Neo Financial | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/neo-financial/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 30 Mar 2026 12:18:52 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Neo Financial | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/neo-financial/ 32 32 Swift divise les fintechs canadiennes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/swift-divise-les-fintechs-canadiennes/ Mon, 30 Mar 2026 12:18:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113042 Wealthsimple adopte le réseau, tandis que Neo et Koho misent sur des alternatives.

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Plus tôt ce mois-ci, Wealthsimple est devenue la première entreprise de technologie financière au Canada à rejoindre le réseau Swift, permettant à ses clients de suivre leurs transferts de fonds de bout en bout.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie plus large de Wealthsimple visant à devenir un guichet unique pour tous les besoins de paiement de ses clients, explique Hanna Zaidi, chef des affaires commerciales et vice-présidente à la stratégie des paiements chez Wealthsimple, en entrevue.

Cependant, Neo Financial et Koho n’envisagent pas de rejoindre Swift, ont confirmé séparément les banques numériques à Investment Executive. Elles n’entrent pas en concurrence directe pour la clientèle de Wealthsimple et estiment que d’autres méthodes de paiement répondent mieux aux besoins de leurs clients.

Des clientèles et des besoins différents

Wealthsimple considère Swift comme un excellent moyen pour ses clients d’envoyer et de recevoir des montants importants, par exemple pour conclure l’achat d’un bien immobilier à l’étranger ou alimenter un compte de courtage international, lorsque les institutions exigent des virements bancaires, a indiqué Hanna Zaidi.

En revanche, Neo et Koho se concentrent sur l’épargne et les dépenses du quotidien, un segment de clientèle différent.

« Nous avons très peu de chevauchement avec des clients qui effectuent d’importants investissements internationaux ou qui achètent de l’immobilier à l’étranger », constate Shane Parkhill, responsable des paiements chez Koho, en entrevue.

La situation est similaire chez Neo.

« Swift ne figure pas actuellement sur notre feuille de route, rapporte Jeff Adamson, chef des affaires commerciales et cofondateur de Neo, dans un courriel. Swift devient pertinent lorsqu’on sert une clientèle ayant des activités financières transfrontalières importantes. Ce n’est pas le besoin auquel nous répondons pour l’instant. »

D’autres méthodes de paiement tout aussi efficaces

Pour ces fintechs de marché de masse, d’autres solutions de paiement répondent tout aussi bien aux besoins de leurs clients.

Pour les nouveaux arrivants et les Canadiens de première génération qui envoient régulièrement de plus petites sommes d’argent à leur famille à l’étranger, Swift n’est pas optimal en raison de frais plus élevés, explique Shane Parkhill. Ces transactions sont « fréquentes, prévisibles et destinées à un endroit précis. Et Swift n’apporte pas de valeur ajoutée dans ce cas d’usage ».

Koho regroupe plutôt les volumes de paiements avec des banques partenaires, qui disposent parfois de filiales dans plusieurs pays, afin de réduire les frais, précise-t-il.

Dans certains cas, Swift permet d’effectuer des transferts en moins d’une heure, mais Koho peut également rivaliser en matière de rapidité grâce à des mécanismes de liquidité.

Koho dispose de portefeuilles préfinancés dans certains pays, ce qui permet d’exécuter immédiatement les transactions internationales, précise Shane Parkhill. « Même si les fonds n’ont pas encore nécessairement transité dans le système, nous pouvons, dans la plupart des cas, atteindre les objectifs de disponibilité des fonds pour les clients, sans que l’argent circule effectivement en moins d’une heure. »

Et pour les destinations où aucun mécanisme de liquidité n’est en place, un délai d’un ou deux jours pour une transaction mensuelle régulière ne pose généralement pas de problème aux clients, selon lui.

Alors que les banques dites « de nouvelle génération » intensifient la concurrence face aux grandes banques en proposant des services à forte valeur ajoutée, il est important que les fintechs ne se cannibalisent pas entre elles.

Étant donné que plus de 90 % des dépôts des clients canadiens sont détenus par les « six grandes banques », « nous essayons de ne pas perdre notre temps à concurrencer d’autres fintechs », a affirmé Shane Parkhill. « Du point de vue du secteur, j’accueille très favorablement ce type de nouvelles. »

Jeff Adamson partage cet avis.

« Il est réellement positif de voir des infrastructures financières comme Swift devenir accessibles à un plus grand nombre d’institutions, développe-t-il. Davantage d’accès, plus de concurrence, plus de choix pour les Canadiens — c’est dans cette direction que les choses devraient évoluer, et c’est un signal fort de légitimité pour les fintechs. »

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