Obsidian CIO | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/obsidian-cio/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 19 Mar 2026 12:31:36 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Obsidian CIO | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/obsidian-cio/ 32 32 Que faire contre les marchés de prédiction ? https://www.finance-investissement.com/fi-releve/que-faire-contre-les-marches-de-prediction/ Thu, 19 Mar 2026 12:31:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112959 DÉVELOPPEMENT — Les comprendre permet de mieux les traiter.

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Les marchés de prédiction sont devenus une nouvelle réalité avec lesquels les conseillers sont obligés de composer. Attirés par les rendements rapides et faciles, les clients s’y intéressent toujours plus. Les conseillers ont donc tout intérêt à bien les comprendre afin de mieux encadrer leurs clients et d’éviter les dérives, selon un article de Joe Halpern, associé directeur d’Obsidian CIO, publié sur Advisor Perspectives.

Cette tendance s’explique notamment par l’essor de nouvelles plateformes spécialisées. Grâce à des sites comme Polymarket et Kalshi, les investisseurs peuvent maintenant miser sur une multitude d’événements, allant des résultats électoraux à la possibilité que Taylor Swift annonce un nouvel album d’ici la fin de l’année, note l’auteur.

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Même si ces mécanismes s’apparentent à des jeux de hasard, toujours plus de clients demandent à leur conseiller s’ils devraient y participer et surtout pour quel montant.

Une distinction à faire

Face à ces requêtes, les conseillers gagneraient à prendre le temps d’expliquer, en termes simples, la différence entre ces marchés et les placements traditionnels.

L’objectif est de rappeler que l’investissement consiste à placer de l’argent dans des actifs productifs, alors que les marchés de prédiction reposent sur des paris à court terme. Lorsqu’un client achète une action, il acquiert une part d’une entreprise qui emploie des personnes, produit des biens ou services et génère des flux de trésorerie. Avec une obligation, il prête du capital qui finance des infrastructures, l’expansion d’entreprises ou les activités d’un gouvernement.

Ainsi dans les deux cas, l’argent est utilisé de manière productive et l’investisseur participe à la création de valeur. À l’inverse, avec un contrat sur Polymarket ou Kalshi, aucun capital n’est investi dans l’économie réelle. L’argent fait juste changer de main selon l’issue de l’événement sur lequel les investisseurs ont parié.

Ainsi, bien que les marchés de prédiction puissent être intellectuellement stimulants, ils ne devraient en aucun cas être considérés comme des investissements ni traités comme tels.

Éviter le dédain

En expliquant cette distinction de manière constructive et simple, vous évitez de braquer le client.

L’attrait de ces marchés est d’ailleurs facile à comprendre : ils promettent un résultat rapide, contrairement aux investissements traditionnels qui exigent de rester investis à long terme — même lorsque les marchés sont volatils.

De plus, ces plateformes sont bien conçues. Leur expérience utilisateur est fluide et les cotes évoluent en temps réel en fonction des nouvelles informations sur l’événement en question, procurant ainsi une dose de dopamine.

À cela s’ajoute une illusion d’avantage informationnel. En maîtrisant bien le contexte entourant un événement, le client peut avoir l’impression d’en anticiper l’issue, et donc de faire un pari presque sûr.

Si un client veut ainsi absolument participer à ce genre de marché, un conseiller ne devrait pas l’en empêcher, mais traiter cela comme toute activité spéculative et ainsi faire en sorte que ces positions ne dépassent pas 5 % des actifs investissables.

En conclusion, plutôt que de fermer la porte à ces marchés au risque de perdre des clients, mieux vaut y voir une occasion d’éducation financière, recommande Joe Halpern.

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