeuilles, d’après les données de Preqin et des sociétés de gestion de patrimoine, contre environ 1 à 2 % des clients canadiens dans le canal du patrimoine, un chiffre anecdotique qui, selon elle, a été obtenu auprès des principaux courtiers.

« Il est peu probable que la grande majorité des investisseurs canadiens — dans leur portefeuille de détail — soient aujourd’hui alloués à des alts », assure Claire Van Wyk-Allan, notant qu’ils « sont peut-être encore en train de s’habituer à ces types de stratégies et de structures ».

Cependant, qu’ils le sachent ou non, les Canadiens sont largement exposés aux investissements alternatifs du fait de leur adhésion à un régime de retraite.

Le Régime de pensions du Canada, par exemple, investissait 60 % de ses actifs dans des placements alternatifs (31 % en actions privées, 13 % en crédit privé, 8 % en immobilier et 8 % en infrastructure) au 31 mars 2024, indique l’AIMA dans son rapport.

Un déficit d’éducation

Greg Rodger estime que le principal obstacle à une adoption plus large est le manque de compréhension des risques associés à la classe d’actifs.

« Les investissements alternatifs ont une dimension tellement large qu’ils s’accompagnent tous de niveaux et de types de risques différents, souligne Greg Rodger. On ne sait pas ce que l’on ne sait pas. »

« Cela peut donner l’impression de ne rien vouloir faire, un sentiment de paralysie, si l’on craint de ne pas comprendre quels sont les risques. »

D’autre part, il ajoute que certains conseillers n’effectuent pas de recherches sur l’investissement au-delà du document marketing qui leur a été remis. Par conséquent, ils « ne comprennent pas vraiment les risques auxquels ils exposent leurs clients ».

Les investisseurs individuels sont également confrontés à un manque d’éducation « important », estime Greg Rodger. « Il faut beaucoup lire et beaucoup creuser », martèle-t-il.

Greg Rodger souligne également que les investissements alternatifs ne reçoivent pas beaucoup d’attention de la part des médias et, lorsqu’ils en reçoivent, c’est souvent lorsque « les choses ont très mal tourné », ce qui peut créer une stigmatisation négative autour de ces véhicules.

L’effondrement de Bridging Finance qui devrait entraîner des pertes de plus d’un milliard de dollars pour les investisseurs, en est un bon exemple. Fin octobre, le Tribunal des marchés financiers de l’Ontario a jugé que les fondateurs de ce gestionnaire de fonds alternatifs s’étaient rendus coupables de fraude en tirant personnellement profit de l’utilisation d’actifs dans le cadre de transactions conflictuelles.

« Le marché canadien a eu un passé un peu trouble » avec certaines stratégies alternatives, observe Madeleine Sinclair, directrice générale, responsable de la distribution en Amérique du Nord chez Blue Owl Capital à New York.

Tout le monde ne pense pas qu’il faille insister davantage sur la nécessité de familiariser les gens avec les investissements alternatifs.

Jason Pereira, gestionnaire de portefeuille chez IPC Securities Corp. à Toronto, pense que les Canadiens manquent de connaissances financières de base et qu’il ne devrait pas être prioritaire de leur enseigner les actifs illiquides « alors qu’ils ne sont même pas éduqués sur les investissements conventionnels ».

Selon Michael Thom, directeur général de CFA Societies Canada, les conseillers ont eu de nombreuses occasions de se familiariser avec les solutions alternatives. Il reconnaît toutefois qu’il s’agit d’un domaine très vaste et très profond qui continue d’évoluer.

« Je pense que ce que cela indique n’est peut-être pas un point final pour l’éducation, mais un besoin d’une base plus solide pour les exigences de compétence de l’éducation initiale et ensuite des exigences plus solides sur ce qui constitue [la formation continue] », explique-t-il.

Michael Thom pense que la plateforme de compétences de l’OCRI « n’était pas en mesure de former les conseillers à l’élargissement de la gamme d’options d’investissement, en particulier dans le domaine des produits alternatifs ». Mais il espère que l’organisme d’autoréglementation se penchera sur ces questions, en particulier lorsqu’il passera à un nouveau modèle de compétence pour le secteur.

Il ajoute que le secteur des services financiers dans son ensemble doit faire un meilleur travail pour offrir une formation actuelle et pertinente, mais il « pense que c’est en cours ».

Le Canada a été plus lent à adopter les investissements alternatifs que d’autres régions du monde, y compris les États-Unis et l’Europe, souligne Jonathan Hartman, directeur général et responsable des ventes aux conseillers de RBC Gestion mondiale d’actifs à Toronto. Il attribue cette situation à un décalage entre le marketing et la formation.

« Je pense que de nombreux gestionnaires d’actifs se sont davantage concentrés sur le marketing et la collecte d’actifs que sur la formation, et je pense que les courtiers ont adopté une approche plus réfléchie sur la manière dont ils intègrent les produits alternatifs dans leurs plateformes et dans les portefeuilles des clients », résume-t-il.

Jonathan Hartman note que les conventions de dénomination des stratégies alternatives sont « médiocres », comme les stratégies qui incluent « yield » ou « yield plus » dans leur marketing et qui sont positionnées comme des alternatives à revenu fixe, qui sont en fait des stratégies d’actions avec des options d’achat et de vente.

« Ce n’est vraiment pas dans l’intérêt des investisseurs canadiens. Mais je pense que beaucoup d’entreprises et de conseillers le reconnaissent », tempère-t-il.

Michael White, gestionnaire de portefeuille, stratégies multi-actifs chez Picton Mahoney Gestion d’actifs à Toronto, reconnaît que le secteur est « truffé de jargon ».

« Une grande partie de la terminologie utilisée pour les produits alternatifs n’est pas tout à fait pertinente », déplore-t-il.

Alternatives 101

Des organisations industrielles telles que l’AICA, l’AIMA et le CFA Institute offrent un éventail de ressources éducatives sur les investissements alternatifs.

Des gestionnaires d’actifs tels que Picton Mahoney et Blue Owl proposent également des cours de certification et des explications sur les placements alternatifs.

Parallèlement, d’autres sociétés, dont Franklin Templeton Canada, élaborent du matériel pédagogique. L’entreprise a embauché Dario Di Napoli en tant que premier vice-président de la distribution des produits alternatifs en août 2024 pour se concentrer sur l’éducation des conseillers à travers le pays.

« Il ne s’agit pas simplement de présenter notre dernier produit alternatif, mais plutôt de prendre du recul et de se demander : où en êtes-vous dans votre parcours d’investisseur en placements alternatifs, et comment pouvons-nous vous accompagner ? L’idée, c’est de vous aider concrètement, puis éventuellement de discuter d’occasions d’investissement », explique Dario Di Napoli.

Selon Jason Pereira, l’un des principaux problèmes au Canada est que les principaux fournisseurs de formation, en dehors des organismes d’agrément, sont les sociétés de gestion d’actifs et les courtiers qui proposent des produits financiers, « et ils ont des motivations très évidentes ».

« En aucun cas, il ne s’agit d’une formation impartiale, ajoute-t-il. Cela répond à leurs besoins, point final. »

Dans le même ordre d’idées, Michael Thom prévient que si un conseiller s’en remet uniquement à un fournisseur de produits pour obtenir des informations sur un sujet donné, « il doit vraiment se former lui-même ».

Selon Michael White, les choses ne se feront pas rapidement. « Il faudra des progrès lents et constants, et il s’agit d’arracher les gens à des truismes et à des conceptions de longue date sur la façon dont un portefeuille devrait être construit. »

Poser les bonnes questions

Claire Van Wyk-Allan encourage les Canadiens à « s’informer et à faire preuve d’audace » dans les questions qu’ils posent aux gestionnaires d’investissements alternatifs.

Elle suggère notamment de leur demander comment ils gèrent les conflits d’intérêts, s’ils « ont leur mot à dire », comment fonctionne la structure des frais pour une stratégie donnée, s’ils ont déjà modifié la stratégie et à quelle fréquence ils fournissent des mises à jour aux investisseurs.

« L’une des idées fausses parmi les plus répandues est que les investissements alternatifs peuvent être opaques, mais en fait, ce n’est pas parce qu’on ne peut pas trouver immédiatement quelque chose sur Google que les investisseurs n’ont pas accès à toutes ces informations », rappelle-t-elle.

Greg Rodger recommande de demander aux gestionnaires si des mesures de protection sont en place pour minimiser les risques de fraude, qui est responsable de la garde des liquidités et des investissements, s’il existe des états financiers vérifiés, quelle est la probabilité que les liquidités soient disponibles en cas de besoin, quelle est la méthode d’évaluation utilisée et s’il y a une validation des évaluations par un tiers.

Les gens peuvent aller plus loin pour vérifier l’expérience de ces gestionnaires en contrôlant leurs antécédents et en recherchant les notices disciplinaires, fait-il remarquer.

« Il s’agit toujours de suivre l’argent. Où l’argent atterrit-il réellement ? Qui le contrôle ? » dit Greg Rodger.

Michael Thom exhorte les conseillers qui souhaitent intégrer les produits alternatifs dans leur offre à bien se renseigner.

« Il n’est pas nécessaire que les produits alternatifs fassent partie de la pratique ou du portefeuille de chaque conseiller, affirme-t-il. Mais je pense que ceux qui choisissent d’en faire une partie de leur pratique devraient pouvoir raisonnablement s’attendre à ce qu’ils acquièrent l’expertise nécessaire. »

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RBC modifie le risque d’un FNB https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/rbc-modifie-le-risque-dun-fnb/ Wed, 26 Mar 2025 11:05:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106245 PRODUITS – Celui-ci diminue.

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RBC Gestion mondiale d’actifs diminue la cote de risque du FNB d’obligations de société américaines Objectif 2029 RBC.

Le risque du fonds passe ainsi de « faible à moyen » à « faible ».

Cette modification se retrouvera dans le document Aperçu du FNB d’obligations de sociétés américaines Objectif 2029 RBC lors de la mise à jour du prospectus des FNB RBC.

Ce changement est le résultat de l’application de la méthode de détermination du degré de risque des fonds communs de placement imposée par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières. Cette modification découle donc d’une révision annuelle et non de changements qui auraient été apportés aux objectifs de placement, aux stratégies ou à la gestion du FNB d’obligations de société américaines Objectif 2029 RBC.

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Réductions de frais de certains fonds RBC https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/reductions-de-frais-de-certains-fonds-rbc/ Thu, 09 Jan 2025 11:27:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104876 PRODUITS – Depuis le 1er janvier.

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RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. (RBC GMA) a annoncé la réduction des frais de gestion de certains fonds RBC et PH&N au 1er janvier 2025.

Selon les informations contenues dans les prospectus simplifiés des fonds RBC et PH&N, « à mesure que la composition de l’actif des fonds d’éducation Objectif RBC, des portefeuilles de retraite RBC et des fonds de retraite CIBLE PH&N devient plus prudente, les frais de gestion de chaque fonds seront réduits afin de tenir compte de cette répartition moins risquée », indique RBC GMA dans une communication.

À noter que les frais de gestion du Portefeuille prudence sélect RBC diminueront également.

Pour consulter les changements apportés en matière de frais de gestion des fonds concernés et de leurs séries applicables, suivez ce lien pour consulter le tableau.

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RBC modifie certains fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/rbc-modifie-certains-fonds/ Thu, 11 Jul 2024 11:39:28 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101588 PRODUITS – Réductions de frais et changements de stratégies sont notamment au programme.

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RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) apporte des changements à plusieurs de ses fonds. Ces ajustements incluent :

  • des réductions des frais de gestion ou d’administration,
  • des ajustements à la stratégie de répartition d’actifs ou de « répartition évolutive » pour les fonds de retraite CIBLE PH&N (2015 à 2060),
  • ainsi que des modifications des cotes de risque pour certains fonds RBC.

De plus, RBC GMA rendra de nouveau les parts de la série F du Fonds indiciel obligataire du gouvernement canadien RBC disponibles pour les nouveaux investisseurs.

Les frais de gestion des séries des fonds suivants seront réduits :

Fonds Série Frais actuels Frais depuis le 1er juillet
Portefeuille prudence sélect RBC A 1,53 % 1,50 %
Portefeuille prudence sélect RBC T5 1,58 % 1,50 %
Portefeuille équilibré sélect RBC F et FT5 0,80 % 0,78 %
Portefeuille de croissance dynamique sélect RBC F et FT5 0,90 % 0,85 %
Solution de versement géré RBC A 1,39 % 1,35 %
Solution de versement géré RBC — Évolué A 1,45 % 1,40 %
Portefeuille prudence choix sélect RBC A 1,68 % 1,60 %
Portefeuille prudence choix sélect RBC F 0,95 % 0,85 %
Portefeuille équilibré choix sélect RBC A 1,87 % 1,85 %
Portefeuille équilibré choix sélect RBC F 1,00 % 0,85 %
Portefeuille de croissance choix sélect RBC A 2,06 % 1,85 %
Portefeuille de croissance choix sélect RBC F 1,05 % 0,85 %
Portefeuille de croissance dynamique choix sélect RBC A 2,25 % 1,85 %
Portefeuille de croissance dynamique choix sélect RBC F 1,10 % 0,85 %
Fonds d’obligations mondiales de sociétés RBC A 1,50 % 1,35 %
Fonds d’obligations mondiales de sociétés RBC D 0,90 % 0,75 %
Fonds d’obligations mondiales de sociétés RBC F 0,75 % 0,60 %

Les frais d’administration des séries des fonds suivants seront réduits :

Fonds Série Frais actuels Frais dès le 1er juillet
Fonds équilibré Vision RBC A, D, DZ et F 0,10 % 0,05 %
Fonds de sociétés canadiennes à moyenne capitalisation RBC O 0,10 % 0,02 %
Fonds de valeur en actions américaines de sociétés à moyenne capitalisation RBC O 0,10 % 0,02 %
Fonds d’actions américaines de base de sociétés à petite capitalisation O 0,10 % 0,02 %

RBC GMA modifie également la stratégie de répartition de l’actif ou répartition évolutive des fonds de retraite CIBLE PH&N actuels (2015 à 2060).

Les fonds de retraite CIBLE PH&N sont conçus pour les investisseurs qui préparent leur retraite. Ils adoptent une approche de « répartition évolutive » qui ajuste la répartition de l’actif en fonction de l’année de départ à la retraite de l’investisseur. Plus l’horizon de placement est long, plus les fonds de retraite CIBLE PH&N vont investir de façon agressive pour obtenir davantage de croissance et vice-versa.

Les hypothèses sur l’investisseur utilisées pour concevoir la répartition évolutive de chaque fonds de retraite CIBLE PH&N sont maintenant révisées ainsi

Actuellement Répartition de l’actif Nouveau Répartition de l’actif
À 21 ans 23/77 À 25 ans 7/93
De 21 à 65 ans La pondération des actions diminue à mesure que la répartition de l’actif devient plus prudente De 25 à 65 ans La pondération des actions diminue à mesure que la répartition de l’actif devient plus prudente
À 65 ans 65/35 À 65 ans 69/31
65 ans et plus La pondération des actions continuera de diminuer au cours des 25 prochaines années. La répartition de l’actif sera finalement de 72/28. 65 ans et plus La répartition de l’actif restera la même, à savoir 69/31, jusqu’à la résiliation du fonds de retraite CIBLE PH&N au bout de 25 ans, soit lors de son année cible.

Comme indiqué dans les récentes annonces de RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., les ajustements à la répartition évolutive des fonds de retraite CIBLE PH&N (2015 à 2060) entraîneront une diminution de la pondération des fonds à revenu fixe au profit des fonds d’actions. Ces changements sont conçus pour mieux aligner la stratégie d’investissement avec les horizons de placement des investisseurs, en augmentant progressivement l’exposition aux actifs à potentiel de croissance lorsque la retraite approche.

Année prévue du départ à la retraite (Fonds à revenu fixe [%]/fonds d’actions [%]) (actuellement) Fonds à revenu fixe (%)/fonds d’actions (%) (nouveau)
2015 70/30 69/31
2020 69/31 69/31
2025 64/36 66/34
2030 56/44 52/48
2035 54/46 40/60
2040 52/48 28/72
2045 46/54 19/81
2050 40/60 15/85
2055 28/72 11/89
2060 24/76 8/92

De plus, RBC GMA augmente la cote de risque du Fonds d’obligations mondiales de sociétés RBC, du Fonds prudent de croissance et de revenu RBC et du Portefeuille de retraite 2020 RBC de « faible » à « faible à moyenne ».

À l’inverse, la cote de risque du Fonds d’éducation Objectif 2025 RBC passera de « faible à moyenne » à « faible ».

De plus, depuis le 27 juin 2024, les parts de la série F du Fonds indiciel obligataire du gouvernement canadien RBC, plafonnées le 21 janvier 2022, seront de nouveau offertes aux nouveaux investisseurs.

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