Nvidia | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/nvidia/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 06 Jan 2026 13:09:59 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Nvidia | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/nvidia/ 32 32 Capital Group entrevoit un marché plus équilibré en 2026 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/capital-group-entrevoit-un-marche-plus-equilibre-en-2026/ Tue, 06 Jan 2026 13:09:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111716 Résilience économique, diversification et IA au cœur des perspectives.

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Dans ses Perspectives pour 2026, Capital Group anticipe une transition vers un marché plus équilibré, marqué par une résilience économique, une diversification accrue et un essor significatif de l’intelligence artificielle (IA). La firme estime que les investisseurs devront faire preuve d’agilité, en conjuguant innovation et prudence, pour évoluer dans cet environnement en transformation.

Selon les économistes de Capital Group, l’économie canadienne fait preuve de résilience, soutenue par un apaisement des relations commerciales avec les États-Unis. Ils prévoient une légère hausse du PIB, qui passera de 1,0 % à 1,2 % d’ici 2026, signe d’une amélioration des perspectives macroéconomiques, même si la croissance reste modérée.

Sur le plan international, la domination des actions des « Sept Magnifiques » (Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, NVIDIA, Tesla) pourrait s’essouffler. Dans ce contexte, les marchés européens, japonais et émergents seraient appelés à surpasser le S&P 500, illustrant une diversification sectorielle et géographique accrue.

L’IA, entre innovation et prudence

La montée en puissance des titres liés à l’IA suscite à la fois enthousiasme et vigilance. Si les bénéfices soutiennent actuellement les valorisations, le débat sur une possible bulle, à l’image de celle d’Internet, persiste.

Les investisseurs sont donc encouragés à intégrer des secteurs plus stables comme l’énergie et le transport pour équilibrer leurs portefeuilles.

Le retour des obligations et l’importance des dividendes

Face à la volatilité des marchés, les obligations retrouvent leur rôle défensif, offrant des rendements attractifs (4,3 % aux États-Unis, 3,4 % au Canada) et une protection contre les corrections boursières.

Les économistes de Capital Group estiment qu’en 2026, les dividendes joueront un rôle clé dans les portefeuilles d’actions, en contribuant à produire des rendements positifs lorsque les marchés fluctuent.

Les risques pour 2026

D’après le rapport, les risques principaux pour l’année à venir incluent une valorisation élevée des marchés avec des ratios cours/bénéfices supérieurs aux moyennes historiques, une inflation persistante accompagnée d’une dette publique croissante (notamment aux États-Unis dépassant 140 % du PIB d’ici 2030), ainsi que des corrections de marché fréquentes, historiquement tous les 16 mois pour une baisse d’environ 10 %.

Ces risques montrent la nécessité d’une gestion active et sélective des investissements.

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Lancement record de FNB en 2025, tiré par les produits spécialisés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/lancement-record-de-fnb-en-2025-tire-par-les-produits-specialises/ Wed, 10 Dec 2025 11:18:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111538 FOCUS FNB — Ces produits sont pourtant souvent très volatils.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés — dont beaucoup sont fortement volatils — dominent la liste des FNB lancés en 2025, laquelle atteint un record annuel. À quelques semaines de la fin de l’année, l’industrie canadienne des FNB a ajouté environ 300 nouveaux produits en 2025.

Si l’on inclut les séries multiples de certains FNB — par exemple les versions couvertes en dollars canadiens et les versions libellées en dollars américains de fonds existants — le nombre de nouveaux produits cotés atteint 364, portant le total de l’industrie à plus de 1 800 FNB.

Le plus important groupe de nouveaux produits transforme le concept original des FNB en offrant une exposition à une seule action de grande capitalisation américaine ou canadienne. La plupart de ces produits de niche combinent cette exposition ciblée à un effet de levier modéré (1,25 x ou 1.33 x) et une stratégie de vente d’options d’achat couvertes.

Harvest Portfolios Group a été le plus prolifique dans ce sous-segment, ajoutant 27 nouveaux FNB à action unique. Investissements Purpose, qui a lancé cette niche spécialisée en décembre 2022, en a ajouté 17. Ninepoint Partners a lancé pour sa part dix nouveaux FNB.

En poussant l’effet de levier encore plus loin sur des titres individuels, LongPoint Asset Management a fortement élargi sa gamme cette année après son entrée sur le marché des FNB à la fin de 2024.

LongPoint a lancé 15 FNB offrant deux fois la variation quotidienne de titres individuels — principalement les actions américaines des « Sept Magnifiques » et certaines des plus grandes sociétés canadiennes. Par ailleurs, trois FNB de LongPoint adoptent une position « vendeur » et offrent deux fois l’exposition inverse quotidienne sur Nvidia, Tesla, et la canadienne Shopify.

Encore plus spectaculaires, de nouveaux instruments de négociation à triple levier ou levier inverse — sous les marques MegaLong ou MegaShort — offrent une exposition quotidienne à des indices larges, sectoriels, obligataires et de matières premières.

Pour sa part, Global X Investments Canada, pionnière au Canada dans les FNB à levier quotidien et à levier inverse, a élargi sa gamme BetaPro. Parmi les nouveautés figurent des FNB BetaPro qui offrent trois fois les gains ou pertes quotidiens d’indices boursiers larges, sectoriels, et obligataires américains.

Dans la catégorie des cryptoactifs, également très volatile, 19 nouveaux FNB ont été ajoutés par sept sociétés, allant de Gestion d’actifs BlackRock Canada au spécialiste crypto 3iQ Corp. Et comme si les cryptomonnaies n’étaient pas déjà assez risquées, Evolve Funds Group a lancé quatre nouveaux FNB crypto, dont deux avec effet de levier.

Dans le segment des FNB de titres à revenu fixe, le pionnier des FNB obligataires à échéance cible, RBC Gestion mondiale d’actifs, a vu apparaître de nouveaux concurrents en ajoutant trois nouveaux FNB arrivant à échéance à des dates définies.

Banque Nationale Investissements a ajouté six FNB à échéance cible, BMO Gestion mondiale d’actifs et CI Gestion mondiale d’actifs en ont chacun ajouté trois, alors qu’Investissements Mackenzie en a lancé deux. Gestion de Placements TD et Guardian Capital ont ajouté respectivement trois et deux nouveaux produits, portant le total à 22 FNB à échéance cible cette année.

Une gamme de FNB de revenu fixe spécialisés qui a proliféré en 2025 vise à investir dans des obligations structurées adossées à des prêts (CLO). Il s’agit de portefeuilles de prêts vendus par des gestionnaires de CLO à des investisseurs institutionnels, incluant les sociétés de FNB.

Après l’inscription à la cote du Brompton Wellington Square AAA CLO ETF en avril, des FNB CLO ont été lancés par BMO, CIBC, Mackenzie et RBC. Ces FNB ont été précédés en septembre de l’an dernier par Corton Enhanced Income Fund, le seul FNB offert par la société torontoise Corton Capital.

Dans les grandes catégories d’actions — et malgré le conflit tarifaire avec le voisin du Sud — la plus forte expansion s’est produite dans la catégorie déjà bien servie des actions américaines.

J.P. Morgan Asset Management Canada, qui est entré sur le marché canadien des FNB à la fin de 2024, a ajouté trois stratégies actions américaines en 2025 : noyau, valeur et croissance.

Un lancement distinctif provient de BMO, avec le FNB BMO d’actions américaines axées sur le capital humain (ZHC), qui sélectionne des sociétés reconnues pour leur culture organisationnelle forte, susceptibles de surperformer le marché.

Parmi les autres nouveaux FNB actions américaines de cette année — chez CIBC, Evolve et Hamilton — on retrouve des stratégies de génération de revenu telles que la vente d’options d’achat couvertes, parfois combinées à l’effet de levier.

La grande majorité des nouveaux produits ont été lancés par des émetteurs de FNB déjà établis. L’exception notable est Placements mondiaux Sun Life, qui a pris pied modestement en septembre avec trois FNB de titres à revenu fixe.

Même si les lancements sont plus nombreux, plusieurs produits ont été fermés. Les victimes incluent divers mandats spécialisés, tels que les FNB de crédits carbone, abandonnés par Global X, Ninepoint et TD.

D’autres mandats de niche ont disparu en 2025, dont les FNB liés au métavers de CI et Global X, et le Purpose Marijuana Opportunities Fund.

Avec la disparition des FNB de crédits carbone, l’année a également été marquée par des réductions importantes chez Invesco Canada dans ses FNB à mandat axé sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Invesco, qui avait fait de l’investissement ESG l’un des thèmes centraux de sa gamme, a éliminé sept FNB ESG.

Une autre stratégie d’investissement responsable qui n’a pas survécu en 2025 est le Global X S&P Green Bond Index ETF, lancé en 2021 — le premier FNB canadien investissant dans des obligations vertes destinées à financer des projets à objectifs environnementaux précis.

Étant donné que de nombreux nouveaux FNB relèvent de mandats de niche plutôt que de concurrents directs aux chefs de file du marché, l’élargissement des gammes de FNB ne s’est pas forcément traduit par des gains en parts de marché pour certains émetteurs.

Parmi les trois grands manufacturiers de l’industrie canadienne des FNB, seul le deuxième, BMO, a été actif avec 24 nouveaux FNB, alors que BlackRock, le leader du marché, n’en a ajouté que quatre.

Pourtant, la part de marché de BlackRock établie en fonction de l’actif en FNB canadiens a légèrement augmenté pour atteindre 25,7 % au 31 octobre 2025, selon l’Association canadienne des FNB. Or, celle de BMO a reculé à 21,8 % à la même, soit une baisse de deux points de pourcentage par rapport à sa part de marché de décembre 2024.

Pendant ce temps, le troisième acteur, Vanguard Investments Canada — qui mise sur des stratégies indicielles à faibles frais de gestion — n’a apporté aucune modification à sa gamme depuis un an. L’absence de nouveaux produits à promouvoir ne lui a pas nui : la part de marché de Vanguard a progressé à 14,4 % à la fin d’octobre, soit 40 points de base de plus que depuis le début de l’année.

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IA : pourquoi la « bulle » annoncée ne devrait pas exploser comme celle d’internet https://www.finance-investissement.com/nouvelles/ia-pourquoi-la-bulle-annoncee-ne-devrait-pas-exploser-comme-celle-dinternet/ Thu, 20 Nov 2025 19:16:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111202 Des dirigeants de Nvidia, Cisco et Cohere affirment que la demande est réelle et immédiate

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La croissance fulgurante de l’intelligence artificielle a suscité des avertissements de la part de certains observateurs quant à l’éclatement imminent d’une « bulle ». Des acteurs du monde technologique estiment toutefois que le secteur ne subira pas le même sort que l’éclatement de la bulle internet au début des années 2000.

Il existe des différences fondamentales entre l’infrastructure d’IA, encore en construction, et le boum d’internet de la fin des années 1990, selon Kevin Deierling, vice-président senior des réseaux chez Nvidia. À l’époque, tout était à construire et les entreprises n’étaient pas immédiatement prêtes à utiliser cette technologie.

« Il y a eu un décalage », a expliqué Kevin Deierling, s’exprimant le 19 novembre à Toronto en marge de la conférence Cisco Connect, aux côtés d’autres dirigeants du secteur technologique.

« Du jour au lendemain, je disposais d’une immense bande passante pour internet et l’ère des jeunes pousses, mais maintenant, j’ai réellement besoin d’Amazon, d’Uber, de Netflix et de toutes ces autres entreprises », a-t-il souligné.

Bien que ces cas d’usage se soient développés au fil du temps, Kevin Deierling a assuré que l’IA n’a pas à attendre des décennies. Il a rappelé que des applications logicielles basées sur l’intelligence artificielle « existent déjà » et que les entreprises peuvent les exploiter immédiatement.

« À l’époque de la bulle internet, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, on a commencé à observer une accumulation des stocks […] et les entreprises expédiaient des produits qui ne se vendaient pas. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », a-t-il mentionné lors d’une entrevue.

« Ces technologies sont utilisées dès leur conception », a-t-il ajouté.

Ces perspectives encourageantes intervenaient quelques heures seulement avant la publication, mercredi, des résultats trimestriels de l’entreprise, ce qui pourrait apaiser les inquiétudes de certains analystes. L’entreprise a enregistré un bénéfice net de 31,9 milliards de dollars américains (G$ US) au troisième trimestre, contre 19,3 G$ US un an plus tôt, tandis que son chiffre d’affaires a progressé de 62 %.

Les ventes de puces graphiques de Nvidia, utilisées pour l’entraînement de systèmes d’IA performants comme ChatGPT et les générateurs d’images, ont largement dépassé les prévisions des analystes.

Nvidia, la plus grande capitalisation boursière de Wall Street, qui a brièvement dépassé les 5000 G$ US de capitalisation, a connu des difficultés ce mois-ci, perdant plus de 10 % sur l’indice élargi S&P 500 le 18 novembre. L’action affichait une hausse d’environ 6 % le 20 au matin.

Les analystes suivent de près l’évolution du titre, y voyant un indicateur potentiel de la performance future du secteur de l’IA, car d’autres entreprises dépendent des puces Nvidia pour accélérer leurs propres développements dans ce domaine.

Si les actions liées à l’IA connaissent une forte croissance depuis des années, l’inquiétude grandit quant à la rentabilité des investissements massifs dans ce secteur, qui pourraient ne pas être à la hauteur des attentes.

D’autres acteurs du secteur ont également minimisé ces inquiétudes lors de la conférence de mercredi. François Chadwick, directeur financier de la société technologique torontoise Cohere, a comparé la demande en IA à un « battement de tambour constant ».

« Il y a un réel besoin », a soutenu François Chadwick lors d’une entrevue, ajoutant qu’aux débuts d’internet, certaines entreprises technologiques « développaient des choses dont personne n’avait vraiment besoin ni envie ».

« Actuellement, la demande et le besoin sont bien présents. Entreprises, gouvernements, tous réclament cette technologie », a-t-il précisé.

Des gagnants et des perdants

Cependant, cela ne signifie pas que tous les investissements dans l’IA seront forcément fructueux, prévient Tom Gillis, vice-président principal et directeur général de l’infrastructure et de la sécurité chez Cisco.

Avec une telle transformation, il y aura forcément des gagnants et des perdants, croit-il.

« Certains prendront un risque et feront un pari qui s’avérera erroné, a avancé M. Gillis. Mais pensez-vous vraiment qu’il y aura un revirement de situation, du genre : “Finalement, l’IA n’est pas si utile” ? Il suffit d’utiliser une messagerie instantanée pour s’en convaincre. (…) Elle est extrêmement précieuse et justifie donc des investissements importants pour impulser ce changement. »

Seules 8 % des organisations canadiennes sont considérées comme « prêtes pour l’IA », d’après une étude publiée le mois dernier.

Selon l’indice de préparation à l’IA de Cisco, près des trois quarts des entreprises interrogées au Canada prévoient de déployer des agents d’IA et 34 % s’attendent à ce qu’ils travaillent aux côtés de leurs employés d’ici un an. Toutefois, rares sont celles qui disposent de l’infrastructure sécurisée nécessaire pour les soutenir.

Celles qui sont pleinement préparées ont 50 % plus de chances d’en constater les avantages concrets.

Kevin Deierling a décrit le Canada comme étant « en avance sur la recherche, mais en retard sur le déploiement » en matière d’utilisation de l’IA.

« Et je ne comprends pas pourquoi, a-t-il déclaré. Le pays possède les compétences de base, les personnes qui comprennent le sujet. Toutes sortes d’entreprises devraient en bénéficier. Je pense donc que c’est simplement une question de volonté. »

Kevin Deierling a toutefois reconnu que de nombreuses entreprises restent réticentes à l’égard de l’IA. Il a souligné que la clé est de commencer modestement, en se concentrant souvent sur des cas d’utilisation internes, plutôt que de « risquer toute son activité avec une IA dont on ne maîtrise pas forcément la mise en œuvre ».

« Toutes les entreprises sont prêtes à utiliser l’IA, elles l’ignorent simplement, a-t-il affirmé. Le risque n’est pas si élevé. Déployez une solution, commencez à l’utiliser, et vous constaterez des gains de productivité tels que la demande engendrera à elle seule la prochaine génération. »

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BMO lance cinq nouveaux CCAÉ https://www.finance-investissement.com/nouvelles/bmo-lance-cinq-nouveaux-ccae/ Wed, 05 Nov 2025 10:24:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110435 PRODUITS — Ces derniers élargissent l’exposition aux actions américaines.

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La Banque de Montréal (BMO) lance cinq nouveaux certificats canadiens d’actions étrangères (CCAÉ) qui offrent une exposition aux actions américaines. Ces derniers sont négociés à la Bourse Cboe Canada depuis le 16 octobre dernier.

« Nous sommes ravis d’annoncer l’élargissement de notre gamme mondiale de CCAÉ au Canada afin de répondre aux besoins des investisseurs qui souhaitent accroître leur exposition aux sociétés de classe mondiale cotées aux États-Unis, assure Bill Bamber, chef de la direction, BMO Gestion mondiale d’actifs. Les CCAÉ de BMO se négocient en dollars canadiens, les nouvelles offres étant évaluées à environ 10 $ par part, offrant un point d’entrée accessible et rentable aux investisseurs qui cherchent à diversifier leur portefeuille. »

Ainsi, depuis mi-octobre, les investisseurs peuvent souscrire è

  • Advanced Micro Devices, Inc. (ZAMD) — Actions ordinaires ;
  • Alphabet Inc. (ZGOO) — Actions de catégorie C donnant droit aux plus-values ;
  • com, Inc. (ZAMZ) — Actions ordinaires ;
  • NVIDIA Corporation (ZNVD) — Actions ordinaires ;
  • et Tesla, Inc. (ZTSL) — Actions ordinaires.

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Le conseiller des expatriés français https://www.finance-investissement.com/edition-papier/produits-et-assurances/le-conseiller-des-expatries-francais/ Mon, 15 Sep 2025 04:15:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109559 Aviad Teboul aime recourir à des FNB passifs pour les fondations d’un portefeuille.

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Arrivé de France en 2016, Aviad Teboul a découvert combien les immigrants français sont mal servis par le secteur financier au Canada et au Québec. Il a donc fait de cette population sa clientèle de prédilection.

Restaurateur et traiteur à Toulouse, Aviad Teboul a rencontré, durant son vol à destination du Québec, un Juif qui travaillait en assurance chez Primerica. Sa nouvelle carrière s’est décidée là. Après un bref passage par l’assurance, il est devenu conseiller en services financiers, fondant en 2021 sa société Patrimiz avec son épouse, Noémie Valensi.

S’adressant aux cadres d’entreprise, il vise surtout les expatriés qui arrivent de France, une clientèle « très mal servie », juge-t-il. Pourtant, ces nouveaux arrivants constituent une élite immigrante dont le Québec a vivement besoin. « Ils arrivent souvent avec de bons actifs, dit-il, mais font face à tant de difficultés qu’ils se demandent s’ils devraient retourner en France. »

Ces immigrants doivent composer avec une « exit tax », une double imposition sur les polices d’assurance et une carence profonde de fonds d’investissement canadiens à couverture en euros. « Avec l’aide de fiscalistes et de comptables, souligne le conseiller, on s’occupe de clarifier tous les problèmes que ces gens rencontrent. »

Un contexte difficile, mais pas désespéré

Comme l’ensemble des marchés financiers, Aviad Teboul constate un contexte en proie à l’incertitude et à la merci des tarifs américains.

S’il craint une bulle techno à moyen terme, il demeure attentif à la montée de l’intelligence artificielle, où il privilégie les grands fournisseurs de base comme Microsoft et Nvidia plutôt que les startups. « Au cours de la ruée vers l’or, ce sont les fournisseurs de pioches qui ont fait de l’argent », note-t-il.

Pour le long terme, il prévoit que la croissance sera tirée par les marchés émergents. « Ce sera une diversification essentielle après une décennie de surperformance des actions américaines, affirme-t-il. Déjà, les actions hors États-Unis ont des multiples plus intéressants. »

« Voici le revenu fixe sous un nouvel angle, un revenu décorrélé autant des marchés d’actions que des marchés obligataires », affirme Aviad Teboul.

Ce fonds se présente en tant que stratégie alternative à haut rendement visant à donner des rendements absolus positifs à toutes les étapes du cycle économique. Il se concentre sur des obligations à haut rendement de qualité pour générer un revenu stable. Comparé à l’indice FTSE Canada Universe Bond, sa corrélation est de 0,21, et par rapport au S&P 500, de 0,54.

Le fonds parvient à ses fins en ayant recours aux instruments typiques des fonds alternatifs liquides : vente à découvert, effet de levier jusqu’à trois fois l’actif et produits financiers dérivés. Par exemple, le gestionnaire, Justin Jacobsen, n’hésite pas à vendre à découvert des fonds négociés en Bourse (FNB), qu’il s’agisse d’un FNB d’actions comme le SPDR S&P 500 ETF Trust ou d’un FNB de titres obligataires, notamment le iShares Broad USD High Yield Corporate Bond ETF.

Les résultats s’avèrent convaincants. Au terme des trois dernières années, le fonds a produit un rendement de 7,4 %, ce qui est très élevé comparativement à des fonds obligataires classiques. « Ma pose défensive, je la trouve chez les alternatifs comme celui-ci, commente Aviad Teboul. Et les résultats sont là : 84 mois de performance positive depuis la création, un écart-type de 2,4 % et une cote de risque très faible. »

En proposant ce FNB, Aviad Teboul se présente comme « le conseiller 3.0 ». « Il faut arrêter d’ignorer les changements qui s’opèrent dans notre société et composer avec sans trop se mouiller », soutient-il.

Le fonds de Fidelity dit investir directement dans le bitcoin, où on retrouve 8 469 bitcoins, avec 3 043 parts par bitcoin. Le rendement annualisé de 20,22 % depuis la création n’a pas été de tout repos. Ainsi, en 2024 et 2023, la croissance a été fulgurante, soit 139 % et 145 %, alors que 2022 a essuyé un recul de -62 %. À cette volatilité, Aviad Teboul oppose la vertu anti-inflation du bitcoin puisque son offre ultime est limitée à 21 millions de jetons.

Contre l’opinion fréquente que le bitcoin obéit essentiellement à une logique spéculative, Aviad Teboul répond que « le bitcoin est maintenant entré dans les mœurs », faisant ressortir que la Chine, les États-Unis et le Royaume-Uni sont les plus grands détenteurs avec un total de 50 milliards de dollars. « Je pars du principe que la banque ne perd jamais », commente le conseiller.

Mais attention. Le bitcoin dans un portefeuille, « c’est une épice », souligne Aviad Teboul. Il fait référence à BlackRock et Ray Dalio, qui recommandent d’en détenir pas plus que 2 % dans un portefeuille. « Les clients en veulent, mais en ont peur aussi, même ceux qui ont un profil croissance », relève-t-il. Pour calmer leurs angoisses, il leur demande : « Pensez-vous que le bitcoin sera encore d’actualité dans 15 à 20 ans ? » Pour lui, la réponse ne fait pas de doute.

Ce fonds réside à la base des portefeuilles d’Aviad Teboul. « J’ai tendance à mettre 50 % d’un portefeuille dans ce FNB, dit-il ; c’est ce que recommandent aussi certaines grandes firmes. » Évidemment, au cours des dernières années, on ne pouvait pas se tromper en faisant de la sorte, en considérant des rendements sur un an de 14 % et de 21,3 % sur trois ans.

Difficile de choisir mieux qu’un fonds passif couvrant l’ensemble du marché américain en suivant l’indice S&P 500 puisque le fonds ne compte qu’un titre : le iShares Core S&P 500 ETF. Le conseiller dit préférer travailler avec des fonds de FNB. Les frais sont un peu plus élevés, mais ça élimine beaucoup de coûts liés aux transactions de FNB individuels.

Pour les fondations d’un portefeuille, Aviad Teboul préfère recourir à des FNB passifs, d’autant plus que « la gestion active a moins bien performé dans les 30 dernières années que l’approche passive ». Cependant, il ne renonce pas aux fonds à gestion active, mais c’est pour leur confier des mandats plus précis où ils performent souvent mieux que leurs cousins passifs.

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Les FNB à titre unique gagnent en popularité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-a-titre-unique-gagnent-en-popularite/ Wed, 13 Aug 2025 04:56:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108901 FOCUS FNB – Leur performance n’en est pas le reflet.

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Autant aux États-Unis qu’au Canada, la popularité des fonds négociés en Bourse de titres uniques (FNBTU) a monté en flèche, rapporte une étude de Valeurs mobilières TD (VMTD). Déjà, on trouve une forte diversité parmi ces produits.

À la base, on voit des FNBTU qui suivent des actions très populaires, comme celles de Tesla, Nvidia, Amazon ou Microsoft. À cela, s’ajoutent les FNBTU à levier/inversés, que les investisseurs utilisent pour amplifier les gains à la hausse ou à la baisse, souvent sur ces mêmes titres vedettes. Enfin, viennent les FNBTU à rendement amplifié, qui visent également ces actions en vue d’en augmenter le rendement, souvent en utilisant un faible effet de levier.

Au Canada, tous les FNBTU sont à rendement « amplifié » et reflètent la performance du titre en question à laquelle s’ajoute un effet de levier et/ou une stratégie d’accroissement des distributions avec la vente d’options d’achat couvertes ou d’autres produits dérivés.

Attention, un FNBTU ne suit pas nécessairement un seul titre. Certaines firmes offrent des FNB contenant un panier de divers FNBTU. Enfin, une dernière catégorie, déjà présente aux États-Unis, vient de faire son apparition au Canada : les FNBTU à levier double.

On pourrait qualifier les cinq premiers mois de 2025 d’effervescents. Aux États-Unis, l’actif total sous gestion a grimpé de 21 milliards de dollars américains (G$ US) en décembre 2024 à 28 G$ US à la fin de mai 2025, avec un apport total d’argent de 11,6 G$ US. De cette somme, 63 % (7,3 G$ US) ont été dirigés vers les FNBTU à levier/inversés, et 37% (4,3 G$ US) vers les FNBTU à rendement amplifié. En parallèle, l’activité de lancement de nouveaux produits a dépassé celle de toute l’année 2024 : 62 nouveaux FNBTU ont vu le jour en seulement cinq mois, contre 56 pour l’ensemble de l’année précédente.

Le secteur canadien des FNB reflète la situation américaine : 21 lancements pour les cinq premiers mois de 2025 contre 20 l’année dernière. Le Canada se distingue par une offre qui se place uniquement sous l’enseigne des FNBTU à rendement amplifié, affirme VMTD.

Performance négative

Comme l’indiquent les chiffres sur les entrées d’argent, celles-ci dépassent la hausse d’actifs. C’est que, « malgré d’importantes entrées dans les FNBTU aux États-Unis, ces fonds ont offert une performance relativement faible », souligne VMTD. En moyenne, la performance a été négative pour l’année en cours : -9,7%. Les deux pires performances ont affiché un recul de 82%. Malgré cela, fait ressortir VMTD, ces deux FNBTU ont quand même reçu de l’argent neuf à hauteur de 237 M$ US.

Il est presque ironique de constater que le FNBTU qui a reçu le plus d’argent neuf pour l’année en cours, soit 3,7 G$ US (Direxion Daily TSLA Bull 2X shares, TSLL US), affiche un recul assez spectaculaire de -63%. Par contre, le deuxième FNBTU à recevoir le plus d’entrées, le YieldMax MSTR Option Income Strategy ETF (MSTY US), a engrangé 1,8 G$ US et donné un rendement positif de 26%.

Au Canada, les deux principaux manufacturiers de FNBTU sont Purpose Investments et Harvest ETFs, tous deux ayant recueilli 745 M$ en entrées nettes pour les cinq premiers mois de 2025 dans 45 fonds au total. Ils offrent des FNBTU à rendement amplifié qui recourent à une stratégie d’achat d’options couvertes, certains de ces fonds accompagnés d’un levier de 1,25 x. Le Harvest Diversified High Income Shares ETF (HHIS CN), qui à lui seul a engrangé 286 M$ cette année, est un fonds de fonds, détenant 14 autres FNBTU de Harvest.

La firme Longpoint s’est distinguée au début de juin en lançant les deux premiers FNBTU à levier double au Canada, et a ajouté deux autres fonds similaires depuis. Ces FNBTU suivent divers méga-titres américains en technologie. Aux États-Unis, de tels fonds sont disponibles depuis 2022, indique une étude de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF), mais c’est en Europe qu’on a vu de tels fonds émerger depuis beaucoup plus longtemps.

La volatilité peut dérouter

Comme les chiffres de VMTD en témoignent, BNMF met en garde les investisseurs contre la volatilité potentielle des FNBTU. « Ces fonds sont conçus pour les transactions à court terme, leur performance pouvant s’éloigner considérablement d’un rendement amplifié attendu des titres sous-jacents, que ce soit par un effet de levier ou d’inversion, surtout s’ils sont détenus plus d’un jour. »

En effet, nombre de FNB à effet de levier et à effet de levier inversé ont pour objectif de répliquer le rendement pour une période d’une seule séance boursière et ne doivent donc pas être détenus plus d’un jour.

BNMF illustre son affirmation en comparant la performance du titre de Tesla (TSL) et d’un produit négocié en Bourse européen à titre unique à double levier. Sur une période de deux ans, le FNBTU montre des hausses trois fois et même quatre fois supérieures à celles du titre de Tesla avec des chutes aussi spectaculaires. Il faut avoir des nerfs solides pour supporter de tels écarts.

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IA générative dans le secteur financier: l’humain reste indispensable https://www.finance-investissement.com/edition-papier/une/ia-generative-dans-le-secteur-financier-lhumain-reste-indispensable-2/ Tue, 15 Oct 2024 04:12:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=103388 Bien que l'IA soit devenue un indispensable.

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L’intelligence artificielle (IA) générative est devenue incontournable pour les institutions financières. Bien que son adoption suscite des inquiétudes et ne soit pas sans défis, elle permet d’automatiser certaines tâches administratives offrant d’importants gains d’efficacité, ont souligné des experts lors du 11e Forum Fintech Canada tenu à Montréal en septembre.

Antoine Amend, directeur technique principal pour les services financiers à Databricks, une plateforme qui aide les entreprises à construire, mettre à l’échelle et gouverner les données, souligne que l’IA générative change la façon dont les utilisateurs interagissent avec les technologies financières. Grâce à l’IA, les employés gagnent en efficacité et en temps, ce qui leur permet de se concentrer davantage sur des tâches stratégiques plutôt que sur des processus administratifs.

« L’IA se démocratise. Les utilisateurs peuvent désormais comprendre et intégrer ces technologies dans leur quotidien, sans avoir à solliciter constamment des technologues », affirme-t-il.

Les institutions financières trouvent ainsi de multiples applications à l’IA. Kevin Levitt, responsable mondial du développement du secteur financier à Nvidia, indique que l’IA est souvent utilisée en premier pour améliorer les interactions des services à la clientèle des institutions financières en réduisant le nombre d’appels.

Le rôle des employés dans les agences bancaires et les centres d’appels demeure donc des plus pertinents. « Les clients veulent toujours parler à un être humain pour certaines questions complexes. L’IA ne remplace pas cette relation, elle l’enrichit », dit Yannick Lallement, chef de l’intelligence artificielle à la Banque Scotia.

C’est le cas dans son institution, qui utilise l’IA pour gérer des interactions basiques avec les clients grâce à des outils comme les chatbots, et résumer les conversations pour les agents humains, qui peuvent ensuite reprendre la discussion en temps réel, illustre-t-il.

Auparavant, l’agent au service à la clientèle de la Banque Scotia avait accès à une simple transcription de l’échange entre le chatbot et le client, poursuit Yannick Lallement. L’IA générative fournit désormais en quelques secondes un résumé de l’échange et produit un sommaire structuré qui permet à l’agent de prendre ensuite le relai.

L’IA générative sert également à améliorer certains processus liés à la conformité réglementaire, au traitement des plaintes et à la lutte contre la fraude. « La fraude est un domaine dans lequel l’IA peut faire une énorme différence, et c’est un excellent point de départ pour les institutions », mentionne Kevin Levitt.

« L’IA permet de résumer de longs documents et d’extraire des informations pertinentes pour cerner les risques opérationnels ou détecter des fraudes », illustre Parinaz Sobhani, associée directrice et cheffe de l’intelligence artificielle chez Sagard.

L’IA générative est ainsi utilisée pour analyser des incidents financiers en parcourant des bases de données complexes, et pour repérer des risques en se basant sur des descriptions textuelles détaillées. Cela renforce la capacité des institutions financières à prévenir les crimes financiers, comme le blanchiment d’argent, en offrant un contexte plus riche que les recherches ponctuelles traditionnelles.

Les défis de l’adoption

Cependant, cette technologie suscite également diverses inquiétudes. Les « hallucinations » ou les erreurs générées par les modèles d’IA peuvent être problématiques, surtout si elles ne sont pas détectées rapidement. Pour contrer ces risques, les experts insistent sur la nécessité d’une supervision humaine constante et d’une formation adéquate des employés. « Il faut comprendre ce que l’IA peut et ne peut pas faire, et former les employés à déterminer ces limites », souligne Yannick Lallement.

Pour maximiser les résultats de l’IA, l’intégrité des données est cruciale, signale Kevin Levitt. Il recommande de débuter par une gestion rigoureuse des données, en s’assurant de leur fiabilité et de leur disponibilité.

Le scepticisme envers des « modèles boîtes noires » est également un frein à l’adoption massive de l’IA dans le secteur financier. Ces modèles, en raison de leur opacité, soulèvent des questions sur la transparence et l’équité des décisions prises par l’IA. De plus, les impacts environnementaux de l’IA, notamment en termes de durabilité et d’empreinte carbone, sont une autre source de préoccupations.

Malgré ces réserves, l’introduction de ChatGPT en 2022 a provoqué un véritable bouleversement dans le secteur financier. Les fintechs, comme Arteria AI, ont rapidement été inondées de demandes de la part d’institutions financières. Shelby Austin, co-fondatrice et cheffe de la direction de cette fintech établie à Toronto, a rapporté qu’« il y avait tellement de buzz autour de l’IA que les banques ne savaient pas comment gérer leurs systèmes hérités ».

En effet, la majorité des institutions financières s’appuient encore sur des systèmes informatiques anciens, souvent peu compatibles avec les technologies modernes comme l’IA générative, capable de générer du texte, des images, des vidéos ou d’autres médias en réponse à des requêtes. Pour pouvoir exploiter tout le potentiel de l’IA générative, les institutions financières doivent donc adapter ces systèmes ou en développer de nouveaux.

Il s’agit de processus qui requièrent des investissements massifs, et le rendement du capital investi n’est pas toujours immédiat, prévient Dave Henderson, président des Solutions intelligentes et de l’innovation à CGI. Au sein de l’entreprise montréalaise, l’activité de consultation informatique auprès des entreprises pour les aider à adapter leurs systèmes à l’IA générative a pris une ampleur inégalée depuis quelques années.

Cependant, malgré la complexité des systèmes existants, l’IA a déjà permis d’améliorer la communication avec les clients. Selon Shelby Austin, l’IA a notamment permis d’accélérer les échanges avec les clients d’au moins 50 %. Ce gain tangible a aidé à justifier les investissements.

Une adoption progressive de l’IA

Pour s’adapter à cette nouvelle réalité technologique, les institutions financières optent souvent pour une approche progressive. Plutôt que de transformer l’ensemble de leurs systèmes en une seule fois, elles procèdent par étapes.

La Banque Scotia privilégie l’utilisation de l’IA pour améliorer la productivité interne avant de déployer des applications destinées aux clients. Elle utilise l’IA pour certaines tâches comme l’analyse de documents complexes, ou pour faciliter la gestion des audits, l’évaluation des risques et la conformité.

Selon Yannick Lallement, « plus on monte en complexité, plus cela devient coûteux à mettre en place ». L’approche par petits pas adoptée par la banque lui permet de gérer l’évolution rapide de l’IA tout en minimisant les risques.

Pour réussir l’adoption de l’IA générative, les entreprises doivent déterminer les domaines où cette technologie peut vraiment changer la donne, sans pour autant ignorer l’importance des compétences humaines. Il s’agit de trouver le carrefour idéal entre technologie et interaction humaine, comme l’ont noté plusieurs experts.

L’adaptation des systèmes hérités à l’IA représente un défi considérable, mais les progrès réalisés démontrent que cette transformation est possible. Dans cette course, les institutions financières recherchent l’équilibre entre l’investissement nécessaire et les gains tangibles en matière de productivité, de gestion des risques et de satisfaction client. Les fintechs, grâce à leur agilité et leur expertise, jouent un rôle clé dans cette transformation.

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Effondrement du Nikkei 225 lundi https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/effondrement-du-nikkei-225-lundi/ Mon, 05 Aug 2024 18:10:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102134 Il a baissé de 12,4 %.

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La quasi-totalité des titres de Wall Street s’effondrait lundi, les craintes liées au ralentissement de l’économie américaine s’aggravant et entraînant une nouvelle chute des marchés financiers dans le monde entier.

L’indice élargi S&P 500 était en baisse de 2,1 % au milieu de la journée, après avoir connu sa pire semaine depuis plus de trois mois. La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles perdait 763 points, soit 1,9 %, à 12 h 20, heure normale de l’Est, et l’indice composite Nasdaq reculait de 2,4 %.

Ces baisses ne sont que les dernières d’une vague de liquidation qui a balayé la planète. Le Nikkei 225 du Japon a clôturé la journée de lundi en déclin de 12,4 %, ce qui en fait sa pire journée depuis le krach du lundi noir de 1987.

C’était la première occasion pour les négociants de Tokyo de réagir au rapport de vendredi montrant que les employeurs américains ont ralenti leurs embauches le mois dernier, bien plus que ne le prévoyaient les économistes. Il s’agit de la dernière donnée sur l’économie américaine à être plus faible que prévu, ce qui a suscité la crainte que la Réserve fédérale n’ait trop freiné l’économie américaine pendant trop longtemps en appliquant des taux d’intérêt élevés dans l’espoir d’étouffer l’inflation.

Les pertes subies ailleurs dans le monde ont été presque aussi spectaculaires. L’indice sud-coréen Kospi s’est écroulé de 8,8 %, les marchés boursiers européens perdaient environ 3 % en milieu fin d’après-midi et le bitcoin fondait de 12 %. La bourse de Shanghai a reculé de 1,5 % et le Hang Seng de 2,6 % à Hong Kong. Sydney a culbuté de 3,7 %.

La Bourse de Toronto étant fermée en raison du congé civique l’indice S&P/TSX est resté inchangé.

Même l’or, qui a la réputation d’offrir la sécurité en période de crise, perdait près de 1 %.

Cela s’explique en partie par le fait que les opérateurs se demandent si les dégâts sont si importants que la Réserve fédérale américaine (Fed) devra réduire ses taux d’intérêt lors d’une réunion d’urgence, avant sa prochaine décision prévue pour le 18 septembre. Le rendement des bons du Trésor à deux ans, qui suit de près les attentes de la Fed, est tombé à 3,70 %, contre 3,88 % vendredi dernier et 5 % en avril. Il a plus tard rebondi et est remonté à 3,93 %.

« La Fed pourrait monter sur un cheval blanc pour sauver la situation avec une forte baisse des taux, mais les arguments en faveur d’une baisse entre les réunions semblent peu convaincants, a estimé Brian Jacobsen, économiste en chef chez Annex Wealth Management. Ces réductions sont généralement réservées aux situations d’urgence, comme la COVID, et un taux de chômage de 4,3 % ne ressemble pas vraiment à une situation d’urgence. »

Bien entendu, l’économie américaine est toujours en croissance et une récession est loin d’être assurée. La Fed a été claire sur la corde raide qu’elle a entamée lorsqu’elle a commencé à relever fortement ses taux en mars 2022 : une politique trop agressive étoufferait l’économie, mais une politique trop molle donnerait plus d’oxygène à l’inflation et nuirait à tout le monde.

Après avoir laissé le taux des fonds fédéraux inchangé la semaine dernière, avant que plusieurs rapports économiques décourageants ne soient publiés, le président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré que les autorités « disposent d’une grande marge de manœuvre pour réagir si nous devions constater une faiblesse » sur le marché de l’emploi, après avoir porté leur taux principal au niveau le plus élevé depuis plus de vingt ans.

David Mericle, économiste chez Goldman Sachs, estime que la probabilité d’une récession est plus élevée après le rapport sur l’emploi de vendredi. Mais il n’y voit toujours qu’une probabilité de 25 %, contre 10 % auparavant, en partie « parce que les données semblent bonnes dans l’ensemble » et qu’il ne voit pas de « déséquilibres financiers majeurs ».

Néanmoins, les actions des entreprises dont les bénéfices sont les plus étroitement liés à la vigueur de l’économie ont subi de lourdes pertes en raison des craintes d’un ralentissement brutal. Les petites entreprises de l’indice Russell 2000 ont chuté de 2,8 %, ce qui a encore réduit à néant ce qui avait été une reprise pour cet indice et d’autres secteurs du marché en perte de vitesse.

Pour aggraver la situation à Wall Street, les actions des grandes sociétés technologiques ont également chuté, car le marché le plus populaire depuis le début de l’année a continué à s’effriter. Apple, Nvidia et une poignée d’autres valeurs technologiques connues sous le nom de « Magnificent Seven » ont propulsé le S&P 500 vers des dizaines de sommets historiques cette année, en partie grâce à une frénésie autour de la technologie de l’intelligence artificielle. Leur force a été telle qu’elle a éclipsé la faiblesse des secteurs du marché boursier affectés par les taux d’intérêt élevés.

Mais la dynamique des grandes entreprises technologiques s’est inversée le mois dernier, les investisseurs s’inquiétant d’avoir pris leurs prix trop au sérieux et de voir les attentes en matière de croissance future devenir trop difficiles à satisfaire. Les résultats décevants de Tesla et d’Alphabet ont renforcé le pessimisme et accéléré le déclin.

Apple chutait de 3,7 % lundi après que Berkshire Hathaway, la société de Warren Buffett, eut révélé qu’elle avait réduit sa participation dans le fabricant de l’iPhone.

Nvidia, le fabricant de puces qui est devenu l’enfant-vedette d’affiche de la manne de Wall Street en matière d’intelligence artificielle, glissait encore davantage, soit de 6 %. Les analystes ont revu à la baisse leurs prévisions de bénéfices au cours du week-end, après qu’un rapport de The Information ait indiqué que la nouvelle puce d’IA de Nvidia était retardée. L’entreprise a réduit ses gains pour l’année à 104 %, alors qu’ils étaient de 170 % à la mi-juin.

Étant donné que les « Magnificient Seven » sont devenues les plus grandes entreprises du marché en termes de valeur marchande, les mouvements de leurs actions pèsent beaucoup plus lourd dans le S&P 500 et d’autres indices. Nvidia, Apple, Microsoft et Amazon étaient les valeurs les plus importantes du S&P 500.

Dans une version précédente de ce texte, il était mentionné que l’indice S&P/TSX perdait aujourd’hui 500 points. Il s’agit plutôt des chiffres de vendredi dernier, la Bourse de Toronto étant fermée aujourd’hui en raison d’un congé férié.

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