OpenAI | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/openai/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 01 Jun 2026 14:39:20 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png OpenAI | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/openai/ 32 32 Les méga-PAPE forcent les indices à revoir leurs règles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-mega-pape-forcent-les-indices-a-revoir-leurs-regles/ Wed, 10 Jun 2026 10:30:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114289 FOCUS FNB - Les investisseurs indiciels risquent-ils d’acheter trop vite des titres très chers ?

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SpaceX, Anthropic et OpenAI, trois sociétés à méga-capitalisation, sont pressenties pour faire un premier appel public à l’épargne (PAPE). Leur capitalisation totale attendue pourrait dépasser les 3 000 milliards de dollars américains (G$ US) selon certaines estimations de marché. Du jamais vu.

L’événement représente « des événements indiciels d’une telle portée que toutes les règles convenues des indices devront être ré-examinées », considère une étude de Valeurs mobilières TD (VMTD). Une question se pose alors : les investisseurs indiciels risquent-ils d’être contraints d’acheter ces titres à des valorisations excessives lors de leur intégration aux indices ?

Déjà, les manufacturiers d’indice Russell et Morningstar ont proposé de nouvelles règles pour accélérer l’inclusion dans leurs indices de ces « mégatechs ». Tous les yeux sont maintenant tournés vers S&P Global qui soupèse la modification de ses règles pour inclure rapidement SpaceX dans son indice phare, le S&P 500. À elle seule, l’introduction de SpaceX atteindra une valorisation se situant entre 1,5 et 1,75 billion $ US, selon VMTD.

Selon les analystes de VMTD, les règles actuelles du S&P Total Market Index (TMI) permettent déjà l’intégration accélérée d’une société cinq jours après son introduction en Bourse. Pour être admissible, celle-ci doit toutefois atteindre un seuil minimal de flottant de 2 G$ US, calculé en fonction du nombre d’actions offertes et du cours de clôture du premier jour de cotation.

L’indice phare en réflexion

La situation est toutefois différente pour le S&P 500. Celui-ci ne pratiquait jusqu’ici aucune inclusion accélérée. Une entreprise devait être cotée pendant au moins un an avant d’être considérée éligible aux indices S&P (500, 400 ou 600).

Cette exigence vise notamment à vérifier la rentabilité de l’entreprise candidate. « Cet obstacle final à la rentabilité pourrait bien empêcher SpaceX de réaliser un jour son rêve d’intégrer l’indice S&P 500, juge VMTD. Les voyages vers Mars coûtent cher et, d’après la presse, xAI n’est pas rentable ; on ne sait donc pas quand (ni même si) SpaceX pourra satisfaire aux critères de rentabilité pour gagner sa place dans le Saint Graal des indices des grandes capitalisations. »

L’arrivée en Bourse de SpaceX pose un dilemme pour les concepteurs d’indices. D’un côté, ils cherchent à éviter que leurs règles n’exercent une influence excessive sur le prix d’un titre. De l’autre, ils souhaitent que leurs indices reflètent fidèlement l’univers des actions admissibles, soulignent les analystes de VMTD.

Selon les règles actuelles de l’indice, SpaceX ne sera intégrée à l’indice S&P Total Market que si l’introduction en bourse représente au moins 10 % des actions en circulation. Or, les analystes estiment que ce seuil n’a pas été conçu pour une entreprise de cette envergure. « À l’instar de tous les autres indices, la règle des 10 % appliquée par le S&P ne prévoyait pas un scénario dans lequel une valeur dont le flottant dépasse les 50 G$ US représenterait moins de 10 % de l’ensemble de ses actions », avance VMTD.

Pour les analystes de Valeurs mobilières TD, la solution est claire : S&P Global devrait envisager de créer un mécanisme d’intégration accélérée. « Nous estimons que S&P devrait envisager de mettre en place une procédure accélérée permettant aux introductions en bourse de sociétés à très forte capitalisation, telles que SpaceX, d’intégrer simultanément l’indice S&P 500 et l’indice de marché total (TMI) dans un délai de cinq jours après l’introduction en bourse, à l’instar de la règle actuelle applicable au TMI. »

Une procédure accélérée pour le S&P 500 accroîtrait la prévisibilité des inclusions et constituerait un changement majeur en limitant le pouvoir discrétionnaire de S&P Global, selon VMTD.

« Nous estimons qu’il est temps pour S&P d’introduire un certain degré de certitude dans ses indices américains et de veiller à ce que les grandes entreprises soient incluses dans l’indice de référence, quelle que soit leur rentabilité. À mesure que l’investissement passif continue de gagner en popularité, l’importance de la certitude et de la capacité à anticiper les événements liés aux indices augmente de manière symétrique », lit-on dans la note de VMTD.

Décevantes introductions en Bourse

Cette perspective soulève toutefois une question importante : en accélérant l’intégration de sociétés technologiques géantes bénéficiant d’un fort engouement médiatique, les fournisseurs d’indices risquent-ils d’inclure rapidement des titres nouvellement cotés à des valorisations déjà élevées, alors que les premiers appels publics à l’épargne ont historiquement souvent sous-performé les grands indices de référence ?

Une étude de Dimensional Research effectuée en 2019 invite toutefois à la prudence à l’égard des PAPE, sans porter précisément sur les règles d’inclusion accélérée. Dans une analyse de la performance durant leur première année de plus de 6 000 premiers appels publics à l’épargne (PAPE) de 1991 à 2018, la firme a constaté qu’ils ont moins bien performé que leurs indices de référence. Le portefeuille des 6 000 titres a produit un retour de 6,93 % contre 9,13 % pour l’indice Russell 3000 et 9,02 % pour le Russell 2000.

« Les facteurs connus qui influencent les rendements expliquent en grande partie la sous-performance des PAPE, constate Dimensional. Ceux-ci ont sous-performé le marché, car, dans leur ensemble, ils se sont comportés comme des actions de petites entreprises en croissance à faible rentabilité et à forte intensité d’investissement, dont les rendements attendus ont été inférieurs à ceux du marché. »

Une étude classique de Tim Loughran et Jay Ritter, The New Issues Puzzle, montre que les sociétés qui émettent des actions, notamment par PAPE ou émissions subséquentes, ont historiquement sous-performé sur plusieurs années. Elles affichent des performances nettement inférieures à celles des entreprises qui n’émettent pas d’actions au cours des trois à cinq années suivant la date d’émission. Si les émetteurs bénéficient d’un regain de performance à court terme, les investisseurs qui achètent ces actions à la date de l’offre et les conservent à long terme obtiennent généralement des rendements médiocres.

Rôle premier d’un indice

Benjamin Felix, chef des investissements et gestionnaire de portefeuille chez PWL Capital, reconnaît que nombre de PAPE ne sont pas favorables aux investisseurs. Ainsi, les fonds indiciels sont susceptibles d’acheter SpaceX, OpenAI et Anthropic à des valorisations trop optimistes. « Le moment choisi pour les PAPE coïncide généralement avec des cours élevés et des conditions de marché favorables pour l’entreprise qui entre en Bourse, dit-il. […] C’est bon pour l’entreprise, mais pas idéal pour les rendements attendus. »

Malgré cela, Benjamin Felix rappelle un fait de base : l’objectif d’un indice « est de représenter le marché des actions, pas de protéger les investisseurs d’émissions à prix élevé ». Les manœuvres d’inclusion accélérée auxquelles se prêtent actuellement nombre de concepteurs d’indices, et auxquelles réfléchit S&P, sont tout à fait justifiées selon lui.

« Leurs raisons de faire ces changements, dit-il, tient à l’arrivée de sociétés gigantesques qui arrivent maintenant en Bourse et qui devraient trouver un chemin d’accès aux indices de telle sorte que ceux-ci reflètent le marché. »

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« Il pourrait y avoir un cycle du crédit » : le chef des placements de Fundstrat https://www.finance-investissement.com/nouvelles/il-pourrait-y-avoir-un-cycle-du-credit-le-chef-des-placements-de-fundstrat/ Fri, 20 Mar 2026 12:20:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112999 Tom Lee estime que l’élargissement de l’accès des investisseurs particuliers aux marchés privés est une erreur.

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Les investisseurs en crédit privé devraient se préparer à une phase de tension sur les marchés, mais il serait erroné de croire qu’une nouvelle crise financière mondiale est imminente, affirme Tom Lee, chef des placements et responsable de la recherche chez Fundstrat Capital.

« C’est déjà assez préoccupant que les actions du secteur financier n’aient pas bien performé cette année, malgré un environnement qui devrait pourtant leur être favorable », a souligné l’expert lors du festival Future Proof Citywide, à Miami le 10 mars dernier.

« Il pourrait y avoir un cycle du crédit, a-t-il ajouté. Il faut donc être capable de distinguer les gagnants des perdants. »

Les titres du secteur financier ont sous-performé l’ensemble du marché au Canada comme aux États-Unis cette année, après avoir enregistré des rendements à deux chiffres en 2025.

L’indice S&P/TSX Capped Financials affiche seulement une faible progression à un chiffre, tandis que le secteur financier de l’indice S&P 500 est en territoire négatif. Les sociétés de services financiers figurant dans l’indice Dow Jones Industrial Average présentent pour leur part des résultats plus mitigés.

Critiques de l’accès élargi aux marchés privés

Tom Lee s’est également montré critique à l’égard des initiatives visant à élargir l’accès des investisseurs particuliers aux marchés privés.

« Je pense que c’est une mauvaise idée », a-t-il affirmé.

L’été dernier, Tom Lee et son équipe ont rencontré des clients institutionnels, dont plusieurs investissent dans le crédit privé. Lorsqu’ils ont été interrogés sur ces placements, les investisseurs ont indiqué qu’ils les considéraient à peu près comme l’équivalent d’investissements en capital-investissement, mais situés « de l’autre côté du bilan ».

Tom Lee n’est pas d’accord.

« Le crédit privé représente en réalité un niveau de qualité de crédit inférieur au capital-investissement — il s’agit généralement d’entreprises plus fortement endettées qui n’ont pas nécessairement accès à d’autres sources de financement », a-t-il rappelé.

« Nous avons pu constater qu’il y avait une mauvaise allocation du capital sur le marché… Il y a trop de crédit privé. »

Les grandes banques devraient bien s’en sortir

Tom Lee demeure toutefois confiant envers certaines grandes institutions financières comme Goldman Sachs et JPMorgan.

« Ces entreprises peuvent facilement survivre et même prospérer, a-t-il assuré. Si le crédit privé traverse une période difficile, elles pourraient même en bénéficier. JPMorgan est pratiquement devenue une entreprise technologique. Elle gagne de l’argent à travers tous les cycles économiques. »

Il estime que les grandes sociétés de services financiers utiliseront l’intelligence artificielle pour effectuer des évaluations de crédit plus sélectives, tout en réduisant leurs coûts de rémunération.

« Je pense que c’est une bonne occasion pour les grands acteurs du secteur financier. »

Les actions de logiciels ont touché un creux

Connu pour sa vision généralement optimiste du secteur technologique, Tom Lee a également réaffirmé son opinion selon laquelle les actions de sociétés de logiciels sont prêtes à rebondir.

« La meilleure façon de savoir si un actif a atteint son point bas, c’est lorsqu’il y a de mauvaises nouvelles et qu’il ne baisse pas », a-t-il noté.

Les prix du pétrole ont fortement augmenté la veille en raison d’inquiétudes concernant l’approvisionnement liées aux tensions géopolitiques impliquant l’Iran.

« Si vous pensiez que les actions de logiciels étaient dans une tendance baissière, elles auraient dû chuter fortement, a-t-il souligné. Mais elles sont restées essentiellement stables. »

Il prévoit également que les introductions en Bourse des géants de l’intelligence artificielle Anthropic et OpenAI seront « très réussies ».

Anthropic préparerait actuellement une entrée en Bourse, tandis qu’OpenAI devrait suivre la même voie.

« Il y a une forte demande latente, a conclu Tom Lee. Les gens utilisent réellement ces produits. Certaines des meilleures histoires boursières sont celles d’entreprises dont les produits sont utilisés au quotidien — et dont les utilisateurs deviennent ensuite actionnaires. »

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