Moody’s Ratings | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/moodys-ratings/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 22 Jan 2026 12:03:24 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Moody’s Ratings | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/moodys-ratings/ 32 32 L’IA, un choc potentiel pour l’économie mondiale https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lia-un-choc-potentiel-pour-leconomie-mondiale/ Thu, 22 Jan 2026 12:03:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111968 Moody’s explore les risques d’un retournement brutal des valorisations.

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S’il existe une bulle dans les investissements liés à l’intelligence artificielle (IA) et que celle-ci éclate, les conséquences s’étendraient bien au-delà du secteur technologique, affectant la finance et l’économie dans son ensemble, prévient Moody’s Ratings.

Dans un rapport publié le 15 janvier, l’agence de notation, qui se penche sur les effets potentiels d’une forte correction des valorisations boursières des entreprises liées à l’IA, estime qu’il est difficile de conclure avec certitude à l’existence d’une bulle. Elle souligne toutefois que plusieurs signaux d’alerte sont déjà visibles dans l’environnement actuel.

« Ces signaux comprennent l’enthousiasme marqué entourant la technologie, la hausse rapide des valorisations, y compris pour des entreprises affichant des pertes importantes, ainsi qu’un certain effet de FOMO (fear of missing out ou peur de rater une occasion) qui influence le comportement des investisseurs », indique le rapport.

Le document examine également les conséquences potentielles de l’éclatement d’une bulle, en s’appuyant sur un scénario théorique de chute de 40 % des valorisations, comparable à l’éclatement de la bulle technologique du début des années 2000.

« En cas d’éclatement d’une bulle, l’effondrement des valorisations boursières se propagerait à l’ensemble de l’écosystème technologique, frappant les laboratoires d’IA déficitaires, les grandes entreprises technologiques bien établies et, ultimement, toute la chaîne d’approvisionnement », décrit Moody’s Ratings.

Répercussions dans le secteur technologique

Dans le secteur technologique, même si la demande pour les services d’IA et la puissance de calcul continuait de croître, le financement des investissements se tarirait, ce qui ralentirait probablement le développement de nouveaux modèles par des entreprises privées comme OpenAI et Anthropic.

Les géants technologiques diversifiés, tels que Microsoft et Alphabet, subiraient des effets de crédit plus limités et seraient bien positionnés pour acquérir à bas prix des jeunes entreprises d’IA en difficulté, selon le rapport.

Pour les propriétaires et fournisseurs de centres de données, les contrats à long terme avec les grandes entreprises technologiques et la demande soutenue liée à l’IA « atténueraient l’impact » de l’éclatement d’une bulle d’investissement. Les fabricants de semi-conducteurs verraient toutefois leurs bénéfices sous pression.

Propagation aux marchés financiers

Les retombées iraient bien au-delà du secteur technologique et toucheraient directement l’industrie financière, qui a largement financé cette vague d’investissements.

« Les fonds de capital-risque ayant fortement investi dans l’industrie de l’IA et participé à des rondes de financement à des valorisations de plus en plus élevées seraient durement touchés », prévient Moody’s Ratings.

Une autre source clé de financement de l’IA, le crédit privé, « serait également sous pression », avec des effets d’entraînement susceptibles de se propager à d’autres segments du secteur financier, notamment les fonds de pension, les assureurs et les banques.

Ces dernières années, les fonds de pension se sont tournés davantage vers l’investissement passif, ce qui a accru leur exposition au secteur technologique, note le rapport. Parallèlement, bon nombre d’entre eux ont augmenté leurs allocations aux marchés privés dans la quête de rendements plus élevés, ce qui pourrait aussi accroître leur exposition à une baisse des valorisations dans ces marchés.

Les banques seraient également exposées par l’entremise de leurs prêts importants accordés aux prêteurs et fonds de crédit privé.

« Un ralentissement provoqué par l’IA nuirait aussi aux revenus des banques d’investissement et de la gestion de patrimoine, de plus en plus liés à l’écosystème de l’IA par le biais des introductions en Bourse, des frais de conseil en fusions et acquisitions et des honoraires de gestion de patrimoine associés à des valorisations boursières élevées », précise le rapport, ajoutant que ces activités pourraient aussi être touchées par les prêts liés à l’immobilier commercial.

Effets sur l’économie réelle et les gouvernements

Le secteur des services publics, qui investit massivement pour soutenir la construction de centres de données, ainsi que l’immobilier commercial, souffriraient également de l’éclatement d’une bulle de l’IA, selon Moody’s Ratings.

Plus largement, les répercussions s’étendraient à d’autres services de soutien, comme les cabinets d’avocats et les firmes de conseil, et pourraient réduire les dépenses publicitaires, affectant ainsi le secteur des médias.

Une correction boursière « réduirait également la richesse des ménages, ce qui freinerait la consommation », indique Moody’s Ratings. « La baisse des dépenses des ménages à valeur nette élevée pèserait sur les ventes de biens de luxe, l’immobilier haut de gamme et les voyages discrétionnaires, ce qui détériorerait la qualité de crédit des entreprises de ces secteurs. »

Les administrations locales seraient elles aussi touchées.

« La baisse des valorisations des immeubles de bureaux réduirait l’assiette fiscale des villes, et les centres urbains fortement exposés au secteur technologique verraient leur qualité de crédit se détériorer, entraînant une hausse des coûts d’emprunt », précise le rapport.

Qu’est-ce qui pourrait déclencher une correction ?

Sans chercher à déterminer si une bulle existe actuellement ou non, Moody’s indique que plusieurs facteurs pourraient déclencher une chute des valorisations liées à l’IA.

« De nouvelles preuves démontrant que les entreprises n’arrivent pas à traduire l’adoption de l’IA en gains de productivité significatifs soulèveraient probablement des inquiétudes, note le rapport. Un écart négatif sur les résultats d’une entreprise phare de l’IA, un resserrement des conditions financières ou un ralentissement économique plus large pourraient également peser sur les valorisations, les bulles se dégonflant souvent lorsque les conditions économiques générales se détériorent. »

Les inquiétudes croissantes concernant la capacité des entreprises d’IA à générer des flux de trésorerie pourraient aussi servir de catalyseur à une correction.

« Les acteurs du marché s’inquiètent déjà de la possible circularité de certaines transactions au sein de l’industrie de l’IA », conclut le rapport.

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La SEC ouvre la porte aux FNB à catégories multiples https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/la-sec-ouvre-la-porte-aux-fnb-a-categories-multiples/ Tue, 18 Nov 2025 12:05:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110638 Cette décision pourrait transformer l’industrie des fonds en améliorant l’efficacité et la distribution, estime Moody’s.

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La récente décision de la Securities and Exchange Commission (SEC) d’autoriser les fonds négociés en Bourse (FNB) à plusieurs catégories d’actions ouvre la voie à une adoption plus large de ce type de structure, ce qui pourrait permettre aux gestionnaires de fonds de gagner en efficacité opérationnelle, selon Moody’s Ratings.

Le mois dernier, la SEC a accordé une dispense à Dimensional Fund Advisors lui permettant d’offrir, au sein d’un même fonds, des parts de FNB et de fonds communs de placement.

Dans un nouveau rapport, Moody’s affirme que cette décision « ouvre la perspective d’une adoption plus large des structures de FNB à catégories multiples, susceptibles d’améliorer considérablement l’efficacité opérationnelle dans l’industrie américaine des fonds », ce qui constitue un facteur positif sur le plan du crédit.

« L’utilisation d’une structure à plusieurs catégories d’actions permet aux promoteurs de fonds de rationaliser leurs activités, en éliminant les coûts redondants liés à la gestion de stratégies identiques au sein de portefeuilles distincts », indique l’agence.

Moody’s ajoute que cette approche pourrait aussi permettre aux sociétés de fonds d’accéder à de nouveaux canaux de distribution, ce qui bénéficierait particulièrement aux firmes ayant une offre de FNB limitée.

Jusqu’ici, la SEC exprimait des inquiétudes quant aux risques de subvention croisée entre catégories d’actions, qui pourraient désavantager certains investisseurs en leur imposant les coûts générés par d’autres catégories. C’est pourquoi elle n’avait permis ce type de structure que pour certains fonds indiciels.

« Pour atténuer ces risques, Dimensional a proposé un cadre fondé sur une supervision rigoureuse du conseil d’administration », précise Moody’s.

La firme a également instauré une méthodologie d’allocation des revenus et des dépenses entre les différentes catégories, de façon à ce que les rendements annualisés ne varient qu’en fonction des ratios de frais, conformément aux exigences réglementaires.

Le rapport souligne qu’environ 80 autres sociétés de fonds ont déposé des demandes similaires auprès de la SEC, qui devrait continuer à les approuver, bien que la fermeture du gouvernement américain risque d’en retarder le traitement.

Enfin, Moody’s indique que la SEC pourrait institutionnaliser cette approche par voie réglementaire, mais que ce processus serait long et peu compatible avec l’orientation actuelle de l’administration américaine.

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Les piratages de maisons de courtage au Japon mettent en évidence les risques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-piratages-de-maisons-de-courtage-au-japon-mettent-en-evidence-les-risques/ Fri, 16 May 2025 11:16:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107164 Et ils sont nombreux.

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Le Japon a connu cette année une forte hausse des piratages de comptes de courtage de détail, poussant la majorité des entreprises à adopter l’authentification multifactorielle pour contrer cette menace croissante — une situation qui met en lumière la vulnérabilité du secteur aux risques réputationnels, selon Moody’s Ratings.

Citant des données de l’Agence japonaise des services financiers, l’agence de notation a indiqué qu’entre février et mi-avril de cette année, les sociétés de titres du pays ont été confrontées à au moins 1 454 cas de piratage de comptes, qui ont coûté environ 100 milliards de yens (700 millions de dollars américains).

Ces violations impliquent généralement des attaques par hameçonnage qui visent à voler les noms d’utilisateur et les mots de passe des investisseurs en utilisant de faux sites web qui imitent les sites de vraies sociétés de courtage. Les pirates utilisent ensuite les informations d’identification volées pour accéder aux comptes des investisseurs et liquider leurs avoirs, en utilisant le produit de la vente pour acheter d’autres actions qui seront utilisées pour manipuler le marché.

« Les pirates réalisent des profits en faisant monter le prix des actions par des transactions frauduleuses et en vendant ces actions en utilisant d’autres comptes qu’ils contrôlent. Il est probable que les comptes piratés se retrouvent en fin de compte avec des pertes, car les actions qu’ils ont servi à acheter perdent de la valeur », note Moody’s Ratings.

En réponse à cette situation, la plupart des entreprises qui proposent des transactions en ligne mettent désormais en place une authentification multifactorielle obligatoire pour se prémunir contre ce type d’attaques, observe l’agence.

Selon le rapport, l’authentification multifactorielle s’est avérée très efficace contre ce type d’attaques, mais elle n’a pas été universellement adoptée pour plusieurs raisons, notamment « une mise en œuvre potentiellement complexe, des problèmes de compatibilité avec les anciens réseaux d’entreprise et le fait que les utilisateurs trouvent l’authentification multifactorielle peu pratique ».

Pour le secteur des valeurs mobilières, ces violations entraîneront probablement des coûts supplémentaires, car les entreprises devront renforcer leurs systèmes et améliorer leur gestion des risques, en plus des indemnités potentielles qu’elles devront verser pour les pertes subies par leurs clients.

« Si l’introduction de l’authentification multifactorielle obligatoire pour les transactions de détail atténuera les cyberrisques, ce qui est un point positif, les violations récentes mettent néanmoins en évidence la forte exposition des maisons de titres aux risques liés aux relations avec les clients », note le rapport.

Les attaques « menacent également de saper les initiatives du gouvernement » telles qu’un nouveau programme d’épargne-retraite bénéficiant d’une aide fiscale qui a « entraîné une augmentation de l’activité d’investissement à l’échelle nationale », rappelle Moody’s Ratings.

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Le virage anti-européen des États-Unis augmente les risques pour la souveraineté et la croissance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-virage-anti-europeen-des-etats-unis-augmente-les-risques-pour-la-souverainete-et-la-croissance/ Wed, 12 Mar 2025 11:02:08 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105996 Moody’s met en garde contre les exigences accrues en matière de défense.

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L’éloignement des États-Unis de leurs alliés traditionnels en Europe accroît les risques géopolitiques pour les notations de crédit souveraines et pourrait affecter la croissance économique, a averti Moody’s Ratings dans un nouveau rapport publié la semaine dernière.

L’agence de notation estime que les récentes actions des États-Unis, y compris leur vote contre une résolution de l’ONU condamnant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, indiquent un éloignement apparent de l’Europe et de l’OTAN, ce qui accroît les risques dans la région.

« Le désengagement des États-Unis de l’Europe et de l’OTAN est susceptible de créer les conditions d’une agression russe plus intense, par exemple sous la forme d’attaques accrues contre des infrastructures clés de télécommunications, d’énergie ou financières, par le biais de cyberattaques ou de sabotage d’infrastructures physiques », prévient Moody’s Ratings.

Ce risque accru entraîne des conséquences négatives sur les notations de crédit des États de la région, car la perspective d’une hausse des dépenses de défense pèse sur les finances des gouvernements.

En outre, « les préoccupations sécuritaires qui affaiblissent la confiance des consommateurs et des entreprises sont susceptibles de peser sur la croissance économique qui, dans de nombreux cas, est déjà faible », constate Moody’s Ratings.

Bien que les effets macroéconomiques négatifs ne soient pas considérés comme importants pour l’instant, Moody’s Ratings estime que les risques géopolitiques pourraient encore augmenter si, par exemple, les États-Unis retiraient une grande partie de leurs troupes d’Europe, intensifiant ainsi la pression sur les gouvernements de la région pour qu’ils augmentent rapidement leurs dépenses de défense.

« L’effet négatif de la confiance ébranlée sur la croissance économique serait probablement amplifié, réduisant la consommation privée et les dépenses d’investissement », prédit l’agence.

La combinaison d’une croissance plus faible et de déficits budgétaires plus importants rendrait alors plus difficile pour les gouvernements de stabiliser le fardeau de leur dette, note Moody’s Ratings.

Outre le changement d’approche des États-Unis en matière de sécurité mondiale, d’autres changements de politique, en particulier dans des domaines tels que le commerce, l’immigration et la réglementation, pourraient constituer des vents contraires importants pour l’économie mondiale, continue Moody’s Ratings.

En effet, dans un rapport distinct, l’agence de notation affirme que les changements potentiels de la politique américaine « pourraient créer un environnement économique mondial plus difficile ».

L’incertitude politique accrue « freinera les investissements des entreprises » et ajoute un risque important aux prévisions économiques.

« Les marchés financiers restent dynamiques et sous-évaluent potentiellement la possibilité d’une escalade des frictions commerciales et de résultats économiques plus faibles. »

Collectivement, les économies du G20 devraient croître de 2,5 % en 2025 et 2026, selon Moody’s Ratings, ce qui représente un recul par rapport à la croissance moyenne de 3,2 % enregistrée avant la pandémie.

Dans ce contexte, les politiques monétaires vont encore diverger entre les pays du G20.

Alors que la Réserve fédérale américaine devrait maintenir ses taux inchangés pour l’instant, Moody’s Ratings s’attend à ce que les réductions de taux reprennent en septembre et en décembre. Dans le même temps, la Banque centrale européenne (BCE) devrait encore réduire ses taux trois à quatre fois cette année, et la Banque du Japon devrait augmenter les siens.

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Le changement de cap des États-Unis met en péril le système commercial mondial https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-changement-de-cap-des-etats-unis-met-en-peril-le-systeme-commercial-mondial/ Thu, 06 Mar 2025 12:14:28 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105896 L’accent mis sur le commerce bilatéral pourrait remodeler les pratiques mondiales.

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Selon Moody’s Ratings, la nouvelle approche des États-Unis en matière de politique commerciale menace de bouleverser les pratiques commerciales établies à travers le monde, qu’il s’agisse de menaces de droits de douane généralisés à l’encontre de certains pays, dont le Canada, de prélèvements spécifiques à certains secteurs ou de promesses de droits de douane réciproques à l’encontre de leurs partenaires commerciaux.

Depuis son entrée en fonction le 20 janvier, la nouvelle administration américaine a :

  • imposé des droits de douane de 25 % au Canada et au Mexique (avec une pause temporaire de 30 jours),
  • ajouté un prélèvement de 10 % sur les importations en provenance de Chine,
  • promis de nouvelles taxes sur les importations d’acier et d’aluminium à partir du mois prochain,
  • et lancé un processus visant à égaler les droits de douane que ses partenaires commerciaux appliquent actuellement sur les importations américaines dès le 1er

Cette approche de la fixation des droits de douane par pays « abandonne une pratique établie dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce […] qui exige des pays qu’ils accordent les mêmes conditions commerciales à tous leurs partenaires commerciaux », souligne l’agence de notation.

Au fil du temps, cette évolution pourrait entraîner des changements dans les pratiques commerciales de tous les pays qui participent au système commercial mondial.

« Un scénario bénin serait celui où les frictions commerciales et les négociations amèneraient les partenaires commerciaux à abaisser leurs barrières commerciales pour maintenir leur accès au marché américain », avance l’agence.

À l’inverse, cela pourrait se traduire par des relations commerciales de plus en plus « conflictuelles », « qui conduiraient à des barrières commerciales encore plus élevées », ajoute-t-elle, « l’histoire montre que les barrières commerciales ont tendance à rester en place une fois qu’elles ont été mises en œuvre ».

Alors que l’objectif des États-Unis semble être de réduire leur déficit commercial, d’augmenter les recettes publiques et de relancer la production manufacturière américaine, « les droits de douane bilatéraux sont plus susceptibles d’entraîner un détournement des échanges qu’une relance de la production manufacturière, prévient Moody’s Ratings. Ils réduiraient également la croissance et augmenteraient les prix des produits ciblés ».

Dans le même temps, les droits de douane qui visent à cibler les déficits commerciaux sectoriels bilatéraux « sont susceptibles d’avoir un effet négatif sur le commerce intra-industriel ».

En particulier, cette nouvelle approche « crée de l’incertitude pour les entreprises des pays ayant des excédents bilatéraux avec les États-Unis », notamment le Mexique, le Canada, l’Union européenne, la Chine, le Japon, la Corée et l’Inde.

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Soutenir les populations autochtones : clé des projets d’infrastructure https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/soutenir-les-populations-autochtones-cle-des-projets-dinfrastructure/ Tue, 11 Feb 2025 12:00:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105372 Moody’s souligne l’importance de l’engagement et du co-investissement.

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Moody’s Ratings estime qu’il sera de plus en plus important d’obtenir le soutien des communautés autochtones, notamment en leur apportant des fonds propres, pour garantir les perspectives des projets d’infrastructure canadiens.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation indique que les grands projets d’infrastructure énergétique canadiens — y compris les projets de développement des énergies renouvelables, d’accès aux minéraux essentiels et de construction de pipelines — concerneront de plus en plus les territoires et les communautés autochtones.

Par conséquent, la capacité de ces projets à obtenir le soutien des communautés autochtones, notamment en les impliquant en tant qu’investisseurs, « est appelée à jouer un rôle plus crucial dans l’atténuation des risques et le maintien de la qualité de crédit d’un projet », estime l’agence.

« En l’absence de partenariats, les projets menés sur des territoires autochtones peuvent susciter l’opposition des autochtones, ce qui entraîne des risques de dépassement des coûts, d’atteinte à la réputation, de litiges et d’interruption du projet », fait remarquer Moody’s Ratings.

Les entreprises qui ne reconnaissent pas les compétences et les préoccupations environnementales des communautés autochtones « risquent d’être confrontées à des difficultés accrues pour naviguer dans un paysage réglementaire en constante évolution », selon le rapport.

« Les difficultés liées au processus d’autorisation environnementale, qui implique de plus en plus la participation active des autochtones, posent des risques particuliers pour les projets », car elles peuvent entraîner des problèmes d’obtention de permis, des contestations juridiques et l’annulation de projets.

« L’engagement qui se traduit par une participation au capital des communautés autochtones restera un moyen fiable d’obtenir leur soutien et d’éviter les retards potentiels et autres obstacles dans le processus d’approbation et les processus qui en découlent, ce qui pourrait nuire à la qualité du crédit d’un projet », affirme Moody’s Ratings, ajoutant que la participation des communautés autochtones en tant que co-investisseurs et développeurs présente également d’autres avantages environnementaux et sociaux.

« Ces avantages comprennent le développement économique, le renforcement des capacités, la protection du patrimoine culturel et l’alignement sur les valeurs environnementales. »

L’importance d’obtenir le soutien des communautés autochtones pourrait s’accroître à mesure que la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) et les principes du consentement préalable, libre et éclairé des autochtones (FPIC) gagnent du terrain au Canada, à la suite d’un arrêt rendu l’année dernière par la Cour suprême du Canada, qui a estimé que le respect de l’UNDRIP était obligatoire en vertu de la législation fédérale, selon l’étude.

Bien que les provinces ne soient pas tenues d’adopter ces principes, plusieurs d’entre elles, au premier rang desquelles la Colombie-Britannique, ont commencé à les intégrer dans leur législation.

« Même lorsque les lois provinciales ne s’alignent pas sur la UNDRIP ou n’imposent pas le FPIC, les provinces et les entreprises reconnaissent de plus en plus qu’un engagement précoce et significatif avec les communautés autochtones, qui génère leur soutien ou conduit à des prises de participation, peut contribuer à atténuer les risques liés aux projets », indique le rapport.

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Baisse des perspectives de croissance en Europe https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/baisse-des-perspectives-de-croissance-en-europe/ Wed, 18 Dec 2024 12:45:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104448 En l’absence de réformes, la région est confrontée à de graves problèmes démographiques et de productivité.

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Selon Moody’s Ratings, le potentiel de croissance économique de l’Europe est sur le point de ralentir considérablement dans les années à venir, sous l’effet du vieillissement de la population et d’une productivité insuffisante.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation avertit que la croissance tendancielle du PIB devrait ralentir de son niveau actuel de 1,8 % à seulement 1,2 % d’ici à 2033, la tendance tombant à moins de 1 % dans les trois plus grandes économies de la région, à savoir :

  • l’Allemagne,
  • la France
  • et l’Italie.

« Nous nous attendons à un déclin significatif au cours de la prochaine décennie, sous l’effet du vieillissement de la population », explique l’OCDE, précisant que ses prévisions tiennent compte des tendances démographiques, de l’immigration, de la participation de la main-d’œuvre et de la productivité, entre autres considérations.

« Sans action politique, le ralentissement de la croissance tendancielle pourrait réduire notre opinion sur la force économique des pays, une considération clé en matière de crédit », avertit également Moody’s Ratings.

En effet, l’agence de notation prévient que ses évaluations de la solidité économique diminueraient probablement d’un cran pour la plupart des pays européens, et de deux crans pour la Croatie et Chypre.

Le tableau démographique négatif pourrait être au moins partiellement compensé par des politiques visant à stimuler l’immigration, à améliorer la participation au marché du travail et à accroître la productivité, tempère l’agence.

« À court terme, une augmentation de la migration des travailleurs qualifiés est susceptible d’atténuer l’effet des tendances démographiques défavorables. À plus long terme, l’augmentation de l’immigration et des taux d’activité peut contribuer à atténuer l’effet du vieillissement de la population. »

« Toutefois, d’importantes réformes nationales visant à accroître la participation au marché du travail seraient nécessaires pour éviter une diminution constante de la main-d’œuvre », ajoute le rapport.

En outre, les réformes visant à améliorer la productivité pourraient contribuer à améliorer les perspectives.

« Il s’agit notamment de réformes qui devraient produire des résultats positifs à court et moyen terme, comme la réduction de la bureaucratie, un ciblage plus efficace des fonds de l’UE et des investissements supplémentaires dans les infrastructures », indique l’étude, ajoutant que des réformes à plus long terme sont nécessaires pour aider à passer à des industries plus productives, pour soutenir la recherche et le développement et pour augmenter et améliorer l’efficacité des dépenses en matière d’éducation.

« Cependant, la perspective et l’engagement de mettre en œuvre des réformes globales ne sont pas encore clairs à ce stade », constate le rapport.

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Le dernier faux pas de la Banque TD est négatif pour le crédit https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-dernier-faux-pas-de-la-banque-td-est-negatif-pour-le-credit/ Thu, 17 Oct 2024 10:40:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=103537 L’impact monétaire est négligeable, mais la réputation de la banque en prend un coup.

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Bien que la sanction pécuniaire imposée à Valeurs mobilières TD (USA) pour répondre aux accusations découlant des opérations irrégulières d’un ancien courtier ne soit pas importante pour la banque, l’affaire représente un nouveau coup porté à la réputation de la banque, selon Moody’s Ratings.

La semaine dernière, la filiale américaine de la banque d’investissement de la TD a conclu un accord de poursuite différée avec le ministère de la Justice des États-Unis (DoJ) au sujet d’allégations de manipulations sur le marché des bons du Trésor américain.

Le règlement prévoyait plus de 15,5 millions de dollars en pénalités financières, confiscations et restitutions, une somme que Moody’s Ratings considère comme non significative pour la banque. Cependant, l’agence de notation considère le règlement comme « négatif pour le crédit parce qu’il aggrave les dommages à la réputation que la TD a endurés depuis l’annonce de ses enquêtes américaines [contre le blanchiment d’argent] en août 2023 ».

« Nous considérons la résolution du DoJ comme une indication que les défaillances de la gestion des risques de la TD peuvent s’étendre à des domaines autres que les contrôles et la surveillance de la lutte contre le blanchiment d’argent, ce qui va dans le sens de nos perspectives négatives », résume l’agence de notation.

En août, Moody’s Ratings a donc abaissé la perspective de la TD à négative après que la banque a ajouté 2,6 milliards de dollars américains à ses provisions pour les sanctions potentielles liées à la lutte contre le blanchiment d’argent aux États-Unis.

L’agence de notation explique que la révision visait à « refléter l’incertitude inhérente liée à l’ampleur des sanctions financières ainsi qu’à la nature et à la durée des sanctions non financières éventuelles qu’elle pourrait encourir en rapport avec ces questions ».

Les problèmes liés à la lutte contre le blanchiment d’argent devraient être résolus d’ici la fin de l’année. En attendant, Moody’s Ratings rapporte que, dans la récente affaire du DoJ, la TD a licencié le courtier, signalé ses comportements présumés inappropriés aux autorités de régulation américaines, et a depuis renforcé ses capacités de surveillance et de conformité.

« Cependant, l’ordonnance [de la Securities and Exchange Commission] indique que Valeurs Mobilières TD n’a pas pris de mesures raisonnables pour surveiller le courtier après avoir reçu des avertissements sur son activité de courtage potentiellement irrégulière », note Moody’s Ratings.

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Retombées financières des conflits : impact de courte durée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/retombees-financieres-des-conflits-impact-de-courte-duree/ Mon, 12 Aug 2024 10:55:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102161 Les marchés exagèrent souvent les réactions aux événements géopolitiques.

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Si les marchés financiers peuvent être ébranlés par des chocs géopolitiques, les effets sont généralement temporaires, constate Moody’s Ratings.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation a examiné l’impact financier historique de divers événements géopolitiques — attaques terroristes, escalades militaires, conflits commerciaux — depuis 2001.

« Nos conclusions suggèrent que la plupart des mouvements de prix des actifs ont été de courte durée, même pour le pétrole, qui tend à être le plus vulnérable à de tels chocs », indique-t-elle.

Les marchés financiers fournissent généralement une première évaluation de l’impact économique potentiel des événements géopolitiques, rapporte Moody’s Ratings, car les prix des actifs tels que le pétrole, les obligations, les actions, les bons du Trésor et l’or, ainsi que les indices de volatilité du marché, « ont tendance à réagir plus rapidement » que d’autres indicateurs économiques.

« Toutefois, la réaction du marché peut souvent être exagérée et d’autres facteurs peuvent influencer les mouvements de prix en même temps, ce qui rend difficile d’isoler les effets des chocs sur les marchés. »

Dans la plupart des cas, les prix des actifs se sont stabilisés au 30e jour après leur pic, selon le rapport.

« Même les prix du pétrole se sont progressivement stabilisés dans la plupart des cas sur une période de 30 à 90 jours, en fonction de la gravité et de la durée de l’événement sous-jacent, alors que les effets réels deviennent de plus en plus clairs au fil du temps et que d’autres facteurs fondamentaux finissent par supplanter la trajectoire des prix », spécifie le rapport.

Le rapport note également que les réactions du marché à ce type d’événements « varient considérablement en termes d’ampleur et de direction », ce qui rend difficile l’évaluation de l’impact sur le moment.

Les prix du pétrole sont les plus exposés aux chocs géopolitiques, « parce que l’offre est concentrée dans des régions souvent sujettes à l’instabilité politique, à des conflits ou à des sanctions ».

« L’orientation des mouvements de prix dépend de la perception qu’ont les marchés des événements susceptibles d’affecter l’offre ou de réduire la demande de pétrole. La région ou les pays en conflit et leur part relative dans l’offre ou la demande mondiale de pétrole influencent l’ampleur de l’impact ».

Cette année, les tensions persistantes au Moyen-Orient ont maintenu la volatilité à un niveau élevé, selon Moody’s Ratings.

« La plupart des classes d’actifs ont largement intégré les tensions récurrentes cette année, mais les prix du pétrole ont continué à fluctuer en fonction des événements qui menacent de perturber l’approvisionnement ou d’aggraver les tensions, comme les attaques en mer Rouge ou sur les infrastructures énergétiques en Ukraine et en Russie, analyse Moody’s Ratings. Toute nouvelle escalade au Moyen-Orient pourrait avoir un impact négatif sur les prix du pétrole. »

« Toute nouvelle escalade au Moyen-Orient ou dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, toute perturbation majeure des principales routes commerciales et les tensions entre la Chine continentale et Taïwan déclencheraient probablement des niveaux de volatilité similaires dans les prix des actifs », ajoute-t-elle.

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L’IA ne pourra pas battre l’indice https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lia-ne-pourra-pas-battre-lindice/ Wed, 31 Jul 2024 12:00:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101959 Les avantages de la technologie sont toujours de courte durée sur les marchés boursiers, révèle un rapport.

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Le secteur mondial de la gestion d’actifs pourra tirer un certain nombre d’avantages de l’intelligence artificielle (IA) générative, mais battre les marchés n’en fera pas partie, selon Moody’s Ratings.

Bien que de nombreux domaines de la gestion de fonds puissent bénéficier d’une plus grande efficacité avec l’aide de l’IA, l’agence de notation affirme que la technologie ne permettra pas une surperformance durable du marché.

« La nature fondamentale des marchés est que pour chaque gagnant, il y a un perdant, souligne l’agence dans un rapport. La surperformance sur le marché boursier est un jeu à somme nulle. »

Historiquement, l’adoption de nouvelles technologies n’a pas été en mesure de créer un avantage persistant sur les marchés, note le rapport.

« Ceux qui prennent l’avantage une année seront généralement perdants une autre année et les avancées technologiques passées n’ont pas pu changer cette dynamique », constate Moody’s Ratings.

Alors que l’IA permettra aux entreprises d’automatiser une variété de tâches dans des domaines tels que la fabrication de produits, la distribution, l’administration et la conformité, lorsqu’il s’agit de la gestion de portefeuille, tout avantage technologique s’avérera en fin de compte temporaire, avance le rapport.

« La gestion d’actifs améliorée par l’IA finira par atteindre — une fois les coûts soustraits — un rendement moyen légèrement inférieur à celui de l’indice », assure Moody’s Ratings.

La distribution et l’administration de back office sont les domaines de l’industrie où le potentiel de gains de l’IA est probablement le plus élevé, observe le rapport.

Mais même dans ce cas, « les coûts de mise en œuvre pourraient être élevés et les gains d’efficacité devront être importants pour les compenser ».

La perspective de réaliser des économies grâce à l’IA sera plus bénéfique pour les gestionnaires actifs, dont les coûts d’exploitation sont plus élevés au départ que ceux des gestionnaires passifs, et sera plus gratifiante pour les entreprises qui peuvent mettre en œuvre la technologie de manière rentable, selon le rapport.

« L’impact durable et la valeur réelle de l’IA dans la gestion d’actifs seront [… dans] l’amélioration de l’expérience client, la personnalisation des solutions d’investissement et les gains d’efficacité grâce à l’automatisation », conclut Moody’s Ratings.

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